Biocel 2 UE1F
92 cartesCe document aborde la physiologie du cœur, en se concentrant sur les phases de diastole et de télésystole. Il mentionne l'arrivée du sang et la défaillance cardiaque.
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Dans le cours sur les domaines spécialisés des membranes plasmiques, que sont les domaines particuliers de la membrane ?
R : Ce sont des régions particulières de la membrane dont la composition en lipides, protéines et glucides est spécifique.
Ils comprennent notamment : des différenciations produites par des extensions et digitations, augmentant la surface d’échange ou générant des éléments fonctionnels ; des jonctions cellulaires, favorisant la cohésion entre cellules ; des différenciations permettant l’ancrage ou l’adhérence des cellules à leurs supports.
Dans le cours sur les différenciations membranaires, que sont les microvillosités et pourquoi parle-t-on de « bordure en brosse » ou de « plateau strié » ?
R : Les microvillosités sont de très nombreuses expansions de la membrane plasmique, notamment présentes au pôle apical des cellules épithéliales intestinales.
Leur très forte densité donne à cette surface l’aspect appelé : bordure en brosse ; ou plateau strié.
Individuellement, elles peuvent atteindre environ 5 µm de long.
Dans l’épithélium intestinal, comment les entérocytes et leurs microvillosités sont-ils organisés et quelle est leur fonction ?
Les entérocytes sont des cellules spécialisées et polarisées.
Leur face apicale est tournée vers la lumière intestinale et est en contact avec les produits de la digestion.
Cette membrane apicale intervient dans l’absorption des nutriments.
L’épithélium forme des villosités.
Chaque entérocyte forme lui-même de nombreuses microvillosités sur sa membrane apicale.
Ces replis permettent d’augmenter considérablement la surface d’échange, qui atteint plusieurs dizaines de m² pour l’intestin.
Dans le cours sur les microvillosités, quelle structure du cytosquelette assure leur formation et leur maintien ?
R : Les microvillosités sont formées par accroissement de faisceaux de filaments d’actine.
Ces faisceaux : structurent l’intérieur des microvillosités ; s’enracinent à leur base dans la trame terminale ou “terminal web” ; cette trame traverse la région apicale de la cellule et s’insère au niveau des ceintures d’adhérence.
Elle constitue ainsi une armature interne participant à la cohésion de l’épithélium.
Dans le cours sur les différenciations membranaires, que sont les cils et stéréocils et quels rôles peuvent-ils assurer ?
Ce sont des projections membranaires de cellules eucaryotes, à ne pas confondre avec les pili bactériens.
Selon les cellules, ils peuvent assurer : la locomotion de certains organismes unicellulaires ; le déplacement de substances à la surface d’un épithélium ;le déplacement des ovocytes dans les oviductes ; des fonctions sensorielles lorsqu’ils sont immobiles.
Que se passe-t-il lors de la diastole ?
Relâchement des ventricules, qui se remplissent passivement (75% du volume sanguin arrive en début de diastole).
Qu'est-ce que le « forçage » du sang et quand intervient-il ?
Contraction des oreillettes en fin de diastole, qui renforce le remplissage ventriculaire par effet de pompe.
Dans les voies respiratoires, quel est le rôle des cils présents sur les cellules épithéliales ?
Les cils sont animés de mouvements permettant : la circulation du mucus ; l’évacuation des poussières et particules piégées dans ce mucus.
Ils participent donc au fonctionnement protecteur de l’épithélium respiratoire.
Dans l’épithélium sensoriel auditif, quel est le rôle des stéréocils des cellules de la cochlée ?
R : Les stéréocils sont immobiles : ils ne battent pas. Leurs déplacements mécaniques permettent de participer à la conversion du signal mécanique en signal bioélectrique, transmis aux fibres du nerf auditif.
Chaque cochlée comprend environ 3 500 cellules spécialisées pourvues de stéréocils.
Dans l’épithélium sensoriel auditif, quelles sont les étapes permettant de transformer les vibrations acoustiques en signal bioélectrique ?
- Les vibrations acoustiques font vibrer le tympan.
- Elles provoquent un déplacement de l’endolymphe dans la cochlée.
- Cela entraîne une vibration de la membrane basilaire.
- Les stéréocils sont déplacés contre la membrane tectoriale.
- Le signal mécanique est converti en signal bioélectrique, transmis aux fibres du nerf auditif.
