1. L'interrogatoire en pneumologie

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Ce cours détaille l'importance et les techniques de l'interrogatoire en pneumologie. Il couvre les principaux signes fonctionnels respiratoires, les facteurs de risque, et les antécédents pertinents pour un diagnostic précis.

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Question

Citez trois facteurs de risque professionnels importants en pneumologie.

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Réponse

Exposition à des poussières (silice), à l'amiante et à des allergènes.

Question

Citez trois types d'antécédents personnels à rechercher lors de l'interrogatoire.

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Réponse

Antécédents respiratoires de l'enfance à l'âge adulte, antécédents extra-respiratoires (cancer, tuberculose, diabète, HTA, cardiopathie, néphropathie) et statut vaccinal BCG.

Question

Quels types d'antécédents familiaux sont importants à recueillir ?

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Réponse

Antécédents familiaux de pathologies respiratoires et extra-respiratoires (cancer, tuberculose, diabète, HTA, cardiopathie, néphropathie).

Question

Quels aspects du comportement sexuel sont à investiguer lors de l'interrogatoire ?

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Réponse

Antécédent d'IST, comportement sexuel à risque (partenaires multiples, rapports non protégés) et orientation sexuelle (homo ou hétérosexuelle).

Question

Quel est l'objectif principal de l'interrogatoire en pneumologie ?

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Réponse

Identifier les signes fonctionnels respiratoires, analyser leur chronologie et rechercher les facteurs de risque (tabac, expositions professionnelles, antécédents).

Question

Quelles sont les deux méthodes de calcul du tabagisme actif en paquets-années ?

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Réponse

Nombre de paquets par jour × nombre d'années de fumage (PA=paquets/jour×anneˊesPA = \text{paquets/jour} \times \text{années}).

Question

Quel est l'âge de début du tabagisme important à noter ?

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Réponse

L'âge de début du tabagisme.

Question

Citez trois autres habitudes toxiques à rechercher lors de l'interrogatoire en pneumologie.

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Réponse

Cannabis (herbe, résine, huile), alcool, autres drogues.

Question

Quels aspects de l'habitus du patient doivent être pris en compte lors de l'interrogatoire ?

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Réponse

Situation familiale (conjoint, enfants), mode de vie (niveau socio-économique, précarité), habitat (lieu, toiture, eau, électricité, nombre de pièces) et revenu mensuel.

Question

Quelle est la définition de la toux ?

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Réponse

Succession rapide d'inspiration brève et profonde à glotte ouverte, suivie d'une expiration brutale, explosive et bruyante.

Question

Quels sont les facteurs de risque liés à l'environnement à considérer ?

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Réponse

Lieu d'habitation en zone industrielle et exposition domestique (produits de jardinage, amiante, animaux comme les oiseaux).

Question

Quel est le rôle de la toux dans le corps ?

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Réponse

Maintenir la perméabilité des voies aériennes en éliminant sécrétions et particules étrangères.

Question

Quelles sont les différentes caractéristiques de la toux à préciser lors de l'interrogatoire ?

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Réponse

Mode de début et ancienneté, productivité (sèche ou avec expectoration), caractère paroxystique ou permanent, horaire, tonalité et rythme, mode de survenue et facteurs déclenchants, caractères particuliers (rauque, quinteuse, bitonale, douloureuse, incoercible, émétisante).

Question

Citez trois zones réflexogènes de la toux en dehors de l'arbre aérien.

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Réponse
  • Conduits auditifs externes
  • Séreuse pleurale
  • Médiastin
Question

Citez trois zones réflexogènes de la toux sur l'arbre aérien.

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Réponse
  • Espace interarythénoïdien
  • Trachée
  • Carène
Question

Quand la toux doit-elle être respectée et quand doit-elle être combattue ?

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Réponse

Respectée quand elle est productive (expulsion de produits intra-bronchiques). Combattue quand elle est une toux irritative sèche inutile.

Question

Citez quatre complications mécaniques de la toux.

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Réponse

Pneumothorax, perte de connaissance, fracture de côtes, incontinence urinaire.

Question

Citez trois complications nerveuses de la toux.

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Réponse

Vertiges, syncope, ictus laryngé.

Question

Quelles sont les causes de la toux aiguë récente ?

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Réponse

Contexte infectieux (angine, rhino-pharyngite, etc.), cardiaque (ICG), allergique (asthme), toxique (OAP lésionnel), ou toux pleurale sèche et douloureuse.

