Structures organisationnelles d'entreprise : Types et Analyse

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Explication des différentes structures organisationnelles d'une entreprise, incluant les structures classiques (hiérarchique, fonctionnelle) et contemporaines (hiérarchico-fonctionnelle, divisionnelle, matricielle), ainsi que les critères de choix et les outils de représentation comme l'organigramme.

Ce cours aborde en profondeur le concept d'entreprise, de son organisation à son environnement, en passant par ses fonctions clés et sa responsabilité sociétale.

Chapitre 1 : L'Entreprise

Définition et Dimensions

  • Définition INS (Institut National de la Statistique) : Une unité économique juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou services pour le marché.

  • Dimensions clés :

    • Économique : Création de richesse (valeur ajoutée).

    • Juridique : Personne physique ou morale exerçant une activité économique.

    • Sociale : Groupe humain avec des relations et une circulation d'informations.

Rôle Économique et Création de Richesse

  • Macro-économique : Agent de production visant la création de richesse.

  • Micro-économique : Unité de production et/ou de commercialisation de biens et services.

  • Valeur ajoutée : La transformation qui aboutit au produit vendu, rémunérant les facteurs de production (capital, travail, savoir-faire).

  • Fonctionnement (Boîte noire) :

    • Inputs : Matières, énergies, capital, travail, information.

    • Outputs : Biens et services.

Facteurs de Production

  • Facteur Travail (Capital humain) :

    • Capacités intellectuelles et professionnelles d'un individu.

    • Investissement rentable via éducation/formation.

  • Facteur Capital (Capital technique) :

    • Biens d'équipement durables (machines, locaux, transport).

    • Nécessite des investissements réguliers.

  • Facteur Naturel (Capital circulant) :

    • Matières premières de l'environnement.

    • Moyens à transformer pour obtenir un produit fini.

  • Condition de survie : Produire une valeur excédant les coûts pour réaliser un profit (valeur ajoutée).

Partage de la Valeur Ajoutée

  • Rémunère les agents économiques ayant contribué à la production.

  • Parts principales :

    • Personnel : Dépend des règles du marché du travail, combinaison productive, qualification, politique sociale.

    • État : Prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales).

    • Apporteurs de capitaux : Rémunérés par l'Excédent Brut d'Exploitation (EBE).

  • Problématique : Question essentielle au centre des conflits sociaux et débats sur la compétitivité.

Fonctions de l'Entreprise

  • Fonction Économique :

    • Orientée vers l'extérieur.

    • Satisfaire les besoins des clients par la production.

  • Fonction Sociale :

    • Centrée sur l'intérieur.

    • Satisfaction des besoins des salariés (motivation, productivité).

    • Explique la montée en puissance des départements des Ressources Humaines.

Chapitre 2 : Typologie d'Entreprise

L'objectif est de distinguer les types d'entreprises selon leurs caractéristiques.

Critères de Classification

  1. Type d'activité

  2. Taille ou dimension

  3. Forme juridique

Classification par Type d'Activité

Classification de Colin Clark (1941) :

  • Secteur Primaire :

    • Exploitation du milieu naturel.

    • Ex: Agriculture, pêche, sylviculture, extraction minière.

    • Fournit les matières premières.

  • Secteur Secondaire :

    • Transformation des matières premières en biens de production ou de consommation.

    • Ex: Industrie, BTP, textiles, constructeurs automobiles.

    • Comprend artisanat et entreprises industrielles.

  • Secteur Tertiaire :

    • Entreprises de services.

    • Ex: Commerces, banques, assurances, transports, administrations, services aux personnes.

    • Souvent un secteur "fourre-tout" pour les activités non classées ailleurs.

  • Loi des trois secteurs : Évolution du primaire vers le secondaire, puis le tertiaire.

  • Secteur Quaternaire (proposé par certains) :

    • Activités de service liées à la gestion et diffusion de l'information (Internet, multimédia, télécoms).

    • Ou activités non concurrentielles, sociales et écologiques (microfinance).

Classifications de l'INS (Institut National de la Statistique) :

  • Secteur : Ensemble des entreprises exerçant la même activité principale (ex: construction, éducation).

  • Branche : Regroupement comptable d'unités de production fabriquant le même produit (ex: branche de la téléphonie).

  • Filière : Toutes les activités participant d'amont en aval à la création et vente de catégories de produits (ex: filière bois, pétrolifère).

Classification par Taille ou Dimension

  • Indicateurs : Effectif, capital immobilisé, capacité de production, résultats (CA, valeur ajoutée, bénéfices).

  • L'Effectif (indicateur le plus simple) :

    • TPE : 0 à 9 salariés.

    • PE : 10 à 49 salariés.

    • ME : 50 à 499 salariés.

    • GE : + de 500 salariés.

  • Capital immobilisé et capacité de production : Utile mais peut être inadéquat pour des comparaisons inter-secteurs.

  • Résultats (CA, VA, bénéfices) : Souvent utilisés pour les indicateurs de performance.

  • Combinaison fréquente : Effectif et Chiffre d'Affaires.

Classification par Forme Juridique

  • L'entreprise peut être privée, publique, ou mixte.

Entreprises Privées :

  • Capital entièrement détenu par des personnes privées.

  • Entreprise individuelle : Appartient à une seule personne.

  • Entreprise sociétaire : Appartient à plusieurs personnes (personne morale distincte).

Sociétés de Personnes (OHADA) :

  • Associés responsables sur leur patrimoine personnel des dettes.

  • Parts sociales difficilement cessibles.

  • Exemples :

  • Société en Nom Collectif (SNC) : Tous les associés sont commerçants, responsables indéfiniment et solidairement. Cession des parts à l'unanimité.

