Cancer du col de l'utérus : Diagnostic et Traitement

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Question

Quel est le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus?

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Réponse

Le principal facteur de risque du cancer du col de l'utérus est l'infection par le Virus du Papillome Humain (HPV), en particulier les types 16 et 18.

Question

Quels sont les signes fonctionnels les plus fréquents?

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Réponse

Les signes fonctionnels les plus fréquents sont les métrorragies (saignements indolores et irréguliers) et les leucorrhées (pertes vaginales purulentes et malodorantes, parfois sanglantes).

Question

Comment se présente une lésion au spéculum lors d'un examen?

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Réponse

Au spéculum, la lésion peut se présenter comme un bourgeon irrégulier et friable, saignant au contact, ou comme une ulcération nécrotique aux bords irréguliers. Parfois, on observe une infiltration massive du col, dite « en barillet ».

Question

Quel est le rôle du frottis cervico-vaginal dans la prévention?

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Réponse

Le frottis cervico-vaginal permet le dépistage précoce des lésions précancéreuses du col de l'utérus.

Question

Quelle est la définition du cancer du col de l'utérus?

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Réponse

Le cancer du col de l'utérus est une néoformation maligne développée aux dépens des constituants du col utérin.

Question

Citez un examen pour le bilan d'extension locorégional.

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Réponse

Pour le bilan d'extension locorégional, on peut citer : la colposcopie, la TDM pelvienne, le PET scan, et l'IRM pelvienne.

Question

Quelle est la prévention primaire du cancer du col de l'utérus?

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Réponse

La prévention primaire du cancer du col de l'utérus repose sur la lutte contre les IST, la communication pour un changement de comportement sexuel, et la vaccination anti-HPV (Gardasil® ou Cervarix®) ciblant les jeunes filles avant leur activité sexuelle.

Question

Quel examen confirme le diagnostic et le type histologique?

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Réponse

L'examen histologique confirme le diagnostic et précise le type histologique du cancer du col de l'utérus.

Question

Quel est le stade FIGO si le cancer est limité au col?

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Réponse

Le stade FIGO pour un cancer limité au col est le Stade I.

Question

Qu'est-ce qu'une conisation?

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Réponse

La conisation est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever une partie du col de l'utérus en forme de cône. Elle est utilisée pour traiter les lésions précancéreuses ou cancéreuses débutantes.

Question

Que signifie un cancer au stade FIGO II?

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Réponse

Le stade FIGO II indique que le cancer s'est étendu au-delà du col mais n'a pas atteint les parois pelviennes.

Question

Citez deux sites fréquents de métastases à distance.

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Réponse

Les sites de métastases les plus courants sont le foie, les poumons, le péritoine et le squelette.

Question

Quel examen est crucial pour évaluer l'extension aux paramètres?

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Réponse

Le toucher rectal, combiné au toucher vaginal, est essentiel pour évaluer l'infiltration des paramètres par la tumeur.

Question

Quel est le type histologique le plus fréquent?

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Réponse

Le carcinome épidermoïde est le type histologique le plus fréquent, se développant souvent sur l'exocol.

Question

Quels sont les signes tardifs les plus courants?

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Réponse

Les signes tardifs incluent les douleurs pelviennes, l'œdème des membres inférieurs (OMI), et des signes urinaires ou rectaux.

Question

Comment est prise la décision thérapeutique pour une patiente?

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Réponse

La décision est prise lors d'une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), rassemblant plusieurs spécialistes.

Question

Quel type de cancer se développe souvent dans l'endocol?

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Réponse

L'adénocarcinome est le type histologique le plus souvent retrouvé dans le cancer de l'endocol, parfois de découverte tardive.

Question

Sur quels trois piliers repose le traitement curatif?

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Réponse

Le traitement curatif repose sur une combinaison de chirurgie, de radiothérapie et de chimiothérapie.

Question

Citez un diagnostic différentiel face à une lésion du col.

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Réponse

Face à une lésion, il faut écarter une tuberculose génitale, une syphilis, ou encore un polype cervical.

Question

Quel est l'objectif d'une trachélectomie?

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Réponse

La trachélectomie est une chirurgie conservatrice visant à enlever uniquement le col utérin, afin de préserver la fertilité.

Question

Quel est l'objectif de la prévention secondaire du cancer du col?

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Réponse

La prévention secondaire vise à dépister et traiter les lésions précancéreuses, principalement grâce au frottis cervico-vaginal.

Question

Citez deux cofacteurs de risque importants en dehors de l'infection à HPV.

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Réponse

Le tabagisme et des rapports sexuels précoces (avant l'âge de 17 ans) sont des cofacteurs de risque reconnus.

