Antique- Histoire de l'Empire Romain: Origines à Christianisme

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Le cours couvre l'histoire de l'Empire Romain, de ses origines légendaires à sa division et à l'émergence du christianisme, en passant par son expansion territoriale, son administration, son économie et sa religion.

L'Administration et la Société Romaine : Un Aperçu Détaillé

L'organisation de l'Empire Romain et l'évolution de sa société sont des sujets complexes et fascinants. Ces notes visent à structurer les informations essentielles concernant l'administration, l'armée, l'économie et les aspects religieux, ainsi que l'acquisition de la citoyenneté romaine. Ces éléments sont cruciaux pour comprendre la longévité et la sophistication de l'Empire.

1. Contexte Historique et Géographique

A) Grandes Dates de l'Histoire de Rome

  • Fondation de Rome : 753 av. J.-C. par Romulus et Rémus.

    • Le mythe fondateur implique Anchise, Vénus, Énée, Ascagne (Iule), Rhéa Silvia et Mars.

    • Romulus, ayant tué Rémus, trace les limites de la ville.

  • Royauté de Rome : Sept rois, dont certains ont peut-être existé.

    • Romulus

    • Numa Pompilius

    • Tullus Hostilius

    • Ancus Marcius

    • Tarquin l'Ancien (roi étrusque)

    • Servius Tullius

    • Tarquin le Superbe

  • République Romaine : 509 av. J.-C. – Régime oligarchique et aristocratique, marqué par des crises politiques aux IIIe et IIe siècles av. J.-C.

  • Empire (Principat) : À partir de 27 av. J.-C. avec Auguste, qui se présente comme le restaurateur de la République.

    • Haut Empire : 27 av. J.-C. - 192 ap. J.-C.

    • Bas Empire (ou Empire Tardif) : Fait le lien avec l'Empire Byzantin.

  • Dynasties impériales : Julio-Claudiens, Flaviens, Antonins (apogée), Sévères.

  • Chute de l'Empire Romain d'Occident : 476 ap. J.-C. (abdication de Romulus Augustule).

    • L'Empire est divisé en deux au IIIe siècle, puis en Tétrarchie.

    • Réunification sous Constantin (324-337 ap. J.-C.), Julien l'Apostat (361-363 ap. J.-C.), Théodose (392-395 ap. J.-C.).

    • L'Empire Romain d'Orient devient l'Empire Byzantin.

B) L'Expansion Territoriale Romaine

L'expansion territoriale s'est faite progressivement, d'abord en Italie, puis autour de la Méditerranée.

  • En Italie initialement.

  • 264-241 av. J.-C. : 1ère guerre punique (Sicile, Sardaigne et Corse).

  • 218-201 av. J.-C. : 2ème guerre punique (Hispanie).

  • Interventions militaires et acquisitions territoriales en Grèce (200-197 av. J.-C.), en Asie Mineure (192-188 av. J.-C.), en Afrique (146 av. J.-C., 3ème guerre punique).

  • Conquête de la Gaule Narbonnaise (125-121 av. J.-C.), de la Crète (67 av. J.-C.), de la Syrie (63 av. J.-C.), de Chypre (58 av. J.-C.).

  • L'annexion de la Gaule chevelue (58-50 av. J.-C.) par Jules César.

  • L'Égypte est annexée en 30 av. J.-C.

  • Conflits avec les Parthes, remplacés par les Perses Sassanides (plus agressifs) en 224 ap. J.-C. (ex: Bataille d'Édesse, 260 ap. J.-C., mort de l'empereur Valérien).

2. Notions Clés : État, Cité, Imperium

A) Res Publica

Nouveau régime aux mains de tous, s'opposant à la monarchie. Il fonde l'État romain.

  • Rome n'a pas de constitution formelle mais des institutions.

  • Le Sénat, les Comices (assemblée du peuple) et les Magistrats sont les piliers de la République.

B) Civitas

Représente la citoyenneté et le droit de cité, désignant le membre de la cité. Peut aussi désigner la ville, ou un État.

  • La cité au sens politique :

    • Forme de gouvernement.

    • Norme juridique commune (la loi).

