Finance d'entreprise et analyse financière

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Ce document explore la finance d'entreprise, la distinguant de la finance de marché. Il détaille la gestion financière, ses fonctions et politiques, ainsi que les méthodes d'analyse et de diagnostic financier, incluant les agrégats de performance comme la MBA et la CAF.

Introduction à la Finance d'Entreprise et Analyse de la Performance Financière

Ce cours offre une base conceptuelle, méthodologique et technique en finance, essentielle pour tout étudiant souhaitant se spécialiser ou occuper des fonctions décisionnelles en économie et gestion. Il explore la finance d'entreprise (corporate finance) et son rôle crucial dans la compréhension de l'équilibre et de la performance financière des organisations.

CHAPITRE I -QU'EST-CE QUE LA FINANCE DES ORGANISATIONS OU FINANCE D'ENTREPRISE ?

I - La Finance des Organisations

  • Définition: La finance est l'allocation optimale de ressources financières rares à des emplois multiples. C'est une double décision de sélection des ressources et des emplois.

  • Lien avec d'autres enseignements:

    • Ressources ➔ Système financier (macroéconomie, monnaie)

    • Emplois ➔ Stratégie de l'entreprise (microéconomie, stratégie d'entreprise)

  • Toute décision d'entreprise a une double dimension

: fonctionnelle et financière.

  • Évaluation des décisions:

    1. Pertinence fonctionnelle (ex: éclairer une pièce).

    2. Pertinence financière (ex: coût de l'électricité).

    Les enseignements de finance d'entreprise contribuent à apprécier la pertinence financière des décisions.

A - Critères de Distinction des Décisions Financières

Les entreprises classent leurs décisions selon trois éléments clés:

  • Quantité de ressources mobilisées: Plus le coût est élevé, plus la réflexion est approfondie (rareté des ressources).

  • Horizon temporel: Court terme vs. long terme. L'incertitude et l'aversion au risque influencent la durée de réflexion.

  • Irréversibilité: L'attention est accrue pour les décisions aux conséquences importantes et irréversibles.

B - Investissement vs. Consommation

  • Décisions d'investissement:

    • Engagent d'importantes ressources en vue de créer de la valeur future.

    • Déterminent la nature, la taille et la stratégie de l'entreprise.

    • Existent deux catégories:

      • Placement: Échange de monnaie contre actifs financiers (accessoirement pour les entreprises industrielles et commerciales).

      • Investissement et financement: Les principales décisions financières, liées à la durée et à la nature des opérations.

  • Décisions de consommation (opérationnelles):

    • Gèrent les affaires au jour le jour.

    • Conduisent à des dépenses qui détruisent de la richesse (fixation de prix, gestion des stocks).

    • Sont souvent standardisées par des routines et procédures enraison de leur volume.

C - Finance d'Entreprise vs. Finance de Marché

Il ne faut pas confondre ces deux disciplines :

  • Finance de marché: Concerne les activités sur les marchés financiers (échange d'actifs financiers). Son essor depuis les années 1980 a entraîné une globalisation financière.

  • Finance d'entreprise: S'intéresse à la dimension financière des décisions de l'entreprise.

  • Elles partagent des instruments et techniques (capitalisation, actualisation) mais diffèrent par leur objet.

II - La Gestion Financière des Entreprises

  • Définition: Ensemble des activités régulant les flux financiers d'emplois et de ressources au sein d'une organisation, en fonction de ses objectifs.

  • Processus de gestion:

    1. S'informer: Recenser objectifs, moyens, solutions (système d'information, comptabilité,conjoncture économique).

    2. Décider: Choisir une solution à l'aide de méthodes et d'outils (théorie financière).

    3. Mettre en œuvre: La décision doit être acceptée par l'organisation.

    4. Contrôler: Évaluer les résultats (analyse et diagnostic financiers, contrôle de gestion).

III - La Fonction Financière

  • Définition: Ensemble des personnes et services assurant la gestion financière, préparant et exécutant lesdécisions financières. C'est l'appareil organisationnel dédié à la gestion financière.

  • Rôles:

    • Opérationnel: Négociation de financements, gestion de trésorerie.

