FORMATION TN — Conduite et sécurité
99 cartesQuestions-réponses de révision sur la conduite des trains de service, le BB 63500, le freinage, les manœuvres, les contrôles et les procédures de sécurité.
25 cartes
Quelle vitesse maximale respecter lors d’un refoulement si le conducteur ne voit pas la voie depuis sa cabine ?
15 km/h maximum, avec un agent habilité pour commander la manœuvre ou provoquer l’arrêt.
Quelle est la longueur maximale d’un train de service pendant le service voyageurs ?
225 m.
Quel document indique les caractéristiques et les conditions de circulation d’un engin d’entreprise ?
La fiche de circulation de l’engin, qui précise ses caractéristiques et ses conditions de circulation.
Quelle est la vitesse maximale d’un train de service en ligne sur la ligne A, hors sections particulières ?
60 km/h maximum sur la ligne, hors sections particulières.
Quels sont les temps de serrage et de desserrage du régime voyageurs ?
Serrage : 4 à 6 secondes ; desserrage : environ 10 secondes.
Peut-on transmettre un ordre d’arrêt immédiat par radio ou par PAP ?
Non. Les moyens phoniques ne permettent pas de transmettre cet ordre.
Comment le chef de manœuvre vérifie-t-il le desserrage des freins des wagons ?
Après réalimentation de la CG à 5 bar, il vérifie le décollage des sabots wagon par wagon, en progressant vers l’extrémité du convoi.
Quelle autorité le pilote exerce-t-il en matière de sécurité pendant la circulation ?
Une autorité sur le conducteur pour l’application de la réglementation de sécurité.
Combien de wagonnets CODER peut-on remorquer au maximum, sous réserve de la charge remorquable ?
6 wagonnets, sous réserve de respecter la charge remorquable.
Quelles actions le conducteur doit-il effectuer après l’accostage et l’appui avant l’attelage ?
Interrompre l’effort de traction, inhiber la traction et vidanger complètement la conduite générale.
Que signale le défaut HT1 sur un BB 63500 ?
Un problème d’humidité dans les moteurs électriques, qui inhibe la traction.
Quelle plage de vitesse couvre le mode « vitesse lente » du BB 63500 ?
De 0 à 15 km/h.
Quels moyens permettent de purger les freins du BB 63500 ?
Le bouton « PURGE CYL FREIN » au pupitre, les tirettes des cylindres sur chaque bogie ou celles des distributeurs.
Comment contrôler le niveau de combustible au dégarage du BB 63500 ?
Sur l’afficheur central, via « UTILISATION », ou avec la jauge de la passerelle avant.
Comment le chef de manœuvre vérifie-t-il le serrage des freins des wagons ?
Il vérifie l’application des sabots sur les roues freinées, wagon par wagon, en revenant vers la cabine ; il resserre le frein à main après chaque vérification.
À partir de quel niveau de charge du moteur en service le second moteur peut-il démarrer automatiquement ?
À environ 60 % ; le conducteur peut aussi anticiper le démarrage avec la commande prévue.
À quelle vitesse maximale circule-t-on sur un parc voie ?
30 km/h maximum, en marche en manœuvre, sous la responsabilité d’un Chef de Manœuvre.
Quelle est la vitesse maximale sous les halls ?
6 km/h maximum.
Quelle vitesse maximale respecter dans une zone de chantier ?
15 km/h maximum, en marche à vue ; la mise en mouvement se fait sur ordre du Chef de Chantier.
Quelle règle s’applique à la circulation dans un domaine d’essais ?
Marche normale, sauf dérogation expressément prévue dans l’OTS ou l’ordre d’essai.
Quels organes d’attelage et de choc faut-il examiner pendant la visite extérieure au dégarage ?
Examiner les tampons, crochets et tendeurs.
Quand les pantographes doivent-ils être complètement abaissés au passage d’une signalisation « BIMODE vers… » ?
Au plus tard au droit de la signalisation, lors du passage d’une voie électrifiée vers une voie non électrifiée ou hors RATP.
Quel essai d’immobilité faut-il réaliser lors du garage complet du BB ?
Effectuer l’essai de non-dérive : freins pneumatiques desserrés, observer le train pendant au moins 30 secondes ; aucun déplacement ne doit survenir.
Quels essais de freinage et de sécurité doivent être réalisés au dégarage du BB ?
Réaliser les essais des freins continu automatique et direct, du robinet et des boutons d’urgence, de la VACMA, de la traction et de l’alerte lumineuse.
Que doit faire le conducteur après la détonation d’un ou plusieurs pétards ?
