CM1.1: Histologie de la cavité buccale et annexes

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Ce cours couvre l'histologie de la cavité buccale, y compris la langue, les dents et les glandes salivaires. Il détaille la structure, la fonction et les caractéristiques de ces organes.

40 cartes

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Question

Comment est le tissu conjonctif du chorion au niveau des gencives et du palais osseux ?

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Réponse

TC dense et fibreux, dépourvu de glandes.

Question

Quels sont les trois types de papilles linguales chez l'Homme ?

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Réponse

filiformes, fongiformes et caliciformes (les foliacées sont vestigiales).

Question

Par quel type d'épithélium la langue est-elle tapissée ?

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Réponse

Épithélium malpighien (pavimenteux pluristratifié) non kératinisé.

Question

De combien de muscles striés est composé le massif musculaire de la langue ?

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Réponse

17 muscles striés.

Question

Quels éléments retrouve-t-on toujours dans le chorion, quelle que soit la région ?

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Réponse

Vaisseaux sanguins et lymphatiques, innervation sensitive, infiltration lymphocytaire.

Question

Comment est le tissu conjonctif du chorion au niveau des faces jugales et du palais mou ?

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Réponse

TC lâche et élastique, avec de nombreuses glandes.

Question

Quel est le rôle du chorion lingual en profondeur ?

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Réponse

TC lâche en superficie, formant des cloisons fibreuses denses (aponévrose) en profondeur, infiltré de lymphocytes (MALT), contient glandes salivaires et insertion des muscles linguaux.

Question

Où se situent principalement les papilles filiformes sur la langue ?

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Réponse

Sur les 2/3 antérieurs de la face dorsale de la langue.

Question

Quelle est la particularité des muscles linguaux et leur conséquence ?

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Réponse

Faisceaux orientés dans tous les plans de l'espace (plexiformes) → mouvements dans tous les sens.

Question

Qu'est-ce qu'une papille linguale ?

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Réponse

Soulèvement de la muqueuse (épithélium + chorion) et non de la musculeuse.

Question

Comment est la muqueuse de la face ventrale de la langue ?

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Réponse

Muqueuse mince faisant suite à celle du plancher buccal.

Question

Comment est la muqueuse de la face dorsale de la langue ?

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Réponse

Épithélium épais, divisé en 2/3 antérieurs (corps, papilles) et 1/3 postérieur (racine, tissu lymphoïde).

Question

Comment sont séparées les deux zones de la face dorsale de la langue ?

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Réponse

Par une ligne en « V » constituée de papilles caliciformes (V lingual).

Question

Quel est le rôle des papilles filiformes ?

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Réponse

Rôle purement tactile/mécanique (aucun bourgeon du goût).

Question

Quel est le rôle des papilles fongiformes et caliciformes ?

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Réponse

Rôle sensitif/gustatif (portent des bourgeons du goût).

Question

Quelles sont les papilles linguales les plus nombreuses ?

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Réponse

Les papilles filiformes.

Question

Les papilles filiformes possèdent-elles des bourgeons du goût ?

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Réponse

Non, elles n'en possèdent aucun — leur rôle est purement tactile/mécanique.

Question

Quelle est la particularité de l'épithélium des papilles filiformes chez l'Homme ?

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Réponse

Il est épaissi et non kératinisé (kératinisé uniquement chez les rongeurs et carnivores).

Question

Quelle est la forme et le diamètre des papilles fongiformes ?

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Réponse

En forme de champignon, diamètre d'environ 1 mm.

Question

Quel est le diamètre des papilles filiformes ?

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Réponse

Environ 0,50{,}5 mm.

Question

Où se situent les papilles fongiformes et combien y en a-t-il environ ?

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Réponse

Sur les 2/3 antérieurs et les bords de la langue ; il y en a environ 200.

Question

Où sont disposées les papilles caliciformes (circumvallées) ?

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Réponse

Le long du V lingual (7 à 12 papilles).

Question

Qu'est-ce qui entoure les papilles caliciformes ?

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Réponse

Un sillon circulaire appelé vallum.

Question

Quelles glandes s'abouchent au fond du vallum des papilles caliciformes ?

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Réponse

Les glandes de Von Ebner (séreuses).

