2.2 -
50 cartesDescription des bases du système immunitaire, incluant l'immunité innée et adaptative, ainsi que les troubles et dépistages associés.
50 cartes
UE 2.2 S1 Cycle de la vie et grandes fonctions
RÉSUMÉ : BASES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE
Le système immunitaire est l'ensemble des processus de défense de notre corps contre les agents infectieux ou nuisibles. Il distingue le soi du non-soi nuisible (virus, bactéries pathogènes).
1. Introduction
Deux lignes de défense :
Immunité innée (non-spécifique) : réponse rapide et générale.
Immunité acquise (adaptative ou spécifique) : réponse ciblée et mémorisée.
Distinction du soi et du non-soi :
Soi : propres constituants.
Non-soi non nuisible : bactéries commensales, greffons.
Non-soi nuisible : virus, bactéries pathogènes, toxines.
Soi modifié : cellules infectées ou cancéreuses, également ciblées par l'immunité.
2. Organes Lymphoïdes
Le système lymphatique est un réseau de vaisseaux et d'organes où circulent et se développent les cellules immunitaires.
Organes lymphoïdes primaires : production et maturation des lymphocytes.
Moelle osseuse : production de lymphocytes B et T progéniteurs, maturation des lymphocytes B.
Thymus : maturation des lymphocytes T immatures.
Organes lymphoïdes secondaires : activation des lymphocytes naïfs par les antigènes.
Ganglions lymphatiques (cervicaux, axillaires, inguinaux), rate, amygdales.
3. Immunité Innée (non-spécifique)
1ère ligne de défense : Barrières physiques et flore commensale.
Peau et muqueuses : protection physique et chimique.
Flore commensale : compétitionavec les pathogènes.
Sécrétions : larmes, salive, acidité gastrique, mucus.
Intrusion – Reconnaissance :
Suite à une effraction, des cellules sentinelles (Monocytes/Macrophages, Mastocytes, Cellules dendritiques) détectent les agents étrangers.
Elles reconnaissent des motifs antigéniques spécifiques grâce à leurs récepteurs membranaires.
Réponse inflammatoire :
Libération de médiateurs chimiques (cytokines, interleukines, interférons) pour recruter d'autres cellules immunitaires.
Mastocytes libèrent de l'histamine : provoque une vasodilatation et une augmentationde la perméabilité vasculaire.
Les cellules comme les globules blancs et monocytes (qui deviennent macrophages) traversent les vaisseaux par diapédèse.
Les phagocytes (macrophages, cellules dendritiques, neutrophiles) neutralisent les microorganismes parphagocytose.
Symptômes cliniques de l'inflammation : Douleur, Gonflement, Rougeur, Chaleur.
Les Cellules Présentatrices d'Antigènes (CPA)(cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes B) phagocytent le pathogène, exposent un fragment (peptide antigénique) à leur surface, et migrent vers les ganglions lymphatiques pour activer l'immunité adaptative.
Globules blancs / leucocytes | Rôle dans l'immunité innée |
Mastocyte | • Cellule sentinelle, sécrète des médiateurs de l'inflammation (cytokines). |
Monocyte / Macrophage | • Monocyte dans le sang, macrophage dans les tissus. |
Cellule dendritique | • Cellule sentinelle avec prolongements cytotoxiques. |
Granulocyte | • Neutrophile: phagocytaire, infections bactériennes. |
Cellule NK (« Natural Killer ») | • Actioncytotoxique (tue cellules infectées/tumorales). |
Lymphocyte B et T | • LB participe à l'immunité innée (CPA), leurs rôles principaux sont dans l'immunité adaptative. |
4. Immunité Adaptative (spécifique)
Se met en place quand l'immunité innée est dépassée.
Implique des lymphocytes capables de reconnaître un antigène spécifiquevia ses déterminants antigéniques (épitopes).
4.1. Réponse à médiation cellulaire
Cible les agresseurs endocellulaires (ex: virus) et les cellules soi modifié (infectées/cancéreuses).
Les CPA présentent l'antigène aux lymphocytes T (LT) dormants dans les ganglions.
Activation d'un LT4 spécifique → clonage (multiplication).
Une partiedevient des LT4 mémoire, l'autre des LT4 auxiliaires/helpers qui sécrètent des cytokines.
Ces cytokines activent les LT8 correspondants → clonage.
Une partie devient des LT8 mémoire, l'autre des LT8 cytotoxiques.
Les LT8 cytotoxiques détruisent les cellules infectées en libérant des perforines.
4.2. Réponse à médiation humorale
Cible les agresseurs extra-cellulaires (ex: bactéries).
Les CPA activent les LT4 spécifiques (comme ci-dessus).
Les LT4 helpers activent les Lymphocytes B (LB).
Activation desLB → clonage.
Une partie devient des LB mémoire, l'autre des plasmocytes.
Les plasmocytes produisent des anticorps circulants spécifiques contre l'antigène.
Les anticorps selient aux antigènes pour former un complexe immun, neutralisant le pathogène (empêche déplacement, contamination, production de toxines).
Les cellules mortes, débris et complexes immuns sont éliminés par phagocytose.
5. Patrimoine Immunitaire
Mémoire immunitaire : suite à une infection
Après une primo-infection, des lymphocytes mémoire (LB, LT4, LT8) sont stockés à long terme dans les organes lymphoïdes.
En cas de ré-infection, ces cellules se multiplient rapidement, permettant une réponse adaptative plus rapide, intense, efficace et symptomatique.
Mémoire immunitaire : vaccination
La vaccination prépare des réserves de lymphocytesmémoire.
Elle expose le système immunitaire à un agent pathogène (atténué, inactivé, fragments) sans provoquer la maladie.
Les adjuvants (ex: sels d'aluminium) stimulent l'immunité innée et amplifient la réponse adaptative.
Un rappel vaccinal stimule la production d'anticorps si l'efficacité diminue.
6. Bilan sanguin – Hémogramme ou NFS
Analyse quantitative et qualitative des cellules sanguines.
Lenombre de leucocytes indique l'état des défenses immunitaires.
La formule leucocytaire (répartition des GB) aide à identifier le type d'infection.
Exemple : Polynucléose neutrophilique (augmentationdes neutrophiles) = suspicion d'infection bactérienne.
RÉSUMÉ : ÉQUILIBRE HYDRO-ÉLECTROLYTIQUE
L'équilibre hydro-électrolytique est essentiel au fonctionnement du corps,régulant l'eau et les minéraux pour maintenir l'équilibre osmotique et les fonctions cellulaires.
1. Introduction
Le corps est majoritairement composé d'eau (environ 60% de la masse corporelle).
Lesélectrolytes sont des minéraux chargés électriquement qui, dissous dans l'eau, régulent sa répartition.
Un trouble de l'équilibre reflète une perturbation de l'eau ou des électrolytes.
2. Eau de l'Organisme
Rôles : réactions chimiques, transport de substances, élimination des déchets, thermorégulation.
Répartition :
Compartiment intracellulaire (IC) : eau à l'intérieur des cellules.
Compartiment extracellulaire (EC) :
Eau interstitielle (entre les cellules).
Eau intravasculaire/plasmatique (dans les vaisseaux).
Entrées/Sorties d'eau :
Entrées : alimentation (exogène), métabolisme (endogène). Régulées par la sensation de soif (hypothalamus).
Sorties : rénale (diurèse), digestive (fèces), cutanée (sudation), pulmonaire (vapeur). Régulées par les reins (aldostérone et ADH/vasopressine).
Hormones régulatrices rénales :
Aldostérone (glande surrénale) : réabsorption de sodium et d'eau par le rein.
ADH / Vasopressine (hypophyse, activée par l'hypothalamus) : réabsorption de l'eau.
3. Électrolytes
Minéraux transportant une charge électrique en solution (ex: sang).
Répartition différente entre secteurs IC et EC (EC riche en Na⁺ et pauvre en K⁺ ; IC riche en K⁺ et pauvre en Na⁺).
Chaque compartiment est électriquement neutre à l'équilibre.
Électrolytes principaux | Forme électrolyte en solution | Rôle dans l'organisme |
|---|---|---|
Sodium | Na⁺ | • Majoritaire dans l'EC. |
Potassium | K⁺ | • Majoritaire dans l'IC. |
Chlore | Cl⁻ | • Majoritaire dans le liquide interstitielou intracellulaire. |
Bicarbonates | HCO₃⁻ | • Maintien de l'équilibre acido-basique. |
Magnésium | Mg²⁺ | • Associé au métabolisme phosphocalcique. |
Calcium | Ca²⁺ | • Stocké majoritairement dans les os. |
4. Équilibre
Loi de l'osmose : les mouvements d'eau égalisent les osmolarités (concentration de particules) entre lescompartiments. L'eau va du secteur de plus faible osmolarité vers le secteur de plus forte osmolarité.
Effet de l'osmolarité sur les mouvements d'eau :
Équilibre (isotonique) : pasde mouvement d'eau.
Conditions hypotoniques (EC < IC) : mouvement d'eau vers le milieu intracellulaire.
Conditions hypertoniques (EC > IC) : mouvement d'eau vers le milieu extracellulaire.
Déplacements de l'eau et électrolytes :
Au sein de l'EC (vasculaire ↔ interstitiel) : eau et électrolytes passent librement.
Entre IC ↔ EC : la membrane cellulaire est semi-perméable, laissant passer l'eau librement. Les électrolytes nécessitent un transport actif (ex: pompe Na-K ATPase pour Na⁺ et K⁺).
