Généralités et Anxiolytiques en Psychopharmacologie
Aucune carteCe document aborde les généralités de la psychiatrie et de la psychopharmacologie, en se concentrant sur les anxiolytiques, sédatifs et hypnotiques. Il explique la complexité du diagnostic et du traitement des troubles psychiatriques, les différentes dénominations des médicaments, la pharmacologie générale et spéciale (pharmacodynamie, pharmacocinétique), ainsi que les cibles médicamenteuses et la notion de sélectivité. Les benzodiazépines, leur mécanisme d'action sur le récepteur GABA, leurs usages cliniques (anxiolytique, hypnotique, anticonvulsivant, myorelaxant, amnésiant), leurs effets indésirables (sédation, tolérance, dépendance, interactions) et leur utilisation chez les personnes âgées sont détaillés. Les troubles du sommeil, la classification des insomnies, la relation entre anxiolytiques, sédatifs et hypnotiques, ainsi que les antihistaminiques H1 et leurs effets anticholinergiques sont également abordés. Enfin, le document traite de la découverte et du développement des médicaments, des essais cliniques, de la notion de NNT, de l'effet placebo et nocebo, et des différentes phases de développement des médicaments.
La Complexité des Troubles Psychiatriques et des Traitements
L'identification et le traitement des troubles psychiatriques sont intrinsèquement complexes. Le diagnostic peut être délicat en raison de la nature subjective des symptômes. Les étiologies sont souvent mal identifiées et il manque de modèles mécanistiques pour valider les traitements. L'absence de biomarqueurs rend le diagnostic difficile, et les plans de traitement peuvent varier considérablement d'un thérapeute à l'autre.
Problématiques Diverses
Identification/Classification des troubles/Diagnostic : La complexité des troubles psychiatriques rend leur diagnostic difficile et leur association à un traitement médicamenteux spécifique compliquée.
Origines/Étiologies mal identifiées : Les causes sous-jacentes de nombreux troubles psychiatriques restent incertaines.
Manque de modèles mécanistiques : Il est difficile de créer des modèles expérimentaux pertinents (ex. : trouver une souris dépressive) pour comprendre l'impact des médicaments sur les zones cérébrales et leurs conséquences.
Peu ou pas de biomarqueurs : Il n'existe pas de tests objectifs (comme une prise de sang) pour diagnostiquer les patients.
Pas de traitements strictement rationnels : L'approche thérapeutique peut dépendre du praticien et du patient.
Exemple d'Ordonnance et Implications
Une ordonnance manuscrite peut révéler une polypharmacie où les effets des médicaments se chevauchent. Par exemple :
Paroxétine EG (Paroxétine) : Antidépresseur ISRS, également anxiolytique.
Cymbalta (Duloxétine) : Antidépresseur, également utilisé pour les douleurs chroniques.
Xanax Retard (Alprazolam) : Benzodiazépine, anxiolytique.
Dominal (Prothipendyl) : Neuroleptique à effet calmant et sédatif.
Trazodone générique (Trazodone) : Antidépresseur très sédatif, hypnotique.
Une telle prescription illustre une situation où plusieurs médicaments peuvent avoir des effets similaires, augmentant les risques d'effets indésirables et de redondance.
Étiologie des Troubles Psychiatriques et du Comportement
Les troubles mentaux peuvent être secondaires à d'autres affections.
Raisons organiques : Tumeurs ou problèmes thyroïdiens (hypo- ou hyperthyroïdie) peuvent influencer l'état mental. Il est crucial d'identifier ces causes, car un traitement antidépresseur serait inefficace en cas de problème thyroïdien non traité.
Recherche en Psychiatrie Biologique
La recherche vise à cibler les meilleurs traitements par divers moyens :
Imagerie cérébrale : Étude de la structure et de la fonction cérébrale.
Études neurochimiques : Mesure des neurotransmetteurs.
Activité nerveuse (EEG) : Évaluation de l'activité électrique du cerveau.
Études génétiques : Identification des facteurs de prédisposition.
Médicament : Définition, Composition et Dénominations
Définition Légale du Médicament
Selon la loi, un médicament est toute substance présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives, ou pouvant être administrée pour établir un diagnostic ou restaurer, corriger, modifier des fonctions organiques.
Composition
Tout médicament se compose de :
Un principe actif : Responsable des propriétés pharmacologiques.
Un excipient : Intervient dans la présentation (comprimé, gélule, sirop).
Dénominations
Formule chimique : Exemple : l'acide acétylsalicylique est la formule de l'Aspirine.
Nom de code : Exemple : RU-486 (Mifépristone).
Dénomination Commune Internationale (DCI) : Nom scientifique non propriétaire (Diazépam, Pénicilline).
Nom commercial : Nom de marque (Valium, Voltaren). Le paracétamol est le principe actif du Dafalgan et Doliprane.