Question

Où se trouvent les bourgeons du goût sur les papilles caliciformes et combien y en a-t-il ?

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Réponse

Sur le bord interne du vallum ; environ 200 à 300 bourgeons.

Question

Combien de bourgeons du goût possède l'Homme et sur quelles papilles sont-ils portés ?

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Réponse

Environ 2 000, portés uniquement par les papilles fongiformes et caliciformes.

Question

Quelle est la structure des bourgeons du goût ?

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Réponse

Structure ovoïde, intra-épithéliale, avec un pore gustatif apical et un pore basal pour le passage des fibres nerveuses.

Question

Comment est caractérisée la cavité buccale ?

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Réponse

Une cavité septique aux parois musculaires ou osseuses, tapissée par un épithélium pavimenteux pluristratifié non kératinisé.

Question

Les papilles fongiformes possèdent-elles des bourgeons du goût ?

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Réponse

Oui, parfois, au sommet.

Question

Quel est le rôle des papilles fongiformes ?

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Réponse

Rôle sensitif/gustatif.

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Quelle est la caractéristique morphologique des papilles caliciformes par rapport à la surface de la langue ?

Elles ne dépassent pas à la surface (en dôme, entourées d'un sillon = vallum).

Quelle est la principale caractéristique de l'épithélium de revêtement de la cavité buccale ?

Il est pavimenteux pluristratifié non kératinisé : les cellules superficielles restent vivantes avec un noyau visible.

Où le bourgeon du goût est-il hébergé ?

Dans l'épithélium, de la lame basale à la surface épithéliale.

Par quel type d'épithélium est tapissée la cavité buccale ?

Un épithélium pavimenteux pluristratifié non kératinisé (épithélium de protection).

Quelles sont les fonctions principales de la cavité buccale ?

Préhension des aliments, transformation mécanique et chimique, perception du goût, défense de l'organisme, phonation.

Sur quoi repose l'épithélium de revêtement de la cavité buccale ?

Sur une lame basale (non visible en coloration standard) qui le sépare du chorion sous-jacent.

Quels sont les types cellulaires distincts du bourgeon du goût observés en microscopie électronique ?

Cellules périphériques, cellules pseudo-sensorielles (réceptrices) et cellules basales (progénitrices).

Quelle est la structure du pôle apical du bourgeon du goût ?

Ouverture étroite (2-5 µm) appelée pore gustatif, remplie de mucus, s'ouvrant dans la cavité buccale.

Quel type de capillaires irrigue le bourgeon du goût ?

Capillaires continus (non fenêtrés, peu perméables).

Quelle est la structure du pôle basal du bourgeon du goût ?

Orifice dans la lame basale = pore basal, par où passent les fibres nerveuses afférentes.

Fiche de révision

La cavité buccale et sa muqueuse : structure fondamentale

La cavité buccale est la première porte d'entrée du tube digestif, impliquée dans la mastication, la déglutition et la perception du goût. Son étude histologique révèle des particularités essentielles à comprendre pour éviter les pièges classiques des examens.

Caractéristiques générales de la cavité buccale

La cavité buccale est une cavité septique par nature, c'est-à-dire qu'elle contient en permanence une flore bactérienne variée. Ses parois peuvent être musculaires (lèvres, joues) ou osseuses (gencives, palais osseux), et sont toujours tapissées par une muqueuse spécifique. Ses fonctions sont multiples : préhension, transformation mécanique et chimique des aliments, perception du goût, défense de l'organisme et phonation.

L'épithélium de revêtement : une protection clé

L'épithélium de revêtement de la cavité buccale est un épithélium pavimenteux pluristratifié non kératinisé. Il assure une fonction de protection mécanique. Le fait qu'il soit non kératinisé signifie que ses cellules les plus superficielles sont vivantes et conservent leur noyau. Il repose sur une lame basale qui le sépare du chorion sous-jacent.

Le chorion : un tissu conjonctif adaptatif

Le chorion est un tissu conjonctif dont la densité varie selon la région de la cavité buccale. Il contient des fibres de collagène, des fibroblastes, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, ainsi que des terminaisons nerveuses sensitives. Il est souvent infiltré par des lymphocytes, contribuant à la défense locale.

