ÉLÉMENTS GENERAUX SUR LES CONTRATS

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Concepts et principes élémentaires du langage de programmation Go, couvrant les bases de la syntaxe et de l'architecture du langage.

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Question

Qu’est-ce qu’un contrat ? Quels sont les principes fondateurs du droit des contrats ?

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Réponse

Accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier ou transmettre des obligations. Les 3 principes : Liberté contractuelle
Force obligatoire
Bonne foi

Question

En quoi consiste la liberté contractuelle ?

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Réponse

Chacun est libre :
de contracter ou non ;
de choisir son cocontractant ;
de déterminer le contenu et la forme du contrat.
Limite : les règles d’ordre public.

Question

Qu’est-ce que le principe de force obligatoire du contrat ?

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Réponse

Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

Question

Que signifie le principe de bonne foi en droit des contrats ?

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Réponse

Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
C’est un principe d’ordre public.

Question

Quelles sont les 8 grandes classifications des contrats ?

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Réponse

Nommé / innommé
Synallagmatique / unilatéral
À titre onéreux / gratuit
Commutatif / aléatoire
Consensuel / solennel / réel
Gré à gré / adhésion
Contrat-cadre / contrat d’application
Exécution instantanée / successive

Question

Distinguez contrat nommé et contrat innommé.

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Réponse

Nommé : possède une dénomination et des règles particulières.
Innommé : ne possède pas de régime particulier.

Question

Distinguez contrat synallagmatique et contrat unilatéral.

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Réponse

Synallagmatique : obligations réciproques des parties.
Unilatéral : obligation d’une partie sans engagement réciproque de l’autre.

Question

Distinguez contrat à titre onéreux et contrat à titre gratuit.

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Réponse

Onéreux : chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure.
Gratuit : une partie procure un avantage sans contrepartie.

Question

Distinguez contrat commutatif et contrat aléatoire.

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Réponse

Commutatif : les avantages réciproques sont considérés comme équivalents.
Aléatoire : les avantages ou pertes dépendent d’un événement incertain accepté par les parties.

Question

Distinguez contrat consensuel, solennel et réel.

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Réponse

Consensuel : formé par le simple échange des consentements.
Solennel : validité subordonnée au respect des formes imposées par la loi.
Réel : formation subordonnée à la remise d’une chose.

Question

Distinguez contrat de gré à gré et contrat d’adhésion.

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Réponse

Gré à gré : stipulations librement négociées.
Adhésion : stipulations non négociables déterminées à l’avance par l’une des parties.

Question

Distinguez contrat-cadre et contrat d’application.

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Réponse

Contrat-cadre : fixe les caractéristiques générales des relations contractuelles futures.
Contrat d’application : précise les modalités d’exécution.

Question

Distinguez contrat à exécution instantanée et contrat à exécution successive.

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Réponse

Instantanée : obligations exécutables en une prestation unique.
Successive : obligations exécutées en plusieurs prestations échelonnées dans le temps.

Question

Qu’est-ce qu’une obligation ? Quelles sont ses caractéristiques ?

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Réponse

Une obligation est un lien juridique entre :
le créancier, qui peut exiger une prestation ou un comportement ;
le débiteur, qui est tenu de l’exécuter. Les caractéristiques sont : Impérative
Personnelle
Patrimoniale

Question

Explique les 3 caractéristiques d’une obligation.

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Réponse

Impérative : son exécution peut être exigée en justice.
Personnelle : le créancier détient un droit contre le débiteur.
Patrimoniale : elle est évaluable en argent et transmissible.

Question

Quelles sont les origines possibles d’une obligation et que signifient-elles ?

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Réponse

Légale : imposée par la loi.
Délictuelle : issue d’un fait juridique.
Contractuelle : issue d’un contrat ou d’un acte juridique.

Question

Quelles sont les 5 grandes distinctions permettant de classer les obligations ?

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Réponse

Civile / naturelle
De résultat / de moyens
Conjointe / solidaire
Conditionnelle
À terme

Question

Distingue obligation civile et obligation naturelle.

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Réponse

Obligation civile : le créancier peut en demander l’exécution en justice.
Obligation naturelle : pas d’exécution forcée. Si le débiteur l’exécute volontairement, il n’y a pas de répétition de l’indu.

Question

Distingue obligation de résultat et obligation de moyens.

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Réponse

Résultat : le débiteur s’engage à atteindre un résultat donné.
Moyens : le débiteur s’engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, sans garantir le résultat.

Question

Qu’est-ce qu’une obligation conjointe ?

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Réponse

La dette ou la créance est divisée entre les débiteurs ou les créanciers :
chaque créancier ne peut réclamer que sa part ;
chaque débiteur n’est tenu que de sa part ;
division par parts égales, sauf clause contraire.

Question

Qu’est-ce qu’une obligation solidaire ?

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Réponse

Chacun est tenu de toute la dette.
Le paiement par l’un libère tous les autres envers le créancier.
Celui qui paie dispose d’un recours contre les autres pour leur part.
En cas d’insolvabilité de l’un, sa part est répartie entre les autres codébiteurs.

Question

Qu’est-ce qu’une condition et quels sont les 3 types de conditions ?

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Réponse

La condition est un événement futur et incertain dont dépend l’obligation.
Trois types :
Suspensive
Résolutoire
Potestative

Question

Dinstingue les 3 types de conditions

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Réponse

Suspensive : L’obligation n’est effective qu’à la réalisation de la condition.
Si la condition échoue, l’obligation est réputée n’avoir jamais existé.
Résolutoire : L’obligation est effective immédiatement, mais elle est anéantie si la condition se réalise.
Protestative : Elle dépend du pouvoir d’une partie de faire survenir ou non l’événement.
Elle est nulle lorsqu’elle dépend de la seule volonté du débiteur.

