Guide Bac 17 Notions Philosophiques
20 cartesCe deck recense les 17 notions essentielles du programme de philosophie du baccalauréat, en présentant pour chaque concept une définition de base, une déclinaison originale, des références philosophiques clés et un exemple illustratif, afin de faciliter la préparation aux dissertations et aux oraux.
20 cartes
Selon Spinoza dans la Lettre à Schuller, comment est perçue la liberté?
Une illusion : on croit être libre quand on ignore les causes qui nous déterminent.
Selon le mythe de Prométhée raconté par Platon, quelle est l'origine de la puissance technique humaine?
Notre puissance technique vient de notre impuissance naturelle. Prométhée vole le feu et le savoir-faire technique aux dieux pour compenser notre fragilité originelle.
Outre l'art des artistes, quel autre sens peut prendre le terme art?
Le savoir-faire technique ou artisanal (ex. : l'art de cuisiner, les arts martiaux).
Selon Kant dans la Critique de la raison pratique, quelle est la valeur la plus importante?
La vérité est la valeur la plus importante au monde, plus que le bonheur ou la justice, car sans vérité la vie collective est impossible.
Quelle est la définition de la vérité et son sens original, la vérité religieuse?
La vérité est ce qui correspond à la réalité. La vérité religieuse est une vérité révélée, qu'on ne démontre pas mais qui arrive directement à certaines personnes.
Quelle est la distinction entre la technique comme savoir-faire et les objets techniques?
La technique désigne un savoir-faire (des gestes, des règles, un apprentissage) ; les objets techniques désignent les produits de ce savoir-faire (ex. : internet, vaccins).
Qu'est-ce que l'art contemporain cherche à créer?
Un choc et une réflexion sur ce qu'est l'art, plutôt que la beauté ou la difficulté technique.
Selon Aristote dans La Poétique, en quoi l'art imite-t-il la nature?
Pour Aristote, imiter la nature n'est pas copier, mais faire apparaître une révélation sur le réel, ce qui procure du plaisir.
Quelle est la distinction entre la liberté naturelle et la liberté politique?
La liberté naturelle est de pouvoir faire ce qu'on veut seul, tandis que la liberté politique consiste à agir en respectant les règles de la vie en commun.
Qu'est-ce que la liberté intérieure selon la philosophie?
C'est la capacité d'obéir à sa volonté profonde (ce qu'on veut vraiment) plutôt qu'à ses désirs immédiats (ce qu'on a envie sur le moment).
Quels sont les différents aspects de la religion au-delà de la simple croyance en Dieu?
La religion inclut des rites (fêtes, pèlerinages), des règles de vie (pardon, charité), et une appartenance à une communauté sociale.
Quelle est la définition de base de la notion de nature et son sens original, la nature humaine?
La nature désigne tout ce qui n'est pas fabriqué par les humains (arbres, ciel, etc.). Le sens original, la nature humaine, renvoie à ce qui est naturel en nous, comme le langage, la liberté ou les émotions.
Selon Freud dans L'avenir d'une illusion, quelle est la fonction psychologique de la religion?
Selon Freud, la religion est une consolation psychologique : elle prolonge l'image rassurante des parents de l'enfance en un Dieu tout-puissant qui nous veut du bien.
Quels sont les trois types de travail qui peuvent être distingués dans une dissertation philosophique?
On distingue le travail physique, le travail intellectuel et le travail émotionnel (encourager, sourire à un client, consoler).
Comment Karl Popper définit-il le critère de réfutabilité pour une théorie scientifique?
Une théorie est scientifique si elle est réfutable, c'est-à-dire si on peut la tester. Sinon (ex. : « Dieu existe »), elle ne relève pas de la science.
Selon Karl Marx dans Le Capital, quelle est l'importance du travail pour l'humanité?
Pour Marx, le travail est l'activité humaine la plus importante : les animaux s'adaptent au monde, les humains transforment le monde par le travail, ce qui réalise leur humanité.
Selon Aristote dans la Physique, comment la nature est-elle caractérisée?
