Cible et mécanisme d’action des médicaments

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Question

Qu’appelle-t-on traitement d’une maladie et de quoi dépend la réponse à un médicament ?

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Réponse

→ Les médicaments exercent des effets pharmacothérapeutiques, appelés traitement d’une maladie.
→ La réponse à un médicament est liée à son mécanisme d’action et à la présence ou non de sa ou ses cibles.
→ Les médicaments peuvent aussi, à certaines doses, avoir des propriétés toxiques à l’origine d’effets indésirables.

Question

Qu’est-ce que la cible d’un médicament et à quels niveaux son mécanisme d’action peut-il être considéré ?

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Réponse

→ La cible peut être une molécule bien définie, par exemple une protéine membranaire ou l’ADN.
→ Le mécanisme d’action peut être considéré à 4 niveaux : moléculaire ; cellulaire ; tissulaire ; système de l’organisme.

Question

Un médicament efficace a-t-il nécessairement une cible parfaitement connue ?

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Réponse

→ Non. Certains médicaments ont une réponse thérapeutique efficace alors que leur cible cellulaire ou moléculaire n’est pas connue ou reste controversée.

Question

Pourquoi la cible de certains antidépresseurs est-elle considérée comme mal définie ?

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Réponse

→ Ils inhibent la recapture de plusieurs neurotransmetteurs de la famille des amines biogènes : sérotonine, dopamine, acétylcholine, noradrénaline.
→ Mais leur mode d’interaction avec les transporteurs de recapture n’est pas connu.
→ Le lien entre l’inhibition de ces transporteurs membranaires et l’effet en aval antidépresseur n’est pas connu

Question

Pourquoi les cibles de la plupart des médicaments antiépileptiques ne sont-elles pas clairement définies ?

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Réponse

→ Ils ont les mêmes effets sur les canaux ioniques des neurones du système nerveux central :
inhibition des signaux excitateurs ; stimulation des signaux inhibiteurs de la transmission synaptique.
    → Par conséquent, leurs cibles ne sont pas clairement définies.

Question

Que sait-on du mécanisme d’action et de la cible du paracétamol ?

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Réponse

→ Le paracétamol est antalgique et antipyrétique.
→ Son mécanisme d’action et sa cible moléculaire ne sont toujours pas clarifiés, malgré la découverte récente de son potentiel récepteur impliqué dans la douleur.

Question

Qu’est-ce qu’un médicament à cible non spécifique ?

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Réponse

→ Certains médicaments exercent leur effet thérapeutique sans agir sur des cellules ou sur des cibles moléculaires, mais leur mode d’action est tout à fait connu.

Question

Que sont les cibles exogènes des médicaments ?

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Réponse

L’être humain vit en symbiose avec des micro-organismes constituant son microbiote, mais peut être infecté par des agents pathogènes : bactéries ; virus ; champignons ; parasites. Ces organismes non humains constituent des cibles exogènes pour les médicaments : antibiotiques, antiviraux, antifongiques et antiparasitaires. Il existe environ 60 cibles exogènes.

Question

Les médicaments agissant sur des cibles exogènes agissent-ils directement sur les cellules humaines ?

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Réponse

Non, ils n’agissent pas directement sur les cellules humaines. Néanmoins, ils interviennent par des mécanismes d’action moléculaires similaires à ceux employés pour les cibles spécifiques endogènes. Les antibiotiques principaux présentent tous des effets collatéraux sur les cellules humaines.

Question

Qu’est-ce que la pharmacocinétique et que signifie ADME ?

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Réponse

Les médicaments sont administrés par différentes voies : orale, cutanée, rectale, injection intramusculaire ou intraveineuse…Leurs propriétés physico-chimiques conduisent à :A = absorption ; D = distribution dans l’organisme ; M = modifications chimiques par métabolisation ; E = excrétion. L’étude des paramètres ADME constitue la pharmacocinétique.

Question

De quoi dépend l’action d’un médicament ayant une cible moléculaire ?

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Réponse

→ De sa concentration effective en principe actif au site de localisation de la cible.
→ Exemple : un médicament antiparkinsonien interagissant avec une protéine exprimée dans les neurones du cerveau doit :passer la barrière hémato-encéphalique (BHE) ; se retrouver suffisamment concentré au niveau des synapses ; agir sur les récepteurs cibles.

Question

Qu’est-ce que la pharmacodynamie ?

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Réponse

→ C’est l’étude de : l’action d’un médicament sur sa cible ; l’impact généré sur la cellule ou le tissu ; la réponse du système.

Question

Qu’est-ce qu’un mécanisme substitutif ?