    • Système autonome.

    • Gestion des affaires communes par la délibération collective.

    • Collectivité souveraine.

  • Fonctions de la cité : Justice, militaire, financière, gouvernement (vote), délibération et décision (assemblée).

  • Selon Aristote, il existe 166 formes de gouvernement différentes.

  • Organes de la cité : Peuple réuni en assemblée, organes gouvernementaux réduits (ex: Boulê, Sénat), magistrats.

  • Trois formes de cité dans l'Antiquité : Monarchie, Aristocratie, Démocratie, mais aussi Tyrannie, Oligarchie, Ochlocratie.

  • Le concept d'Anacyclose décrit un cycle des régimes politiques.

C) Imperium

Du latin imperare (commander, ordonner), désigne le commandement, le pouvoir de donner des ordres, la domination, la souveraineté, l'hégémonie, l'empire, le gouvernement impérial.

  • Les Consuls possèdent l'imperium domi (pouvoir à Rome).

  • Les Préteurs exercent un pouvoir militaire (à l'extérieur de Rome).

  • Auguste a détenu les deux types d'imperium.

  • Un Imperator (traduit par Empereur) est celui qui commande et détient l'imperium.

  • C'est un chef militaire acclamé imperator par ses soldats pour ses victoires, souvent suivi d'un Triomphe.

    • Auguste devient Imperator Caesar Augustus de façon définitive en 27 av. J.-C., le nom étant transmis à sa descendance.

  • Les Romains ne parlent jamais d'empereur, mais d'Auguste, César, ou Prince (Principat).

  • Le Principat évolue vers le Dominat (dominus), le premier à s'appeler dominus étant Domitien (81-96 ap. J.-C.).

    • Centralisation du pouvoir entre les mains de l'empereur, avec un caractère sacré et un cérémonial renforcé.

    • La légitimité du pouvoir impérial est d'origine divine.

3. Administration Romaine : Dioclétien vs Constantin Ier

Le tableau suivant compare les réformes administratives majeures de ces deux empereurs dans l'Empire Romaine tardif.

Thème

Dioclétien (284–305)

Constantin Ier (306–337)

Organisation du pouvoir

Instaure la Tétrarchie (gouvernement à 4 empereurs : 2 Augustes + 2 Césars) pour stabiliser l'Empire.

Supprime la Tétrarchie, centralise le pouvoir impérial entre ses mains.

Capitale

Pas de capitale fixe (chaque empereur a sa résidence : Trèves, Milan, Nicomédie, etc.).

Fonde Constantinople (Nouvelle Rome, capitale fixe dès 330).

Hiérarchie impériale

4 empereurs, chacun avec sa propre cour et administration.

1 seul empereur + bureaucratie impériale centralisée et hiérarchisée.

Divisions territoriales

Crée ~100 provinces, regroupées en 12 diocèses (circonscriptions intermédiaires).

Crée des préfectures du prétoire (superstructures regroupant plusieurs diocèses).

Responsables territoriaux

Praeses (gouverneur civil d’une province), Vicarius (délégué du préfet du prétoire, supervise un diocèse).

Ajoute le Praefectus praetorio (préfet du prétoire, plus haut fonctionnaire civil de chaque préfecture). Maintient praeses et vicarius.

Séparation civil / militaire

Oui, séparation stricte : les gouverneurs civils ne commandent plus l’armée.

Oui, renforcée. Création de grades militaires supérieurs.

Commandement militaire

Dux (chef militaire local, souvent aux frontières), Comes rei militaris (général supérieur, souvent mobile).

Magister peditum (chef de l’infanterie), Magister equitum (chef de la cavalerie). Fusion possible en Magister militum (chef suprême de l’armée).

Administration centrale (palais impérial)

Magister officiorum (chef de la chancellerie), Comes rerum privatarum (gestion des biens privés de l'empereur), Comes sacrarum largitionum (gestion des finances publiques), Notarii (secrétaires impériaux), Praepositus sacri cubiculi (chef de la chambre impériale).

Mêmes postes, renforcés + création du Quaestor sacri palatii (rédacteur des lois, conseiller juridique de l’empereur).