Question

Qu’est-ce qu’un terme et quels sont les types de termes ?

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Réponse

Le terme est un événement futur et certain dont dépend l’obligation.
Deux types :
Terme suspensif
Terme extinctif

Question

Ditstingue les types de terme.

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Réponse

Suspensif : Le terme suspensif diffère l’exigibilité de l’obligation.
Avant le terme :
le créancier ne peut pas exiger l’exécution ;
le bénéficiaire du terme peut y renoncer sans l’accord de l’autre partie.
Extinctif : Il fixe la date à laquelle l’obligation cesse de produire ses effets.

Question

Comment les parties peuvent-elles participer à la négociation d'un contrat ?

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Réponse

Elles peuvent :
négocier elles-mêmes ;
se faire représenter, notamment par un mandat.

Question

Qu’est-ce qu’un mandat ?

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Réponse

Contrat par lequel le mandataire agit au nom et pour le compte du mandant auprès des tiers.

Question

Quelles sont les obligations du mandataire ?

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Réponse

Respecter les pouvoirs confiés.
Exécuter ses missions.
Rendre compte de son action.

Question

Quelles sont les obligations du mandant ?

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Réponse

Fournir les moyens nécessaires.
Rémunérer le mandataire si cela est prévu.
Être engagé envers les tiers pour les obligations négociées en son nom.

Question

Quels sont les éléments à connaître concernant le processus de négociation ?

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Réponse

Pourparlers
Lettre d’intention / accord de principe
Obligations pendant la négociation
Rupture des pourparlers
Pacte de préférence
Promesse de contrat

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Qu’est-ce que les pourparlers et quel principe leur est applicable ?

Définition : négociations précontractuelles visant à déterminer les termes du futur contrat.
Principe : leur initiative, leur déroulement et leur rupture sont libres, sous réserve du respect de la bonne foi. Les pourparlers en parallèle avec des tiers sont permis.

Qu’est-ce qu’une lettre d’intention ?

Elle manifeste l’intérêt d’engager ou de poursuivre les négociations.
Selon son contenu, elle peut créer une obligation.

Qu’est-ce qu’un accord de principe et quels sont ses effets ?

Accord portant sur certains éléments, alors que les éléments essentiels restent à déterminer. Il entraîne :
une obligation de poursuivre les négociations ;
mais aucune obligation de conclure le contrat.
Sa violation entraîne des dommages-intérêts, mais pas d’exécution forcée.

Quelles sont les obligations principales pendant les négociations ?

Bonne foi
Information
Confidentialité

Que signifie l’obligation de bonne foi pendant les négociations ?

Les négociations doivent être conduites de bonne foi : les parties doivent être sincères dans leur volonté de négocier.

Dans quelles conditions une partie est-elle tenue d’informer son cocontractant pendant les négociations ? Quelle information est exclue de cette obligation?

Une partie doit communiquer l’information qu’elle connaît lorsque celle-ci :
est déterminante pour le consentement de l’autre ;
présente un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties ;
est légitimement ignorée par l’autre partie, ou lorsque celle-ci fait confiance à son cocontractant. Elle ne porte pas sur l’estimation de la valeur de la prestation.
Elle ne peut être ni limitée ni exclue.

Comment se répartit la charge de la preuve concernant l’obligation précontractuelle d’information ? Quelles sont les sanctions du manquement à cette obligation?

Celui qui invoque le devoir d’information doit prouver que l’information lui était due.
L’autre partie doit prouver qu’elle a fourni l’information. Responsabilité civile de celui qui devait informer.
Nullité du contrat si le manquement constitue un vice du consentement.

Quelle obligation de confidentialité existe pendant les négociations et quelle est la sanction de sa violation ?

L’utilisation ou la divulgation sans autorisation d’une information confidentielle obtenue pendant les négociations engage la responsabilité civile de son auteur.

Quel est le principe concernant la rupture des pourparlers et quelle est son exception ?

Principe : la rupture des pourparlers est libre.
Exception : la rupture ne doit pas être abusive, c’est-à-dire contraire à la bonne foi.
Une rupture abusive engage la responsabilité extracontractuelle de son auteur.

Quels indices permettent de caractériser une rupture abusive des pourparlers ?

brutalité de la rupture ;
mauvaise foi ;
état avancé des négociations ;
croyance légitime dans leur aboutissement ;
absence de motif légitime.

Quel préjudice est réparable en cas de rupture abusive des pourparlers et qu’est-ce qui est exclu ?

Réparable :
les pertes subies du fait des négociations.
Exclus :
les gains attendus du contrat non conclu ;
l’exécution forcée du contrat.

Qu’est-ce qu’un pacte de préférence ?

Avant-contrat par lequel le promettant s’engage à proposer prioritairement au bénéficiaire de contracter avec lui s’il décide de conclure le contrat envisagé.
Sa violation engage la responsabilité contractuelle du promettant.

En cas de violation d’un pacte de préférence par la conclusion du contrat avec un tiers, que peut demander le bénéficiaire ?

Il peut demander :
la nullité du contrat conclu avec le tiers ;
ou sa substitution au tiers,
s’il prouve que le tiers connaissait :
l’existence du pacte ;
l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir.

Qu’est-ce que l’action interrogatoire en matière de pacte de préférence ?