Question

Quelles sont les causes de la toux chronique productive ?

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Réponse

Bronchite chronique, dilatation des bronches et mucoviscidose, tuberculose.

Question

Quelle complication digestive peut être associée à la toux ?

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Réponse

Vomissements.

Question

Quelles sont les causes de la toux chronique sèche ?

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Réponse

Cancer bronchique, pathologies interstitielles, compressions médiastinales, ORL, RGO, asthme, iatrogènes médicamenteuses (IEC).

Question

Citez un exemple d'inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) pouvant causer une toux chronique sèche.

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Réponse

Captopril.

Question

Quelle est la définition de l'expectoration ?

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Réponse

Rejet hors de la cavité buccale, par la toux, de sécrétions des voies aériennes sous-glottiques anormales par leur qualité et/ou leur quantité.

Question

Comment est définie la bronchorrhée ?

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Réponse

Rejet par la bouche de sécrétions dont le volume est supérieur ou égal à 100 ml.

Question

Quel est le diagnostic différentiel principal de l'expectoration ?

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Réponse

Rejet de la salive de la cavité buccale et sécrétions de la sphère ORL.

Question

Quels sont les signes respiratoires d'une insuffisance respiratoire aiguë (IRA) ?

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Réponse

Cyanose, sueurs, polypnée > 30/min, tirage sus-sternal, respiration abdominale paradoxale, DEP < 150, hypoxémie.

Question

Quels sont les signes hémodynamiques d'une dyspnée aiguë grave ?

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Réponse

Tachycardie > 110/min, signes de choc (marbrures, oligurie), collapsus (PAS < 80 mmHg), signes d'IVD aiguë (TVJ, OMI).

Question

Quelle est la définition de la vomique ?

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Réponse

Évacuation brutale par la bouche d'une collection purulente abondante lors d'une toux.

Question

Citez trois causes vasculaires d'hémoptysie.

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Réponse

Embolie pulmonaire, HTAP, anévrysme de l'aorte fissuré dans une bronche.

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Citez deux causes cardiaques d'hémoptysie.

Insuffisance cardiaque gauche, rétrécissement mitral.

Quel est le signe caractéristique de l'expectoration dans les bronchectasies (DDB) ?

Expectoration chronique abondante (bronchorrhée), surtout matinale, parfois fétide.

Quelles sont les caractéristiques de l'expectoration en cas de BPCO ?

Expectoration chronique, surtout matinale, parfois fétide, associée à des antécédents de tabagisme et une dyspnée.

Quel aspect prend l'expectoration en cas d'OAP ?

Expectoration abondante, mousseuse, aérée, blanchâtre ou rosée, avec orthopnée.

Qu'est-ce que le crachat perlé de Laennec ?

Expectoration visqueuse, blanchâtre ou translucide, perlée, survenant en fin de crise d'asthme.

Quel est le premier objectif face à une dyspnée aiguë ?

Identifier les signes de gravité qui engagent le pronostic vital.

Comment distinguer une hémoptysie d'une hématémèse ?

Hémoptysie : sang rouge vif, aéré, lors de toux. Hématémèse : sang foncé, non aéré, lors de vomissements.

Citez quatre causes respiratoires d'hémoptysie.

  • Cancer bronchique
  • Tuberculose pulmonaire
  • DDB
  • Bronchite aiguë

Quelles sont les caractéristiques d'une hémoptysie ?

Rejet de sang rouge, rutilant, aéré et spumeux par la bouche lors d'une toux.

Quelles sont les trois classifications de l'hémoptysie selon la quantité de sang émise ?

Minime (filets), moyenne (300-500 ml), grande abondance (>500 ml), foudroyante.

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Sémiologie Respiratoire : L’Interrogatoire Médical

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Fiche de révision

Introduction à l'Interrogatoire en Pneumologie et l'Analyse des Symptômes Généraux

L'interrogatoire est la première étape cruciale de l'observation médicale, notamment en pneumologie. Il permet de recueillir des informations essentielles pour orienter le diagnostic et la prise en charge du patient. Une maîtrise parfaite de cette technique est indispensable pour identifier les signes fonctionnels et généraux.