5. Ionogrammes
Analyses permettant d'évaluer l'équilibre hydro-électrolytique (sanguin ou urinaire).
Dosage des principaux électrolytes : Na⁺, K⁺, Cl⁻, HCO₃⁻, Mg²⁺, Ca²⁺.
6. Troubles de l'Équilibre Hydro-Électrolytique
Les déséquilibres hydriques et électrolytiques peuvent entraîner diverses pathologies.
Ionogramme sanguin :
Sodium (Natrémie) :
Hyponatrémie(<136 mmol/L) : diminution apport de sodium, pertes digestives/rénales, augmentation apport liquidien.
Hypernatrémie (>145 mmol/L) : déshydratation (pertes d'eau), diminution apport liquidien, excèsde sodium.
Potassium (Kaliémie) :
Hypokaliémie (<3,5 mmol/L) : pertes d'eau importantes (vomissements, diarrhées), diurétiques, syndrome de Cushing.
Hyperkaliémie (>5,0 mmol/L) : insuffisance rénale, excès de potassium (médicaments).
Ionogramme urinaire : Pour affiner le diagnostic des troubles électrolytiques, en particulierrénaux.
RÉSUMÉ : ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE
L'équilibre acido-basique maintient le pH du corps dans des limites étroites pour une fonction physiologique optimale, principalement régulé par lessystèmes respiratoire et rénal.
1. Définitions chimiques
Acide (AH) : composé chimique libérant des protons (ions H⁺).
Base (A⁻) : composé chimique capable de capter des protons.
pH : mesure l'acidité ou l'alcalinité d'une solution (inverse du log de la concentration en H⁺).
pH < 7 : acide.
pH = 7 : neutre.
pH > 7 :alcalin (basique).
pH plasmatique normal (extracellulaire) : 7,38 - 7,42 (légèrement alcalin).
pH intracellulaire normal : environ 7.
$
Plus la concentration en base (A⁻) est élevée, plus le pH est élevé. Plus la concentration d'acide (AH) est élevée, plus le pH est bas.
2. Équilibre acido-basique physiologique
Le dioxyde de carbone (CO₂) est le principal acide (produit du métabolisme cellulaire).
Le bicarbonate (HCO₃⁻) est la principale base (tampon).
Equation de l'équilibre :
Régulation du CO₂ : parle système respiratoire (poumons), via la PaCO₂ normale (38-42 mmHg).
Régulation des HCO₃⁻ et H⁺ : par les reins, via la quantité de bicarbonate normale (22-28 mmol/L).
Acidose : pH < 7,38.
Alcalose : pH > 7,42.
3. Déséquilibres acido-basiques
L'organisme compense pour maintenir un pH normal.
3.1. Acidoses
Métabolique :
Causes : excès d'acide (intoxication, lactate, cétones) ou pertes de bicarbonate (diarrhée, insuffisance rénale).
Compensation : diminution de la PaCO₂ (hyperventilation, polypnée de Küssmaul).
Respiratoire :
Causes : diminution de la ventilation (accumulation de CO₂).
Compensation : augmentation de la réabsorption de bicarbonate par les reins.
3.2. Alcaloses
Métabolique :
Causes : excès de bicarbonate (surperfusion de bicarbonate, déshydratation).
Compensation : augmentation de la PaCO₂ (hypoventilation).
Respiratoire :
Causes : augmentation de la ventilation (diminution de la PaCO₂, ex: détresse respiratoire, anxiété, douleur).
Compensation : diminution de la concentration sanguine de bicarbonate.
Trouble acido-basique | pH (7.38-7.42) | PaCO₂ (38-42mmHg) | HCO₃⁻ (22-28mmol/L) |
|---|---|---|---|
Acidose métabolique | ↓ | ↓ | ↓↓↓ |
Alcalose métabolique | ↑ | ↑ | ↑↑↑ |
Acidose respiratoire | ↓ | ↑↑↑ | ↑ |
Alcalose respiratoire | ↑ | ↓↓↓ | ↓ |
4. Gaz du Sang
Prélèvement sanguin (veineux ou artériel) pourmesurer pH, PaCO₂, PaO₂, bicarbonates.
Le gaz du sang artériel est essentiel pour évaluer l'équilibre acido-basique et la fonction respiratoire.
Geste non stérile, mais propre, réalisé par un infirmier sur prescription.
Procédure sur l'artère radiale : manœuvre d'Allen pour vérifier la perméabilité de l'artère ulnaire.
RÉSUMÉ : ÉQUILIBRE GLYCÉMIQUE
L'équilibre glycémique régule la concentration de glucose sanguin, essentielle à l'énergie cellulaire, grâce à un système autorégulé impliquant le pancréas et le foie.
1. Introduction
Glucose : principale source d'énergie pour les cellules.
Apporté par l'alimentation ou la dégradation des réserves de glycogène hépatique.
Stocké dans le foie ou les tissus périphériques (muscles, tissu adipeux).
Glycémie : concentration de glucose dansle sang.
Valeur normale : 0,8 – 1,1 g/L (3,6 – 5,5 mmol/L).
Maintenue par un système autorégulé.
2. Système autorégulé
Organes régulateurs :
Pancréas : Sécrète des hormones.
Insuline (hormone hypoglycémiante), parles cellules β des îlots de Langerhans.
Glucagon (hormone hyperglycémiante), par les cellules α des îlots de Langerhans.
Ces hormones ont un rôle antagoniste.
Foie : stocke/déstocke le glucose. C'est le seul organe capable de relarguer du glucose dans le sang (foie).
Action de l'Insuline : favorise le stockage du glucose et son entrée/utilisation parles cellules.
Action du Glucagon : stimule la libération de glucose par le foie et inhibe son stockage.
Schémas explicatifs des situations
Après un repas (hyperglycémie) :
Pancréas libère de l'insuline → Cellules captent le glucose → glucose stocké (muscles, foie) → Glycémie diminue.
Après un jeûne (hypoglycémie):
Pancréas libère du glucagon → Foie libère le glucose stocké → Glycémie augmente.
Valeurs deglycémie de référence g/L | Valeurs de glycémie de référence mmol/L | |
|---|---|---|
Adulte à jeun | 0,8 – 1,1 g/L | 3,6 –5,5 mmol/L |
Post-prandiale (2h après le repas) | 1,17 – 1,30 g/L | 6,50 – 7,25 mmol/L |
Conversion : g/L x 5,5 = mmol/L ; mmol/L x 0,18 = g/L
3. Déséquilibres
Homéostasie : équilibre dynamique maintenu par les hormones pancréatiques et le foie.
Hypoglycémie : Glycémie à jeun < 0,7 g/L (3,8 mmol/L).
Causes : trop d'insuline, dysfonctionnementpancréatique, traitement insulinique excessif.
Symptômes : céphalées, troubles de la concentration, diplopie, paresthésies faciales, coma hypoglycémique.
Hyperglycémie : Glycémie à jeun > 1,26 g/L (7 mmol/L).
Causes : diabète, hyperthyroïdie, hypercorticisme.
Symptômes : fatigue, polydipsie (soif), polyurie (uriner), perte de poids inexpliquée, troublesde la conscience, coma hyperglycémique.
Acidocétose diabétique : urgence due à un manque d'insuline, corps cétoniques libérés, acidification du sang.
4. Diabètes (défaillance du système de sécurité)
Diagnostic (OMS) :
Glycémie à jeun > 1,26 g/L (> 7 mmol/L).
À tout moment de la journée > 2 g/L (> 11,1 mmol/L).
Diabète de type I | Diabète de type II | Diabète gestationnel | |
|---|---|---|---|
Mécanisme | Maladie auto-immune : destruction des cellules β du pancréas → pas de production d'insuline. | Insensibilité des cellules à l'insuline (insulinorésistance) puis diminution de production d'insuline. | Pancréas incapable de répondre aux besoins accrus en insuline pendant la grossesse. |
Traitement | Injections quotidiennes d'insuline (insulinothérapie). | Médicaments antidiabétiquesoraux, régime, activité physique, parfois insulinothérapie. | Régime alimentaire, activité physique. |
5. Examens de dépistage
Glycémie à jeun et 2h après un repas.
Hémoglobine glyquée (HbA1c) : mesure le % d'hémoglobine fixée au glucose sur plusieurs mois. Norme : entre 4 et 6%.
Test d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) : pour analyser la tolérance au glucose, notamment pour le diabète gestationnel.
RÉSUMÉ : MÉTABOLISME PHOSPHOCALCIQUE
Le métabolisme phosphocalcique régule les niveaux de calcium et dephosphate, essentiels à la minéralisation osseuse et à de nombreuses fonctions cellulaires vitales, via l'action coordonnée d'hormones.
1. Le Calcium et le Phosphore
Calcium (Ca) :
99% stocké dans les os, le reste dans les cellules et le sang (Ca²⁺ forme ionisée active).
Rôles : structure osseuse et dentaire, contraction musculaire, transmission synaptique.
Besoins nutritionnels :1000-1200 mg/jour.
Élimination : fèces et urines (calciurie).
Phosphore (P) :
Présent sous forme de phosphate (Pi) active biologiquement.
Rôles : structure osseuse, équilibre acido-basique, métabolisme énergétique.
Besoins nutritionnels : 750 mg/jour.
Élimination : majoritairement par lesurines (phosphaturie).