Région Caractéristiques du chorion Glandes Vascularisation/Innervation
Gencives et palais osseux DENSE et fibreux Dépourvu de glandes Présentes (vaisseaux/nerfs)
Faces jugales et palais mou LÂCHE et élastique Nombreuses glandes (salivaires) Très présentes (vaisseaux/nerfs)

Il est crucial de retenir cette distinction régionale du chorion. Dans les gencives et le palais osseux, le tissu conjonctif dense offre un support robuste et est dépourvu de glandes. En revanche, les faces jugales et le palais mou possèdent un chorion lâche et élastique, riche en glandes salivaires accessoires. Dans toutes les régions, le chorion assure la vascularisation et l'innervation de la muqueuse buccale.

La langue : anatomie, papilles et perception du goût

La langue est un massif musculaire composé de 17 muscles striés, plexiformes, c'est-à-dire orientés dans tous les plans de l'espace, ce qui lui confère une grande mobilité. Elle est tapissée par un épithélium malpighien non kératinisé, séparé du chorion par une lame basale.

Préparation histologique d'une langue en coupe transversale.
Préparation histologique d'une langue en coupe transversale.

Zonation de la muqueuse linguale

La face ventrale (inférieure) de la langue possède une muqueuse mince. À l'inverse, la face dorsale (supérieure) présente un épithélium plus épais et est divisée en deux zones par une ligne en « V » : les 2/3 antérieurs (corps mobile) et le 1/3 postérieur (racine). Le 1/3 postérieur se caractérise par la présence de tissu lymphoïde (MALT) qui, avec les amygdales palatines et pharyngées, assure la défense de la cavité buccale.

Différenciations de la face dorsale de la langue.
Différenciations de la face dorsale de la langue.

Les papilles linguales

Les papilles linguales sont des soulèvements de la muqueuse présentes sur la face dorsale de la langue. Il existe trois types principaux chez l'homme, chacune avec des caractéristiques et des rôles spécifiques.

Type Localisation Description Bourgeons du goût Rôle
Filiformes 2/3 antérieurs Les plus nombreuses, longues, minces (Ø ~0,5 mm), coniques. Épithélium non kératinisé chez l'homme. Aucun Tactile / Mécanique pur
Fongiformes 2/3 antérieurs, bords Peu nombreuses (~200), en forme de champignon (Ø ~1 mm). Axe conjonctif bien vascularisé, simple ou ramifié. Parfois, au sommet Sensitif / Gustatif
Caliciformes V lingual (7-12) En dôme (Ø ~1-2 mm), ne dépassent pas la surface. Entourées d'un sillon (vallum). Nombreux (~200-300), sur le bord interne du vallum Sensitif / Gustatif

Les papilles filiformes, bien que les plus nombreuses, ont un rôle purement mécanique et tactile, sans aucun bourgeon du goût. Les papilles fongiformes sont moins nombreuses, en forme de champignon, et peuvent parfois porter des bourgeons du goût. Les papilles caliciformes, disposées le long du V lingual, sont en dôme entouré d'un sillon appelé vallum. Elles contiennent de nombreux bourgeons du goût. Les glandes de Von Ebner, des glandes séreuses, s'abouchent au fond du vallum pour nettoyer le sillon.

Histologie de la papille caliciforme, montrant le vallum et l'abouchement des glandes salivaires.
Histologie de la papille caliciforme, montrant le vallum et l'abouchement des glandes salivaires.

Les bourgeons du goût : structure polarisée et transduction sensorielle

Les bourgeons du goût sont des structures clés de la perception des saveurs, portées exclusivement par les papilles fongiformes et caliciformes. On en compte environ 2000 chez l'Homme, et leur structure est cruciale pour leur fonction de transduction sensorielle.

Préparation histologique d'un bourgeon du goût.
Préparation histologique d'un bourgeon du goût.

Structure et polarité

Le bourgeon du goût a une forme ovoïde, comparable à un « bulbe d'oignon », et se situe intégralement à l'intérieur de l'épithélium (intra-épithélial). Il s'étend de la lame basale jusqu'à la surface épithéliale. Sa structure est hautement polarisée, avec un pôle apical et un pôle basal distincts.