Dans la perception auditive, comment le déplacement des stéréocils aboutit-il à une transmission électrique ?
.
R : Les stéréocils sont reliés entre eux par un lien protéique.
Leur déplacement mécanique modifie les propriétés de la membrane et provoque des échanges ioniques.
Ces échanges entraînent des modifications du potentiel membranaire, à l’origine des transmissions électriques vers le cerveau
Dans le système vestibulaire, comment les cellules ciliées participent-elles à la perception de l’équilibre et des mouvements de la tête ?
R : Des cellules ciliées sont présentes : à la base des trois canaux semi-circulaires ; dans les saccules et utricules, où elles sont associées à une membrane contenant des otolithes.
Les mouvements de la tête déplacent le liquide et provoquent une déformation des cils.
Ces déformations renseignent sur : les mouvements de la tête ; sa position verticale ou horizontale ; les déplacements ; la force de gravité.
Dans le système vestibulaire, quelles conséquences électriques entraîne l’inclinaison des cils des cellules sensorielles ?
L’inclinaison des cils provoque des dépolarisations ou des hyperpolarisations membranaires.
Elles entraînent des émissions plus ou moins importantes de neuromédiateurs vers les fibres nerveuses en synapse avec les cellules ciliées.
L’information est ensuite traduite en variations de fréquence des potentiels d’action remontant par le nerf vestibulo-cochléaire.
Dans l’épithélium olfactif, comment sont organisées les cellules réceptrices de l’olfaction ?
R : Ce sont des neurones bipolaires.
Une de leurs extrémités : est en contact avec le mucus et l’air de la cavité nasale ; forme une protubérance ; porte un bouquet de cils.
Dans l’épithélium olfactif, quelles sont les caractéristiques des cils portés par les neurones olfactifs ?
R : Le bouquet comprend environ une dizaine de cils immobiles, mesurant environ 5 à 250 µm.
Leur membrane plasmique porte les récepteurs de l’odorat, qui sont des protéines : à 7 domaines transmembranaires ; couplées aux protéines G.
Dans le cours sur les cils olfactifs, quelle organisation microtubulaire retrouve-t-on dans leur partie proximale ?
R : Bien qu’ils soient immobiles, les cils olfactifs sont organisés autour d’un axonème constitué de microtubules.
Dans leur partie proximale, on retrouve une organisation en rosette : 9 doublets périphériques de microtubules ; entourant 2 microtubules centraux.
Dans la muqueuse respiratoire, quelles cellules constituent l’épithélium muco-ciliaire et quelle est sa fonction générale ?
RL’épithélium respiratoire comporte notamment : des cellules sécrétrices de mucus ; des cellules ciliées.
Il forme une barrière : mécanique ; physiologique ; immunitaire.
Les poussières, particules, bactéries ou spores inhalées sont piégées dans le mucus, puis les battements synchrones des cils permettent leur évacuation.
Le déplacement du milieu peut atteindre environ 20 mm/min.
Dans le cours sur l’épithélium respiratoire, quelles situations peuvent altérer le système muco-ciliaire et quelles en sont les conséquences ?
Son efficacité peut être altérée par : une infection virale ou bactérienne ; des irritants ou polluants ; une inflammation ;
un excès de mucus ;un épaississement du mucus, notamment dans la mucoviscidose.
Ces modifications gênent le battement des cils et favorisent l’obstruction des voies aériennes, avec une évolution possible vers des BPCO.
Dans les trompes utérines, quel est le rôle des cellules ciliées de l’épithélium ?
Leurs battements synchrones : permettent le déplacement des ovocytes ; participent au cheminement de l’œuf vers la cavité utérine après fécondation.
Les cellules ciliées sont plus nombreuses pendant la période ovulatoire, et leur rythme de battement varie selon les phases du cycle hormonal féminin.
Le déplacement dépend également des contractions de la musculeuse.
Dans le cours sur les trompes utérines, quelles fonctions l’épithélium assure-t-il en plus du déplacement de l’ovocyte et de l’œuf ?
Il assure : la nutrition de l’œuf grâce aux produits de sécrétion des cellules glandulaires ; un rôle positif dans la migration et la survie des spermatozoïdes depuis la cavité utérine jusqu’au lieu de fécondation.
Dans les cils vibratiles, quelle est l’organisation caractéristique de l’axonème ?