2. Homéostasie Phosphocalcique : Sites de Régulation
Os :
Ostéolyse (résorption/destruction de l'os) parles ostéoclastes → libère Ca dans le sang.
Ostéogenèse (formation de l'os/minéralisation) par les ostéoblastes → fixe Ca et P (formation de cristaux d'hydroxyapatite).
L'équilibre entre ostéolyse et ostéogenèse est crucial pour la santé osseuse.
Reins :
Filtrent le Ca et P, mais réabsorbent presque la totalité.
La réabsorption est régulée par les apports alimentaires et les hormones PTH et vitamine D.
Système intestinal :
Absorption de Ca et P par transport passif ou actif (dépendant de la vitamine D).
3. Régulation hormonale : La Parathormone (PTH)
Sécrétée par les glandes parathyroïdes.
Régulation : stimulée par une hypocalcémie (<2,2 mmol/L), inhibée par une hypercalcémie.
Effets physiologiques : PTH est hypercalcémiante et hypophosphatémiante.
Os : augmente l'ostéolyse, libère Ca, diminue l'ostéogenèse.
Reins : diminue la réabsorption de P (augmente phosphaturie), augmente la réabsorption de Ca. Stimule la synthèse de calcitriol (vitamine D active).
Système digestif : effet indirect via calcitriol → augmente absorption intestinale de Ca.
Astuces : Phosphate To Hell (diminue P), Calcium To Heaven (augmente Ca).
Dosage PTH :
Utile pour : calcémie anormale, calculs rénaux, carence en Vit D, insuffisance rénale.
Interpréter avec la calcémie. Normes :6 – 50 pg/mL.
4. Régulation hormonale : Le Calcitriol (Vitamine D active)
Apport – Métabolisme :
Synthétisée par la peau (UV)ou apportée par l'alimentation.
Activée en Calcidiol (25 OH Vitamine D) dans le foie, puis en Calcitriol (1-25 dihydroxy Vitamine D3) dans les reins (forme active).
Régulation :
Synthèse de calcitriol activée par hypophosphorémie et augmentation de la PTH.
Inhibée par hyperphosphorémie.
Effets physiologiques : Calcitriol est hypercalcémiante et hyperphosphatémiante.
Astuces : Vitamine D qui va Doubler les Deux électrolytes.
Os : augmente l'ostéolyse, puis favorise une minéralisation optimale.
Reins : augmente la réabsorption de Ca et P.
Système digestif : favorise l'absorption intestinale de Ca et P.
Dosage Calcitriol(Vitamine D) :
Utile pour : prévoir effets secondaires de traitements, diagnostiquer rachitisme/ostéomalacie.
Normes (25 OH Vitamine D) : 30 – 45 ng/mL.
5. Régulation hormonale : La Calcitonine
Sécrétée par les cellules parafolliculaires (cellules C) de la thyroïde.
Régulation : stimulée par une hausse de la calcémie, inhibée par une hypocalcémie.
Effets physiologiques : Calcitonine est hypocalcémiante et hypophosphatémiante.
Astuces : Calci-tonine comme Calci-tonight (diminue Ca).
Os : inhibe l'ostéolyse, augmente l'ostéogenèse.
Reins : diminue la réabsorption de Ca et P.
Pas d'effet sur le systèmedigestif.
Dosage Calcitonine : Normes : <10 ng/mL.
Principalement pour suspicion de cancer médullaire de la thyroïde.
6. Maladies liées aumétabolisme osseux
Ostéomalacie (adulte) / Rachitisme (enfant) :
Décalcification osseuse due à une faible minéralisation (manque de Ca et P).
Causes : carence sévère en vitamine D, hypophosphatémie.
Ostéoporose :
Diminution de la masse osseuse, détérioration de la structure (ostéolyse > ostéogenèse).
Causes : carence en œstrogènes, manque de Vit D et Ca, inactivité.
Maladie de Paget :
Remaniementosseux anarchique, fragilisation.
Causes : génétique ou virale (pas totalement comprise).
RÉSUMÉ : BASES DU SYSTÈME ENDOCRINIEN
Le système endocrinien estun réseau complexe de glandes qui produisent et libèrent des hormones dans le sang, régulant ainsi de nombreuses fonctions vitales à distance.
1. Introduction
Comprend les glandes endocrines et les hormones.
Rôle principal: réguler les fonctions de l'organisme via des messagers chimiques (hormones).
Composantes :
Glandes endocrines : cellules sécrétrices richement vascularisées.
Hormones : messagers chimiques agissant à distance.
Sang : transport des hormones.
Cellules/tissus cibles : possèdent des récepteurs spécifiques aux hormones.
Glandes :
Exocrines : sécrétions via un canal excréteur (ex: salive, sueur).
Endocrines : sécrétions directement dans le sang (hormones).
Mixtes : fonctions exocrines et endocrines (ex: pancréas, testicules).
2. Hormones
Définition : molécule produite par une glande endocrine (ou mixte) suite à une stimulation.
Peut agir à distance (sécrétion endocrine), sur cellules voisines (paracrine) ou sur la mêmecellule (autocrine).
Sécrétion suite à une stimulation :
Hormonale : une hormone stimule la sécrétion d'une autre (ex: axe hypothalamo-hypophysaire).
Humorale : modification d'un paramètre physiologique (ex: hausse glycémie → insuline).
Nerveuse : influx nerveux (ex: SNS → catécholamines par surrénales).
Hormonespeptidiques | Hormones stéroïdes | Hormones mono-aminées | |
|---|---|---|---|
Nature | Polymère d'acides aminés | Dérivés du cholestérol | Dérivés de la tyrosine |
Solubilité dans le sang | Hydrosolubles | Lipophiles (insolubles) | Variable |
Transport dans le sang | Libres | Liées à des protéines | Libres ou liées à des protéines |
Mode d'action | Récepteurs membranaires | Récepteurs intracellulaires (cytoplasme ou noyau) | Récepteurs membranaires ou intracellulaires |
2.4. Mode d'action
Récepteur intracellulaire : pourhormones lipophiles (stéroïdes, mono-aminées apolaires). Traversal de la membrane, liaison récepteur cytosol/nucléaire, activation transcription de gènes.
Récepteur membranaire : pour hormones hydrosolubles (peptidiques, mono-aminées polaires). Fixation en surface, activation cascade de signalisation (second messager), transcription de gènes.
3. Principales Glandes Endocrines
Hypothalamus : glande encéphalique, contrôle l'hypophyse par neurohormones et influx nerveux.
Hypophyse : glande maîtresse, contrôle de nombreuses autres glandes.
3.3. Glandes sous dépendance de l'hypothalamus et de l'hypophyse
Axe thyréotrope (Thyroïde) :
Hypothalamus (TRH) → Hypophyse (TSH) → Thyroïde (T3/T4).
T3/T4 (hormones mono-aminées apolaires).
Axe gonadique (Gonades : testicules/ovaires) :
Hypothalamus (GnRH) → Hypophyse (FSH/LH) → Gonades (Testostérone, Progestérone, Œstrogènes).
Testostérone, Progestérone, Œstrogènes (hormones stéroïdiennes).
Axe corticotrope (Glandes surrénales) :
Hypothalamus (CRH) → Hypophyse (ACTH) → Surrénales (Cortisol, Aldostérone).
Cortisol, Aldostérone (hormones stéroïdes).
3.4. Autres glandes endocrines (régulation indépendante)
Épiphyse : Mélatonine (neurohormone mono-aminée polaire).
Thymus : Thymopoïétine/Thymosine (hormones peptidiques).
Glandes parathyroïdes : Parathormone (PTH) (hormone peptidique, régule Ca/P).
Glandes surrénales (corticale) : Catécholamines (adrénaline, noradrénaline) (hormones mono-aminées polaires).
Pancréas : Insuline/Glucagon (hormonespolypeptidiques, régulent glycémie).
RÉSUMÉ : PHYSIOLOGIE CARDIOVASCULAIRE
Le système cardiovasculaire est un réseau de circulation du sang à travers le corps, propulsé par le cœur, pour approvisionner les tissus en oxygène et nutriments, et éliminer les déchets.
1. Anatomie Cardiovasculaire
Situation du cœur :
Situé dans le médiastin antérieur, entre les poumons, surle diaphragme gauche, derrière le sternum.
Description extérieure :
Muscle (environ 250g), forme pyramidale.
Percé de deux sillons principaux (auriculo-ventriculaire, interventriculaire) contenant lesvaisseaux coronaires.
Configuration interne :
Organe creux divisé en cœur droit et cœur gauche, séparés par des septums (inter-auriculaire, interventriculaire).
Cœur droit : oreillette droite (OD) + ventricule droit (VD), communiquent par la valve tricuspide.
Cœur gauche : oreillette gauche (OG) + ventricule gauche (VG), communiquent par la valve mitrale.
Connexions vasculaires :
OD reçoit le sang veineux des veines caves inférieure (VCI) et supérieure (VCS).
VD expulse le sang par la valve pulmonaire dans l'artère pulmonaire (AP).
OG reçoit le sang oxygéné des 4 veines pulmonaires (VP).
VG expulse le sang par la valve aortique dans l'aorte (Ao).
Appareils valvulaires :
Valves ventriculo-artérielles (pulmonaire, aortique) : 3 valvules sigmoïdes.
Valves auriculo-ventriculaires (tricuspide, mitrale) : anneau fibreux, valvules, cordages, piliers.
Structure des parois : de l'intérieur vers l'extérieur :
Endocarde (en contact avec le sang).