Le pôle apical présente un pore gustatif étroit (2-5 µm) rempli de mucus, s'ouvrant directement dans la cavité buccale pour capter les molécules sapides. À l'opposé, le pôle basal est caractérisé par un pore basal qui permet le passage des fibres nerveuses afférentes, essentielles à l'innervation des cellules réceptrices. Il est important de ne pas inverser ces deux pôles.

Types cellulaires et fonctions

En microscopie électronique, trois types cellulaires principaux sont identifiés au sein des bourgeons du goût. Les cellules périphériques sécrètent la substance mucoïde du pore gustatif. Les cellules pseudo-sensorielles sont les véritables cellules réceptrices, dotées de prolongements apicaux et de récepteurs gustatifs. Enfin, les cellules basales sont des cellules progénitrices qui se différencient en nouvelles cellules sensorielles.

Schéma d'un bourgeon du goût.
Schéma d'un bourgeon du goût.

Perception des saveurs et innervation

Nous distinguons cinq saveurs primaires : sucré, salé, acide, amer et umami (correspondant à l'aspartate et au glutamate). Contrairement à un mythe persistant, toutes les saveurs sont perçues sur l'ensemble de la langue, bien qu'avec des intensités variables selon les zones. Les bourgeons du goût sont innervés par des capillaires continus, et non fenêtrés, assurant une perméabilité contrôlée.

L'innervation des bourgeons du goût se fait via plusieurs nerfs crâniens, selon leur localisation. Le nerf facial (VII bis, chorda tympani) innerve les papilles fongiformes des deux tiers antérieurs de la langue, le nerf glossopharyngien (IX) les papilles caliciformes, et le nerf vague (X) les bourgeons dispersés dans le pharynx et le larynx. L'information gustative est transmise du ganglion correspondant (géniculé, Andersch ou plexiforme) vers le noyau solitaire bulbaire, puis le noyau arqué du thalamus, pour enfin atteindre le cortex pariétal.

Les dents : structure, tissus, développement et pathologie

Les dents sont essentielles à la fragmentation des aliments et se caractérisent par leur structure unique et leur développement complexe. Elles connaissent deux dentitions : 20 dents temporaires (de lait, de 6 mois à 2 ans) puis 32 dents définitives (de 6 ans à l'âge adulte). La numérotation dentaire est un système à deux chiffres : le premier indique le cadran (1 à 4) et le second la dent spécifique (1 à 8).

Structure générale de la dent

Chaque dent se compose de trois segments principaux. La couronne est la partie visible au-dessus de la gencive, la racine est enfouie dans l'os (parfois multiple), et le collet est la jonction entre les deux, où la gencive adhère. Au centre, la chambre pulpaire est une cavité molle contenant la pulpe dentaire (tissu conjonctif lâche avec fibroblastes), des vaisseaux sanguins pour la nutrition des odontoblastes, et des nerfs responsables de la sensibilité.

Schéma des 3 segments de la dent : couronne, collet, racine.
Schéma des 3 segments de la dent : couronne, collet, racine.

Les tissus dentaires : un quatuor à maîtriser

Tissu Produit par Dureté / Caractéristiques Régénération
Émail Améloblastes (ectodermiques) Le plus dur (99 % hydroxyapatite), prismes hexagonaux IMPOSSIBLE (améloblastes disparaissent à l'éruption)
Dentine (ivoire) Odontoblastes (mésenchyme, crêtes neurales) 2ème plus dur, tubules dentinaires (50 000/mm²) Partielle (dentine secondaire, lente et irrégulière)
Cément Cémentoblastes / cémentocytes Analogue à l'os mais AVASCULAIRE Oui, toute la vie
Pulpe Fibroblastes Tissu conjonctif lâche, vaisseaux, nerfs — très sensible Non (après nécrose)

Développement dentaire : un ballet de cellules

Le développement dentaire débute très tôt. Dès la 6ème semaine embryonnaire, des bourgeons dentaires se forment à partir de la lame dentaire (ectodermique). À la 10ème semaine, les ébauches des dents définitives apparaissent, restant quiescentes jusqu'à 6 ans. Puis, vers le 4ème mois de gestation, les processus clés de formation des tissus dentaires démarrent.

Schéma de l'amélogenèse centripète et de la dentinogenèse centrifuge.
Schéma de l'amélogenèse centripète et de la dentinogenèse centrifuge.

