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Pratiques Physiques dans l'Antiquité
Ce cours explore l'évolution et la signification des pratiques physiques dans les civilisations antiques.
I. Introduction et Évaluation
Professeur : Julie Pincot (julie.pincot@u-paris.fr)
Évaluation :
70% en Contrôle Terminal (CT) : Épreuve de 2h en janvier.
30% en Contrôle Continu (CC) : Oral de groupe au 3e TD.
II. Les Premières Pratiques Physiques Humaines
La Chasse : sans doute la première pratique physique humaine.
Probablement associée à des rituels.
Théâtralisation du Pouvoir : Les rois et empires utilisent les performances physiques comme spectacles.
Exemples : chasses royales, processions, festivals, concours physiques.
III. La Mésopotamie : Chasse, Lutte et Courses
A. La Chasse
Très présente dans l'art (bas-reliefs) et les sources écrites.
Grande diversité des types de chasse et du gibier.
Aspect complémentaire de la guerre.
Les exploits cynégétiques mettaient en valeur la puissance du souverain (ex: Teglath-Phalasar Ier, Assurnasirpal II, Assurbanipal).
B. La Lutte
Présente dans la mythologie, la littérature et l'iconographie.
Considérée comme un moyen d'imposer sa supériorité (physique, morale, politique).
Mention d'"athlètes" ou "hommes forts" dans des textes administratifs, spécialisés dans des épreuves de force lors de festivals religieux ou mariages.
C. Les Courses
Terme akkadien lismu pour les coureurs royaux.
Les rois devaient prouver leur puissance virile par des exploits physiques (ex: Shulgi d'Ur).
Organisation de courses entre hommes forts par les cités mésopotamiennes.
D. Les Hittites (1900-1200 av. J.-C.)
Calendrier annuel de 165 festivals incluant danse et chasse.
Jeux funéraires : courses, tir à l'arc, boxe, lutte.
Organisés lors de banquets pour des mariages, inaugurations de palais, réceptions d'hôtes étrangers, ou pour honorer un défunt.
IV. L'Égypte Antique : « Sport » Royal et Diversité des Pratiques
Le « sport » apparaît dès le IIIe millénaire av. J.-C.
Idéologisation du « sport » royal : Pharaon, athlète exceptionnel, garantit la vie du cosmos.
A. La Course Rituelle du Pharaon
Course rituelle lors de la fête du Jubilé (Heb Sed), généralement après 30 ans de règne.
Preuve de sa force et capacité physique pour gouverner.
Exemple du bas-relief du tombeau sud de la pyramide de Djéser à Saqqarah.
B. Innovations et Évolution du Rôle du Pharaon
Invasion des Hyksôs (milieu XVIIe s av. J.-C.) : introduction de l'arc composite et du char à 2 roues.
Pharaon représenté comme guerrier infaillible et puissant chasseur.
Touthmôsis III (XVe s av. J.-C.) : accorde autant d'importance au « sport » qu'à la guerre et la chasse.
Récits fréquents sur l'entraînement au tir à l'arc des pharaons et princes (ex: Aménophis II).
La chasse substitue peu à peu le « sport » comme preuve de puissance (ex: Toutankhamon).
C. Épreuves Présentées lors des Fêtes du Jubilé
Épreuves dans l'iconographie (ex: Tombe de Khérouef, fête jubilaire d'Aménophis III).
Scènes de combat (ex: Temple de Ramsès III).
D. Autres Pratiques Physiques
Lutte : présente à toutes les époques dès le IIIe millénaire.
Escrime au bâton : attestée dès l'Ancien Empire.
Pugilat : une seule source connue.
Course à pied : peu présente dans les sources pour le peuple.
« Sports » aquatiques : apprentissage de la nage pour l'élite, compétitions d'aviron, joutes de pêcheurs.
Jeux de balle : remontent au Moyen Empire, souvent dans un contexte religieux.
V. Minoens et Mycéniens : Jeux et Funérailles
Jeu du taureau : attesté début IIe millénaire av. J.-C., possible rite initiatique.
Pugilat : représenté dans des palais crétois.
Courses de chars, duels en armes, jeu du taureau.
Début d'une tradition d'agôn athlétique.