Myocarde (muscle cardiaque).
Épicarde (externe).
Système électrique (tissu nodal) :
Génère les impulsions électriques pour la contraction cardiaque.
Composé du nœud sinusal (pacemaker), nœud auriculo-ventriculaire, faisceau de His, et réseau de Purkinje.
Vaisseaux coronaires :
Circulation propre du cœur. Deux artères coronaires (gauche et droite) naissent de l'aorte.
Distribution terminale : pasde suppléance en cas d'obstruction (risque d'infarctus).
Péricarde : sac fibreux entourant le cœur, avec une cavité péricardique contenant du liquide.
2. Physiologie Cardiovasculaire
Le cœur fonctionne comme une pompe musculaire.
Activité électrique :
Les cellules musculaires se contractent de manière synchrone grâce au tissu nodal.
L'électrocardiogramme (ECG) étudie cette activité.
Cycle cardiaque :
Alternance de systole (contraction des ventricules, éjection du sang) et diastole (relaxation des ventricules, remplissage).
Débit cardiaque (Qc) et Pression artérielle (PA) :
Qc = FC x VES (Fréquence Cardiaque x Volume d'Éjection Systolique).
VES dépend de : contractilité, précharge (volume),postcharge (résistance).
PA = Qc x RVS (Résistances Vasculaires Systémiques).
Ces éléments assurent l'apport d'O₂ aux organes.
Petite et Grande circulation :
Petite circulation (pulmonaire) : VD → AP → poumons (oxygénation) → VP → OG.
Grande circulation (systémique) : VG → aorte → organes (oxygénation) → veines caves → OD.
Électrocardiogramme (ECG) :
Représentation graphique de l'activité électrique cardiaque.
Onde P : dépolarisation des oreillettes.
Complexe QRS : dépolarisation des ventricules.
Onde T : repolarisation des ventricules.
En résumé : Le cœur est une pompe à deux compartiments. Sa contraction est automatique (tissu nodal). Systole et diastole se succèdent. Génère débit cardiaque et pression artérielle. Interconnecté au système vasculaire (précharge, contractilité, postcharge).
RÉSUMÉ : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE RÉNALE
Les reins sont des organes essentiels, régulant l'équilibre hydro-électrolytique et acido-basique, filtrant le sang et produisant des hormones vitales au fonctionnement de l'organisme.
1. Anatomie Rénale
Deux reins, situés à l'arrière de la cavité abdominale (rétro-péritonéal).
Vascularisation : artère rénale (issue de l'aorte abdominale), veine rénale (se jette dans la veine cave inférieure).
Surplombés par les glandes surrénales (rôle endocrinien distinct).
Produisent l'urine, acheminée par les uretères vers la vessie, puis évacuée par l'urètre.
Structure macroscopique (extérieur → intérieur) :
Capsule rénale : gaine de tissu fibreux.
Corticale : contient les glomérules, filtration sanguine.
Médullaire : contient les pyramides de Malpighi et les tubules rénaux (modifications de l'urine).
Calices : recueillent l'urine finale (petits → grands).
Bassinet (pyélon) : formé par la confluence des calices, dirige l'urine vers l'uretère.
Histologie (microscopique) : le Néphron
Unité fonctionnelle du rein (~2-5 millions par rein, non renouvelables).
Fonctions : épuration sanguine, formation de l'urine.
Composé de :
Artériole afférente/efférente : amène/ressort le sang du glomérule.
Glomérule : filtration sanguine (formation de l'urine primitive).
Tubule rénal (tubecontourné proximal, anse de Henlé, tube distal, tube collecteur) : modifications ioniques et hydriques de l'urine primitive.
Capsule de Bowman : entoure le glomérule pour recueillir l'urine primitive.
Appareil juxta-glomérulaire : situé près du glomérule, sécrète la rénine (fonction endocrine).
2. Fonctions Rénales
1. Épuration sanguine :
Filtration des toxines urémiques (déchets), dont l'urée (principalement, dégradation des protéines) et la créatinine (dégradation musculaire).
Débit sanguin rénal : 20% du débit cardiaque (1 L/min).
Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) : volume de sang épuré par minute (120 mL/min/1.73 m²).
Le DFG s'estime par la clairancede la créatinine.
La membrane basale glomérulaire filtre les toxines et ions, mais pas les protéines ni les cellules sanguines.
Diurèse normale : 1 à 2 L/24h.
2. Régulation hydro-électrolytique :
Maintien de la répartition de l'eau et des ions (Na⁺, K⁺, Ca²⁺, Mg²⁺, Ph).
Équilibre hydro-sodé :
Entre le secteur intracellulaire (IC) et extracellulaire (EC).
La natrémie (Na⁺ plasmatique, 135-145 mmol/L) est le reflet de l'hydratation IC.
Régulé par le système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA).
L'appareil juxta-glomérulaire détecte le niveau de sodium dans le tubule. Si le sodiumest bas, il sécrète de la rénine, ce qui active l'angiotensine II. Cette dernière augmente le DFG, la réabsorption de sodium dans le tubule proximal et active l'aldostérone. L'aldostérone augmente la réabsorption de sodiumau niveau du tube collecteur, augmentant ainsi la pression artérielle.Les diurétiques agissent pour empêcher la réabsorption de sodium.
Régulation de l'eau : Hormones ADH (réabsorption de l'eau) et Aldostérone.
Régulation de la kaliémie : régule l'élimination/réabsorption de potassium.
Des déséquilibres (hypo/hyperkaliémie) peuvententraîner des troubles du rythme cardiaque graves.
3. Équilibre acido-basique :
Les reins et les poumons maintiennent le pH sanguin (voir chapitre dédié).
Les reins régulent la réabsorptionet l'excrétion du bicarbonate (HCO₃⁻) et des protons (H⁺).
4. Fonction endocrine :
Métabolisme de la vitamine D :
Les reins transforment la 25-OH-vitamine D (forme inactive) en 1,25(OH)-vitamine D (calcitriol, forme active) via la 1-α-hydroxylase.
La vitamine D active augmente l'absorption digestive etla réabsorption rénale du calcium, et le renouvellement osseux.
Carence en Vit D : défaut d'apport, faible exposition aux UV, insuffisance rénale.
Érythropoïèse :
Le cortex rénalsynthétise l'érythropoïétine (EPO).
L'EPO stimule la production des globules rouges par la moelle osseuse.
En cas d'insuffisance rénale, la production d'EPO diminue, pouvant nécessiter des injections.
RÉSUMÉ : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE RESPIRATOIRE
Le système respiratoire assure les échanges gazeux (O₂ et CO₂) vitaux entre l'organismeet l'environnement, un processus soutenu par des structures anatomiques complexes et une régulation physiologique précise.
1. Anatomie de l'appareil respiratoire
Comprend : voies aériennes, parenchyme pulmonaire, muscles respiratoires.
Voies aériennes:
Supérieures (ORL) : cavités buccale/nasale, pharynx, larynx.
Inférieures (thorax) : trachée, bronches, bronchioles, canaux alvéolaires.
Fonction :transport des gaz.
Poumons :
Divisés en lobes (droit : 3 lobes, gauche : 2 lobes).
Formés de lobules pulmonaires contenant des groupes de sacs alvéolaires.
Les alvéoles sont le siège des échanges gazeux (en contact avec les capillaires pulmonaires).
Entourés par la plèvre (2 feuillets) qui maintient les poumons en place.
Muscles respiratoires :
Inspiratoires : Diaphragme (principal), muscles intercostaux externes, scalènes, sterno-cléido-mastoïdiens, trapèzes.
Expiratoires : abdominaux, muscles intercostaux internes (actifs lors d'effort).
2. Physiologie de l'appareil respiratoire
Cycle respiratoire : inspiration et expiration.
Fréquence respiratoire (FR) normale : 12-20 cycles/min (bradypnée < 12, tachypnée > 20).
Inspiration calme : active (contraction du diaphragme et muscles intercostaux externes).
Expiration calme : passive (relâchement musculaire).
2.1. Volumes pulmonaires
Capacité Pulmonaire Totale (CPT) : volume maximal d'air.
Capacité Vitale (CV) : volume mobilisable.
Volume Résiduel (VR) : volume non mobilisable.
Volume Courant (VT) : air échangé en respiration normale.
2.2. Ventilation pulmonaire
Ventilation Minute (VM) = VT x FR.
L'écoulement de gaz se fait selon un gradient de pression (forte → faible).
La pression requise pour l'inspiration dépend de :
Résistance des voies aériennes.
Compliance pulmonaire (capacité des poumons à se gonfler/élasticité).
2.3. Échanges gazeux : Hématose
Transformation du sang veineux (riche en CO₂, pauvre en O₂) en sang artériel(riche en O₂, pauvre en CO₂).
Conditions nécessaires : ventilation, perfusion, diffusion.
Air inspiré : 79% N, 21% O₂ (FiO₂), peu de CO₂.
Diffusion des gaz : passive à travers la membrane alvéolo-capillaire selon un gradient de pression.
O₂ diffuse de l'alvéole vers le sang.
CO₂ diffuse du sang vers l'alvéole.
2.4. Transport des gaz dans le sang
Oxygène (O₂) :
Majoritairement fixé à l'hémoglobine (Hb).
Un peu dissous dans le plasma.
Gaz carbonique (CO₂) :
Majoritairement combiné avec l'eau en bicarbonates (HCO₃⁻) et protons (H⁺).