Effectuer un arrêt d’urgence, se tenir prêt à abaisser les pantographes, aviser le chef de régulation à l’arrêt, puis repartir en marche à vue.
Fiche de révision
Circulation et vitesses
Les limites dépendent du lieu, du type de mouvement et de la visibilité. Les vitesses indiquées sont des maxima : toute limitation réglementaire inférieure reste applicable.
Quelle vitesse respecter en ligne ?
La vitesse maximale d’un train de service sur la ligne A est de 60 km/h. Elle est abaissée à 50 km/h de Saint-Germain-en-Laye à Charles-de-Gaulle-Étoile en sens impair, et de Charles-de-Gaulle-Étoile à La Défense en sens pair. Par exemple, dans l’une de ces sections, la limite de 50 km/h prévaut sur le maximum général de 60 km/h.
Comment circuler dans un parc voie ou une zone de chantier ?
Dans un parc voie, on circule en marche en manœuvre à 30 km/h maximum, sous la responsabilité d’un Chef de Manœuvre. Dans une zone de chantier, on circule en marche à vue à 15 km/h maximum et la mise en mouvement se fait sur ordre du Chef de Chantier. Ainsi, même si la vitesse du parc voie est supérieure, elle ne s’applique pas dans la zone de chantier.
Quelle règle s’applique dans un domaine d’essais ?
La circulation s’effectue en marche normale, sauf dérogation expressément prévue sur l’OTS ou l’ordre d’essai. Le Chef des essais dirige la réalisation de l’essai ; le Chef de Bord, gradé d’exploitation, est responsable de la circulation du train d’essai et veille au respect de la réglementation. Une demande contraire aux règles normales n’est applicable que si la dérogation correspondante est écrite dans l’ordre d’essai ; en cas de doute, l’essai est interrompu.
Quelles sont les limites dans les ateliers MRF et sous les halls ?
La vitesse maximale est de 15 km/h aux ateliers de Sucy et de 10 km/h à ceux de Rueil ; les manœuvres relèvent du Coordinateur MRF. Sous les halls, la limite est de 6 km/h. Ainsi, dans un hall d’atelier, la limite sous les halls de 6 km/h s’applique.
À quelle vitesse effectuer un refoulement ?
Si le conducteur observe la voie et les signaux depuis sa cabine, le maximum est de 30 km/h. Sans cette visibilité, le maximum est de 15 km/h et un agent habilité doit soit se placer sur le véhicule de tête avec un moyen de provoquer l’arrêt, soit rester à proximité pour commander la manœuvre et donner l’ordre d’arrêt. La RPS est isolée pendant le refoulement.
Quelles règles particulières concernent les signaux et les longs rails ?
Sur un appareil de voie normalement limité à 30 km/h, un train de longs rails est limité à 10 km/h ; cette réduction ne s’étend pas automatiquement aux appareils limités à 60 km/h. Devant un feu jaune clignotant, se préparer à franchir le signal suivant à 30 km/h maximum et respecter l’avertissement présenté. Devant un avertissement, pouvoir s’arrêter avant le signal suivant s’il présente l’arrêt et ne pas dépasser 30 km/h au franchissement de l’avertissement.
Que signifient les seuils de survitesse du BB 63500 ?
À partir de 61 km/h, un buzzer retentit ; à partir de 64 km/h, l’arrêt automatique de survitesse intervient. Ces seuils techniques n’autorisent jamais à dépasser une limite réglementaire inférieure : par exemple, ils ne changent pas la limite de 50 km/h d’une section particulière.
Quelles précautions prendre avec un mauvais shunteur ?
Un mauvais shunteur peut ne pas être détecté de façon fiable par les circuits de voie. Sur un appareil de voie à retour automatique, une perte de détection avant le dégagement complet peut entraîner son retour alors qu’une partie du train s’y trouve encore. Au dégarage ou au retour de chantier d’une DIV200, contrôler les quatre frotteurs : usure et appui sur le rail, fixation des connexions et libre débattement du sabot ; signaler toute anomalie au Chef de Régulation. Vérifier aussi la date du dernier entretien : au-delà de 15 jours, l’aviser afin d’appliquer les dispositions prévues pour un mauvais shunteur.
Avant le départ, préparer l’itinéraire, repérer les appareils de voie à retour automatique, informer le Chef de Régulation du mauvais shuntage et signaler les appareils concernés ; appliquer les mesures de protection prescrites. Elles peuvent comprendre le tracé permanent, la mise hors service des automatismes concernés, l’annulation d’itinéraires incompatibles, la commande manuelle des appareils en MAIN ou une mesure équivalente. Attendre le dégagement complet de tous les circuits de voie avant de détruire manuellement l’itinéraire ou d’autoriser un itinéraire incompatible.
