Biologie Cellulaire: La Mitochondrie
Aucune carteCe cours détaille la mitochondrie, ses généralités, sa structure (double membrane, matrice, crêtes), sa composition chimique, et ses fonctions essentielles. Il aborde l'historique de sa découverte, la théorie endosymbiotique, la chaîne respiratoire, la production d'ATP par phosphorylation oxydative, le rôle dans l'apoptose, et la synthèse d'hormones stéroïdes. Les poisons mitochondriaux et la biogenèse sont également couverts.
La Mitochondrie : Un Organite Essentiel à la Vie Cellulaire
La mitochondrie est un organite cytoplasmique fondamental présent uniquement chez les eucaryotes. Elle est souvent décrite comme la centrale énergétique de la cellule en raison de son rôle central dans la production d'ATP (Adénosine TriPhosphate), la monnaie énergétique de la cellule. Au-delà de cette fonction énergétique, elle est impliquée dans de nombreux processus vitaux et dans la régulation de la mort cellulaire.
I. Historique de la découverte des mitochondries
- 1890 Altman : Découvre des granules dans les cellules qu'il nomme bioblastes, en raison de leur ressemblance avec des bactéries.
- 1932 Bensley : Réussit à isoler les mitochondries à partir de cellules hépatiques de cobaye, permettant une étude plus approfondie.
- 1952-1953 Palade et Sjostrand : Décrivent l'organisation générale et l'ultrastructure des mitochondries grâce à la microscopie électronique.
- 1964-1965 Schatz/Nass : Mettent en évidence la présence d'ADN propre aux mitochondries, appelé ADN mitochondrial.
- 1996 Liu et al. : Décrivent le rôle crucial des mitochondries dans l'apoptose (mort cellulaire programmée).
II. Généralités sur les mitochondries
Les mitochondries sont des organites clos, non connectés au système endomembranaire (contrairement au réticulum endoplasmique, à l'appareil de Golgi ou aux lysosomes). Elles sont indispensables à la vie cellulaire et jouent un rôle majeur dans la détermination de la mort cellulaire.
- Abondance : Elles sont particulièrement nombreuses dans les cellules ayant des besoins énergétiques élevés et permanents. Par exemple, une cellule contient généralement entre 1000 et 3000 mitochondries.
- Exemples d'abondance :
- Hépatocyte (cellule du foie) : environ 1700 mitochondries, occupant 22% du volume cellulaire.
- Ovule : environ 3000 mitochondries.
- Pièce intermédiaire du spermatozoïde : environ 24 mitochondries, concentrées pour fournir l'énergie nécessaire à la motilité.
- Exceptions : Elles sont absentes des globules rouges matures, qui n'ont pas de noyau et fonctionnent principalement par glycolyse anaérobie.
Le Chondriome : Un Réseau Dynamique
L'ensemble des mitochondries d'une cellule est appelé chondriome. Ce réseau est hautement dynamique, ce qui signifie que les mitochondries ne sont pas des entités statiques, mais peuvent :
- Se déplacer activement dans le cytoplasme grâce à des interactions avec le cytosquelette (réseau de filaments protéiques qui donne sa forme à la cellule et permet le mouvement intracellulaire), notamment les microtubules.
- Se déformer pour s'adapter aux besoins et à l'espace disponible.
- Se diviser par scissiparité (mode de reproduction asexuée où une cellule se divise en deux cellules filles), ce qui permet à la cellule de réguler leur nombre en fonction de son activité métabolique.
- Fusionner entre elles pour former des réseaux plus grands ou partager du matériel.
La Théorie Endosymbiotique
Cette théorie explique l'origine des mitochondries. Elle postule que les mitochondries ont évolué à partir de procaryotes (plus précisément des bactéries pourpres primitives) qui ont été internalisées (absorbées) par des cellules eucaryotes primitives et ont développé une relation de symbiose (relation à bénéfice mutuel entre deux organismes différents) avec elles. Cette internalisation s'est déroulée il y a des milliards d'années.