Les Règles Préalables de l'Interrogatoire

Avant de débuter un interrogatoire, il est primordial de respecter certaines règles pour établir une relation de confiance avec le patient et assurer la confidentialité. Le soignant doit se présenter clairement, s'assurer que le patient est confortablement installé et que le lieu respecte l'intimité. Une tenue correcte et une attitude neutre, sans jugement, sont essentielles. En cas d'impossibilité d'interroger le patient directement (coma, démence), il faut se tourner vers l'entourage ou le médecin traitant pour recueillir l'anamnèse.

Collecte des Informations Patient

Motif de Consultation et Identité

L'interrogatoire débute par la détermination du motif de consultation ou d'hospitalisation, souvent un symptôme précis, mais pouvant aussi être la découverte d'une image radiologique anormale ou un dépistage. Il est recommandé d'utiliser des questions ouvertes comme « quelle est la raison de votre visite ? ». La collecte de l'identité (nom, prénom, âge) et de l'état civil (marié, célibataire, nombre d'enfants) est également une étape fondamentale.

Facteurs de Risques Respiratoires

Il est crucial d'évaluer les facteurs de risques respiratoires et autres habitudes toxiques. Concernant le tabagisme, il faut distinguer le tabagisme actif (évalué en paquets-années : nombre de paquets par jour multiplié par le nombre d'années de tabagisme) et le tabagisme passif. D'autres habitudes comme la consommation de cannabis, alcool, ou autres drogues doivent être recherchées. L'habitus (mode d'habitat, niveau socio-économique) ainsi que les facteurs de risque professionnels (exposition à l'amiante, silice, poussières) et environnementaux (lieu d'habitation, exposition domestique) sont également à explorer.

Le tabagisme est un facteur de risque respiratoire majeur à évaluer lors de l'interrogatoire.
Le tabagisme est un facteur de risque respiratoire majeur à évaluer lors de l'interrogatoire.
Antécédents et Comportement Sexuel

Les antécédents personnels (respiratoires, cancer, tuberculose, diabète, HTA) et familiaux (maladies héréditaires, contagieuses, chroniques) sont essentiels pour contextualiser la maladie. Enfin, le comportement sexuel (antécédents d'IST, comportements à risque, partenaires multiples) doit être abordé pour compléter le profil du patient.

Analyse des Signes Généraux

La Fièvre
Fièvre/fjɛvʁ/nom féminin

Élévation de la température corporelle centrale au-dessus de 38°C, mesurée chez un sujet au repos, normalement couvert et à une température ambiante tempérée.

« Une fièvre prolongée nécessite une investigation médicale approfondie. »

La thermométrie rectale est la méthode de référence pour la mesure de la température corporelle, reflétant fidèlement la température centrale. Une fièvre peu élevée, autour de 38°C, est appelée fébricule. L'orientation diagnostique de la fièvre peut être infectieuse (virale, tuberculeuse), toxique (alcoolisme), médicamenteuse, endocrinienne, métabolique ou neurologique.

L'Asthénie
Asthénie/as.te.ni/nom féminin

Sensation subjective d'incapacité physique et/ou psychique, se manifestant par une lassitude, une perte de force, ou une fatigabilité inhabituelle.

« Une asthénie persistante peut être le signe d'une pathologie sous-jacente. »

L'asthénie est un symptôme fréquent et peu spécifique. Son origine peut être liée à des troubles du sommeil (syndrome d'apnée du sommeil), à une hypotension artérielle, un cancer, une pathologie inflammatoire, une défaillance viscérale ou des troubles psychiques.

L'Anorexie et les Anomalies du Poids
Anorexie/a.nɔ.ʁɛk.si/nom féminin

Perte du besoin et du plaisir de s'alimenter, entraînant des apports alimentaires insuffisants par rapport aux besoins de l'organisme.

« L'anorexie peut compliquer l'évolution de nombreuses maladies chroniques. »

L'anorexie est la perte du plaisir de manger et peut être grave si la prise calorique est très faible. Les anomalies du poids, telles que l'amaigrissement ou la maigreur, doivent être quantifiées précisément, notamment en utilisant le calcul de l'Indice de Masse Corporelle (IMC) pour catégoriser la situation du patient (maigreur, poids souhaitable, surpoids, obésité).