Question

Quelle est la définition d'un cancer micro-invasif du col utérin?

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Réponse

Il s'agit d'un cancer de définition histologique où la pénétration du stroma par les cellules cancéreuses est inférieure à 5 mm.

Question

Quel aspect typique présente une lésion du col au test de Schiller?

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Réponse

Lors du test de Schiller, la lésion apparaît iodo-négative, c'est-à-dire qu'elle ne se colore pas en brun sous l'effet du lugol.

Question

Quelle complication urinaire l'extension latérale du cancer peut-elle engendrer?

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Réponse

L'extension aux paramètres peut causer une compression des uretères et entraîner une hydronéphrose (dilatation du rein).

Question

Quel marqueur tumoral peut être utilisé dans la surveillance?

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Réponse

Le marqueur tumoral sanguin utilisé pour la surveillance du carcinome épidermoïde est l'antigène SCC.

Question

Quelle chirurgie peut être indiquée pour un cancer de stade IV envahissant les organes voisins?

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Réponse

Une exentération pelvienne, une chirurgie radicale qui retire l'utérus ainsi que la vessie et/ou le rectum.

Question

Pourquoi l'accouchement par voie basse est-il contre-indiqué chez une femme enceinte atteinte?

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Réponse

L'accouchement par voie basse est contre-indiqué en raison des risques d'hémorragie et de dissémination tumorale.

Question

À quel grade histopronostique correspond un carcinome peu différencié?

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Réponse

Un carcinome peu ou pas différencié est classé grade III, indiquant un pronostic généralement plus défavorable.

Question

Citez deux complications possibles après une chirurgie élargie avec curage ganglionnaire.

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Réponse

Les complications incluent la lymphocèle (accumulation de lymphe) et les fistules, comme la fistule vésico-vaginale.

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Que signifie un cancer classé Stade III selon la FIGO?

Le Stade III indique que la tumeur s'est étendue jusqu'à la paroi pelvienne et/ou entraîne une hydronéphrose.

Quels sont les signes généraux, souvent discrets, du cancer du col utérin?

Les signes généraux sont souvent pauvres et peuvent inclure une fièvre inexpliquée, une asthénie persistante et une anémie clinique.

Lors d'une colposcopie, sur quels trois sites les biopsies doivent-elles être idéalement prélevées?

Les biopsies doivent être faites en zone saine, au sein de la lésion elle-même, et au niveau de la zone frontière entre les deux.

Quelles endoscopies sont utiles au bilan d'extension pour évaluer les organes voisins?

La cystoscopie (vessie) et la rectoscopie (rectum) sont utilisées pour rechercher une éventuelle invasion par la tumeur.

Comment sont classés les carcinomes selon le grade histopronostique?

Ils sont classés en Grade I (bien différencié), Grade II (moyennement différencié) et Grade III (peu ou pas différencié).

Citez deux facteurs pronostiques importants en dehors du stade FIGO.

Le type et grade histologique de la tumeur, ainsi que l'extension ganglionnaire (présence d'embols néoplasiques), sont des facteurs pronostiques cruciaux.

Quel marqueur tumoral est utile pour la surveillance de l'adénocarcinome du col?

L'Antigène Carcino-Embryonnaire (ACE) est un marqueur qui peut être utilisé dans le suivi de l'adénocarcinome de l'endocol.

Citez un diagnostic différentiel non infectieux face à une tumeur du col.

Un fibrome cervical (myome) ou une endométriose cervicale sont des diagnostics différentiels à considérer.

Quelles sont les deux méthodes de radiothérapie pour le cancer du col?

Le traitement combine généralement la curiethérapie (source radioactive au contact de la tumeur) et la radiothérapie externe.

Quel geste est essentiel pour apprécier l'infiltration des paramètres?

Le toucher rectal, combiné au toucher vaginal, est indispensable pour évaluer l'extension de la tumeur aux paramètres.

Quel est le rang épidémiologique du cancer du col de l'utérus au Sénégal ?

Le cancer du col de l'utérus est le premier cancer gynécologique au Sénégal, soulignant un enjeu de santé publique majeur.

Dans quelles conditions l'examen clinique pour le bilan d'extension est-il réalisé ?

L'examen clinique pour le bilan d'extension est souvent réalisé au bloc opératoire sous anesthésie générale pour une meilleure évaluation.

Citez deux carences nutritionnelles considérées comme facteurs de risque.

Des carences en vitamines A et C sont reconnues comme des facteurs de risque nutritionnels du cancer du col utérin.

Qu'est-ce qu'un cancer sur col restant ?