- Preuves de l'endosymbiose :
- Les mitochondries possèdent leur propre ADN (ADNmt), qui est circulaire et non associé à des histones, comme celui des bactéries.
- Elles ont leurs propres ribosomes (mitoribosomes) et synthétisent certaines de leurs protéines.
- Leur machinerie de synthèse protéique est sensible aux antibiotiques antibactériens, et la synthèse des protéines mitochondriales commence par la N-formyl méthionine, caractéristique bactérienne.
- Dépendance mutuelle : Au fil de l'évolution, les mitochondries sont devenues dépendantes de la cellule hôte, dont l'ADN nucléaire code pour la majorité de leurs protéines. Inversement, les cellules hôtes sont devenues dépendantes des mitochondries pour la production de la majeure partie de leur ATP.
III. Structure des mitochondries
Les mitochondries présentent une structure très organisée, essentielle à leur fonction.
De façon schématique, la mitochondrie est ellipsoïdale, sphérique ou filamenteuse, avec un diamètre de 0,5 à 1 µm.
1. Morphologie générale
- Limitées par deux membranes concentriques : une membrane externe et une membrane interne.
- Ces deux membranes délimitent un espace intermembranaire.
- La membrane interne délimite une cavité interne appelée la matrice.
2. Vue au microscope électronique
L'observation en microscopie électronique révèle la complexité de leur ultrastructure, notamment la présence de replis de la membrane interne appelés crêtes. Ces images montrent la structure en coupe transversale et longitudinale des crêtes mitochondriales, ainsi que leur arrangement interne. La répartition des mitochondries dans des tissus à forte demande énergétique comme le muscle cardiaque ou le flagelle des spermatozoïdes est également visible.
IV. Composition chimique des mitochondries et de leurs compartiments
1. La membrane externe
La membrane externe est lisse et continue. Sa composition est similaire à celle de la membrane plasmique, avec des proportions équilibrées de lipides et de protéines.
- Lipides : Environ 40-50% de la membrane. Principalement des phospholipides insaturés. Le cholestérol est présent en faible proportion.
- Protéines : Environ 50-60% de la membrane.
- Porines : Protéines formant des canaux qui rendent la membrane externe perméable à toutes les molécules d'un poids moléculaire (PM) inférieur à 10 000 Da.
- Enzymes : Impliquées dans le métabolisme des lipides, comme l'acyl-CoA-synthétase qui active les acides gras avant leur entrée dans la mitochondrie pour l'oxydation.
- Chaîne de transport d'électrons : Comporte le cytochrome b5 et la NADH-cytochrome-b5-réductase, participant à certaines réactions redox.
2. L'espace intermembranaire
Cet espace est situé entre la membrane externe et la membrane interne. Sa composition est très similaire à celle du cytosol en raison de la perméabilité de la membrane externe due aux porines.
- Molécules du cytosol : Elles peuvent traverser librement la membrane externe grâce aux porines.
- Protons (H⁺) : L'espace intermembranaire devient particulièrement riche en protons expulsés de la matrice par les complexes de la chaîne respiratoire. Ces protons jouent un rôle capital dans la phosphorylation de l'ADP (formation d'ATP).
- Adényl-kinase : Enzyme présente dans cet espace qui catalyse la phosphorylation de l'AMP en ADP. L'ADP ainsi formé peut ensuite traverser la membrane interne pour être converti en ATP.
- Composants de l'apoptose : Cet espace contient des molécules clés pour l'apoptose, notamment les caspases (enzymes protéolytiques qui déclenchent la mort cellulaire) sous forme inactive (procaspases) et le cytochrome c. Le cytochrome c est libéré dans le cytosol lors du déclenchement de l'apoptose.
3. La membrane interne
Contrairement à la membrane externe, la membrane interne est très sélectivement perméable et caractérisée par des replis appelés crêtes mitochondriales. Elle est la plus riche en protéines de toutes les membranes cellulaires.
- Composition :
- Protéines : Environ 80% de la membrane, avec au moins 60 protéines différentes.
