ÉLÉMENTS GENERAUX SUR LES CONTRATS 2/2

32 cartes

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32 cartes

Réviser
Question

Rapel du principe de force obligatoire du contrat. Quelles personnes sont tenues d’exécuter le contrat en vertu de son effet obligatoire ?

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Réponse

Seuls les contrats légalement formés ont force obligatoire. Sont tenus d'exécuter le contrat : les contractants ;
les personnes représentées, en cas de représentation légale ou volontaire ;
les héritiers, sauf pour les contrats viagers et intuitu personae.

Question

Quelles sont les conséquences de la force obligatoire du contrat ?

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Réponse

Le contrat ne peut être révisé ou révoqué que :
par accord des parties ;
dans les cas prévus par la loi; conformément :
aux obligations découlant de l’équité, de l’usage et de la loi ;
dans la bonne foi.

Question

Dans quels cas le contrat peut-il être révisé ?

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Réponse

par la loi ;
par accord des parties, notamment au moyen d’une clause de renégociation ou d’indexation ;
en cas d’imprévision, sous certaines conditions.

Question

Une partie peut-elle révoquer le contrat ?

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Réponse

Principe : pas de révocation unilatérale du contrat.
Exception : un contrat à durée indéterminée peut être résilié unilatéralement, sous réserve du respect d’un préavis.

Question

Quelles sont les conditions permettant d’invoquer l’imprévision ?

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Réponse

Un changement de circonstances imprévisible lors de la conclusion du contrat.
Ce changement rend l’exécution excessivement onéreuse pour une partie.
Cette partie n’avait pas accepté d’en assumer le risque.
Si ces 3 conditions sont réunies, elle peut demander à son cocontractant une renégociation du contrat.
Pendant la renégociation, elle doit continuer à exécuter ses obligations.

Question

Que peuvent faire les parties en cas de refus ou d’échec de la renégociation pour imprévision ?

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Réponse

Elles peuvent :
convenir de la résolution du contrat ;
ou demander d’un commun accord au juge d’adapter le contrat. Si les parties ne parviennent toujours pas à un accord dans un délai raisonnable, une partie peut demander au juge :
de réviser le contrat ;
ou d’y mettre fin.

Question

Dans quelles conditions le juge interprète-t-il un contrat ?

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Réponse

Lorsque le contrat est ambigu, le juge recherche la commune intention des parties :
à partir des termes du contrat ;
de leur comportement antérieur et postérieur.
Il doit interpréter le contrat sans se substituer aux parties.
Concernant les contrats de consommation, le contrat s’interprète dans le sens le plus favorable au consommateur.

Question

Qu’est-ce que le forçage du contrat ?

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Réponse

Le juge ajoute une obligation qui n’est pas expressément prévue par le contrat, lorsqu’elle est nécessaire à son exécution.

Question

Qu’est-ce que le principe de l’effet relatif du contrat ?

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Réponse

Le contrat ne crée d’obligations qu’entre les parties, mais il est opposable aux tiers.

Question

Quelles sont les 3 catégories de tiers au contrat ?

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Réponse

Ayants cause à titre particulier : reçoit un bien ou un droit précis.
Créanciers chirographaires : créancier ne disposant d’aucune sûreté particulière.
Tiers absolus : personne totalement étrangère au contrat.

Question

Quelles sont les exceptions à l’effet relatif du contrat ?

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Réponse

Promesse de porte-fort
Stipulation pour autrui
Recours des créanciers :
action oblique ;
action paulienne ;
action directe.

Question

Quel est le principe concernant le rôle du juge face au contrat ?

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Réponse

Principe : le juge doit faire respecter le contrat.
Dans certains cas, il peut procéder :
à l’interprétation du contrat ;
au forçage du contrat.

Question

Qu’est-ce qu’une promesse de porte-fort et quels sont ses effets?

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Réponse

Engagement par lequel une personne, le porte-fort, promet d’obtenir la ratification d’un engagement par un tiers.
Si le tiers ratifie :
→ son engagement produit un effet rétroactif.
Si le tiers refuse :
→ il n’est pas engagé ;
→ le porte-fort engage sa responsabilité pour inexécution de sa promesse.

Question

Qu’est-ce qu’une stipulation pour autrui et quels sont ses effets?

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Réponse

Contrat par lequel le stipulant demande au promettant d’exécuter une prestation au profit d’un tiers bénéficiaire.
Le tiers bénéficiaire acquiert un droit contre le promettant.
Il peut exiger l’exécution de la prestation.
Le stipulant peut également en exiger l’exécution.

Question

Quels sont les 3 recours permettant à un créancier d’agir pour protéger ses droits ?