Les dents : pathologie et clinique (caries dentaires)

Comprendre la carie dentaire : mécanisme et progression

La carie dentaire résulte d'une attaque de l'émail par des acides produits par les bactéries de la plaque dentaire. Le métabolisme du saccharose par ces bactéries engendre de l'acide lactique, qui déminéralise la surface dentaire. Le collet est la zone la plus vulnérable aux caries, car l'émail y est souvent plus fin et plus exposé.

Une carie non traitée progresse de l'émail vers la dentine, puis atteint la chambre pulpaire. Cette invasion bactérienne et l'inflammation qui en découle peuvent causer un abcès de la pulpe, entraînant la destruction des odontoblastes et finalement la nécrose complète de la dent. C'est une mort tissulaire irréversible qui nécessite souvent une extraction ou un traitement de canal.

Complications et capacité de réparation

Les complications d'un abcès dentaire peuvent être graves. Localement, il peut diffuser vers les espaces cervicaux profonds, provoquant une cellulite cervico-faciale. De plus, il peut être source de bactériémies, avec un risque accru d'endocardite infectieuse chez les patients immunodéprimés ou porteurs de valvulopathies cardiaques.

La réparation des tissus dentaires est inégale. L'émail, une fois formé, ne se régénère JAMAIS car les adamantoblastes disparaissent à l'éruption de la dent. La dentine, elle, peut se renouveler partiellement par l'activité des odontoblastes qui persistent toute la vie, mais à un rythme lent et irrégulier, et de manière plus active mais imparfaite en cas de lésion.

Prévention et traitement

Le fluor joue un rôle clé dans la prévention des caries. Le fluorure (F-) se substitue aux groupements hydroxyle de l'hydroxyapatite de l'émail pour former de la fluorapatite, une substance beaucoup plus résistante aux attaques acides. C'est le principe derrière la fluoration de l'eau et des dentifrices. Le détartrage est également essentiel pour éliminer la plaque dentaire calcifiée (tartre) qui se dépose préférentiellement au collet et favorise la formation des caries.

Les glandes salivaires : classification, morphologie et physiologie

Les glandes salivaires sont des glandes exocrines tubulo-acineuses, essentielles à la digestion et à la protection de la cavité buccale. On distingue les glandes principales (macroscopiques) des glandes accessoires (microscopiques).

Classification des glandes salivaires principales

Glande Type d'acini Sécrétion principale
Parotide Séreux purs Salive fluide + amylase
Sous-mandibulaire Mixtes (séro-muqueux) Salive mixte
Sublinguale Muqueux (quasi purs) Salive visqueuse
Accessoires Séreux ou séro-muqueux Variable

Distinction morphologique des acini

La distinction entre acini séreux et muqueux est cruciale pour l'histologie. Les cellules séreuses ont des noyaux ronds et un cytoplasme basophile (bien coloré). En revanche, les cellules muqueuses présentent des noyaux aplatis, rejetés à la base de la cellule, et un cytoplasme spumeux ou mousseux, moins coloré. Les croissants séreux sont des amas de cellules séreuses coiffant un acinus muqueux, typiques de la glande sous-mandibulaire.

Les canaux excréteurs et cellules myoépithéliales

La salive emprunte une séquence de canaux de diamètre croissant. L'ordre est le suivant : canal intercalaire (le plus petit), canal strié de Pflüger, canal interlobulaire, puis le canal principal. Le canal strié est particulièrement important car il ajuste la composition ionique finale de la salive. Les cellules myoépithéliales, d'origine ectodermique et contractiles (actine, myosine), entourent les acini et les canaux intercalaires pour faciliter l'expulsion de la salive.

Rôles de la salive et contrôle de la sécrétion

La salive joue plusieurs rôles essentiels : un rôle mécanique (dilution et humidification des aliments), chimique (digestion partielle grâce à l'amylase et la maltase), antiseptique (grâce au lysozyme) et immunitaire (présence d'IgA sécrétoires). Le contrôle de la sécrétion salivaire est principalement assuré par le système nerveux végétatif. Le parasympathique stimule une salive abondante et fluide, tandis que le sympathique entraîne une salive peu abondante et visqueuse.

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