Pharmacovigilance
Activité d'enregistrement et d'évaluation des effets indésirables après la commercialisation. Permet de réviser les usages, parfois de retirer des médicaments ou de les soumettre à prescription (ex : Sinutab, Codéine). Les tests multipliés visent à réduire ces incidents, mais des retraits pour certaines populations (enfants, personnes âgées) peuvent survenir si les tests initiaux n'ont pas inclus tous les groupes d'âge ou de conditions.
Pharmacologie Générale et Spéciale
Pharmacologie Générale
Concerne les principes généraux des interactions entre médicaments et organismes vivants.
Pharmacologie Spéciale
Étudie ces interactions de manière systématique pour chaque classe de médicaments.
Trois Orientations Principales
Pharmacodynamie : Ce que le médicament fait à l'organisme (action, mécanismes).
Pharmacocinétique : Ce que l'organisme fait du médicament (absorption, distribution, biotransformation, excrétion, durée d'action).
Pharmacothérapie : Utilisation clinique des médicaments.
Cibles des Médicaments
Les médicaments agissent sur des cibles moléculaires spécifiques présentes dans l'organisme.
Notion de Cible Moléculaire Médicamenteuse
Une cible est une macromolécule dont la structure tridimensionnelle est complémentaire à celle du médicament (principe de la "serrure et la clé"). L'interaction médicament-cible mène à la réponse pharmacologique.
Liaison : Le récepteur lie le médicament de manière sélective.
Réponse : Cette liaison est l'événement initial de la réponse pharmacologique.
Les principales cibles sont :
Récepteurs : Membranaires et intracellulaires, récepteurs aux transmetteurs.
Canaux ioniques : Ligand-dépendants ou voltage-dépendants.
Enzymes : De synthèse ou de catabolisme.
Transporteurs : De nutriments, de transmetteurs ou d'ions.
Acides nucléiques.
Notion de Sélectivité
La sélectivité est une interaction préférentielle d'un médicament avec une cible particulière. La sélectivité n'est jamais absolue, ce qui explique l'existence d'effets secondaires.
Exemple : le Salbutamol cible préférentiellement les récepteurs β2 adrénergiques des bronches (21 fois plus que les β1 cardiaques), permettant une bronchodilatation sans forte activation cardiaque.
La sélectivité est aussi importante que la puissance d'un médicament.
Exemple de récepteurs adrénergiques :
α : Contraction des petites artérioles et de l'utérus.
β1 : Accélère et augmente la force cardiaque.
β2 : Relaxation des bronches et de l'utérus.
Profil d'Affinité de l'Amitriptyline
L'Amitriptyline, un antidépresseur, cible l'inhibition de la recapture des monoamines (sérotonine et noradrénaline) à des concentrations de . Cependant, son affinité pour le récepteur H1 de l'histamine est plus élevée (), entraînant une somnolence avant l'effet antidépresseur.
Parfois, une interaction multi-cible intentionnelle peut être bénéfique, par exemple pour un effet antidépresseur et calmant.
Agonistes et Antagonistes
Agonistes : Se fixent aux récepteurs et activent les effets du médiateur endogène (ex : Morphine pour les récepteurs des enképhalines).
Antagonistes : Se fixent aux récepteurs mais bloquent l'activation par les agonistes (ex : Antihistaminiques pour les récepteurs de l'histamine, Naloxone pour les récepteurs opioïdes).
Exemples Concrets :
Maladie de Parkinson : Déficience dopaminergique. Traitement par agonistes dopaminergiques (Bromocriptine, Pramipexole).
Psychoses (Schizophrénie) : Excès dopaminergique. Traitement par antagonistes dopaminergiques (Halopéridol, Clozapine, Rispéridone), qui peuvent induire des troubles moteurs (pseudo-Parkinsonisme).
Anxiolytiques (Benzodiazépines) : Agissent sur le récepteur GABA, favorisant l'entrée de Cl- et hyperpolarisant la cellule, diminuant ainsi l'activité neuronale.
Inhibiteurs Enzymatiques et Modulateurs de la Transmission
Inhibiteurs d'Enzymes
Certaines substances agissent en qualité d'inhibiteurs d'enzymes :
Inhibition irréversible : Exemple : l'Aspirine inhibe une cyclooxygénase de manière durable.
Inhibition réversible : Exemple : la Rivastigmine (inhibiteur de l'acétylcholine estérase) prolonge l'action de l'acétylcholine de manière transitoire.
Pour la maladie de Parkinson, les inhibiteurs de la monoamine oxydase B (MAOB) comme la Sélégiline renforcent l'activité dopaminergique en inhibant sa dégradation.
Action sur les Voies de Transmission
Dans la dépression, l'objectif est d'augmenter la transmission de la sérotonine (5-HT) et/ou de la noradrénaline (NA) en inhibant leurs transporteurs (SERT et NET). Cela bloque la recapture de ces neurotransmetteurs, augmentant leur présence dans la fente synaptique.