Fixé à l'hémoglobine.
Un peu dissous dans le plasma.
2.5. Exploration de l'Hématose
Saturation pulsée en oxygène (SpO₂) : mesure non invasive de la saturation d'Hb en O₂(> 95%).
Gaz du sang artériel : prélèvement invasif pour des analyses plus complètes.
Abréviation | Norme | Anomalies | |
|---|---|---|---|
Potentiel hydrogène | pH | 7,38 – 7,42 | Acidémie / Alcalémie |
Pression artérielle en oxygène | PaO₂ | 100 mmHg | Hypoxémie / Hyperoxie |
Pression artérielle en dioxyde de carbone | PaCO₂ | 38 – 42 mmHg | Hypocapnie / Hypercapnie |
Saturation artérielle en oxygène | SaO₂ | > 95% | Désaturation |
Bicarbonates | HCO₃⁻ | 22 – 26 mmol/L | Acidose métabolique / Alcalose métabolique |
2.6. Contrôle de la respiration
Régulé par : capteurs (chémorécepteurs, mécanorécepteurs), contrôleur central (cerveau), effecteurs (muscles respiratoires).
Commande ventilatoire :
Automatique/involontaire (tronc cérébral).
Volontaire (cortex cérébral).
Régulation : les chimiorécepteurs ajustent la ventilation minute.
Centraux (bulbe rachidien) : sensibles à PaCO₂ et pH.
Périphériques (aorte, carotides) : sensibles à PaO₂, PaCO₂ et pH.
Hyperventilation en cas de ↓PaO₂ ou ↑PaCO₂ (ou ↓pH).
Hypoventilation en cas de ↑PaO₂ ou ↓PaCO₂ (ou ↑pH).
Mécanorécepteurs : contrôlent la distension thoracique.
RÉSUMÉ : PHYSIOLOGIE DE L'HÉMOSTASE
L'hémostase est l'ensemble des mécanismes qui préviennent et stoppent les saignements, assurant la fluidité du sang dans les vaisseaux intacts et la formation de caillots encas de lésion, suivi de leur dissolution pour rétablir la perméabilité vasculaire.
1. Généralités - L'hémostase physiologique
Maintenu en équilibre permanent.
Dans un vaisseau intact : lesang reste fluide.
En cas de rupture d'un vaisseau :
Formation d'un caillot fibrino-plaquettaire pour arrêter le saignement et colmater la lésion.
Le caillot estpar la suite dissous pour rétablir la perméabilité vasculaire.
Efficace et sans danger si : localisée, rapide, non extensive.
Interactions complexes entre : paroi vasculaire, plaquettes sanguines, système de la coagulation, système de la fibrinolyse.
2. Étapes de l'hémostase
1ère étape : Vasoconstriction
Contraction du muscle lisse vasculaire.
2ème étape : HémostasePrimaire
Formation du clou plaquettaire sur la brèche vasculaire.
Implique : paroi vasculaire (sous-endothélium thrombogène), plaquettes sanguines, protéines plasmatiques (Facteur von Willebrand (vWF), Fibrinogène).
3ème étape : Coagulation (plasmique)
Formation d'un caillot de Fibrine.
4ème étape : Fibrinolyse
Dissolution du caillot pour rétablir la perméabilité vasculaire.
3. Hémostase Primaire
3 Grandes Étapes :
1. Adhésion des plaquettes au sous-endothélium :
Implique les Glycoprotéines (Gp) plaquettaires (Ib-IX-V, IaIIa) qui se lient au vWF et aucollagène exposés par la lésion.
vWF : glycoprotéine synthétisée par les cellules endothéliales / mégacaryocytes, rôle clé dans l'adhésion plaquettaire et transport du FVIII.
2. Activation des plaquettes :
Modifications morphologiques.
Libération du contenu des granules (ADP, sérotonine, Ca²⁺, Fg, vWF) qui recrutent d'autres plaquetteset amplifient l'activation.
Activité procoagulante via les phospholipides membranaires.
Expression de la GPIIb/IIIa (récepteur du Fibrinogène).
3. Agrégation des plaquettes :
Agglutination des plaquettes activées par le Fibrinogène qui se lie à la GPIIb/IIIa.
Le Fibrinogène est une glycoprotéine hépatique, substrat de la thrombine.
4. Coagulation Plasmatique - Généralités
Cascade d'activation de protéines de la coagulation (proenzymes → enzymes actives).
But : génération de Thrombine (FIIa), l'enzyme clé.
La Thrombine transforme le Fibrinogène en Fibrine (caillot de Fibrine).
3 phases : Initiation, Amplification, Propagation.
Localisation : surfacesactivatrices des plaquettes (phospholipides anioniques).
Facteur Tissulaire (FT) : initiateur de la cascade.
Implique : protéines plasmatiques inactives, cofacteurs (FV, FVIII), ions calcium (Ca²⁺).
La génération de thrombine est régulée par des systèmes inhibiteurs (équilibre).
4.1. Protéines plasmatiques de la coagulation
Synthétisées principalement par le foie.
Facteurs Vitamine K-dépendants : II, VII, IX, X.
Déficits des facteurs procoagulants → pathologies hémorragiques.
Déficits des facteurs anticoagulants → pathologies thrombotiques.
5. Régulation de la Génération de Thrombine (Inhibiteurs de la Coagulation)
But : limiter l'extension des thromboses.
TFPI (Tissue Factor Pathway Inhibitor) : bloque la voie du Facteur Tissulaire.
Système Protéine C (PC) / Protéine S (PS) : inhibe les cofacteurs V et VIII.
Antithrombine (AT) : complexe irréversible avec les protéases (FIIa, FXa). Son efficacité est augmentée par l'Héparane Sulfate (HS).
6. Fibrinolyse
Processus physiologique de dissolution des caillots de fibrine.
Enzyme clé : Plasmine.
La Plasmine est produite à partir du Plasminogène sous l'effet d'activateurs (tPA, uPA).
La Plasmine dégrade la Fibrine en produits dedégradation de la Fibrine (PDF) et D-Dimères.
Régulation (inhibiteurs de la fibrinolyse) :
PAI-1 : inhibe les activateurs (tPA, uPA).
TAFI : empêche le Plasminogène de se fixer à la Fibrine.
α2 Antiplasmine : inhibiteur de la Plasmine.
7. Méthodes d'exploration (In Vitro)
Quand ? Manifestations hémorragiques, situation pré-opératoire.
Pourquoi ? Évaluer la capacité de coagulation.
Comment ? Tests explorant l'hémostase primaire et la coagulation.
7.1. Hémostase Primaire
Numération plaquettaire.
Temps de Saignement (Ivy) : explore vWF, fonctions plaquettaires, Fg. Normale : 4 à 10 minutes. La HAS ne recommande plus ce test en routine.
Temps d'Occlusion plaquettaire (PFA-100) : test in vitro sur sang total. Mesure le temps d'occlusion d'un orifice avec collagène/agonistes. Bon test de dépistage de la Maladie de Willebrand.
Dosage du vWF (activité, antigène), Fonctions plaquettaires spécifiques.
7.2. Exploration de la Coagulation
Tests de 1ère intention (globaux) :
Temps de Quick (TQ ou TP) : explore FII, FV, FVII, FX, Fg. Exprimé en %. Normale > 70%.
Temps de Céphaline + Activateur (TCA) : explore FII, FV, FVIII, FIX, FX, FXI, FXII, Fg. Exprimé en secondes par rapport à un témoin.
Dosage du Fibrinogène.
2ème intention : dosages spécifiques des facteurs (II, V, VII, VIII, IX, X, XI, XII, vWF...).
Conditions préanalytiques cruciales : prélèvement veineux franc, ordre de prélèvement, bonremplissage des tubes, homogénéisation, analyse dans les 4h.
RÉSUMÉ : MÉTABOLISME THYROÏDIEN
Le métabolisme thyroïdien est un système régulé qui produit deshormones essentielles au fonctionnement de nombreux organes et au métabolisme général du corps.
1. Introduction : Effets biologiques
La thyroïde sécrète des hormones qui influencent l'activité et le métabolisme de presque tous les tissus du corps.
2. Caractéristiquesde la thyroïde
Anatomie :
Plus grande glande endocrine du corps, située à l'avant du cou, sous le larynx.
Composée de deux lobes latéraux et un isthme (forme de H oupapillon).
Un goitre est une augmentation visible de la taille de la thyroïde.
Histologie :
Follicule thyroïdien : unité fonctionnelle, contientun colloïde entouré de thyréocytes et cellules C.
Thyréocytes (cellules folliculaires) : synthétisent la thyroglobuline (Tg), absorbent l'iode, synthétisent et sécrètent les hormones T3 et T4.
Colloïde : substance stockant la Tg, lieu des précurseurs MIT et DIT.
Cellules C (parafolliculaires) : synthétisent la calcitonine (voir métabolisme phosphocalcique).
3. Hormones thyroïdiennes : biosynthèse
La thyroïde synthétise 3 hormones principales : T3 (tri-iodothyronine), T4 (tétra-iodothyronine ou thyroxine), Calcitonine.
3.1 Synthèse de la thyroglobuline (Tg) : dans les thyréocytes, puis stockée dans le colloïde.
3.2 Capture de l'iode : indispensable à la synthèse.
Sources : alimentation (sels iodés, poissons, produits laitiers, algues), exposition médicamenteuse.
Besoins journaliers : 150 µg/jour pour adultes.
