Socio 2
Kart yokExamen des rôles de la socialisation sexuée dans les préférences sportives, les choix et les parcours de vie.
Ce document est un aide-mémoire sur le rôle de la socialisation sexuée dans les trajectoires sportives, explorant comment le genre influence les goûts,choix et parcours sportifs, et comment les institutions reproduisent ces idées dominantes.
Socialisation
Définition : Processus d'intériorisation des valeurs, pratiques et normes sociales.
Règles implicites concernant les attitudes ou comportements attendus par la société, variant selon les contextes et catégories sociales.
Comment intériorise-t-on ? Par des interactions régulières avec l'environnement (physique,social, numérique, institutionnel...).
Concept d'« habitus » (Bourdieu) : Ensemble de prédispositions concernant les façons de penser, d'être, de faire, intériorisées lors de la socialisation.
L'intériorisation de l'extériorité et l'extériorisation de l'intériorité.
Types de Socialisation
Socialisation primaire : Pendantl'enfance (famille, pairs, école, médias).
Socialisation secondaire : À partir de l'adolescence (permanence ou transformations des instances de socialisation comme la famille, les pairs, l'école, les médias, les milieux de loisir, du sport, detravail...).
Fonctions de la Socialisation
Intégration et adaptation à la vie en société en se conformant aux rôles et comportements attendus.
Maintenance d'un certain degré de cohésion entre les membres de la société.
Socialisation & Goûts
Nos goûts et préférences se forgent très tôt, du parc à jouets aux choix culturels, exprimant deux univers d'éducation et de socialisation.
Ces choixsont influencés par la position sociale des familles, qui laisse plus ou moins de liberté aux enfants.
Socialisation Sexuée en Famille
Les mères sont souvent les organisatrices des activités culturelles (sauf certains pères pour leuractivité de prédilection ou pour socialiser leurs fils).
Les parents « raisonnent » les préférences genrées pour une éducation valorisante (devenir gracieuse, apprendre le courage, la force).
Socialisation Sexuée à l'École
Tendance à une forte socialisation primaire sexuée.
La socialisation secondaire, avec des barèmes différenciés, participe à un effet Pygmalion.
À l'adolescence, période de construction d'une identité de genre :
Démotivation des garçons dans les APS "gracieuses" ou "féminines".
Démotivation des filles dans les APS "de force" ou "masculines".
La transgression des normes de genre est plus acceptée chez les filles que chez les garçons.
Moindre implication des filles en EPS (UK)
Les filles négocient un « déficit de féminité ».
Le corps sportifdéroge aux normes corporelles de féminité (exposition, tenues, efforts physiques associés à la force masculine).
Moindre implication des filles en EPS (France)
Traduit un « refus » de déroger aux normes esthétiques féminines.
Volonté d'affirmer une identité sociale valorisante et de mettre en scène la féminité (en opposition à la masculinité).
La compétition et la combativité sont perçues comme des valeurs masculines.
Impact de la Socialisation Sexuée sur les Trajectoires Sportives
Mythe : Les choix sportifs sexués sont "naturels" ou libres.
Réalité sociale : C'est une construction sociale qui réglemente les représentations et pratiques "acceptables" du corps, perpétuant la division des rôles.
Processus d'impact
Attribution d'un sexe.
Socialisations différenciées (sexuées).
L'anatomie détermine l'étiquette et un traitement social différencié.
Insertion différenciée selon les étiquettes sociales.
Renforcement positif de certains choix et parcours.
Répartition inégale dans différents secteurs et APS.
Différences visibles perçues comme preuves de différences « naturelles ».
Socialisations Sportives et Masculinité(s)
Le sport est construit comme une arène masculine.
« Masculinité hégémonique » (R.W. Connell) : Construction de masculinités "viriles" qui impose une domination aux femmes et à d'autres catégories d'hommes.
Contre-types déclassés : « hommes efféminés », « garçons manqués ».
Pluriel de masculinitéS : différentes manières de penser/vivre la masculinité, souvent en opposition à la féminité.
Socialisations Sportives et Féminité(s)
Rôle de la socialisationdes pratiquantes impactant leur engagement.
Exemple de la boxe féminine :
Difficulté d'accepter les coups.
Critiques des filles perçues comme « masculines ».
Valorisation des tenues « féminines » hors du ring.
Exemple du football ou du rugby féminin :
Renforcement d'une « socialisation inversée ».
Ou création de nouvelles normes corporelles de féminité.
Certaines décorations, positions, gestes du corps correspondent plus ou moins aux normes corporelles féminines, et sont plus ou moins (dé)valorisés.
Médias & Socialisation Sexuée
Discourssur les athlètes olympiques :
Femmes : « une fille », « petite fée ».
Hommes : « un homme », « athlète ».
Images médiatiques :
Corps sexualisés versus corps en action.
Marketing & communication : Usage de stéréotypes de genre pour promouvoir le sport.
Comment favoriser l'égalité dans le sport et la liberté de choix ?
Former les professionnel·les du sport.
Favoriser la pratique de sports non codés par sexe (course d'orientation, randonnée, voile, ski, trampoline, cross...).
Réfléchir à nos discours et pratiquespour limiter les biais sexués, ne pas imposer nos attentes ou poser des barrières selon le sexe.
Conclusion
Chaussez vos lunettes de genre pour voir la (re)production ou la résistance aux normes, biaiset inégalités de genre.
Niveaux sociaux de reproduction du système genre : l'individu (parcours de socialisation, interactions), les institutions, les médias.
Il existe différents niveaux pour prendre conscience ou agir.
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