ÉLÉMENTS GENERAUX SUR LES CONTRATS
66 cartesConcepts et principes élémentaires du langage de programmation Go, couvrant les bases de la syntaxe et de l'architecture du langage.
66 cartes
Qu’est-ce qu’un contrat ? Quels sont les principes fondateurs du droit des contrats ?
Accord de volontés entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier ou transmettre des obligations. Les 3 principes : Liberté contractuelle
Force obligatoire
Bonne foi
En quoi consiste la liberté contractuelle ?
Chacun est libre :
de contracter ou non ;
de choisir son cocontractant ;
de déterminer le contenu et la forme du contrat.
Limite : les règles d’ordre public.
Qu’est-ce que le principe de force obligatoire du contrat ?
Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
Que signifie le principe de bonne foi en droit des contrats ?
Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.
C’est un principe d’ordre public.
Quelles sont les 8 grandes classifications des contrats ?
Nommé / innommé
Synallagmatique / unilatéral
À titre onéreux / gratuit
Commutatif / aléatoire
Consensuel / solennel / réel
Gré à gré / adhésion
Contrat-cadre / contrat d’application
Exécution instantanée / successive
Distinguez contrat nommé et contrat innommé.
Nommé : possède une dénomination et des règles particulières.
Innommé : ne possède pas de régime particulier.
Distinguez contrat synallagmatique et contrat unilatéral.
Synallagmatique : obligations réciproques des parties.
Unilatéral : obligation d’une partie sans engagement réciproque de l’autre.
Distinguez contrat à titre onéreux et contrat à titre gratuit.
Onéreux : chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de celui qu’elle procure.
Gratuit : une partie procure un avantage sans contrepartie.
Distinguez contrat commutatif et contrat aléatoire.
Commutatif : les avantages réciproques sont considérés comme équivalents.
Aléatoire : les avantages ou pertes dépendent d’un événement incertain accepté par les parties.
Distinguez contrat consensuel, solennel et réel.
Consensuel : formé par le simple échange des consentements.
Solennel : validité subordonnée au respect des formes imposées par la loi.
Réel : formation subordonnée à la remise d’une chose.
Distinguez contrat de gré à gré et contrat d’adhésion.
Gré à gré : stipulations librement négociées.
Adhésion : stipulations non négociables déterminées à l’avance par l’une des parties.
Distinguez contrat-cadre et contrat d’application.
Contrat-cadre : fixe les caractéristiques générales des relations contractuelles futures.
Contrat d’application : précise les modalités d’exécution.
Distinguez contrat à exécution instantanée et contrat à exécution successive.
Instantanée : obligations exécutables en une prestation unique.
Successive : obligations exécutées en plusieurs prestations échelonnées dans le temps.
Qu’est-ce qu’une obligation ? Quelles sont ses caractéristiques ?
Une obligation est un lien juridique entre :
le créancier, qui peut exiger une prestation ou un comportement ;
le débiteur, qui est tenu de l’exécuter. Les caractéristiques sont : Impérative
Personnelle
Patrimoniale
Explique les 3 caractéristiques d’une obligation.
Impérative : son exécution peut être exigée en justice.
Personnelle : le créancier détient un droit contre le débiteur.
Patrimoniale : elle est évaluable en argent et transmissible.
Quelles sont les origines possibles d’une obligation et que signifient-elles ?
Légale : imposée par la loi.
Délictuelle : issue d’un fait juridique.
Contractuelle : issue d’un contrat ou d’un acte juridique.
Quelles sont les 5 grandes distinctions permettant de classer les obligations ?
Civile / naturelle
De résultat / de moyens
Conjointe / solidaire
Conditionnelle
À terme
Distingue obligation civile et obligation naturelle.
Obligation civile : le créancier peut en demander l’exécution en justice.
Obligation naturelle : pas d’exécution forcée. Si le débiteur l’exécute volontairement, il n’y a pas de répétition de l’indu.
Distingue obligation de résultat et obligation de moyens.
Résultat : le débiteur s’engage à atteindre un résultat donné.
Moyens : le débiteur s’engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires, sans garantir le résultat.
Qu’est-ce qu’une obligation conjointe ?