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Réponse

Action oblique : Lorsque le débiteur est passif dans l’exercice de ses droits, le créancier peut exercer les droits et actions de son débiteur à sa place.
Exception : il ne peut pas exercer les droits exclusivement attachés à la personne du débiteur.
Action paulienne : Lorsque le débiteur accomplit un acte frauduleux portant atteinte aux droits du créancier, celui-ci peut demander que cet acte soit déclaré inopposable à son égard. En cas d'acte frauduleux à titre onéreux, le créancier doit prouver que le tiers connaissait la fraude du débiteur.
Action directe : Dans les cas prévus par la loi, le créancier peut agir directement contre le débiteur de son débiteur.

Question

Quelles sont les conditions permettant d’invoquer l’imprévision en cas de difficulté d’exécution ?

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Réponse

Changement de circonstances imprévisible lors de la conclusion du contrat.
Exécution devenue excessivement onéreuse.
Partie n’ayant pas accepté d’en assumer le risque.
Situation ne résultant pas de sa faute.
Les titres et contrats financiers sont exclus.

Question

Dans quel cas il y a-t-il impossibilité d'exécution?

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Réponse

Force majeure.

Question

Qu’est-ce que la force majeure ? Quels sont les effets?

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Réponse

Événement empêchant l’exécution de l’obligation. L'évènement doit être Extérieure
Imprévisible
Irrésistible
Les effets :
Empêchement temporaire :
→ suspension de l’obligation, sauf si le retard qui en résulte justifie la résolution du contrat.
Empêchement définitif :
→ résolution de plein droit ;
→ les parties sont libérées de leurs obligations.

Question

Quelles sont les sanctions dont dispose le créancier en cas d’inexécution ou d’exécution imparfaite ?

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Réponse

Le créancier peut :
suspendre sa propre exécution ;
demander l’exécution forcée en nature ;
obtenir une réduction du prix ;
provoquer la résolution du contrat ;
demander des dommages-intérêts.
En principe, une mise en demeure préalable du débiteur est nécessaire.
Les sanctions compatibles peuvent être cumulées.
Des dommages-intérêts peuvent s’ajouter aux autres sanctions.

Question

Qu’est-ce que l’exception d’inexécution et quel est son effet sur le contrat ?

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Réponse

Elle permet à une partie de suspendre l’exécution de sa propre obligation lorsque l’autre partie n’exécute pas la sienne.
Le contrat est suspendu et non rompu.
3 conditions : Des obligations réciproques.
Une inexécution suffisamment grave.
Une réaction proportionnée.
Il doit notifier la suspension à son cocontractant dans les meilleurs délais.

Question

Qu’est-ce que l’exception d’inexécution préventive ?

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Réponse

Une partie peut suspendre l’exécution de son obligation avant même l’échéance lorsqu’il est manifeste que son cocontractant n’exécutera pas à l’échéance et que les conséquences de cette inexécution seront suffisamment graves.

Question

Quel est le principe concernant l’exécution forcée en nature ? Quelles mesures le créancier peut-il prendre lui-même après mise en demeure en cas d’inexécution ?

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Réponse

Après mise en demeure, le créancier peut demander l’exécution forcée en nature de l’obligation.
2 exceptions : lorsque l’exécution est impossible ;
lorsqu’il existe une disproportion manifeste entre son coût pour le débiteur de bonne foi et son intérêt pour le créancier.
Après mise en demeure, il peut :
faire exécuter lui-même l’obligation, dans un délai et à un coût raisonnables ;demander au juge l’autorisation de détruire ce qui a été mal exécuté;
obtenir du débiteur le remboursement des frais engagés.
3 moyens de pression : astreinte ;
saisie ;
expulsion.

Question

Comment le créancier peut-il demander une réduction de prix?

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Réponse

Après une mise en demeure restée infructueuse, le créancier peut :
accepter l’exécution imparfaite ;
obtenir une réduction du prix proportionnelle à l’inexécution.

Question

Qu’est-ce que la résolution du contrat et quelles sont ses conséquences ?

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Réponse

Une inexécution suffisamment grave peut justifier l’anéantissement du contrat.
Elle entraîne en principe des restitutions réciproques.
Pour les contrats à exécution successive, on parle de résiliation lorsque les prestations échangées ont trouvé leur utilité au fur et à mesure de l’exécution.

Question

Quels sont les 3 modes de résolution du contrat ?

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Réponse

Résolution judiciaire
Résolution unilatérale par le créancier
Résolution prévue par une clause résolutoire

Question

Qu’est-ce que la résolution judiciaire ?

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Réponse

Résolution prononcée par le juge à la demande d’une partie en raison d’une inexécution suffisamment grave.

Question

Qu'est ce que la résolution unilatérale?