Le tiers peut demander par écrit au bénéficiaire de confirmer :
l’existence du pacte de préférence ;
son intention de s’en prévaloir.
En l’absence de réponse dans le délai fixé, le bénéficiaire ne peut plus demander la nullité ou la substitution.

Quels sont les deux types de promesses de contrat ?

Promesse unilatérale
Promesse synallagmatique
Ce sont des avant-contrats : une personne s'engage à conclure avant le contrat.

Qu’est-ce qu’une promesse unilatérale de contrat ?

Contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire le droit d’opter pour un contrat :
dont les éléments essentiels sont déterminés ;
et auquel il ne manque que le consentement du bénéficiaire. La révocation de la promesse pendant le délai laissé au bénéficiaire pour opter n’empêche pas la formation du contrat promis. Le contrat conclu avec un tiers qui connaissait l’existence de la promesse est nul.

Qu’est-ce qu’une promesse synallagmatique ?

Les deux parties ont déjà donné leur consentement au contrat définitif.
Sa réalisation peut notamment être subordonnée :
à une formalité ;
ou à une condition suspensive.

Qu’est-ce qu’une offre ?

L’offre est une manifestation unilatérale de la volonté de contracter.
Elle peut être :
expresse ou tacite ;
adressée à une personne déterminée ou au public ;
faite par tout moyen, sauf disposition contraire.

Dans quelles conditions l’offre peut-elle être rétractée?

Avant sa réception par le destinataire : rétractation libre.
Après sa réception : elle ne peut pas être rétractée avant l’expiration :
du délai fixé par l’offrant ;
ou, à défaut, d’un délai raisonnable.

Quels sont les effets d’une rétractation fautive de l’offre ?

Elle empêche la conclusion du contrat.
Elle engage la responsabilité extracontractuelle de l’offrant.
Elle ne permet pas l’indemnisation des avantages attendus du contrat.

Dans quels cas l’offre devient-elle caduque ?

L’offre devient caduque :
à l’expiration du délai fixé ;
à défaut, à l’expiration d’un délai raisonnable ;
en cas d’incapacité de l’offrant ;
en cas de décès de l’offrant.

Qu’est-ce que l’acceptation ?

Manifestation de la volonté de son auteur d’être lié dans les termes de l’offre.
Elle peut être :
expresse ou tacite ;
pure et simple, sinon il s’agit d’une contre-offre ;
faite par tout moyen.
En principe, le silence ne vaut pas acceptation.

Dans quels cas le silence peut-il exceptionnellement valoir acceptation ?

relations d’affaires antérieures ou continues ;
usage professionnel ;
offre faite dans le seul intérêt du bénéficiaire ;
disposition légale.

Jusqu’à quand l’acceptation peut-elle être rétractée ?

Elle peut être rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à l’offrant, à condition que la rétractation lui parvienne avant l’acceptation.

Selon quel principe détermine-t-on le moment de formation du contrat ?

Principe : théorie de l'acceptation (depuis la réforme du droit des contrats, c'est la théorie de la réception)
•
Moment : lorsque l'acceptation parvient à l'offrant;
•
Lieu : là où l'acceptation est parvenue à l'offrant.

Quels sont les délais pouvant être prévus par la loi ou le contrat en matière de consentement ?

Délai de réflexion : Délai avant l’expiration duquel le destinataire ne peut pas accepter.
Délai de rétractation : Délai pendant lequel le bénéficiaire peut retirer son consentement après avoir accepté.

Quelles qualités doit présenter le consentement et quels sont ses vices ?

Le consentement doit être :
libre ;
éclairé ;
exempt de vices.
Les 3 vices sont :
l’erreur ;
le dol ;
la violence.

À quelle condition l’erreur, le dol ou la violence entraînent-ils une sanction ? Quelle est la sanction ?

Ils doivent être déterminants du consentement : sans eux, la partie :
n’aurait pas contracté ;
ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes.
Le caractère déterminant s’apprécie selon les personnes et les circonstances.
Sanction : nullité relative.
Point de départ de la nullité relative : Erreur / dol : jour de leur découverte.
Violence : jour où elle cesse.

Qu’est-ce que l’erreur en tant que vice du consentement ?

Représentation fausse de la réalité lors de la formation du contrat.
Elle doit :
être de droit ou de fait ;
être déterminante du consentement ;
être excusable ;
avoir été commise lors de la formation du contrat ;
porter sur une qualité essentielle de la prestation ou du cocontractant.

Quelles sont les règles relatives à l’erreur ?

Sur les qualités essentielles de la prestation : Elle doit porter sur une qualité expressément ou tacitement convenue.
Elle peut porter sur la prestation de l’une ou l’autre partie.
L’acceptation d’un aléa sur une qualité exclut l’erreur relative à cette qualité.
Sur la personne : Seulement lorsque le contrat a été conclu intuitu personae, c’est-à-dire lorsque la personne du cocontractant était déterminante.

Quelles erreurs sont indifférentes et n’entraînent donc pas la nullité ?

erreur sur la valeur ;
erreur sur un simple motif ;
erreur inexcusable.

Qu’est-ce que le dol ?

Tromperie intentionnelle destinée à provoquer chez l’autre une erreur déterminante de son consentement.

2 éléments cumulatifs du dol : 1. Élément matériel :
manœuvres ;
mensonge ;
réticence dolosive = dissimulation intentionnelle d’une information.
2. Élément intentionnel :
intention de tromper.
Il doit :
être déterminant du consentement ;
émaner :
du cocontractant ;
de son représentant ;
ou d’un tiers de connivence.

