Etiologies et prise en charge de la hanche

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Synthèse des causes articulaires, osseuses et péri-articulaires de la douleur de hanche, incluant coxarthrose, ostéonécrose, fractures, conflits fémoro-acétabulaire, lésions labrales, et leurs aspects cliniques, radiologiques et thérapeutiques.

Sémiologie chirurgicale de la hanche

Contexte général

La hanche est une articulation portante de type énarthrose, soumise à d'importantes contraintes mécaniques. Son examen clinique est complexe en raison de sa situation anatomique profonde. La douleur de hanche constitue un motif fréquent de consultation et peut avoir des origines osseuses, articulaires ou péri-articulaires. Dans la majorité des cas, l'examen clinique permet de différencier une atteinte coxo-fémorale des autres causes loco-régionales.


I. Anatomie et biomécanique

Généralités anatomiques

La hanche articule la tête fémorale (environ deux tiers d'une sphère) avec l'acétabulum (cavité concave). Cette énarthrose permet des mouvements dans les trois plans de l'espace tout en assurant stabilité et mobilité.

La vascularisation de la tête fémorale est terminale et vulnérable :

  • Pédicule dominant : Artère circonflexe fémorale postérieure (≈ 90% de l'apport sanguin)
  • Pédicules accessoires : Artère circonflexe fémorale antérieure et artère du ligament rond
L'artère circonflexe postérieure chemine sur le bord postérieur du col du fémur en situation intra-capsulaire, rendant la vascularisation fragile en cas de lésion vasculaire.

Stabilité de l'articulation

La hanche possède une stabilité multi-factorielle :

Type de stabilité Éléments impliqués
Passive Congruence des surfaces articulaires, labrum acétabulaire, capsule articulaire, ligaments
Active Muscles péri-articulaires et contraction musculaire
Supplémentaire Pression atmosphérique intra-articulaire

Le labrum acétabulaire est un anneau fibro-cartilagineux qui approfondit la cavité et augmente la congruence articulaire. La capsule articulaire est très épaisse avec une zone orbiculaire renforcée de fibres circulaires entourant le col fémoral. Elle communique avec la gaine du muscle psoas.

Ligaments de la hanche

Ligament Limitation principale
Ilio-fémoral Extension
Pubo-fémoral Abduction
Ischio-fémoral Flexion
Ligament rond (tête fémorale) Flexion, adduction, rotation externe

La stabilité est maximale en extension lorsque les ligaments sont fortement tendus.

Mouvements et musculature

Mouvement Muscles principaux Muscles accessoires
Flexion Psoas (<<) Droit fémoral, sartorius, tenseur du fascia lata
Extension Grand glutéal Muscles ischio-jambiers
Abduction Moyen glutéal Petit glutéal
Adduction Grand adducteur Long et court adducteurs, gracile, pectiné
Rotation externe Pelvi-trochantériens (piriforme, obturateur interne, jumeaux, carré fémoral) Grand glutéal
Rotation interne Petit glutéal Faisceau antérieur du moyen glutéal

Biomécanique et coxométrie

La hanche travaille de manière majoritairement axiale, générant d'énormes contraintes. Les travées osseuses s'organisent selon les lignes de force pour résister aux charges.

Valeurs coxométriques normales :

Paramètre Valeur normale En cas de dysplasie
VCE (valeur de couverture externe) 25–30° < 20°
VCA (valeur de couverture antérieure) 25–30° < 20°
HTE (haut de tête fémorale) < 10° > 10°
ACD (angle coxo-fémoral) 125–135°
Antéversion du col fémoral 10–15°

Lors de la marche, en phase d'appui monopodal, la hanche supporte une force équivalente à 4 fois le poids du corps. Cette charge augmente encore davantage lors de la course. Le moyen fessier joue un rôle crucial en stabilisant le bassin.


II. Examen clinique

Anamnèse

L'interrogatoire doit recueillir :

  • Antécédents : Accouchement en siège, traumatisme, facteurs de risque de nécrose
  • Données professionnelles et sportives : Type et niveau de pratique sportive
  • Habitudes de vie : Alcool, tabac, conduites addictives
  • Paramètres anthropométriques : Poids, taille, IMC, obésité

Interrogatoire sur la douleur

Localisation : Aine, région trochantérienne, fesse, face antérieure de la cuisse, genou, face interne de la cuisse. En cas d'atteinte coxo-fémorale, la douleur est typiquement inguinale, pouvant irradier vers la face antérieure de la cuisse jusqu'au genou.

