7 : Alcanes, Alcènes, Alcynes
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UE 1 : CHIMIE ORGANIQUE
Description des fonctions chimiques simples
Nomenclature des différentes fonctions organiques /
Règles de nomenclature (IUPAC):
Déterminer la chaîne carbonée linéaire la plus longue comportant la fonction principale et/ou le maximum d'insaturations.
Placer les suffixes (insaturation, fonction principale).
Placer les préfixes (substituants, fonctions non principales), les ranger dans l'ordre alphabétique et les séparer par des tirets.
Numéroter la chaîne carbonée principale :
Indice le plus faible pour la fonction principale.
Si deux possibilités : la somme des indices des substituants est la plus faible.
Placer devant les substituants, insaturations, fonction principale et entre tirets, les indices correspondants à la numérotation de la chaîne carbonée.
A) PRÉFIXES : Substituants carbonés « alkyles » noté : R-
-CH3: méthyle
-C2H5: éthyle
-C3H7: propyle
On enlève le « e » final pour obtenir le préfixe : méthyl, éthyl, propyl.
Si plusieurs substituants de même nature, utilisation de préfixe « di, tri, tétra ».
Ces préfixes ne comptent pas dans l'ordre alphabétique.
B) CHAINE CARBONÉE PRINCIPALE : racine de l'alcane correspondant
CH4: méthane
C2H6: éthane
C3H8: propane
C4H10: butane
C5H12: pentane
C6H14: hexane
C7H16: heptane
C8H18: octane
C9H20: nonane
C10H21: décane
C) Suffixes d'insaturation : ène, yne
D) SUFFIXE DE LA FONCTION PRINCIPALE
Fonction Principale (suffixe) Non principale (préfixe) Acide carboxylique Acide ...oïque - Nitrile ...nitrile Cyano- Aldéhyde ...al Formyl- Cétone ...one Oxo- Alcool ...ol Hydroxy- Amine ...amine Amino- Dérivés halogénés (Cl, Br, I, F) - Chloro-, bromo-, iodo-, fluoro- Nitro - Nitro-
Les Alcanes
Il s'agit d'hydrocarbures saturés, dont la formule brute est : CnH2n+2. Les carbones C sont hybridés sp³.
Réactivité :
La faible différence d'électronégativité entre le carbone et l'hydrogène entraîne :
Des liaisons C-C et C-H peu polarisées : impliquant la formation de molécules apolaires.
Des liaisons C-C et C-H fortes : impliquant une faible réactivité.
La principale réactivité des alcanes est liée à la réaction d'halogénation radicalaire (substitution radicalaire : SR).
Bilan : CH4 + Cl2 --(hv)--> CH3Cl + HCl
Bilan de la réaction d'halogénation radicalaire :
Réaction de Substitution Radicalaire SR.
Présence de sous-produits de poly-halogénation (CH3Cl: Chlorométhane, CH2Cl2: dichlorométhane, CHCl3: chloroforme, CCl4: tétrachlométhane).
F2 est explosive.
Cl2 : hv lumière diffuse.
Br2 : hv lumière vive pour favoriser la réaction.
I2 : hv lumière vive et chauffage (△) car la réaction est lente.
Cette réaction est le plus souvent réalisée avec du dichlore ou du dibrome.
Mécanisme SR : substitution radicalaire en 3 phases
1. Phase d'initiation :
L'énergie apportée par la lumière (ou chauffage à 600° C) permet une rupture homolytique de la liaison Cl-Cl pour former le radical Cl˚.
Déplacement d'un seul électron (demi-flèche).
Déplacement de deux électrons (flèche complète).
2. Phase de propagation :
L'électron célibataire va se propager :
CI˚ + H-CH3 --> CH3˚ + HCl
Cl-Cl + CH3˚ --> H3C-Cl + Cl˚
3. Phase d'arrêt ou de terminaison :
CH3 + Cl˚ --> H3C-Cl
CH3 + CH3˚ --> H3C-CH3
Cl˚ + Cl˚ --> Cl-Cl
Nature des hydrogènes :
Les radicaux sont des espèces furtives (durée de vie très courte), « déficitaires » en électrons.
Stabilité des radicaux : III > II > I
Réaction favorisée pour les radicaux les plus stables (durée de vie plus longue).
Les alcènes
1) Généralités
Il s'agit d'hydrocarbures insaturés, dont la formule brute est : CnH2n.
La structure présente une double liaison C=C (σ, π), (2C sp²).
Si la chaîne est associée à d'autres fonctions, on parle de dérivés éthyléniques.
Il s'agit d'une structure plane : 6 atomes dans le même plan.
Nomenclature :
Terminaison (suffixe) « ène ».
H2C=CH2 : éthène (éthylène)
H2C=CH-CH3 : propène
Exemple plus complexe : 2,3-diméthylhex-2-ène
Stéréoisomérie :
Si chaque Carbone est substitué par 2 substituants différents.
Ex: but-2ène
Les groupes 1,1 prioritaires sont du même côté de la double liaison : Z.
Les groupes 1,1 sont de part et d'autre de la double liaison : E.
La double liaison rigide implique : 2 configurations possibles : 2 stéréo-isomères (diastéréoisomères).
Détermination de la configuration : règles CIP appliquée aux alcènes
On étudie séparément chaque Carbone de la double liaison.
On détermine selon la règle du CIP l'ordre de priorité (1) et (2) pour chaque Carbone.
Si les 2 substituants prioritaires (1) sont du même côté de la double liaison : Z.