C'est un cancer qui se développe sur le col utérin laissé en place après une hystérectomie subtotale (qui conserve le col).

Comment l'infection par le VIH influence-t-elle le cancer du col de l'utérus ?

L'infection à VIH est un facteur de progression rapide de la maladie. Le cancer du col utérin est une pathologie classant SIDA.

Citez une molécule de chimiothérapie typiquement utilisée de manière hebdomadaire.

Le cisplatine (cisplatyl) est une molécule de chimiothérapie fréquemment administrée de façon hebdomadaire en concomitance avec la radiothérapie.

Quel est le rythme de surveillance clinique durant la première année après traitement ?

La surveillance clinique est recommandée tous les 3 mois pendant la première année, puis tous les 6 mois la deuxième année.

Quelle chirurgie radicale inclut une lymphadénectomie pelvienne ?

La colpohystérectomie élargie est une chirurgie radicale qui inclut l'ablation des ganglions lymphatiques pelviens (curage ganglionnaire).

Quelle est la prise en charge obstétricale pour un cancer découvert sur une grossesse avancée ?

Une césarienne est préconisée dès la maturité fœtale atteinte, afin de traiter rapidement le cancer après l'accouchement.

Citez deux toxicités majeures de la chimiothérapie à base de cisplatine.

Le cisplatine présente principalement une toxicité rénale (néphrotoxicité) et hématologique, nécessitant une surveillance biologique stricte.

Quelle est la signification pronostique d'un envahissement ganglionnaire?

La présence d'embols néoplasiques dans les ganglions est un facteur pronostique péjoratif majeur, indiquant une maladie plus agressive et un risque accru de récidive.

Quels sont les deux vaccins indiqués dans la prévention primaire?

Les vaccins sont le Gardasil® (quadrivalent, protégeant contre les HPV 6, 11, 16, 18) et le Cervarix® (bivalent, protégeant contre les HPV 16, 18).

Quel signe clinique au toucher vaginal indique la friabilité de la tumeur?

Le « signe de l'ongle », où la tumeur se laisse facilement fragmenter par l'ongle de l'examinateur, témoigne de sa nature friable et maligne.

Quel protocole de chimiothérapie autre que le cisplatine peut être utilisé?

Une association de carboplatine et de paclitaxel (Taxol) administrée tous les 21 jours est un protocole courant, notamment dans les stades avancés.

Qu'est-ce qu'une extension en « bouchon de champagne »?

C'est une extension locale où la tumeur envahit massivement le col et le fond utérin, tandis que le corps de l'utérus reste sain.

Quel est le rôle de la colposcopie dans le diagnostic?

La colposcopie permet d'examiner le col à la loupe et de guider précisément les biopsies sur les zones les plus suspectes.

Pourquoi réalise-t-on le bilan d'extension sous anesthésie générale?

L'anesthésie générale assure un relâchement musculaire optimal, indispensable pour évaluer correctement l'infiltration des paramètres par la tumeur.

Outre le HPV, quel autre virus est un cofacteur de risque reconnu?

L'infection par le virus de l'Herpès Simplex de type 2 (HSV-2) est considérée comme un cofacteur de risque dans le développement du cancer du col.

Citez deux moyens adjuvants importants en dehors des traitements spécifiques.

Un soutien psychologique (psychothérapie) et une réanimation bien conduite (transfusion, nutrition) sont des soutiens essentiels pour la patiente.

Comment le bas niveau socio-économique influence-t-il le risque?

Il est souvent associé à un accès plus difficile au dépistage, à la vaccination et à l'information, ainsi qu'à des carences nutritionnelles.

Citez deux examens clés du bilan pré-opératoire avant une chirurgie.

Le bilan pré-opératoire inclut un bilan d'hémostase (TP, TCK) et la détermination du groupe sanguin (GSRh) pour sécuriser l'intervention.

Quel est l'un des buts du traitement à visée curative?

Le traitement vise à enlever la tumeur ou à en contrôler la prolifération, afin de prévenir les récidives et d'améliorer la survie.

Quelle approche est privilégiée pour une tumeur de plus de 4 cm limitée au col?

Une radio-chimiothérapie concomitante est généralement indiquée, avec une chirurgie discutée secondairement en fonction de la réponse.

Quel traitement est indiqué pour un cancer in situ (Stade 0)?

Le traitement consiste en une conisation. Une hystérectomie totale peut être proposée si la patiente ne désire plus de grossesse.

Quel bilan biologique est requis avant de débuter une radiothérapie?

Un bilan sanguin incluant NFS, ionogramme et fonction rénale (urée-créatinine) est systématique avant de commencer une radiothérapie.

Citez deux sites possibles d'extension locorégionale directe.

