Génétique moléculaire : de l'ADN aux protéines, et l'hérédité mendélienne

50 cartes

Structure de l'ADN, réplication, transcription, maturation, code génétique, traduction, mutations, opéron lactose et lois de Mendel : l'essentiel de la génétique de L1-L2, PASS-LAS et BCPST, avec des exercices de séquences et de croisements.

Fiche de révision

Vue d'ensemble : de l'ADN aux protéines

L'information génétique est portée par l'ADN. Elle est copiée à l'identique avant chaque division (réplication), recopiée en ARN (transcription), puis convertie en chaîne d'acides aminés (traduction). C'est le dogme central de la biologie moléculaire, formulé par Francis Crick à la fin des années 1950.

Génétique

Support : ADN

  • Nucléotides A, T, G, C

  • Double hélice antiparallèle

Réplication

  • Semi-conservative

  • Brins précoce et tardif

Expression des gènes

  • Transcription : ADN → ARN

  • Maturation : coiffe, poly-A, épissage

  • Traduction : ARNm → protéine

Variations

  • Mutations ponctuelles

  • Décalage du cadre de lecture

Régulation

  • Opéron lactose

Transmission

  • Lois de Mendel

  • Gènes liés, hérédité liée à l'X

Réplication Transcription Traduction
Matrice Les deux brins d'ADN Le brin matrice d'un gène L'ARNm
Enzyme ou machinerie ADN polymérases (avec hélicase, primase, ligase) ARN polymérase (ARN pol II pour les ARNm) Ribosome et ARNt
Amorce nécessaire Oui (amorce d'ARN) Non Non (ARNt initiateur sur AUG)
Produit Deux molécules d'ADN identiques Un ARN (pré-messager chez les eucaryotes) Une chaîne polypeptidique
Localisation chez les eucaryotes Noyau, en phase S Noyau Cytoplasme (ribosomes libres ou du réticulum)
  1. 1865

    Gregor Mendel présente ses lois de l'hérédité, établies sur le pois (publiées en 1866)

  2. 1944

    Avery, MacLeod et McCarty montrent que le principe transformant des pneumocoques est l'ADN

  3. 1952

    Hershey et Chase : c'est l'ADN du phage T2, et non ses protéines, qui entre dans la bactérie

  4. 1953

    Watson et Crick publient le modèle de la double hélice, fondé notamment sur les clichés de diffraction de Rosalind Franklin

  5. 1958

    Meselson et Stahl démontrent que la réplication est semi-conservative

  6. 1961

    Jacob et Monod proposent le modèle de l'opéron lactose

  7. 1961

    Nirenberg et Matthaei montrent que UUU code la phénylalanine ; Crick, Barnett, Brenner et Watts-Tobin établissent, sur le phage T4, que le code est lu par triplets

  8. 1966

    Les 64 codons sont attribués : le code génétique est entièrement déchiffré

Structure de l'ADN et de l'ARN

Nucléotide

Unité de base des acides nucléiques : une base azotée, un pentose (désoxyribose dans l'ADN, ribose dans l'ARN) et un groupement phosphate. Sans le phosphate, on parle de nucléoside.

Purines Pyrimidines
Structure Deux cycles Un seul cycle
Bases Adénine (A), guanine (G) Cytosine (C), thymine (T, ADN), uracile (U, ARN)
Appariement A avec T (ou U), G avec C T (ou U) avec A, C avec G
  • Les nucléotides d'un brin sont reliés par des liaisons phosphodiester entre le carbone 3' d'un sucre et le carbone 5' du suivant

  • Un brin a donc deux extrémités : 5' (phosphate libre) et 3' (OH libre)

  • Les deux brins sont complémentaires : A–T par 2 liaisons hydrogène, G–C par 3 liaisons hydrogène

  • Ils sont antiparallèles : l'un va de 5' vers 3', l'autre de 3' vers 5'

  • Une purine s'apparie toujours à une pyrimidine : la largeur de l'hélice reste constante (environ 2 nm)

  • Forme B classique : hélice droite, environ 10 paires de bases par tour (3,4 nm), un grand et un petit sillon

Structure chimique de l'ADN : brins antiparallèles (5' et 3' en sens opposés), squelette phosphate-désoxyribose, 2 liaisons hydrogène entre A et T, 3 entre G et C.
Structure chimique de l'ADN : brins antiparallèles (5' et 3' en sens opposés), squelette phosphate-désoxyribose, 2 liaisons hydrogène entre A et T, 3 entre G et C.© Madprime (CC BY-SA 3.0)
Règles de Chargaff

Dans un ADN double brin, %A = %T et %G = %C, donc les purines représentent 50 % des bases. Établies par Erwin Chargaff vers 1950, elles ont guidé Watson et Crick.