Quelle est la sanction du dol ?

Nullité relative.

Qu’est-ce que la violence en tant que vice du consentement ?

Contrainte exercée sur une personne pour obtenir son consentement.
Elle peut être :
physique ou morale ;
exercée contre le contractant ou ses proches ;
économique.
Elle doit être suffisamment grave pour avoir été déterminante du consentement.
Son caractère déterminant s’apprécie selon :
la personnalité de la victime ;
les circonstances qui lui sont propres.

Cite un acte de violence.

Abus de dépendance si : Une partie :
abuse de l’état de dépendance de son cocontractant à son égard ;
obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit sans cette contrainte ;
en tire un avantage manifestement excessif.

Quelle est la sanction de la violence ?

Nullité relative.

Quel est le principe concernant la capacité à contracter et quelles personnes sont incapables de contracter ?

Principe : toute personne peut contracter si elle est juridiquement capable.
Incapables :
mineur non émancipé ;
majeur protégé :
représenté en tutelle ;
assisté en curatelle.

Quels actes une personne incapable peut-elle néanmoins accomplir seule ?

Les actes courants autorisés par la loi ou l’usage, à condition qu’ils soient conclus à des conditions normales. Un mineur émancipé peut devenir commerçant s’il dispose d’une autorisation.

En quoi consiste le principe de spécialité applicable à la capacité des personnes morales ?

Leur capacité est limitée :
aux actes utiles à la réalisation de leur objet statutaire ;
et aux actes qui leur sont accessoires.

Quelles sont les deux conditions relatives au contenu du contrat ?

Le contenu du contrat doit être :
licite : le contrat ne peut déroger :
à l’ordre public ;
à la loi ;
aux bonnes mœurs,
ni par ses stipulations, ni par son but, même si celui-ci est inconnu des parties;
et certain : La prestation :
peut être présente ou future ;
doit être possible ;
doit être déterminée ou déterminable.

Quand une prestation est-elle déterminable ?

Lorsqu’elle peut être déterminée à partir :
du contrat ;
des usages ;
des relations antérieures des parties,
sans qu’un nouvel accord des parties soit nécessaire.

Comment détermine-t-on la qualité de la prestation lorsqu’elle n’a pas été précisée dans le contrat ?

Elle doit correspondre aux attentes légitimes des parties, appréciées en fonction :
de la nature de la prestation ;
des usages ;
de la contrepartie.

Comment le prix peut-il être fixé dans un contrat-cadre ? et dans un contrat de prestation de services ?

Contrat-cadre : Le prix peut être fixé unilatéralement par l’une des parties, selon le mécanisme prévu par le contrat-cadre.
En cas de contestation, cette partie doit motiver le montant.
En cas d’abus : dommages-intérêts et éventuellement résolution du contrat.
Contrat de PS : À défaut d’accord sur le prix avant l’exécution, il peut être fixé après la prestation par le créancier du prix, c’est-à-dire le prestataire.
En cas de contestation :
il doit motiver le montant ;
l’abus peut entraîner des dommages-intérêts.

Le défaut d’équivalence entre les prestations entraîne-t-il la nullité du contrat ?

Principe : non. Le défaut d’équivalence des contreparties n’entraîne pas, à lui seul, la nullité du contrat.
Il existe toutefois 3 exceptions : Contrepartie illusoire ou dérisoire
→ nullité.
Clause privant de sa substance l’obligation essentielle du débiteur
→ clause réputée non écrite.
Déséquilibre significatif (il ne porte :
ni sur l’objet principal du contrat
ni sur l’adéquation du prix à la prestation) dans un contrat d’adhésion
→ clause réputée non écrite.

Qu’est-ce que la lésion et quel est le principe concernant ses effets sur le contrat ?

Définition : déséquilibre entre les prestations.
Principe : elle ne permet pas de remettre en cause le contrat, sauf dans les cas prévus par la loi :
certains actes des incapables ;
vente d’un immeuble : vendeur lésé de plus de 7/12 ;
partage successoral : héritier lésé de plus de 1/4.

Quelle est la sanction de la lésion lorsqu’elle est admise par la loi ?

La rescision pour lésion, qui peut conduire :
à l’anéantissement du contrat ;
ou au rééquilibrage des engagements.

Distingue nullité absolue et nullité relative selon l’intérêt protégé, les personnes pouvant agir, la prescription et les principaux cas.

Nullité absolue :
protège l’intérêt général ;
peut être demandée par toute personne ayant un intérêt à agir ;
prescription de 5 ans ;
principaux cas : absence de consentement et contenu illicite.
Nullité relative :
protège un intérêt particulier ;
peut être demandée par la personne protégée ;
prescription de 5 ans ;
principaux cas : erreur, dol, violence et incapacité.

Qu’est-ce que la confirmation d'un contrat? Quelles sont les conditions de la confirmation ?

Acte par lequel la personne protégée renonce à demander la nullité relative. Les conditions de la confirmation: elle intervient après la conclusion du contrat ;
elle mentionne l’obligation et le vice ;
en cas de violence, elle ne peut intervenir qu’après la cessation de la violence.
L’exécution volontaire du contrat, en connaissance de la cause de nullité, vaut confirmation.

En quoi consiste l’action interrogatoire en matière de nullité ?

Une partie peut demander par écrit au titulaire de l’action :
soit de confirmer le contrat ;
soit d’agir en nullité dans un délai de 6 mois.
La demande doit préciser qu’à défaut d’action dans ce délai, le contrat sera réputé confirmé.

Quel est l’effet de principe de la nullité du contrat ?