  • Société en Commandite Simple (SCS) :

    • Commandités : Responsables indéfiniment et solidairement.

    • Commanditaires : Simples bailleurs de fonds, responsabilité limitée à leur apport.

Sociétés de Capitaux (OHADA) :

  • Responsabilité des associés limitée au montant de leurs apports.

  • Titres (actions) librement cessibles.

  • Exemple : Société Anonyme (SA).

Sociétés de type Hybride :

  • Société à Responsabilité Limitée (SARL) :

    • Responsabilité des associés limitée aux apports (comme capitaux).

    • Parts sociales difficilement cessibles (comme personnes).

    • Peut être unipersonnelle (depuis OHADA).

Autres Formes Juridiques :

  • Société en Participation : Non immatriculée, pas de personnalité morale.

  • Groupement d'Intérêt Économique (GIE) : Facilite l'activité économique des membres sans but de profit propre.

  • Sociétés Coopératives :

    • But non lucratif principal (servir les adhérents).

    • Principe "une personne, une voix".

    • Bénéfices proportionnels aux achats ou travail, non au capital.

    • Ex: Coopératives ouvrières, de production, de consommation, de commerçants.

  • Sociétés Mutualistes : Fonctionnent par répartition (cotisations/primes pour prestations aux sinistrés).

Entreprises Publiques :

  • Totalité du capital appartient à l'État ou collectivités publiques (ex: CRTV, CNPS).

Entreprises Mixtes :

  • Capital détenu en partie par l'État et en partie par des privés (ex: ENEO, BICEC).

Chapitre 3 : Structuration de l'Entreprise

Structure Organisationnelle

  • Définition : Mode d'organisation et de répartition des moyens (humains, matériels) entre les unités.

  • Structurer : Définir et répartir les tâches, niveaux de responsabilité, et assurer la coordination.

  • Organigramme (H. Fayol) : Représentation schématique de la structure.

Liens au sein de la Structure

  • Liens hiérarchiques : Impliquent subordination.

  • Liens fonctionnels : Décisions d'un centre de compétence s'appliquent aux autres.

  • Liens de conseil : Contribution au bon fonctionnement d'un autre élément.

Aspects de toute Structure (3 aspects)

  • Division du travail : Par fonction, produit/client, zone géographique.

  • Exercice du pouvoir : Direct par propriétaires ou délégué.

  • Système de coordination (H. Mintzberg) :

    • Ajustement mutuel : Communication informelle.

    • Supervision directe : Une seule personne donne des ordres.

    • Standardisation :

      • Des procédés (comment le travail est fait, par la technostructure).

      • Des résultats (quoi obtenir, par la technostructure).

      • Des qualifications (avec qui, ex: chirurgien et anesthésiste).

      • Des normes (standards exigés, ex: code déontologique).

Composantes de toute Organisation (6 éléments selon H. Mintzberg)

  1. Centre opérationnel : Travail direct de production (approvisionnement, fabrication, distribution).

  2. Sommet stratégique : Assure la mission efficace de l'organisation (direction, décideurs); supervision directe, communication externe, définition de la stratégie.

  3. Ligne hiérarchique : Relie le sommet stratégique au centre opérationnel (cadres intermédiaires).

  4. Technostructure : Experts (ingénieurs, techniciens) qui standardisent l'organisation du travail (conçoit et planifie, n'exécute pas).

  5. Fonctions de support logistique : Unités spécialisées autonomes qui supportent le travail (service paie, juridique).

  6. Culture de l'entreprise : Système de représentations et valeurs partagées, dirige les comportements, facilite la coopération.

Typologies des Structures Organisationnelles

1. Structures Classiques :

  • Structure Fonctionnelle (Taylor, inspirée de Fayol) :

    • Découpage par fonction (technique, commerciale, financière, sécurité, comptable, administrative).

    • Multiplicité des supérieurs pour chaque salarié.

    • Avantages : Diversité de conseils, meilleure qualité d'exécution, meilleur rendement.

    • Inconvénients : Risque de conflits, dilution des pouvoirs, manque de traçabilité des erreurs.

  • Structure Hiérarchique (Fayol, en réaction à Taylor) :

    • Pouvoir de haut en bas, unicité de commandement (chaque employé dépend d'un seul chef).

    • Unité de direction, clarté de la hiérarchie, autorité et responsabilité.

    • Avantages : Simple, répartition claire des responsabilités, discipline.

    • Inconvénients : Rigidité, lenteur de communication, freine l'initiative.

2. Structures Contemporaines ou Modernes :

  • Structure Staff and Line ou Hiérarchico-fonctionnelle :

    • Émergée après la 2GM (inspirée par Roosevelt).

    • Combine unicité de commandement (line) et conseil de spécialistes (staff).

    • Line : Décision et exécution (opérationnels).

    • Staff : Réflexion et aide à la décision (fonctionnels, ne peuvent imposer leurs propositions).

    • Avantages : Mêmes avantages que hiérarchique, augmente la compétence, décision plus rationnelle.

    • Inconvénients : Dualité (agissent vs. pensent), coût élevé du staff, risque de substitution du staff aux hiérarchiques.

  • Structure Divisionnelle (Alfred Pritchard Sloan, General Motors) :

    • Découpage par zones géographiques ou activités de production autonomes.

    • La DG assure la coordination globale.

    • Avantages : Décentralisée, facilite la mesure des performances, adaptable, division à taille humaine.

    • Inconvénients : Dispersion des ressources, coûteuse, concurrence entre divisions.

  • Structure Matricielle (Jay Galbraith, 1970) :

    • Répond à l'accroissement des informations et de la complexité.

    • Développe des relations latérales (collaboration).