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Réponse

→ Il consiste à remplacer une molécule endogène dont la concentration effective est diminuée.
Cela peut se faire : en administrant la molécule déficitaire : insuline, vitamine D3… ; en stimulant sa synthèse ou sa libération ; en inhibant sa dégradation ou sa séquestration.

Question

Qu’est-ce qu’un mécanisme modulateur ?

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Réponse

→ Il consiste à agir directement sur une cible moléculaire et à moduler son activité.
→ Les cibles moléculaires modulées sont principalement des protéines localisées au niveau de la membrane des cellules, appelées récepteurs.

Question

Que sont les ligands des récepteurs membranaires ?

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Réponse

→ Les récepteurs membranaires interagissent naturellement avec des ligands, généralement des messagers extracellulaires : hormones ; neuromédiateurs ; neurotransmetteurs ; cytokines ; neuropeptides…
    → Ils peuvent parfois être des récepteurs à la surface d’autres cellules.

Question

Quelle différence entre un agoniste et un antagoniste ?

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Réponse

→ Un agoniste stimule la fonction du récepteur. Certaines substances ont un effet similaire au ligand endogène et stimulent son récepteur : ce sont des agonistes exogènes.
→ Un antagoniste interagit avec un récepteur spécifique sans activer sa fonction ; sa liaison bloque ou diminue la probabilité ou la capacité de stimulation par un transmetteur.

Question

Comment agissent les médicaments agonistes ?

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Réponse

→ Ils se fixent sur un récepteur, le stimulent et entraînent une réponse biologique similaire à celle du ligand endogène.
→ Ils miment les effets du ligand endogène : ils sont mimétiques de son action.
→ Exemple : une molécule parasympathomimétique est agoniste du récepteur nicotinique de l’acétylcholine dans le système nerveux autonome parasympathique.

Question

Qu’est-ce que le site orthostérique et qu’est-ce qu’un inhibiteur compétitif ?

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Réponse

→ Sur un récepteur protéique, le site de liaison du ligand endogène principal est appelé site orthostérique.
→ Une substance se liant au site orthostérique entre en compétition avec le ligand principal et agit comme un inhibiteur compétitif.

Question

Qu’est-ce qu’un effet allostérique ?

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Réponse

Une molécule se lie sur un site de liaison distant ou distinct du site orthostérique et exerce un effet sur la liaison du ligand principal.Elle exerce alors un effet allostérique. Un ligand allostérique n’est pas compétiteur du ligand endogène principal. L’effet allostérique est non compétitif et peut être : inhibiteur ou activateur d’une enzyme ; agoniste ou antagoniste d’un médiateur.

Question

Quels modes d’action reposent sur la thérapie cellulaire et la thérapie génique ?

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Réponse

→ Thérapie cellulaire : modifier une cellule souche ; amplification de cellules souches de patients, reprogrammées ou non in vitro, puis réinjection dans un organe ou un système pour compenser un déficit en cellules progénitrices.
→ Thérapie génique : modifier un gène muté pour corriger une maladie génétique ; elle vise à réparer ou modifier le patrimoine génétique de certaines cellules dysfonctionnelles d’un patient.

Question

Qu’est-ce que l’affinité et de quoi dépend-elle ?

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Réponse

→ Dans la majorité des cas, les interactions médicament-cible sont réversibles.
→ Elles sont régies par des propriétés cinétiques relevant de la loi d’action de masse, qui déterminent l’affinité.

Question

Qu’est-ce que la sélectivité d’un médicament ?

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Réponse

C’est l’interaction préférentielle entre une molécule et : un seul membre d’une famille de protéines très homologues, ou une seule conformation de la cible lorsque celle-ci en présente plusieurs. Cette sélectivité correspond à une affinité supérieure du principe actif pour un membre par rapport aux autres membres.

Question

Que décrit la loi d’action de masse pour l’interaction médicament-cible ?

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Réponse

Lorsqu’un médicament M agit sur une cible C, à l’état stationnaire, les concentrations liées [MC] et libres [M] et [C] sont à l’équilibre. Elles dépendent des constantes de vitesse : d’association K₊₁ ; de dissociation K₋₁. Schéma : [M] + [C] ⇌ [MC].

Question

Qu’est-ce que KD et quelle est sa relation avec KA ?

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Réponse

→ KD = constante de dissociation à l’équilibre.
→ KD = K₋₁/K₊₁ = ([M]eq × [C]eq)/[MC]eq = 1/KA.
→ KA est la constante d’association à l’équilibre, associée à l’affinité.

Question

Que représente KD lorsque 50 % des cibles sont liées ?

