Pharmacology: Drug Classifications and Actions
Kart yokThis note covers a variety of drugs, including antibiotics, cardiovascular medications, anti-inflammatories, antidiabetics, lipid-lowering agents, and drugs affecting the gastrointestinal and nervous systems. It details their classifications, mechanisms of action, indications, and adverse effects.
Chimie Thérapeutique : Fiche Récapitulative
I. Les Antibiotiques (ATB)
Les ATB sont des substances (fongiques ou bactériennes) qui inhibent la croissance ou détruisent d'autres microorganismes. Ils peuvent être
extraits,
semi-synthétisés (hémisynthèse), ou
totalement synthétisés.
A. Classification des bactéries
GRAM + | GRAM - | |
|---|---|---|
Cocci | Staphylocoques, Streptocoques, Pneumocoques | Gonocoque, Méningocoque |
Bacilles | Bacille diphtérique, Bacille tuberculeux, Bacille tétanique | Colibacilles, Salmonelles, Proteus, Pseudomonas |
Spiralés | Tréponèmes |
B. Antibiotiques β-Lactamines
Ces ATB naturels ou hémisynthétiques possèdent un noyau β-lactame avec une fonction amide en position alpha du carbocyle intracyclique. Ils sont fragiles à l'hydrolyse, bactéricides (action sur la paroi bactérienne), peu toxiques mais fortement allergisants. On les classe en trois catégories :
Pénicillines: noyau β-lactame uni à un cycle thiazolidine.
Céphalosporines: noyau β-lactame uni à un cycle dihydrothiazine.
Analogues structuraux.
1. Pénicillines
Structure générale:
Fonction acide carboxylique (peut donner des sels).
Trois carbones asymétriques (un seul isomère actif).
Dérivent de l'Acide 6-aminopénicillanique (6-APA), la plaque tournante de la synthèse.
Différences par le radical R qui amplifie le groupe amino en G.
Sensibilité: Les pénicillines peuvent être hydrolysées par les pénicillinases (β-lactamases) à deux niveaux:
Fonction amide extracyclique (par amidases, notamment des Gram -) → donne du 6-APA inactif (utile pour hémisynthèse).
Fonction amide interne ou lactame (par β-lactamases, notamment des staphylocoques) → molécule inactivée.
Classification:
Pénicillines Naturelles: obtenues par fermentation.
Pénicillines Hémisynthétiques: obtenues par acylation du 6-APA.
a. Pénicilline G (Benzylpénicilline)
Obtenue par fermentation (milieu riche en acide phénylacétique).
Fonction acide salifiable (sels de Na⁺, K⁺; sels d'amines lourdes à effet retard).
Activité: 1 UI = 0,6 µg de Benzylpénicillinate de Na⁺.
Conservation: Sérum glucosé.
Spectre étroit:
Cocci Gram + (sauf staphylocoques producteurs de β-lactamases : Streptocoques, Pneumocoques).
Certains bacilles Gram + (Spirochètes, Actinomycètes).
Cocci Gram - (Gonocoques, Méningocoques).
Inactive sur les bacilles Gram négatifs.
Indications: Infections ORL (angines, otites, sinusites), pneumonies, méningites, streptococcies, gonococcies, syphilis.
Toxicité: Peu toxique, mais allergies fréquentes.
Administration: Inactive par voie orale (sensible à l'hydrolyse acide). Utilisée par IM ou IV.
Inconvénients de la Pénicilline G:
Hydrolysée en milieu acide (invalide pour voie orale).
Sensibilité aux β-lactamases microbiennes et amidase Gram -.
Hémisynthèse → Permet de modifier les chaînes latérales du 6-APA pour de nouveaux dérivés:
Pénicillines résistantes aux β-lactamases.
Pénicillines à spectre élargi ou modifié.
b. Pénicillines résistantes aux β-lactamases (Groupe II)
Utilisables contre les staphylocoques producteurs de β-lactamases.
Caractérisées par un encombrement stérique (isoxazolylpénicillines).
Ex: Flucloxacilline (FLOXAM®) – antistaphylococcique majeur.
c. Pénicillines à spectre élargi ou modifié (Groupe III)
Modifications pour élargir le spectre vers les Gram négatifs.