- Lipides : Environ 20% de la membrane. Il n'y a pas de cholestérol. 20% des phospholipides sont des cardiolipines (un phospholipide unique à la membrane interne mitochondriale), tandis que le reste est constitué de phosphatidylcholine et de phosphatidyléthanolamine. Les cardiolipines sont responsables de l'imperméabilité de la membrane interne aux ions, en particulier aux protons.
- Crêtes mitochondriales :
- Augmentent considérablement la surface de la membrane interne (facteur 3 par rapport à la membrane externe), ce qui maximise l'efficacité de la production d'ATP.
- Leur morphologie est variable selon l'activité et le type cellulaire.
- Leur nombre est variable en fonction de la demande énergétique (ATP) de la cellule.
- Protéines fonctionnelles :
- Constituants de la chaîne respiratoire : Ces complexes protéiques sont des transporteurs d'électrons et de protons (NADH-déshydrogénase, coenzyme Q, cytochromes, protéines fer-soufre). Ils sont essentiels à la phosphorylation oxydative.
- ATP synthétase (ou F0F1 ATPase) : Une enzyme macromoléculaire complexe responsable de la synthèse d'ATP à partir d'ADP et de phosphate inorganique (), couplée au transport des électrons. Son activité est inhibée par l'oligomycine.
- Elle se compose d'une partie catalytique (facteur F1) formant une sphère de 90 Å de diamètre, attachée à la face matricielle.
- Un pédoncule (facteur F0) relie F1 à la membrane et est responsable de la sensibilité à l'oligomycine.
- Une base hydrophobe est intégrée à la membrane.
- Transporteurs spécifiques : Régulent le passage passif ou actif de métabolites entre la matrice et l'espace intermembranaire.
- Navettes ou échangeurs : Comme le transporteur ADP/ATP, phosphate/, les échangeurs d'acides dicarboxyliques ou tricarboxyliques, et les échangeurs d'acides aminés.
- Transporteurs actifs : Comme l'ATPase , qui contrôle la concentration de calcium.
4. La matrice mitochondriale
La matrice est le compartiment le plus interne de la mitochondrie, délimité par la membrane interne. C'est un gel dense et riche en enzymes.
- Ions : Contient des ions calcium et phosphate, étant un site important de stockage de calcium.
- Enzymes : Très riche en enzymes car de nombreux processus métaboliques fondamentaux s'y déroulent :
- La β-oxydation des acides gras (aussi appelée hélice de Lynen) : Dégradation des acides gras en acétyl-CoA et en coenzymes réduits (FADH₂ et NADH₂).
- La décarboxylation du pyruvate : Conversion du pyruvate (produit de la glycolyse cytosolique) en acétyl-CoA, avec libération de CO₂ et production de NADH₂.
- Le cycle de Krebs (ou cycle de l'acide citrique) : Série de réactions métaboliques qui oxyde l'acétyl-CoA en CO₂, produisant du GTP (Guanosine TriPhosphate), FADH₂ et NADH₂.
- Ribosomes mitochondriaux (mitoribosomes) : Différents des ribosomes cytoplasmiques par leur constante de sédimentation, leur poids moléculaire et leur ARNr. Ils sont inhibés par le chloramphénicol et synthétisent certaines protéines mitochondriales.
- Acides nucléiques :
- ADN mitochondrial (ADNmt) : Bicaténaire (double brin), circulaire et de petite taille (environ 16 500 paires de bases chez l'Homme). Il n'est pas associé à des histones. Il représente 1 à 5% de l'ADN cellulaire et chaque mitochondrie en contient plusieurs copies (5 à 10). L'ADNmt code pour un nombre restreint de gènes, permettant la synthèse de 13 ARNm (messagers), 22 ARNt (de transfert) et 2 ARNr (ribosomaux, 12S et 16S).
- ARN : ARN messagers, de transfert et ribosomaux transcrits à partir de l'ADNmt.
- Synthèse protéique : Les mitochondries sont le siège de la réplication, de la transcription de leur ADN et de la traduction de leurs ARNm grâce à la présence de ribosomes. Le code génétique mitochondrial est légèrement différent de celui du génome nucléaire.