L’axonème comprend : 9 doublets périphériques de microtubules fusionnés ; 2 microtubules centraux séparés.
Les microtubules sont associés à des protéines MAP, notamment : la dynéine ; la nexine.
Cette disposition caractérise les cils et flagelles eucaryotes.
Dans les cils et flagelles eucaryotes, comment la dynéine permet-elle leur mouvement ?
R : La dynéine ciliaire est une protéine motrice.
Elle possède : un domaine moteur en forme d’anneau ; une tige en contact avec le microtubule.
L’hydrolyse de l’ATP entraîne un changement de conformation produisant une force motrice.
Avec les attaches souples de nexine, les forces de glissement générées par les bras de dynéine produisent une ondulation de l’axonème.
À la base des cils, quelles sont la structure et les fonctions du corpuscule basal et de la racine ciliaire ?
R : Le corpuscule basal possède une organisation comparable à celle d’un centriole : 9 triplets de microtubules périphériques.
Il intervient dans : la croissance ; la mise en place des cils.
L’enracinement peut se prolonger par une racine ciliaire, structure fusiforme permettant la synchronisation des mouvements des cils.
Dans le cours sur les différenciations membranaires, que sont les flagelles eucaryotes et quel est leur rôle ?
Les flagelles correspondent à des sortes de cils très longs assurant la mobilité de cellules isolées, notamment : certains unicellulaires ; les spermatozoïdes.
Le flagelle du spermatozoïde possède à sa base un corpuscule basal, correspondant à l’un des deux centrioles de la cellule.
Son axonème contient des microtubules longitudinaux organisés parallèlement.
Dans le cours sur les jonctions cellulaires, que signifient les termes zonula, macula et fascia ?
- Zonula : jonction faisant le tour de la cellule.
- Macula : jonction localisée et ponctuelle, occupant une petite surface.
- Fascia : jonction occupant une zone large mais non ceinturante.
Dans un tissu multicellulaire, pourquoi les cellules doivent-elles adhérer entre elles et à leur matrice ?
Ces attaches assurent des fonctions : structurales ; mécaniques ; de communication permettant des échanges de signaux et la coordination du tissu.
La formation et la rupture des contacts participent également : à la dynamique tissulaire ; au déplacement des cellules ; à leur positionnement dans le tissu.
Dans le cours sur les jonctions, comment sont généralement organisées les cellules épithéliales polarisées ?
Elles possèdent généralement : un domaine membranaire tourné vers une lumière ; une région basale ancrée à la matrice et aux autres tissus.
Dans les tissus conjonctifs sous-jacents, les attaches cellule-matrice sont plus ténues et c’est surtout la matrice qui supporte les contraintes de tension et de compression.
Dans le cours sur les jonctions cellulaires, quels sont les trois grands types fonctionnels de jonctions et leur rôle ?
- Jonctions d’ancrage : mobilisent le cytosquelette et relient les cellules entre elles ou à leur matrice.
- Jonctions occlusives : scellent les cellules et contrôlent l’étanchéité des barrières.
- Jonctions communicantes : créent des voies de passage entre les cytoplasmes de cellules voisines.
Dans le cours sur les jonctions cellulaires, quels sont les trois grands types fonctionnels de jonctions et leur rôle ?
- Jonctions d’ancrage : mobilisent le cytosquelette et relient les cellules entre elles ou à leur matrice.
- Jonctions occlusives : scellent les cellules et contrôlent l’étanchéité des barrières.
- Jonctions communicantes : créent des voies de passage entre les cytoplasmes de cellules voisines.
Dans les épithéliums des vertébrés, où sont situées les jonctions serrées et quelle forme possèdent-elles ?
R : Les jonctions serrées ou tight junctions sont les jonctions les plus apicales.
Elles forment une zonula, c’est-à-dire une bande entourant complètement la cellule polarisée dans sa région apicale.
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Dans un épithélium, comment les jonctions serrées assurent-elles l’étanchéité entre cellules adjacentes ?
R : Elles comportent de nombreux points de contact appelés crêtes jonctionnelles ou lignes de fermeture.
À chaque point, les deux membranes sont accolées par des interactions entre protéines membranaires, comme une fermeture éclair.
La multiplication de ces contacts produit une très forte étanchéité et empêche le passage des solutés entre les cellules.Dans les jonctions serrées, quelles protéines assurent l’association des membranes adjacentes et leur liaison au cytosquelette ?