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Réponse

→ Lorsque [C]eq = [MC]eq, donc lorsque 50 % des cibles sont liées, alors :
KD = [M]eq.
→ KD correspond donc à la concentration en médicament (principe actif) permettant d’occuper 50 % des récepteurs cibles.

Question

Quelle relation existe entre KD et l’affinité ?

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Réponse

→ Plus KD est faible, moins il faut de médicament pour saturer une cible → affinité plus forte.
→ KD évolue donc à l’inverse de l’affinité (KA).
→ On compare les affinités entre ligands ou médicaments pour une cible ou une famille de cibles en comparant leurs valeurs de KD, qui est une concentration mesurable.

Question

Combien existe-t-il de cibles moléculaires de médicaments chez l’Homme et quelles sont les deux catégories principales ?

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Réponse

→ Environ 350 cibles moléculaires sont répertoriées chez l’Homme.
Pour les petites molécules pharmacologiques :

  • 25 % : inhibiteurs d’enzymes ;
  • 25 % : ligands des récepteurs couplés aux protéines G.
Question

Comment se répartissent les autres cibles des petites molécules pharmacologiques ?

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Réponse

15 % : ligands d’autres récepteurs membranaires ; 15 % : ligands de canaux et pompes ioniques et de transporteurs membranaires ; 10 % : ligands de récepteurs nucléaires ; 5 % : ligands de cibles diverses ; 5 % : molécules de cibles inconnues.

Question

Pourquoi existe-t-il plus de principes actifs que de cibles moléculaires ?

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Réponse

→ Parce que plusieurs principes actifs ciblent les mêmes protéines.
→ Plus de 3 000 principes actifs ont une AMM.

Question

Pourquoi existe-t-il autant de spécialités et de présentations pharmaceutiques ?

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Réponse

→ De nombreux principes actifs sont déclinés sous plusieurs spécialités pharmaceutiques selon les fabricants.
→ Plus de 5 700 noms commerciaux de médicaments.
→ Plus de 13 000 présentations selon la posologie et la voie d’administration.

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Quelles sont les caractéristiques de la transduction directe et quels récepteurs comprend-elle ?

Elle donne une réponse cellulaire très rapide.
Elle comprend :les récepteurs ionotropes : canaux ioniques dans le sens du gradient ;les récepteurs canaux : ionotropes mais filtrent l’entrée d’ions dans la cellule après action d’un ligand extracellulaire ; les récepteurs à activité enzymatique, ex. activité guanylate-cyclase.

Quelles autres cibles appartiennent à la transduction directe ?

→ Les transporteurs ou co-transporteurs d’ions ou de médiateurs.
→ Les pompes ioniques.

Quelles autres cibles appartiennent à la transduction indirecte ?

→ Les enzymes intracellulaires impliquées dans les voies métaboliques ou de transduction du signal.
→ Les récepteurs nucléaires : ils agissent sur l’expression de gènes cibles et donnent une réponse très lente.

Quel exemple de médicament à cible non spécifique agit par un pouvoir osmotique et de quoi dépend ce pouvoir ?

→ Les laxatifs osmotiques, dont les principaux sont les polyéthylènes glycols (PEG).
→ Ils correspondent à un ensemble de molécules de structure variable.
→ Leur pouvoir osmotique dépend de leur poids moléculaire, lié au nombre de répétitions du motif éthylène glycol.

Quel agent à cible non spécifique permet de modifier le pH de l’estomac et comment agit-il ?

→ Le bicarbonate de sodium alimentaire (NaHCO₃) est un agent de modification du pH utilisé pour neutraliser immédiatement le pH de l’estomac.
→ L’estomac a un pH acide lié à la sécrétion d’HCl par l’efflux de protons issus de l’activité de la pompe à protons, qui co-transporte des protons et du K⁺ de façon antiport.
→ HCl + NaHCO₃ → NaCl + H₂O + CO₂

Quels antibiotiques agissant sur des cibles exogènes présentent une néphrotoxicité et une ototoxicité, et quelles sont leurs caractéristiques ?

Les aminosides : inhibiteurs de la traduction ; uniquement injectés par voie intraveineuse lors d’infections résistantes aux autres antibiotiques ; forte toxicité rénale (néphrotoxicité) et au niveau du nerf auditif (ototoxicité) ; nécessitent un suivi thérapeutique pharmacologique hospitalier pour assurer le bon dosage.

Quels autres modes d’action peuvent avoir les médicaments, en dehors des mécanismes substitutif et modulateur sur une cible moléculaire ?