La dette ou la créance est divisée entre les débiteurs ou les créanciers :
chaque créancier ne peut réclamer que sa part ;
chaque débiteur n’est tenu que de sa part ;
division par parts égales, sauf clause contraire.
Qu’est-ce qu’une obligation solidaire ?
Chacun est tenu de toute la dette.
Le paiement par l’un libère tous les autres envers le créancier.
Celui qui paie dispose d’un recours contre les autres pour leur part.
En cas d’insolvabilité de l’un, sa part est répartie entre les autres codébiteurs.
Qu’est-ce qu’une condition et quels sont les 3 types de conditions ?
La condition est un événement futur et incertain dont dépend l’obligation.
Trois types :
Suspensive
Résolutoire
Potestative
Dinstingue les 3 types de conditions
Suspensive : L’obligation n’est effective qu’à la réalisation de la condition.
Si la condition échoue, l’obligation est réputée n’avoir jamais existé.
Résolutoire : L’obligation est effective immédiatement, mais elle est anéantie si la condition se réalise.
Protestative : Elle dépend du pouvoir d’une partie de faire survenir ou non l’événement.
Elle est nulle lorsqu’elle dépend de la seule volonté du débiteur.
Qu’est-ce qu’un terme et quels sont les types de termes ?
Le terme est un événement futur et certain dont dépend l’obligation.
Deux types :
Terme suspensif
Terme extinctif
Ditstingue les types de terme.
Suspensif : Le terme suspensif diffère l’exigibilité de l’obligation.
Avant le terme :
le créancier ne peut pas exiger l’exécution ;
le bénéficiaire du terme peut y renoncer sans l’accord de l’autre partie.
Extinctif : Il fixe la date à laquelle l’obligation cesse de produire ses effets.
Comment les parties peuvent-elles participer à la négociation d'un contrat ?
Elles peuvent :
négocier elles-mêmes ;
se faire représenter, notamment par un mandat.
Qu’est-ce qu’un mandat ?
Contrat par lequel le mandataire agit au nom et pour le compte du mandant auprès des tiers.
Quelles sont les obligations du mandataire ?
Respecter les pouvoirs confiés.
Exécuter ses missions.
Rendre compte de son action.
Quelles sont les obligations du mandant ?
Fournir les moyens nécessaires.
Rémunérer le mandataire si cela est prévu.
Être engagé envers les tiers pour les obligations négociées en son nom.
Quels sont les éléments à connaître concernant le processus de négociation ?
Pourparlers
Lettre d’intention / accord de principe
Obligations pendant la négociation
Rupture des pourparlers
Pacte de préférence
Promesse de contrat
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Qu’est-ce que les pourparlers et quel principe leur est applicable ?
Définition : négociations précontractuelles visant à déterminer les termes du futur contrat.
Principe : leur initiative, leur déroulement et leur rupture sont libres, sous réserve du respect de la bonne foi. Les pourparlers en parallèle avec des tiers sont permis.Qu’est-ce qu’une lettre d’intention ?
Elle manifeste l’intérêt d’engager ou de poursuivre les négociations.
Selon son contenu, elle peut créer une obligation.Qu’est-ce qu’un accord de principe et quels sont ses effets ?
Accord portant sur certains éléments, alors que les éléments essentiels restent à déterminer. Il entraîne :
une obligation de poursuivre les négociations ;
mais aucune obligation de conclure le contrat.
Sa violation entraîne des dommages-intérêts, mais pas d’exécution forcée.Quelles sont les obligations principales pendant les négociations ?
Bonne foi
Information
ConfidentialitéQue signifie l’obligation de bonne foi pendant les négociations ?
Les négociations doivent être conduites de bonne foi : les parties doivent être sincères dans leur volonté de négocier.
Dans quelles conditions une partie est-elle tenue d’informer son cocontractant pendant les négociations ? Quelle information est exclue de cette obligation?
Une partie doit communiquer l’information qu’elle connaît lorsque celle-ci :
est déterminante pour le consentement de l’autre ;
présente un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties ;
est légitimement ignorée par l’autre partie, ou lorsque celle-ci fait confiance à son cocontractant. Elle ne porte pas sur l’estimation de la valeur de la prestation.