    • Repose sur : unités fonctionnelles (matériel, personnel) + unités divisionnelles (produit, projet).

    • Chaque salarié dépend de deux responsables (fonctionnel et chef de produit/projet).

    • Avantages : Exploite doubles compétences, favorise nouveaux projets, forte communication transversale.

    • Inconvénients : Dualité de commandement exigeant concertation, risque de lenteur décisionnelle.

Critères de Choix d'une Structure

  • Taille de l'entreprise : Plus la taille augmente, plus la structure se complexifie. (Fonctionnelle pour petites entreprises).

  • Stratégie poursuivie : Influence le type de structure (ex: par projet).

  • Âge de l'entreprise : Jeune = structure simple ; âgée = bureaucratisation, complexification.

  • Technologie utilisée : Production à l'unité = structure simple ; production de masse = structure par produit.

  • Environnement : Stable = structure formelle centralisée ; incertain = structure souple, adaptable.

Chapitre 4 : Environnement de l'Entreprise

Définition de l'Environnement

  • Éléments externes qui affectent ou sont affectés par l'entreprise.

  • Interaction : L'entreprise influe sur son environnement et en subit les influences.

  • Comporte des contraintes/menaces et des opportunités.

  • Deux composantes : macro-environnement et micro-environnement.

Macro-environnement

  • Environnement général qui influence toutes les entreprises.

  • Facteurs : Géographique, politique, technologique, culturel, écologique.

  • Modèle PESTEL : Check-list pour identifier les variables.

    • Politique : Stabilité gouvernementale, politique fiscale, régulation du commerce extérieur, protection sociale.

    • Économique : Cycle économique, politique monétaire, PNB, inflation, chômage, taux d'intérêt, revenu disponible.

    • Socioculturel : Démographie, distribution des revenus, comportements (travail, loisir), niveau culturel, évolution des styles de vie.

    • Technologique : Dépenses R&D, avancées technologiques, transfert technologique, taux d'obsolescence.

    • Écologique : Lois environnementales, retraitement des déchets, consommation d'énergie.

    • Légal : Lois sur les monopoles, droit du travail, législation santé/sécurité.

Micro-environnement

  • Environnement proche et immédiat de l'entreprise.

  • Acteurs en contact direct : Clients, Fournisseurs, Concurrents.

  • Gestion des relations : Maîtriser l'environnement et anticiper les changements.

  • Acteurs clés :

    • Clientèle : Identifier les besoins, nombre, force et pouvoir.

    • Fournisseurs : Déterminer leur nombre, évaluer taille et pouvoir, apprécier les monopoles.

    • Concurrents : Déterminer directs et indirects (substituts), apprécier force/pouvoir, anticiper évolutions.

Relations de Concurrence

Concurrence Parfaite et ses Limites :

  • 4 critères :

    • Atomicité : Multitude d'acteurs de petite taille.

    • Fluidité : Liberté de mouvement dans le secteur.

    • Homogénéité du produit : Produits similaires, mêmes caractéristiques.

    • Transparence du marché : Information parfaite et en temps réel.

  • Rarement réunies dans la réalité.

Actions pour gérer la concurrence imparfaite :

  • Différenciation : Rendre le produit unique (monopole).

  • Prix : Guerres de prix (rares car impact négatif), conquête d'espace.

  • Objectifs : Qualité, innovation, distribution.

  • Sujetifs : Image de marque, publicité.

  • Concentration : Création d'oligopoles ou monopoles par regroupement.

  • 3 attitudes face à la concentration :

    • Concurrence farouche sur les prix (limitée).

    • Politiques d'accords (partage de marché, prix).

    • Mise en place de barrières à l'entrée (économies d'échelle, blocage circuits de distribution).

Stratégies de Complémentarité (Entreprises concurrentes s'associent)

Stratégie d'Intégration :

  • L'organisation prend en charge des opérations en amont et en aval de son activité principale.

  • Intégration verticale : Regroupement des stades de production/distribution d'un même produit.

    • En amont : Absorber l'activité des fournisseurs (contrôle approvisionnement, qualité, coûts).

    • En aval : Investir dans la distribution (connexion directe aux consommateurs, réactivité).

    • Stratégie de filière : Intégration amont et aval.

  • Intégration horizontale : Regrouper des entreprises fabriquant des produits similaires (rachat de concurrents).

    • But : Économies d'échelle, pouvoir de négociation.

  • Avantages de l'intégration : Contrôle chaîne d'approvisionnement/distribution, économies d'échelle, enrichissement des savoirs, accès aux informations stratégiques.

  • Inconvénients de l'intégration : Gestion plus lourde, rigidité, faible flexibilité, coût de séparation élevé.

Stratégie d’Impartition (Faire faire) :

  • Manœuvre de coopération entre partenaires aux potentiels complémentaires.

  • Sous-traitance : Confier totalement ou partiellement une partie des actions/production.

    • Avantages : Bénéficier de compétences spécialisées, respecter les délais, accroître la compétence.

  • Franchise : Franchiseur concède à un franchisé le droit d'utiliser sa marque/enseigne contre redevance et assistance technique.

    • Avantages : Notoriété pour le franchisé, économies d'échelle pour le franchiseur.

    • Inconvénients : Dépendance, coût élevé.

  • Concession : Autoriser l'exploitation d'un produit/secteur contre une partie du CA, en respectant les politiques du concédant.

  • Agrément : Forme d'accord la moins contraignante, sans exclusivité.

  • Filiale commune : Deux entités créent une personne morale à part entière.

Caractéristiques de l'Environnement Actuel

  • Complexe : Diversité des acteurs et forces du macro-environnement.

  • Turbulent : Variables en constante évolution (parfois brutale, radicale, imprévisible).