La nullité produit en principe un effet rétroactif :
le contrat est censé n’avoir jamais existé ;
les parties doivent procéder aux restitutions afin d’être replacées dans leur situation antérieure. Lorsque le vice n’affecte que certaines clauses, seules celles-ci sont annulées.
Exception : le contrat entier peut être annulé si la clause constituait un élément déterminant de l’engagement des parties.

Qu’est-ce que la caducité d’un contrat ?

Le contrat a été valablement formé, mais l’un de ses éléments essentiels disparaît ultérieurement.

Quels sont les effets de la caducité ?

fin du contrat ;
elle peut donner lieu à restitution, dans les conditions prévues par la loi.
Concernant les contrats interdépendants, la disparition d’un contrat entraîne la caducité des contrats dont l’exécution devient impossible du fait de cette disparition.

Quelles sont les 8 clauses contractuelles particulières à connaître ?

Clause de dédit
Clause de réserve de propriété
Clause d’indexation
Clause de renégociation
Clause aménageant la responsabilité
Clause attributive de compétence
Clause compromissoire
Clause pénale

Qu’est-ce qu’une clause de dédit ?

Clause permettant à une partie de se désengager du contrat, avant son exécution, moyennant le paiement d’une indemnité.

Qu’est-ce qu’une clause de réserve de propriété et quels sont ses effets et conditions ?

Elle reporte le transfert de propriété jusqu’au paiement intégral du prix.
En cas d’impayé, le vendeur peut revendiquer le bien.
Elle doit être convenue par écrit au plus tard au moment de la livraison.

Qu’est-ce qu’une clause d’indexation et quelles conditions doit-elle respecter ?

Elle fait varier le prix en fonction d’un indice de référence.
Conditions :
indice précis ;
en rapport avec l’objet du contrat ou l’activité de l’une des parties ;
indice publié par un organisme indépendant ;
variation possible à la hausse comme à la baisse.
Non-respect → nullité de la clause.

Qu’est-ce qu’une clause de renégociation ?

Clause prévoyant qu’en cas de changement important des circonstances, les parties doivent renégocier de bonne foi les conditions du contrat.

Qu’est-ce qu’une clause aménageant la responsabilité et quelles formes peut-elle prendre ? Quelles sont les limites de cette clause ?

Elle supprime ou limite la responsabilité du débiteur.
Elle peut être :
exclusive : exclut l’obligation de réparer ;
limitative : plafonne le montant des dommages-intérêts. Les limites de cette clause : faute lourde ou dolosive → clause inopposable ;
clause privant de sa substance une obligation essentielle → réputée non écrite ;
dans les rapports professionnel / consommateur, les clauses supprimant ou réduisant le droit à réparation du consommateur sont interdites.

Qu’est-ce qu’une clause attributive de compétence territoriale et à quelles conditions est-elle valable ?

Elle désigne à l’avance la juridiction territorialement compétente en cas de litige.
Elle n’est valable que si :
elle est conclue entre des personnes ayant toutes contracté en qualité de commerçant ;
elle est spécifiée de façon très apparente.
Sinon → réputée non écrite.

Qu’est-ce qu’une clause compromissoire ?

Clause prévoyant que les litiges nés du contrat seront soumis à un arbitre plutôt qu’aux juridictions étatiques.

Qu’est-ce qu’une clause pénale ? Le juge peut-il modifier le montant prévu par une clause pénale ?

Clause qui fixe à l’avance le montant des dommages-intérêts dus en cas d’inexécution du contrat. Principe : le juge applique le montant prévu.
Exception : il peut le modérer ou l’augmenter lorsque la pénalité est :
manifestement excessive ;
manifestement dérisoire.
En cas d’exécution partielle, il peut également réduire la pénalité proportionnellement à l’intérêt que l’exécution partielle a procuré au créancier.
La pénalité prévue par une clause pénale devient exigible après mise en demeure du débiteur.
L’annulation du contrat entraîne la disparition de la clause pénale.

Fiche de révision

I/ PRINCIPES FONDATEURS DU DROIT DES CONTRATS

A/ Définition du contrat

Définition : accord de volonté entre 2 ou plusieurs personnes, déstiné à créer, modifier ou transmettre des obligations.

B/ Principe fondateurs du droit des contrats

  1. Liberté contractuelle : chacun est libre de contracter ou non; choisir son co contractant; déterminer le contenu et la forme de son contrat. Limite : règles d'ordre public.
  2. Force obligatoire : les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont fait
  3. Bonne foi : contrat négocié, formé et exécuté de bonne foi. Principe d'ordre public.

C/ Classification des contrats

  • Nommé / innomé : Nommé : possède une dénomination et des règles particulières Innomé : ne possède pas de régime particulier
  • Synallagmatique / unilatéral : synallagmatique : obligation réciproque des parties unilatéral : obligation d'une partie sans engagement réciproque de l'autre
  • A titre onéreux / gratuit : onéreux : chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de celui qu'elle procure gratuit : une partie procure un avantage sans contrepartie
  • Commutatif / aléatoire : commutatif : avantages réciproques considérés comme équivalents aléatoire : avantages/pertes dépendent d'un évènement incertain accepté par les parties
  • Consensuel / solennel / réel consensuel : formé par le simple échange de consentement solennel : validité subordonnée au respect des formes imposées par la loi réel : formation subordonnée à la remise d'une chose
  • Gré à gré / adhésion : gré à gré : stipulations librement négociées adhésion : stipulations non négociables et déterminées à l'avance par une des parties
  • Contrat-cadre / Contrat d'application : contrat-cadre : fixe les caractéristiques générales des relations contractuelles futures contrat d'application : précise les modalités d'exécution
  • Execution instantannée / successive : instantannée : obligations executables en une prestation unique successive : obligations executées en plusieurs prestations échelonnées dans le temps