Le modèle de la double hélice est publié par James Watson et Francis Crick dans Nature en avril 1953. Il repose sur les règles de Chargaff et sur les clichés de diffraction des rayons X obtenus par Rosalind Franklin (avec Raymond Gosling), montrés à Watson par Maurice Wilkins. Watson, Crick et Wilkins reçoivent le prix Nobel en 1962 ; Franklin, morte en 1958, n'a pas pu être récompensée.

ADN ARN
Sucre Désoxyribose Ribose (OH en 2')
Bases A, T, G, C A, U, G, C
Structure Double brin, hélice Simple brin (replis locaux possibles)
Rôle Stockage de l'information ARNm (message), ARNt (adaptateur), ARNr (ribosome)

Réplication de l'ADN

Réplication semi-conservative

Chaque molécule fille contient un brin parental (ancien) et un brin néosynthétisé, construit par complémentarité sur ce brin parental.

L'expérience de Meselson et Stahl (1958)

  1. 1

    Des bactéries E. coli sont cultivées longtemps sur azote lourd (15N) : tout leur ADN est « lourd »

  2. 2

    Elles sont transférées sur azote léger (14N) et l'ADN est extrait à chaque génération

  3. 3

    L'ADN est séparé selon sa densité par ultracentrifugation en gradient de chlorure de césium

  4. 4

    Génération 1 : une seule bande, de densité intermédiaire (hybride 15N/14N) : le modèle conservatif est exclu

  5. 5

    Génération 2 : une bande intermédiaire et une bande légère, en quantités égales : le modèle dispersif est exclu

Les acteurs de la fourche

Enzyme Rôle
Hélicase Ouvre la double hélice en rompant les liaisons hydrogène
Protéines SSB Stabilisent les brins séparés
Topoisomérase (gyrase chez les bactéries) Relâche les surenroulements en avant de la fourche
Primase Synthétise une courte amorce d'ARN
ADN polymérase Allonge le brin dans le sens 5'→3' à partir du 3'-OH de l'amorce
ADN ligase Relie les fragments par une liaison phosphodiester
  • La réplication démarre à des origines : une seule sur le chromosome circulaire bactérien, des milliers sur les chromosomes eucaryotes

  • Elle est bidirectionnelle : deux fourches partent de chaque origine

  • L'ADN polymérase ne synthétise que dans le sens 5'→3', en lisant la matrice de 3' vers 5', et ne peut pas démarrer sans amorce

  • Brin précoce (ou avancé) : synthèse continue, dans le sens d'avancée de la fourche

  • Brin tardif (ou retardé) : synthèse discontinue en fragments d'Okazaki (environ 1 000 à 2 000 nucléotides chez les bactéries, 100 à 200 chez les eucaryotes), chacun avec sa propre amorce

  • Les amorces d'ARN sont ensuite retirées, remplacées par de l'ADN, et les fragments sont soudés par la ligase

  • Les principales ADN polymérases réplicatives (Pol III chez les bactéries, Pol δ et Pol ε chez les eucaryotes) corrigent leurs erreurs grâce à une activité exonucléase 3'→5' ; la Pol α eucaryote, associée à la primase, n'a pas cette activité

Fourche de réplication : a, brins parentaux matrices ; b, brin précoce (continu) ; c, brin tardif (fragments d'Okazaki) ; d, fourche ; e, amorce d'ARN (en rouge) ; f, fragment d'Okazaki avec son amorce.
Fourche de réplication : a, brins parentaux matrices ; b, brin précoce (continu) ; c, brin tardif (fragments d'Okazaki) ; d, fourche ; e, amorce d'ARN (en rouge) ; f, fragment d'Okazaki avec son amorce.© Masur, d'après Gluon (CC BY 2.5)

Transcription et maturation des ARN

  • L'ARN polymérase ouvre localement l'ADN et synthétise un ARN complémentaire du brin matrice, dans le sens 5'→3', sans amorce

  • Le brin matrice (transcrit, ou non codant) est lu de 3' vers 5'

  • Le brin codant (non transcrit, ou sens) a la même séquence que l'ARN, avec T à la place de U