La nature est une force orientée vers un but (télos) : la graine désire devenir un arbre, le feu désire monter. Ce n'est pas passif, c'est une puissance qui désire.
Selon Aristote dans l'Éthique à Nicomaque, quelle est la différence entre le juste selon la loi et l'équitable?
Le juste selon la loi respecte la règle générale, qui est trop rigide. L'équitable (epieikeia) adapte la justice à la situation particulière, là où la loi est insuffisante.
En quoi consiste la justice restaurative?
La justice restaurative fait se rencontrer un braqueur et sa victime pour qu'ils dialoguent et se comprennent. Cette pratique fait baisser la récidive et apaise les victimes.
Qu'est-ce que la justice distributive et la justice pénale?
La justice distributive répartit les biens ou les charges entre les membres d'une société (chacun sa part). La justice pénale punit celui qui a enfreint la loi (par ex. : prison).
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17 notions philosophiques essentielles pour le bac français
Fiche de révision
Fondamentaux ontologiques : Nature, Liberté et État
Ce chapitre explore les concepts philosophiques fondamentaux qui définissent notre existence et l'organisation de la société. Nous aborderons la nature, sous ses aspects physique et humain, la liberté dans ses multiples dimensions, et l'État comme structure politique essentielle.
La Nature : entre existence brute et essence humaine
La notion de nature englobe d'abord tout ce qui n'est pas créé par l'homme, tout ce qui existe indépendamment de notre intervention, comme les arbres ou le ciel. Cependant, la nature désigne aussi la nature humaine, c'est-à-dire les caractéristiques essentielles et innées qui nous définissent en tant qu'êtres humains, comme notre capacité au langage ou nos émotions. Aristote, dans la Physique, considérait la nature comme une force active, orientée vers un but, où chaque élément désire accomplir sa fin.
La Liberté : une quête multifacette
La liberté se manifeste sous différentes formes. La liberté naturelle est la capacité de faire tout ce que l'on veut quand on est seul. La liberté politique, en revanche, est la liberté d'agir dans le respect des lois au sein d'une société. Une troisième dimension est la liberté intérieure, qui consiste à agir selon sa volonté profonde et non selon les désirs immédiats, comme illustré par la lutte contre une addiction.
Spinoza, dans sa Lettre à Schuller, propose une vision déterministe de la liberté, suggérant que notre sentiment de libre arbitre n'est qu'une illusion. Selon lui, si nous connaissions toutes les causes de nos actions (états neuronaux, influences parentales, contextes sociaux), nous pourrions prédire nos choix. Être « libre » signifierait alors simplement ignorer les causes qui nous déterminent. La seule liberté possible serait la compréhension de ce qui nous détermine.
L'État : organisateur de la vie collective
L'État (avec une majuscule) est l'entité politique qui organise la vie en société et détient le pouvoir. On distingue l'État répressif, qui impose des règles et sanctionne les transgressions (police, justice, prison), de l'État providence, qui fournit des services publics et assure la protection sociale de ses citoyens (hôpitaux, écoles, aides sociales).
Jean-Jacques Rousseau, dans le Second Discours, soutient que l'État n'est pas une formation naturelle. Il est né d'une nécessité lorsque les humains ont dû se regrouper face aux catastrophes, passant d'un état d'isolement au chaos de la vie collective, nécessitant l'instauration de règles communes et d'un pouvoir politique. L'État est donc une construction contractuelle, un « mal nécessaire » pour garantir la paix et l'ordre social.
Justice, Devoir et Conscience morale
La Justice : équilibre et réparation
La justice vise à établir un équilibre en attribuant à chacun ce qui lui revient. Elle se manifeste principalement sous deux formes initiales : la justice distributive, qui concerne la répartition équitable des biens et des charges au sein d'une société, et la justice pénale, qui sanctionne les infractions aux lois et punit les coupables.
- Justice restaurative/ʒystis ʁɛstoʁativ/nom féminin
Approche de la justice qui vise à réparer les préjudices causés par un délit en impliquant la victime, l'agresseur et la communauté dans un processus de dialogue et de compréhension mutuelle.