    • Assistance et expertise: Conseilauprès de la direction générale pour les investissements (préstige).

  • Organisation: Varie selon la taille et l'environnement de l'entreprise.

  • Petites et Moyennes Entreprises (PME):

    • Fonctionsouvent limitée, gérée par le dirigeant.

    • Objectifs: revenu et indépendance financière.

    • Fonction principalement comptable, le comptable assumant souvent les fonctions de trésorier.

    • Tendance à se rapprocher des grandes entreprises (internationalisation, actionnariat externe).

  • Grandes Entreprises:

    • Objectif: maximisation de la valeur des titres (rentabilité des capitaux investis).

    • Fonction financière complexe et spécialisée:

      • Organes de gestion: Relations bancaires, trésorerie, fiscalité, planification.

      • Organes d'information: Comptabilité générale et analytique.

      • Organes de contrôle: Contrôle de gestion, audit interne, budgets.

    • Position dans l'organigramme: peut être subalterne, moyenne ou prééminente (adjointe à la direction générale).

  • Group

es d'Entreprises:

  • Fonction financière peu décentralisée (siège social/holding).

  • Avantages de la centralisation: coût du capital plus faible, réduction des risques, frais financiers minimisés, meilleure coordination.

  • Inconvénient: peut renforcer la focalisation sur la rentabilité au détriment de l'investissement productif.

  • Trois rôles majeurs de la fonction financière:

    1. Mettre à disposition les ressources ettechniques nécessaires.

    2. Apprécier l'intérêt des projets (stratégie financière).

    3. Contrôler l'utilisation des ressources.

IV - La Politique Financière de l'Entreprise

  • Définition: Mise en cohérence de l'ensemble des décisions financières.

  • Décisions financières clés:

    • Décision d'investissement: Dépense immédiate pour un gain futur (création de valeur). Distincte de la consommation.

    • Décision de financement: Collecte de ressources nouvelles (apports, emprunts). Intimement liée à l'investissement (coût du financement vs. rentabilité attendue).

    • Décision d'affectation durésultat: Maintien de l'autofinancement ou distribution aux associés. Affecte les ressources disponibles et l'attitude des investisseurs.

  • Double objet de la politique financière:

    • Équilibre instantané:Solde des flux monétaires entrants et sortants (trésorerie).

    • Équilibre intertemporel: Les flux entrants futurs équilibrent les flux sortants actuels (rentabilité).

    L'objet de la fonction financière est de concilier ces deux équilibres pour garantir la pérennité de l'entreprise.

V - Politique Générale et Politique Financière

  • La politique financière est une composante de la politique générale.

  • Elle traduit la stratégie globale entermes de stratégie financière (investissement, financement).

  • Une logique industrielle/commerciale devrait prévaloir, mais la financiarisation des entreprises conduit parfois à privilégier l'objectif financier à court terme (réduction des coûts, rachat d'actions) au détriment du long terme.

Parenthèse : Les Objectifs de l'Entreprise

  • Théorie classique: Maximisation du profit (Milton Friedman). Critique pour son imprécision.

  • Approche managériale: Managers maximisent leur utilité personnelle (pouvoir, prestige, sécurité) sous contrainte d'un profit "normal" pour les actionnaires (Baumol, Marris, Williamson, Penrose).

  • Propositions variées:

    • Théorie de l'agence: Alignement des intérêts managers/actionnaires.

    • Théorie évolutionniste: Survie et adaptabilité (innovation).

    • Théorie des parties prenantes: Satisfaction de tous les stakeholders(RSE).

    • Théorie des ressources et compétences: Renforcement de la compétitivité par l'optimisation des ressources uniques.

    • Théorie des coûts de transaction: Minimisation des coûts (internalisation/externalisation).

    • Théorie institutionnelle: Recherche de légitimité et conformité aux normes sociales.

    • Théories critiques: Remettent en cause l'entreprise capitaliste, prônent l'autogestion et la redistribution des profits.

  • Maximisation de la valeur de l'entreprise:

    • Objectif actuel privilégié en finance.

    • Avantages: base théorique solide, opérationnalité et simplicité (basé sur les flux de trésorerie, prend en compte l'incertitude et le temps).