Organisation probable en honneur d'un défunt.
Appartenance au monde aristocratique.
VI. La Grèce Antique : Les Agônes et l'Idéal Athlétique
A. L'Époque de la Guerre de Troie
Apprentissage « sportif » indissociable de la formation du guerrier (combats singuliers, chasse, traversée de rivière, tir à l'arc, conduite de char).
Le héros représenté comme grand combattant ou chasseur.
Jeux funèbres en l'honneur de Patrocle (Homère) : compétitions sportives et hippiques, modèles pour le jeune guerrier.
Reflète les pratiques des grandes familles royales et aristocratiques.
B. Les Agônes Panhelléniques
Vaste réseau d'agônes organisés régulièrement, même dans les petites cités.
Certains ont une reconnaissance régionale ou « internationale » (Jeux panhelléniques).
Fondement religieux : liés à un culte divin et à un récit mythique.
Identité grecque : rassemblent athlètes et spectateurs de même religion, culture, civilisation. Signe d'hellénisation.
Dépendent fortement de la situation politique.
JEUX | LIEU | RECURRENCE | DIVINITE |
Jeux olympiques | Olympie | Tous les 4 ans | Zeus |
Jeux pythiques | Delphes | Tous les 4 ans | Apollon |
Jeux isthmiques | Corinthe | Tous les 2 ans | Poséidon |
Jeux néméens | Némée | Tous les 2 ans | Zeus |
C. Histoire des Jeux Olympiques
Apparition entre 900 et 700 av. J.-C..
Périodicité respectée à partir de 776 av. J.-C..
Début Ve siècle av. J.-C. : unité grecque célébrée.
Guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.) : répercussions.
388 av. J.-C. : premier cas de corruption (boxeur Eupolos).
Période hellénistique : diversification des participants, mais décadence, goût du spectaculaire et de la violence.
394 ap. J.-C. : disparition des JO.
D. L'Organisation des Jeux
Fixer la trêve sacrée (pour athlètes, spectateurs, émissaires).
Messagers (théores) pour annoncer la fête.
Remettre en état les installations sportives et religieuses.
Lieu de rencontre et d'échange (informations officielles, commerces).
E. Les Compétitions Grecques
Compétitions athlétiques, hippiques et artistiques (sauf Olympie).
Courses :
Stadion (environ 200 mètres).
Diaulos (2 stades).
Dolichos (course de fond, 7, 12 ou 20 stades).
Hoplitês (course en armes sur deux stades).
Pentathlon : 5 épreuves individuelles (disque, saut en longueur, javelot, course, lutte).
Lutte : prises sur tout le corps, combats au sol interdits.
Pugilat : protections de cuir pour les poings.
Pancrace : toutes les prises sont autorisées (sauf mordre et crever les yeux).
Épreuves hippiques :
Participants issus des couches sociales élevées, coûts considérables.
Ce sont les propriétaires des bêtes qui sont couronnés (ex: Kyniska de Sparte).
F. Cérémonie et Récompenses
Cérémonie rituelle au temple de la divinité.
Récompenses honorifiques : couronnes (olivier à Olympie, laurier à Delphes).
Sacrifice au dieu.
Banquet réunissant les vainqueurs et personnalités locales.
G. Participation Féminine
Interdiction pour les femmes mariées d'assister aux Jeux Olympiques (ex: Kallipatera de Rhodes).
Les femmes avaient leurs propres jeux à Olympie, les Héraia, en l'honneur d'Héra (courses plus courtes).
H. Le Statut de l'Athlète
Être homme, grec et libre.
Essentiellement issus des couches supérieures de la société, mais les prix en argent permettaient une certaine indépendance financière.
Les vainqueurs devenaient des héros (statues, odes au vainqueur comme celles de Pindare).
Periodonikès : vainqueur dans tous les jeux (ex: Milon de Crotone).
Professionnalisation à partir du Ve siècle av. J.-C. :
Nouvelles méthodes d'entraînement, régimes spéciaux (diète carnée par Dromeus de Stymphale).
Compétition comme un métier, changement de nationalité possible.
Rémunération par les cités (sponsors, collèges d'athlètes, privilèges).
