Action publique environnementale complexe

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Analyse des acteurs multiples, des instruments économiques (réglementation, taxes, quotas) et des contraintes internationales pour la protection de l'environnement, incluant les enjeux de gouvernance mondiale et les inégalités de développement.

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Question

Quelles sont les deux types de relations que les acteurs de l'action publique pour l'environnement entretiennent ?

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Réponse

Les acteurs de l'action publique environnementale entretiennent des relations de conflit et de coopération.

Question

Quels sont les principaux acteurs qui participent à la construction des questions environnementales comme problème public ?

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Réponse

Les pouvoirs publics, les ONG, les entreprises, les experts et les mouvements citoyens participent à la construction des questions environnementales.

Question

Quel argument est souvent mis en avant pour interdire certains produits comme cancérogènes probables ?

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Réponse

Le risque sanitaire, notamment le fait qu'un produit soit cancérogène probable, est un argument majeur.

Question

Quel est l'argument défavorable principal à l'interdiction de certains produits polluants ?

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Réponse

Lecoût économique majeur (deux milliards d'euros) et les investissements en machines pour la filière agricole.

Question

Quel protocole est un exemple d'approche top down ?

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Réponse

Le Protocole de Kyoto est un exemple d'approche top down.

Question

Qu'est-ce qu'une approche top down dans les politiques environnementales ?

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Réponse

Une approche où les objectifs de réduction sont décidés au niveau international, puis appliqués par chaque pays (ex: Protocole de Kyoto).

Question

Quelles sont les mesures les plus efficaces pour limiter les émissions des véhicules ?

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Réponse

Les mesures efficaces incluent la taxation des véhicules polluants, le développement des transports collectifs, et la réduction de l'usage des produits polluants.

Question

Citez un effet positif de l'action publique sur l'environnement.

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Réponse

Amélioration de la qualité de l'eau, baisse des pesticides et polluants atmosphériques, diminution des émissions de GES.

Question

Donnez un exemple de mesure locale qui complète les normes nationales pour réduire la pollution en ville.

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Réponse

La vignette Crit'Air restreint la circulation des véhicules les plus polluants en ville, complétant ainsi les normes nationales.

Question

Quelles sont les différentes échelles de mise en œuvre de l'action publique pour l'environnement ?

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Réponse

L'action publique environnementale s'articule aux échelons local, national, européen et mondial.

Question

Quel est l'intérêt de l'approche bottom up ?

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Réponse

Rend l'action plus flexible, adaptée aux réalités nationales, transparente, et permet un engagement progressif.

Question

Qu'est-ce qu'une approche bottom up en matière de politiques environnementales ?

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Réponse

Chaque pays propose ses propres contributions nationales, révisées ensuite au niveau international. L'action est ainsi plus flexible et adaptée.

Question

Quelle organisation internationale a joué un rôle fondamental dans la conclusion des accords climatiques ?

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Réponse

L'ONU, via le GIEC, a joué un rôle fondamental dans la conclusion des accords climatiques comme ceux de Kyoto et de Paris.

Question

Comment la réglementation fonctionne-t-elle pour faire face aux externalités négatives ?

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Réponse

La réglementation impose des normes (interdictions, seuils) ou des standards, contraignant les agents à respecter des règles environnementales précises.

Question

Quel est le rôle d'un jury citoyen dans l'amélioration des mesures environnementales ?

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Réponse

Un jury citoyen implique les habitants, améliore l'acceptabilité des mesures et propose des solutions adaptées aux préoccupations locales.

Question

Quel est un exemple de réglementation environnementale efficace ?

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Réponse

Le Protocole de Kyoto, fixant des objectifs de réduction des GES, ou l'interdiction des gaz CFC, protégeant la couche d'ozone.

Question

Quel est l'objectif de la taxe carbone ?

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Réponse

Elle vise à internaliser les externalités négatives en donnant un prix à la pollution et en incitant à la réduire.

Question

Quel accord climatique a été signé en décembre 2015 à Paris ?