    • Inconvénient: difficile pour PME non cotées, risque de court-termisme.

VI - La Gestion Financière et les Autres Disciplines

  • La gestion financière est une discipline carrefour et de synthèse.

  • Elle mobilise des concepts et méthodes d'autres disciplines (économie, gestion, statistiques, comptabilité).

Parenthèse : Gestion Financière et Analyse Comptable

Ne pas confondre : objectifs et méthodesdifférents, mais outils communs et collaboration nécessaire.

Comptabilité

Finance

Objet

Enregistrer, classer, résumer les infos financières pour uneperception correcte de la situation.

Allocation optimale des ressources financières, évaluation des opportunités d'investissement et de financement.

Objectifs

Fournir une information fiable et objective (théoriquement).

Conseiller la direction pour prendreles "bonnes décisions".

Temps

Périodes clôturées (passé/présent).

Futur (préparer les décisions).

Représentation de l'entreprise

Ensemble d'emplois et de ressources (actif net).

Portefeuille d'investissements, ensemble de ressources (valeur de marché).

Méthodes d'évaluation

Coûthistorique, amortissements, provisions, prudence.

Valeur de marché (flux futurs), calcul des probabilités pour le risque.

Réglementation

Conformité aux normes est le cœur du métier.

Respecte la réglementation mais se concentre sur le conseil et la décision.

Équilibre

Nécessaire par construction (partie double).

Objectif à atteindre (ex: rentabilité des projets =taux attendu).

  • La comptabilité fournit des informations précises et fiables indispensables aux financiers.

  • Le langage comptable est le langage de l'entreprise.

  • Les deuxdisciplines travaillent de concert.

VII - La Méthode de la Gestion Financière : Analyse et Diagnostic

  • Politique financière ➔ Traduction de la stratégie (investissement, financement, affectation du résultat).

  • Cohérence des décisions visant la création de valeur.

  • Analyse et diagnostic financiers: Estimer la pertinence des décisions passées et futures.

VII.1 - L'Analyse Financière

  • Définition: Ensemble de réflexions et travaux à partir de documents (comptables et financiers) pour caractériser, interpréter et prévoir la situation financière.

  • Caractère rétrospectif, mais orienté vers la prise de décision.

  • Méthode: Décomposition d'un tout en ses parties pour comprendre et étudier les relations.

VII.2 - Analyse Interne / Analyse Externe

  • Analyse interne: Menée par les dirigeants pour:

    • Décision financière: Investissement et financement.

    • Contrôle financier: Suivi de la politique financière.

    • Information des tiers: Respect des obligations légales/fiscales, communication aux partenaires.

  • Analyse externe: Menée par les partenaires de l'entreprise.

    • Actionnaires: Rentabilité du placement et risque (évolution de la valeur des actions).

    • Prêteurs: Capacité de remboursement (liquidité et solvabilité).

    • Clients et fournisseurs: Pérennité de l'entreprise (liquidité pour les fournisseurs).

    • Salariés: Conditions de partage de la richesse.

    • Collectivités: Situation fiscale et développement économique.

VII.3 -Le Diagnostic Financier

  • Définition: Identification d'un problème réel à partir de symptômes et signes (emprunté à la médecine).

  • Étapes:

    1. Identification des symptômes, signes, syndromes (analyse).

    2. Identification du problème réel (expertise du diagnostiqueur).

    3. Pronostic et thérapeutique (actions correctives).

  • Caractère prospectif, indissociable de l'analyse financière.

  • Vise à agir sur les causes réelles et non les symptômes.

VIII - Démarche et Instruments de l'Analyse Financière

  • Méthode, démarche et instruments sont distincts.

  • La démarche d'investigation (choix des étapes) exprime la personnalité du financier.

  • Exemples de démarches:

    • Antagonisme rentabilité/risque.

    • Analyse de l'exploitation, puis analyse globale (Banquede France).

    • Démarche en quatre temps (passé, explication, pronostic, conclusions).

    • Approche par aspects (création de richesse, politique d'investissement, financement, rentabilité).

  • Instruments d'analyse: Outils provenant de la science.

    • Empiriques (issus des documents comptables).

    • Inspirés par la réflexion économique (effets de levier, rentabilité).