3.3 Synthèse des précurseurs : iodation des tyrosines de la Tg.
MIT (mono-iodotyrosine), DIT (di-iodotyrosine).
Condensation : 1 MIT + 1 DIT= T3 ; 2 DIT = T4.
3.4 Libération des hormones T3 et T4 :
Tg iodée réabsorbée par les thyréocytes, T3/T4 se séparent de la Tg etsont relarguées dans le sang.
Circulent sous forme liée aux protéines (inactive) et libre (active).
3.5 Recyclage interne de l'iode : T4 peut devenir T3 (plus active) pardésiodation ; l'iode libre est réutilisé.
4. Régulation : axe hypothalamo-hypophysaire
Contrôle sur 3 niveaux :
Hypothalamus : sécrète TRH (hormone thyréotrope) → stimule l'hypophyse.
Hypophyse : sécrète TSH (thyréostimuline).
Stimulée par œstrogènes, carence en iode.
Inhibée par corticoïdes, dopamine, somatostatine, excès d'iode.
Thyroïde : TSH se lie aux récepteurs des thyréocytes → active synthèse et sécrétion de T3 et T4.
Rétrocontrôle négatif : l'augmentation de T3/T4 inhibe la sécrétion de TRH et TSH.
Inversement, la diminution de T3/T4 ou l'augmentation des besoins (froid, grossesse) stimuleTRH et TSH.
5. Affections
5.1 Hypothyroïdie :
Description : Hypoactivité de la thyroïde, diminution de T3/T4.
Causes : Thyroidite d'Hashimoto (auto-immune), manque d'iode, inflammation, traitements de l'hyperthyroïdie.
Traitement : hormones thyroïdiennes (T4 synthétique).
Dépistage :TSH élevée (> 4 mUI/L).
Symptômes : fatigue, prise de poids, frilosité, bradycardie, constipation, sécheresse peau/cheveux, troubles cognitifs/humeur.
5.2Hyperthyroïdie :
Description : Hyperactivité thyroïdienne, élévation de T3/T4.
Causes : Maladie de Graves-Basedow (auto-immune), maladie de Plummer, adénome toxique, inflammation, médicaments.
Traitement : iode radioactif, médicaments, ablation chirurgicale.
Dépistage : TSH basse (< 0,4 mUI/L) et T3/T4 élevées.
Symptômes : perte de poids, tachycardie, chaleur, tremblements, irritabilité, diarrhée, goitre.
6. Examen sanguin : Bilan thyroïdien
Dosage de la TSH enpremière intention. Si anormale, dosage de la T4 libre (et parfois T3 libre).
Valeurs normales de référence : TSH (0,4 à 4,0 mUI/L).
Peut être complété par dosaged'anticorps ou échographie.
RÉSUMÉ : ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DIGESTIVE
Le système digestif transforme les aliments en nutriments absorbables pour fournir de l'énergie et des matériaux deconstruction au corps, tout en éliminant les déchets.
1. Anatomie de l'appareil digestif
Tube digestif : tube musculaire traversant le corps.
Cavité buccale : digestion mécanique (mastication)et chimique (salive).
Pharynx : transport du bol alimentaire vers l'œsophage, protection des voies aériennes.
Œsophage : conduit musculo-membraneux, relie pharynx à estomac.
Estomac : pocheen J, brassage et digestion chimique (sucs gastriques), transforma aliments en chyme.
Sucs gastriques : pepsine (digère protéines), mucus (protection), acide chlorhydrique (bactéricide, active pepsine), facteur intrinsèque (absorption B12).
Pas d'absorption alimentaire majeure dans l'estomac.
Intestin grêle : (duodénum, jéjunum, iléon).
Siteprincipal de la digestion enzymatique et l'absorption des nutriments.
Reçoit les sucs pancréatiques et la bile.
Côlon : (caecum, appendice, côlon droit/transverse/gauche/sigmoïde).
Réabsorption d'eau, formation des selles, activité bactérienne.
Rectum et canal anal : stockage des selles, continence et défécation.
Péritoine : membraneséreuse (pariétal, viscéral) entourant la cavité péritonéale.
Organes accessoires : dents, langue, glandes salivaires, pancréas, foie, vésicule biliaire.
Pancréas :
Fonction endocrine : sécrète hormones (insuline, glucagon) par les îlots de Langerhans.
Fonction exocrine : sécrète les sucs pancréatiques (enzymes digestives : lipase, amylase, protéase) dans le duodénum.
Foie :
Plus volumineux organe, hypochondre droit. Reçoit sang veineux (veine porte) et artériel (artère hépatique).
Hépatocytes : produisent la bile (via canaux biliaires) pour la digestion des lipides.
Vésicule biliaire : stocke et concentre la bile.
2. Physiologie dela nutrition et la digestion
Digestion : transformation mécanique et chimique des aliments en nutriments.
Nutriments : composés absorbables directement par l'organisme (macronutriments, micronutriments, eau).
Besoins énergétiques : 2700 Kcal/j (homme), 2200 Kcal/j (femme).
Principaux nutriments :
Protéines : acides aminés essentiels, rôle structural, peu énergétique.
Glucides : source principale d'énergie (sucres lents/rapides, glucose).
Lipides : glycérides, acides gras, stérols. Rôle structural et énergétique.
Sels minéraux (macro-éléments, oligo-éléments).
Vitamines (liposolubles A, D, E, K ; hydrosolubles).
Mécanismes fondamentaux de la digestion :
Motilité : déplacement et brassage du contenu digestif.
Sécrétion : enzymes, hormones, mucus, salive, bile.
Digestion : dégradation des molécules.
Absorption : transfert des molécules du tube digestif vers le milieu intérieur.
Le système digestif est aussi une barrière de défense contre les corps étrangers.
Phases de la digestion :
Buccale : mastication, insalivation.
Déglutition : transfert vers l'œsophage.
Gastrique : brassage, digestion chimique (protéines), formation du chyme.
Pancréatique : digestion enzymatique (lipase, amylase, protéase) dans le duodénum.
Hépatique et biliaire : la bile émulsifie les lipides pour les digérer.
Intestinale : site principal de la digestion enzymatique complète et de l'absorption des nutriments (gluco, lipides, protéines,vitamines, eau, minéraux).
Colique et rectale : réabsorption d'eau, fermentation bactérienne, formation des selles, stockage et élimination.
RÉSUMÉ : THERMORÉGULATION
La thermorégulation est le processus vital par lequel le corps humain maintient sa température interne stable autour de 37°C, grâce à l'équilibre entre la production (thermogenèse) et la dissipation (thermolyse) de chaleur.
1. Introduction
Homéostasie : maintien de la température corporelle à 37°C (entre 36,0 et 37,5°C).
Températures optimales pour les réactions enzymatiques.
Survival limitée au-dessus de 43°C et en dessous de 35°C (hypothermie).
Température variable selon les régions du corps (centrale > périphérique).
Thermorégulation : équilibre entre thermogenèse (production de chaleur) et thermolyse (déperdition de chaleur).
Influencée par : activité, environnement, moment de la journée, âge, sexe, émotions.
2. Centre de la Thermorégulation
L'hypothalamus est le centre de contrôle.
Détection des changements de température par thermorécepteurs (périphériques et centraux).
Réponse adaptée : activation de la thermogenèse ou de la thermolyse.
3. Face au froid : mécanismes de la thermogenèse
3.1 Conservation de la chaleur :
Vasoconstriction des vaisseaux proches de la peau (système nerveux sympathique) pour réduire les pertes de chaleur.
Chair de poule : contraction des muscles pilo-érecteurs créant une couche d'air isolante.
3.2 Génération de chaleur :
Frissons / grelottements : contractions involontaires des muscles squelettiques.
Augmentation du métabolisme (libération de T4, noradrénaline, adrénaline).
Modification du comportement (s'habiller, activité physique).
3.3 Échanges d'énergie pour capter la chaleur :
Conduction thermique (contact avec objet plus chaud).
Rayonnement thermique (ondes IR, ex: soleil).
4. Face à la chaleur : mécanismes de la thermolyse
4.1 Augmentation des déperditionsde chaleur :
Vasodilatation des vaisseaux proches de la peau (système nerveux sympathique) pour dissiper la chaleur.
Modification du comportement (vêtements légers, réduire l'activité, chercher la fraîcheur).
4.2 Augmentation de la transpiration :
Activation des glandes sudoripares pour évaporer l'eau de la peau, entraînant un refroidissement.
4.3 Échanges d'énergie pour dissiper la chaleur :
Convection thermique (courants d'air).
Rayonnement thermique infrarouge (corps émet des IR).
Conduction thermique (contact avec objet plus froid).
5. Troublesde la thermorégulation
Hypothermie (<35°C) :
Causes : diminution de la thermogenèse, déperdition excessive, altération de la thermorégulation.
Symptômes : confusion, bradycardie, troubles de la conscience, coma.
Traitement : réchauffement externe/interne.
Hyperthermie (>40°C) :
Causes : augmentation de la thermogenèse, hypermétabolisme (hyperthyroïdie), déséquilibre hormonal, médicaments.
Symptômes : troubles de la conscience, tachycardie, délire, coma.
Traitement : mesures de réfrigération, réhydratation.
Différence Hyperthermie / Fièvre : l'hyperthermie est une accumulation de chaleur (mécanisme anormal), la fièvre est un mécanisme de défense (réponse à une infection).