Caractères de la douleur :

Douleur mécanique Douleur inflammatoire
S'aggrave pendant l'activité physique Apparaît au repos, surtout la nuit
Plus intense en fin de journée Soulagée par le mouvement
Soulagée par le repos Dérouillage matinal avec amélioration progressive

Facteurs déclenchants : Marche (périmètre indolore limité), mise en charge, montée des escaliers, position assise prolongée.

Phénomènes associés : Ressauts (latéraux ou antérieurs), blocages, dérobement du bassin (perte momentanée de stabilité).

Inspection

L'examen débute avec le patient dévêtu, d'abord en position debout, puis en décubitus.

Signes à rechercher :

  • Bascule du bassin (liée à inégalité de longueur, abduction/adduction fixée, scoliose)
  • Hyperlordose lombaire avec possible flexion fixée
  • Instabilité en appui monopodal
  • Amyotrophie des fessiers et quadriceps
  • Attitudes vicieuses (rotations anormales)
  • Asymétrie de longueur et durée du pas
  • Retentissement fonctionnel : marche, escaliers, canne, activités quotidiennes

Boiteries

Type de boiterie Cause Caractéristiques
Paralytique (Trendelenburg) Insuffisance des abducteurs (moyen fessier) Bascule du bassin vers le côté non porteur
Antalgique (esquive) Douleur à l'appui Réduction de la durée d'appui, démarche inégale
Par ILMI Inégalité de longueur des membres Compensation posturale

Boiteries du plan sagittal :

  • Douleur à l'appui : Temps d'appui diminué, déroulé incomplet (boiterie d'esquive)
  • Restrictions articulaires : Limitation de l'extension (flessum), souvent compensée par hyperlordose lombaire ou démarche en salutation

Boiteries du plan frontal :

  • Insuffisance musculaire : Trendelenburg (sans douleur) ou Duchesne de Boulogne (bascule du tronc)
  • Douleur à l'appui : Inclinaison du tronc, élévation des bras, phase d'appui raccourcie
  • Instabilité articulaire : Souvent type Duchesne de Boulogne
  • Raideur articulaire : Rarement fréquente, principalement en adduction

Palpation

Reliefs osseux : Épine iliaque antéro-supérieure (EIAS), pubis, grand trochanter, ischion, crête iliaque.

Muscles superficiels : Sartorius, adducteurs.

Force musculaire (échelle 0–5) : Évaluation prioritaire du moyen fessier ; autres : psoas, quadriceps.

Signes spécifiques :

  • Psoïtis : Douleur à la flexion contrariée ou hyperextension avec rotation interne
  • Tuméfaction : Hématome, tumeur ou anomalie à la fesse
  • Rachis : Toujours examiner, influence la hanche

Amplitudes articulaires passives

Mouvement Amplitude normale
Flexion > 130°
Extension > 15° (décubitus ventral)
Abduction > 45°
Adduction 20–30° (attention à la bascule pelvienne)
Rotation interne > 35° (hanche en extension ou à 90° flexion)
Rotation externe > 45°

La variabilité inter-observateur est de 5–10 % et intra-observateur de 1–5 %. L'examen doit être comparatif avec la hanche controlatérale.

Tests spécifiques de la hanche

Test Description et interprétation
Signe de la clé Mouvements alternatifs de rotation interne/externe pour détecter limitation douloureuse
Manœuvre de Thomas Révèle flessum de la hanche opposée avec délordose lombaire compensatoire
Test de Trendelenburg Appui monopodal ; bascule du bassin = atteinte du moyen fessier (balance de Pauwels)
Signe de Drehmann Rotation externe automatique en flexion = perte de sphéricité ou conflit fémoro-acétabulaire
Signe de Patrick (FABER) Flexion, abduction, rotation externe ; douleur inguinale antérieure = pathologie articulaire ; douleur pelvienne postérieure = articulation ilio-sacrée
Coxa Saltans (ressaut) Ressaut latéral (bandelette ilio-tibiale) ou antérieur (tendon psoas) ; rarement douloureux

III. Examens complémentaires

Radiographie standard

Les incidences prioritaires sont :

  • Bassin de face en appui
  • Hanche de face
  • Faux profil de Lequesne

Autres incidences possibles : Profil urétral, profil d'Arcelin, profil de Dunn.