Aminopénicillines:
Ampicilline (chef de file): Stable en milieu acide, mais absorption orale faible (40%). Active sur Gram - (entérobactéries). Effets indésirables: allergies, troubles digestifs.
Amoxicilline: Le plus utilisé, bien toléré et absorbé par voie orale.
Uréidopénicillines: Dérivés N-acétylés de l'ampicilline. Spectre élargi vers les Gram - et anaérobies. Inactifs par voie orale, réservés à l'hôpital. Ex: Pipéracillines.
Carboxypénicillines: Spectre similaire aux uréidopénicillines. Posologies élevées. Ex: Carbénicillines (Pyopen®) – actives sur Pseudomonas aeruginosa, Proteus et Anaérobies.
Amidinopénicillines: Fonction amide en G remplacée par une amidine. Ex: Pivmécillinam (Sélécid®) – prodrogue mieux absorbée, agit sur PBP2 des entérobactéries (infections urinaires).
2. Céphalosporines
Famille des β-lactamines. Le cycle thiazolidine des pénicillines est remplacé par un cycle dihydrothiazine.
Présence de deux chaînes latérales, deux carbones asymétriques, une fonction acide salifiable.
Dérivent de la céphalosporine C.
Classées en générations (selon activité et apparition).
a. Céphalosporines de 1ère Génération (C1G)
Ex: Céfalotine (Keflin®).
Spectre: Cumulent le spectre des pénicillines A et M. Actives sur staphylocoques, entérobactéries (traitement de choix pour Klebsiella). Moins efficaces sur streptocoques et pneumocoques que Pénicilline G. Inactives sur Pseudomonas.
Posologie: 2 à 8 g/jour chez l'adulte.
b. Céphalosporines de 2ème Génération (C2G)
Résistance: Résistance accrue aux lactamases.
Spectre élargi aux entérobactéries, Haemophilus et Pseudomonas. Certaines actives sur anaérobies.
Ex: Céfazoline.
c. Céphalosporines de 3ème Génération (C3G)
Meilleure résistance aux β-lactamases.
Utilisées dans les infections à entérobactéries multirésistantes.
Ex: Ceftriaxone.
Une substitution en R₃ (alpha) par un cycle amino-thiazole ou tétrazole accroît l'affinité pour l'enzyme cible de la paroi bactérienne, augmentant l'activité.
C. Inhibiteurs des β-lactamases
Substances qui protègent les β-lactamines en bloquant les β-lactamases bactériennes. Ce sont des substrats suicides.
Ex: Acide clavulanique.
D. Carbapénèmes
Ex: Imipénème (activité importante sur Pseudomonas).
Rapidement métabolisé par la déhydropeptidase I rénale (DHPI).
Associé à la Cilastatine (inhibiteur de DHPI) pour le protéger.
E. Monobactames
Ex: Aztréonam.
ATB à spectre étroit.
Actif sur les PLP₃ des bactéries Gram -.
Indiqué contre les entérobactéries et Pseudomonas (voie injectable).
II. Sulfamides
Antibactériens de synthèse. Le Sulfanilamide est le chef de file.
La majorité sont monosubstitués en R₁. R₁ est souvent hétérocyclique.
Propriétés physico-chimiques: Peu solubles dans l'eau, amphotères, donnent des réactions colorées caractéristiques (diazotation, para-diméthylaminobenzaldéhyde).
A. Action et Spectre
Mécanisme d'action: Bactériostatiques. Antagonistes compétitifs de la synthétase de l'acide folique. Se substituent à l'acide para-amino benzoïque (PABA).
Spectre large mais résistances fréquentes. Efficaces sur :
Cocci Gram + et Gram - (Pneumocoque et Méningocoque).
Bacilles Gram - (sauf Proteus et pyocyanique).
Certains champignons.
Résistances sont apparues (staphylocoques, gonocoques).
B. Indications et Toxicité
Historiquement : méningites purulentes, infections ORL, diarrhées, infections urogénitales.
Voie: Orale ou parentérale (urgence).
Effets indésirables: Problèmes rénaux, troubles hématologiques, allergies fréquentes.
Contre-indications: Insuffisance rénale/hépatique, hémopathie, fin de grossesse, nouveaux-nés.