- « La justice restaurative, par exemple la médiation victime-agresseur, cherche à réduire la récidive et à améliorer le ressenti des victimes en favorisant la rencontre et le dialogue. »
Au-delà de la simple application de la loi, Aristote, dans son Éthique à Nicomaque, introduit la notion d'équitable (epieikeia). Il explique que la loi, par sa nature générale, ne peut prévoir toutes les situations particulières. L'équitable est la capacité d'adapter la loi au cas spécifique pour rendre une décision véritablement juste, en allant au-delà de la stricte légalité.
17 notions philosophiques essentielles pour le bac français — youtube.comLe film « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet illustre parfaitement le danger d'une justice expéditive et la nécessité de douter et d'examiner chaque situation avec équité. Un juré parvient à convaincre onze autres, initialement enclins à condamner un jeune homme, qu'il existe un doute raisonnable, menant finalement à son acquittement.
Le Devoir : obligations et conscience
Le devoir désigne une obligation à laquelle on est astreint. On peut distinguer trois types de devoirs : les devoirs légaux, imposés par la loi (ex: aller à l'école, ne pas tuer) ; les devoirs sociaux, dictés par les conventions et les attentes de la société (ex: la politesse) ; et les devoirs moraux, qui émanent d'une exigence intérieure de bien faire (ex: ne pas être cruel, faire le bien).
Jean-Jacques Rousseau, dans son ouvrage Émile ou De l'éducation, considère la conscience morale comme « un instinct divin » et « l'arbitre infaillible du bien et du mal ». Pour lui, cette voix intérieure nous guide vers ce qui est juste et bon, agissant comme un repère moral intrinsèque à l'être humain.
La Conscience : perception et jugement moral
La conscience est la faculté de se rendre compte, de percevoir. Elle revêt trois dimensions : la conscience du monde, qui est la perception de notre environnement extérieur ; la conscience de soi, qui est la connaissance de notre propre existence et de notre identité ; et la conscience morale, qui est la capacité à juger du bien et du mal et à orienter nos actions.
Connaissance et Vérité : Science, Raison et Langage
Ce chapitre explore les différentes manières dont l'humanité accède à la connaissance et communique la vérité. Nous aborderons la science comme méthode de vérification, la raison dans ses dimensions théorique et pratique, et le langage comme outil de description et d'action, en soulignant leurs forces et leurs limites.
La Science et la Réfutabilité
La science est une démarche visant à comprendre les lois générales du monde par une méthode rigoureuse et l'expérimentation. Contrairement aux sciences exactes (comme la physique ou les mathématiques), les sciences humaines (histoire, psychologie) étudient l'humain et sont parfois moins précises, ce qui ouvre le débat sur leur scientificité.
- Réfutabilité/ʁefytabilite/nom féminin
Critère selon lequel une théorie scientifique doit pouvoir être potentiellement falsifiée par l'expérience ou l'observation. Si une affirmation ne peut pas être testée, elle n'est pas scientifique.
- « Selon Karl Popper, le critère de réfutabilité est essentiel pour distinguer la science de la pseudoscience. »
Karl Popper, dans « La Logique de la découverte scientifique », propose le critère de réfutabilité pour distinguer la science de ce qui ne l'est pas. Une théorie est scientifique si elle peut être testée et potentiellement infirmée par l'expérience. Par exemple, la phrénologie, qui prétendait expliquer le caractère par la forme du crâne, est un bon exemple de pseudoscience qui a été réfutée par l'observation et l'expérience.
La Raison et ses Limites
La raison se manifeste sous deux formes principales : la raison théorique, qui permet de distinguer le vrai du faux, et la raison pratique, qui guide nos actions en discernant le bien du mal. Si la raison est un puissant outil de réflexion, elle n'est pas la seule voie de la connaissance.
Blaise Pascal, dans ses « Pensées », souligne que la connaissance peut aussi venir du « cœur », c'est-à-dire de l'intuition ou de l'expérience immédiate, sans passer par un raisonnement logique. Il met en garde contre les excès, qu'il s'agisse d'exclure totalement la raison ou de n'admettre qu'elle.