Organisation en corporations et fédérations pour défendre leurs intérêts.
Grande mobilité (ex: Théogène de Thasos).
I. Réglementation et Sanctions
Magistrats (Hellanodices) chargés d'organiser les jeux, choisir les concurrents, réviser le règlement.
Sanctions : amende, interdiction de participer, bastonnade.
Police des jeux : les rabdophoroi (porteurs de fouet).
J. L'Éducation Physique Grecque
1. Sparte
Éducation physique centrale pour garçons et filles dès 7 ans.
Prise en charge par l'État, sous surveillance d'un pédonome (lutte, disque, javelot, course).
Rôle de préparation militaire (maniement des armes, formation du caractère).
Pour les filles : faire des enfants vigoureux.
2. Athènes
Fin VIe siècle av. J.-C. : éducation athénienne orientée vers la vie noble (équitation, chars, chasse).
Démocratisation de l'athlétisme : tous les Athéniens fréquentent les gymnases.
Préparation aux compétitions athlétiques et entraînement militaire.
3. Le Gymnase (Athènes)
D'abord refuge aristocratique, puis démocratisation et institution publique.
Dirigé par un gymnasiarque.
Institution culturelle : lieu d'identification et de réaffirmation de l'identité grecque.
Dimensions parfois exceptionnelles (ex: gymnase de Delphes).
4. L'Éducation et le Corps
Le citoyen athénien reçoit des leçons d'éducation physique par le pédotribe.
Idéal du kalos kagathos : homme beau et bon.
Pratique nue, huilée, accompagnée de musique.
Associée à des ablutions, image de la beauté masculine.
Pratiques : épreuves du pentathlon, épiskyros (jeu de balle), équitation, chasse.
Forme médicale de l'entraînement : basée sur la théorie des humeurs d'Hippocrate.
Invention de l'hygiène : gymnastique comme pratique curative et préventive.
5. L'Éphébie
IVe siècle et période hellénistique : éducation physique prise en charge par la Cité.
Préparation militaire, philosophie, rhétorique, médecine, gymnastique pour jeunes citoyens (14-18 ans).
Destinée à l'élite, moyen de distinction.
Gymnases et stades se développent partout où l'hellénisme s'implante.
K. Critiques des Pratiques Physiques Grecques
Critique de la valeur du « sport » par rapport au courage militaire et au sang-froid.
Supériorité de l'esprit sur le corps.
Polémique sur le mode de vie des athlètes.
Le « sport » passe au second plan face à l'action politique.
VII. La Rome Antique : Du « Sport » Personnel au Spectacle
A. Origines et Influences
Origines des Jeux romains en Étrurie (Tarquin l'Ancien, Circus Maximus).
Influences helléniques après la conquête de la Grèce : récupération du patrimoine gymnique grec.
B. Deux Formes Principales du « Sport » Romain
Pratique individuelle : entraînement physique, formation militaire, plaisir, santé.
Sport-spectacle : organisation des ludi circenses.
Les citoyens romains ne se donnent pas en spectacle pour des compétitions officielles.
C. Les Jeux Funéraires Étrusques
Souvent représentés sur peintures et bas-reliefs dans les tombes.
Pratiques : courses de biges et de triges, course, javelot, disque, sports de combat.
D. L'Entraînement du Citoyen-Soldat
Nécessité d'entraînement physique et sportif pour le légionnaire.
Motivation première : préparation militaire (ex: Caton l'Ancien).
Autres motivations : détente et santé.
Aspect esthétique : beauté (corps bronzé, qualité du teint, marque de virilité).
E. Lieux de Pratique
Rome : Champ de Mars (Campus Martius) pour exercices militaires (chasse, équitation, natation, sports de combat).
Reste de l'Italie et provinces occidentales : campi (places nues, parfois avec portiques et piscine).
F. Pratiques Physiques Courantes
Lancer de javelot et cerceau, natation, course, sports de combat.
Jeux de ballon : très populaires, même réglementés par le Digeste pour les accidents.
G. Réception des Pratiques Grecques à Rome
La pratique grecque est absente des habitudes romaines et mal considérée.
Le gymnase est vu comme un lieu de vices et d'« amours infâmes » (nudité athlétique).