Types d'Antidépresseurs :
ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) : Fluoxétine, Citalopram.
Non sélectifs : Bloquent NET et SERT (Amitriptyline, Imipramine).
Le système nerveux est capable de compenser, évitant un manque de sérotonine ou de noradrénaline.
Cibles Privilégiées des Psychotropes
La transmission synaptique est une cible majeure pour les psychotropes, en agissant sur :
Les récepteurs : Pour augmenter ou diminuer les communications neuronales.
Les transporteurs : Pour bloquer la recapture.
Les enzymes : Pour dégrader les transmetteurs.
Pharmacocinétique : Le Devenir du Médicament dans l'Organisme
La pharmacocinétique analyse ce que l'organisme fait du médicament, incluant son absorption, métabolisation, distribution, et élimination (ADME).
Notions Clés :
Absorption (A) : Passage du médicament vers le sang.
Métabolisation (M) : Transformation hépatique (premier passage), risque de dégradation.
Distribution (D) : Répartition du médicament dans l'organisme.
Élimination (E) : Excrétion du médicament.
Concentration Plasmatique et Demi-Vie
La concentration plasmatique informe sur la quantité de médicament disponible pour interagir avec sa cible, sa durée d'efficacité et le risque de toxicité.
La demi-vie plasmatique () : Temps nécessaire pour que la concentration sanguine diminue de 50%. C'est un indicateur de la durée d'élimination par l'organisme.
Fenêtre Thérapeutique
C'est l'écart entre la concentration minimale efficace et la concentration toxique. Une marge thérapeutique large est préférable pour la sécurité.
Le Lithium a une fenêtre thérapeutique très étroite, rendant son usage délicat.
La durée d'action d'un médicament n'est pas toujours liée à sa présence dans l'organisme mais plutôt à l'atteinte de la réponse désirée.
Adminstrations Répétées et État d'Équilibre
Lors d'administrations répétées, le médicament est absorbé et éliminé continuellement. Un état d'équilibre est atteint après environ 7 administrations.
La dose de charge : Doubler la première prise pour atteindre plus rapidement le niveau d'équilibre (rare en pharmacologie, plus courant en antibiothérapie).
Métabolisme des Médicaments
Principalement hépatique (biotransformation), il transforme les substances lipophiles en substances hydrophiles pour l'élimination. Les cytochromes P450 sont les enzymes principales de la phase I, influencées par des variations individuelles (maladies, âge, génétique).
La prodrogue : Un médicament inactif qui devient actif après métabolisation (ex : Décanoate d'halopéridol, un ester injecté IM, libère progressivement l'halopéridol actif, permettant une administration mensuelle).
Barrière Hémato-Encéphalique
Barrière protectrice qui filtre les solutés sanguins. Seuls les médicaments lipophiles peuvent la traverser pour atteindre le système nerveux central.
Notions de Pharmacothérapie
Tolérance
Diminution de la réponse à un médicament suite à une exposition répétée.
Tolérance pharmacocinétique : L'organisme accélère l'élimination du médicament (ex : barbituriques).
Tolérance pharmacodynamique : Les cellules ciblées s'habituent au médicament (diminution du nombre ou de la sensibilité des récepteurs par down-régulation, ex : benzodiazépines).
La tolérance peut pousser le patient à augmenter les doses pour retrouver l'effet initial.
Interactions Médicamenteuses
Pharmacocinétiques : Un médicament influence la durée d'action ou la dégradation d'un autre. Ex : ISRS inhibent les CYP450, ralentissant l'élimination des benzodiazépines et renforçant leur action.
Pharmacodynamiques : Deux médicaments agissent de manière similaire ou opposée. Ex : Somnifère + antihistaminique + morphine + antidépresseur = effets sédatifs renforcés.
Les interactions peuvent aussi être non-médicamenteuses (alcool, jus de pamplemousse qui inhibe les enzymes hépatiques).
Inhibiteurs : Bloquent les enzymes, augmentant la concentration sanguine du médicament.
Inducteurs : Stimulent la production/activité des enzymes, diminuant la concentration sanguine du médicament.
Bioéquivalence des Médicaments Génériques
Les génériques, bien qu'ayant le même principe actif et dosage, doivent démontrer une bioéquivalence (même vitesse et ampleur d'absorption) par rapport au médicament de référence pour garantir efficacité et sécurité.
Toxicité des Médicaments (Effets Secondaires ou Indésirables)
Toute réaction nocive et non recherchée à un médicament (OMS).
Type A (augmentés) : Directement liés à l'action du médicament, prévisibles, souvent réversibles avec ajustement de dose (ex : sédation avec anxiolytiques, saignement avec anticoagulants).
Type B (bizarres) : Indépendants de l'action ciblée, moins prévisibles (pharmacovigilance), réversibilité variable, peuvent nécessiter l'arrêt du traitement (ex : hépatotoxicité du paracétamol, tératogénèse de la thalidomide).