IMC (kg/m²) Interprétation
<18,5 Maigreur
18,5–24,9 Poids souhaitable
25–29,9 Surpoids
≥ 30 Obésité
30 - 34,9 Obésité modérée (Classe I)
35 - 39,9 Obésité sévère (Classe II)
≥ 40 Obésité morbide (Classe III)

Analyse Détaillée de la Toux et de l'Expectoration

La Toux

La toux est un symptôme fréquent en pneumologie, mais peu spécifique. Une caractérisation sémiologique fine est essentielle pour en extraire la valeur étiologique. C'est une succession rapide d'une inspiration brève et profonde à glotte ouverte, suivie d'une expiration brutale, explosive et bruyante. La toux est un mécanisme de défense involontaire ou volontaire visant à maintenir la perméabilité des voies aériennes en éliminant les sécrétions ou les particules étrangères. Elle doit être respectée si elle est productive, mais combattue si elle est irritative et inutile.

Toux/tu/nom féminin

Évacuation réflexe ou volontaire d'air des poumons avec un bruit caractéristique, servant à dégager les voies respiratoires des irritants ou des sécrétions.

« Une <mark>toux</mark> persistante peut être le signe d'une maladie respiratoire. »

Zones Réflexogènes de la Toux

La toux peut être déclenchée par l'irritation de plusieurs zones réflexogènes. Ces zones incluent les conduits auditifs externes, les voies respiratoires supérieures (paroi postérieure du pharynx, espace rétro-amygdalien), l'arbre aérien (espace interaryténoïdien, trachée, carène, grosses bronches), les séreuses pleurales et le médiastin. Des zones plus éloignées comme la région vésiculaire et appendiculaire, ainsi que la zone utéro-annexienne peuvent également déclencher une toux.

Complications de la Toux

Les efforts de toux intenses et répétés peuvent entraîner diverses complications. Sur le plan mécanique, on peut observer un pneumothorax, une augmentation de la pression dans les cavités cardiaques droites, une perte de connaissance, une rupture d'anévrisme, des fractures de côtes (surtout chez les sujets âgés ou ostéoporotiques), des hernies abdominales ou inguinales, et une incontinence urinaire. Sur le plan digestif, des vomissements sont possibles. Enfin, des complications nerveuses incluent des perturbations de la circulation cérébrale (vertiges, syncope, ictus laryngé), l'épuisement, la nervosité, l'insomnie et l'exclusion sociale.

Causes de la Toux

Le tabagisme est une cause majeure de toux. La toux peut être aiguë récente, liée à un contexte infectieux (angine, rhinite, bronchite aiguë), cardiaque (insuffisance cardiaque gauche), allergique (asthme) ou toxique (OAP lésionnel). Une toux pleurale est sèche et douloureuse. Les toux chroniques productives peuvent indiquer une bronchite chronique, une dilatation des bronches, la mucoviscidose ou la tuberculose. Les toux chroniques sèches peuvent être causées par un cancer bronchique, des pathologies interstitielles, des compressions médiastinales, des affections ORL, un RGO, l'asthme ou être iatrogènes, notamment dues aux inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).

BENAZEPRIL ARROW, BRIEM, CIBACENE
CAPTOPRIL CAPTOPRIL
CILAZAPRIL JUSTOR
ENALAPRIL RENITEC
FOSINOPRIL FOZITEC
TANATRIL TANATRIL
LISINOPRIL LISINOPRIL, PRINIVIL, ZESTRIL
PERINDOPRIL PERINDOPRIL, COVERSYL, ACUITEL, KOREC
MOEXIPRIL MOEX
QUINAPRIL QUINAPRIL
RAMIPRIL RAMIPRIL, TRIATEC
TRANDOLAPRIL TRANDOLAPRIL, ODRIK
ZOFENOPRIL ZOFENOPRIL, TEOULA, ZOFENIL

L'Expectoration

Expectoration/ɛk.spɛk.tɔ.ʁa.sjɔ̃/nom féminin

Rejet par la bouche de sécrétions des voies aériennes sous-glottiques, anormales par leur qualité ou leur quantité, suite à un effort de toux.

« L'<mark>expectoration</mark> mucopurulente est souvent un signe d'infection respiratoire. »
Bronchorrhée/bʁɔ̃.kɔ.ʁe/nom féminin

Rejet par la bouche de sécrétions dont le volume est supérieur ou égal à 100 ml.

« La <mark>bronchorrhée</mark> est un signe clinique important dans certaines pathologies bronchiques. »
Crachat/kʁa.ʃa/nom masculin

Rejet par la bouche de sécrétions provenant des voies aériennes sous-glottiques et/ou supérieures (mouchage postérieur).