Si les 2 substituants prioritaires (1) sont de part et d'autre de la double liaison : E.
Stabilité : Elle est fonction de la substitution de la double liaison (plus substituée = plus stable).
Réactivité :
Elle est liée à la double liaison C=C :
L'insaturation permet des réactions d'additions.
La liaison riche en électrons (nucléophile) permet des réactions d'addition avec des composés électrophiles d'où le nom de réaction d'addition électrophile : AE.
Le point de fragilité de la liaison permet des réactions de coupure (oxydation).
Les principales réactivités sont :
Les réactions d'addition électrophile.
Les réactions d'oxydation.
Addition électrophile : AE
a) Addition de réactifs symétriques (H2, X2)
Réaction d'hydrogénation (H2) : addition catalytique (Ex: Alcène + H2 en présence de catalyseur).
Réaction d'halogénation (X2 : Br2, Cl2, I2) : Trans addition.
Mécanisme : Formation d'un ion bromonium intermédiaire.
b) Addition de réactifs dissymétriques (HX, H2O)
Réaction d'hydrohalogénation (HX : HBr, HCl) : conditions ioniques
Régiosélectivité : règle de Markovnikov.
L'hydrogène se fixe sur le carbone le plus hydrogéné (le moins substitué).
Extension pour autres réactifs dissymétriques : la partie électrophile du réactif se fixera sur le carbone le plus hydrogéné.
Explication : effets électroniques + stabilité des carbocations. Les carbocations tertiaires sont plus stables que les secondaires qui sont plus stables que les primaires.
Réaction d'hydratation (H2O) : en présence de H+ (généralement H2SO4).
Régiosélectivité : règle de Markovnikov.
Mécanisme : passage par un carbocation intermédiaire.
Réaction d'addition radicalaire : AR
Réaction d'hydrohalogénation (HX : HBr, HCl) : conditions radicalaires
Régiosélectivité : effet Karash, effet peroxydes (inverse de la règle Markovnikov).
L'hydrogène se fixe sur le carbone le moins hydrogéné (le carbone le plus substitué).
Il s'agit d'un mécanisme radicalaire.
Explication de la régiosélectivité : stabilité des radicaux intermédiaires.
Réactions d'oxydation douce
Réaction avec KMnO4 dilué : oxydation douce (dihydroxylation) : CIS ADDITION. Même réaction avec le tétraoxyde d'osmium (OsO4).
Réactions avec un oxydant fort (coupure oxydante)
a) KMnO4 concentré en milieu acide sulfurique à chaud. Autre réactif: K2Cr2O7 concentré, H2SO4.
b) Réaction avec l'ozone O3 : réaction d'ozonolyse
Ozonolyse oxydante : Génération d'eau oxygénée H2O2 (oxydant).
Ozonolyse réductrice : Le Zn (réducteur) va réduire l'eau oxygénée (formée dans le milieu) et éviter l'oxydation de l'aldéhyde en acide carboxylique.
Les alcynes
1) Généralités
Il s'agit d'hydrocarbures insaturés (C, H) comportant une triple liaison carbone-carbone (σ, 2π).
La formule brute est CnH2n-2.
Si associés à d'autres fonctions, on parle de dérivés acétyléniques.
Ils présentent 2 carbones hybridés sp.
Ils ont une structure linéaire (4 atomes alignés ou coaxiaux).
Alcynes disubstitués (R-C≡C-R') vs Alcynes vrais (R-C≡C-H).
Nomenclature : terminaison (suffixe) « yne ».
Principales réactivités :
Réaction d'addition électrophile.
Réaction d'oxydation.
Réaction propre aux acétyléniques vrais (H mobile (acide) pouvant réagir avec une base).
2) Réaction d'addition (hydrogénation)
a) Hydrogénation catalytique : CIS ADDITION
Cette réaction est une cis addition catalytique et non une addition électrophile (erreur de frappe sur le cours de la faculté).
Ex: Alcyne --> Alcène Z (via Pd désactivé) --> Alcane (via Pt ou Ni Raney).
b) Hydrogénation par TRANS ADDITION RADICALAIRE :
Cette réaction est une trans addition radicalaire et non une addition électrophile (erreur de frappe sur le cours de la faculté).
Ex: Alcyne --> Alcène E (via Na, NH3 liq).
3) Réaction d'addition électrophile : AE
a) Réaction d'halogénation (X2, Br2, Cl2, I2)
Trans addition électrophile.
En excès (2 équivalents ou 2 moles) de X2, conduit à un tétrahalogéno alcane.
b) Réaction d'hydrohalogénation (HX : HBr, HCl) : conditions ioniques
Alcynes vrais : 1ère addition suit la Règle de Markovnikov, 2ème addition est influencée par l'effet électronique du R (+I) et du Br (-I, +M), avec +M supérieur à -I.
Pour les alcynes disubstitués : pas de règles de Markovnikov.
Réaction d'hydratation (H2O) :
Mécanisme : Markovnikov -> énol intermédiaire -> cétone (par tautomérie céto-énolique).
La tautomérie est un déplacement d'électrons pi et d'un atome H. L'équilibre est largement déplacé vers la formation de la cétone/énol.
Pour les alcynes disubstitués : pas de règle de Markovnikov.
Réaction avec un oxydant fort :
Oxydation des alcynes par KMnO4 ou K2Cr2O7 concentré, ou O3, H2O.
Conduit généralement à un mélange d'acides carboxyliques.
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