Régulation des Cibles et Accoutumance
L'organisme s'adapte à la prise chronique. La down-régulation (diminution du nombre ou de la sensibilité des récepteurs) et l'up-régulation (augmentation) sont des mécanismes physiologiques. L'accoutumance est la diminution de la réponse à une substance, nécessitant l'augmentation des doses.
Effet Placebo et Nocebo
L'effet placebo : Amélioration due à une substance inerte dans un contexte thérapeutique. Influence de la couleur, du goût, du prix du médicament, de la personnalité du médecin et du patient. Mesurable sur des paramètres objectifs.
L'effet nocebo : Détérioration de l'état due à des attentes négatives.
Ces effets sont validés par l'imagerie fonctionnelle cérébrale.
Développement d'un Médicament : Le NNT et les Phases Cliniques
Notion de NNT (Number Needed to Treat)
Indique le nombre minimum de patients à traiter pour observer un effet bénéfique (ou indésirable) chez un seul patient, lié au traitement. Plus le NNT est petit pour les effets bénéfiques et grand pour les effets indésirables, meilleure est l'efficacité clinique.
Processus de Développement d'un Médicament :
Un grand nombre de molécules sont filtrées avant d'atteindre le marché.
Phase I : Sur volontaires sains, pour évaluer la toxicité et la pharmacocinétique.
Phase II : Sur patients, pour vérifier l'efficacité et déterminer la dose.
Phase III : Essais contrôlés sur patients, comparaison avec substance de référence.
Phase IV (post-AMM) : Après commercialisation, évaluation en "vraie vie" et suivi pharmacologique.
Aspects Éthiques :
Information complète, consentement éclairé, indemnisation, assurance obligatoire.
Anxiolytiques, Sédatifs et Hypnotiques
Anxiété Pathologique
Exagération sans motif des réactions émotionnelles et somatiques de peur/appréhension, affectant la vie quotidienne. Peut être secondaire à des affections (respiratoires, endocriniennes) ou à des traitements pharmacologiques. Les médicaments doivent être réservés aux anxiétés pathologiques et aux causes non organiques.
Évaluation chez l'animal (ex : elevated cross-maze) pour mesurer l'effet des anxiolytiques.
Trouble Anxieux Généralisé (DSM-IV) :
Anxiété et soucis excessifs présents la plupart du temps, pendant au moins 6 mois, avec difficultés de contrôle et au moins 3 des symptômes suivants : agitation, fatigabilité, difficultés de concentration, irritabilité, tension musculaire, perturbation du sommeil. Entraîne une souffrance ou une altération fonctionnelle et n'est pas due à une substance ou à une affection médicale.
Types de Troubles du Sommeil :
Troubles de l'endormissement.
Troubles du maintien du sommeil.
Réveils précoces.
La classification des insomnies distingue les causes primaires et secondaires (psychiatriques, médicales, substantielles, circadiennes).
Relation Anxiolytiques, Sédatifs et Hypnotiques
Les effets dépendent de la puissance et de la dose : soulagement de l'anxiété, sédation, hypnose, anesthésie, dépression respiratoire et finalement, mort.
Historique et Antihistaminiques
L'histoire des somnifères est longue (opium, hydrate de chloral, barbituriques, puis benzodiazépines). Les antihistaminiques (anti-H1) qui passent la barrière hémato-encéphalique (ex : Hydroxyzine, Diphénhydramine) peuvent provoquer de la sédation en bloquant l'histamine (hormone de l'éveil). Problème : leur longue demi-vie et leurs effets anticholinergiques (sécheresse buccale, confusion).
Benzodiazépines
Molécules lipophiles qui renforcent la transmission inhibitrice du GABA sur ses récepteurs GABA-A. Elles agissent sur différentes sous-unités alpha du récepteur GABA-A, ce qui entraîne des effets variés.
Distribution des Sous-Unités des Récepteurs GABA-A :
α2 : Principalement dans l'amygdale, lié à l'effet anxiolytique.
α1 : Principalement dans le VLPO, lié à l'effet hypnotique.
Les benzodiazépines actuelles manquent de sélectivité pour ces sous-unités, agissant à la fois sur α1 et α2.
Les 5 Pôles d'Action des Benzodiazépines :
Anxiété psychique.
Anxiété somatique.
Action antiépileptique.
Action hypno-sédative.
Action myorelaxante.
Puissance et Cinétique :
Le choix se base sur la cinétique (demi-vie) et la puissance. Un effet plus court augmente le risque de tolérance et de dépendance. Les benzodiazépines sont métabolisées par le foie, produisant souvent des métabolites actifs (ex : Diazépam, Nordazépam, Oxazépam), ce qui prolonge leur action et rend la prédiction de leur durée difficile. Le Lorazépam et l'Oxazépam sont privilégiés chez les personnes âgées car leurs métabolites sont inactifs.