- Les protéines transmembranaires appartiennent notamment aux familles des occludines et claudines.
- Leurs domaines extracellulaires assurent le contact entre membranes voisines.
- Côté intracellulaire, des protéines périphériques ZO-1 à ZO-3 servent d’adaptateurs avec le réseau sous-membranaire de spectrine et d’actine.
Dans le cours sur les jonctions serrées, que montre l’exemple de la claudine 1 sur leur importance physiologique ?
R : Il existe environ une vingtaine de gènes codant des claudines, avec des combinaisons propres aux différents épithéliums.
Chez des souris dont le gène de la claudine 1 est inactivé, les souriceaux meurent rapidement car leur épiderme ne les protège plus correctement de la déshydratation.R : Il existe environ une vingtaine de gènes codant des claudines, avec des combinaisons propres aux différents épithéliums.
Chez des souris dont le gène de la claudine 1 est inactivé, les souriceaux meurent rapidement car leur épiderme ne les protège plus correctement de la déshydratation.Dans le cours sur les jonctions étanches, quelles sont leurs principales fonctions ?
Elles : scellent les cellules adjacentes ; forment une barrière régulant le flux des molécules dans l’espace intercellulaire ; limitent la diffusion latérale des constituants membranaires ; participent au maintien de l’hydratation des couches granuleuses et cornées de l’épiderme ; permettent le filtrage sélectif des épithéliums.
Dans l’épithélium intestinal, comment les jonctions serrées participent-elles à l’absorption orientée du glucose ?
Le glucose : 1)entre dans l’entérocyte au pôle apical grâce à un symport actif ; 2) traverse le cytoplasme ; 3) est exporté au pôle basal vers les vaisseaux sanguins grâce à un autre transporteur.
Les jonctions serrées empêchent le glucose de passer entre les cellules : il doit obligatoirement traverser les entérocytes.Comment les jonctions serrées maintiennent-elles la distinction entre les domaines apical et basolatéral d’une cellule épithéliale ?
Elles empêchent la libre diffusion latérale des lipides et protéines membranaires entre les régions apicale et basolatérale.
Ainsi : les transporteurs apicaux restent au domaine apical ; les transporteurs basolatéraux restent au domaine basolatéral.Dans les tissus, quel est le rôle des jonctions adhérentes ou jonctions d’ancrage ?
Elles mettent en relation : les membranes plasmiques ; le cytosquelette ; la matrice extracellulaire.
Elles participent au maintien de la forme cellulaire et sont particulièrement développées dans les tissus soumis à de fortes contraintes mécaniques.Dans une jonction d’ancrage, quels éléments assurent la liaison entre l’extérieur de la cellule et son cytosquelette ?
Elles associent : des protéines membranaires d’adhérence ; des protéines intracellulaires d’ancrage ; des protéines du cytosquelette.
Les protéines transmembranaires assurent l’adhérence par leur domaine extracellulaire et sont reliées au cytosquelette par leur domaine cytoplasmique, via des protéines d’ancrage.Dans un épithélium, qu’est-ce qu’une ceinture d’adhérence ou zonula adherens et où est-elle située ?
R : C’est une jonction entourant complètement la cellule, donc une zonula.
Elle forme une bande d’environ 200 nm de large, située près de l’extrémité apicale, sous la zonula occludens.
Elle est particulièrement importante dans les épithéliums soumis à de fortes tensions mécaniques.Dans les ceintures d’adhérence, comment le cytosquelette de deux cellules voisines est-il relié ?
R : La ceinture relie indirectement les microfilaments d’actine de cellules voisines.
Ces filaments : tapissent la membrane du côté cytoplasmique ; forment un anneau ; participent à la trame terminale servant notamment de point de départ aux filaments des microvillosités.Dans les ceintures d’adhérence, quelles sont les caractéristiques des cadhérines ?
Les cadhérines sont des glycoprotéines transmembranaires à traversée unique.
Elles : établissent des liaisons homophiles ; possèdent une région extracellulaire constituée de 5 domaines répétés ; dépendent de la présence de Ca²⁺ pour leur conformation tridimensionnelle et leurs interactions.Pourquoi l’association de nombreuses cadhérines permet-elle une adhérence à la fois forte et facilement réversible ?
De nombreuses cadhérines sont rangées parallèlement et associées deux par deux.
La multiplication des interactions produit une force bien supérieure à celle d’une interaction isolée, mais leur dissociation peut rester rapide.