    • Empruntés aux statistiques (ratios).

  • Problème: la théorie financière se base sur les valeurs de marché, alors que la comptabilité utilise le coût historique.

IX - Objectifs de l'Analyse et du Diagnostic Financiers

  • Préoccupation commune: la pérennité de l'organisation.

  • Le développement repose sur deux conditions:

    • Performance: question de la rentabilité (compte de résultat).

      • Rentabilité économique: efficacité des actifs.

      • Rentabilité financière: rendement des investissements (actionnaires, prêteurs).

    • Faible risque: question de l'équilibre des structures financières (bilan, flux).

      • Liquidité: aptitude à honorer les échéances.

      • Solvabilité: capacité à rembourser les dettes.

  • Analyse statique (bilan) vs. Analyse dynamique (flux financiers).

X - Remarques Conclusives et Politiques

  • L'analyse financière a évolué avec la financiarisation et la mondialisation.

  • La performance est souvent mesurée par des indicateurs financiers (résultat, rentabilité).

  • La "bonne santé financière" signifie rester liquidable et solvable malgré les performances.

  • La financiarisation du monde imprègne toutes les sphères sociales.

  • Connaître la finance est essentiel pour la maîtriser, et la remettre à sa juste place (essentielle mais subalterne) pour une transition écologique et sociale.

CHAPITRE II - UNE DÉCOUVERTE DE L'ANALYSE DE LA PERFORMANCE FINANCIÈRE

Section IV : Marge Brute d'Autofinancement (M.B.A.) et Capacité d'Autofinancement (CAF)

  • Agrégats essentiels pour apprécier la performance et la rentabilité.

IV.1 - Capacité à s'autofinancer et Autofinancement

  • Ressources externes: Apports en fonds propres, subventions, emprunts.

  • Ressources internes: Issues de l'activité (surplus de trésorerie).

  • Capacité à s'autofinancer: Surplus de trésorerie généré par l'activité.

  • Autofinancement: Partie du surplus effectivement consacrée au financement du développement.

  • MBA et CAF mesurent la capacité à générer des ressources financières sans recourir à des financements externes.

IV.2 - La Mesure de la Marge Brute d'Autofinancement (M.B.A.)

  • MBA = produits encaissables - charges décaissables

  • Exclut les charges non décaissables (ex: amortissements) et les produits non encaissables.

  • Représente le solde des produits et charges susceptibles de se transformer, immédiatement ou à terme, en mouvements de trésorerie.

  • Ne correspond pas au surplus de trésorerie dégagé par l'entreprise sur un exercice, mais par son activité sur cet exercice.

IV.3 -La Capacité d'Autofinancement (CAF)

  • Très proche de la MBA, mais exclut l'impact des cessions d'actifs.

  • Définition: Solde des produits et charges de gestion courante susceptibles de se transformer, immédiatement ou à terme, en mouvements de trésorerie.

  • La CAF s'est imposée en France en raison de sa dimension prospective et de l'exclusion des éléments non récurrents (commeles cessions d'actifs).

  • Elle mesure le potentiel de ressources internes pour financer les investissements.

Section V : Le Cash-Flow ou Variation de Trésorerie et le besoin en Fonds de Roulement

  • Complémentaire du résultat et de la CAF.

V.1 - Le Cash-Flow : Définition et Mesure

  • Définition: Flux de trésorerie effectif généré par l'entreprise sur une période.

  • La CAFest un cash-flow potentiel, le cash-flow est un flux effectif.

  • Méthode directe: cash-flow = encaissements (cash-in) - décaissements (cash-out)

  • Rarement utilisée en pratique (indisponibilité des infos).

  • Méthode indirecte (comptable): Retraitement des informations du compte de résultat.

V.2 - Première approche du cash-flow et Besoin en Fonds de Roulement (BFR)

  • Le cash-flow ne prend en compte que les produits déjà encaissés et les charges déjà décaissées.

  • Résultat de l'exercice = CAF - variation de stocks - variation créance client + variation dette fournisseur

  • LeBFR (Besoin en Fonds de Roulement) représente la partie des fonds générés par l'activité mais non encore encaissée.