Malgré notre intelligence, notre raison est sujette à des biais cognitifs. Ces raccourcis mentaux influencent nos jugements sans que nous en ayons conscience, comme le biais d'optimisme qui pousse la plupart des gens à se croire meilleurs conducteurs que la moyenne. Cela montre que nous sommes moins rationnels que nous ne le pensons.
Le Langage : Description et Action
Le langage est notre capacité à communiquer au moyen de signes, qu'ils soient vocaux, écrits ou gestuels. Au-delà de sa fonction descriptive (décrire le monde), le langage a aussi une fonction performative, c'est-à-dire qu'il peut réaliser une action par le simple fait d'être énoncé.
Le philosophe J.L. Austin, dans « Quand dire, c'est faire », introduit la notion d'actes de langage. Il explique que dire quelque chose, c'est souvent faire quelque chose (ex: « Je vous déclare mari et femme », « Je te promets »). Ces actes ne décrivent pas la réalité, ils la transforment.
Les bonobos, comme Kanzi, ont montré une capacité à communiquer à l'aide de symboles (le yerk) et à construire des phrases complexes, prouvant que certains animaux peuvent maîtriser des formes rudimentaires de langage symbolique, même s'ils ne développent pas la complexité du langage humain.
La Vérité : Scientifique vs Religieuse
La vérité est généralement ce qui correspond à la réalité, mais sa nature diffère selon son domaine. La vérité scientifique est démontrable et vérifiable par des faits et des expériences. En revanche, la vérité religieuse est souvent révélée et repose sur la foi, sans nécessiter de preuve empirique ou de démonstration rationnelle. Ces deux formes de vérité coexistent mais ne s'appuient pas sur les mêmes fondements.
Création, Travail et Technique : L'Action humaine transformatrice
Le travail : une activité humaine fondamentale
Le travail est une activité souvent pénible effectuée pour subsister et transformer le monde. Il se distingue par ses différentes formes : physique (effort corporel), intellectuel (mobilisation de l'esprit) et émotionnel (gestion des émotions, comme le sourire commercial). Cette distinction permet d'analyser l'activité humaine sous divers angles.
Karl Marx, dans Le Capital, souligne l'importance du travail comme activité essentielle à l'humanité. Alors que les animaux s'adaptent à leur environnement, les humains modifient le monde par le travail, se réalisant ainsi. Cependant, le travail peut devenir inhumain et aliénant, détruisant la dignité de ceux qui le pratiquent, comme dans les usines du XIXe siècle.
La Genèse offre une double vision du travail : d'abord comme une tâche agréable pour entretenir le Jardin d'Eden, puis comme une punition suite à la faute d'Adam et Ève, devenant alors une souffrance. Cette ambivalence reflète la perception humaine du travail, à la fois source d'accomplissement et de contrainte.
La technique : du savoir-faire aux objets
La technique peut être comprise comme un savoir-faire, une méthode pour réaliser une tâche, comme l'art du tourage en cuisine. Elle englobe également les objets techniques, qui sont les produits de ces savoir-faire, tels qu'Internet ou les vaccins. Distinguer ces deux aspects permet d'analyser son impact de manière plus nuancée.
Le mythe de Prométhée, raconté par Platon, illustre la technique comme une réponse à l'impuissance naturelle de l'homme. Les humains, dépourvus de défenses naturelles, ont reçu le feu et le savoir-faire technique des dieux, leur permettant de s'adapter et de dominer leur environnement. Cette puissance technique découle de leur fragilité originelle.
L'art : entre imitation et création
L'art, selon Aristote dans La Poétique, est une imitation créatrice de la nature. Il ne s'agit pas de copier fidèlement le réel, mais de faire apparaître une vérité ou une essence qui nous procure du plaisir et une révélation. L'œuvre d'art, bien que basée sur le réel, apporte une nouvelle compréhension.