Actions et Usages Cliniques :
Anxiolytique : Anxiété aiguë (risque de tolérance et dépendance en chronique).
Hypnotique/sédatif : Troubles du sommeil (traitements courts), sédation ponctuelle.
Anticonvulsivant : Traitement de l'épilepsie (usage aigu, non quotidien).
Myorelaxant : Spasmes musculaires.
Amnésiant : Chirurgies mineures (amnésie antérograde).
Utilisées également dans la prise en charge de l'alcoolisme (sevrage, prévention du délirium tremens).
Effets Indésirables :
Sédation, dépression du SNC (aggravée avec l'alcool).
Désinhibition, irritabilité, agressivité.
Inhibition psychomotrice et cognitive (troubles de la coordination, attention, confusion).
Peu d'effets indésirables seules, mais graves en combinaison avec d'autres dépresseurs du SNC.
L'antidote en cas de surdosage est le Flumazénil.
Inconvénients (à doses thérapeutiques) :
Somnolence, fatigue, vertiges, chutes.
Tolérance (nécessité d'augmenter les doses).
Symptômes de sevrage (rebond d'anxiété, insomnie).
Dépendance progressive.
Réactions paradoxales (impulsivité, agressivité).
Amnésie, troubles cognitifs.
Interactions médicamenteuses (alcool, antidépresseurs).
La tolérance au sommeil est rapide, mais celle à l'anxiolyse est moindre. Le sommeil sous benzodiazépines n'est pas réparateur et la dépendance rend l'arrêt difficile.
Interactions Pharmacodynamiques et Pharmacocinétiques :
Pharmacodynamiques : Renforcent les effets des autres dépresseurs du SNC (alcool, antihistaminiques, antidépresseurs, antipsychotiques).
Pharmacocinétiques : Inhibiteurs des CYP450 prolongent la durée d'action des benzodiazépines (ISRS, antibiotiques, antifongiques).
Usage chez les Personnes Âgées :
Risque accru de chutes, d'hypotension orthostatique, de troubles cognitifs. Diminution des fonctions hépatique et rénale, augmentation de la demi-vie, interactions médicamenteuses fréquentes. Le Lorazépam et l'Oxazépam sont à privilégier.
Toxicité Aiguë :
Rarement mortelle seules, mais risque accru avec d'autres dépresseurs du SNC. Symptômes : troubles du comportement, agitation, dépression respiratoire, hypotension.
Règles de Bon Usage :
Privilégier les approches non médicamenteuses.
Prescription à risque, la plus courte possible (max 1 mois), réévaluation régulière.
Informer le patient des risques (long terme, sevrage, dépendance).
Arrêt progressif en cas de sevrage.
Sevrage aux Benzodiazépines :
Sévère en cas d'arrêt brutal : dysfonctions neurovégétatives (troubles GI, HTA, tachycardie, céphalées, insomnie, irritabilité, anxiété, hallucinations, convulsions). La dépendance survient dès 6 semaines. Durée de prise en charge longue. Utilisation de composés à longue demi-vie (Diazépam) pour faciliter le sevrage. Impliquer le patient. Bannir les combinaisons de deux benzodiazépines.
Nouveaux Hypnotiques Non-Benzodiazépiniques (HnBZD ou Z-drugs)
(Zaléplon, Zopiclone, Zolpidem) Agissent sur le récepteur GABA sous-unité α1 (sommeil), mais sans activité myorelaxante ni anticonvulsivante.
Effet rapide et élimination rapide (pas de somnolence matinale).
Améliorent la qualité du sommeil, peu d'effet rebond.
Longtemps présentés comme sans risque de tolérance, mais entraînent aussi dépendance et tolérance.
Utiles pour un usage ponctuel. Moins déstructurant du sommeil que les benzodiazépines classiques.
Mélatonine ("Hormone du Sommeil")
Produite par l'épiphyse. Justifiée en cas de désynchronisation du rythme circadien (jet-lag, déficit génétique ou physiologique, travail décalé). Moins efficace dans l'insomnie générale, données de sécurité à long terme limitées, prix élevé.
Autres Médicaments avec Usage Anxiolytique/Hypnotique :
Certains antidépresseurs (Fluoxétine, Paroxétine, Sertraline, Trazodone).
Certains antipsychotiques très sédatifs (Quétiapine).
Antihistaminiques, opiacés, agonistes dopaminergiques (Parkinson).
Thérapie des Troubles du Sommeil :
Rechercher la cause. Benzodiazépines hypnotiques ou Z-drugs en premier choix pour des périodes courtes (max 3 semaines).
Antidépresseurs
Dépression
Trouble affectif caractérisé par des symptômes émotionnels (misère, apathie, pessimisme, sous-estime), comportementaux (lenteur d'action, perte de motivation, libido) et physiques (troubles du sommeil, appétit). Peut être unipolaire ou bipolaire (alternance d'épisodes dépressifs et maniaques).