D/ La notion d'obligation

Lien juridique entre :

  • le créancier : peut exiger une prestation ou un comportement
  • le débiteur : tenu de l'exécuter
1/ Caractéristiques et origine

Caractéristiques :

  • Impérative : son exécution peut être exigée en justice
  • Personnelle : le créancier détient un droit contre le débiteur
  • Patrimoniale : évaluable en argent et transmissible

Origine :

  • Légale : imposée par la loi
  • Délictuelle : issue d'un fait juridique
  • Contractuelle : issue d'un contrat (ou acte juridique)
2/ Typologie des obligations
  • Obligation civile / naturelle : civile : le créancier peut en demander l'exécution en justice naturelle : pas d'exécution forcée. Si le débiteur l'exécute volontairement, il n'y a pas de répétition de l'indu.
  • Obligation de résultat / de moyen : de résultat : le débiteur s'engage à atteindre un résultat donné de moyen : le débiteur s'engage à mettre tous les moyens nécessaires en oeuvre, sans garantir le résultat
  • Obligation conjointe / solidaire : conjointe : dette/créance divisée entre les débiteurs/créanciers. Chaque créancier ne peut réclamer que sa part, chaque débiteur n'est tenu que de sa part, division par part égale sauf clause contraire. solidaire : chacun est tenu de toute la dette. Le paiement par l'un libère tous les autres envers le créancier. Celui qui paie dispose d'un recours contre les autres pour leur part; en cas d'insolvabilité, sa part est répartie entre les autres codébiteurs.
  • Obligation conditionnelle (condition = évènement futur et incertain dont dépend l'obligation) : supsensive : effective qu'à la réalisation de la condition. Si elle échoue : réputée ne jamais avoir existée résolutoire : effective immédiatement mais anéantie si la condition se réalise protestative : dépend du pouvoir d'une partie de faire survenir ou non l'évènement. Nulle si dépend de la seule volonté du débiteur
  • Obligation à terme (terme = évènement futur et certain dont dépend l'obligation) : suspensif : diffère l'exigibilité de l'obligation. Avant le terme : le créancier ne peut pas exiger l'exécution et le bénéficiaire du terme peut y renoncer sans l'accord de l'autre partie. extinctif : fixe la date à laquelle l'obligation cesse de produire ses effets

II/ FORMATION DU CONTRAT

A/ De la négociation à la conclusion du contrats

1/ Les parties à la négociation

Les parties peuvent négocier elle-même ou se faire représenter, notamment par un mandat.

Mandat = contrat par lequel le mandataire agit au nom et pour le compte du mandant auprès des tiers.

Obligations du mandataire :

  • respecter les pouvoirs confiés
  • exécuter ses missions
  • rendre compte de son action

Obligations du mandant :

  • fournir les moyens nécessaires
  • rémunérer si prévu
  • être engagé envers les tiers pour les obligations négociées en son nom
2/ Le processus de négociation

a/ Pourparlers

Définition : négociations précontractuelles visant à déterminer les termes du futur contrat.

Principe : initiative, déroulement et rupture libres, sous réserve de la bonne foi

Les pourparlers en parallèle avec des tiers sont permis.

b/ Lettre d'intention/accord de principe

Lettre d'intention : manifeste l'intérêt d'engager ou de poursuivre les négociations. Selon son contenu, elle peut créer une obligation.

Accord de principe : accord sur certains éléments, les éléments essentiels restant à déterminer. Il y a obligation de poursuivre les négociations mais pas de conclure le contrat. La violation entraîne des D&I, mais pas d'exécution forcée.

c/ Obligations pendant la négociation

Bonne foi : les négociations doivent être conduites de bonne foi, les parties doivent être sincères dans leur volonté de négocier.

Information lorsqu'une partie connaît une information :

  • déterminante pour son consentement
  • ayant un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou sur la qualité des parties
  • que l'autre ignore légitimement ou qu'elle fait confiance à son co contractant

Cette obligation ne porte pas sur l'estimation de la valeur de la prestation et n'est ni limitable ni excluable.

Celui qui invoque ce devoir prouve que l'information lui était due, l'autre prouve qu'il lui a fournit.

Sanctions : responsabilité + nullité si constitue un vice du consentement

Confidentialité : utilisation ou dilvulgation d'une information confidentielle obtenue pendant les négociations (responsabilité civile)

d/ Rupture des pourparlers

Principe : rupture libre

Exception : rupture abusive, contraire à la bonne foi. Engage la responsabilité extracontractuelle.

Indices d'abus : brutalité; mauvaise foi; état avancé des négociations; croyance légitime dans leur aboutissement; absence de motif légitime

Réparations : pertes subies du fait des négociations. Sont exclues les gains attendus du contrat non conclu et l'exécution forcée du contrat.

e/ Pacte de préférence (=avant-contrat)

Définition : contrat par lequel le promettant s'engage à proposer prioritairement au bénéficiaire de contracter avec lui s'il décide de conclure le contrat envisagé. Engage la responsabilité contractuelle.

En cas de violation (=vente à un tiers) le bénéficiaire peut demander la nullité ou substitution au tiers en prouvant que celui-ci connaissait :

  • l'existence du pacte;
  • l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir.