→ Empêcher la prolifération dans l’organisme hôte : principalement sur les bactéries, virus, parasites ou champignons pathogènes.
→ Moduler l’action d’un médiateur : les anticorps thérapeutiques peuvent se lier à un médiateur extracellulaire et l’empêcher de se lier à son récepteur.

Dans l’interaction médicament-cible, qu’est-ce qu’une molécule pharmacologique et par quelles interactions son principe actif se lie-t-il à sa cible ?

→ Une substance synthétique ou naturelle possédant un principe actif à visée thérapeutique.
→ Le principe actif interagit de façon réversible avec une cible moléculaire par des interactions non covalentes hydrophobes ; électrostatiques ; Van der Waals.

Dans l’interaction médicament-cible, que permet l’ajustement stéréochimique du site de liaison avec le ligand ?

Il entraîne une complémentarité conformationnelle impliquant : affinité ; spécificité ; sélectivité.

Qu’est-ce qu’une molécule pharmacologique ?

C’est une substance synthétique ou naturelle possédant un principe actif à visée thérapeutique.

Comment le principe actif d’une molécule pharmacologique interagit-il avec sa cible moléculaire ?

Il interagit de façon réversible avec sa cible par des interactions non covalentes : hydrophobes, électrostatiques et Van der Waals. Après ajustement stéréochimique du site de liaison avec le ligand, une complémentarité conformationnelle implique une spécificité.

Qu’est-ce que le pharmacophore et d’où vient la spécificité médicament-cible ?

→ Le pharmacophore est une région du médicament comportant des groupes fonctionnels.
→ La spécificité résulte de la complémentarité entre ces groupes fonctionnels et les structures de la cible.

Lors de l’interaction médicament-cible, quels phénomènes permettent la spécificité et les interactions de haute affinité ?

→ L’interaction médicament-cible implique généralement un ajustement conformationnel induit au niveau du site de liaison, conférant une spécificité « clé-serrure ».
→ L’ionisation du pharmacophore conduit à des interactions non covalentes de haute affinité.

Dans les différents modes d’action des médicaments pharmacologiques, quels mécanismes concernent la prolifération et l’action d’un médiateur ?

→ Empêcher la prolifération dans l’organisme hôte : action principalement sur les bactéries, virus, parasites ou champignons pathogènes.
→ Moduler l’action d’un médiateur : les anticorps thérapeutiques peuvent se lier à un médiateur extracellulaire et l’empêcher de se lier à son récepteur.

Dans les modes d’action thérapeutiques, en quoi consiste la thérapie cellulaire ?

→ Modifier une cellule souche : amplification de cellules souches de patients, reprogrammées ou non in vitro, puis réinjection dans un organe ou un système pour compenser un déficit en cellules progénitrices.

Dans les modes d’action thérapeutiques, en quoi consiste la thérapie génique ?

→ Modifier un gène muté pour corriger une maladie génétique.
→ Elle vise à réparer ou modifier le patrimoine génétique de cellules dysfonctionnelles.

Dans le cadre des cibles des médicaments, que sont les récepteurs et quelle est leur fonction ?

→ La majorité des protéines cibles des médicaments sont des récepteurs.
→ Ce sont des senseurs de l’environnement extérieur ayant pour ligands des molécules informationnelles appelées messagers primaires.
→ Leur fonction est de transmettre une information moléculaire à la cellule lorsqu’ils interagissent avec leur ligand.

Dans la signalisation par les récepteurs, qu’est-ce que la transduction ?

→ La transduction est la signalisation correspondant à la transmission d’une information moléculaire à la cellule lorsqu’un récepteur interagit avec son ligand.

Dans l’action des antibiotiques sur des cibles exogènes, quelle est l’action des pénicillines et quel effet collatéral peuvent-elles provoquer chez l’Homme ?

→ Les pénicillines inhibent la synthèse de la paroi bactérienne.
→ Elles peuvent cependant engendrer des réactions allergiques violentes.

Dans l’action des antibiotiques sur des cibles exogènes, quelle est l’action des macrolides et quel effet collatéral peuvent-ils avoir chez l’Homme ?

→ Les macrolides inhibent la synthèse des protéines bactériennes.
→ Ils inhibent aussi le cytochrome P450 3A4 (CYP450 3A4), une enzyme hépatique impliquée dans les voies de métabolisation conduisant à l’élimination de nombreux médicaments.

À quels niveaux peut être considéré le mécanisme d’action d’un médicament ?

Il peut être considéré à 4 niveaux : moléculaire ; cellulaire ; tissulaire ; système de l’organisme.

Dans le mécanisme d’action des laxatifs osmotiques, pourquoi restent-ils dans l’intestin et comment agissent-ils ?