  • Hostile : Concurrence, disponibilité des ressources, relations sociales, stabilité politique.

Chapitre 5 : Politique Commerciale

Objectif de la Politique Commerciale

  • Repérer les besoins des consommateurs et les satisfaire de manière rentable.

  • Produire ce qui doit être vendu, en fonction des consommateurs.

  • Indispensable pour connaître le marché, définir le produit et ses caractéristiques.

Démarche Marketing

  • Point de départ : Étude des besoins et attentes des consommateurs.

  • Processus : Étude du marché -> Segmentation -> Ciblage -> Positionnement -> Marketing Mix.

Connaissance du Marché

  • Marché : Ensemble des clients capables et désireux de satisfaire un besoin via un échange.

  • Étude de marché : Collecte et analyse d'informations pour la décision marketing.

    • Objectifs : Description du marché (taille, répartition), motivations/attitudes consommateurs, étude des concurrents, étude de la distribution.

    • Méthodes : Enquêtes par sondage (face-à-face, téléphone, etc.) sur un échantillon.

  • Segmentation : Découpage du marché en sous-ensembles homogènes d'acheteurs.

    • Chaque sous-ensemble est un segment cible.

    • Critères : socio-économiques (âge, sexe), géographiques (ville), comportementaux (fidélité), personnalité (style de vie).

    • Utilité : Positionnement, réponse aux attentes, utilisation rationnelle des ressources.

Instruments du Marketing Mix (Les 4 P)

1. Politique Produit (Product) :

  • Le bien physique ou service offert pour satisfaire un besoin.

  • Éléments d'étude :

    • Caractéristiques :

      • Fonctionnelles : composition, performance technique, facilité d'utilisation, esthétique.

      • D'image : contenu symbolique, valeurs, personnalité.

    • Marque : Signe distinctif (nom, couleur, symbole).

      • Fonctions : Identification de l'origine, garantie, protection contre imitations, différenciation.

      • Emblème : Élément reconnaissable de la marque.

    • Conditionnement/Packaging : Enveloppe du produit.

      • Fonction technique : Protection, conservation, transport, manutention.

      • Fonction mercatique : Positionnement, image, informations légales, identité.

    • Design : Esthétique du produit (forme, couleur).

      • Fonctions : Vendre, identifier, communiquer l'image de l'entreprise.

    • Gamme : Ensemble des produits proches fabriqués par l'entreprise (portefeuille de produit).

    • Cycle de vie du produit : Étapes de la vie d'un produit. Phases :

      • Lancement : Ventes faibles, dépenses élevées.

      • Croissance : Ventes progressent, bénéfices apparaissent.

      • Maturité : Ventes stabilisées, pleine rentabilité, peu d'investissement.

      • Déclin : Ventes diminuent, produit obsolète.

2. Politique de Prix (Price) :

  • Objectifs : Part de marché, rentabilité.

  • Contraintes :

    • Légales : Contrôle des marges, interdiction de la vente à perte.

    • Concurrence : Aligner sur le marché si pas d'avantage comparatif.

    • Techniques : Prix élevé si capacité de production insuffisante.

    • Financières : Couvrir les coûts.

  • Méthodes de fixation :

    • À partir du coût : Coût de revient + marge = prix de vente.

    • À partir de la concurrence : Adapter au prix du marché ou vendre au-dessus si avantages.

    • À partir de la demande : Déterminer le prix psychologique (d'acceptabilité).

  • Politiques de prix :

    • Écrémage : Prix élevé pour profit unitaire important, clientèle limitée, image haut de gamme.

    • Pénétration : Prix bas pour grande part de marché.

3. Politique de Distribution (Place) :

  • Mise à disposition des produits aux consommateurs (endroit, quantité, moment).

  • Fonctions : Transport, fractionnement, stockage, assortiment, collecte.

  • Problèmes à résoudre : Décalage temps (production/consommation), lieu (producteur/consommateur), qualité.

  • Canal de distribution : Chemin parcouru par un produit du producteur au consommateur.

  • Circuits de distribution (selon intermédiaires) :

    • Direct : Aucun intermédiaire.

    • Court : Un intermédiaire.

    • Long : Plus d'un intermédiaire.

  • Formes d'organisation du commerce :

    • Indépendant : Commerçants agissant seuls.

    • Intégré : Groupe d'achats, chaînes volontaires, grands magasins, commerce succursaliste.

    • Associé : Coopératives, franchises, concessions.

    • Intégré et associé : Commerce intégré à succursales multiples (regroupe gros et détail).

4. Politique de Communication (Promotion) :

  • Signaux émis par l'entreprise pour transmettre des informations modifiant les comportements.

  • Types de communication :

    • Média : Radio, TV, presse, affichage, téléphone.

    • Hors média : Autres moyens.

  • Composantes :

    • Publicité (Kotler) : Communication non interactive via supports payants.

      • Objectifs : Informer, créer préférence, entretenir la demande.

      • Acteurs : Annonceur, agence de publicité, sociétés de production.

      • Types : Directe (postal, téléphone, internet), sur lieu de vente (PLV), supports produits (cadeaux).

    • Promotion des ventes : Techniques pour augmenter rapidement et temporairement les ventes (jeux, réductions).

    • Relations publiques : Moyens de faire connaître l'entreprise.

      • Parrainage/Sponsoring : Soutien matériel contre bénéfice d'image.

      • Mécénat : Aide/soutien matériel sans contrepartie directe.

Chapitre 6 : Gestion de la Production

L'Activité de Production

  • Transformation des matières premières en produits finis grâce à la combinaison des facteurs de production.

  • Caractéristique principale des entreprises industrielles.