Quelles règles appliquer aux wagonnets CODER ?
Les CODER utilisent un attelage à tulipe et à boule ; on peut en remorquer au maximum six, sous réserve de la charge remorquable. Sur voie principale en refoulement, la limite est de trois wagonnets poussés ; un appareil de voie talonnable abordé par le talon doit être disposé au préalable pour l’itinéraire à suivre. Les CODER sont considérés comme mauvais shunteurs.
Vitesses des CODER : 40 km/h en circulation normale avec l’engin de traction en tête ; 30 km/h avec un wagonnet non freiné ; 20 km/h avec deux ou trois non freinés ; 15 km/h en refoulement. À partir de quatre wagonnets non freinés, l’acheminement se fait en plusieurs fois. Par exemple, trois wagonnets non freinés imposent la limite de 20 km/h, tandis que quatre nécessitent plusieurs trajets.
Dans quels cas isoler la RPS ?
La RPS est notamment isolée en pousse attelée sur l’engin placé en queue et pendant un refoulement. Elle l’est aussi lors de certaines opérations particulières de chantier, dans les conditions réglementaires prévues. Pour le ballastage, le meulage, le déroulage ou l’enroulage, le geste dépend du matériel utilisé et de son équipement RPS.
BB 63500 — conduite et fonctionnement
Comment l’ATF asservit-elle la traction au freinage ?
L’ATF met le ou les moteurs diesels au ralenti et inhibe la traction lorsque les conditions de freinage prévues sont atteintes. Au-dessus de 5 km/h, cela se produit si la traction est commandée et que la CG atteint 4,8 bar en valeur décroissante, ou si la CG est à 5 bar et que le CF atteint 0,3 bar au frein direct. En dessous de 5 km/h, le seuil est un CF à 1,5 bar, obtenu au frein direct ou au frein continu automatique. La traction ne reprend pas tant que freinage et commande de traction sont maintenus; retenir 0,3 bar, et non 0,8 bar.
À quoi sert la surcharge et comment vérifier son effet ?
Elle vise à obtenir le desserrage complet des véhicules équipés d’un distributeur, notamment au dégarage ou après un changement de machine. Sur le BB, la CG monte à 5,4 bar puis revient automatiquement à 5 bar :
- 1
Appuyer environ une seconde sur SURCHARGE; la montée à 5,4 bar prend environ 30 secondes.
- 2
Attendre le retour à 5 bar, qui prend environ 3 minutes, puis contrôler le desserrage et effectuer l’essai du frein continu automatique.
- 3
Si le desserrage n’est pas obtenu, l’équipement concerné peut nécessiter isolement, vidange ou purge, puis réalimentation; ne pas purger si la surcharge a suffi.
Que faire lorsque le défaut HT1 apparaît ?
HT1 signale de l’humidité dans les moteurs électriques et inhibe la traction. Appliquer la procédure suivante, sans effectuer de long déplacement ni tracter de fortes charges :
- 1
Placer K HT1 sur HT1, sélectionner un sens de marche et déplacer le train d’environ 10 mètres.
- 2
Attendre l’extinction du message, replacer K HT1 sur N et annuler le sens de marche.
- 3
Recommander un sens de marche, puis poursuivre le service.
Comment contrôler le combustible au dégarage ?
Consulter le niveau sur l’afficheur central en appuyant sur « UTILISATION », en bas à droite de l’écran tactile, ou le vérifier avec la jauge de la passerelle avant. L’affichage devient rouge sous 500 litres; ce seuil décrit l’indication de l’afficheur et ne constitue pas, à lui seul, un minimum réglementaire autorisant le départ.
Quels moyens permettent de purger les freins du BB ?
Le bouton PURGE CYL FREIN au pupitre, les tirettes de purge des CF sous chaque bogie et les tirettes de purge sur chaque distributeur sont les moyens disponibles. Il faut distinguer la purge des cylindres de frein de celle du distributeur.
Peut-on démarrer le deuxième moteur diesel en roulant ?
Oui. Lorsque le moteur en service atteint environ 60 % de charge, le second peut démarrer automatiquement; le conducteur peut aussi anticiper son démarrage avec la commande prévue. Pour retrouver l’effort de traction optimal, ramener l’intensité à 0, puis reprendre la traction.
Comment fonctionnent les modes vitesse stabilisée et vitesse lente ?
La vitesse stabilisée permet une consigne de 0 à 5 km/h; la vitesse lente, de 0 à 15 km/h. Activer le mode convoi arrêté. L’automate régule l’effort de traction pour atteindre la consigne, mais ne freine pas : en descente, le locotracteur peut donc dépasser la vitesse réglée.