Hiérarchie des fonctions

Pas encore formalisée.

Création d’une hiérarchie des dignités : 1. Illustres (plus hauts fonctionnaires), 2. Spectabiles (fonctions intermédiaires), 3. Clarissimi (magistrats de rang inférieur, sénateurs).

Fiscalité & économie

Réforme fiscale rigoureuse : recensement (census), impôt en nature (annona), cadastre des terres.

Renforce le système fiscal + création du solidus (monnaie en or stable).

Fonctionnaires fiscaux

Rationales (gestionnaires régionaux des finances), Procuratores (percepteurs d’impôts).

Mêmes postes, mais rôle renforcé avec centralisation.

Cour impériale

Cour importante, mais chaque empereur a la sienne.

Cour impériale centrale à Constantinople, très codifiée et influente.

A) Le Maillage Administratif

L'administration romaine s'appuyait sur un système complexe de provinces, diocèses et préfectures, ainsi que sur des villes et des cités.

1. Provinces et Royaumes-Clients

  • La Rome antique a géré un empire par des moyens variés :

    • Administration indirecte : Alliances avec d'autres États ou cités.

    • Provincia : Mission en latin, qui désigne une circonscription territoriale conquise "au-delà de la mer".

  • Un comité de 10 membres définissait les limites des provinces, les droits et devoirs des provinciaux, et les lois.

  • Sous la République, les provinces étaient gérées par des magistrats (préteurs, consuls) ou des promagistrats.

  • Auguste, en 27 av. J.-C., distingue :

    • Les provinces sénatoriales (calmes et pacifiées), gérées par un proconsul et un questeur.

    • Les provinces impériales (avec l'armée), gérées par un préfet ou procurateur équestre, ou un légat d'Auguste propréteur.

  • L'empereur intervient dans toutes les provinces, notamment pour le choix des gouverneurs.

  • Dioclétien multiplie les provinces (environ 100) pour une administration plus efficace et moins de pouvoir aux gouverneurs. L'Italie est elle-même divisée en 7 provinces (290-291 ap. J.-C.).

  • Après la Tétrarchie, les provinces sont gouvernées par l'ordre équestre (Dioclétien) ou sénatorial (Constantin).

  • Les gouverneurs voient leur rôle militaire disparaître au profit de fonctions administratives, judiciaires et financières.

  • Les gouverneurs sont assistés par des officiales (membres de bureaux), très militarisés et structurés.

  • Les diocèses regroupent des provinces pour un meilleur contrôle, supervisés par des Vicarii.

    • Dioclétien crée 12 diocèses, que Constantin maintient en ajoutant des Comtes régionaux pour l'inspection.

    • Les vicaires étaient des chevaliers de rang Perfectissime, sous la dépendance directe de l'empereur, qui supervisaient les gouverneurs provinciaux.

    • À partir de 326-327 ap. J.-C. (Constantin), les vicaires deviennent des Clarissimi (ordre sénatorial) et s'occupent des fortifications des Limes.

  • Les préfectures régionales du prétoire (nouvel échelon hiérarchique) sont créées après la disparition des cohortes prétoriennes (312 ap. J.-C.). Les préfets du prétoire perdent leur rôle militaire au profit d'un rôle régional et civil, devenant les supérieurs hiérarchiques des vicaires.

  • Les Royaumes-Clients sont des États "amis et alliés du peuple romain", soumis à l'Empire, mais conservant une certaine autonomie sous l'égide de leurs rois. Ils sont souvent transformés en provinces à la mort du roi.

2. Villes et Cités

  • Les cités sont l'échelon civique fondamental de l'administration romaine, dotées d'une grande autonomie.

  • Cités de droit pérégrin : Conservent leurs institutions après la conquête.

  • Cités de droit latin : Adoptent le modèle romain.

  • Cités de droit romain : Organisées comme Rome, avec des municipia (titre honorifique) et des coloniae (initialement une punition, puis un titre honorifique sous l'Empire).

B) L'Armée

L'armée romaine est divisée en plusieurs corps de troupes avec des rôles spécifiques.