La tumeur peut s'étendre directement au vagin, à la vessie en avant, ou encore au rectum en arrière.

Outre le foie et les poumons, citez un autre site de métastases à distance.

Le squelette, le péritoine ou encore le système nerveux central (SNC) sont des localisations possibles de métastases.

Citez un diagnostic différentiel parasitaire face à une lésion du col.

La bilharziose génitale est un diagnostic différentiel parasitaire à ne pas méconnaître face à une lésion suspecte du col utérin.

Au toucher vaginal, que peut révéler le « signe de l'ongle »?

Le « signe de l'ongle » témoigne de la nature friable de la tumeur, qui se laisse facilement fragmenter par l'ongle de l'examinateur.

Quel est le rythme de surveillance clinique la deuxième année après traitement?

La surveillance est recommandée tous les 6 mois durant la deuxième année, puis elle devient annuelle si tout va bien.

Quelle est la conduite à tenir face à un cancer découvert en début de grossesse ?

Un avortement thérapeutique est généralement conseillé pour permettre de traiter le cancer de manière rapide et optimale sans les contraintes de la grossesse.

Que signifie un col décrit comme étant « en barillet » lors de l'examen ?

Il s'agit d'une infiltration massive du col par la tumeur, qui devient très augmenté de volume, dur et perd sa forme normale.

En dehors du cancer, citez deux diagnostics différentiels face à des métrorragies.

Il faut écarter un ectropion surinfecté, une cervicite chronique, une dysplasie ou même une grossesse implantée sur le col.

Quel est le rythme de surveillance clinique durant les deux premières années post-traitement ?

La surveillance a lieu tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois la deuxième année, avant de devenir annuelle.

À quoi correspond un carcinome de Grade I sur le plan histopronostique ?

Il s'agit d'un carcinome bien différencié, ce qui est généralement associé à un meilleur pronostic que les grades supérieurs.

Quel facteur gynéco-obstétrical, en dehors du multipartenariat, est un cofacteur de risque ?

La multiparité, c'est-à-dire le fait d'avoir eu de nombreux accouchements, est également reconnue comme un cofacteur de risque.

Quelle est la population cible prioritaire pour la vaccination anti-HPV ?

La vaccination cible prioritairement les jeunes filles avant le début de leur activité sexuelle pour une efficacité maximale.

Citez une complication tardive spécifique à la radiothérapie pelvienne.

Les lésions digestives radiques (rectite, entérite) sont des complications tardives possibles du traitement par radiothérapie.

Quel est le principe de la curiethérapie dans le traitement de ce cancer ?

Elle consiste à placer une source radioactive directement au contact de la tumeur (dans la cavité utérine) pour délivrer une haute dose ciblée.

Citez une cause infectieuse non virale à écarter face à une tumeur du col.

Une tuberculose génitale ou une bilharziose génitale peuvent parfois se présenter comme une tumeur du col utérin.

Comment se manifeste typiquement le cancer du col chez la femme ménopausée ?

Chez la femme ménopausée, le principal signe d'appel est la survenue de métrorragies post-ménopausiques.

Quel est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde ?

Le cancer du col de l'utérus est classé deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde, soulignant son impact global.

Citez deux caractéristiques typiques des métrorragies révélatrices.

Les métrorragies sont souvent provoquées par les rapports sexuels ou un examen, peu abondantes et récidivantes.

Quels groupes ganglionnaires sont atteints lors de l'extension régionale ?

L'extension ganglionnaire touche les groupes iliaques (externe, interne), puis peut remonter vers les ganglions lombo-aortiques.

Citez deux types histologiques rares de cancer du col.

Outre les types courants, on trouve des tumeurs rares comme les sarcomes, les lymphomes ou le carcinome adénoïde kystique.

Citez un diagnostic différentiel de type parasitaire face à une lésion du col.

La bilharziose génitale est un diagnostic différentiel, notamment en zone d'endémie, pouvant mimer une lésion tumorale.

Outre le multipartenariat, quel facteur gynéco-obstétrical augmente le risque ?

La multiparité (nombre élevé d'accouchements) est considérée comme un cofacteur de risque du cancer du col de l'utérus.

Quel bilan biologique est nécessaire avant de débuter une chimiothérapie ?

Un bilan incluant NFS, ionogramme sanguin, et les fonctions rénale (urée-créatinine) et hépatique est indispensable.

Quelle est l'attitude si un cancer est découvert en début de grossesse ?

Un avortement thérapeutique est généralement conseillé pour permettre de traiter le cancer sans délai et de manière optimale.

Quelles sont les deux principales voies d'abord chirurgicales ?