Comment mettre en véhicule un BB préparé ou dépréparé ?
Pour un BB préparé :
- 1
Prendre les précautions de stationnement, vidanger la CG par serrage du frein continu automatique et desserrer impérativement le frein direct.
- 2
Réaliser l’attelage mécanique et pneumatique; en baie de frein, fermer XG.FD et XG.CG, puis vérifier MA.RM.FA à 0 bar ou en baisse vers 0.
- 3
En cabine, placer ISOLEMENT PUPITRE sur HS, allumer les signaux optiques si nécessaire et effectuer l’essai des freins.
- 4
Au desserrage, vérifier les CF à 0 bar; supprimer les précautions de stationnement. Seul le robinet d’urgence reste actif dans la cabine.
Pour un BB dépréparé : prendre les précautions de stationnement et effectuer les opérations de garage, puis fermer XG.FD et XG.CG et vérifier MA.RM.FA à 0 bar. Ouvrir progressivement le robinet de purge des réservoirs principaux, les vidanger et refermer le robinet; purger ensuite les cylindres avec les tirettes sous caisse. Vérifier CP = 0, CG = 0 et CF = 0, puis effectuer un essai des freins sur le convoi.
Que faire en cas d’alarme incendie ou de témoin rouge d’AdBlue ?
En cas d’alarme incendie en cabine :
- 1
Déclencher les alertes prévues; arrêter MD1 et MD2 avec K ARRÊT FORCÉ, puis arrêter le moteur auxiliaire.
- 2
Après l’arrêt des moteurs, remettre K ARRÊT FORCÉ sur NORMAL, puis placer ISOLEMENT PUPITRE et KBA sur HS.
- 3
Quitter la cabine, rechercher si possible l’origine du feu et aviser le Chef de Régulation.
Le témoin rouge d’urée / AdBlue entraîne une perte de puissance. Au dégarage, aviser le Chef de Régulation, inscrire l’anomalie au livret de signalement et ne pas partir avec le locotracteur. En ligne, aviser le Chef de Régulation et garer le train dans un parc voie.
Attelage et freinage des wagons
Comment atteler un wagon à une locomotive ?
Utiliser normalement le tendeur d’attelage du wagon et placer le tendeur non utilisé sur son crochet de repos. Pour l’accouplement pneumatique, fermer les robinets avant de réunir les têtes d’accouplement, puis ouvrir les robinets en commençant du côté du wagon.
Comment régler le dispositif vide-chargé ?
Comparer la masse totale du wagon — tare et chargement — à la masse de changement de position inscrite près de la manette. Si la masse est égale ou supérieure au seuil, régler sur CHARGÉ ; si elle lui est inférieure, régler sur VIDE. Un wagon vide, ou une charge incertaine, se règle sur VIDE. Ce dispositif adapte l’effort de freinage à la masse : en position VIDE, l’effort est réduit, notamment pour limiter le risque d’enrayage d’un wagon léger.
Quelle particularité concerne certains wagons-grues ?
Sur certains wagons-grues, le dispositif est réglé de base sur CHARGÉ, voire condamné dans cette position. La grue étant un équipement permanent du wagon, la position prévue reste CHARGÉ même si aucun chargement supplémentaire n’est transporté.
Quels sont les régimes voyageurs et marchandises ?
Le régime voyageurs correspond à la position droite : serrage en 4 à 6 secondes et desserrage en environ 10 secondes. Le régime marchandises correspond à la position gauche : serrage en environ 40 secondes et desserrage en environ 40 secondes avec une triple valve, ou au moins une minute avec un distributeur.
Que faire si un véhicule ne possède que le régime marchandises ?
Sur les lignes RATP, le train de service doit être freiné au régime voyageurs : il faut donc isoler le frein du véhicule équipé uniquement du régime marchandises. Le dernier véhicule doit normalement rester freiné. Si le véhicule isolé est en queue, le repositionner dans le convoi lorsque c’est possible, reprendre les contrôles de composition, recalculer notamment le freinage de dérive et effectuer l’essai de frein requis.
Quelle différence existe entre une triple valve et un distributeur ?
Un distributeur est modérable au serrage comme au desserrage. Une triple valve est modérable uniquement au serrage : ne pas lui attribuer une modération au desserrage.
Quand l’essai complet des freins est-il obligatoire ?