C. Exemples
Sulfadiazine: Sulfadiazine argentique (Flammazine® crème) – antiseptique cutané, brûlures.
Sulfaméthoxazole: Associé au Triméthoprime (Bactrim®) – Traitement pneumocystoses (SIDA), cystites, infections respiratoires.
Triméthoprime: Association aux sulfamides → produits 20-100x plus puissants.
III. Quinolones / Fluoroquinolones
Antibactériens de synthèse.
1ère génération: Infections urinaires.
2ème génération (Fluoroquinolones): Spectre élargi (germes uropathogènes et entéropathogènes, y compris Pseudomonas).
A. Structure et Mode d'Action
Cycle A constant, associé à un cycle B (benzénique ou hétéroaromatique). R₁ et R₂ toujours présents. R₃ souvent un fluor (facultatif).
Mode d'action: Agissent sur le génome, chélatent les métaux et cations enzymatiques. Inhibent la biosynthèse de l'ADN par blocage de l'ADN gyrase. Bactéricides à faible dose. Pas de résistance plasmidique.
B. Effets Indésirables et Contre-indications
Généralement bien tolérées: Troubles digestifs, cutanés (photosensibilisation), visuels.
Contre-indications: Femme enceinte, enfant < 15 ans (toxicité osseuse).
C. Classification par Génération
1ère génération: Spectre limité aux Gram - (entérobactéries, sauf Pseudomonas). Synergiques avec aminosides. Ex: Acide nalidixique (Nalixine®).
2ème génération: Fluoroquinolones avec un fluor en 6 (renforce activité) et un cycle pipérazinyle en 7 (activité anti-Pseudomonas). Spectre élargi (Gram +, mycobactéries, uropathogènes, entéropathogènes). Inactives sur anaérobies. Ex: Ofloxacine (Oflocet®), Ciprofloxacine (Ciflox®).
3ème génération: Ex: Lévofloxacine (Tavanic®) – infections urinaires et respiratoires.
4ème génération: Ex: Trovafloracine (retiré du marché pour toxicité hépatique).
IV. Médicaments du Système Cardiovasculaire
A. Anti-angineux
L'angine de poitrine (angor) résulte d'une ischémie myocardique. Traitement vise à diminuer la demande en O₂ (β-bloquants, inhibiteurs calciques) ou augmenter les apports en O₂ (nitrés, inhibiteurs calciques).
1. Dérivés Nitrés
Esters nitrés de polyols. Se réduisent en nitrites (principes actifs).
Mode d'action polyvalent: Réduction consommation O₂, augmentation apport O₂.
Formes:
Action rapide et brève (crise d'angor): sublinguales, aérosols (Ex: Trinitrine – Natispray®).
Action prolongée (traitement de fond): comprimés, dispositifs transcutanés (Ex: Nitriderm®).
2. Médicaments apparentés aux dérivés nitrés
Ex: Molsidomine (Corvasal®). Prodrogue à mécanisme d'action comparable aux nitrés. Effet relaxant sur muscle lisse vasculaire, antiagrégant plaquettaire.
3. Autres médicaments (adjuvants)
Ex: Trimétazidine (Vastarel®). Dérivé de pipérazine, effet vasodilatateur et sédatif.
B. Inhibiteurs Calciques (Antagonistes du Calcium)
Diminuent l'entrée du calcium dans les cellules. Hétérogènes chimiquement. Indications: Angine de poitrine, HTA, arythmies, insuffisance cardiaque congestive, cardiomyopathies. Mécanisme: La contraction musculaire dépend du intracellulaire. Les inhibiteurs calciques bloquent les canaux calciques, agissant sélectivement sur différents tissus.
Vérapamil: Agit sur cœur et muscle lisse.
Dihydropyridines: Grande spécificité pour les fibres musculaires lisses.
Diltiazem: Action intermédiaire.
Action: Vasculaire périphérique prédomine. Dilatation coronaire intense: .
1. Phénylalkylamines
Ex: Vérapamil (Isoptine®). Antihypertenseur, anti-arythmique.
2. 1,4-Dihydropyridines
Structure: Cycle 1,4-dihydropyridine essentiel, cycle benzénique en 4 substitué par un électro-attracteur, deux fonctions esters essentielles.