Les principales voies d'abord chirurgicales sont la laparotomie (chirurgie ouverte) et la cœlioscopie (chirurgie mini-invasive).

Quel signe clinique doit alerter chez une femme ménopausée ?

Toute métrorragie post-ménopausique (saignement après la ménopause) est un signe suspect qui impose de rechercher un cancer.

Quel est le rang épidémiologique mondial du cancer du col de l'utérus ?

Selon le document source, il s'agit du deuxième cancer le plus fréquent chez la femme à l'échelle mondiale, derrière le cancer du sein.

Citez deux contextes provocateurs typiques des métrorragies.

Ces saignements sont typiquement provoqués par un rapport sexuel ou un examen gynécologique (saignements au contact).

Citez deux groupes ganglionnaires atteints lors de l'extension locorégionale.

L'extension ganglionnaire concerne d'abord les ganglions des paramètres, puis les groupes iliaques externes et internes, et enfin les lombo-aortiques.

Quel facteur lié à la parité est un cofacteur de risque reconnu ?

La multiparité, c'est-à-dire le fait d'avoir eu de nombreux enfants, est un cofacteur de risque établi du cancer du col utérin.

Quel traitement est indiqué pour un cancer au stade 0 (in situ) ?

Le traitement peut être une conisation, ou une hystérectomie totale simple si la patiente n'a plus de désir de grossesse.

Quelle est la particularité du traitement pour une tumeur de plus de 4 cm?

Une tumeur de plus de 4 cm est traitée par une radio-chimiothérapie concomitante, parfois suivie d'une chirurgie selon la réponse.

Quel schéma posologique est classique pour la radiothérapie externe ?

Le schéma classique consiste en une dose de 40 à 50 Gray (Gy), répartie en 25 séances sur une durée de 5 semaines.

Quelle est l'attitude recommandée face à un cancer découvert en début de grossesse ?

Un avortement thérapeutique est généralement conseillé pour permettre de traiter rapidement le cancer sans mettre la mère en danger.

Citez deux diagnostics différentiels bénins face à des métrorragies.

Il faut écarter un ectropion infecté et une cervicite chronique, qui peuvent aussi provoquer des saignements.

Quels <_b>examens biologiques<_/b> sont requis avant une radiothérapie ?

Une <_b>NFS<_/b>, un ionogramme sanguin, et des bilans <_b>rénal (urée-créat)<_/b> et <_b>hépatique<_/b>.

Quelle est la particularité d'une lésion au <_b>toucher vaginal<_/b> ?

La lésion repose sur une <_b>base indurée<_/b>, elle est indolore mais saigne facilement au contact.

Quelles sont les trois <_b>voies d'abord chirurgicales<_/b> possibles ?

Les trois voies d'abord sont la voie <_b>vaginale<_/b>, la <_b>laparotomie<_/b> et la <_b>cœlioscopie<_/b>.

Citez deux <_b>cofacteurs de risque<_/b> liés à l'histoire gynécologique de la patiente.

La <_b>multiparité<_/b> (nombreux accouchements) et le <_b>multipartenariat<_/b> sexuel.

Quel traitement est indiqué pour une tumeur <_b><_i>in situ<_/i><_/b> ?

Le traitement d'une tumeur <_i>in situ<_/i> est la <_b>conisation<_/b>, ou une <_b>hystérectomie totale<_/b> selon les cas.

En dehors du stade, quel facteur lié à la chirurgie est un <_b>élément pronostique<_/b> ?

La <_b>qualité de l'exérèse chirurgicale<_/b> est un facteur pronostique essentiel.

Quel signe peut révéler un <_b>cancer de l'endocol<_/b> non visible au spéculum ?

Un <_b>écoulement louche<_/b> et une augmentation du volume du col en « <_b>barillet<_/b> ».

Citez un diagnostic différentiel <_b>infectieux tropical<_/b> face à une lésion du col.

La <_b>bilharziose génitale<_/b> est un diagnostic différentiel à ne pas méconnaître dans les zones d'endémie.

Quels sont les <_b>buts<_/b> du traitement curatif ?

Enlever la tumeur, contrôler sa prolifération, <_b>prévenir les récidives<_/b> et améliorer la survie.

Quel est l'objectif du bilan biologique pré-<_b>chimiothérapie<_/b> ?

Il vise à évaluer les fonctions d'organes (rein, foie) pour anticiper la <_b>toxicité<_/b> des médicaments.

Pourquoi le cancer du col de l'utérus a-t-il une létalité élevée malgré son accessibilité?

La létalité est souvent liée à un diagnostic tardif, lorsque le cancer a déjà atteint un stade avancé.