  • Légions : Composées uniquement de citoyens romains, service de 20 ans (volontariat, professionnalisation).

    • ~5 000 hommes par légion, ~25 légions (125 000 légionnaires) stationnées dans les provinces.

  • Troupes auxiliaires : Composées de pérégrins (non-citoyens), obtenaient la citoyenneté après 25 ans de service.

    • Ailes de cavalerie (équestres), cohortes de fantassins, cohortes mixtes.

    • ~500 hommes par cohorte/aile, ~250 cohortes (125 000 auxiliaires).

  • Marine : Composée de pérégrins, service de 26 ans. Rameurs et fantassins (~40 000 hommes).

  • Corps d'armée stationnés à Rome (innovation d'Auguste, auparavant interdit) :

    • 9 cohortes prétoriennes (garde impériale, 4 500 hommes).

    • 3 cohortes urbaines (sécurité de la ville, 1 500 hommes).

    • 7 cohortes de vigiles (lutte contre les incendies, 3 500 hommes).

    • Total : 10 000 hommes à Rome.

  • Au Haut-Empire, l'armée est concentrée aux frontières. À partir du IIIe siècle, face aux attaques des Germains et des Perses, les troupes sont redistribuées vers l'intérieur.

  • Dioclétien augmente le nombre de soldats et installe des peuples fédérés le long des Limes.

  • Introduction du Jugum : impôt pour les propriétaires terriens, qui doivent fournir un soldat ou son financement.

  • Constantin privilégie l'armée de l'intérieur (Comitatenses) par opposition aux troupes frontalières (Ripenses). Les soldats colons sont installés sur les frontières pour les cultiver et les défendre.

C) Aspects Économiques

1. La Monnaie

  • Sous Auguste, un système trimétallique est établi avec parité fixe (or, argent, bronze).

    • Or : aureus (24 carats, ~7.8g).

    • Argent : denier.

    • Bronze : sesterce (HS), dupondius, as, semis, quadran.

    • Équivalence : 1 aureus = 25 deniers = 100 sesterces. L'empereur choisit les types (images) des pièces.

  • Réformes monétaires :

    • Réforme néronienne (64 ap. J.-C.) : Diminution du poids de l'aureus et du denier.

    • Crise du IIIe siècle : L'antoninien, censé valoir 2 deniers, est une monnaie dévaluée (~5g), provoquant une grave crise économique.

    • Réforme d'Aurélien (271 ap. J.-C.) : Restauration de la monnaie d'or (grâce au trésor de Palmyre), mais pas de celle d'argent.

    • Réforme de Dioclétien (294-295) : Création d'une pièce d'or à 5.4g et d'une monnaie d'argent.

    • Réforme de Constantin (310) : Création du solidus (monnaie d'or stable).

2. Les Impôts

  • Les impôts directs sont majoritaires.

  • Sous la République : Le Tributum ex censu (selon les propriétés) est payé par les non-citoyens romains. Les citoyens romains en Italie sont exemptés à partir de 167 av. J.-C. Les provinciaux paient le Tributum.

  • Sous Auguste : Deux impôts principaux :

    • Tributum soli (sur les terres).

    • Tributum capitis (sur les personnes).

  • Les citoyens romains paient 4 impôts indirects :

    • 1/20ème sur l'affranchissement d'un esclave.

    • 1/20ème sur les héritages.

    • 1/25ème sur les ventes d'esclaves.

    • 1/100ème sur les ventes aux enchères.

    • Ces impôts alimentent l'aerarium militare.

  • Sous l'Empire tardif : Réforme fiscale de Dioclétien (Capitatio-Iugatio).

    • Combine le Tributum soli et le Tributum capitis.

    • Les terres arables sont divisées en unités fiscales (iuga), la population en unités fiscales (capita).

    • Impôt solide et fixe, estimé par des évaluateurs fiscaux (Censitores). Les montants sont fixés tous les 5 ou 15 ans (Indiction).

    • Cet impôt s'applique désormais aussi à la population rurale et à l'Italie, assurant une rentrée régulière pour l'empire.

    • Conséquence : Attachement des paysans à la terre, entraînant une forme de servage.

