FICHE HGGSP T4 - AXE 2 : Patrimoine

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Les tensions entre préservation et transformation du patrimoine, à travers les villes historiques, Venise, le Mali et le logement social.

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Question

Quelle différence le cours établit-il entre rénovation et réhabilitation urbaines ?

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Réponse

La rénovation consiste à détruire pour reconstruire ; la réhabilitation transforme en préservant l’existant.

Question

Quelle première historique la CPI établit-elle en 2016 avec la condamnation d’Ahmad al-Faqi al-Madhi ?

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Réponse

La destruction de biens culturels est qualifiée pour la première fois de crime de guerre par la justice pénale internationale.

Question

Quel arbitrage SSDH doit-il effectuer pour son parc de logements sociaux à valeur patrimoniale ?

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Réponse

Choisir entre démolir pour reconstruire du neuf et réhabiliter afin de préserver le patrimoine architectural tout en améliorant les conditions de vie.

Question

Quelles normes de construction Londres réforme-t-elle après le Grand Incendie de 1666 ?

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Réponse

Après le Grand Incendie de 1666, Londres réforme les normes : interdiction du bois, élargissement des rues et création des trottoirs.

Question

Quel est l’objectif du projet MoSE à Venise ?

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Réponse

Installer des digues mobiles aux entrées maritimes de la lagune pour lutter contre les submersions.

Question

Comment la population permanente de la vieille ville de Venise évolue-t-elle ?

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Réponse

Elle est passée de plus de 150 000 habitants dans les années 1950 à moins de 50 000, perdant environ 1 000 habitants par an.

Question

Comment l’effet Bilbao peut-il redynamiser une ville en déclin ?

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Réponse

Un équipement culturel spectaculaire, comme le Guggenheim, attire tourisme et investissements et peut inverser la trajectoire d’une ville en déclin.

Question

En quoi consiste le crépissage annuel de la mosquée historique de Djenné ?

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Réponse

La population crépit chaque année la mosquée avec du banco, mélange de paille hachée et d’argile du fleuve.

Question

Quelle première la MINUSMA établit-elle en matière de protection du patrimoine ?

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Réponse

Déployée en 2013, elle est la première mission de paix de l’ONU à intégrer la protection du patrimoine dans son mandat.

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Fiche de révision

Vue d’ensemble

Le patrimoine oppose protection, transformation et intérêts économiques. À Venise, le tourisme menace habitants et lagune ; au Mali, la guerre cible les sites et la réponse internationale peut marginaliser les acteurs locaux.

Axe II — La préservation du patrimoine : entre tensions et concurrences.

Arbitrer entre évolution urbaine, économie et usages locaux.

Les « villes historiques » : détruire choque ; restaurer et transformer créent aussi des tensions.

A. Des villes à la fois héritées et aménagées : Londres (1666) et Lisbonne (1755) sont réaménagées après des catastrophes ; Paris superpose les styles. Haussmann transforme Paris au XIXe siècle : boulevards, espaces verts, réseaux d’eau et d’égouts, mais aussi destructions, expropriations et spéculation.

B. Le rôle patrimonial fort désormais assigné au tissu urbain ancien a cependant changé la donne : préserver peut muséifier ; les architectes défendent la création. Halles (1971), Centre Pompidou (1977), effet Bilbao (1997), Pompidou-Metz, Louvre-Lens, MuCEM, Musée des Confluences et Tour Triangle (2011) illustrent ces tensions. L’effet Bilbao attire tourisme et investissements ; marketing urbain et reconquête des fronts d’eau façonnent les villes.

C. Protéger en restaurant : un choix politique : la loi Malraux (1962) protège des quartiers comme le Marais ; la réhabilitation remplace la rénovation. Restaurer Notre-Dame ou la pyramide du Louvre pose la question de l’identité et de la restauration à l’identique.

La conciliation des enjeux économiques et la protection : entretien coûteux, tourisme rémunérateur.

Venise, un patrimoine exceptionnel — Un cas unique : ville de lagune (555 km²), classée par l’Unesco en 1987. Fondée à la fin du VIe siècle, apogée en 1204, italienne en 1866 ; construite sur pieux, pierre et brique. Mostra, Biennale et Carnaval attirent les visiteurs.

Le tourisme de masse comme menace : 30 millions de visiteurs par an ; moins de 50 000 habitants, contre plus de 150 000 dans les années 1950.

  • Économie : commerces remplacés par le tourisme.
  • Démographie : départ des habitants.
  • Culture : traditions mises en scène.
  • Authenticité : contestée.
    Aéroport Marco-Polo (1961) et hôtels favorisent le tourisme ; la ville perd environ 1 000 habitants par an.

C. Un écosystème en péril : acqua alta, climat et affaissement menacent la lagune. MoSE : 5,5 milliards d’euros, puis 42 millions par an ; efficacité contestée. Taxe d’accès, limites aux groupes et paquebots, plafonnement d’Airbnb et surveillance mobile restent limités. Le tourisme dépasse 11 % du PIB municipal.

III. Le Mali : le patrimoine comme enjeu géopolitique et arme de guerre — Le contexte : quatre sites classés ; à Djenné, crépissage annuel au banco, pratique vivante. Djenné et Tombouctou (1988), Falaises de Bandiagara (1989), Tombeau des Askia à Gao.

A. La destruction comme acte de guerre : depuis 2012, neuf mausolées, la porte de Sidi Yahia et plus de 4 000 manuscrits sont détruits ; chants et danses interdits. Le MNLA et des groupes djihadistes attaquent le patrimoine ; Ansar Dine saccage Tombouctou.

B. La réponse internationale : MINUSMA (2013) protège le patrimoine. En 2016, la CPI condamne al-Madhi à 9 ans de prison et 2,7 millions d’euros d’amende, première condamnation pour destruction de biens culturels comme crime de guerre. L’Unesco cartographie, forme et lutte contre le commerce illégal.

C. Ce que la réponse internationale oublie :

  • Complexité locale et bibliothécaires : plus de 80 % des manuscrits sauvés.
  • Savoir-faire local marginalisé ; besoins essentiels négligés (IDH : 0,419).
  • Réparations contestées ; manuscrits perdus ou dispersés.
  • Menace persistante malgré la reconstruction des quatorze mausolées.

Teste ta compréhension

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Lorsqu’une ville en déclin mise sur un équipement culturel spectaculaire, quel objectif correspond à la logique de l’effet Bilbao ?

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