Citez deux types histologiques rares de cancer du col de l'utérus.

Les sarcomes et les lymphomes sont des types histologiques rares, contrairement aux carcinomes plus fréquents.

Outre sa friabilité, quelle caractéristique de la lésion est perçue au toucher vaginal?

La lésion repose sur une base indurée, un signe clinique important de l'infiltration tumorale sous-jacente.

Quel facteur chirurgical est crucial pour le pronostic de la maladie?

La qualité de l'exérèse chirurgicale est un facteur pronostique majeur, une résection incomplète augmentant le risque de récidive.

Quel est un diagnostic différentiel à évoquer face à des métrorragies, en dehors du cancer?

Un ectropion infecté ou une cervicite chronique sont des causes fréquentes de saignements qui doivent être écartées.

Quelles sont les trois principales voies d'abord chirurgicales pour traiter le cancer du col?

Le traitement chirurgical peut être réalisé par voie vaginale, par laparotomie (ouverture de l'abdomen) ou par cœlioscopie.

Quel est le schéma typique de la radiothérapie externe pour ce cancer?

Un schéma courant consiste à délivrer 40 à 50 Gray (Gy), répartis en 25 séances sur une période de 5 semaines.

Quelle est la stratégie pour une tumeur limitée au col mais de plus de 4 cm?

Le traitement de référence est une radio-chimiothérapie concomitante, parfois suivie d'une chirurgie en fonction de la réponse.

Que conseille-t-on si un cancer invasif est découvert au tout début d'une grossesse?

Un avortement thérapeutique est généralement conseillé pour permettre de traiter le cancer sans délai et sans risque pour la mère.

En prévention primaire, sur quoi repose la communication pour le changement de comportement?

Elle vise à retarder l'âge du premier rapport sexuel et à promouvoir l'utilisation du condom masculin ou féminin.

Fiche de révision

CANCER DU COL DE L’UTÉRUS

Le cancer du col de l'utérus est une néoformation maligne primitive se développant à partir des cellules du col utérin. Il représente un enjeu majeur de santé publique, étant le 1er cancer gynécologique au Sénégal et le 2ème au niveau mondial. Son diagnostic est souvent simple grâce à l'accessibilité de l'organe, mais un diagnostic tardif est malheureusement fréquent, entraînant une létalité élevée. La prévention (dépistage, vaccination) est cruciale.

I. Introduction

  • Définition : Néoformations malignes primitives développées aux dépens des constituants du col utérin.

  • Intérêt :

    • Épidémiologique : 1er cancer gynécologique au Sénégal, 2ème au monde.

    • Diagnostique : Diagnostic simple (organe accessible), majoritairement carcinome épidermoïde. Le principal facteur de risque est le HPV (types 16, 18…), faisant du cancer du col une MST.

    • Pronostique : Létalité élevée souvent liée à un diagnostic tardif.

    • Thérapeutique : Prise en charge multidisciplinaire, cancer guérissable si détecté tôt. La prévention (dépistage, vaccination) est primordiale.

II. Signes

A. Tableau Clinique Typique : Carcinome épidermoïde invasif de l’exocol chez la femme en activité génitale en dehors de la grossesse

1. Signes Cliniques

1.1. Signes fonctionnels

  • Métrorragies : Souvent peu abondantes, indolores, irrégulières, récidivantes, spontanées ou provoquées (toilette, rapport sexuel, examen gynécologique). Elles sont faites de sang rouge brun ou noirâtre.

  • Leucorrhées : Purulentes et fétides, parfois striées de sang.

  • Signes tardifs : Douleurs pelviennes, œdèmes des membres inférieurs (OMI), signes vésicaux, rectaux.

NB : Il est important de préciser la date et les résultats du dernier Frottis Cervico-Vaginal (FCV), les antécédents gynéco-obstétricaux, la notion de tabagisme et la sexualité de la patiente.

1.2. Signes généraux

  • Pauvres : Fièvre, asthénie persistante, anémie clinique.

1.3. Signes physiques

  1. Examen gynécologique

    • Technique : Se déroule dans un local fermé, la patiente est informée et rassurée, vessie et rectum vides, dévêtue, en position gynécologique sur table, sous bon éclairage, avec matériel complet.

    • Résultats :

      • Examen au spéculum : Révèle une lésion iodo-négative au test de Schiller.

        • Bourgeon irrégulier et friable, saignant au contact, d'aspect cérébroïde ou en chou-fleur.

        • Ulcération souvent nécrotique, avec des cratères à bords irréguliers.

        • Infiltration massive : Décrite comme un « col en barillet ».