Action interrogatoire : le tiers peut demander par écrit au bénéficiaire de confirmer l'existence d'un pacte préférence et son intention de s'en prévaloir. Absence de réponse dans le délai fixé : plus de nullité / substitution.

f/ Promesse de contrat (=avant-contrat)

Promesse : une personne s'engage à conclure ultérieurement un certain contrat.

Promesse unilatérale : contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire le droit d'opter pour un contrat dans lequel les éléments essentiels sont déterminés, auquel il ne manque le consentement du bénéficiaire.

Révocation pendant le délai de l'option : n'empêche pas la formation du contrat promis.

Contrat conclu avec un tiers qui conaissait l'existence de la promesse : nul.

Promesse synallagmatique : les 2 parties ont déjà donné leur consentement au contrat définitif, sa réalisation pouvant notamment être subordonné à une formalité ou une condition suspensive.

B/ La conclusion du contrat : rencontre de l'offre et de l'acceptation

1/ L'offre

Définition : manifestation unilatérale de la volonté de contracter

Elle peut être :

  • expresse ou tacite;
  • à une personne déterminée ou au public;
  • faite par tout moyen, sauf disposition contraire

Rétractation :

  • avant réception par le destinaite : libre
  • après réception : impossible avant l'expiration du délai fixé ou, à défaut, d'un délai raisonnable

Rétractation fautive :

  • Empêche la conclusion du contrat
  • Engage la responsabilité extracontractuelle de l'offrant
  • Pas d'indemnisation des avantages attendu du contrat

Caducité de l'offre : à l'expiration du délai fixé ou raisonnable, ou en cas d'incapicité ou décès de l'offrant.

2/ L'acceptation

Définition : manifestation de la volonté d'être lié dans les termes de l'offre

Elle peut être :

  • expresse ou tacite;
  • pure et simple, sinon = contre-offre;
  • faite par tout moyen mais silence ≠ acceptation.

Exceptions :

  • relations d'affaires antérieures/continues;
  • d'usage professionnel;
  • dans le seul intérêt du bénéficiaire;
  • de dispositions légales.

Rétractation : possible tant que l'acceptation n'est pas parvenue à l'offrant, à condition que la rétractation lui parvienne avant l'acceptation.

3/ Moment de formation du contrat

Principe : théorie de l'acceptation (depuis la réforme du droit des contrats, c'est la théorie de la réception)

  • Moment : lorsque l'acceptation parvient à l'offrant;
  • Lieu : là où l'acceptation est parvenue à l'offrant.
4/ Délais

La loi ou le contrat peuvent prévoir :

  • délai de réflexion : délai avant lequel le destinataire ne peut pas accepter;
  • délai de rétractation : délai pendant lequel le bénéficiaire peut retirer son consentement après avoir accepté.

C/ Les conditions de formation du contrat

1/ Existence et intégrité du consentement

Le consentement doit être : libre, éclairé et exempt de vices

3 vices du consentement : erreur, dol et violence

Ils entraînent la nullité relative s'ils sont déterminants : sans eux, la partie n'aurait pas contracté ou à des conditions substantiellement différentes. Le caractère déterminant s'apprécie selon les personnes et les circonstances.

Point de départ de l'action en nullité :

  • erreur / dol : jour de leur découverte
  • violence : jour où elle cesse

a/ L'erreur

Définition : représentation fausse de la réalité lors de la formation du contrat

Pour entraîner la nullité elle doit être :

  • de droit ou de fait;
  • déterminante du consentement;
  • excusable;
  • commise lors de la formation du contrat;
  • porter sur une qualité essentielle de la prestation (ou du co contractant)

Erreur sur les qualités essentielles de la prestation :

  • porte sur une qualité expressement ou tacitement convenue;
  • peut porter sur la prestation de l'une ou de l'autre;
  • l'aléa chasse l'erreur.

Erreur sur la personne : cause la nullité seulement dans les contrats conclus intuitu personae.

Erreurs indifférentes :

  • erreur sur la valeur;
  • erreur sur un simple motif;
  • erreur inexcusable.

b/ Le dol

Définition : tromperie intentionnelle destiner à provoquer chez l'autre une erreur déterminante de son consentement.

2 élements cumulatifs :

  • élément matériel : manoeuvre, mensonge ou réticence (=dissimulation) dolosive
  • élément intentionnel : intention de tromper

Le dol doit être :

  • déterminant;
  • émaner du co contractant, de son représentant ou d'un tiers de connivence.

Sanction : nullité relative

c/ La violence

Définition : contrainte exercée sur une personne pour obtenir son consentement

Elle peut être :

  • physique ou morale;
  • exercée contre le contractant ou ses proches;
  • économique.

Elle doit être suffisamment grave pour avoir été déterminante dans le consentement, selon la personnalité et les circonstances propres à la victime.

Abus de dépendance = violence lorsqu'une partie :

  • abuse de l'état de dépendance de son co contractant à son égard;
  • obtient un engagement que celui-ci n'aurait pas souscrit sans cette contrainte;
  • en tire un avantage manifestement excessif.

Sanction : nullité relative

2/ La capacité

Principe : toute personne peut contracter si elle est juridiquement capable

Incapables :

  • mineur non émancipé;
  • majeur protégé : représenté en tutelle, assisté en curatelle

L'incapable peut accomplir seul des actes courants autorisés par la loi ou l'usage, s'ils sont conclus à des conditions normales.

Un mineur émancipé peut devenir commerçant s'il a une autorisation.

Personne morale - principe de spécialité : capacité limitée aux actes utiles à son objet statutaire et aux actes accessoires.