Objectifs de la Production (4 objectifs)

Visent à atteindre les "5 Zéros" (zéro stock, zéro défaut, zéro papier, zéro panne, zéro délai).

  1. Capacité de production

  2. Qualité

  3. Coût

  4. Délai

Rôles Fondamentaux de la Gestion de Production

  • Fabriquer des produits correspondant aux besoins commerciaux.

  • Améliorer la fiabilité du produit.

  • Réduire les coûts (fabrication, distribution).

Facteurs de Production (4 ordres)

  1. Les hommes (conception, entretien, surveillance).

  2. Le capital technique (investissements).

  3. Les ressources financières.

  4. La matière première.

Politiques de Production

  1. Selon l'organisation :

    • Production sur commande : Lancée uniquement après réception d'une commande.

    • Production sur stock : Produire avant les commandes, pour anticiper la demande.

  2. Selon les quantités produites :

    • Production en série (par lot ou unitaire).

    • Production continue : Flux ininterrompu.

    • Production sur stock (déterminer le niveau optimal de stock).

Processus de Production

Transformation d'une idée en produit commercialisable.

1. Préparation Technique :

  • Lieu : Bureau des études et Bureau des méthodes.

  • Bureau des études (Recherche/Innovation) :

    • Évalue techniquement les idées, précise caractéristiques.

    • Réalise prototypes, effectue essais.

  • Bureau des méthodes :

    • Précise le comment, avec quel outil, en combien de temps.

    • Définit les modes opératoires, implantation des postes, temps nécessaires.

2. Préparation Administrative :

  • Comprend l'ordonnancement et le lancement.

  • Ordonnancement : Répartition des tâches entre services et ateliers.

    • Gère hommes et matériel (matières, machines), fixe les délais.

    • Prépare les documents : bon de matière, feuilles d'instruction, fiche suiveuse, bons de travaux.

  • Lancement : Déclenche les opérations de fabrication et suit leur déroulement.

Organisation du Travail

  • Définir comment le travail est réparti, conçu, coordonné et contrôlé.

1. Organisation Scientifique du Travail (OST) - Taylorisme :

  • Basée sur le constat que l'ouvrier "perd du temps".

  • Objectifs : Améliorer l'efficacité, étudier le temps de travail pour meilleur rendement.

  • Principes :

    • Spécialisation des tâches.

    • Parcellisation du travail (décomposition en tâches simples).

    • Individualisation des postes de travail.

    • Temps imposé.

    • Séparation conception/exécution/contrôle.

  • Effets Positifs : Amélioration productivité, facilité d'embauche non-qualifiés.

  • Effets Négatifs : Dépréciation nerveuse, perte de motivation, risque d'erreurs.

  • Fordisme : Extension du taylorisme (chaîne de montage, production de masse).

2. Nouvelles Formes d'Organisation du Travail Productif :

  • Rotation des postes : Permuter les opérations pour rompre la monotonie, rendre les salariés polyvalents.

  • Élargissement des tâches : Regrouper plusieurs tâches élémentaires.

  • Enrichissement des tâches : Augmenter l'intérêt des tâches en y ajoutant des "tâches nobles" pour élever la responsabilité et la motivation.

  • Juste-à-temps (JAT) : Produire ce dont on a besoin, quand on en a besoin.

    • Objectifs : Éviter le gaspillage (matières, temps, espace), produire à la date, sans stock.

3. Mécanisation et Automatisation :

  • Utiliser les machines pour accroître la productivité, améliorer la qualité.

  • Mécanisation : Remplacement de l'effort physique par la machine.

  • Automatisation : La machine remplace l'activité physique et certaines activités intellectuelles (détecte erreurs, corrige).

  • Productique : Automatisation et informatisation de la production.

  • Robotique : Robots programmés pour des tâches spécifiques.

Contrôle de la Production

  • Vérifier la conformité de la production aux objectifs (rendement, qualité).

1. Contrôle du Travail :

  • Temps de présence (heures d'entrée/sortie).

  • Rendement (rémunération en fonction de la production).

2. Contrôle des Moyens de Production :

  • Matières : Entrées/sorties pour éviter les détournements.

  • Matériel : Vérification conformité, réglage machines.

3. Contrôle de la Qualité :

  • Qualité : Aptitude d'un produit à satisfaire les besoins (performance, fiabilité, sécurité, etc.).

  • Avantages d'un produit de qualité : Meilleures ventes, rentabilité accrue, pérennité de l'entreprise, diminution des coûts de production (moins de rebuts).

  • Techniques de contrôle :

    • Destructif : Détruit le produit contrôlé (ex: produits comestibles).

    • Non-destructif : Ne détruit pas le produit (unitaire ou par sondage).

Chapitre 7 : Approvisionnement et Logistique

L'Approvisionnement

  • Rôle : Procurer à l'entreprise les matières et produits nécessaires à son fonctionnement au bon moment, en quantité et qualité voulues, au moindre coût.

  • Fonction d'approvisionnement décomposée en : Achats et Gestion des stocks.

1. Les Achats :

  • Opération commerciale de transfert de propriété d'un bien ou service.

  • Politique d'achat (3 objectifs) :

    • Coût : Produit le moins cher.

    • Qualité : Facteur décisif.

    • Sécurité : Éviter les ruptures de stock (fournisseurs fiables).

  • Processus d'achat (phases) :

    • Expression du besoin (répétitif ou occasionnel).

    • Définition qualitative et quantitative des biens.

    • Recherche et sélection des fournisseurs (critères : prix, conditions de paiement, qualité, livraison).

    • Négociation.

    • Passation de la commande (acte juridique).

    • Suivi de la commande et réception de la livraison.