Début de l'Empire (Auguste) : l'éducation physique à la grecque devient à la mode.
Évolution des mœurs : plus de représentations d'athlètes nus dans les villas romaines.
Résistance des traditionalistes : dénonciation de la « Rome grecque » (Juvénal), les Grecs comme « instigateurs de tous les vices » (Pline l'Ancien).
H. Critiques des Pratiques Physiques
Philosophie stoïcienne : le corps doit être subordonné à l'âme, la gymnastique est néfaste (Sénèque).
Christianisme : attaque contre l'exposition du corps et le divertissement.
Disparition progressive de l'éducation physique à la grecque.
Éducation physique impériale : oriente vers les « sports » élégants (escrime, javelot, équitation, natation) préparant à la vie sociale.
La palestre devient un lieu de détente et de rencontre.
Gymnastique médicale : massages, huiles, exercices pour entretenir la musculature du citoyen sédentaire.
Galien : critique l'athlétisme professionnel mais reconnaît l'utilité des exercices pour la santé (méthode préventive et curative).
I. Thermes et Palestinianes Privées
Début de l'Empire : les thermes sont le cadre sportif par excellence, coexistent avec les campi.
Palestre présente dans la plupart des thermes (ex: thermes d'Antonin à Carthage).
Salles d'exercice privées chez les grandes familles romaines avec personnel spécialisé.
Athlètes comme thème décoratif récurrent.
J. Les Jeux Publics (Ludi)
Faisaient partie de rituels religieux dès les origines de la cité.
Festivals archaïques avec des jeux équestres.
Consualia | 21 août + 15 décembre | Origines de Rome | Consus | Jeux équestres |
Equirria | 27 février-14 mars | Origines de Rome | Mars | Courses de chevaux |
Equus October | 15 octobre | Origines de Rome | Mars | Courses de char |
Ludi Capitolini | 15 octobre-31 octobre | Origines de Rome | Jupiter | Boxe, course |
Robigalia | 25 avril | Origines de Rome | Robigus | Course |
Ludi Magni | 4 septembre-19 septembre | Tarquin l’Ancien | Jupiter | Jeux du cirque |
Ludi Taurei | Tous les 5 ans | Tarquin le Superbe | Dieux infernaux | Courses de chevaux |
Ludi Saeculares | Tous les 100 puis 110 ans (~) | Début de la République | Dieux infernaux | Jeux équestres |
Ludi Plebeii | 4 novembre-17 novembre | Milieu de la République | Jupiter | Jeux du cirque |
Ludi Cereales | 12-19 avril | Milieu de la République | Cérès | Jeux du cirque |
Ludi Apollinares | Mois de juillet | 212 av JC | Apollon | Jeux du cirque |
Ludi Megalenses | 4 avril-10 avril | 191 av JC | Cybèle | Courses de chevaux |
Ludi Florales | 28 avril-3 mai | 173 av JC | Flore | Chasses |
Grands Jeux annuels : Ludi Magni et Ludi Plebeii (jeux scéniques et jeux du cirque).
Les jeux du cirque sont le clou du spectacle, placés à la fin.
Jeux exceptionnels : pour apaiser les dieux (crises), en l'honneur d'une victoire militaire.
Fin République : 76 jours de ludi publics annuels (17 pour le cirque).
K. Multiplication des Jeux sous l'Empire
Jusqu'à 175 jours de jeux au milieu du IVe siècle (64 pour le cirque).
Créés pour honorer de nouvelles divinités ou empereurs.
Succession d'épreuves hippiques ou athlétiques du matin au soir.
Majorité des festivités : 24 courses de chars par jour.
L. Les Nouveaux Agônes de Modèle Grec
Après l'annexion de la Grèce, les non-Grecs peuvent participer aux JO.
Popularité des concours panhelléniques auprès des Romains, empereurs y participant.
Empereurs romains créent de nouveaux agônes (plus de 500 dans la Méditerranée) :
Acta par Auguste (Nicopolis, 31 av. J.-C.).
Neronia par Néron (60 ap. J.-C.) - échec.
Capitolia par Domitien (86 ap. J.-C.).