Informations obtenues : Version du col fémoral, sphéricité de la tête fémorale, version de l'acétabulum, inégalité de longueur des membres (télémétrie), signes de conflit fémoro-acétabulaire (effet CAME, effet pince).

Autres examens d'imagerie

Examen Indications et avantages
IRM Étude détaillée des structures osseuses et des parties molles ; essentielle pour les stades précoces d'ostéonécrose
Arthro-TDM / Arthro-IRM Exploration du cartilage et de l'espace articulaire ; utile pour les lésions labrales
Scintigraphie osseuse Détection des zones de remodelage osseux ou de fracture ; peu spécifique pour ostéonécrose
Échographie Dépendante de l'opérateur ; diagnostic de tendinopathie
Arthrographie Étude de l'articulation et du cartilage

Examens biologiques et spécialisés

  • Biologie : NFS, VS, CRP (pour détecter inflammation ou infection)
  • Ponction articulaire : Analyse du liquide synovial (diagnostic d'arthrite septique)

IV. Étiologies articulaires

La coxarthrose

La coxarthrose est l'étiologie articulaire principale de douleur de hanche.

Classification :

  • Primitive (idiopathique) : Liée à l'usure articulaire naturelle
  • Secondaire : Suite à traumatisme, luxation congénitale, dysplasie, infection, épiphysiolyse, ostéochondrite

Symptomatologie :

  • Douleurs principalement inguinales (parfois latérales, rétro-trochantériennes ou glutéales)
  • Apparition progressive
  • Horaire mécanique : À la sollicitation, fin de journée, soulagée au repos
  • Enraidissement progressif
  • Biologie normale (NFS, VS, CRP)
Les patients tolèrent souvent longtemps la douleur et consultent tardivement, une fois l'ankylose articulaire installée.

Coxarthroses secondaires

Causes Détails
Dysplasie de hanche Luxation ou sub-luxation congénitale
Malformations acquises (enfance) Ostéochondrite, épiphysiolyse
Ostéonécrose de la tête fémorale Avec arthrose post-nécrose
Séquelles de traumatisme Fractures antérieures
Coxites (inflammatoires/infectieuses) Séquelles d'infection ou rhumatisme
Sports de haut niveau Usure prématurée de la hanche

Coxarthrose destructrice rapide (CDR)

Forme particulière caractérisée par :

  • Pincement interligne d'au moins 2 mm en un an ou complet en moins de 2 ans
  • Évolution beaucoup plus rapide que la coxarthrose classique
  • Début parfois brutal
  • Cause inconnue (poids, traumatisme ?)
  • Très rare

Signes radiologiques de l'arthrose : POGO

Les quatre signes clés de l'arthrose à rechercher :

Signe Description
Pincement Pincement localisé de l'interligne articulaire
Ostéophytose Formation d'ostéophytes (citernes osseuses)
Géodes Lacunes osseuses articulaires
Ostéo-condensation Condensation osseuse sous-chondrale

Stratégie d'imagerie : Radiographie standard en priorité et de façon quasi-systématique. En cas de forme débutante, arthrographie, arthro-scanner ou scintigraphie peuvent être utiles.

Coxites

Coxites inflammatoires : Rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique).

Coxites infectieuses :

  • À germes standard (staphylocoque ++)
  • À germes spécifiques (tuberculose ++)

Arthropathies microcristallines : Chondrocalcinose.

En cas de doute, éliminer toujours une arthrite septique par ponction de hanche, car traitement antibiotique urgent nécessaire.

Terminologie médicale : Douleur de hanche = coxodynie.


V. Étiologies osseuses

Ostéonécrose de la tête fémorale

L'ostéonécrose est une nécrose par ischémie de l'os sous-chondral.

Épidémiologie : Plus fréquente chez l'homme, sujets jeunes.