« L'analyse du <mark>crachat</mark> peut aider à identifier l'agent pathogène d'une infection pulmonaire. »

L'expectoration n'est pas toujours extériorisée, notamment chez les femmes et les enfants qui peuvent déglutir inconsciemment les sécrétions. Ses mécanismes impliquent le tapis mucociliaire : une agression des voies aériennes entraîne une augmentation de la sécrétion de mucus, qui est ensuite éliminé par la toux. Une diminution de la clairance mucociliaire est observée dans des maladies comme les DDB, la bronchite chronique, la mucoviscidose, ou chez les sujets tabagiques.

Représentation schématique de cellules épithéliales ciliées.
Représentation schématique de cellules épithéliales ciliées.

Diagnostics Différentiels de l'Expectoration

Les diagnostics différentiels de l'expectoration incluent le rejet de salive provenant de la cavité buccale et les sécrétions provenant de la sphère ORL, qu'il est important de distinguer des sécrétions bronchiques.

Caractéristiques de l'Expectoration

L'interrogatoire doit préciser le caractère aigu ou chronique, le contexte de survenue (infectieux, allergique, cardiopathie gauche), la fréquence, l'horaire (matinale dans les DDB), la périodicité, le caractère spontané ou provoqué par certaines positions. Il est également crucial de noter les symptômes accompagnateurs (fièvre) et les circonstances favorisantes. La couleur (claire, jaunâtre, verdâtre, chocolat) et l'odeur (fétide pour les germes anaérobies) sont des indicateurs clés.

Aspect Caractéristiques
Séreuse Transparente, filante
Muqueuse Transparente, incolore avec petites masses gommeuses grises et opaques (parfois perlées et gélatineuses)
Purulente Pus franc homogène
Muco-purulente À la fois muqueuse et purulente
Mousseuse Blanche, fluide, aérée, parfois saumonée (rosée)
Perlée Petites perles observées dans l'asthme (crachat perlé de Laennec)
Hémoptoïque Même valeur sémiologique que l'hémoptysie
Différents aspects de l'expectoration : muqueuse, séreuse et purulente.
Différents aspects de l'expectoration : muqueuse, séreuse et purulente.

La quantité de l'expectoration est aussi importante, une quantité supérieure à 30 ml/jour étant excessive et supérieure ou égale à 100 ml/jour définissant une bronchorrhée. Le suivi de cette quantité sur une courbe est utile pour évaluer l'évolution.

Courbe de suivi de la quantité d'expectoration en fonction des jours.
Courbe de suivi de la quantité d'expectoration en fonction des jours.

Étiologies des Expectoration Aiguës et Chroniques

Les expectorations aiguës sont souvent liées à un contexte infectieux (bronchite aiguë, pneumonie avec expectoration rouillée pour le pneumocoque, abcès pulmonaire, coqueluche, tuberculose), à un contexte allergique (crise d'asthme avec crachat perlé de Laennec) ou à un contexte d'insuffisance cardiaque globale (ICG) (OAP avec expectoration abondante, mousseuse, blanchâtre ou rosée).

Les expectorations chroniques peuvent être causées par la BPCO (souvent liée au tabagisme), l'asthme à dyspnée continue (expectoration muqueuse et visqueuse), les bronchectasies (DDB) (bronchorrhée matinale avec parfois odeur fétide), la tuberculose (active ou séquellaire), les kystes pulmonaires (infectés) ou un cancer pulmonaire (carcinome bronchiolo-alvéolaire avec expectoration spumeuse et abondante, ou hémoptysies).

Vomique, Hémoptysie et Douleur Thoracique : Diagnostic et Étiologies

La vomique

Vomiquenom féminin

Évacuation brutale par la bouche, lors d'un effort de toux, d'une collection purulente abondante, sans préjuger de son origine.

« Une vomique massive peut s'accompagner d'une douleur vive et d'une sensation d'asphyxie. »

Cette collection peut être fétide ou non, mélangée au sang, ou avoir un aspect chocolaté. On distingue plusieurs types de vomique : la vomique massive (plus de 100 ml, pouvant entraîner douleur, angoisse et asphyxie), la vomique fractionnée (quelques dizaines de ml en plusieurs fois) et la vomique nummulaire (en pièces de monnaie).