  • Un BFR croissant est défavorable car il immobilise des fonds.

V.3 - CAF, Cash-Flow et Variation du Besoin en Fonds de Roulement

  • Le cash-flow inclut les encaissements/décaissements d'opérations passées qui se sont réalisées sur la période présente.

  • L'écart entre la CAF etle cash-flow correspond à la variation du BFR (BFR fin d'année - BFR début d'année).

CHAPITRE II - UNE DÉCOUVERTE DE L'ANALYSE DE LA PERFORMANCE FINANCIÈRE (support 2)

L'Analyse de la Performance Financière

  • Se réalise principalement à partir du compte de résultat.

  • Nécessite de retraiter les informations et de les compléter.

SectionI : Produire, Vendre, Encaisser, Acheter et Consommer

  • Le Plan Comptable Général (PCG) est le cadre de la normalisation comptable française.

  • Le compte de résultat récapitule les chargeset produits de l'exercice, indépendamment de leur date de paiement/encaissement.

  • Produits = enrichissement du patrimoine (distinguer des encaissements = flux de trésorerie).

  • Charges= appauvrissement du patrimoine (distinguer des décaissements = flux de trésorerie).

  • La création de richesse s'opère lors de la production, non de la vente ou de l'encaissement.

  • La destruction de richesse (charge) se réalise lors de la consommation.

Section II : Les Produits, les Charges et le Résultat : Approche Globale

  • Les charges ne sont pas toutes génératrices de décaissements (ex: amortissements).

  • Le remboursement de capital d'emprunt est un décaissement mais pas une charge.

  • Les intérêts d'emprunt sont une charge décaissable.

  • Les amortissements sont des charges non décaissables (perte de valeur d'actifs).

  • La production est un produit (enrichissement).

  • Les intérêts perçus sont des produits encaissables.

  • La plus-value sur cession d'actif (prix de cession > valeur comptable) est un produit exceptionnel.

  • L'impôt sur les bénéfices (IS) est calculé sur le profit annuel (taux actuel: 25%).

  • Résultat = Total des produits - Total des charges

    • Positif = Bénéfice (enrichissement)

    • Négatif = Perte (appauvrissement)

Section III: Le Compte de Résultat

  • Présentation réglementée en plusieurs types de charges et produits.

III.1 - Résultat d'Exploitation, Financier, Courant, Exceptionnel et Résultat de l'Exercice

  • Charges d'exploitation: Liées à l'activité principale (matières premières, salaires, impôts, valeurs comptables des actifs cédés).

  • Charges financières: Liées au financement (intérêts d'emprunt, frais bancaires).

  • Charges exceptionnelles: Non récurrentes, circonstances particulières.

  • Produits d'exploitation: Liés à l'activité principale (ventes, production stockée, subventions d'exploitation, produits de cessions).

  • Produits financiers: Intérêts perçus, dividendes.

  • Produits exceptionnels: Non récurrents.

  • Résultat d'exploitation = Produits d'exploitation - Charges d'exploitation

  • Résultat financier = Produits financiers - Charges financières

  • Résultat exceptionnel =Produits exceptionnels - Charges exceptionnelles

  • Résultat courant = Résultat d'exploitation + Résultat financier (activité normale et habituelle).

  • Le résultat exceptionnel s'ajoute ou se soustrait au résultat courant pour former le résultat de l'exercice.

Section IV : La Démarche de l'Analyse des Performances Financières

  • Analyse du résultat comptable.

  • Analyse structurale du compte de résultat (qualité du résultat).

  • Établissement des Soldes Intermédiairesde Gestion (SIG).

  • Détermination des agrégats MBA et CAF.

  • Chaque étape inclut une analyse statique, diachronique et synchronique.

Section V : L'Analyse Structurale du Compte de Résultat

  • Mise en évidence des trois résultats partiels (exploitation, financier, exceptionnel).

V.1 - Le Résultat Économique et les Taux de Contribution

  • R. économique = R. d'exploitation + R. financier + R. exceptionnel

  • Taux de contribution : part de chaque résultat partiel dans le résultat économique.

V.2 - La Qualité du Résultat de l'Entreprise

  • Un résultat de qualité stable repose sur un forttaux de contribution du résultat d'exploitation.