2. La Gestion des Stocks :

  • Stock : Ensemble des marchandises ou articles accumulés en attente d'utilisation.

  • Types de gestion : matérielle, sélective, comptable, économique.

a) Gestion Matérielle :

  • Réception et rangement des marchandises.

  • Enregistrement des entrées/sorties.

  • Information du service achats en cas de besoin.

  • Conservation des produits.

b) Gestion Sélective (ex: méthodes ABC/Pareto) :

  • Allouer plus d'attention aux produits importants.

  • Méthode des 20/80 (Pareto) :

    • 20% références = 80% valeur consommée.

    • 80% références = 20% valeur consommée.

  • Méthode ABC :

    • Catégorie A : 10-20% produits = 70-80% valeur.

    • Catégorie B : 20-30% produits = 10-20% valeur.

    • Catégorie C : 50-60% produits = 5-10% valeur.

c) Gestion Comptable (Méthodes d'évaluation des mouvements) :

  • FIFO (First in / First out) ou PEPS : Évalue les sorties par les plus anciens.

  • LIFO (Last in / First out) : Évalue les sorties par les plus récents (rarement utilisé en pratique et non autorisé par certaines normes comptables).

  • CMUP (Coût Moyen Unitaire Pondéré) :

    • .

    • Toutes les sorties sont évaluées à ce coût unitaire.

d) Gestion Économique (Coûts et niveaux de stock) :

  • Objectif double : Stock suffisant (sécurité) et réduire coût de stockage (financier).

  • Coûts : coût de passation et coût de possession.

  • Coût de passation () : Dépenses administratives liées à la commande.

    • (N: nombre de commandes, a: coût unitaire, C: consommation annuelle, Q: volume commande).

  • Coût de possession() : Coût de conservation des stocks.

    • Coût de possession = (C: Conso annuelle, P: Prix unitaire, t: taux de possession).

    • Comprend : conservation, local, assurance, exploitation, dépréciation, capital investi.

  • Coût total () :

  • Stock Moyen (SM) : Stock moyen =

  • Stock Minimum (Sm) : Stock au moment de passer une commande = (c: conso rythme, d: délai appro).

  • Stock de Sécurité (SS) : Protection contre rupture (retard fournisseur ou accélération conso).

  • Stock d’Alerte (SA) : Point de déclenchement de la commande = .

La Logistique

1. Définition :

  • Art de livrer bon produit, bon moment, moindre coût, bon endroit.

  • Optimise les flux d'information et de produit.

  • Concerne transport, entreposage, import-export, informatique, déplacement.

2. Enjeux de la Logistique :

  • Partie intégrante de la stratégie d'entreprise.

  • Influence : croissance, maîtrise des coûts (logistique intégrée), externalisation, diversification, décisions de localisation/agencement.

3. Chaîne Logistique :

  • Relie toutes les activités de transport, stockage et entreposage.

  • Logistique interne : Gestion des matières, approvisionnement, stockage (manutention).

  • Logistique externe : Distribution physique des produits.

  • Transport : Interne (manutention) ou externe (approvisionnement, distribution).

  • Gestion des stocks : Assurer la disponibilité des produits tout en minimisant les coûts.

  • Entreposage : Stocker rationnellement, minimiser manutentions, faciliter accès.

Chapitre 8 : Fonction Financière

Rôle de la Fonction Financière

  • Au service de la stratégie générale de l'entreprise.

  • Fournit les moyens financiers nécessaires aux autres fonctions.

  • Décrire la situation patrimoniale, récapituler charges et produits.

Objectifs de Financement

  • Maximiser la valeur de l'entreprise pour ses actionnaires à long terme.

  • Rémunérer les apporteurs de capitaux.

  • Allouer les fonds nécessaires au développement.

  • Évaluer les capacités de financement.

Critères Essentiels de l'Activité Financière

Assurent la pérennité et améliorent la rentabilité.

  1. Rentabilité :

    • Capacité à générer des profits et à rémunérer les fonds.

    • Mesurée par : Rentabilité Globale (CAF/CA), Rentabilité Financière (RN/Capitaux Propres), Rentabilité Économique (RN/Total Actifs).

  2. Solvabilité :

    • Capacité à rembourser ses dettes à échéance.

    • Mesurée par : Ratio de Solvabilité (Capitaux Propres/Total Actifs), Ratio d'Autonomie Financière (Capitaux Propres/Total Bilan).

  3. Liquidité :

    • Capacité à avoir toujours de la liquidité pour l'exploitation.

    • Appréciée par : Fonds de Roulement (FR) et Besoin en Fonds de Roulement (BFR).

Analyse de l'Équilibre Financier

  • Fonds de Roulement (FR) : Ressources durables - Emplois stables.

  • Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : Actifs circulants - Passifs circulants.

  • Trésorerie Nette (TN) : FR - BFR.

    • Si FRNG > BFRNG, TN > 0 (disponibilités).

    • Si FRNG < BFRNG, TN < 0 (découvert bancaire).

  • Contraintes non-financières : Classiques, juridiques, économiques.

Besoins et Moyens de Financement

1. Besoins de Financement :

  • Dépenses d'investissement > Épargne.

  • Financement du cycle d'investissement : Ressources financières importantes et stables pour les investissements.

  • Financement du cycle d'exploitation : Opérations quotidiennes (achats, ventes, règlement client).

2. Moyens de Financement :

  • Pour les investissements :

    • Fonds propres : Autofinancement, augmentation capital, cession d'actifs.

    • Ressources étrangères : Emprunts long/moyen terme, crédit-bail.

  • Pour le cycle d'exploitation :

    • Actif circulant, crédit fournisseurs, financement des BFR, fonds de mobilisation de roulement, crédit de trésorerie.