L'interrogatoire doit préciser les signes associés (fièvre, douleurs thoraciques ou abdominales), la couleur du liquide (eau de roche pour un kyste hydatique pulmonaire, pus, pus bilieux pour un abcès du foie fistulisé, pus chocolaté pour un abcès amibien), l'horaire et la périodicité, ainsi que le caractère spontané ou provoqué par certaines positions.

Les origines de la vomique peuvent être variées : sus-glottique (abcès rétro-pharyngé), bronchique (kyste hydatique pulmonaire, abcès pulmonaire, dilatations des bronches), pleurale (fistule pleuro-bronchique dans le cadre d'une pleurésie purulente), médiastinale (médiastinite suppurée, collection médiastinale) ou abdominale (fistule trans-diaphragmatique, abcès amibien).

L'hémoptysie

Hémoptysienom féminin

Rejet par la bouche, lors d'un effort de toux, de sang rouge, rutilant, aéré, provenant des voies aériennes sous-glottiques.

« Une hémoptysie de grande abondance est une urgence médicale. »

Cette définition exclut les saignements d'origine buccale (gingivorragies), pharyngo-laryngée, les épistaxis dégluties et l'hématémèse. Le diagnostic différentiel avec l'hématémèse est crucial, cette dernière étant caractérisée par un sang foncé, non aéré, souvent accompagné de débris alimentaires, et émise lors d'un effort de vomissement avec des antécédents digestifs.

Hémoptysie Hématémèse
ATCD respiratoires ATCD digestifs
Émis lors d'un effort de toux Émis lors d'un effort de vomissement
Le sang est rouge vif, aéré et spumeux (mousseux) Le sang est foncé, d'origine veineuse et non aéré
— ± accompagné de débris alimentaires

Les circonstances d'apparition peuvent être inopinées ou survenir au cours de l'évolution d'une maladie. La quantité est estimée comme minime (filets de sang), de moyenne abondance (300 à 500 ml), de grande abondance (>500 ml) ou foudroyante. Les symptômes accompagnateurs incluent pâleur, sueurs, tachycardie, hypotension, dyspnée, toux et fièvre. Des signes radiologiques peuvent révéler des opacités nodulaires diffuses (granité post-hémoptoïque).

Les causes de l'hémoptysie sont nombreuses : respiratoires (cancer bronchique, tuberculose pulmonaire, dilatations des bronches, bronchite aiguë, aspergillose, hémorragie intra-alvéolaire), cardiaques (insuffisance cardiaque gauche, rétrécissement mitral), vasculaires (embolie pulmonaire, rupture d'anévrisme, HTAP), troubles de l'hémostase (traitement anticoagulant, hémophilie), iatrogènes (biopsies bronchiques) et idiopathiques dans 15% des cas.

La douleur thoracique

La douleur thoracique est un symptôme fréquent dont l'analyse est essentielle. Les poumons et les bronches sont peu sensibles, contrairement à la plèvre (pariétale et diaphragmatique), au médiastin et à la paroi thoracique. L'interrogatoire doit préciser le mode de début (brusque ou progressif), l'intensité (empêchant ou non le sommeil/la respiration), le siège (localisée ou diffuse avec irradiation), les facteurs déclenchants ou favorisants (effort de toux, mouvements respiratoires, traumatisme, palpation), les symptômes associés, l'évolution dans le temps (permanente ou intermittente) et une éventuelle position antalgique. Le type de douleur (aiguë, chronique ou névralgique) est également important.

Un patient présentant une douleur thoracique.
Un patient présentant une douleur thoracique.

Étiologies des douleurs thoraciques aiguës

Les causes aiguës incluent le syndrome coronarien aigu (oppression rétrosternale irradiant vers les bras ou la mâchoire), l'embolie pulmonaire (douleur pleurale, hémoptysie, fièvre), la dissection de l'aorte (douleur intense rétro-sternale irradiant vers le dos), la rupture de l'œsophage (douleur rétro-sternale précédée de vomissements), le pneumothorax (douleur pleurale latéro-thoracique brutale), la pneumonie (douleur pleurale inconstante, fièvre, toux, expectoration rouillée), la péricardite (douleur rétro-sternale augmentée à l'inspiration et soulagée en antéflexion) et la pleurésie (point de côté bloquant l'inspiration).