Elle ne peut être ni limitée ni exclue.Comment se répartit la charge de la preuve concernant l’obligation précontractuelle d’information ? Quelles sont les sanctions du manquement à cette obligation?
Celui qui invoque le devoir d’information doit prouver que l’information lui était due.
L’autre partie doit prouver qu’elle a fourni l’information. Responsabilité civile de celui qui devait informer.
Nullité du contrat si le manquement constitue un vice du consentement.Quelle obligation de confidentialité existe pendant les négociations et quelle est la sanction de sa violation ?
L’utilisation ou la divulgation sans autorisation d’une information confidentielle obtenue pendant les négociations engage la responsabilité civile de son auteur.
Quel est le principe concernant la rupture des pourparlers et quelle est son exception ?
Principe : la rupture des pourparlers est libre.
Exception : la rupture ne doit pas être abusive, c’est-à-dire contraire à la bonne foi.
Une rupture abusive engage la responsabilité extracontractuelle de son auteur.Quels indices permettent de caractériser une rupture abusive des pourparlers ?
brutalité de la rupture ;
mauvaise foi ;
état avancé des négociations ;
croyance légitime dans leur aboutissement ;
absence de motif légitime.Quel préjudice est réparable en cas de rupture abusive des pourparlers et qu’est-ce qui est exclu ?
Réparable :
les pertes subies du fait des négociations.
Exclus :
les gains attendus du contrat non conclu ;
l’exécution forcée du contrat.Qu’est-ce qu’un pacte de préférence ?
Avant-contrat par lequel le promettant s’engage à proposer prioritairement au bénéficiaire de contracter avec lui s’il décide de conclure le contrat envisagé.
Sa violation engage la responsabilité contractuelle du promettant.En cas de violation d’un pacte de préférence par la conclusion du contrat avec un tiers, que peut demander le bénéficiaire ?
Il peut demander :
la nullité du contrat conclu avec le tiers ;
ou sa substitution au tiers,
s’il prouve que le tiers connaissait :
l’existence du pacte ;
l’intention du bénéficiaire de s’en prévaloir.Qu’est-ce que l’action interrogatoire en matière de pacte de préférence ?
Le tiers peut demander par écrit au bénéficiaire de confirmer :
l’existence du pacte de préférence ;
son intention de s’en prévaloir.
En l’absence de réponse dans le délai fixé, le bénéficiaire ne peut plus demander la nullité ou la substitution.Quels sont les deux types de promesses de contrat ?
Promesse unilatérale
Promesse synallagmatique
Ce sont des avant-contrats.Qu’est-ce qu’une promesse unilatérale de contrat ?
Contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire le droit d’opter pour un contrat :
dont les éléments essentiels sont déterminés ;
et auquel il ne manque que le consentement du bénéficiaire. La révocation de la promesse pendant le délai laissé au bénéficiaire pour opter n’empêche pas la formation du contrat promis. Le contrat conclu avec un tiers qui connaissait l’existence de la promesse est nul.Qu’est-ce qu’une promesse synallagmatique ?
Les deux parties ont déjà donné leur consentement au contrat définitif.
Sa réalisation peut notamment être subordonnée :
à une formalité ;
ou à une condition suspensive.Qu’est-ce qu’une offre ?
L’offre est une manifestation unilatérale de la volonté de contracter.
Elle peut être :
expresse ou tacite ;
adressée à une personne déterminée ou au public ;
faite par tout moyen, sauf disposition contraire.Dans quelles conditions l’offre peut-elle être rétractée?
Avant sa réception par le destinataire : rétractation libre.
Après sa réception : elle ne peut pas être rétractée avant l’expiration :
du délai fixé par l’offrant ;
ou, à défaut, d’un délai raisonnable.Quels sont les effets d’une rétractation fautive de l’offre ?
Elle empêche la conclusion du contrat.
Elle engage la responsabilité extracontractuelle de l’offrant.
Elle ne permet pas l’indemnisation des avantages attendus du contrat.Dans quels cas l’offre devient-elle caduque ?
L’offre devient caduque :
à l’expiration du délai fixé ;
à défaut, à l’expiration d’un délai raisonnable ;
en cas d’incapacité de l’offrant ;
en cas de décès de l’offrant.Qu’est-ce que l’acceptation ?