Construits sur le modèle grec : tous les 4 ans, programme triple (athlétique, hippique, musical).
M. Organisation et Financement des Jeux
À Rome : organisation confiée aux édiles (étape du cursus honorum).
Nécessité d'offrir des jeux éblouissants pour la popularité, souvent au détriment du patrimoine personnel.
Jeux religieux, mais accent sur le spectaculaire (invention du sport-spectacle).
Techniques pour prolonger les jeux (ex: procédure d'instauratio).
Ailleurs dans l'Empire : organisés par les magistrats locaux ou notables pour les remerciements.
N. Participation Féminine Romaine
Participation à des épreuves physiques : pentathlon, cerceau, jeux de balle.
Épreuve de course pour les jeunes filles aux Capitolia de Domitien (86 ap. J.-C.).
Nombreuses spectatrices (ex: Jeunes filles en bikini à la Villa Casale).
O. Les Empereurs et les Jeux
Les jeux sont une occasion de prendre connaissance de l'opinion de la foule.
Certains n'aiment pas le « sport » (Tibère), d'autres font semblant pour la popularité.
Passions dévorantes pour le cirque (Caligula, Néron).
P. Critiques des Jeux de Masse
Mépris du « sport » de masse par certains intellectuels (ex: Pline le Jeune sur les courses de char).
Critique des spectateurs victimes de passion et des athlètes qui cultivent le corps au détriment de l'esprit.
Mise en avant de la supériorité du guerrier sur le sportif.
Q. Les Courses de Chars
Le cocher (agitator) : vedette à Rome, mais frappé d'infamie, souvent esclave.
Course de quadrige : la plus valorisée, plus grands prix.
Accidents fréquents et mortels.
4 factions (Rouges, Verts, Bleus, Blancs) puis 6, avec un personnel nombreux.
Courses dans les cirques (ex: Circus Maximus à Rome, 150 000 spectateurs, modèle des autres cirques).
Déroulement : signal par la mappa, 7 tours de course (environ 6 km).
Vainqueur : palme, couronne, argent, tour d'honneur, nom qui entre dans la postérité.
Spectateurs pariant sur les factions, arrivant tôt pour les meilleures places.
Les femmes au cirque : lieu de promiscuité et séduction, pas toujours accepté (lois d'Auguste).
R. Autres Sports de Combat
Pugilat : le plus populaire, utilisation des cestes.
Lutte, Pancrace.
Pentathlon, courses à pied, course au flambeau.
S. La Chasse (Venationes)
« Sport » à l'honneur chez les riches Romains, associée à l'équitation.
Venationes organisées par les empereurs dans les amphithéâtres : combat contre bêtes sauvages, à corps perdu (9000 bêtes tuées pour l'inauguration du Colisée).
T. Les Combats de Gladiateurs
Jusqu'en 105 av. J.-C. : combats privés ou magistrats pour cérémonies funèbres.
Puis deviennent pratique profane (anniversaires, triomphes), réglementée (Marc-Aurèle).
Écoles de gladiateurs (ludi) : construites par l'État, dirigées par un lanista (discipline dure).
Gladiateurs : esclaves et hommes libres.
Plusieurs catégories selon l'équipement (Rétiaire, Thrace, Mirmillon, Samnite).
Combats dans les amphithéâtres (ex: Colisée, 60 000 personnes).
L'éditeur (empereur ou magistrat) décide du sort du vaincu, souvent selon la foule.
Vainqueur : palmes, argent, objets précieux, idole des foules.
Possibilité d'échapper à sa condition (dispense de combats, affranchissement).
U. La Fin des Jeux
Déplacement de la capitale à Constantinople : courses de chars désertent le Cirque Maxime.
Protestations chrétiennes contre les jeux, mais reconnaissance de leur charme.
Hésitations du pouvoir (Constantin : interdit les gladiateurs en 325, mais autorise).
Combats de gladiateurs jusqu'en 439.
Venationes jusqu'en 523.
VIII. Glossaire des Termes
Un agôn, des agones
Un rabdophoros, des rabdophoroi
Un ludus, des ludi
Un campus, des campi
Une course singula, des courses singulae
Une venatio, des venationes
Un lanista, des lanistae
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