Symptômes Dépressifs (DSM V – au moins 5 des symptômes suivants pendant 2 semaines) :
Humeur dépressive ou perte d'intérêt/plaisir.
Perte/gain de poids.
Insomnie/hypersomnie.
Agitation/ralentissement psychomoteur.
Fatigue/perte d'énergie.
Sentiment de dévalorisation/culpabilité.
Diminution de la concentration/indécision.
Pensées de mort/suicidaires.
Symptômes Maniaques (DSM V – au moins 3 des symptômes suivants pendant 1 semaine) :
Estime de soi augmentée/idées de grandeur.
Réduction du besoin de sommeil.
Plus grande communicabilité.
Fuite des idées/pensées qui défilent.
Distractibilité.
Augmentation de l'activité.
Engagement excessif dans activités risquées.
Bases Biologiques de la Dépression :
Hypothèse monoaminergique : Déficit de sérotonine (5HT) et noradrénaline (NA) dans le cerveau. Cependant, les taux mesurés sont souvent normaux, ce serait plutôt un dysfonctionnement de la transmission (perte de sensibilité des récepteurs postsynaptiques, altération de la signalisation en aval).
Hypothèse du stress : Hyperactivité de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), conduisant à un excès de cortisol, qui diminue la disponibilité de 5HT et NA.
Neurogénèse hippocampique : Le stress et la dépression diminuent la neurogénèse. Les antidépresseurs peuvent la stimuler.
Dépicit en NA et 5HT mènent à des symptômes différents :
NA : Altération de l'attention, problèmes de concentration, ralentissement psychomoteur, fatigue, apathie.
5HT : Anxiété, obsessions, compulsions, troubles de l'humeur, troubles affectifs.
Mécanismes d'Action des Antidépresseurs :
Inhibition de la recapture de 5HT et/ou NA, augmentant leur disponibilité synaptique. Les effets thérapeutiques sont retardés (2-3 semaines) en raison de l'adaptation des récepteurs. Les effets indésirables initiaux (sérotoninergiques) disparaissent avec l'accoutumance.
Antidépresseurs Tricycliques (ATC - 1ère génération) :
Exemples : Amitriptyline, Clomipramine. Efficaces mais avec de nombreux effets indésirables dus à leur manque de sélectivité (blocage des récepteurs muscariniques M1, histaminiques H1, adrénergiques α1). Dangereux en cas de surdosage. Souvent métabolisés en prodrogues plus sélectives noradrénergiques.
Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS - 2ème génération) :
Exemples : Fluoxétine, Paroxétine, Citalopram. Sélectifs, avec moins d'effets indésirables que les ATC. Sûrs en cas d'intoxication, mais risque de syndrome sérotoninergique en début de traitement. Divers profils (stimulant, sédatif, anxiolytique). Nécessitent un arrêt progressif.
Syndrome Sérotoninergique :
Réaction potentiellement mortelle due à un excès de sérotonine : altération des facultés mentales, dysfonctionnement autonome, troubles neuromusculaires. Peut être bénigne ou grave.
Autres Antidépresseurs :
IRSN (Inhibiteurs de la recapture de la NA et de la 5HT) : Venlafaxine. Bonne efficacité, faible toxicité, sans les effets secondaires des ATC. Peut être stimulant à dose élevée.
Antagonistes des récepteurs α2 : Mirtazapine. Bloque l'autorégulation négative, augmentant la libération de NA et 5HT. Sédative, prise de poids, anxiolytique.
Composés à activité mixte (SARI) : Trazodone. Antagoniste 5HT2A et inhibiteur de recapture 5HT. Sédative, anxiolytique. Moins de dépendance que les benzodiazépines.
Bupropion : Inhibe la recapture de NA et dopamine, stimulant. Utilisé pour la dépression et le sevrage tabagique (Zyban). Risque d'épilepsie à forte dose.
Interactions :
Les ISRS inhibent les CYP450, augmentant le risque de toxicité d'autres médicaments (benzodiazépines, neuroleptiques).
Arrêt du Traitement : Syndrome de Discontinuation
Pas une dépendance au sens strict, mais une adaptation physiologique. L'arrêt brutal peut provoquer des symptômes (FINISH : Flu-like, Insomnia, Nausea, Imbalance, Sensory, Hyperarousal). Nécessite un arrêt très progressif. Les médicaments à demi-vie courte (Venlafaxine, Paroxétine) sont plus à risque.
Lithium :
Normothymique, stabilisateur de l'humeur. Traitement de premier choix pour la prévention des phases maniaques et la dépression bipolaire. Nécessite un suivi strict des fonctions rénale, cardiaque, thyroïdienne et des régimes hydrique/ionique en raison de sa fenêtre thérapeutique étroite et de sa pharmacocinétique variable.
Autres options :
Antiépileptiques : Carbamazépine, Acide valproïque, Lamotrigine.