3/ Le contenu

Le contenu doit être licite et certain.

a/ Contenu licite

Le contrat ne peut déroger à l'ordre public, la loir ou les bonnes moeurs ni par ses stipulations, ni par son but (même inconnu des parties).

b/ Contenu certain

La prestation peut être présente ou future et doit être possible et déterminée ou déterminable

Déterminable : à partir du contrat, des usages ou des relations antérieures, sans nouvel accord des parties.

Si la qualité n'est pas précisée, elle doit correspondre aux attentes légitimes des parties, appréciées selon la nature de la prestation, les usages ou la contrepartie.

c/ Détermination du prix

Contrat-cadre Prestation de services
Qui fixe le prix? Une partie A défaut d'accord avant, par le créancier (=prestataire)
Quand? Selon le mécanisme du contrat-cadre A défaut d'accord avant, il peut être fixé après la prestation
Contestation Doit motiver le montant Doit motiver le montant
Sanction D&I + éventuellement résolution D&I

d/ Equilibre contractuel

Défaut d'équivalence des contreparties n'entraîne pas forcément la nullité du contrat.

Exceptions :

  • contrepartie illusoire/dérisoire : nullité
  • clause vidant l'obligation essentielle de sa subsistance : réputée non écrite
  • déséquilibre significatif (ne porte pas sur l'objet principal du contrat, ni sur l'adéquation du prix à la prestation) dans un contrat d'adhésion : clause réputée non écrite

e/ Lésion

Définition : désiquilibre entre les prestations

Principe : pas de remise en cause du contrat, sauf cas prévus par la loi notamment :

  • certains actes des incapables (mineurs émancipés/ majeur protégés);
  • vente d'immeuble : vendeur lésé de plus de 7/12;
  • partage successoral : héritier lésé de plus de 1/4.

Sanction (rescision pour lésion) : anéantissement du contrat ou réequillibrage des engagements.

D/ La sanction des conditions de formation du contrat : la nullité et la caducité

1/ La nullité
Nullité absolue Nullité relative
Intéret protégé Intérêt général Intérêt particulier
Demandeur Toute personne ayant un intérêt à agir Personne protégée
Prescription 5 ans 5 ans
Principaux cas Absence de consentement, contenu illicite Erreur, dol, violence, incapacité

Confirmation = acte par lequel la personne protégée renonce à demander la nullité relative.

Conditions :

  • intervient après la conclusion du contrat;
  • mentionne l'obligation et le vice;
  • en cas de violence : seulement après la violence

L'exécution volontaire du contrat malgré la connaissance de la cause de nullité = confirmation

Action interrogatoire : une partie peut demander au titulaire de l'action :

  • de confirmer le contrat;
  • ou d'agir en nullité dans un délai de 6 mois (en précisant que passé ce délai et en l'absence d'action, le contrat sera réputé confirmé).

Effets de la nullité :

  • En principe : rétroactivité : restitution pour remettre les parties dans leur situation antérieure car le contrat est censé ne jamais avoir existé
  • Nullité partielle : si le vice n'affecte que certaines clauses, seules celles-ci sont annulées (sauf si la clause constitue un élément déterminant de l'engagement des parties)
2/ La caducité

Définition : contrat valablement formé mais disparition d'un élément essentiel du contrat

Concernant les contrats intérdépendants : disparition d'un contrat entraîne la caducité des contrats dont l'exécution devient impossible

Effet de la caducité :

  • fin du contrat;
  • éventuellement la restitution dans les conditions prévues par la loi.

III/ CLAUSES CONTRACTUELLES PARTICULIÈRES

1/ Clause de dédit : permet à une partie de se désengager, avant son exécution, par le paiement d'une indemnité

2/ Clause de réserve de propriété : reporte le transfert de propriété au paiement intégral du prix :

  • en cas d'impayé, le vendeur peut revendiquer le bien;
  • doit être écrite au plus tard lors de la livraison.

3/ Clause d'indexation : fait varier le prix en fonction d'un indice de référence.

Conditions :

  • indice précis;
  • en rapport avec l'objet du contrat;
  • publié par un organisme indépendant;
  • variation possible à la hausse comme à la baisse.

Non respect des conditions = nullité de la clause

4/ Clause de renégociation : si les conditions changent fortement, les parties doivent re négocier les conditions du contrat dans la bonne foi

5/ Clause aménageant la responsabilité : supprime ou limité la responsabilité du débiteur

Elle peut être :

  • Exclusive : exclut l'obligation de réparer
  • Limitative : plafonne les D&I

Les limites :

  • faute lourde ou dol : clause innoposable;
  • clause privant de sa substance une obligation essentielle : réputée non écrite
  • dans un contrat professionnel/consommateur : interdite

6/ Clause attributive de compétence (territoriale) : désigne la juridiction territorialement compétente en cas de litige

Valable uniquement si :

  • toutes les parties ont contracté en qualité de commerçant;
  • clause très apparente.

Sinon = réputée non-écrite

7/ Clause compromissoire : prévoir le recours à un arbitre en cas de litige, plutôt qu'au tribunal.

8/ Clause pénale : fixe à l'avance le montant des D&I dus en cas d'inexécution.

En principe, le juge applique le montant prévu mais peut réevaluer en cas de montant excessif, dérisoire ou d'inexécution partielle

Exigibilité : pénalité due après mise en demeure du débiteur.

Applicable uniquement pour la clause;

Annulation du contrat = disparition de la clause.

IV/ L'EXECUTION DU CONTRAT

V/ L'INEXECUTION DU CONTRAT

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