Bilan Fonctionnel

  • Récapitule emplois et ressources, réorganisés par fonction (investissement, financement, exploitation).

  • Actif : Emplois stables et emplois circulants.

  • Passif : Ressources stables et ressources circulantes.

  • Principe de gestion : Passif stable > Actif stable (immobilisations financées par capitaux permanents).

Composantes du Bilan Fonctionnel :

  • Actif Stables : Immobilisations brutes (incorporelles, corporelles, financières).

  • Actif Circulant : Emplois d'exploitation (stocks, créances clients) et hors exploitation (VMP, autres créances).

  • Trésorerie Actif : Disponibilités (Banque, Caisse).

  • Ressources Stables : Capitaux propres, amortissements et provisions, dettes financières stables.

  • Passif Circulant : Dettes d'exploitation (fournisseurs, fiscales/sociales) et hors exploitation.

  • Trésorerie Passif : Concours bancaires courants.

Ratios Financiers

  • Rapport entre deux grandeurs caractéristiques pour analyser la structure ou les performances.

  • Ratio de financement des immobilisations : Ressources stables / Emplois stables.

    • > 1 : FRNG > 0, équilibre structurel respecté.

  • Ratio d'autonomie financière : (Capitaux propres + amortissements et provisions) / Ressources stables.

    • < 50% : Capitaux propres insuffisants.

  • Ratio du fonds de roulement / liquidité générale : Actif circulant / Passif circulant.

    • > 1 : FRNG positif, bonne solvabilité à court terme.

  • Ratio BFR / Chiffre d'affaires : Témoigne de l'évolution des décalages.

  • Ratios de rotation :

    • Stocks : [(Stock moyen HT)*360] / coût de production ou coût d'achat. (Plus élevé = meilleur CA).

    • Crédits clients : [(Créances clients + effets à recevoir) x 360] / CA TTC. (Durée moyenne du crédit client).

    • Crédits fournisseurs : (Dettes fournisseurs + effets à payer) x 360 / Achats TTC. (Durée moyenne des dettes).

Chapitre 9 : Gestion des Ressources Humaines (GRH)

La GRH a évolué de l'administration du personnel à une fonction stratégique.

Définition de la GRH

  • Ensemble des activités visant à développer l'efficacité collective des personnes dans l'entreprise.

  • Missions : Conduire le développement des RH pour atteindre les objectifs de l'entreprise.

  • Comporte : recrutement, rémunération, formation, gestion sociale.

Processus de Recrutement

  • Stratégique : premier moment d'intégration, conditionne d'autres éléments RH.

  • Phases :

    1. Définition de poste

    2. Définition du profil

    3. Identification des sources de recrutement

    4. Mise en place des moyens de recrutement

    5. Campagne de recrutement

    6. Sélection

    7. Décision d'embauche

    8. Intégration des nouveaux employés

L'Évaluation du Personnel

  • Détermine de nombreuses pratiques : formation, promotion, mobilité, rémunération.

  • Nécessite des critères clairs et acceptés (échelle de valeurs communes).

  • But de l'évaluation :

    • Pour salariés : répondre à un vœu, responsabiliser l'encadrement.

    • Pour entreprise : suivre contribution aux objectifs, maîtriser politique d'emploi, contrôler hiérarchie, améliorer systèmes d'information.

  • Qui évaluer ? : La personne globalement, comportements au travail (individuels/collectifs), potentiel, compétences.

  • Qui participe ? : Généralement le sommet stratégique définit les grandes lignes.

La Rémunération

  • Au cœur de la relation employeur-salarié (partie explicite du contrat de travail).

  • Comprend : salaire, primes, gratifications, avantages monétaires/matériels.

  • Éléments fondamentaux :

    • Salaire de base : Partie fixe.

    • Compléments de salaire : Légaux (congés payés), conventionnels (primes d'ancienneté), avantages en nature (voiture de fonction).

    • Suppléments de salaire : Éléments en espèces (mutuelles), en nature (assistance juridique).

    • Périphériques de la rémunération : Formation, participation aux bénéfices.

La Formation

  • Action d'amélioration des compétences (savoir, savoir-faire, savoir-être).

  • But : Réduire l'écart entre compétences requises et actuelles, améliorer l'efficacité, maintenir l'avantage compétitif.

  • Importance : Le succès des projets dépend de la compétence du personnel.

La Gestion Sociale

  • Créer un climat sain (épanouissement, cohésion des employés, gestion des conflits).

  • Indispensable pour l'atteinte des objectifs.

Chapitre 10 : Système d'Information et de Décision

Le Système en Entreprise

  • Entreprise = système : ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisé vers un but.

  • Interaction avec l'environnement grâce aux flux d'informations.

Le Système d'Information (SI)

  • Système utilisateur-machine qui produit de l'information pour l'aide à la décision.

  • Alimentation : Sources internes (activités de l'entreprise) et externes (partenaires, environnement).

  • Stockage : Assurer la pérennité et fiabilité de l'information (disques durs, DVD, papier).

  • Traitement : Manuels ou automatiques (rechercher, extraire, consolider, comparer, modifier, produire de nouvelles informations).

  • Diffusion : Parvenir à son destinataire rapidement (supports papier, oral, numérique comme Internet).

Le Système de Décision

  • Ensemble des moyens humains et matériels pour choisir et mettre en œuvre les processus transformant l'information en action.

  • Prise de décision : Réponse à un problème nécessitant :

    1. Identification du problème.

    2. Identification des critères de décision.

    3. Pondération des critères.

    4. Développement d'alternatives.

    5. Analyse des risques.

    6. Mise en place de l'alternative.

    7. Évaluation de l'efficacité de la décision.