D'autres causes sont d'origine digestive (hernie hiatale, RGO, œsophagite, pancréatite aiguë, ulcères, spasme œsophagien), pariétales (fracture costale, contracture musculaire, chondro-costales, névralgies intercostales) ou psychogènes (diagnostic d'élimination après exclusion des causes organiques graves, caractérisées par des douleurs très localisées, migratrices et récidivantes).

Étiologies des douleurs thoraciques chroniques

Les douleurs chroniques peuvent être d'origine vasculaire (angor d'effort, cardiomyopathie hypertrophique, HTAP), pleurale (pleurésie chronique, mésothéliome), médiastinale (tumeurs médiastinales malignes), parenchymateuse (extension pariétale d'un cancer pulmonaire), digestive (RGO chronique, pancréatite chronique, cancer de l'œsophage, lithiases biliaires irradiant vers l'épaule droite) ou pariétale (métastases costales ou vertébrales, tassement ostéoporotique, zona).

Classification des causes de douleurs thoraciques.
Classification des causes de douleurs thoraciques.

La Dyspnée et les Autres Signes Fonctionnels Respiratoires

La dyspnée est une perception anormale et désagréable de la respiration, se manifestant comme un essoufflement, un souffle court ou une gêne respiratoire. Elle peut être causée par des troubles de la ventilation (lésions de la cage thoracique, obstructions des voies aériennes), de la diffusion (fibrose pulmonaire, OAP), du transport des gaz (hémoglobinopathies), de la respiration cellulaire (intoxication) ou de la régulation (coma, tumeur cérébrale).

Types et Caractéristiques de la Dyspnée

Les modifications du rythme respiratoire incluent l'apnée (arrêt de la respiration), la bradypnée (ralentissement), la tachypnée (accélération), l'hyperpnée (augmentation de la ventilation/minute) et l'hypopnée (diminution du volume courant). La polypnée décrit une respiration rapide et superficielle. Des types spécifiques comme l'orthopnée (dyspnée en décubitus dorsal) ou la platypnée (aggravée en position assise) sont aussi observés. La dyspnée de Kussmaul (diabète acidocétosique) et la dyspnée de Cheyne-Stokes (acidose rénale) ont des rythmes caractéristiques. La dyspnée de Biot est liée à la grossesse.

Stade Signes
Stade I Effort important sans dyspnée.
Stade II Dyspnée minime pour un effort important.
Stade III Dyspnée importante pour un effort minime de la vie courante.
Stade IV Dyspnée au repos, s'aggravant au moindre effort.

L'intensité de la dyspnée peut être évaluée par le nombre d'étages montés sans gêne pour la dyspnée d'effort ou le nombre d'oreillers pour la dyspnée de décubitus. Des échelles standardisées, telles que le NYHA (New York Heart Association) pour l'insuffisance cardiaque ou l'échelle de Paul Sadoul, permettent de quantifier la sévérité de la dyspnée et de suivre son évolution. La dyspnée aiguë peut survenir brutalement tandis que la chronique s'installe progressivement, avec des facteurs déclenchants et des signes associés (toux, sifflements, douleur angineuse).

Caractère Type Signification / Cause
Fréquence Polypnée Fréquence rapide
Bradypnée Fréquence lente
Temps Inspiratoire Obstacle haut (corps étranger, tumeur)
Expiratoire Obstruction basse (asthme)
Position Orthopnée Soulagée par position assise
Platypnée Dyspnée lors du passage de la position couchée à la position assise (cirrhose)

Signes de Gravité et Étiologies de la Dyspnée

Une dyspnée aiguë grave nécessite une identification rapide des signes menaçant le pronostic vital. Ces signes incluent la cyanose, les sueurs, une polypnée (>30/min) ou bradypnée (<10/min), un tirage sus-sternal, une respiration abdominale paradoxale, une hypoxémie, une hypercapnie et une acidose. Sur le plan hémodynamique, une tachycardie (>110/min), des signes de choc (marbrures, oligurie, angoisse) et un collapsus (PAS < 80 mmHg) sont alarmants. Les signes neuropsychiques peuvent se manifester par de l'angoisse, de l'agitation, des troubles du comportement, un astérixis ou un coma.

Les étiologies de la dyspnée aiguë peuvent être laryngées (spasme, œdème de Quincke), bronchiques (cancer, corps étranger), pulmonaires (pneumopathie, asthme), pleurales (pleurésie, pneumothorax) ou cardiovasculaires (OAP, embolie pulmonaire). Les dyspnées chroniques sont souvent liées à des affections bronchiques (BPCO, DDB), pulmonaires (tuberculose, sarcoïdose), pleurales (séquelles pleurales), médiastinales (compressions) ou cardiovasculaires (cardiopathie gauche, cœur pulmonaire chronique).