Manifestation de la volonté de son auteur d’être lié dans les termes de l’offre.
Elle peut être :
expresse ou tacite ;
pure et simple, sinon il s’agit d’une contre-offre ;
faite par tout moyen.
En principe, le silence ne vaut pas acceptation.Dans quels cas le silence peut-il exceptionnellement valoir acceptation ?
relations d’affaires antérieures ou continues ;
usage professionnel ;
offre faite dans le seul intérêt du bénéficiaire ;
disposition légale.Jusqu’à quand l’acceptation peut-elle être rétractée ?
Elle peut être rétractée tant qu’elle n’est pas parvenue à l’offrant, à condition que la rétractation lui parvienne avant l’acceptation.
Selon quel principe détermine-t-on le moment de formation du contrat ?
Principe : théorie de l'acceptation (depuis la réforme du droit des contrats, c'est la théorie de la réception)
•
Moment : lorsque l'acceptation parvient à l'offrant;
•
Lieu : là où l'acceptation est parvenue à l'offrant.Quels sont les délais pouvant être prévus par la loi ou le contrat en matière de consentement ?
Délai de réflexion : Délai avant l’expiration duquel le destinataire ne peut pas accepter.
Délai de rétractation : Délai pendant lequel le bénéficiaire peut retirer son consentement après avoir accepté.Quelles qualités doit présenter le consentement et quels sont ses vices ?
Le consentement doit être :
libre ;
éclairé ;
exempt de vices.
Les 3 vices sont :
l’erreur ;
le dol ;
la violence.À quelle condition l’erreur, le dol ou la violence entraînent-ils une sanction ? Quelle est la sanction ?
Ils doivent être déterminants du consentement : sans eux, la partie :
n’aurait pas contracté ;
ou aurait contracté à des conditions substantiellement différentes.
Le caractère déterminant s’apprécie selon les personnes et les circonstances.
Sanction : nullité relative.
Point de départ de la nullité relative : Erreur / dol : jour de leur découverte.
Violence : jour où elle cesse.Qu’est-ce que l’erreur en tant que vice du consentement ?
Représentation fausse de la réalité lors de la formation du contrat.
Elle doit :
être de droit ou de fait ;
être déterminante du consentement ;
être excusable ;
avoir été commise lors de la formation du contrat ;
porter sur une qualité essentielle de la prestation ou du cocontractant.Quelles sont les règles relatives à l’erreur ?
Sur les qualités essentielles de la prestation : Elle doit porter sur une qualité expressément ou tacitement convenue.
Elle peut porter sur la prestation de l’une ou l’autre partie.
L’acceptation d’un aléa sur une qualité exclut l’erreur relative à cette qualité.
Sur la personne : Seulement lorsque le contrat a été conclu intuitu personae, c’est-à-dire lorsque la personne du cocontractant était déterminante.Quelles erreurs sont indifférentes et n’entraînent donc pas la nullité ?
erreur sur la valeur ;
erreur sur un simple motif ;
erreur inexcusable.Qu’est-ce que le dol ?
Tromperie intentionnelle destinée à provoquer chez l’autre une erreur déterminante de son consentement.
2 éléments cumulatifs du dol : 1. Élément matériel :
manœuvres ;
mensonge ;
réticence dolosive = dissimulation intentionnelle d’une information.
2. Élément intentionnel :
intention de tromper.
Il doit :
être déterminant du consentement ;
émaner :
du cocontractant ;
de son représentant ;
ou d’un tiers de connivence.Quelle est la sanction du dol ?
Nullité relative.
Qu’est-ce que la violence en tant que vice du consentement ?
Contrainte exercée sur une personne pour obtenir son consentement.
Elle peut être :
physique ou morale ;
exercée contre le contractant ou ses proches ;
économique.
Elle doit être suffisamment grave pour avoir été déterminante du consentement.
Son caractère déterminant s’apprécie selon :
la personnalité de la victime ;
les circonstances qui lui sont propres.Cite un acte de violence.
Abus de dépendance si : Une partie :
abuse de l’état de dépendance de son cocontractant à son égard ;
obtient de lui un engagement qu’il n’aurait pas souscrit sans cette contrainte ;
en tire un avantage manifestement excessif.Quelle est la sanction de la violence ?