      • Toucher vaginal bi-digital (sans lubrifiant) + palper abdominal : Permet d'apprécier l’étendue de la lésion sur le col, les culs-de-sac et la paroi vaginale. La lésion est indolore, reposant sur une base indurée, saigne au contact et est ± friable (signe de l’ongle).

      • Toucher rectal uni-digital (avec lubrifiant) (+ TV) : Explore les paramètres et la cloison recto-vaginale.

    • Examen complet : Palpation des aires ganglionnaires, examen de tous les appareils.

2. Signes Paracliniques

  • Colposcopie : Permet de guider les biopsies, qui seront réalisées sur 3 sites : zone saine, lésion et zone frontière.

  • Histologie :

    • Confirme le diagnostic et précise le type histologique : carcinome épidermoïde +++.

    • Donne le grade histopronostique : I (bien différencié), II (moyennement différencié), III (peu ou indifférencié).

3. Bilan d’Extension

Ne se justifie que dans les cancers invasifs.

  • Locorégional :

    • Clinique : Au bloc opératoire sous anesthésie générale.

      • Spéculum, examen aux valves, toucher vaginal (TV), toucher rectal (TR) : Apprécient le volume tumoral, l'extension latérale vers les paramètres, l'atteinte de la vessie et du rectum.

      • Biopsies au niveau des zones suspectes.

    • Paraclinique : Endoscopie (cystoscopie, rectoscopie), TDM pelvienne, PET scan, IRM pelvienne avec injection de gadolinium.

  • Général : Échographie abdominale, radiographie thoracique, TDM thoraco-abdomino-pelvienne (TAP), Biologie (marqueur SCC).

Classification FIGO (en résumé) :

  • Stade 0 : Cancer in situ.

  • Stade I : Cancer limité au col.

  • Stade II : Cancer ayant dépassé le col.

  • Stade III : Cancer étendu aux limites pelviennes.

  • Stade IV : Envahissement des organes de voisinage ou métastases.

4. Évolution - Pronostic

4.1. Évolution

  1. Éléments de surveillance :

    • Clinique : Métrorragies ++, état général, constantes, examen gynécologique et complet.

    • Paraclinique : TDM ou IRM, marqueurs tumoraux (dosage du SCC).

  2. Modalités évolutives :

    • Favorable : Si diagnostic précoce et traitement adapté.

    • Défavorable : Si diagnostic tardif.

      • Extension locale : "Bouchon de champagne".

      • Extension locorégionale : Vagin, urètre, vessie, rectum.

      • Extension ganglionnaire : Paramètres, paroi pelvienne (avec retentissement sur les voies excrétrices urinaires par compression urétérale, pouvant entraîner une hydronéphrose) ; ganglions iliaques externes, internes, lombo-aortiques.

      • Métastases à distance : Foie, poumon, péritoine, squelette, système nerveux central (SNC).

4.2. Facteurs pronostiques

  • Terrain et âge.

  • Type histologique / grade histopronostique / stade FIGO.

  • Extension ganglionnaire / embols néoplasiques.

  • Qualité de l’exérèse.

B. Formes Cliniques

1. Forme symptomatique : Cancer micro-invasif du col

  • Cancer asymptomatique, de définition et de diagnostic anatomopathologique : pénétration stromale < 5 mm +++.

2. Formes topographiques

  • Cancer de l’endocol :

    • Souvent de découverte tardive.

    • Écoulement louche de l’endocol, augmentation du volume du col en "barillet".

    • Non visualisé à l’examen au spéculum.

    • Curetage de l'endocol + examen histologique : adénocarcinome +++.

    • Marqueurs tumoraux : ACE (pour le suivi).

  • Cancer sur col restant.

3. Formes histologiques

  • Adénocarcinome (endocol ++).

  • Tumeurs rares : Carcinome adénoïde kystique, sarcomes, lymphome…

4. Formes selon le terrain

  • Femme enceinte : Diagnostic tardif, risque obstétrical ++.

  • Femme ménopausée : Métrorragies post-ménopausiques.

  • VIH : Stade SIDA OMS.

III. Diagnostic

1. Diagnostic Positif

  • Métrorragies + leucorrhées fétides ± mêlées de sang.

  • Examen au spéculum + TV : Lésion du col utérin infiltrante ou bourgeonnante, ou ulcérée.

  • Frottis cervico-vaginal (alerte) + colposcopie (localise) + biopsies et examen histologique (confirmation + type histologique + grade histopronostique).

2. Diagnostic Différentiel

  • Devant les métrorragies : Ectropion infecté, cervicite chronique, dysplasie, grossesse cervicale.