  • Constantin introduit de nouveaux impôts :

    • Collatio Australis : Concerne les commerçants et artisans (très lourd), reste en place jusqu'à Justinien II.

    • Séparation des impôts personnels et fonciers, avec de nombreuses taxes personnelles pour les paysans libres.

3. Le Ravitaillement

  • Circulation des marchandises par voies maritimes et terrestres.

    • Voies maritimes : Deux saisons de navigation en Méditerranée (début mars au 11 novembre). Ports d'Ostie et Portus (construit par Claude, puis Trajan) sont cruciaux. Les routes du blé sont vitales (ex: Alexandrie à Rome en 15-20 jours).

    • Voies terrestres : Initialement pour les militaires, moins pour le commerce. Le Cursus publicus (la poste impériale) permet la circulation rapide des informations officielles, hommes, soldats et impôts.

  • Le ravitaillement de Rome (l'Annone) est rationalisé par Auguste.

    • Collecte des ressources (principalement blé) par l'impôt en nature (Égypte, Sicile, Afrique) et les domaines impériaux.

    • Le transport est sous-traité à des flottes privées.

    • La mise sur le marché comprend :

      • Les Frumentationes : Distributions gratuites de blé à la plèbe frumentaire (citoyens libres résidant à Rome). En 58 av. J.-C., la loi Lex Clodia instaure la gratuité du blé. César limite les bénéficiaires (150 000 à 200 000). Au IIIe siècle, le vin et la viande sont ajoutés.

      • Les Congiaria : Distributions de monnaie par l'empereur lors de grands événements.

      • Les ventes à prix taxé : L'État vend du blé à bas prix sur le marché de Rome pour contrôler les prix.

4. Aspects Religieux et Culturels

A) La Religion Romaine "Traditionnelle"

Religion polythéiste et civique, axée sur l'orthopraxie (la pratique des rites) plutôt que l'orthodoxie (le dogme). Intègre de nouvelles divinités et est très sociale.

  • Pas de clergé séparé, les magistrats sont aussi des prêtres (sacerdos).

  • Collèges sacerdotaux (Pontifes, Augures) et confréries religieuses (Luperques).

  • Les dieux communiquent avec les Hommes par des signes (augurum), interprétés par des hospices (prises par les magistrats avant des événements importants).

  • Divinités :

    • Civiques : Dieux romains complémentaires, parfois abstractions divinisées (ex : la Liberté).

    • Domestiques : Lares (protecteurs du territoire familial), Génie (puissance d'action d'un lieu), Pénates (divinités au fond des maisons), Dieux Mânes (esprits des morts).

B) Le Culte Impérial

Culte rendu aux empereurs morts et divinisés (à partir d'Auguste). Il s'agit d'un mélange de loyalisme politique et de ferveur religieuse, avec un hommage à la fonction impériale.

  • Les empereurs ne sont pas divinisés de leur vivant, sauf en Orient (héritage hellénistique).

  • Les Divi et Divae sont des figures divinisées par consecratio (apothéose). César est le premier divi.

  • Auguste, grand pontife en 12 av. J.-C., restaure la religion traditionnelle et intègre le culte impérial (culte des Lares compitales, hommage au Numen, le pouvoir divin de l'empereur).

  • Le culte impérial évolue : l'empereur est de plus en plus perçu comme un dieu.

C) Le Judaïsme

  • Émigration de Mésopotamie vers la Syrie (~1800 av. J.-C.), passage au monothéisme avec Abraham.

  • Moïse (~XIIIe siècle av. J.-C.) conduit le peuple d'Égypte en Palestine.

  • Royaumes de Juda (capitale Jérusalem) et d'Israël (capitale Samarie).

  • Exil à Babylone (597 av. J.-C.), destruction du Temple (586 av. J.-C.).

  • Sous domination perse, lagide, puis séleucide. Révolte des Maccabées contre Antiochos IV, puis devient un royaume-client de Rome.

  • Monothéisme : Dieu unique + peuple élu d'Israël (alliance, Loi).

  • La Bible est écrite sur 9 siècles. Elle inclut la Torah (Pentateuque).