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Réponse

L'accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015.

Question

Quel principe sous-tend la taxation environnementale ?

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Réponse

Le principe du pollueur-payeur vise à internaliser les externalités négatives en faisant supporter le coût social de la pollution aux agents économiques.

Question

Qu'est-ce qu'une externalité négative dans le contexte environnemental ?

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Réponse

Une externalité négative environnementale survient quand un agent économique ne supporte pas le coût social de son activité polluante.

Question

Quel est l'objectif des mesures de réduction des émissions polluantes dans les transports ?

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Réponse

L'objectif est de réduire les émissions polluantes et les gaz à effet de serre dans les transports.

Question

Quel est un risque de la taxation environnementale révélé par le mouvement des gilets jaunes ?

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Réponse

Une taxe environnementale peut être régressive, frappant proportionnellement plus durement les ménages modestes.

Question

Quel est l'intérêt des subventions aux innovations vertes ?

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Réponse

Les subventions stimulent l'innovation verte, car les entreprises ne l'initient pas spontanément. Elles complètent la taxation en favorisant les externalités positives.

Question

Comment fonctionne un marché de quotas d'émission ?

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Réponse

Un plafond d'émissions est fixé. Les entreprises achètent ou vendent des quotas selon leurs besoins. Le prix du quota de CO2 varie selon l'offre et la demande.

Question

Quel problème mondial nécessite une gouvernance mondiale en matière d'environnement ?

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Réponse

Le changement climatique et la destruction de la biodiversité sont des crises écologiques majeures qui dépassent les frontières nationales.

Question

Quelles sont les deux caractéristiques principales d'un bien commun ?

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Réponse

Un bien commun est non excluable (on ne peut pas empêcher son utilisation) et rival (son usage par une personne réduit sa disponibilité ou qualité pour les autres).

Question

Pourquoi les pays en développement demandent-ils une dispense ou une responsabilité différenciée ?

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Réponse

Pour équité et droit au développement. Ils n'ont pas la même responsabilité historique et ont besoin de croître pour sortir de la pauvreté.

Question

Quels sont les risques liés aux subventions aux innovations vertes ?

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Réponse

Les subventions aux innovations vertes risquent de financer des secteurs peu pertinents ou des entreprises qui auraient innové sans aide, représentant un coût pour les finances publiques.

Question

Pourquoi l'air pur et un climat de qualité sont-ils considérés comme des biens communs environnementaux ?

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Réponse

L'air pur et un climat de qualité sont des biens communs car ils sont non-excluables et rivaux. Leur usage par une personne dégrade la qualité pour les autres.

Question

Quel est l'avantage du marché des quotas par rapport à la taxe en termes de quantité de pollution ?

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Réponse

Le marché des quotas fixe un plafond d'émissions, garantissant la quantité de pollution.

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Quand et où le marché des quotas d'émission a-t-il été lancé dans l'Union européenne ?

Lancé en 2005 dans l'Union européenne.

Qu'est-ce que la stratégie de passager clandestin en matière d'accords environnementaux ?

Il s'agit d'une stratégie où un pays espère bénéficier des efforts des autres pour réduire les émissions de GES sans y contribuer lui-même.

Pourquoi les pays développés sont-ils considérés comme historiquement les plus responsables des émissions de GES ?

Les pays développés sont historiquement responsables en raison de leurs émissions massives depuis l'industrialisation, contrairement aux pays en développement qui ont besoin de croître.

Quelle est l'une des raisons pour lesquelles la régulation internationale de l'environnement n'est pas toujours efficace ?

Les États ont des intérêts divergents et il manque une autorité mondiale contraignante pour imposer des règles.

Quel pourcentage des émissions de CO2 territoriales cumulées les États-Unis représentent-ils entre 1750 et 2024 ? Proportion des émissions de CO2 territoriales cumulées par pays entre 1750 et 2024

Les États-Unis représentent 23,57% des émissions de CO2 territoriales cumulées entre 1750 et 2024.