Présentation clinique :

  • Douleur d'apparition brutale
  • Horaire mécanique

Facteurs favorisants :

  • Éthylisme
  • Corticothérapies (long cours ou forte dose)
  • Idiopathique
  • Rares : drépanocytose, fracture du col, luxation de hanche, hypertriglycéridémie

Classification d'Arlet et Ficat

Stade Radiographie IRM Traitement
1 Normale Liséré de démarcation en hyposignal T1 Conservateur
2 « Coup d'ongle », tête sphérique Conservateur ou chirurgical précoce
3 Déformation de la tête, affaissement Chirurgical : prothèse
4 Coxarthrose post-ostéonécrose, interligne effacé Prothèse complète

Imagerie :

  • Radiographie standard : Examen de première intention
  • IRM : Essentielle en cas de douleur avec radiographie normale (stades 1–2) ; démontre liséré de démarcation en hyposignal
  • Scintigraphie : Peut montrer hypofixation puis hyperfixation ; sensible mais peu spécifique

Conflit fémoro-acétabulaire

Le conflit fémoro-acétabulaire correspond au contact osseux dynamique et anormal entre la jonction tête-col et le rebord acétabulaire. C'est une des principales causes de douleur de hanche chez l'adulte jeune sportif.

Deux types de conflit :

Effet CAME (cam-type)

  • Cause : Sphéricité imparfaite, « bosse » du col ou « Bump » (pistol grip sur la face)
  • Mécanisme : En flexion-rotation interne → cisaillement labro-cartilagineux
  • Mesure : Quantifiée par l'angle α de Nötzli

Effet PINCE (pincer-type)

  • Causes : Proéminence du mur antérieur, rétroversion acétabulaire, tilt pelvien, coxa profunda
  • Caractéristiques : Contact anormal précoce entre col et rebord acétabulaire, labrum petit/ossifié, lésions des faces articulaires, lésions postérieures en contrecoup

Recherche en imagerie : Incidences spéciales (position frog leg) pour voir le col de côté ; exploration bilatérale importante.

Fracture de l'extrémité supérieure du fémur

Épidémiologie : Extrêmement fréquente chez les personnes âgées ostéoporotiques ; plus chez les femmes.

Présentation clinique :

  • Impotence fonctionnelle totale (sauf Garden I)
  • Syndrome clinostatique
  • Attitude typique : Raccourcissement + Rotation externe + Adduction
Explication de l'attitude : Le grand fessier (plus puissant que les rotateurs internes) tire le membre en rotation externe. Les muscles coaptateurs remontent le membre (raccourcissement). L'adduction est antalgique par traction des adducteurs.

Fractures cervicales vraies : Classification de Garden

Stade Description Déplacement Risque de nécrose Stabilité
Garden 1 Coxa valga, travées horizontalisées Tête bouge (fragment distal fixe) < 10% Stable
Garden 2 Pas de déplacement visible Aucun Modéré (peut basculer) Instable
Garden 3 Coxa vara, très instable Tendance à continuer Risque probable Très instable
Garden 4 Contact perdu entre tête et col Déplacement complet > 90% Très instable

Point clé : Fractures intra-capsulaires (cervicales vraies) : risque élevé de nécrose par atteinte vascularisation. Fractures extra-capsulaires (massif trochantérien) : peu de risque de nécrose.

Vascularisation : L'artère circonflexe chemine sur le bord postérieur du col en situation intra-capsulaire → risque d'atteinte vasculaire → revascularisation urgente nécessaire.

Fracture du massif trochantérien

  • Zone rouge cassée (zone bien vascularisée)
  • Peu de risque de nécrose contrairement aux fractures cervicales vraies
  • À opérer (cals vicieux, troubles de rotation)

Syndrome douloureux régional chronique : Algodystrophie

L'algodystrophie de hanche est rare (plus fréquente au poignet et à la cheville).