L’essai complet est notamment obligatoire au dégarage ; après un stationnement supérieur à 30 minutes ; après une modification de composition ; après manœuvre d’un robinet d’interruption CP ou CG ou d’isolement du frein ; après actionnement d’une tirette de purge ; après surcharge ; après manœuvre du vide-chargé, du voyageurs-marchandises ou d’un autre dispositif relatif au frein.
Quand réalise-t-on un essai réduit et que vérifie-t-il ?
L’essai réduit est effectué après un changement d’engin de traction, une remise en tête de l’engin ou la mise en place du NICOT. Il se limite au contrôle de la continuité de la conduite générale (CG). Après réalimentation de la CG, vérifier également le desserrage du dernier véhicule freiné.
À quoi sert le NICOT et comment contrôler la continuité de la CG ?
Le NICOT permet à l’agent placé en tête d’un train refoulant de provoquer l’arrêt par vidange de la CG ; sa poignée est amenée progressivement en ouverture totale, puis replacée en fermeture lorsque la marche peut reprendre. Pour le contrôle : stabiliser la CG à 5 bar ; sur ordre du conducteur, provoquer une dépression depuis l’extrémité éloignée, avec le robinet du NICOT s’il est installé ; constater la chute de pression, réalimenter à 5 bar, puis contrôler le desserrage.
Comment contrôler le serrage et le desserrage wagon par wagon ?
Pour le blocage, le chef de manœuvre, informé par le conducteur, revient vers la cabine : sur chaque wagon, il desserre le frein à main, vérifie l’application des sabots sur les roues des essieux freinés, puis resserre le frein à main avant de passer au suivant. Sur le dernier wagon contrôlé, il le laisse desserré pour commencer le contrôle du desserrage ; il annonce « Essai de serrage concluant » et montre cinq doigts pour demander la réalimentation à 5 bar.
Après réalimentation de la CG et sur ordre du conducteur, il vérifie d’abord le décollage des sabots sur ce wagon déjà desserré, puis resserre son frein à main. Il poursuit vers l’extrémité du convoi : pour chaque autre wagon, il desserre le frein à main, vérifie le décollage des sabots, puis le resserre avant de poursuivre. À la fin, il annonce « Essai de desserrage concluant ».
Composition du convoi
Quelles conditions générales le train doit-il respecter ?
Avant sa mise en circulation, la formation du train doit notamment être conforme aux conditions suivantes :
- charge remorquable et longueur maximale ;
- régime de freinage ;
- nombre et répartition des essieux freinés ;
- freinage de dérive ;
- gabarit et chargement ;
- équipements de sécurité ;
- conditions applicables au véhicule de queue.
Si une condition de formation n’est pas satisfaite, le train ne doit pas circuler. Il faut donc vérifier la conformité de l’ensemble du convoi, et non uniquement sa masse.
Quelle différence y a-t-il entre charge remorquée et charge remorquable ?
La charge remorquée est la masse réelle de tous les véhicules remorqués : pour chacun, on additionne la tare et le chargement, puis on totalise les véhicules. La charge remorquable est la masse maximale que le ou les engins de traction peuvent remorquer sur le parcours ; elle dépend notamment du type et de l’état de l’engin, de la puissance disponible et de la plus forte rampe. La première décrit le convoi effectivement formé, la seconde sa limite de traction autorisée.
Quels plafonds généraux de charge remorquable faut-il appliquer ?
Le plafond général est de 800 t dès que le train comporte au moins un wagon à essieux ; il est de 1 500 t si aucun wagon à essieux n’est présent. Ainsi, un train composé de wagons à bogies et d’un seul wagon à essieux relève du plafond de 800 t, et non de celui de 1 500 t. Ces plafonds ne remplacent pas l’évaluation de la capacité de traction sur le parcours.
Quelle longueur maximale s’applique pendant ou hors du service voyageurs ?
La longueur maximale d’un train de service est de 225 m pendant le service voyageurs et de 500 m en dehors de ce service. Pour vérifier la limite, il faut additionner les longueurs conventionnelles des éléments du train. Par exemple, deux wagons à bogies représentent 40 m selon le repère conventionnel ; cela laisse 185 m sous la limite de 225 m, avant de compter les autres éléments.
Quels repères conventionnels utiliser pour calculer la longueur ?
Pour le calcul conventionnel, compter 15 m par engin de traction, 15 m par wagon à essieux et 20 m par wagon à bogies. Par exemple, un engin de traction suivi de trois wagons à bogies compte pour 15 + 3 × 20 = 75 m. Il s’agit de longueurs en mètres, et non de masses en tonnes.
Documents et personnel
Quels documents le conducteur doit-il avoir avant la circulation ?