  • Le promoteur est la séquence d'ADN, en amont du gène, où se fixe l'ARN polymérase : boîtes −10 et −35 reconnues par le facteur sigma chez les bactéries, boîte TATA et facteurs généraux de transcription chez les eucaryotes

  • Chez les eucaryotes, trois ARN polymérases : I (la plupart des ARNr), II (ARNm), III (ARNt et ARNr 5S)

Maturation chez les eucaryotes (dans le noyau)

  • Coiffe : une 7-méthylguanosine est ajoutée à l'extrémité 5' ; elle protège l'ARN et permet sa reconnaissance par le ribosome

  • Queue poly-A : environ 200 adénines ajoutées à l'extrémité 3' par la poly(A) polymérase, après clivage de l'ARN

  • Épissage : le splicéosome (complexe de petites ribonucléoprotéines nucléaires) excise les introns, libérés en forme de lasso, et relie les exons

  • Les introns commencent presque toujours par GU et se terminent par AG

  • Épissage alternatif : selon les exons retenus, un même gène donne plusieurs ARNm et donc plusieurs protéines ; il concerne la grande majorité des gènes humains à plusieurs exons

  • L'ARNm mature est ensuite exporté vers le cytoplasme

Épissage (schéma en anglais) : sur l'ARN pré-messager (« hnRNA »), l'intron (rouge), bordé par GU en 5' (« donor site », site donneur) et AG en 3' (« acceptor site », site accepteur), avec un A au point de branchement (« branch site »), est excisé par les petites ribonucléoprotéines nucléaires (« snRNPs ») réunies en splicéosome (« Spliceosome ») et libéré en lasso d'ARN (« RNA lariat ») ; les exons (jaune) sont reliés pour former l'ARNm mature (« Mature RNA, only exons »).
Épissage (schéma en anglais) : sur l'ARN pré-messager (« hnRNA »), l'intron (rouge), bordé par GU en 5' (« donor site », site donneur) et AG en 3' (« acceptor site », site accepteur), avec un A au point de branchement (« branch site »), est excisé par les petites ribonucléoprotéines nucléaires (« snRNPs ») réunies en splicéosome (« Spliceosome ») et libéré en lasso d'ARN (« RNA lariat ») ; les exons (jaune) sont reliés pour former l'ARNm mature (« Mature RNA, only exons »).© Mariana Ruiz Villarreal (LadyofHats) (Domaine public)
Procaryotes Eucaryotes
Lieu de la transcription Cytoplasme Noyau
Introns Absents (sauf rares exceptions) Présents dans la plupart des gènes
Maturation Ni coiffe ni épissage pour les ARNm Coiffe, queue poly-A, épissage
Couplage avec la traduction Oui, la traduction commence pendant la transcription Non, séparation par l'enveloppe nucléaire
ARNm Souvent polycistronique (plusieurs gènes) Monocistronique

Code génétique et traduction

Codon

Groupe de trois nucléotides consécutifs de l'ARNm, lu de 5' vers 3', qui désigne un acide aminé ou un signal d'arrêt.

  • 4 bases lues par 3 : 4³ = 64 codons (des doublets ne donneraient que 16 combinaisons, trop peu pour 20 acides aminés)

  • 61 codons désignent les 20 acides aminés, 3 codons stop (UAA, UAG, UGA) n'en désignent aucun

  • AUG est le codon initiateur : il code la méthionine (formylméthionine chez les bactéries)

  • Dégénéré (redondant) : la plupart des acides aminés ont plusieurs codons ; seuls Met (AUG) et Trp (UGG) n'en ont qu'un, Leu, Ser et Arg en ont six

  • Non ambigu : un codon donné ne désigne qu'un seul acide aminé

  • Non chevauchant et sans ponctuation : lecture codon après codon, à partir de l'AUG, qui fixe le cadre de lecture

  • Quasi universel : le même code chez presque tous les êtres vivants ; exceptions dans les mitochondries (UGA y code le tryptophane chez les vertébrés) et chez quelques organismes

Tableau du code génétique standard : première base à gauche, deuxième en haut, troisième à droite. Exemple : GCA code l'alanine, UGG le tryptophane.
Tableau du code génétique standard : première base à gauche, deuxième en haut, troisième à droite. Exemple : GCA code l'alanine, UGG le tryptophane.© Quo-Fata FERUNT (CC BY-SA 4.0)

Les acteurs de la traduction

  • ARNt : porte un anticodon, complémentaire et antiparallèle du codon, et un acide aminé fixé à son extrémité 3' (CCA)