L'art peut aussi être considéré comme un savoir-faire artisanal, à l'image des arts martiaux ou de la cuisine, où la maîtrise technique est primordiale. Les œuvres d'artistes classiques, comme les Bergers d'Arcadie de Poussin, témoignent d'une harmonie et d'une beauté résultant d'une grande habileté technique. Cet exemple illustre la perfection du savoir-faire artistique.
L'art contemporain, à l'inverse, explore des frontières où la beauté traditionnelle et la difficulté technique sont remises en question. Des œuvres comme PlayS de Carla Accardi, une sculpture métallique, interrogent la nature de l'art en provoquant un choc esthétique et en invitant à la réflexion sur ce qui peut être considéré comme une œuvre d'art, au-delà des conventions établies.
Intériorité : Bonheur, Temps, Inconscient et Religion
Bonheur : entre état durable et idéal indéterminé
Le bonheur est un état de satisfaction durable, à distinguer du plaisir qui est instantané. Il est souvent perçu comme un idéal personnel, mais il est aussi possible d'envisager le bonheur d'autrui ou un bonheur collectif. Rousseau, dans Les Confessions, décrit son bonheur simple et serein aux Charmettes, illustrant une forme de contentement.
- Bonheur/bɔ.nœʁ/nom masculin
État de pleine et durable satisfaction, considéré comme un idéal de l'existence.
- « Le philosophe cherche à définir les conditions d'un bonheur véritable. »
Emmanuel Kant, dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, avance que le bonheur est une idée indéterminée, un idéal de l'imagination. Selon lui, il est impossible de savoir avec certitude ce qui peut nous rendre heureux durablement, et il ne constitue pas un devoir moral, contrairement à l'impératif catégorique de la raison.
Le temps : mesure du changement et accélération sociale
Le temps est la mesure du changement, le processus incessant par lequel tout se transforme et passe. Ce passage des choses est une constante de l'existence. Sénèque, dans De la brièveté de la vie, critique la manie du travail et la dispersion qui nous font perdre le temps, la seule chose qui nous appartienne réellement.
L'idée d'une accélération sociale du temps suggère que nous ressentons une pression croissante pour vivre le plus de choses possible en un minimum de temps. Cela se manifeste dans des phénomènes comme le fast-food, le speed dating ou les formats courts sur internet, reflétant un rapport intensifié au temps.
L'inconscient : perceptions subliminales et pulsions refoulées
L'inconscient peut être compris comme des perceptions subliminales, c'est-à-dire des informations que notre cerveau traite sans que nous en ayons conscience. Un exemple frappant est la vision aveugle chez certains non-voyants, qui peuvent localiser des objets sans les percevoir consciemment.
- Inconscient/ɛ̃.kɔ̃.sjɑ̃/nom masculin
Ensemble des phénomènes psychiques qui échappent à la conscience mais influencent le comportement et la pensée.
- « Freud a révolutionné la psychologie en explorant le rôle de l'inconscient. »
Pour Sigmund Freud, dans Le Moi et le Ça, l'inconscient est un réservoir de pulsions et de désirs bruts (le Ça) qui sont souvent aveugles et ne se soucient pas des conséquences. Certains de ces désirs sont refoulés, c'est-à-dire mis à l'écart de la conscience, mais continuent d'exercer une influence significative sur notre psychisme.
La religion : croyance, consolation et communauté
La religion est d'abord une croyance en Dieu ou en des puissances supérieures, mais elle englobe également des pratiques rituelles (fêtes, pèlerinages), des règles de vie (pardon, charité) et la constitution d'une communauté. Elle offre un sens d'appartenance et de cohésion sociale.
Selon Freud, dans L'Avenir d'une illusion, la religion agit comme une consolation psychologique. Elle répond au désir humain d'une puissance protectrice, similaire à la figure parentale de l'enfance, offrant une sécurité face aux angoisses existentielles. Cette explication souligne les ressorts psychologiques de la foi.
Les pratiques religieuses ne sont pas uniquement individuelles; elles renforcent les liens sociaux et culturels au sein d'une communauté. Il est notable que 85% de l'humanité adhère aujourd'hui à une forme de religion, témoignant de son importance persistante dans l'organisation des sociétés.
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