Droit Constitutionnel : État et Constitution
39 cartesCe document explore les concepts fondamentaux de l'État et de la Constitution, en se concentrant sur la notion d'État, la souveraineté et la Constitution belge.
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La notion d'État au sens large.
Une société pourvue d'une organisation politique possédant la personnalité juridique.
La Constitution au sens formel.
Le texte qui se trouve au sommet de la hiérarchie des normes, modifiable selon une procédure spéciale plus exigeante que celle de la loi (ex: Constitution belge).
La Constitution au sens matériel.
L'ensemble des règles et principes qui organisent et fondent l'État ou garantissent les droits fondamentaux, quel que soit leur support juridique.
Le pouvoir institutionnalisé de l'État.
Dissociation entre le titulaire du pouvoir (l'État) et les personnes qui l'exercent temporairement, assurant continuité et impersonnalité via des règles.
Le pouvoir constituant originaire.
Autorité qui établit la première constitution d'un État, au nom du souverain (nation ou peuple), lorsqu'il n'en a pas encore ou n'en a plus (ex. après une révolution ou une indépendance).
Le pouvoir constituant dérivé.
Organe compétent pour réviser, amender ou modifier la Constitution selon la procédure et dans les limites fixées par celle-ci.
La rigidité de la Constitution.
Degré de difficulté requis pour modifier la Constitution — ni trop facile ni impossible — garantissant un équilibre entre adaptabilité et stabilité.
Les modèles de justice constitutionnelle.
Deux grandes catégories : le modèle américain (né avec Marbury v. Madison en 1803, contrôle diffus et concret par tout juge) et le modèle européen ou kelsénien (contrôle concentré par une cour constitutionnelle spécialisée).
Le modèle américain de justice constitutionnelle.
Né en 1803 avec Marbury v. Madison : tout juge peut écarter une loi contraire à la Constitution dans un litige concret (contrôle diffus et concret).
Le modèle européen (Kelsénien) de justice constitutionnelle.
Contrôle concentré de constitutionnalité des lois, confié à une juridiction spécialisée (Cour constitutionnelle) et non à n'importe quel juge, suivant la théorie de Kelsen.
La légitimité de la justice constitutionnelle.
Tension entre la nécessaire garantie de la suprématie constitutionnelle et le risque de « gouvernement des juges », accusés d'outrepasser leur rôle démocratique par leurs interprétations.
L'arrêt Marbury v. Madison.
En 1803, la Cour suprême des États-Unis (Président Marshall) s'est déclarée incompétente pour connaître d'un litige relevant de l'article III, établissant ainsi le contrôle de constitutionnalité des lois par voie d'exception.
Le droit du sang (jus sanguinis).
Acquisition de la nationalité par la filiation : l'enfant hérite de la nationalité de ses parents, quel que soit son lieu de naissance.
Le droit du sol (jus soli).
Acquisition de la nationalité par le lieu de naissance : l'enfant né sur le territoire d'un État en devient ressortissant, indépendamment de la nationalité de ses parents.
Les lois spéciales en Belgique.
Lois adoptées à la majorité spéciale prévue à l'article 4, al. 3 de la Constitution (majorité des membres de chaque groupe linguistique présents, majorité de ceux-ci votant pour, et deux tiers des suffrages exprimés au total), notamment pour modifier les limites des régions linguistiques.
Les principes généraux du droit à valeur constitutionnelle.
Principes non écrits, de portée générale, dégagés par les juges (notamment la Cour constitutionnelle) par induction de dispositions constitutionnelles ou de l'économie du système juridique ; ils ne peuvent contredire le texte écrit de la Constitution.
Les coutumes constitutionnelles.
Pratiques répétées et suivies avec la conviction d'y être obligé, nécessaires au fonctionnement harmonieux des institutions (ex. : démission rituelle du gouvernement après des élections, désignation d'un formateur par le roi).
Le territoire de l'État.
Espace terrestre, maritime (eaux territoriales jusqu'à 12 milles marins) et aérien sur lequel l'État exerce son autorité. En Belgique, les limites terrestres sont fixées par traités et ne peuvent être modifiées que par une loi.
Définition de la souveraineté.
Pouvoir absolu, suprême et indépendant vis-à-vis de toute autorité extérieure, impliquant l'autorité suprême sur le territoire et l'égalité entre États sur le plan international.
Les régions linguistiques belges.
Quatre régions linguistiques consacrées par l'art. 4 de la Constitution : région de langue française, région de langue néerlandaise, région bilingue de Bruxelles-Capitale, région de langue allemande. Division du territoire sans organisation politique propre, servant à délimiter les compétences des Communautés.
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- Jean Bodin, au XVIe siècle, a défini la souveraineté dans son ouvrage intitulé Les Six livres de la République.
- La souveraineté interne signifie que l'État détient l'autorité suprême sur son territoire et qu'aucun individu ne peut échapper à son pouvoir juridique.
- Le pouvoir institutionnalisé de l'État se caractérise par la dissociation entre le titulaire du pouvoir et les personnes qui l'exercent.
- En droit international public, la souveraineté des États renvoie à une idée d'égalité, où tous les États sont censés être égaux entre eux.
- La notion d'État est définie comme une "société pourvue d’une organisation politique" par M. Uyttendaele.
- L'article 33 de la Constitution belge stipule que tous les pouvoirs émanent de la Nation.
- La souveraineté belge est mise sous pression par le processus de fédéralisation et par l'Union européenne.
- Les limites des régions linguistiques en Belgique ne peuvent être modifiées que par une loi votée à majorité spéciale conformément à l'article 4, al. 3 de la Constitution.
- Les fonctions régaliennes sont les activités que l'État doit nécessairement exercer lui-même, telles que rendre la justice.
- Après les révolutions américaine et française, on est passé de régimes de souveraineté royale à des modèles de souveraineté nationale ou populaire.
- L'organe compétent pour modifier, amender ou réviser la Constitution est appelé le pouvoir constituant dérivé.
- Le modèle américain de contrôle de constitutionnalité est né en 1803 avec l'arrêt Marbury v. Madison de la Cour suprême des États-Unis.
- La Constitution au sens formel est le texte qui se trouve au sommet de la hiérarchie des normes et qui ne peut être modifié que selon une procédure spéciale.
- La Constitution au sens matériel vise l'ensemble des règles et des principes qui ont pour objet d'organiser et de fonder l'organisation de l'État ou de garantir les droits fondamentaux des individus.
- Le pouvoir constituant originaire donne à un État sa première constitution.
- La rigidité de la Constitution permet de maintenir la distinction entre le pouvoir constituant et les pouvoirs constitués.
- Le mythe d'Ulysse et des sirènes est utilisé pour illustrer l'idée que le corps politique choisit, par avance, de se lier les mains en inscrivant certaines règles dans la Constitution.
- L'État est une personne morale, ce qui signifie qu'il est une catégorie de personne juridique bénéficiant de droits et obligations.
- Le modèle européen ou kelsénien de contrôle de constitutionnalité se caractérise par un contrôle spécialisé et abstrait, et une sanction absolue de l'inconstitutionnalité.
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