  • Aminoacyl-ARNt synthétases : une par acide aminé, elles chargent chaque ARNt avec le bon acide aminé (en consommant de l'ATP)

  • Ribosome : petite et grande sous-unités (70S = 30S + 50S chez les bactéries, 80S = 40S + 60S chez les eucaryotes)

  • Trois sites : A (aminoacyl-ARNt entrant), P (peptidyl-ARNt portant la chaîne en cours), E (sortie de l'ARNt déchargé)

  • La liaison peptidique est catalysée par l'ARNr de la grande sous-unité (activité peptidyl-transférase) : le ribosome est un ribozyme

  • L'appariement à la 3e position du codon est souple (« wobble », hypothèse de Crick en 1966) : un ARNt peut lire plusieurs codons synonymes

  1. 1

    Initiation : la petite sous-unité et l'ARNt initiateur (Met) se placent sur le codon AUG, puis la grande sous-unité s'assemble ; l'ARNt initiateur occupe le site P

  2. 2

    Un aminoacyl-ARNt dont l'anticodon correspond au codon suivant entre dans le site A

  3. 3

    La chaîne portée par l'ARNt du site P est transférée sur l'acide aminé du site A : nouvelle liaison peptidique

  4. 4

    Translocation : le ribosome avance d'un codon vers l'extrémité 3' ; l'ARNt déchargé passe en E puis sort

  5. 5

    Terminaison : quand un codon stop arrive en A, un facteur de libération entre à sa place, la chaîne est libérée et le ribosome se dissocie

Mutations

Mutation

Modification de la séquence de l'ADN, transmise aux cellules filles. Elle n'est héritée par la descendance que si elle touche la lignée germinale.

Type

VS

Modification

VS

Effet sur la protéine

VS

Exemple (ARNm)

Substitution silencieuse

Un codon devient un codon synonyme

Aucun changement d'acide aminé

CUU → CUC : Leu reste Leu

Substitution faux-sens

Un codon change d'acide aminé

Un acide aminé remplacé

GAG → GUG : Glu devient Val (drépanocytose)

Substitution non-sens

Un codon devient un codon stop

Protéine tronquée

UGG (Trp) → UGA (stop)

Insertion ou délétion non multiple de 3

Décalage du cadre de lecture

Tous les codons en aval changent, stop souvent prématuré

Perte d'un nucléotide dans le 2e codon

Insertion ou délétion de 3 nucléotides

Cadre conservé en aval

Un acide aminé ajouté ou perdu (le codon touché peut aussi changer)

Mucoviscidose (F508del) : 3 nucléotides perdus, à cheval sur les codons 507 et 508 ; CFTR perd la phénylalanine 508 et garde l'isoleucine 507

  • Transition : une purine remplacée par une purine (A ↔ G) ou une pyrimidine par une pyrimidine (C ↔ T)

  • Transversion : une purine remplacée par une pyrimidine ou l'inverse

  • La dégénérescence du code rend beaucoup de substitutions en 3e position silencieuses

  • Causes : erreurs de réplication non corrigées, agents mutagènes (UV, rayonnements ionisants, agents chimiques)

Régulation : l'opéron lactose

Opéron

Chez les bactéries, groupe de gènes de structure transcrits ensemble en un seul ARNm, sous le contrôle d'un même promoteur et d'un même opérateur. Modèle proposé par François Jacob et Jacques Monod en 1961 (prix Nobel en 1965, avec André Lwoff).

  • lacI : gène du répresseur, avec son propre promoteur, exprimé en permanence

  • Promoteur (P) : site de fixation de l'ARN polymérase

  • Opérateur (O) : séquence où se fixe le répresseur, entre le promoteur et les gènes de structure

  • lacZ : β-galactosidase, qui coupe le lactose en glucose et galactose

  • lacY : perméase, qui fait entrer le lactose

  • lacA : transacétylase

Conditions

VS

Répresseur

VS

Activateur CAP-AMPc

VS

Transcription de lacZYA

Pas de lactose

Fixé sur l'opérateur

Selon le glucose

Bloquée

Lactose et glucose

Décroché par l'allolactose

Peu actif (AMPc bas)

Faible

Lactose sans glucose

Décroché par l'allolactose

Fixé (AMPc élevé)

Forte

C'est un opéron inductible : l'inducteur (l'allolactose, issu du lactose) se fixe sur le répresseur, qui change de forme et lâche l'opérateur. La protéine CAP (ou CRP), activée par l'AMPc, qui est abondant quand le glucose manque, se fixe près du promoteur et stimule en plus la transcription. En présence de glucose, l'AMPc est bas et l'opéron reste peu transcrit : c'est la répression catabolique, qui fait utiliser le glucose en priorité.