Ex: Nifédipine (Adalate®). Inhibiteur calcique, anti-angineux, antihypertenseur. Contre-indiqué en grossesse.
Ex: Nicardipine (Loxen®) – surtout antihypertenseur.
Ex: Amlodipine (Amlor®).
3. Benzothiazépines
Ex: Diltiazem. Inhibiteur calcique, vasodilatateur coronarien, anti-arythmique.
4. Effets Indésirables et Contre-indications
Dihydropyridines et Diltiazem: Tératogènes (CI chez femme enceinte).
Vérapamil: Pro-arythmogène.
V. Diurétiques
Médicaments augmentant l'excrétion rénale d'eau et d'électrolytes, entraînant une déplétion hydrosodée. Mécanisme d'action: Rarement sur la filtration glomérulaire, mais surtout sur la diminution de la réabsorption tubulaire.
A. Classification et Site d'Action
Diurétiques osmotiques.
Diurétiques thiazidiques, sulfamides et apparentés.
Diurétiques de l'anse.
Stéroïdes inhibiteurs d'aldostérone.
Diurétiques naturels (caféine, théophylline).
Action sur la réabsorption tubulaire (diminution du Na⁺):
Tube contourné proximal: Sulfamides salidiurétiques (thiazidiques), inhibiteurs anhydrase carbonique, osmotiques.
Anse de Henlé: Furosémide.
Tube distal: Épargneurs de potassium (Amiloride, Spironolactone).
B. Types de Diurétiques
1. Sulfamides hétérocycliques (Inhibiteurs de l'anhydrase carbonique)
Bloquent l'anhydrase carbonique .
Augmentent l'élimination urinaire de bicarbonates, K⁺, Na⁺ → urine alcaline, plasma acidifié.
Principalement utilisés comme antiglaucomateux. Ex: Acétazolamide.
2. Thiazides ou thiazidiques
Composés bicycliques (noyau benzénique + thiadiazine).
Action au niveau du tube proximal (bloquent réabsorption eau et électrolytes).
Principal défaut: Hypokaliémie.
Ex: Chlorothiazide (Diurilix®), Hydrochlorothiazide (Esidrex®).
3. Analogues structuraux des thiazides (Diurétiques de l'anse)
Obtenus par remplacement de la fonction sulfamide.
Ex: Furosémide (Lasix®).
4. Diurétiques épargneurs de potassium
Agissent sur le tube distal, éliminant le Na⁺ et réabsorbant le K⁺ et les H⁺.
Indiqués dans l'insuffisance cardiaque.
Association bénéfique avec les thiazidiques pour contrecarrer l'hypokaliémie.
Ex: Triamtérène (dérivé de ptéridine).
5. Inhibiteurs de l'aldostérone (Spironolactones)
Antagonistes de l'aldostérone.
Augmentent la natriurie et la chlorurie, diminuent la kaliurie.
Épargneurs de potassium au niveau du tube distal.
Ex: Spironolactone (Aldactone®).
C. Sels de potassium
Adjuvants pour corriger l'hypokaliémie.
Attention: Éviter l'association avec les hyperkaliémiants (épargneurs de potassium, IEC) pour éviter une hyperkaliémie mortelle.
D. Indications et Effets Indésirables
Indications: Œdèmes (variés), HTA (seuls ou en association), insuffisance cardiaque.
Effets indésirables: Déshydratation, troubles hydro-électrolytiques, hypokaliémie (pour certains).
VI. Inhibiteurs de l'Enzyme de Conversion (IEC)
Classe thérapeutique essentielle dans le traitement de l'HTA, de l'insuffisance cardiaque congestive et du post-infarctus.
A. Mécanisme d'Action
Bloquent l'enzyme de conversion qui se trouve entre deux systèmes de contrôle de la pression artérielle.
Empêchent la formation de l'angiotensine II (hypertensive) et la dégradation de la bradykinine (hypotensive).
Le zinc dans le site actif de l'enzyme est bloqué par l'IEC.
Ex: Captopril, Perindopril (Coversyl®).