Caractéristiques :

  • Syndrome inflammatoire de cause inconnue
  • Durée : 6–24 mois après traumatisme ou chirurgie
  • Douleur d'apparition souvent brutale
  • Biologie normale
  • Plus fréquente chez la femme enceinte (pour la hanche)

Imagerie :

  • IRM : Œdème, hypo-signal T1, hyper-signal T2
  • Radio : Normale initialement, puis déminéralisation mouchetée de la tête, interligne normal
  • Scintigraphie : Hyper-fixation (peu spécifique)

VI. Étiologies péri-articulaires

Téno-bursite et tendinite

Présentation clinique :

  • Douleur d'horaire mécanique au départ (liée à sur-sollicitation)
  • Amplitudes passives conservées
  • Biologie normale
  • Douleur à l'appui de la zone douloureuse

Imagerie :

  • Radiographie : Souvent normale, sauf si tendinite calcifiante (trajet du tendon ou calcifications du bord supérieur du grand trochanter)
  • Échographie : Détecte tendinopathie
  • IRM : Épaississement du tendon, épanchement, bursite

Lésions labrales

Caractéristiques :

  • Arrachement ou déchirure du labrum
  • Douleurs mécaniques
  • Fréquent chez les sportifs (sensations de craquements, blocages)
  • Labrum radio-transparent → radiographie souvent normale
  • Souvent associé à dysplasie cotyloidienne, arthrose débutante, conflit fémoro-acétabulaire

Imagerie :

  • Radio : Recherche dysplasie, conflit, bump, pince
  • IRM / Arthro-scanner : Visualisation de la lésion labrale et problème sous-jacent associé

Traitement : Arthroscopie.

Lésions labrales (détail clinique)

Épidémiologie : Fréquente chez le jeune sportif.

Associations fréquentes :

  • Conflit fémoro-acétabulaire
  • Dysplasie de hanche
  • Traumatisme antérieur
  • Arthrose dégénérative

Symptomatologie :

  • Douleurs mécaniques à l'aine (++), non spécifiques
  • Amplitudes conservées

VII. Synthèse des horaires douloureux et réflexes cliniques

Douleurs d'horaire mécanique

Pathologie Caractéristiques clés
Coxarthroses Inguinale, progressive, enraidissement
Ostéonécroses Apparition brutale, horaire mécanique
Algodystrophies Mixte (inflammatoire + mécanique), rare à la hanche
Téno-bursite Au départ mécanique (sauf cas sévères)
Lésions labrales Mécaniques avec craquements/blocages

Douleurs d'horaire inflammatoire

Pathologie Caractéristiques clés
Coxites infectieuses Infection avec traitement antibiotique urgent
Coxites inflammatoires Rhumatismes chroniques (PR, SPA, RP)

Réflexes cliniques à retenir

  • Sur une douleur de hanche → penser au rachis
  • Sur une douleur de genou → penser à la hanche

Résumé des tableaux récapitulatifs

Tableau synoptique : Diagnostic différentiel des douleurs de hanche

Origine Pathologie Localisation typique Horaire Imagerie clé
Articulaire Coxarthrose Inguinale Mécanique Radio (POGO)
Articulaire Coxite infectieuse Variable Inflammatoire Ponction + cultures
Articulaire Coxite inflammatoire Variable Inflammatoire Bio (VS, CRP)
Osseuse Ostéonécrose Inguinale Mécanique IRM (stade précoce), Radio (stades 2–4)
Osseuse Conflit fémoro-acétabulaire Inguinale Mécanique Radio (position frog leg), IRM
Osseuse Fracture col fémur Inguinale/fesse Mécanique Radio standard
Osseuse Algodystrophie Variable Mixte IRM (œdème), Radio (déminéralisation)
Péri-articulaire Téno-bursite Trochanter Mécanique Échographie, IRM
Péri-articulaire Lésion labrales Inguinale Mécanique Arthro-scanner, IRM

Tableau synoptique : Amplitudes articulaires et tests spécifiques

Mouvement/Test Amplitude/Résultat normal Interprétation d'une anomalie
Flexion > 130° Flessum (flexion fixée)
Extension > 15° Limitation = restriction sagittale
Abduction > 45° Adduction fixée
Test Trendelenburg Bassin stable Bascule = atteinte moyen fessier
Signe Patrick (FABER) Pas de douleur Douleur inguinale = coxo-fémorale ; douleur postérieure = ilio-sacrée
Signe Drehmann Pas de rotation externe Rotation externe en flexion = conflit ou perte sphéricité

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