Antipsychotiques atypiques : Quétiapine, Aripiprazole, Rispéridone (particulièrement si agitation/agressivité).
Antipsychotiques / Neuroleptiques
Utilisés principalement pour la schizophrénie et d'autres troubles psychotiques, ainsi que les troubles bipolaires en combinaison avec des antidépresseurs. On distingue les neuroleptiques (ancienne génération) et les antipsychotiques (nouvelle génération).
Indications :
Troubles psychotiques (schizophrénie, trouble psychoaffectif).
Affections avec symptômes psychotiques (manie, dépression sévère, Alzheimer).
Symptômes des Psychoses :
Drogues actives :
Symptômes positifs : Délire, hallucinations, désorganisation du discours, agitation (excès de fonctions normales).
Symptômes négatifs : Émoussement affectif, alogie, aboulie, anhédonie, déficit de l'attention (réduction de fonctions normales).
Symptômes cognitifs : Troubles de la pensée, du langage, de l'attention.
Action Thérapeutique Idéale :
Action sédative (immédiate sur angoisse, agitation).
Action antiproductive (diminution des symptômes positifs).
Action antidéificitaire (diminution des symptômes négatifs).
Voies Dopaminergiques Ciblées :
Les antipsychotiques bloquent les récepteurs D2 postsynaptiques.
Mésolimbique : Hyperactivité liée aux symptômes positifs. Le blocage ici est l'effet thérapeutique souhaité.
Mésocorticale : Hypoactivité liée aux symptômes négatifs et cognitifs. Le blocage ici aggrave ces symptômes.
Nigrostriée : Contrôle de la motricité. Le blocage ici provoque des effets secondaires moteurs (extrapyramidaux).
Tubéro-infundibulaire : Contrôle de la production de prolactine. Le blocage ici entraîne une hyperprolactinémie.
Neuroleptiques Classiques (1ère Génération) :
Halopéridol, Chlorpromazine. Bloquent les récepteurs D2 sans sélectivité, entraînant :
Aggravation des symptômes négatifs.
Symptômes extrapyramidaux (pseudo-Parkinsonisme, dystonie, dyskinésies tardives).
Hyperprolactinémie et troubles hormonaux.
Également, bloquent les récepteurs M1, α1, H1, provoquant des effets secondaires non-dopaminergiques (somnolence, hypotension, sécheresse buccale).
Neuroleptiques Atypiques (2ème Génération) :
Clozapine, Rispéridone, Olanzapine, Quétiapine, Aripiprazole.
Moins d'effets extrapyramidaux.
Traitent les symptômes positifs et négatifs.
Mécanisme complexe : antagonisme mixte D2 et 5HT2A. Moindre affinité pour D2, dissociation rapide des récepteurs.
Avantages :
Peu d'effets extrapyramidaux.
Améliorent les symptômes cognitifs.
Inconvénients :
Sédation.
Troubles endocriniens.
Crises épileptiques.
Prise de poids importante.
Troubles sanguins (agranulocytose avec la Clozapine).
La Quétiapine a un profil d'action dose-dépendant : somnifère (petites doses), antidépresseur (doses moyennes), antipsychotique (hautes doses). L'Aripiprazole est un agoniste partiel D2, ce qui lui permet de moduler la transmission dopaminergique en fonction des besoins (effet "thermostat pharmacologique").
Formes Dépôts (Longue Durée) :
Injections IM (toutes les 15-30 jours), améliorent la compliance. Permettent une vie plus normale pour les patients schizophrènes (qui ont peu de conscience de leur maladie). Cependant, ne suppriment pas les hospitalisations et ne sont pas une première intention. Nécessitent un relais oral initial pour la plupart.
Addictions et leur Prise en Charge
L'addiction est une maladie psychiatrique (DSM) caractérisée par un usage compulsif d'une substance malgré des conséquences néfastes. Elle est un détournement des systèmes naturels de motivation et de récompense.
Dépendance :
Physique : Souffrance corporelle (syndrome de manque) après l'arrêt de la substance.
Psychique (addiction) : Pulsion psychologique forte à consommer, angoisse en cas de privation (craving). Plus persistante que la dépendance physique.
Tolérance :
Diminution des effets après des prises répétées, nécessitant d'augmenter les doses. Le cerveau s'adapte, mais le plaisir globalement diminue, conduisant à une consommation pour éviter le mal-être (allostasie).
Tolérance biochimique/physiologique : Adaptation de l'organisme (ex : foie qui métabolise l'alcool plus vite).
Tolérance comportementale : Apprentissage à fonctionner sous l'effet de la substance.
Critères Diagnostiques du DSM V (11 critères) :
Besoin impérieux, perte de contrôle, temps dédié à la recherche, tolérance accrue, sevrage, incapacité à remplir les obligations, usage malgré les risques, problèmes personnels/sociaux, désirs de diminution, activités réduites, poursuite malgré les dégâts. Permettent de classer l'addiction en faible, modérée ou sévère.