Quel est l'un des principaux inconvénients de la réglementation environnementale ?

La réglementation peut engendrer des coûts élevés pour les agents économiques et les ménages modestes, et ne pas inciter à faire mieux que le seuil prescrit.

Quel est un inconvénient majeur du marché des quotas d'émission ?

Le marché peut être coûteux à contrôler, entraîner une spéculation et de l'instabilité des prix, et les quotas ont pu être distribués de manière excédentaire.

Quel pays a adopté une stratégie de passager clandestin en se retirant de l'Accord de Paris ?

Les États-Unis ont adopté une stratégie de passager clandestin en se retirant de l'Accord de Paris sous l'administration Trump.

Quels sont les avantages des réglementations en matière de lutte contre la pollution ?

Les réglementations peuvent supprimer les pollutions dangereuses, sont rapides à mettre en place et, si le contrôle est suffisant, très efficaces.

Quel est un inconvénient lié à la difficulté de fixer une norme environnementale ?

Une norme trop laxiste est inutile, tandis qu'une norme trop ambitieuse est coûteuse et difficile à atteindre. De plus, l'uniformité ne tient pas compte des spécificités locales.

Quel est un avantage des taxes environnementales en termes de recettes fiscales ?

Les taxes environnementales génèrent des recettes fiscales supplémentaires pour les pouvoirs publics.

Comment les taxes environnementales visent-elles à modifier les habitudes des consommateurs ?

Les taxes environnementales augmentent le prix des biens et services polluants, incitant les consommateurs à réduire leur consommation et à choisir des alternatives plus écologiques.

Quel est le pourcentage des émissions de CO2 territoriales cumulées de la Chine entre 1750 et 2024 ? Proportion des émissions de CO2 territoriales cumulées par pays entre 1750 et 2024

La Chine représente 15,46% des émissions de CO2 territoriales cumulées entre 1750 et 2024. Proportion des émissions de CO2 territoriales cumulées par pays entre 1750 et 2024

Quel est un inconvénient des marchés des droits à polluer concernant la spéculation ?

La spéculation entraîne une instabilité des prix, ce qui nuit à l'incitation à moins polluer à long terme.

Comment le prix des quotas sur le marché influence-t-il le comportement des entreprises ?

Le prix des quotas incite les entreprises à réduire leurs émissions si le coût de dépollution est inférieur au prix du quota. Les entreprises vertueuses peuvent vendre leurs quotas excédentaires, générant des revenus.

Quel est un risque de nuire à la compétitivité des entreprises lié aux taxes environnementales ?

Une taxe environnementale non harmonisée internationalement peut nuire à la compétitivité en incitant à la délocalisation des entreprises.

Quel est l'un des principaux avantages du marché des droits à polluer ?

Il permet de connaître le volume d'émissions polluantes à l'avance et d'inciter les entreprises polluantes à moins polluer.

Fiche de révision

Quelle action publique pour l'environnement ?

L'action publique environnementale vise à corriger les défaillances du marché liées aux externalités négatives, comme la pollution. Elle implique de multiples acteurs et utilise divers instruments pour atteindre ses objectifs.

I. Les multiples acteurs de l'action publique pour l'environnement

L'environnement devient un problème public par la mobilisation sociale et la médiatisation.

A. Mise à l'agenda par relations de conflit et coopération

  • De nombreux acteurs (pouvoirs publics, ONG, entreprises, experts, citoyens) contribuent à construire les problèmes environnementaux.
  • Ces acteurs entretiennent des relations de coopération (ex: recherche de solutions communes) et de conflit (ex: opposition d'intérêts économiques vs. protection de l'environnement, comme pour l'interdiction de certains produits).