Le conducteur doit disposer de la notice technique voies et signalisation et de l’ordre de transport ou d’essai. Il doit également avoir le bulletin de composition lorsque celui-ci est nécessaire. Ces documents donnent les éléments utiles à la circulation et à la composition du train.
Quel document accompagne un engin d’entreprise ?
Un engin d’entreprise dispose également d’une fiche de circulation. Elle indique les caractéristiques de l’engin et ses conditions de circulation : elle complète donc les documents nécessaires au conducteur.
Quel est le rôle du pilote et quelle autorité exerce-t-il ?
Le pilote est un conducteur autorisé transport sur la ligne concernée. En dehors d’un parc technique ou d’une zone de chantier, il est responsable de la circulation d’un train conduit par un conducteur d’entreprise ou par un conducteur n’appartenant pas au département RER. Il a autorité sur le conducteur pour l’application de la réglementation de sécurité et il est seul habilité à recevoir une AFSM. Dans une zone de chantier comportant un ou plusieurs signaux de manœuvre, sa présence est nécessaire.
Que vérifie le pilote avant le départ ?
Avant la circulation, le pilote vérifie que le conducteur est agréé par la RATP ou la SNCF, que l’engin de traction possède ses agrès de sécurité et que les conditions de formation du train sont réalisées. Pour un train d’entreprise, il fait effectuer l’essai des freins et y participe comme second agent. Par exemple, avant le départ d’un tel train, il prend part à cet essai plutôt que de se limiter à vérifier les documents.
Que doit faire le pilote pendant la circulation et concernant les commandes d’arrêt ?
Le pilote attire l’attention du conducteur sur les signaux et points particuliers, indique les vitesses limites et les particularités de ligne susceptibles de compliquer la conduite, et surveille le train. Il doit toujours être en mesure d’effectuer un arrêt d’urgence et signale au Chef de Régulation les anomalies mettant en cause la sécurité. Il doit aussi connaître les manœuvres permettant d’arrêter et d’immobiliser le train : s’il ne connaît pas l’engin, il demande qu’on lui montre les dispositifs d’arrêt d’urgence et qu’on lui explique leur utilisation, ainsi que les manœuvres d’immobilisation.
Un conducteur RATP peut-il conduire la machine extérieure étudiée ?
Oui, dans la situation prévue, avec un pilote qui accompagne le conducteur et assure notamment la fonction de second agent. Si la machine ne possède pas de NICOT, il faut en récupérer un sur un autre engin et le raccorder à la conduite générale (CG).
Peut-on transmettre un ordre d’arrêt immédiat par radio ou PAP ?
Non. Une liaison phonique peut transmettre des ordres et des informations, mais pas un ordre d’arrêt immédiat : celui-ci doit être transmis par les moyens réglementaires prévus. Il faut donc distinguer la communication d’une information de la commande réglementaire qui provoque l’arrêt.
Attelage, dégarage et garage
Quelles précautions prendre après l’accostage avant l’attelage ?
Avant l’intervention de l’agent au sol, les précautions de stationnement de la partie fixe du train doivent être prises. Après l’accostage et l’appui, le conducteur interrompt l’effort de traction, inhibe la traction et vidange complètement la conduite générale (CG). Ces dispositions précèdent l’attelage mécanique et pneumatique.
Que faut-il contrôler pendant la visite extérieure au dégarage ?
Vérifier l’absence de jalon d’arrêt ou de drapeau, puis la conformité du convoi au bulletin de composition et aux conditions de formation, notamment sa longueur, sa charge remorquée et son frein de dérive. Examiner les tampons, crochets, tendeurs et accouplements pneumatiques, notamment ceux de la CG ; contrôler aussi la position des robinets et dispositifs de frein, du vide-chargé et du voyageurs-marchandises, qui doit être en position voyageurs. Enfin, vérifier ridelles, ranchers et chargement : rien ne doit risquer d’engager le gabarit ni présenter d’anomalie.
Que signifie le repère de pression « 8 / 5 / 0 » ?
Il correspond, dans l’ordre, à CP ≈ 8 bar, CG = 5 bar stabilisés et CF = 0 bar lorsque les freins pneumatiques sont desserrés. Ce repère permet de vérifier les pressions aux manomètres ; il ne remplace pas les conditions particulières exigées pour chaque essai.
Comment réaliser et interpréter l’essai de non-dérive ?
- 1
Immobiliser le convoi au frein à main, desserrer les freins pneumatiques et vérifier que les CF sont à 0 bar. 2. Prendre un repère sur le train et un repère fixe extérieur, puis observer pendant au moins 30 secondes. 3. L’essai est concluant si aucun déplacement n’est constaté ; ensuite, vidanger la CG en commandant un serrage du frein continu automatique.