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Réponse

En cas d’inexécution suffisamment grave, le créancier peut résoudre le contrat unilatéralement, à ses risques et périls. Mise en demeure du débiteur, sauf si les circonstances montrent qu’elle serait vaine.
Si l’inexécution persiste : notification de la résolution au débiteur.
La résolution prend effet à la réception de la notification. Le débiteur peut contester la résolution.
Le créancier doit alors prouver que l’inexécution était suffisamment grave pour justifier la résolution.

Question

Qu’est-ce qu’une clause résolutoire ?

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Réponse

Clause prévoyant à l’avance les inexécutions qui entraîneront la résolution du contrat, sans qu’il soit nécessaire de demander au juge de la prononcer.

Question

Qu'est-ce que la responsabilité contractuelle ?

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Réponse

Elle permet au créancier d’obtenir des dommages-intérêts en réparation du préjudice résultant de l’inexécution du contrat. 3 éléments constitutifs : Une faute : inexécution contractuelle.
Un préjudice subi par le créancier.
Un lien de causalité entre la faute et le préjudice.

Question

Cite les 2 types de D&I

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Réponse

D&I compensatoires : réparent le préjudice résultant de l’inexécution.
D&I moratoires : réparent le préjudice résultant du retard dans l’exécution.

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Quelles causes peuvent exonérer le débiteur de sa responsabilité contractuelle ?

force majeure ;
fait d’un tiers permettant l’exonération ;
fait du créancier ayant causé ou contribué au dommage.

Quelles clauses peuvent aménager ou déterminer à l’avance la responsabilité contractuelle ?

Clause exclusive de responsabilité : supprime l’obligation de réparer → pas de dommages-intérêts.
Clause limitative de responsabilité : plafonne le montant des dommages-intérêts.
Clause pénale : Elle fixe à l’avance le montant des dommages-intérêts dus en cas d’inexécution (écartée en cas de dol ou faute lourde ;
lorsqu’elle prive de sa substance une obligation essentielle).

Fiche de révision

IV/ L'EXECUTION DU CONTRAT

A/ La force obligatoire pour les parties

Seuls les contrats légalement formés ont force obligatoire.

1/ Le contrat s'impose aux parties

a/ Le principe : les parties soumises à l'effet obligatoire du contrat

Sont tenus d'exécuter le contrat : les contractants; les représentés (représentation légale ou volontaire) et les héritiers (sauf contrat viager et intuitu personae)

b/ Les conséquences de l'effet obligatoire

Le contrat ne peut être révisé ou révoqué que :

  • par accord des parties (=consentement mutuel);
  • dans les cas prévus par la loi;
  • dans le respect des obligations découlant de l'équité, l'usage et la loi;
  • dans la bonne foi.

Révision du contrat :

  • par la loi;
  • par accord des parties (notamment via une clause de re négociation/indexation);
  • pour imprévision (à voir)

Révocation : pas de révocation unilatérale, sauf CDI dans le respect du préavis.

Concernant l'imprévision, il y a 3 conditions :

  1. changement de circonstances imprévisible;
  2. exécution devenue excessivement onéreuse;
  3. partie n'ayant pas accepté d'en assumer le risque.

Si les 3 conditions sont réunies, il y a demande de révision, avec poursuite de l'exécution pendant celle-ci.

Echéc/refus : les parties peuvent convenir :

  • de la résolution;
  • ou demander ensemble au juge l'adaptation.
  • A défaut d'accord dans un délai raisonnable : une partie peut demander au juge de réviser le contrat ou d'y mettre fin.
2/ Le contrat s'impose au juge

En principe, le juge doit faire respecter le contrat. Dans certains cas sont permis l'interprétation ou le forçage du contrat.

Interprétation : si le contrat est ambigu, le juge cherche la commune intention des parties à partir des termes du contrat et de leur comportement antérieur/postérieur sans se substituer aux parties.

Concernant les contrats de consommation : interprétation dans le sens le plus favorable au consommateur.

Forçage du contrat : le juge peut ajouter une obligation non expréssement écrite, nécessaire à l'exécution du contrat.

B/ L'effet relatif du contrat : vis-à-vis des tiers

1/ Le principe

Effet relatif : le contrat ne crée d'obligation qu'entre les parties mais est opposable à l'égard des tiers.

3 catégories de tiers :

  • ayant cause à titre particulier : reçoit un bien/droit précis
  • créanciers chirographaires : créanciers sans sureté particulière
  • tiers absolus : totalement étranger au contrat
2/ Les exceptions

a/ Promesse de porte-fort

Définition : personne qui promet d'obtenir la ratification d'un tiers

2 situations :

  • tiers ratifie : engagement rétroactif
  • tiers refuse : non-engagé, responsabilité du porte-fort pour non exécution

b/ Stipulation pour autrui

Contrat par lequel le stipulant demande au promettant d'exécuter une prestation au profit d'un tiers bénéficiaire.