  • L'analyse structurale prend tout son sens sur plusieurs périodes (dynamique comparative).

Section VI : Les Soldes Intermédiaires de Gestion (S.I.G.)

  • Outil privilégié du diagnostic financier.

  • Permettent de comprendre l'origine du résultat d'exploitation.

  • Utiles pour l'analyse temporelle et la comparaison avec les concurrents.

VI.1 - Les Différents Soldes Intermédiaires de Gestion (Calcul en cascade)

  • Marge commerciale = Ventes de marchandises - Coût d'achat des marchandises vendues.

  • Production de l'exercice = Production vendue +/- Production stockée.

  • Valeur ajoutée (VA) = Marge commerciale + Production de l'exercice - Consommations en provenance des tiers.

  • Excédent brut d'exploitation (EBE) = Valeur ajoutée + Subventions d'exploitation - Impôts/taxes - Charges de personnel.

  • Résultat d'exploitation = EBE - Dotations aux amortissements + Produits de cessions d'immobilisations - Valeurs comptables des immos cédées.

  • Résultat courant avant impôt = Résultat d'exploitation + Produits financiers - Charges financières.

  • Résultatexceptionnel = Produits exceptionnels - Charges exceptionnelles.

  • Résultat de l'exercice = Résultat courant avant impôt +/- Résultat exceptionnel - Impôts sur les bénéfices.

VI.2 - Premiers Soldes : Entreprise Industrielle vs. Commerciale

  • Entreprise industrielle: Transforme matières premières, calcule la production de l'exercice.

  • Entreprise commerciale: Revend en l'état, calcule la marge commerciale.

VI.3 - La Valeur Ajoutée Brute (VAB) : Un Solde Essentiel

  • Mesure le surplus de richesse créé par l'entreprise (production - consommations intermédiaires).

  • Indicateur clé du poids économique et de la création de richesse.

  • Agrégat essentiel de la comptabilité nationale (contribue au PIB).

VI.4 - De la V.A.B. à l'Excédent Brutd'Exploitation (E.B.E.) : La Répartition de la Richesse Créée

  • La VAB rémunère les facteurs de production.

  • E.B.E.: Richesse résiduelle après avoir rémunéré salariés etÉtat. Ressource potentielle de trésorerie pour les capitaux investis et le développement.

VI.5 - Le Résultat d'Exploitation

  • Reflète la performance de l'entreprise sur son activité productive ou commerciale (après amortissements).

VI.6 - Les Autres Soldes Intermédiaires de Gestion

  • Résultat courant avant impôt: Performance de l'activité normale (inclut finance).

  • Résultat exceptionnel: Isolé car non récurrent et imprévisible.

  • Résultat de l'exercice: Résultat net final.

Section VII : La Marge Brute d'Autofinancement (M.B.A.) et la Capacité d'Autofinancement(CAF)

  • Agrégats essentiels pour la performance et le financement interne.

VII.1 - Capacité à s'autofinancer et Autofinancement

  • Capacité à s'autofinancer: Surplus de trésorerie potentiel.

  • Autofinancement: Surplus réinvesti.

VII.2 - La Mesure de la Marge Brute d'Autofinancement (M.B.A.)

  • MBA = produits encaissables - charges décaissables

  • Prend en compte les charges et produits qui génèrent des mouvements de trésorerie (immédiats ou différés).

  • Indicateur de performance de la gestion de l'entreprise sur un exercice donné.

VII.3 - La Capacité d'Autofinancement (CAF)

  • Proche de la MBA, mais exclut les produits de cessions d'actifs.

  • Définition: Solde des produits et charges de gestion courante susceptibles de se transformer en trésorerie.

  • La CAF est préférée en France pour son caractère prospectif et sa focalisation sur les éléments récurrents.

  • Elle représente le potentiel de ressources internes pour financer les investissements, rembourser les dettes ou distribuer des dividendes.

VII.4 - Le Calcul de la Capacité d'Autofinancement

  • Méthode "explicative" ou "soustractive": à partir de l'EBE, ajout des produits encaissables et soustraction des charges décaissables (hors cessions d'actifs).

  • Greffée sur les SIG.

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