Nullité relative.
Fiche de révision
I/ PRINCIPES FONDATEURS DU DROIT DES CONTRATS
A/ Définition du contrat
Définition : accord de volonté entre 2 ou plusieurs personnes, déstiné à créer, modifier ou transmettre des obligations.
B/ Principe fondateurs du droit des contrats
- Liberté contractuelle : chacun est libre de contracter ou non; choisir son co contractant; déterminer le contenu et la forme de son contrat. Limite : règles d'ordre public.
- Force obligatoire : les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont fait
- Bonne foi : contrat négocié, formé et exécuté de bonne foi. Principe d'ordre public.
C/ Classification des contrats
- Nommé / innomé : Nommé : possède une dénomination et des règles particulières Innomé : ne possède pas de régime particulier
- Synallagmatique / unilatéral : synallagmatique : obligation réciproque des parties unilatéral : obligation d'une partie sans engagement réciproque de l'autre
- A titre onéreux / gratuit : onéreux : chaque partie reçoit un avantage en contrepartie de celui qu'elle procure gratuit : une partie procure un avantage sans contrepartie
- Commutatif / aléatoire : commutatif : avantages réciproques considérés comme équivalents aléatoire : avantages/pertes dépendent d'un évènement incertain accepté par les parties
- Consensuel / solennel / réel consensuel : formé par le simple échange de consentement solennel : validité subordonnée au respect des formes imposées par la loi réel : formation subordonnée à la remise d'une chose
- Gré à gré / adhésion : gré à gré : stipulations librement négociées adhésion : stipulations non négociables et déterminées à l'avance par une des parties
- Contrat-cadre / Contrat d'application : contrat-cadre : fixe les caractéristiques générales des relations contractuelles futures contrat d'application : précise les modalités d'exécution
- Execution instantannée / successive : instantannée : obligations executables en une prestation unique successive : obligations executées en plusieurs prestations échelonnées dans le temps
D/ La notion d'obligation
Lien juridique entre :
- le créancier : peut exiger une prestation ou un comportement
- le débiteur : tenu de l'exécuter
1/ Caractéristiques et origine
Caractéristiques :
- Impérative : son exécution peut être exigée en justice
- Personnelle : le créancier détient un droit contre le débiteur
- Patrimoniale : évaluable en argent et transmissible
Origine :
- Légale : imposée par la loi
- Délictuelle : issue d'un fait juridique
- Contractuelle : issue d'un contrat (ou acte juridique)
2/ Typologie des obligations
- Obligation civile / naturelle : civile : le créancier peut en demander l'exécution en justice naturelle : pas d'exécution forcée. Si le débiteur l'exécute volontairement, il n'y a pas de répétition de l'indu.
- Obligation de résultat / de moyen : de résultat : le débiteur s'engage à atteindre un résultat donné de moyen : le débiteur s'engage à mettre tous les moyens nécessaires en oeuvre, sans garantir le résultat
- Obligation conjointe / solidaire : conjointe : dette/créance divisée entre les débiteurs/créanciers. Chaque créancier ne peut réclamer que sa part, chaque débiteur n'est tenu que de sa part, division par part égale sauf clause contraire. solidaire : chacun est tenu de toute la dette. Le paiement par l'un libère tous les autres envers le créancier. Celui qui paie dispose d'un recours contre les autres pour leur part; en cas d'insolvabilité, sa part est répartie entre les autres codébiteurs.
- Obligation conditionnelle (condition = évènement futur et incertain dont dépend l'obligation) : supsensive : effective qu'à la réalisation de la condition. Si elle échoue : réputée ne jamais avoir existée résolutoire : effective immédiatement mais anéantie si la condition se réalise protestative : dépend du pouvoir d'une partie de faire survenir ou non l'évènement. Nulle si dépend de la seule volonté du débiteur
- Obligation à terme (terme = évènement futur et certain dont dépend l'obligation) : suspensif : diffère l'exigibilité de l'obligation. Avant le terme : le créancier ne peut pas exiger l'exécution et le bénéficiaire du terme peut y renoncer sans l'accord de l'autre partie. extinctif : fixe la date à laquelle l'obligation cesse de produire ses effets
II/ FORMATION DU CONTRAT
A/ De la négociation à la conclusion du contrats
1/ Les parties à la négociation
Les parties peuvent négocier elle-même ou se faire représenter, notamment par un mandat.