B. Mise en œuvre par des acteurs publics à multiples échelles

  • L'action publique s'opère à différentes échelles : locale, nationale, européenne, mondiale.
  • Approche Top-down : Engagements internationaux (ex: Protocole de Kyoto) déclinés aux niveaux inférieurs.
  • Approche Bottom-up : Chaque pays propose ses contributions nationales (ex: Accord de Paris), consolidées au niveau international. Cela rend l'action plus flexible et adaptée.
  • L'ONU a créé le GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat) pour l'expertise et les négociations internationales.
  • La mise en œuvre des engagements peut être décidée à différents niveaux : quotas au niveau européen, taxes au niveau national, transports en commun au niveau local (ex: vignette Crit'Air).

II. Les instruments économiques face aux externalités négatives

Les rejets de GES sont une externalité négative. Les pouvoirs publics interviennent par la contrainte ou l'incitation.

A. Intérêt et limites de la réglementation

  • La réglementation consiste en des normes édictées par les pouvoirs publics pour interdire, encadrer ou fixer des seuils de pollution (ex: interdiction des gaz CFC, normes d'isolation, Crit'Air).
  • Avantages :
    • Peut supprimer directement la source d'une nuisance.
    • Facile et rapide à mettre en place.
    • Efficacité environnementale maximale si le contrôle est suffisant.
  • Limites :
    • Coûts de contrôle élevés.
    • Peut générer des coûts importants pour les agents économiques.
    • N'incite pas à polluer moins que le seuil réglementaire.
    • Risque d'effet rebond (intensification de l'usage d'un bien rendu plus efficace).
    • Peut manquer d'incitation à faire mieux que la norme.
    • Difficulté à fixer la bonne norme et à l'appliquer à toutes les activités polluantes.

B. Intérêt et limites de la taxation et des subventions à l'innovation verte

  • La taxation (ex: taxe carbone) vise à internaliser les externalités négatives en faisant supporter aux pollueurs le coût social de leur activité. Elle est basée sur le principe du pollueur-payeur.
  • Avantages :
    • Donne un prix à la pollution et incite à la réduire si le coût de dépollution est inférieur à la taxe.
    • Génère des recettes fiscales pouvant financer la transition énergétique ou redistribuer vers les ménages modestes (double dividende).
    • Flexibilité pour les entreprises qui arbitrent entre payer la taxe ou dépolluer.
  • Limites :
    • Risque d'être régressive (frappant davantage les ménages modestes).
    • Difficulté à déterminer le niveau optimal de pollution atteint.
    • Peut rencontrer une forte résistance sociale (ex: Gilets jaunes).
    • Risque de nuire à la compétitivité des entreprises si non harmonisée internationalement.
    • Ne permet pas de prévoir le volume exact des émissions polluantes.
  • Les subventions à l'innovation verte (ex: énergies renouvelables) stimulent les innovations non spontanées.
  • Avantages :
    • Développent un marché naissant et permettent des économies d'échelle.
    • Complètent la taxation en favorisant les évolutions écologiques.
  • Limites :
    • Coût important pour les pouvoirs publics.
    • Risque de subventionner des secteurs non pertinents ou qui auraient investi sans aide.

C. Intérêt et limites des marchés des quotas d'émission

  • Le marché des quotas d'émission combine contrainte réglementaire et incitations monétaires. Lancé en 2005 dans l'UE suite aux accords de Kyoto.
  • Les autorités attribuent des quotas d'émissions de GES à ne pas dépasser. Les entreprises peuvent acheter ou vendre leurs quotas sur un marché financier.
  • Avantages :
    • Permet de fixer à l'avance un plafond pour le volume des émissions polluantes.
    • Incite les entreprises les moins coûteuses à dépolluer pour vendre leurs quotas excédentaires.
    • Le prix du quota est un signal pour les entreprises pour ajuster leur comportement.
  • Limites :
    • Coût de contrôle lourd et risque de spéculation entraînant l'instabilité des prix.
    • Si trop de quotas sont distribués, le prix est faible et l'incitation à dépolluer diminue (ex: effondrement des prix après la crise financière de 2008 ou COVID-19).
    • Inégalités entre producteurs selon leur capacité financière.
    • Peu adapté à tous les émetteurs de GES en raison des coûts de transaction.
    • La "marchandisation de l'air" est critiquable.