V. Fonctions des mitochondries
Les mitochondries sont polyvalentes et jouent plusieurs rôles essentiels pour la cellule.
1. Production d'énergie (ATP) via la phosphorylation oxydative
C'est la fonction la plus connue des mitochondries. Elles produisent la majeure partie de l'énergie cellulaire sous forme d'ATP. Ce processus aérobie est appelé phosphorylation oxydative et est le point culminant de la respiration cellulaire. La respiration cellulaire se déroule en plusieurs étapes, commençant dans le cytosol (glycolyse) et se poursuivant dans les mitochondries.
Les mitochondries peuvent utiliser le pyruvate (issu de la dégradation du glucose par la glycolyse cytoplasmique) et les acides gras (issus de la dégradation des glycérides) comme combustibles. Ces molécules sont converties en acétyl-CoA par des enzymes matricielles (décarboxylation du pyruvate et -oxydation des acides gras).
L'acétyl-CoA entre ensuite dans le cycle de Krebs, produisant du CO₂ et des coenzymes réduits (FADH₂ et NADH₂) riches en électrons. Ces coenzymes réduits cèdent leurs électrons à la chaîne respiratoire située dans la membrane interne.
La Chaîne Respiratoire
La chaîne respiratoire est un ensemble de quatre complexes protéiques transmembranaires et de deux transporteurs d'électrons mobiles, ordonnés séquentiellement dans la membrane interne mitochondriale.
- Transporteurs d'électrons mobiles :
- Ubiquinone (ou coenzyme Q) : Petite molécule lipophile intégrée à la membrane interne, capable de transporter des électrons.
- Cytochrome c : Hémoprotéine de petite taille, située dans l'espace intermembranaire (protéine périphérique de la membrane interne), transportant les électrons.
- Complexes membranaires :
- Complexe I (NADH déshydrogénase) : Oxyde le NADH₂, réduit l'ubiquinone en ubiquinol et pompe des protons (H⁺) de la matrice vers l'espace intermembranaire.
- Complexe II (succinate déshydrogénase) : Oxyde le FADH₂, réduit l'ubiquinone en ubiquinol. Ce complexe n'est pas une pompe à protons.
- Complexe III (cytochrome c réductase ou cytochrome b-c1) : Oxyde l'ubiquinol en ubiquinone, réduit le cytochrome c et pompe des protons (H⁺) de la matrice vers l'espace intermembranaire.
- Complexe IV (cytochrome c oxydase) : Oxyde le cytochrome c, réduit l'accepteur final d'électrons () en et pompe des protons (H⁺) de la matrice vers l'espace intermembranaire.
Génération et Exploitation du Gradient Électrochimique
Les complexes I, III et IV de la chaîne respiratoire sont transmembranaires et pompent activement des protons (H⁺) de la matrice vers l'espace intermembranaire lors du transport des électrons. Ce pompage génère un gradient électrochimique de protons à travers la membrane interne, composé de :
- Un gradient de pH () : Le pH est plus faible (plus acide) dans l'espace intermembranaire que dans la matrice, en raison d'une concentration plus élevée en protons.
- Un gradient de voltage () : La face matricielle de la membrane interne devient négative et la face intermembranaire devient positive.
Ce gradient électrochimique est une forme d'énergie stockée (énergie potentielle). Son exploitation permet :
- Production d'ATP par l'ATP-synthase : L'ATP-synthase est une enzyme de la membrane interne qui agit comme un canal à protons. Lorsque les protons () retournent dans la matrice en suivant leur gradient électrochimique à travers l'ATP-synthase, ce flux entraîne la synthèse d'ATP à partir d'ADP et de phosphate inorganique. Ce processus est la phosphorylation oxydative.
- Oxydation du FADH₂ : permet la synthèse de 1,5 (ou 2) ATP.
- Oxydation du NADH₂ : permet la synthèse de 2,5 (ou 3) ATP.
- Au total, l'ensemble du cycle de Krebs et des oxydations phosphorylantes produit un maximum de 36 ATP par molécule de glucose.