Mandat = contrat par lequel le mandataire agit au nom et pour le compte du mandant auprès des tiers.
Obligations du mandataire :
- respecter les pouvoirs confiés
- exécuter ses missions
- rendre compte de son action
Obligations du mandant :
- fournir les moyens nécessaires
- rémunérer si prévu
- être engagé envers les tiers pour les obligations négociées en son nom
2/ Le processus de négociation
a/ Pourparlers
Définition : négociations précontractuelles visant à déterminer les termes du futur contrat.
Principe : initiative, déroulement et rupture libres, sous réserve de la bonne foi
Les pourparlers en parallèle avec des tiers sont permis.
b/ Lettre d'intention/accord de principe
Lettre d'intention : manifeste l'intérêt d'engager ou de poursuivre les négociations. Selon son contenu, elle peut créer une obligation.
Accord de principe : accord sur certains éléments, les éléments essentiels restant à déterminer. Il y a obligation de poursuivre les négociations mais pas de conclure le contrat. La violation entraîne des D&I, mais pas d'exécution forcée.
c/ Obligations pendant la négociation
Bonne foi : les négociations doivent être conduites de bonne foi, les parties doivent être sincères dans leur volonté de négocier.
Information lorsqu'une partie connaît une information :
- déterminante pour son consentement
- ayant un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou sur la qualité des parties
- que l'autre ignore légitimement ou qu'elle fait confiance à son co contractant
Cette obligation ne porte pas sur l'estimation de la valeur de la prestation et n'est ni limitable ni excluable.
Celui qui invoque ce devoir prouve que l'information lui était due, l'autre prouve qu'il lui a fournit.
Sanctions : responsabilité + nullité si constitue un vice du consentement
Confidentialité : utilisation ou dilvulgation d'une information confidentielle obtenue pendant les négociations (responsabilité civile)
d/ Rupture des pourparlers
Principe : rupture libre
Exception : rupture abusive, contraire à la bonne foi. Engage la responsabilité extracontractuelle.
Indices d'abus : brutalité; mauvaise foi; état avancé des négociations; croyance légitime dans leur aboutissement; absence de motif légitime
Réparations : pertes subies du fait des négociations. Sont exclues les gains attendus du contrat non conclu et l'exécution forcée du contrat.
e/ Pacte de préférence (=avant-contrat)
Définition : contrat par lequel le promettant s'engage à proposer prioritairement au bénéficiaire de contracter avec lui s'il décide de conclure le contrat envisagé. Engage la responsabilité contractuelle.
En cas de violation (=vente à un tiers) le bénéficiaire peut demander la nullité ou substitution au tiers en prouvant que celui-ci connaissait :
- l'existence du pacte;
- l'intention du bénéficiaire de s'en prévaloir.
Action interrogatoire : le tiers peut demander par écrit au bénéficiaire de confirmer l'existence d'un pacte préférence et son intention de s'en prévaloir. Absence de réponse dans le délai fixé : plus de nullité / substitution.
f/ Promesse de contrat (=avant-contrat)
Promesse : une personne s'engage à conclure ultérieurement un certain contrat.
Promesse unilatérale : contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire le droit d'opter pour un contrat dans lequel les éléments essentiels sont déterminés, auquel il ne manque le consentement du bénéficiaire.
Révocation pendant le délai de l'option : n'empêche pas la formation du contrat promis.
Contrat conclu avec un tiers qui conaissait l'existence de la promesse : nul.
Promesse synallagmatique : les 2 parties ont déjà donné leur consentement au contrat définitif, sa réalisation pouvant notamment être subordonné à une formalité ou une condition suspensive.