Voie de la Récompense/Motivation :
Voie nerveuse dopaminergique (aire tegmentale ventrale → noyau accumbens) essentielle à la survie (nourriture, boissons, sexualité, relations sociales) et stimulée par les substances addictives. Ces dernières augmentent fortement la transmission dopaminergique, modifiant le système nerveux à long terme. Cette surstimulation peut entraîner une down-régulation des récepteurs dopaminergiques, diminuant la capacité à ressentir du plaisir.
Pathologies de cette Voie :
Déficit : TDAH, dépression (anhédonie). Excès : comportements compulsifs, addiction.
TDAH (Trouble Déficitaire de l'Attention avec Hyperactivité) :
Déficit de dopamine. Traitement par stimulants dopaminergiques (ex : Méthylphénidate (Rilatine)). La prise en charge médicamenteuse permet d'éviter l'automédication et les addictions futures.
L'Importance du Conditionnement :
Les indices et l'environnement peuvent déclencher le craving. Il est crucial de rompre les associations entre la substance, le contexte et la récompense. L'activité dopaminergique est plus importante au moment de la prédiction qu'au moment de la récompense elle-même chez un individu conditionné.
Approche Substitutive/Dissociative :
Éviter la "punition" (sevrage) en substituant la substance addictive par un agoniste avec une demi-vie plus longue et administré par une voie non renforçante (ex : Méthadone pour la dépendance aux opiacés). Objectif : rompre l'association récompense-consommation.
Tabac : Substitution nicotinique (patchs, gommes, inhalateurs), Bupropion, Varénicline.
Alcool : Benzodiazépines (pour le sevrage), Naltrexone.
Opiacés :
Souvent issus d'un usage médical légitime. Le sevrage est sévère. Traitement par Méthadone (agoniste total) ou Buprénorphine (agoniste partiel) pour réduire le craving et favoriser la réintégration sociale. L'arrêt du traitement de substitution doit être progressif et sous surveillance.
Psychotropes chez les Personnes Âgées et Interactions Cardiovasculaires
Psychotropes et Personnes Âgées :
40% de la consommation de médicaments.
Polymédication fréquente, risque élevé d'interactions médicamenteuses (iatrogénie).
Modifications physiologiques : diminution métabolisme hépatique et élimination rénale, modification de la masse grasse, diminution de l'albumine.
Sensibilité variable aux traitements, risque accru d'hypotension, confusion, hypothermie.
Privilégier les ISRS (Escitalopram, Sertraline) à faible dose en première ligne. Certains antidépresseurs sont à éviter (Fluoxétine, Paroxétine) et les tricycliques à forte précaution. Danger du SiADH (hyponatrémie) et syndrome sérotoninergique.
Psychotropes et Fonction Cardiaque :
Risque d'effets secondaires cardiovasculaires :
Hypotension orthostatique (HO) : Risque accru avec les antipsychotiques, antidépresseurs tricycliques, benzodiazépines.
Allongement de l'intervalle QT : Potentiellement grave (torsades de pointe, arythmies) avec de nombreux psychotropes (neuroleptiques, antidépresseurs, lithium, méthadone). Nécessite une surveillance ECG.
Syndrome Métabolique :
Les psychotropes, notamment les "pines" (Clozapine, Olanzapine), peuvent entraîner :
Résistance à l'insuline/diabète.
Prise de poids.
Hypertension.
Dyslipidémie.
Le risque est classé : important pour Clozapine et Olanzapine, moyen pour Quétiapine et Rispéridone, faible pour Aripiprazole et Halopéridol. Nécessite une surveillance régulière du poids, IMC, glycémie, bilan lipidique, pression artérielle.
Bonnes Pratiques :
Réduire la polymédication.
Vérifier les interactions médicamenteuses (CYP450, P-glycoprotéine).
Individualiser le traitement en fonction du patient.
Balance bénéfices-risques.
Gestion des Troubles du Comportement chez les Personnes Âgées :
Privilégier les approches non médicamenteuses. Évaluer l'indication d'un antipsychotique avec prudence, car ils peuvent induire un déclin cognitif. En cas de démence, la Rispéridone est privilégiée pour l'agitation, sauf en cas d'atteinte motrice où la Clozapine ou la Quétiapine peuvent être envisagées. La durée de prescription doit être courte.
Conclusion : Traitements en Psychiatrie
Les traitements en psychiatrie sont complexes et doivent être hautement individualisés. Les molécules sont nombreuses et leurs effets dépendent de multiples facteurs (pharmacocinétique, pharmacodynamie, interactions, âge du patient, comorbidités). La prescription doit être mûrement réfléchie, en tenant compte des bénéfices et des risques, et toujours accompagnée d'un suivi rigoureux. L'adhésion du patient au traitement est primordiale.
Lancer un quiz
Teste tes connaissances avec des questions interactives