Quelles précautions prendre avant d’abandonner la cabine ?
Prendre les précautions de stationnement, annuler le sens de marche et placer « ISOLEMENT PUPITRE » sur « HS » au pupitre en service. En déclivité, ajouter le serrage de tous les freins à main, la pose des cales et un essai de non-dérive. Le garage complet comporte ensuite des opérations supplémentaires sur le BB.
Dans quel ordre effectuer le garage complet du BB 63500 ?
- 1
Arrêter le BB à la position prévue, l’immobiliser au frein continu automatique et vérifier le dégagement des traverses de croisement ; prendre les précautions de stationnement et serrer le frein à main. 2. Desserrer les freins pneumatiques, contrôler CF = 0 bar et effectuer l’essai de non-dérive pendant au moins 30 secondes. 3. Annuler le sens de marche, puis vidanger complètement la CG sur « SERRAGE ». 4. Placer « ISOLEMENT PUPITRE » sur « HS », arrêter les diesels puis le moteur auxiliaire, placer les commutateurs en bonne position et mettre KBA sur « HS ». 5. Allumer les signaux optiques si nécessaire, fermer glaces et portes, puis contrôler extérieurement l’état du train et la présence des agrès ; signaler toute anomalie au chef de régulation et la consigner au livret d’entretien.
Quels essais et contrôles effectuer au dégarage du BB ?
Après préparation, avec « ISOLEMENT PUPITRE » sur « EN » et un pupitre sélectionné, vérifier le frein continu automatique, le frein direct, le robinet et les deux boutons d’arrêt d’urgence, la VACMA à l’arrêt, l’alerte lumineuse dans les deux sens, les sablières dans les deux sens, la radio Tetra et le PAP Tetra VMI, ainsi que la traction dans les deux sens. Contrôler aussi l’enregistreur de vitesse ; à l’extérieur, vérifier les signaux optiques dans les deux sens et l’éjection effective du sable.
Pour chaque essai, respecter les conditions de pression. Pour l’essai du frein continu automatique, la CP doit dépasser 7,5 bar et le frein à main doit être serré. Lors de la mise en marche, effectuer également l’essai de la veille automatique en marche et l’essai d’efficacité du freinage.
Quels agrès, équipements et documents contrôler ?
Contrôler la présence de : 2 cales antidérive ou à manche ; 2 boîtes de 6 pétards ; 2 écrans translucides rouges ; 1 lanterne rouge et blanche ; 2 drapeaux rouges ; 1 barre de court-circuit ; 1 attelage de secours Dellner sur le BB ; 2 tampons de transition pour la ligne A ; 1 appareil amovible de sécurité ; 1 boîte à outils. Sur le BB 63500, vérifier aussi les 2 extincteurs, le coupleur de mise en unité multiple et les documents de bord. Consulter la fiche rose et le livret d’entretien avant le dégarage.
TRA et signalisation particulière
À quoi servent les modes BATTERIE et PANTOGRAPHE du TRA ?
Le mode BATTERIE permet au TRA de se déplacer sur les parcs voie ou les chantiers en utilisant les batteries de traction. Le mode PANTOGRAPHE sert à acheminer le TRA ou le convoi vers les chantiers avec l’alimentation par la ligne aérienne. Il est interdit de tractionner en mode PANTOGRAPHE sur une voie de rechargement. Le mode se sélectionne à l’arrêt avec le commutateur Z-MODE : par exemple, pour circuler sur un parc voie, choisir BATTERIE.
Comment passer du mode PANTOGRAPHE au mode BATTERIE ?
La transition s’effectue à l’arrêt. Placer Z-MODE sur BATTERIE : le disjoncteur s’ouvre et le pantographe descend automatiquement. Si le pantographe reste en position haute, le mode BATTERIE ne s’active pas ; il faut donc vérifier son abaissement avant de considérer le changement de mode effectué.
Comment passer du mode BATTERIE au mode PANTOGRAPHE ?
La transition se réalise également à l’arrêt, en contrôlant successivement la montée du pantographe et la fermeture du disjoncteur.
- 1
Placer Z-MODE sur PANTOGRAPHE. 2. Placer Z(PT) sur MONTER et vérifier la montée à l’aide du voltmètre ligne et de l’icône sur la console. 3. Placer Z(DJ) sur ENCLENCHER et vérifier la fermeture du disjoncteur grâce à l’icône sur la console. Par exemple, la sélection du mode seule ne suffit pas : les contrôles des deux équipements confirment que l’alimentation est établie.