  • Types de décisions :

    • Programmes : Préparées et utilisées quand prévu.

    • Non-programmées : Prises brusquement pour faire face à une situation imprévue.

Aides à la Décision

  • Dépendent du problème et de la connaissance du décideur.

  • Classification des situations selon un degré d'incertitude croissant :

  • Univers certain : Connaissance parfaite des paramètres.

    • Outils : programmation linéaire, techniques d'actualisation, réseaux, Business Intelligence.

  • Univers aléatoire : Probabilité associée à chaque éventualité.

    • Outils : Calcul des probabilités, statistiques (variance, écart-type), arbres de décisions.

  • Univers incertain : Pas suffisamment d'informations pour prévoir les événements.

  • Univers conflictuel : Événements dépendent d'intervenants hostiles (ex: oligopoles).

Chapitre 11 : Stratégie d'Entreprise

Définition de la Stratégie

  • Ensemble des voies permettant à l'entreprise d'atteindre ses objectifs dans les meilleures conditions.

  • Choix d'allocation de ressources définissant le périmètre d'activité.

  • Nécessité : Faire face aux difficultés de l'environnement (politique, économique).

  • Permet : Affecter au mieux les ressources, améliorer le contrôle, accroître les rendements.

Types de Stratégies

1. Selon l'attitude face à l'environnement :

  • Stratégie offensive : S'imposer en anticipant le changement.

  • Stratégie défensive : S'adapter au changement pour maintenir ses positions.

  • Stratégie d'accompagnement : Bénéficier de la confrontation entre leaders sans attaquer.

2. Selon le champ géographique :

  • Stratégie nationale : Se limiter au marché intérieur.

  • Stratégie internationale : S'implanter sur de nouveaux marchés (marketing international).

3. Selon la couverture du marché :

  • Stratégie globale : Couvrir la totalité de la demande.

  • Stratégie de créneau (niche) : S'intéresser à une partie spécifique, souvent délaissée par les grandes entreprises.

4. Selon le mode de croissance :

  • Stratégie de spécialisation : Concentrer les efforts sur un métier.

  • Stratégie de diversification : Changer de métier ou en ajouter un nouveau.

  • Stratégie de différenciation : Offrir un produit/service unique pour les clients, soit supérieur, soit moins cher.

Analyse Stratégique

  • Implique un maximum de parties prenantes.

  • 5 étapes :

    1. Identifier les sources de revenus.

    2. Situer l'entreprise sur son marché (opportunités, menaces).

    3. Évaluer les attentes des clients.

    4. Repérer les principaux leviers (forces, faiblesses, avantages compétitifs).

    5. Évaluer et choisir les axes de progrès (impact, coût de réalisation/fonctionnement).

Avantages et Limites de la Stratégie

  • Avantages : Guide pour l'avenir, anticipe les changements.

  • Limites : Coûts énormes, manque d'information (risque d'erreur), perte d'opportunités imprévues.

Chapitre 12 : L'Entreprise et son Rôle Sociétal

Vision Traditionnelle vs. Moderne

  • Traditionnelle : Objectif économique (profit, survie, agrandissement).

  • Moderne : Système avec préoccupations non uniquement économiques, intégrant l'intérêt général.

Contribution de l'Entreprise à la Société

  • Créatrice de richesses : Biens et services.

  • Créatrice d'emplois : Génère des revenus, moteur économique.

  • Participe à la politique économique de l'État : Emploi, productivité, croissance.

  • Formation des individus : Complète les formations de base, formation continue.

  • Recherche et développement : Recherche appliquée.

  • Aménagement du territoire : Implantation, structure des bâtiments.

  • Mécénat et parrainage : Soutien d'associations, rayonnement.

Impact Social et Culturel

  • Modèle les esprits, apporte statut et reconnaissance sociale.

  • Influence les relations d'autorité et de commandement.

Entreprise Citoyenne

  • Se considère au service de l'homme.

  • Développe des liens privilégiés avec salariés, partenaires, environnement.

  • Prise de conscience de son rôle économique et social.

  • Existent les entreprises d'insertion : Intégrer les "laissés pour compte de la compétitivité".

Effets Négatifs et Problématiques

  • Abus : Utilisation de règles administratives/fiscales pour intérêt personnel.

  • Stratégies contraires à l'intérêt général : Licenciements stratégiques.

  • Nuisances (déséconomies externes) :

    • Surexploitation des ressources.

    • Pollution (fumées, bruits, déchets toxiques).

    • Produits nuisibles à l'écosystème.

  • Produits/Services problématiques : Utilité discutable, nocifs, dangereux.

  • Manque de solidarité : Licenciements, discriminations, travail des enfants, délocalisations.

Éthique d'Entreprise

  • Conduite responsable, ne pas nuire, éviter l'enrichissement au détriment d'autrui.

  • Repose sur des principes essentiels : Respect de la personne humaine, égalité, solidarité, recherche du bien commun.

  • Déontologie : Règles de conduite (non-tromperie, respect des droits).

  • Éthique vs. Efficacité : Pas opposées à long terme. Le respect de l'éthique pérennise l'institution.

    • 3 visions : Profit prioritaire, Social prioritaire, Indissociables (la 3ème étant celle des entreprises qui réussissent).

  • Mise en œuvre : Charte d'entreprise, code de conduite (culture d'entreprise).

  • Manifestations de l'éthique au quotidien : Recrutement, rémunération, formation, considération, styles de commandement.

  • Relations avec les concurrents/consommateurs : Ne pas tromper, ne pas exploiter la naïveté.

  • Conclusion : Citoyenneté et éthique se recoupent, mais l'éthique va au-delà en imposant des règles de conduite globales.

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