Le système fonctionne comme un velcro, permettant assemblage et désassemblage au cours : du développement ; du renouvellement des tissus adultes.Dans une ceinture d’adhérence, comment le domaine intracellulaire des cadhérines est-il relié aux filaments d’actine ?
La liaison n’est pas directe.
Le domaine intracellulaire des cadhérines possède des sites de fixation pour des caténines, qui assurent la liaison avec les filaments d’actine.
Les cadhérines sont donc des molécules d’adhérence cellulaire, ou CAM.Quel rôle les ceintures d’adhérence jouent-elles dans l’organisation d’un épithélium ?
R : Elles génèrent un réseau transcellulaire qui : maintient la forme de l’épithélium ; permet sa déformation.
Une anomalie d’expression ou de fonctionnement d’une protéine de ces jonctions peut favoriser la transformation de cellules cancéreuses en cellules invasives et métastatiques.Dans les épithéliums, endothéliums et mésothéliums, que sont les desmosomes ponctuels ou macula adherens ?
R : Ce sont des points de contact ponctuels entre cellules voisines.
Ils : fonctionnent comme des rivets ; assurent l’adhérence entre cellules ; constituent des points d’ancrage pour les filaments intermédiaires ; participent au maintien de la forme cellulaire et à la résistance mécanique du tissu.Dans les épithéliums, endothéliums et mésothéliums, que sont les desmosomes ponctuels ou macula adherens ?
R : Ce sont des points de contact ponctuels entre cellules voisines.
Ils : fonctionnent comme des rivets ; assurent l’adhérence entre cellules ; constituent des points d’ancrage pour les filaments intermédiaires ; participent au maintien de la forme cellulaire et à la résistance mécanique du tissu.Dans le cours sur les desmosomes, quelles pathologies sont associées à la production d’anticorps anti-cadhérines et quelles en sont les conséquences ?
Le pemphigus et certains lupus sont associés à la production d’anticorps anti-cadhérines.
Ces anticorps se fixent sur les jonctions cellulaires, désorganisent les épithéliums et entraînent notamment des décollements bulleux de la peau.
Le cours indique un traitement par corticoïdes et immunosuppresseurs.Dans quels tissus peut-on rencontrer des jonctions en forme de fascia selon le cours ?
Des fascia adherens sont notamment rencontrés dans : les cardiomyocytes ; le stratum spinosum de l’épiderme.
Des fascia occludens sont présents entre les cellules endothéliales de la barrière hémato-encéphalique.Dans le cours sur les jonctions communicantes, quelle est la fonction des jonctions Gap ou jonctions lacunaires ?
Contrairement aux jonctions serrées, elles créent des voies de passage entre deux cellules voisines.
Elles connectent directement leurs cytoplasmes et permettent le passage rapide de petites molécules, ce qui permet une réponse coordonnée des cellules.Où sont situées les jonctions Gap et quelle organisation présentent-elles ?
Elles sont situées sur les faces latérales des cellules épithéliales.
Elles forment des plaques d’environ 10 à 200 nm de diamètre.
Elles contiennent plusieurs centaines de structures appelées connexons, regroupées densément dans la membrane.Dans une jonction Gap, comment sont constitués les connexons et comment forment-ils un canal entre deux cellules ?
R : Les connexons sont des cylindres hexagonaux constitués de sous-unités de connexine, qui sont des protéines transmembranaires.
Un canal associe 2 connexons contigus, un provenant de chaque cellule.
Leur alignement forme un canal central reliant les deux cytoplasmes.Quelles molécules peuvent traverser les canaux des jonctions Gap ?
Le canal est sélectif et laisse passer de petites molécules hydrophiles de taille ≤ 1 kDa.
Le cours cite notamment : des ions ; des acides ; des sucres ; des seconds messagers, comme les nucléotides cycliques.
Les molécules plus grosses ne peuvent pas emprunter ces passages.Dans les jonctions Gap, comment l’ouverture des connexons est-elle régulée ?
RLeur perméabilité peut être modulée notamment par : le pH ; la concentration locale en Ca²⁺.
À faible concentration de Ca²⁺, les connexines sont inclinées et le canal est ouvert.
À forte concentration, les sous-unités deviennent perpendiculaires au plan de la jonction et le canal est fermé.Dans l’exemple des neurones rétiniens, quel effet la dopamine exerce-t-elle sur les jonctions Gap ?