B/ La conclusion du contrat : rencontre de l'offre et de l'acceptation
1/ L'offre
Définition : manifestation unilatérale de la volonté de contracter
Elle peut être :
- expresse ou tacite;
- à une personne déterminée ou au public;
- faite par tout moyen, sauf disposition contraire
Rétractation :
- avant réception par le destinaite : libre
- après réception : impossible avant l'expiration du délai fixé ou, à défaut, d'un délai raisonnable
Rétractation fautive :
- Empêche la conclusion du contrat
- Engage la responsabilité extracontractuelle de l'offrant
- Pas d'indemnisation des avantages attendu du contrat
Caducité de l'offre : à l'expiration du délai fixé ou raisonnable, ou en cas d'incapicité ou décès de l'offrant.
2/ L'acceptation
Définition : manifestation de la volonté d'être lié dans les termes de l'offre
Elle peut être :
- expresse ou tacite;
- pure et simple, sinon = contre-offre;
- faite par tout moyen mais silence ≠ acceptation.
Exceptions :
- relations d'affaires antérieures/continues;
- d'usage professionnel;
- dans le seul intérêt du bénéficiaire;
- de dispositions légales.
Rétractation : possible tant que l'acceptation n'est pas parvenue à l'offrant, à condition que la rétractation lui parvienne avant l'acceptation.
3/ Moment de formation du contrat
Principe : théorie de l'acceptation (depuis la réforme du droit des contrats, c'est la théorie de la réception)
- Moment : lorsque l'acceptation parvient à l'offrant;
- Lieu : là où l'acceptation est parvenue à l'offrant.
4/ Délais
La loi ou le contrat peuvent prévoir :
- délai de réflexion : délai avant lequel le destinataire ne peut pas accepter;
- délai de rétractation : délai pendant lequel le bénéficiaire peut retirer son consentement après avoir accepté.
C/ Les conditions de formation du contrat
1/ Existence et intégrité du consentement
Le consentement doit être : libre, éclairé et exempt de vices
3 vices du consentement : erreur, dol et violence
Ils entraînent la nullité relative s'ils sont déterminants : sans eux, la partie n'aurait pas contracté ou à des conditions substantiellement différentes. Le caractère déterminant s'apprécie selon les personnes et les circonstances.
Point de départ de l'action en nullité :
- erreur / dol : jour de leur découverte
- violence : jour où elle cesse
a/ L'erreur
Définition : représentation fausse de la réalité lors de la formation du contrat
Pour entraîner la nullité elle doit être :
- de droit ou de fait;
- déterminante du consentement;
- excusable;
- commise lors de la formation du contrat;
- porter sur une qualité essentielle de la prestation (ou du co contractant)
Erreur sur les qualités essentielles de la prestation :
- porte sur une qualité expressement ou tacitement convenue;
- peut porter sur la prestation de l'une ou de l'autre;
- l'aléa chasse l'erreur.
Erreur sur la personne : cause la nullité seulement dans les contrats conclus intuitu personae.
Erreurs indifférentes :
- erreur sur la valeur;
- erreur sur un simple motif;
- erreur inexcusable.
b/ Le dol
Définition : tromperie intentionnelle destiner à provoquer chez l'autre une erreur déterminante de son consentement.
2 élements cumulatifs :
- élément matériel : manoeuvre, mensonge ou réticence (=dissimulation) dolosive
- élément intentionnel : intention de tromper
Le dol doit être :
- déterminant;
- émaner du co contractant, de son représentant ou d'un tiers de connivence.
Sanction : nullité relative
c/ La violence
Définition : contrainte exercée sur une personne pour obtenir son consentement
Elle peut être :
- physique ou morale;
- exercée contre le contractant ou ses proches;
- économique.
Elle doit être suffisamment grave pour avoir été déterminante dans le consentement, selon la personnalité et les circonstances propres à la victime.
Abus de dépendance = violence lorsqu'une partie :
- abuse de l'état de dépendance de son co contractant à son égard;
- obtient un engagement que celui-ci n'aurait pas souscrit sans cette contrainte;
- en tire un avantage manifestement excessif.
Sanction : nullité relative
2/ La capacité
3/ Le contenu
D/ La sanction des conditions de formation du contrat : la nullité et la caducité
1/ La nullité
2/ La caducité
III/ CLAUSES CONTRACTUELLES PARTICULIÈRES
IV/ L'EXECUTION DU CONTRAT
V/ L'INEXECUTION DU CONTRAT
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