Origine Causes Aiguës
Laryngées Spasme ou œdème de Quincke, corps étranger, tumeur, infection (diphtérie)
Bronchiques Cancer ou tumeur bénigne, corps étranger
Pulmonaires Pneumopathie massive, miliaires, asthme
Pleurales Pleurésie, pneumothorax, pyo-pneumothorax
Cardio-vasculaires Œdème aigu pulmonaire (OAP), insuffisance cardiaque gauche, embolie pulmonaire
Origine Causes Chroniques
Bronchiques Broncho-Pneumopathies Chroniques Obstructives (BPCO), Dilatations des bronches (DDB), sténose bronchique, tumeur
Pulmonaires Tuberculose, sarcoïdose, silicose
Pleurales Séquelles pleurales
Médiastinales Compressions médiastinales
Cardio-vasculaires Cardiopathie gauche, cœur pulmonaire chronique

Autres Signes Fonctionnels Respiratoires

Le sifflement thoracique est un bruit respiratoire aigu, fin et prolongé, audible par le patient et son entourage. Les sibilants sont typiques de l'asthme, de la bronchiolite et des exacerbations de BPCO (obstruction des bronches de petite taille). Le wheezing est un sifflement localisé traduisant l'obstruction partielle d'une grosse bronche (tumeur, corps étranger). Des sifflements aux deux temps peuvent indiquer une tumeur ou un corps étranger intrabronchique.

La dysphonie est une altération de la voix (timbre, intensité, hauteur), pouvant aller jusqu'à l'extinction. Ses causes sont souvent laryngées (paralysie d'une corde vocale) ou peuvent être liées à des processus médiastinaux affectant le nerf récurrent gauche.

L'halitose, ou mauvaise haleine, est principalement due à une mauvaise hygiène bucco-dentaire, mais peut aussi résulter d'un reflux gastro-œsophagien, d'un tabagisme, d'infections à germes anaérobies (abcès, bronchiectasies), de diverticule de Zenker ou d'un mégaœsophage.

Diverticule de l'œsophage (Zenker)
Diverticule de l'œsophage (Zenker)

Le hoquet est une contraction brutale et involontaire des muscles inspiratoires. Un hoquet aigu peut être déclenché par l'ingestion d'alcool, une distension gastrique ou une excitation émotionnelle. Un hoquet chronique (> 48h) ou récidivant nécessite une investigation. Ses causes peuvent être œsophagiennes (RGO, hernie hiatale), ORL, thoraciques (pneumonie, péricardite), liées à un cancer (pulmonaire, digestif), neurologiques (tumeur, méningite), métaboliques ou psychologiques. Souvent, il reste idiopathique.

Syndrome d'Apnée Obstructive du Sommeil (SAOS)

Le SAOS est caractérisé par des apnées (interruption du débit aérien naso-buccal d'au moins 10 secondes) ou des hypopnées (diminution de la ventilation d'au moins 10 secondes, avec réduction du débit aérien ou désaturation/micro-éveil). Les apnées peuvent être obstructives, centrales ou mixtes. La sévérité du SAOS est classée selon l'indice apnée-hypopnée (IAH) par heure : léger (5-15), modéré (15-30), sévère (>30).

Les symptômes majeurs du SAOS sont la somnolence diurne excessive (SDE), dont la sévérité varie de la simple fatigabilité à des endormissements involontaires en situation active, et le ronflement nocturne, souvent intense et quotidien, interrompu par des apnées. D'autres symptômes nocturnes incluent des arrêts respiratoires, un sommeil agité, des sueurs nocturnes et une nycturie. Les symptômes diurnes comprennent une sécheresse de la gorge au réveil, des céphalées matinales, une fatigabilité et la sensation d'un sommeil non réparateur. Des troubles de l'humeur, de l'attention et de la libido peuvent également être présents.

Score Interprétation
< 8 Vous n'avez pas de dette de sommeil.
9 - 14 Vous avez un déficit de sommeil, revoyez vos habitudes.
> 15 Vous présentez des signes de somnolence diurne excessive.
Consultez votre médecin pour déterminer si vous êtes atteint d'un trouble du sommeil.

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