- Transport actif de métabolites : Le gradient de protons et la différence de voltage sont également utilisés pour le transport actif de certaines molécules à travers la membrane interne.
- Cotransport avec protons : Des métabolites comme le pyruvate ou le phosphate inorganique sont co-transportés avec des protons vers la matrice (symport), utilisant ainsi l'énergie du gradient. Il s'agit de transports actifs secondaires.
- Antiport ATP/ADP (ATP translocase) : La différence de voltage permet l'expulsion de l'ATP (, 4 charges négatives) de la matrice et l'entrée d'ADP (, 3 charges négatives) dans la matrice. Ce mécanisme est crucial pour approvisionner la cellule en ATP et la mitochondrie en ADP. L'atractyloside est un inhibiteur de l'ATP translocase.
2. Participation au déclenchement et à la régulation de l'apoptose
Les mitochondries sont des acteurs majeurs de l'apoptose (mort cellulaire programmée). Lorsque la cellule reçoit un signal apoptotique, les mitochondries peuvent libérer des molécules pro-apoptotiques, comme le cytochrome c, de l'espace intermembranaire vers le cytosol. Le cytochrome c active ensuite une cascade de caspases, conduisant à la destruction ordonnée de la cellule.
3. Participation à certaines voies métaboliques
Les mitochondries coopèrent avec d'autres compartiments cellulaires pour diverses fonctions métaboliques :
- Synthèse de cholestérol, hormones stéroïdes et phospholipides : Par exemple, le cholestérol est importé dans la matrice mitochondriale où il est hydroxylé en prégnenolone, un précurseur des hormones stéroïdes. La prégnenolone passe ensuite dans le cytosol puis dans le réticulum endoplasmique lisse (REL) pour être transformée en œstrogènes, progestérone et androgènes.
- Contrôle de la concentration cytosolique en : Les mitochondries peuvent stocker et libérer des ions calcium, jouant un rôle dans la signalisation cellulaire et la régulation de diverses enzymes.
- Production et catabolisme d'ions superoxyde () : Elles sont impliquées dans la production de radicaux libres, mais aussi dans les mécanismes de défense contre ces espèces réactives de l'oxygène, qui peuvent être toxiques pour les cellules.
VI. Biogenèse des mitochondries
Les mitochondries se renouvellent et se multiplient par un processus de division, plutôt que d'être synthétisées de novo (à partir de zéro).
- Réplication de l'ADNmt : L'ADN mitochondrial se réplique, produisant plusieurs copies.
- Croissance et division : La mitochondrie croît, et de nouvelles crêtes se forment. Ensuite, la mitochondrie se divise par constriction en deux mitochondries filles identiques, un processus qui ressemble à la division bactérienne.
VII. Les poisons mitochondriaux
Certaines substances peuvent perturber le fonctionnement mitochondrial, entraînant des conséquences graves pour la cellule.
- Inhibiteurs de la chaîne respiratoire et du cycle de Krebs : Ces composés diminuent la consommation d'oxygène () et inhibent la production d'ATP.
- Complexe I : La roténone et l'amytal l'inhibent.
- Complexe III : L'antimycine A l'inhibe.
- Complexe IV : Le cyanure, l'azide et le monoxyde d'azote (NO) l'inhibent.
- Inhibiteurs de l'ATP synthase et des transporteurs :
- ATP synthase : L'oligomycine l'inhibe en se liant au facteur F0.
- ATP translocase : L'atractyloside l'inhibe, empêchant l'échange ATP/ADP.
- Agents découplants : Ces substances, comme le 2,4-dinitrophénol (DNP) et l'arséniate, sont appelées ainsi car elles dissocient le transport des électrons de la synthèse d'ATP.
- Ils agissent comme des transporteurs de protons, fournissant une voie alternative pour le flux de protons à travers la membrane interne, court-circuitant ainsi l'ATP-synthase.
- Cela a pour effet d'accélérer la chaîne respiratoire et le cycle de Krebs, augmentant la consommation d', mais sans production d'ATP. L'énergie du gradient est dissipée sous forme de chaleur.
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