  • Devant la lésion et tumeur : Tuberculose génitale, herpès génital, syphilis génitale, bilharziose génitale, fibrome cervical, endométriose cervicale, polype.

3. Étiologique : Facteurs de Risque

  • Facteurs socio-économiques :

    • Bas niveau socio-économique.

    • Nutritionnels : Carence en vitamines A, C.

  • Facteurs gynéco-obstétricaux (HPV et cofacteurs) :

    • Premiers rapports sexuels précoces (avant 17 ans).

    • Multiparité / Multipartenariat.

    • Infection par HPV : Types 16 et 18 ++.

    • Infection à HSV 2.

    • Infections génitales fréquentes non ou mal traitées.

    • VIH = facteur de progression.

  • Facteurs chimiques :

    • Tabagisme.

    • Contraception hormonale œstro-progestative prolongée ???

IV. Traitement

1. Curatif

1.1. Buts

  • Enlever la tumeur ou contrôler la prolifération tumorale.

  • Prévenir / Traiter les complications / Éviter les récidives.

  • Améliorer la survie et la qualité de vie.

1.2. Moyens

1.2.1. Chirurgicaux

  • Bilan préopératoire : Examen général (EG), Groupe Sanguin Rhésus (GSRh), bilan d’hémostase (TP, TCK), Ionogramme Sanguin (IS), Électrocardiogramme (ECG), Visite Pré-Anesthésique (VPA).

  • Voies d’abord : Vaginale, laparotomie, cœlioscopie.

  • Gestes :

    • Conisation (anse diathermique, laser, bistouri).

    • Trachélectomie (ablation du col utérin).

    • Hystérectomie simple, ou totale ± annexectomie.

    • Colpohystérectomie élargie avec lymphadénectomie.

    • Exentération pelvienne.

1.2.2. Radiothérapie

  • Bilan pré-RT : Numération Formule Sanguine (NFS), IS, Urée-créatinine, bilan hépatique.

  • Méthodes :

    • Curiethérapie.

    • Radiothérapie externe : 40-50 Gy en 25 séances pendant 5 semaines.

1.2.3. Chimiothérapie

  • Bilan pré-CT : NFS, IS, Urée-créatinine, bilan hépatique.

  • Protocoles :

    • Chimio hebdomadaire : Cisplatyl : 40mg / m2.

    • Chimio tous les 21 jours : Carboplatine 300mg/ m2 + Taxol 80 mg/ m2.

  • Toxicité : Rénale, hématologique, cardiologique, digestive.

1.2.4. Moyens adjuvants

  • Réanimation, Antalgiques (AA), Antibiotiques (ATB), Transfusion sanguine, Contraception, Psychothérapie de soutien.

1.3. Indications

Le choix thérapeutique se décidera en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

  • Stades :

    • Tumeur in situ : Conisation ou hystérectomie totale ± annexectomie.

    • Tumeur limitée au col < 4 cm : Colpohystérectomie élargie (CHL) ± radiothérapie.

    • Tumeur limitée au col > 4 cm : Radiothérapie (RT) / Chimiothérapie (CT) concomitante ± chirurgie en fonction de la réponse.

    • Tumeur atteignant vessie / rectum : RT / CT concomitante.

    • Tumeur métastatique : RT / CT, soins palliatifs.

  • Femme enceinte :

    • Début de grossesse : Avortement thérapeutique conseillé.

    • Grossesse plus avancée : Césarienne dès que possible et traitement rapide du cancer (accouchement par voie basse contre-indiqué).

1.4. Surveillance / Résultats

  • Surveillance :

    • Tous les 3 mois pendant un an, tous les 6 mois la seconde année, puis tous les ans.

    • Examen gynécologique complet avec frottis, ou test de Schiller, voire colposcopie.

    • Surveillance des métastases et des complications de la chimiothérapie.

  • Résultats :

    • Suites opératoires simples.

    • Complications liées au traitement : Lymphocèle, fistule vésico-vaginale, lésion urétérale chirurgicale, lésions digestives radiques.

    • Récidives.

2. Préventif

  • Prévention primaire :

    • Lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et le SIDA.

    • Communication pour le changement de comportement : Âge au 1er rapport, promotion du condom masculin et féminin.

    • Vaccination anti-HPV :

      • Cible : Jeunes filles avant l'activité sexuelle.

      • Spécialités : Gardasil® (anti-HPV 16/18/6/11) ou Cervarix® (16/18).

  • Prévention secondaire : Dépistage des dysplasies cervicales (lésions précancéreuses) par frottis cervico-vaginal, traitement adapté.

Teste ta compréhension

1 / 10

Quel est le stade du cancer du col de l'utérus où la tumeur est limitée au col ?

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