RÉSUMÉ : BASES DU SYSTÈME NERVEUX
Le système nerveux est le centre de régulation et de communication de l'organisme, traitant les informations sensorielles, intégrant les données et générant des réponses motrices via des influx électriques rapides et spécifiques.
1. Introduction
Contrôle toutes les fonctions de l'organisme.
Trois fonctions principales :
Sensorielle : recevoir et percevoir les informations.
Intégrative : traiter, réguler et interpréter l'information.
Motrice : fournir une réponse adaptée (muscles, glandes, organes).
Communication par influx électriques, rapides, unidirectionnels et spécifiques.
2. Organisation du tissu nerveux
Composé de neurones (cellules nerveuses) et cellules gliales (protection).
2.1 Neurones :
Cellules spécialisées dans la transmission de messages nerveux.
Excitables (réagissent aux stimuli), conductrices (produisent et transmettent influx électriques).
Amitotiques (incapables de se diviser), longue durée de vie.
Description anatomique : corps cellulaire, dendrites (captent signaux), axone (prolongement unique, transmet signal), gaine de myéline (isole, augmente vitesse), terminaisons axonales (lieu de passage des influx).
Types : sensitifs (vers SNC), moteurs (vers effecteurs), interneurones (entre neurones).
2.2 Cellules gliales (névroglie) :
Ne transmettent pas d'influx.
Rôle : entourer, soutenir, nourrir, protéger les neurones.
Ex : Astrocytes (protection),Oligodendrocytes (myéline SNC), Cellules de Schwann (myéline SNP).
3. Système Nerveux Central (SNC)
Reçoit, contrôle, intègre informations sensitives/sensorielles et génère réponses.
Régule fonctions essentielles (équilibre, mouvement, perception, émotions).
Composé de : encéphale (cerveau, tronc cérébral, cervelet) et moelle épinière.
Cerveau : siège de la conscience, mémoire.
Cervelet : coordination des mouvements, équilibre.
Tronc cérébral : jonction cerveau/moelle épinière.
Moelle épinière : transmet informations entre cerveau et nerfs.
Substance grise (corps cellulaires) et substance blanche (axones myélinisés).
4. Système Nerveux Périphérique (SNP)
Hors SNC, composé de nerfs (crâniens, rachidiens).
Lien entre périphérie (récepteurs/effecteurs) et SNC.
4.2 Voies nerveuses périphériques :
Sensorielle ou afférente : des récepteurs sensoriels versle SNC (informations sur stimuli externes/internes).
Motrice ou efférente : du SNC vers les effecteurs (muscles, glandes).
Voie motrice subdivisée :
4.2.2.1 Système nerveux somatique : comportements moteurs volontaires (muscles squelettiques).
Excep. : réflexes (réponse rapide, involontaire, via moelle épinière - arc-réflexe).
4.2.2.2 Système nerveux autonome (SNA) : comportements moteurs involontaires (respiration, digestion, etc. via muscles lisses).
Système sympathique : stimule processus (urgence, fight-or-flight), augmente FC/TA/FR, dilate pupilles.
Système parasympathique : inhibe processus (repos, rest-and-digest), diminue FC/FR/TA, stimule digestion.
Système nerveux entérique (SNE) : contrôle autonome du système digestif.
5. Transmission nerveuse : Excitation des neurones
5.1 Potentiel derepos :
Membrane polarisée (-75 mV), Na⁺ majoritaire extracellulaire, K⁺ intracellulaire.
5.2 Potentiel d'action :
Dépolarisation : stimulation → ouverture canaux Na⁺ → entrée massive Na⁺ → inversion polarité (+40 mV).
Repolarisation : canaux Na⁺ s'inactivent → sortie K⁺ → retour polarité négative.
Hyperpolarisation : sortie excessive de K⁺ → potentiel plus négatif que repos (-80 mV).
Retour au potentiel de repos via pompe NaK-ATPase.
5.3 Propagation de l'influx nerveux :
Vague de dépolarisation unidirectionnelle le long de l'axone.
Règle du "tout ou rien" : si seuil dépassé, potentiel d'action avec même amplitude.
6. Synapses
Zones de contact fonctionnelles entre terminaisons axonales et cellules cibles.
Cellule présynaptique (envoie signal), cellule postsynaptique (reçoit signal).
Fente synaptique : espace entre les cellules.
Types :
Synapses électriques : passage direct du signal via jonctions communicantes (très rapide).
Synapses chimiques : signal indirect via neurotransmetteurs.
Implique : arrivée influx → ouverture canaux Ca²⁺ → libération neurotransmetteurs dans fente → fixation sur récepteurs postsynaptiques.
7. Les neurotransmetteurs
Messagers chimiques transmettant l'information neuronale.
Familles : Amines (Acétylcholine, Dopamine, Noradrénaline, Sérotonine), Acides aminés (GABA, Glutamate).
Types de récepteurs :
Ioniques (canaux) : rapides, directs (ex: récepteurs nicotiniques pour acétylcholine).
Métabotropes (protéines G) : indirects, amplifiés (ex: adrénergiques pour noradrénaline/dopamine).
Propriétés :
Excitateurs : provoquent dépolarisation (ex: acétylcholine, glutamate).
Inhibiteurs : provoquent hyperpolarisation (ex: GABA).
Modulation : agonistes (imitent neurotransmetteurs), antagonistes (bloquent neurotransmetteurs).
8. Examen etTroubles neurologiques
Examen neurologique : évalue symptômes, nerfs crâniens/moteurs/sensitifs, réflexes, équilibre.
Examens complémentaires : EEG, IRM, ponction lombaire.
Troubles neurologiques (exemples) :
Alzheimer : dégénérescence neurones (acétylcholine), pertes de mémoire.
Parkinson : perte neurones dopaminergiques, tremblements, rigidité.
Sclérose en plaques : auto-immune, destruction gaines de myéline.
Huntington : stimulation excessive neurotransmetteurs, mouvements involontaires.
Schizophrénie : augmentation synthèse dopamine, délires, troubles pensée.
RÉSUMÉ : APPAREIL GÉNITAL FÉMININ
L'appareil génital féminin est un système complexe d'organes internes et externes orchestrés par des régulations hormonales pour la reproduction, la production d'hormones, et le maintien des caractères sexuels secondaires.
I. Anatomie
Organes génitaux internes :
Ovaires (2) :
Fonction endocrinienne : sécrétion d'hormones stéroïdiennes (œstrogènes, progestérone).
Fonction exocrine : production d'ovocytes matures par les follicules.
Trompes utérines (Fallope) : acheminent l'ovocyte de l'ovaire à l'utérus, lieu de fécondation.
Utérus : organemusculaire où se développe l'embryon/fœtus.
Endomètre : muqueuse tapissante l'utérus, desquame lors des règles si pas de fécondation.
Myomètre : couche musculaire externe.
Col utérin: assure la communication entre utérus et vagin.
Produit la glaire cervicale (visqueuse sauf à l'ovulation).
Frottis cervico-utérin : dépistage du cancer du col (infection HPV).
Vagin : organe tubulaire, extensible, reçoit sperme, voie de l'accouchement.
Organes génitaux externes (Vulve) :
Grandes et petites lèvres.
Clitoris : organe érectile.
Méat urinaire (sous le clitoris), orifice vaginal, fourchette vulvaire.
L'urètre féminin est court (2-3 cm).
II. Physiologiedu fonctionnement
Contrôlé par l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
Hypothalamus : sécrète GnRH (gonadolibérine).
Hypophyse antérieure : sécrète LH (hormone lutéinisante) et FSH (hormone folliculostimulante).
Ovaires : sécrètent œstradiol (œstrogène) et progestérone.
Ces hormones agissent sur les organes cibles (utérus, vagin, glandes mammaires, os) et sont responsables des caractères sexuels secondaires.
Elles exercent un rétrocontrôle négatif sur FSH/LH, sauf LHet FSH (pic d'ovulation).
Cycle menstruel
Ovaire : phases folliculaire, ovulatoire, lutéale.
Endomètre : phases menstruelle, proliférative, sécrétoire.
II.1 Phase folliculaire (ovaire) / Menstruelle et Proliférative (endomètre) :
Débute avec les règles. Recrutement/sélection d'un follicule dominant par FSH/LH.
Follicules en croissance sécrètent l'œstradiol, qui épaissit l'endomètre.
II.2 Phase ovulatoire :
Déclenchée par un pic de LH (et FSH).
36h après le pic de LH, l'ovocyte mature est libéré.
II.3 Phase lutéale :
Après l'ovulation, lefollicule transformé en corps jaune.
Corps jaune sécrète œstrogènes et progestérone (en quantités croissantes).
Progestérone stimule la différenciation de l'endomètre (devient "sécrétoire", propice à l'implantation).
Température basale corporelle augmente (effet thermogène de la progestérone).
Si pas de grossesse : corps jaune dégénère, chutes œstradiol/progestérone → règles.
Si grossesse : HCG (gonadotrophine chorionique humaine) maintient le corps jaune actif.
Applications pratiques
Contraception hormonale : administre œstrogènes/progestérone pour créer un rétrocontrôle négatif constant sur l'hypophyse, inhibant l'ovulation et modifiant la glaire cervicale.
Quelques pathologies fréquentes
Grossesse ectopique (extra-utérine) : sac ovulaire en dehors de la cavité utérine (ex: trompe). Risque d'hémorragie interne grave.
Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : oligo-anovulation (cycles irréguliers), hyperandrogénie(testostérone élevée), syndrome métabolique.