Génétique mendélienne

  • Gène : portion d'ADN à un emplacement donné (locus) d'un chromosome ; allèles : versions différentes d'un même gène

  • Homozygote : deux allèles identiques (AA ou aa) ; hétérozygote : deux allèles différents (Aa)

  • Génotype : allèles portés ; phénotype : caractère observable

  • Dominant : s'exprime chez l'hétérozygote ; récessif : ne s'exprime qu'à l'état homozygote

  • Mendel (pois ; travaux présentés en 1865, publiés en 1866) : uniformité des hybrides F1, ségrégation des deux allèles dans les gamètes, ségrégation indépendante de gènes différents

Monohybridisme : F1 Aa × Aa

Gamètes A (1/2) a (1/2)
A (1/2) AA Aa
a (1/2) Aa aa
  • Génotypes : 1/4 AA, 1/2 Aa, 1/4 aa (rapport 1:2:1)

  • Phénotypes avec dominance complète : 3/4 dominant, 1/4 récessif (3:1)

  • Dihybridisme (AaBb × AaBb, gènes indépendants, dominance complète pour chacun) : 9:3:3:1, soit 9/16 dominant pour les deux caractères, 3/16 + 3/16 dominant pour un seul, 1/16 double récessif

  • Test-cross : on croise un individu de phénotype dominant avec un homozygote récessif ; s'il est hétérozygote, on obtient 1/2 dominant, 1/2 récessif (1:1:1:1 pour un double hétérozygote AaBb si les deux gènes sont indépendants)

Gènes liés et recombinaison

  • Deux gènes portés par le même chromosome sont liés : ils ne se répartissent pas indépendamment

  • Le crossing-over, en prophase I de méiose, crée des gamètes recombinés

  • Au test-cross, les phénotypes parentaux sont majoritaires et les recombinés minoritaires (moins de 50 %)

  • Fréquence de recombinaison = recombinés / total ; 1 % de recombinaison = 1 centimorgan (cM)

  • Plus deux gènes sont éloignés, plus ils recombinent : c'est la base des cartes génétiques (Sturtevant, élève de Morgan, 1913)

Hérédité autosomique récessive et liée à l'X

  • Autosomique récessive (mucoviscidose, drépanocytose) : deux parents porteurs sains Aa ont, à chaque grossesse, 1/4 de risque d'enfant atteint, 1/2 de porteur sain, 1/4 de non-porteur

  • Un enfant sain de deux parents porteurs a 2 chances sur 3 d'être porteur (2 Aa parmi les 3 génotypes sains)

  • Récessive liée à l'X (hémophilie A, myopathie de Duchenne, daltonisme) : les garçons, qui n'ont qu'un X (hémizygotes), sont bien plus souvent atteints

  • Mère conductrice × père sain : 1/2 des fils atteints, 1/2 des filles conductrices, aucune fille atteinte

  • Un père atteint transmet son X à toutes ses filles (au moins conductrices) et jamais à ses fils

Teste ta compréhension

1 / 10

Quelles bases azotées sont des purines ? (plusieurs réponses)

Texte à trous

  • Dans l'opéron lactose, la protéine codée par lacI, qui se fixe sur l'opérateur en l'absence de lactose, est le répresseur.
  • Un individu qui porte deux allèles différents d'un même gène est dit hétérozygote.
  • Le test-cross d'un individu Aa par un individu aa donne 50 % de descendants au phénotype récessif.
  • En 1952, Hershey et Chase ont montré, avec des phages T2 marqués, que la molécule qui pénètre dans la bactérie est l'ADN.
  • Lors de l'épissage, les séquences excisées de l'ARN pré-messager sont les introns.
  • Le brin d'ADN dont la séquence est identique à celle de l'ARNm, au remplacement de U par T près, est appelé brin codant.
  • Dans l'ADN, l'adénine s'apparie toujours avec la thymine.
  • Les courts fragments d'ADN synthétisés sur le brin tardif sont appelés fragments d'Okazaki.
  • Avec 4 bases lues par groupes de trois, on peut former 64 codons différents.
  • Le codon initiateur AUG code l'acide aminé méthionine.

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