R : La dopamine diminue leur perméabilité.
Sans dopamine, un fluorophore injecté dans un neurone peut diffuser vers les neurones voisins lorsque les Gap sont ouvertes.
Après action de la dopamine, le fluorophore reste dans le neurone injecté : les jonctions Gap sont fermées.Dans l’exemple des neurones rétiniens, quel effet la dopamine exerce-t-elle sur les jonctions Gap ?
R : La dopamine diminue leur perméabilité.
Sans dopamine, un fluorophore injecté dans un neurone peut diffuser vers les neurones voisins lorsque les Gap sont ouvertes.
Après action de la dopamine, le fluorophore reste dans le neurone injecté : les jonctions Gap sont fermées.Dans les tissus épithéliaux, sur quelle structure les cellules s’ancrent-elles et de quoi cette structure est-elle composée ?
Les cellules sont ancrées à la lame basale, une matrice extracellulaire contenant notamment : du collagène ; des glycosaminoglycanes ; des glycoprotéines.
Deux grands systèmes d’ancrage à la matrice sont distingués : les hémidesmosomes ; les contacts focaux.Dans les cellules épithéliales, comment sont organisés les hémidesmosomes ?
Les hémidesmosomes unissent la surface basale des cellules à la matrice extracellulaire.
Ils associent : des intégrines dans la membrane ;la laminine dans la lame basale ; des filaments intermédiaires de cytokératine ; une plaque cytoplasmique dense contenant notamment de la plectine.Dans les jonctions cellule-matrice, qu’est-ce qui distingue les contacts focaux des hémidesmosomes ?
Les deux utilisent des intégrines comme protéines membranaires d’adhésion.
La différence essentielle concerne le cytosquelette : hémidesmosomes → filaments intermédiaires ; contacts focaux → filaments d’actine.
Les contacts focaux peuvent être assemblés et désassemblés lors du déplacement des cellules.Dans le cours sur les contacts focaux, quels phénomènes cellulaires ces jonctions mécaniques contrôlent-elles ?
Elles participent au contrôle : de la prolifération cellulaire ; de la mobilité ; du détachement des cellules de leur support.
Une altération de leur fonctionnement intervient dans la dissémination de cellules cancéreuses métastatiques ayant perdu le contrôle de leur ancrage tissulaire et l’inhibition de contact.Dans les hémidesmosomes et les contacts focaux, quelle est la structure des intégrines ?
Ce sont des protéines transmembranaires fonctionnant sous forme d’hétérodimères : une sous-unité α, qui lie le calcium ; une sous-unité β.
Chaque sous-unité : traverse une fois la bicouche lipidique ; possède un domaine C-terminal cytoplasmique très court ;possède un grand domaine N-terminal extracellulaire.
Les deux sous-unités sont associées sans liaison covalente.Pourquoi les intégrines peuvent-elles présenter différentes spécificités d’interaction ?
Le génome code environ une quinzaine de sous-unités.
Leurs différentes associations permettent de nombreuses combinaisons α/β, donnant des spécificités d’interaction modulables.Pourquoi l’ancrage d’une cellule par les intégrines est-il considéré comme dynamique ?
Une cellule peut : mobiliser peu d’intégrines pour une interaction faible ; les regrouper dans un contact focal pour renforcer l’adhérence ; assembler et désassembler rapidement ses interactions lorsqu’elle se déplace.
Les intégrines peuvent adopter différentes conformations actives ou inactives, contrôlées par différents signaux.Dans le cours sur les intégrines, quelles relations existent entre l’ancrage cellulaire et la signalisation ?
La relation fonctionne dans les deux sens : des signaux reçus de l’extérieur peuvent activer les intégrines et modifier les capacités d’ancrage de la cellule ; réciproquement, l’ancrage à la matrice influence la réception de signaux contrôlant notamment la prolifération ou la mort cellulaire par apoptose.
Dans quelles situations les cellules peuvent-elles adhérer transitoirement sans former de véritables jonctions ?
Ces mécanismes interviennent notamment : pendant la mise en place des tissus ; au cours du développement ; lors de la réparation tissulaire ; pendant la migration de certaines cellules.
Dans les mécanismes d’adhérence indépendants des jonctions, quelle différence le cours fait-il entre CAM et SAM ?