  • L'interprétation orale est transmise par les rabbins (Halakah), compilée dans la Mishna, puis commentée dans la Gemara pour former le Talmud.

  • Le Temple de Jérusalem est le lieu unique du judaïsme, sans images. Dirigé par la caste sacerdotale (prêtres et lévites), où se déroulent les sacrifices. Après la destruction du deuxième Temple, les sacrifices cessent.

  • Les Synagogues sont des lieux de pratique et d'étude, sans sacrifices ni prêtres.

  • Sectes juives à l'ère chrétienne :

    • Sadducéens : Conservateurs, liés au Temple.

    • Pharisiens : Importance de la tradition orale.

    • Zélotes : Idéologie pharisienne, mais luttent contre l'occupation romaine.

    • Esséniens : Auteurs des Manuscrits de la mer Morte.

    • Courant Messianique : Attente d'un Messie (Masshia, Christos en grec) et d'une ère eschatologique.

  • La Judée sous l'Empire :

    • Crises et révoltes : 66-74 ap. J.-C. (première révolte, prise de Jérusalem et destruction du Temple par Titus), 115-117 ap. J.-C. (révolte en diaspora), 132-135 ap. J.-C. (révolte de Bar Kochba contre l'interdiction de la circoncision, la Judée est renommée Syrie-Palestine).

D) Le Christianisme

  • Initialement vu comme une branche du judaïsme.

  • Jésus naît entre -4 et +7 sous Hérode, meurt sous Ponce Pilate.

  • Le christianisme se développe rapidement au IIIe siècle ap. J.-C.

  • Texte fondamental : le Nouveau Testament (4 Évangiles).

  • Structures ecclésiastiques : Églises, évêchés, clergé (prêtres, évêques, métropolites).

  • Persécutions chrétiennes :

    • Premier édit de persécution : Trajan Dèce (249-250), exigeant des sacrifices aux dieux romains.

    • Valérien (257-258) : Confiscation des biens de l'Église, exils, meurtres.

    • Tétrarchie (303-304) : Destruction de biens, brûlage d'écritures, ciblage des chefs ecclésiastiques.

    • Gallien : Édit de la Petite Paix de l'Église.

    • Galère (311) : Édit de tolérance, repris par Constantin dans l'Édit de Milan (313), accordant la liberté de culte.

    • Théodose (380) : Le christianisme devient religion officielle de l'Empire.

    • Théodose (391) : Interdiction des cultes païens.

5. L'Acquisition de la Citoyenneté Romaine

La citoyenneté romaine confère un statut politique (droit de vote, éligibilité pour les hommes) et juridique (pour les femmes).

A) La Dénomination

  • Les citoyens romains utilisent les tria nomina (trois noms) : un prénom, un gentilice (nom de famille), un surnom.

  • Ils sont inscrits dans une tribu et font figurer leur filiation (ancêtres).

  • Les Hommes libres non-citoyens (pérégrins) n'ont qu'un seul nom.

  • Les esclaves (non libres) n'ont qu'un seul nom.

  • Les affranchis (anciens esclaves libérés) prennent le statut de leur ancien maître, mais avec certaines restrictions.

B) Acquisition de la Citoyenneté

  • Filiation : Le moyen le plus simple (enfants de deux citoyens).

  • Militaires : Les troupes auxiliaires obtiennent la citoyenneté après leur service.

  • Concession en groupe : L'empereur peut accorder la citoyenneté à toute une cité.

  • Concession viritane : À titre individuel, sur recommandation.

  • Magistratures : Exercices de magistratures dans les cités de droit latin.

  • Affranchissement : Libération d'un esclave par un citoyen romain.

C) Évolution Historique de l'Octroi de la Citoyenneté

  • La société romaine a une hiérarchie : hommes libres de naissance (ingenuus), hommes libres par affranchissement (libertinus), citoyens romains, latins (cités de droit latin), pérégrins.

  • L'accès à la citoyenneté évolue considérablement au cours de l'histoire de Rome, notamment avec l'Édit de Caracalla (212 ap. J.-C.) qui l'étend à presque tous les hommes libres de l'Empire.

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