Effets : le tiers bénéficiaire acquiert un droit sur le promettant et peut exiger (tout comme le stipulant) l'exécution de la prestation.

c/ Recours des créanciers

Action oblique : débiteur passif donc le créancier exerce les droit du débiteur (=agit à sa place) à sa place (sauf les droits exclusivement attachés à la personne)

Action paulienne : débiteur accompli un acte frauduleux alors le créancier demande qu'il soit innoposable à son égard (à lui). S'il s'agit d'un acte frauduleux à titre onéreux, le créancier doit prouver que le tiers connaissait la fraude (qu'il était complice).

Action directe : dans les cas prévus par la loi, le créancier peut demander directement au débiteur de son débiteur.

V/ L'INEXECUTION DU CONTRAT

A/ Les difficultés et les impossibilités à exécuter

1/ Difficulté d'exécuter : l'imprévision

Revoir imprévision

Une condition s'ajoute : situation ne résultant pas de sa faute

Exclusions légales : titres et contrats financiers

2/ Impossibilité d'exécuter : la force majeure

Définition : évènement empêchant l'exécution

3 conditions :

  • extérieur;
  • imprévisible;
  • irrésistible.

Effets :

  • empêchement temporaire : suspension de l'obligation, sauf si le retard justifie la résolution;
  • empêchement définitif : résolution de plein droit donc les parties sont libérées de leurs obligations.

B/ Les sanctions de l'inéxecution du contrat

En cas d'inexécution ou d'exécution imparfaite, le créancier peut demander :

  • suspendre sa propre exécution
  • exécution forcée
  • réduction du prix
  • résolution
  • D&I

En principe, mise en demeure préalable du débiteur. Les sanctions compatibles sont cumulables et des D&I peuvent s'ajouter.

1/ Les sanctions visant à l'exécution du contrat

a/ L'exception d'inexécution

Permet à une partie de suspendre sa propre obligation si l'autre partie n'exécute pas la sienne. Le contrat est suspendu pas rompu.

3 conditions :

  • obligations réciproques;
  • inexécution suffisamment grave;
  • réaction proportionnée.

Exception d'inexécution préventive : possible avant l'échéance s'il est manifeste qu'il n'exécutera pas son obligation et qu'elle sera suffisament grave.

Dans tous les cas, la suspension est à notifier dans les meilleurs délais.

b/ L'exécution forcée en nature

Après mise en demeure, le créancier peut demander l'exécution forcée en nature.

Exception :

  • exécution impossible;
  • disproportion manifeste

Après mise en demeure, il peut également demander :

  • faire exécuter lui même l'obligation à un délai et cout raisonnable;
  • avec autorisation du juge, l'autorisation de destruction de ce qui a été mal exécuté
  • obtenir du débiteur remboursement des frais

Moyen de pression : astreinte, saisie, expulsion.

c/ La réduction du prix

Après mise en demeure restée infructueuse, le créancier peut accepter la prestation et demander une réduction de prix proportionnelle à l'inexécution imparfaite.

2/ La résolution

Résolution = l'inexécution suffisamment grave justifie l'anéantissement du contrat + restitution réciproque (ou résiliation pour les contrats à exécution successive)

a/ Résolution judiciaire : prononcée par le juge à la demande d'une partie.

b/ Résolution du créancier lui même, à ses risques et périls.

Procédure :

  • mise en demeure (sauf si les circonstances montre qu'elle serait veine)
  • l'inexécution persiste : notification de résolution. Prends effet dès la réception

Risques et périls : le débiteur pour contester et c'est au créancier de prouver que l'inexécution est suffisamment grave

c/ Clause de résolution : clause qui prévoit à l'avance que certaines inexécution entraîne la résolution, sans l'intervention du juge

3/ Les D&I

La responsabilité contractuelle permet d'obtenir D&I en réparation de l'inexécution.

3 éléments constitutifs de la responsabilité contractuelle :

  • faute : inexécution
  • préjudice : subi par le créancier
  • lien de causalité entre la faute et le préjudice

En principe mise en demeure, les D&I sont cumulables avec les autres sanctions.

Effets :

  • D&I compensatoires : répare le préjudice de l'inexécution
  • D&I moratoires : répare le retard de l'exécution

Exonération :

  • force majeure
  • fait d'un tiers permettant l'exonération
  • fait du créancier causant/contribuant au dommage

Limitation :

  • Clause exclusive : supprime la résponsabilité contractuelle donc pas de D&I
  • Clause limitative : plafonne les D&I (exclue en cas de dol/faute lourde ou clause privant de sa substance une obligation essentielle)
  • Clause pénale : fixe à l'avance le montant des D&I dus en cas d'inexécution

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