- CAM = molécules d’adhérence aux cellules (Cell Adhesion Molecules) : permettent l’adhérence cellule-cellule.
- SAM = molécules d’adhérence au substrat (Substrate Adhesion Molecules) : permettent l’adhérence cellule-matrice.
Dans les mécanismes d’adhérence cellulaire, quelle différence existe-t-il entre une interaction homophile et une interaction hétérophile ?
- Interaction homophile : les molécules qui interagissent sont du même type.
- Interaction hétérophile : les molécules qui interagissent appartiennent à des familles différentes.
Dans le cours sur l’adhérence indépendante des jonctions, quelles familles de molécules appartiennent aux CAM et aux SAM ?
Parmi les molécules citées dans le cours figurent : les cadhérines ; les CAM de la superfamille des immunoglobulines ; les intégrines ; les sélectines ; des protéoglycanes membranaires.
Leurs différentes combinaisons assurent les interactions entre cellules ou entre cellules et matrice.Dans le cours sur les molécules d’adhérence cellulaire, quelles caractéristiques générales possèdent les CAM ?
Elles présentent : un petit domaine intracellulaire ; un long domaine extracellulaire, souvent formé de répétitions d’une même séquence peptidique.
Elles peuvent établir des interactions : homophiles ; hétérophiles ; ou les deux.
Leurs contacts extracellulaires sont associés à une mobilisation du cytosquelette intracellulaire, renforçant l’attache.Quelle est la structure des CAM appartenant à la superfamille des immunoglobulines ?
Ce sont des protéines : monomériques ; possédant un seul segment transmembranaire ; avec un long domaine extracellulaire comprenant plusieurs répétitions d’un domaine Ig-like.
Dans le cours sur les CAM de la superfamille des immunoglobulines, quelles sont leurs principales propriétés d’interaction ?
Cette superfamille comporte de nombreux membres spécifiques de différents types cellulaires, par exemple NCAM ou VCAM.
L’interaction : se fait entre domaines Ig-like ; est indépendante du calcium ; peut être homophile ou hétérophile.
Le cours indique notamment : I : intercellulaires ; N : neuronales ; V : vasculaires ; P : plaquettaires ;E : endothéliales.Dans les mécanismes d’adhérence cellulaire, que sont les sélectines et que reconnaissent-elles ?
Les sélectines sont des glycoprotéines transmembranaires de la famille des lectines.
Leur domaine lectine reconnaît des motifs oligosaccharidiques présents sur des glycoprotéines ou glycolipides.
Ces motifs comportent souvent un acide sialique (NANA).
La reconnaissance est donc hétérophile.Dans le cours sur les sélectines, que désignent les lettres P, E et L ?
- P : plaquettaire ;
- E : endothéliale ;
- L : leucocytaire.
Quel rôle les sélectines jouent-elles dans les interactions entre leucocytes et endothélium vasculaire ?
Elles permettent des interactions transitoires et réversibles entre les leucocytes et les cellules endothéliales.
Elles participent ainsi au déplacement des leucocytes le long de la paroi des vaisseaux sanguins.Dans le cours sur l’adhérence cellulaire, qu’est-ce qui déclenche l’extravasion ou diapédèse des leucocytes ?
Des signaux inflammatoires attirent les leucocytes et les préparent à quitter la circulation pour rejoindre des tissus : endommagés ; infectés ; inflammés.
Le cours cite notamment des signaux chimiotactiques comme : IL-8 pour les neutrophiles ; MCP-1 pour les monocytes et les mastocytes.Lors de l’extravasion d’un neutrophile, quel rôle successif jouent les sélectines, intégrines et CAM ?
1.- Les sélectines contrôlent les interactions transitoires permettant le déplacement du leucocyte au contact de l’endothélium.
- Les intégrines produisent une adhérence plus forte et permettent l’immobilisation du neutrophile sur l’endothélium.
- Les CAM participent ensuite à son passage entre deux cellules endothéliales et dirigent son extravasion vers le tissu sous-jacent.
Le leucocyte peut ainsi quitter la circulation sanguine en se faufilant entre les cellules endothéliales.
Dans l’étude des microvillosités intestinales, quelles informations apportent la MEB et la cryofracture observée en MET ?
- MEB → renseigne sur la densité des microvillosités à la surface de l’épithélium.
- Cryofracture + MET → renseigne sur leur ultrastructure.