Endométriose : présence d'endomètre en dehors de la cavité utérine. Douleurs intenses (dysménorrhée, dyspareunie), troubles digestifs, problèmes de fertilité.
Myomes: tumeurs bénignes du tissu conjonctif utérin, souvent asymptomatiques, peuvent causer douleurs pleviennes, ménorragies.
RÉSUMÉ : APPAREIL GÉNITAL MASCULIN
L'appareil génital masculin est un ensemble d'organes internes et externes, sous contrôle hormonal, ayant pour fonctions la production de spermatozoïdes (spermatogenèse) et d'hormones sexuelles (testostérone).
I. Anatomie
Organes génitaux externes :pénis, scrotum, testicules.
Organes génitaux internes : prostate, vésicules séminales, canaux déférents, urètre.
Scrotum : contient les testicules.
Testicules :
Fonction endocrinienne : production de testostérone.
Fonction exocrine : production de spermatozoïdes dans les tubes séminifères.
Cellules de Sertoli (spermatogenèse) et cellules de Leydig (testostérone).
Épididyme : canal unique enroulé, maturation et stockage des spermatozoïdes.
Canal déférent : transporte les spermatozoïdes del'épididyme.
Pénis : corps caverneux et spongieux (tissu érectile). La partie distale de l'urètre le traverse.
Urètre masculin : double fonction (urinaire et reproductrice). Composé de 3parties : prostatique, membraneuse, spongieuse. Sa particularité anatomique en "S" inversé nécessite une technique de sondage vésical spécifique.
Prostate : sous la vessie, entoure l'urètre. Produit une partie du liquide séminal.
Vésicules séminales : s'unissent aux canaux déférents pour former les canaux éjaculateurs. Produisent un liquide qui nourrit les spermatozoïdes.
II. Physiologie du fonctionnement
Contrôlé par l'axe hypothalamo-hypophyso-testiculaire.
Hypothalamus : produit GnRH (libération pulsatile).
Hypophyse antérieure : libère LH et FSH.
LH : agit sur les cellules de Leydig → stimule production de testostérone.
Testostérone : responsable du développement des caractères sexuels secondaires et exerce un rétrocontrôle négatif sur l'axe hypothalamo-hypophysaire.
FSH : responsable de la production des spermatozoïdes par les cellules de Sertoli (en présence de testostérone).
Œstradiol et inhibine B : inhibent la production de FSH.
Applications pratiques
Prise d'hormones stéroïdes exogènes (ex : testostérone) :
Induit un rétrocontrôle négatif sur l'axe, inhibant la spermatogenèse (peut causer azoospermie).
Le spermogramme se normalise seulement 3 mois après l'arrêt.
Quelques pathologies fréquentes
Cancer testiculaire : lecancer le plus fréquent chez l'homme jeune (15-35 ans). Souvent détecté par autopalpation ou asymétrie testiculaire.
Hypertrophie bénigne de prostate (HBP) : concerne hommes > 50 ans. Augmentation du volume de la prostate(adénome bénin) qui peut obstruer l'urètre et causer des troubles urinaires (pollakiurie, urgenturie, dysurie).
Cancer de la prostate : très fréquent chez l'homme > 50 ans. Souvent asymptomatique, peutprésenter des symptômes similaires à l'HBP, hématurie, hémospermie.
RÉSUMÉ : DE LA NAISSANCE À L'ADOLESCENCE
Cette section traverse les étapes clés du développement humain, de la naissance à l'adolescence, en explorant les adaptations physiologiques, le développement moteur, cognitif, affectif, et social, ainsi que les suivis médicaux et les défis spécifiques à chaque période.
1. La Naissance
Adaptation à la vie extra-utérine :
Respiratoire : résorption du liquide alvéolaire, maturation après 35 SA (surfactant), premier cri (air dans les poumons).
Circulatoire : fermeture du foramen ovale et du canal artériel (modifications hémodynamiques).
Thermique : le nouveau-né passe de 37°C à 23°C, faible pannicule adipeux, vasoconstriction pouréviter la perte de chaleur, apparition de la thermogenèse (néoglucogenèse, lipolyse).
Rôle de l'infirmier : assurer le confort (sécher, envelopper, peau à peau), clamper le cordon.
Examen du nouveau-né :
Scores d'évaluation : Apgar (battements cardiaques, respiration, tonus, réactivité, coloration) et Silverman (détresse respiratoire).
Examen morphologique : mensurations (macrosomie, RCIU), traumatismes obstétricaux, malformations visibles (oreilles, palais, OGE, anus).
Examen neurologique : tonus, motricité, réflexes archaïques, contact oculaire.
Test de Guthrie (dépistage obligatoire et systématique) : phénylcétonurie, hypothyroïdie congénitale, hyperplasie des surrénales,drépanocytose, mucoviscidose.
Rôle infirmier : identification, recherche de malformations, soins initiaux (peser, toiser, prélèvements, désinfection œil/cordon, Vitamine K), favoriser le lien mère-enfant.
Caractéristiques du nouveau-né :
Mensurations moyennes : 3300g, 50cm, 33cm (PC).
Sommeil : 18-20h/j, sur le dos, chambre18-20°C.
Alimentation : allaitement maternel à la demande ou artificiel toutes les 3-5h.
Perte de poids physiologique maximale : 10% du poids de naissance.
Selles et urines : méconium < 48h, urines < 24h.
Déclaration de naissance : dans les 3 jours, à l'officier d'état civil.
2. Le Développement de l'Enfant
Processus dynamique continu, interagir entre moteur et psychique.
Concept de maturation, dépend de l'environnement (relations parents).
Développement moteur :
Dépend de l'évolutionneurologique et maturation cérébrale (myélinisation jusqu'à 20 ans).
Évolution céphalo-caudale : hypertonique au début, s'autonomise.
Tenue de tête : 3 mois ; tenue assise sansappui : 9 mois ; marche seule : 12-18 mois.
Préhension (pince pouce-index) : 9-12 mois.
Contrôle sphinctérien : propreté diurne 18-24 mois, nocturne 24-30 mois.
Développement intellectuel :
Acquisition du schéma corporel (joue avec les mains 3 mois, pieds 6 mois).
0-24 mois : stade sensori-moteur (permanence de l'objet à 8 mois).
2-6/7 ans : stade pré-opératoire (jeux symboliques).
6-7 ans à adolescence : comprendtransformations, notions abstraites.
Développement du Langage :
Sons laryngés 1 mois, gazouille 2-4 mois, dissyllabe 5-6 mois.
Imitationsons 7-8 mois, écholalie 9 mois.
"Maman", "Papa" 12 mois, comprend ordres simples.
Vocabulaire riche entre 18-24 mois (20 mots à 18 mois,200 mots à 24 mois).
Acquisition du "moi" à 30 mois, "je" à 3 ans (1000-2000 mots).
Langage constitué 4 ans, début écrit 5 ans, lecture 6 ans.
Développement affectif :
1ère année : dépendance passive (fusion avec la mère), stade oral passif (naissance-sevrage).
4 mois : sociabilité augmente.
6-8 mois : visage de la mère reconnu.
8-9 mois : angoisse de l'étranger, permanence de l'objet, début d'autonomie.
3 ans : processus d'opposition ("je"), stade anal (contrôle sphinctérien, signification sociale).
3-4 ans : stade "phallique" (intérêt pour organes génitaux), identification au parent du même sexe.
Sommeil : nouveau-né (17-21h), 4 mois (rythme nycthéméral), 1 an (objet transitionnel, rituel de coucher).
3. Suivi du Nourrisson et de l'Enfant
Carnet de santé : dossiermédical individuel, lien entre médecins.
Surveillance régulière de la croissance staturo-pondérale (courbes de taille, poids, PC).
Examens et certificats de santé : 20 examens médicaux jusqu'à 6 ans.
Calendrier vaccinal : respect des âges (BCG, DTCP, Hib, Hépatite B, Pneumocoque, Méningocoque C, ROR, HPV).
Surveillance selon l'âge : malformations, cardiopathies, luxation hanche (Ortolani), développement psychomoteur, langage, orthopédie, troubles du comportement, scolarité, puberté.
4. L'Adolescence
Période de transition importante, qui s'est affirmée à partir du 19ᵉ siècle.
Tâches de l'adolescence : accepter modifications corporelles, acquérir identité sexuelle, gagner autonomie, quête de soi, faire le deuil de l'enfance, explorer le monde, se détacher des parents.
Besoin d'affirmation, de plaisir, d'expériences, d'intimité, mais aussi de limites.
Mécanismes de fonctionnement : somatisation, dépression, régression, rébellion, conduites à risque.
Conduites à risque (inutiles ou nécessaires pour leur dvt) :
Types : TS, vitesse, alcool, toxiques, TCA, fugues, vols, automutilations.
Facteurs de risque/vulnérabilité (environnementaux, culturels, sociodémographiques, sociaux, personnels).
Épidémiologie : accidents (1ère cause de mortalité 18-25 ans), consommation de toxiques (alcool, tabac, cannabis), tentatives de suicide (2nde cause de mortalité 15-24 ans).
Significations : tentative d'exister, échapper à la souffrance, quête de sens.
Réponse des adultes : ne pas banaliser, écouter, susciter la parole, répondre aux questions, éviter les médicaments non nécessaires, orienter, accompagner.
Consultation d'adolescent : prend du temps, plusieurs temps (avec parents, seul), respect de la confidentialité (loi 4 mars 2002).
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