Que se passe-t-il si Z-MODE est actionné en mouvement ?
En mouvement, toute action sur Z-MODE est inhibée et provoque une alarme. Il faut arrêter le train et remettre le sélecteur dans sa position initiale ; ne pas tenter de poursuivre la transition en roulant.
Que signifie « BIMODE vers ... » avec le signal « baissez-panto » ?
Cette signalisation concerne le passage d’une voie électrifiée vers une voie non électrifiée ou une voie n’appartenant pas à la RATP. Elle n’est pas précédée d’un signal à distance « baissez-panto ». Les pantographes doivent être complètement abaissés au plus tard au droit de la signalisation ; sur le TRA, le changement de mode s’effectue à l’arrêt.
Que signifie « BIMODE » en fin de parcours ?
Le signal de fin de parcours « baissez-panto » concerne le retour depuis une voie non électrifiée ou hors RATP vers une voie électrifiée. Le conducteur peut appliquer la procédure de levée lorsqu’il a la certitude que le dernier pantographe a dégagé cette signalisation. Le repère déterminant est donc le dégagement du signal par le dernier pantographe, et non seulement par la tête du TRA.
Que faire après la détonation d’un ou plusieurs pétards ?
La détonation impose d’abord un arrêt d’urgence ; le conducteur se tient prêt à abaisser les pantographes. Une fois à l’arrêt, il avise ou fait aviser le chef de régulation, puis repart en marche à vue. Par exemple, si aucun signal ne commande l’arrêt, la marche normale peut reprendre seulement après que le train a dégagé, depuis le point d’arrêt, une distance au moins égale à la distance de couverture, et à condition que rien ne s’y oppose.
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Effectuer un arrêt d’urgence et se tenir prêt à abaisser les pantographes. 2. À l’arrêt, aviser ou faire aviser le chef de régulation. 3. Repartir en marche à vue. 4. En l’absence d’un signal commandant l’arrêt, reprendre éventuellement la marche normale après avoir dégagé la distance de couverture depuis le point d’arrêt, si rien ne s’y oppose.
Teste ta compréhension
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À partir de quelle vitesse le BB 63500 déclenche-t-il son arrêt automatique de survitesse ?
Sur un appareil de voie normalement limité à 30 km/h, quelle vitesse maximale s'applique à un train de longs rails ?
Lors d'un refoulement, quelle vitesse maximale s'applique si le conducteur ne peut pas observer la voie et les signaux depuis sa cabine ?
Sur la ligne A, quelle vitesse maximale s'applique hors des sections particulières limitées à 50 km/h ?
Quel est le nombre maximal de wagonnets CODER pouvant être remorqués, sous réserve de la charge remorquable ?
Quelle vitesse maximale s'applique sous les halls ?
Quel risque présente un engin mauvais shunteur sur un appareil de voie à retour automatique ?
Quelle est la vitesse maximale du mode « vitesse lente » du BB ?
Quelle valeur de pression au CF au frein direct déclenche l'ATF au-dessus de 5 km/h, lorsque la CG est à 5 bar et la traction commandée ?
À quelle pression la CG monte-t-elle pendant l'utilisation de la surcharge sur le BB ?
Texte à trous
- À Sucy, la vitesse maximale dans les ateliers MRF est de 15 km/h.
- Si le dernier entretien des frotteurs de shuntage remonte à plus de 15 jours, le Chef de Régulation doit être avisé pour appliquer les dispositions prévues pour un mauvais shunteur.
- Un avertissement impose de pouvoir s'arrêter avant le signal suivant s'il présente l'arrêt et de ne pas dépasser 30 km/h au franchissement de l'avertissement.
- Avec quatre wagonnets non freinés ou plus, l'acheminement doit être effectué en plusieurs fois.
- Au-dessus de 5 km/h, lorsque la CG atteint 4,8 bar par valeur décroissante avec la traction commandée, l'ATF met le moteur diesel au ralenti.
- Dans un parc voie, la circulation s'effectue en marche en manœuvre à 30 km/h maximum.
- Sur voie principale, un refoulement de wagonnets CODER est limité à 3 wagonnets poussés.
- Dans une zone de chantier, la circulation s'effectue en marche à vue à 15 km/h maximum.
- Pour mettre en véhicule un BB dépréparé, les contrôles finaux doivent établir que CP, CG et CF sont tous à 0 bar.
- Pour assurer l'effort de traction optimal après le démarrage du deuxième moteur, le conducteur ramène l'intensité de traction à 0 avant de la reprendre.
- Après activation de la surcharge du BB, le retour automatique de la CG de 5,4 à 5 bar dure environ 3 minutes.
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