III. Contraintes des négociations internationales pour préserver le climat

Le climat est un bien commun mondial, nécessitant une action collective internationale.

A. Les contraintes liées aux inégalités de développement

  • Les pays développés ont une responsabilité historique majeure dans les émissions de GES.
  • Les pays en développement (PED) revendiquent un droit au développement et une responsabilité différenciée.
  • Ces inégalités freinent la conclusion d'accords internationaux. Le Protocole de Kyoto n'imposait de réduction qu'aux pays industrialisés. L'Accord de Paris prévoit des aides (100 milliards d'euros/an) pour les PED.
  • Une croissance illimitée compromet la durabilité à long terme.
  • Proportion des émissions de CO2 historiques par pays (USA, Chine, Russie, Allemagne, UK, Japon, Inde, France, Canada, Ukraine)
  • Proportion des émissions de CO2 historiques par pays (autres pays, y compris Pologne, Italie, Afrique du Sud, Iran, Corée du Sud, Australie, Indonésie, Kazakhstan, Brésil, Arabie Saoudite, Espagne, Belgique, Turquie, Égypte, Argentine, Thaïlande, Mexique, Vietnam, Irak, Malaisie, Pérou, Chili, Oman, Philippines, Pakistan, Autriche, Irlande, Singapour, Finlande, Nouvelle-Zélande, Portugal, Suède, Danemark, Norvège, Grèce, Suisse, Israël, Chypre, Slovaquie, Bulgarie, République tchèque, Slovénie, Croatie, Luxembourg, Estonie, Islande, Lettonie, Lituanie, Malte et Reste du Monde)

B. Les contraintes liées aux stratégies de passager clandestin

  • Un bien commun est non-excluable et rival (ex: air pur). L'usage par un agent dégrade la qualité pour les autres, menant à la tragédie des communs.
  • Un climat de qualité est un bien commun environnemental.
  • La stratégie de passager clandestin (ou free rider) est adoptée par un pays qui bénéficie des efforts collectifs de réduction des GES sans en supporter les coûts (ex: retrait des États-Unis de l'Accord de Paris sous Trump).
  • Cette stratégie peut concerner des pays qui restent dans l'accord mais ne mettent pas en œuvre les politiques nécessaires, en l'absence de sanctions.

Résumé des définitions clés

  • Action publique pour l'environnement : Ensemble des mesures et interventions des pouvoirs publics visant à protéger l'environnement et à gérer les ressources naturelles.
  • Externalité négative : Conséquence néfaste de l'activité économique d'un agent sur d'autres agents, sans compensation monétaire (ex: pollution).
  • Réglementation : Règles et normes fixées par les pouvoirs publics pour encadrer les activités économiques (ex: interdiction, seuils).
  • Taxation (ou écofiscalité) : Impôts et taxes visant à modifier les comportements des agents économiques en internalisant le coût des externalités négatives (ex: taxe carbone).
  • Subventions à l'innovation verte : Aides financières des pouvoirs publics pour encourager le développement et l'adoption de technologies respectueuses de l'environnement.
  • Marché des quotas d'émission : Système où les pouvoirs publics fixent un plafond d'émissions et attribuent des droits à polluer que les entreprises peuvent échanger.
  • Bien commun : Bien non-excluable (difficile d'empêcher son usage) et rival (l'usage par un individu réduit la disponibilité ou la qualité pour les autres) (ex: air pur, ressources halieutiques).
  • Tragédie des communs : Dégradation d'un bien commun due à sa surexploitation ou sa pollution, car chaque utilisateur cherche à maximiser son propre bénéfice sans tenir compte des conséquences collectives.
  • Passager clandestin (ou free rider) : Acteur bénéficiant d'un bien collectif sans en supporter le coût de production ou d'entretien, souvent au détriment de l'effort collectif.
  • GIEC (Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat) : Organisme international qui évalue l'état des connaissances sur le changement climatique.

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