→ Ce sont des molécules de poids moléculaire élevé qui ne passent pas la barrière intestinale.
→ Elles attirent et captent des molécules d’H₂O des cellules environnantes, ce qui hydrate massivement l’intestin.

Dans quel but les laxatifs osmotiques sont-ils utilisés avant une coloscopie ?

→ Ils servent à nettoyer le tractus intestinal avant une coloscopie, afin que l’intestin soit dépourvu de matière fécaleet permette l’examen.

Comment les médicaments antagonistes agissent-ils sur un récepteur et sur l’action du ligand endogène ?

→ Ils se fixent sur un récepteur sans déclencher de réponse biologique.
→ Ils inhibent la réponse biologique ou les effets produits par un ligand endogène : ils sont lytiques de l’action du ligand.

Quel exemple illustre l’action d’un médicament antagoniste sur les récepteurs de l’acétylcholine ?

→ Une molécule parasympatholytique est antagoniste des récepteurs muscariniques de l’acétylcholine.
→ Ces molécules sont aussi appelées cholinolytiques, car elles bloquent les voies de transmission nerveuse cholinergiques.

Dans le cours sur les cibles et mécanismes d’action des médicaments, quels types de médicaments à cible non spécifique sont cités et comment agissent-ils ?

  • Les chélateurs se fixent sur des ions, tels que Fe²⁺, Fe³⁺ ou le phosphore.
  • Les surfactants modifient les propriétés physiques de surface des tissus et des liquides biologiques.
  • Les adsorbants intestinaux, comme la diosmectite (SMECTA®), adsorbent des substances dans l’intestin et modifient la consistance et le temps de transit du contenu intestinal.
  • Les agents de modification du pH modifient le pH.
  • Les laxatifs osmotiques agissent grâce à leur pouvoir osmotique.

Dans le cours sur les cibles exogènes des médicaments, quelle conséquence peut avoir l’inhibition du CYP450 3A4 par les macrolides ?

R : Le CYP450 3A4 joue un rôle important dans les voies de métabolisation conduisant à l’élimination de nombreux médicaments. Son inhibition par les macrolides peut donc entraîner des interactions médicamenteuses avec d’autres traitements.

Dans le cours sur les cibles et mécanismes d’action des médicaments, comment l’exemple de la rifampicine illustre-t-il les quatre niveaux du mécanisme d’action ?

  • Niveau moléculaire : elle se fixe sur sa cible, l’ARN-polymérase de la mycobactérie.
  • Niveau cellulaire : elle inhibe la synthèse de l’ARN mycobactérien, entraînant la mort de la bactérie.
  • Niveau tissulaire : elle empêche les lésions pulmonaires résultant de l’infection par Mycobacterium tuberculosis.
  • Niveau d’un système : elle prévient la perte progressive de la fonction respiratoire.

Dans le cours sur les cibles et mécanismes d’action des médicaments, quels types de médicaments à cible non spécifique sont cités ?

R : Certains médicaments exercent leur effet thérapeutique sans agir sur des cellules ou sur des cibles moléculaires, bien que leur mode d’action soit connu.
Le cours cite :

  • les chélateurs ;
  • les surfactants ;
  • les adsorbants intestinaux, comme la diosmectite (SMECTA®) ;
  • les agents de modification du pH, comme le bicarbonate de sodium (NaHCO₃) ;
  • les laxatifs osmotiques, principalement les polyéthylènes glycols (PEG).

Dans le cours sur les cibles non spécifiques, comment agissent les chélateurs, les surfactants et les adsorbants intestinaux ?.

  • Chélateurs : se fixent sur des ions tels que Fe²⁺, Fe³⁺ ou le phosphore.
  • Surfactants : modifient les propriétés physiques de surface des tissus et des liquides biologiques.
  • Adsorbants intestinaux : la diosmectite (SMECTA®), utilisée pour traiter les troubles gastro-intestinaux, adsorbe des substances dans l’intestin et modifie la consistance et le temps de transit du contenu intestinal

Dans la transduction indirecte, quelles sont les différentes catégories de récepteurs et de cibles moléculaires impliquées ?

La transduction indirecte implique une voie métabolique et donne une réponse lente. Elle comprend :

  • les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG), ou récepteurs à 7 segments transmembranaires ;
  • les récepteurs à activité tyrosine kinase ;
  • les enzymes intracellulaires impliquées dans les voies métaboliques ou de transduction du signal ;
  • les récepteurs nucléaires, qui agissent sur l’expression des gènes cibles et donnent une réponse très lente.

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