Le cours précise que les microvillosités sont des prolongements en forme de doigt prenant racine dans la partie apicale du cytoplasme.
Dans le cours sur les cils et les stéréocils, quelle différence existe entre leur structure interne ?
- Les stéréocils sont structurés par des filaments d’actine.
- Les cils possèdent un axonème constitué de microtubules.
⚠️ C’est important : malgré leur nom, les stéréocils ne sont pas de vrais cils.
Dans le système vestibulaire, où se trouvent les cellules ciliées impliquées dans l’équilibre ?
Elles se trouvent : dans les crêtes ampullaires, à la base des trois canaux semi-circulaires ; dans les saccules et utricules, où elles sont recouvertes d’une membrane contenant des otolithes.
Leurs déformations renseignent sur les mouvements de la tête et la gravité.Dans l’épithélium respiratoire, où retrouve-t-on la muqueuse respiratoire ciliée ?
Dans les voies aériennes supérieures, notamment :
- fosses nasales ;
- trachée ;
- arbre bronchique.
Dans le système muco-ciliaire respiratoire, quel lien existe entre inflammation et asthme chronique ?
Une inflammation sévère peut altérer la régénération de l’épithélium et peut conduire à un asthme chronique.
L’altération du mucus et du battement ciliaire peut également provoquer une obstruction des voies aériennes et évoluer vers une BPCO.Dans le cours sur les cils et flagelles, quel autre rôle possède la dynéine en dehors du mouvement ciliaire ?
R : La dynéine intervient aussi dans des mouvements intracellulaires, notamment les transports vésiculaires.
Dans le flagelle du spermatozoïde, quelle conséquence peut avoir une mutation d’un gène codant la dynéine ?
R : Elle peut provoquer une immobilité du spermatozoïde, pouvant entraîner une stérilité.
Dans le cours sur les jonctions cellulaires, quelles méthodes permettent d’étudier leur morphologie et leur organisation ?
Principalement la microscopie électronique :
- sur des coupes ;
- après cryofracture.
Elle permet d’observer les zones de rapprochement ou d’éloignement des membranes de cellules voisines.
Dans les tissus épithéliaux, quelle importance générale ont les jonctions cellulaires ?
Elles sont particulièrement développées dans les épithéliums et impliquent :
- la membrane plasmique ;
- des éléments intracellulaires ;
- le cytosquelette.
Elles permettent notamment l’adhérence et la cohésion des cellules.
Dans les jonctions d’ancrage, quel rôle jouent-elles au cours du développement ?
Elles interviennent dans :
- la structuration des tissus chez l’adulte ;
- le développement embryonnaire ;
- la morphogenèse de nombreux tissus, épithéliums et structures tubulaires.
Dans un desmosome ponctuel, qu’observe-t-on en MET et en cryofracture ?
- MET → espace intercellulaire élargi et plaque dense aux électrons du côté cytoplasmique.
- Cryofracture → zones circulaires particulièrement riches en particules transmembranaires.
Dans les desmosomes ponctuels, comment les filaments intermédiaires participent-ils à la résistance de l’épithélium ?
Les filaments de cytokératine rayonnent à partir des desmosomes et forment un réseau intracellulaire.
Ce réseau participe :- au maintien de la forme cellulaire ;
- à la cohésion de l’épithélium ;
- à sa résistance aux forces mécaniques.
Les jonctions Gap sont-elles des structures fixes ?
Non. Ce sont des structures dynamiques :
- elles peuvent s’assembler et se désassembler ;
- l’ouverture de leurs connexons est contrôlée.
Dans les jonctions Gap, à quoi peut-on comparer l’ensemble des connexons ?
R : À une passoire moléculaire contrôlée : de nombreuses paires de connexons permettent le passage sélectif de petites molécules entre cellules voisines.
Dans les contacts focaux, que se passe-t-il lorsqu’une cellule se déplace ?
R : La cellule assemble et désassemble ses contacts focaux avec son support au cours de son déplacement
Dans les mécanismes d’adhérence indépendants des jonctions, les cadhérines et les CAM de la superfamille des immunoglobulines sont-elles rares ?
R : Non. Le cours indique qu’elles sont très exprimées à la surface de quasiment toutes les cellules.
Dans l’extravasation des leucocytes, avec quelle sélectine endothéliale les leucocytes interagissent-ils notamment ?
R : Avec la E-sélectine, portée par les cellules de l’endothélium vasculaire.
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