B. Indications
Hypertension artérielle: Équivalente aux diurétiques ou β-bloquants en monothérapie. Souvent une seule prise quotidienne. Association avec diurétiques thiazidiques ou de l'anse renforce l'efficacité et réduit l'hypokaliémie.
Insuffisance cardiaque congestive: Améliore la symptomatologie, la qualité de vie, et réduit la mortalité.
Post-infarctus: Diminue la mortalité à long terme.
C. Effets Indésirables (EI)
Généralement bien tolérés, pas les défauts des autres antihypertenseurs.
Les plus fréquents:
Hyperkaliémie.
Toux sèche.
Dysgueusies (troubles du goût).
Troubles cutanés, réactions d'hypersensibilité.
Insuffisance rénale (sténose artères rénales, hypovolémie).
Hypotension artérielle (surtout chez sujets âgés ou insuffisants cardiaques).
Rares: Aplasie/hypoplasie médullaire, protéinuries.
D. Contre-indications
Allergie connue aux IEC.
Grossesse.
Sténose bilatérale des artères rénales.
Insuffisance rénale.
E. Interactions
Association avec sels de potassium et épargneurs de potassium → surveillance de la kaliémie (risque d'hyperkaliémie).
Association avec neuroleptiques ou antidépresseurs tricycliques → majore l'hypotension orthostatique.
VII. Médicaments Analgésiques, Antipyrétiques et Anti-inflammatoires
A. Analgésiques Centraux (Morphiniques/Narcotiques)
Atténuent ou suppriment la douleur de manière globale, impact central. Agissent sur les douleurs profondes. Modèle: Morphine (alcaloïde de l'opium). Effets indésirables communs: Somnolence, dépression respiratoire, accoutumance, dépendance physique et psychique. → Tableau B des stupéfiants.
1. Morphine (Modèle naturel)
Structure: Squelette plénanthrénique, cycle furan, cycle pipéridine N-méthylée, OH phénolique et OH alcoolique.
Le motif γ-phényl N-méthyl pipéridine est important pour l'activité analgésique (motif phényl propyl amine).
Facilement transformable (OH phénoliques → phénates; OH alcooliques → cétones).
Ex: Chlorhydrate de morphine, Sulfate de morphine (Noscotin®).
2. Classification des analgésiques centraux (objectif: réduire les EI)
Dérivés de l'acide phénylacétique: Ex: Tramadol (Tramal®).
Dérivés de l'acide diphénylacétique (à cycle pipéridine potentiel): Ex: Méthadone. Activité comparable, mais plus toxique. Utilisée dans les traitements de la pharmacodépendance aux opiacés.
B. Anti-inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS)
Grand développement, automédication fréquente malgré les risques. Mécanisme d'action: Inhibition de la synthèse des prostaglandines (à partir de l'acide arachidonique) par action sur la cyclooxygénase (COX).
COX-1: Constitutive (tissus).
COX-2: Inductible (inflammation). Responsable des prostaglandines pro-inflammatoires.
L'inhibition sélective de la COX-2 espérait réduire les EI.
1. Salicylés
Ex: Acide acétylsalicylique (Aspirine) (Aspegic®).
Propriétés fondamentales: Analgésique, antipyrétique, anti-inflammatoire (fortes doses).
Inhibe la synthèse et libération des prostaglandines.
Diminue l'agrégation plaquettaire (effet antithrombose à faibles doses).
Posologie habituelle: 1 à 3g/jour.
EI: Altération muqueuse gastrique, allergies, troubles digestifs (ulcère), troubles de la coagulation (allonge temps de saignement, potentialise AVK).
Interactions: Forte liaison aux protéines plasmatiques → déplacements d'autres médicaments.
2. Pyrazolés
Ex: Phénylbutazone (Butazolidine®) – retiré du marché pour toxicité.
EI: Atteintes cutanées, gastro-intestinales, hépatiques graves (leucopénie, agranulocytose).
Interactions: Fortes liaisons aux protéines plasmatiques (potentialise AVK).
3. Acides fénamiques (Acides N-arylanthraniliques)
Analgésiques, certains anti-inflammatoires.
Inhibition synthèse prostaglandines. Fortement liés aux protéines plasmatiques.
Ex: Acide méfénamique (Ponstyl®) – puissant analgésique anti-inflammatoire (douleurs prémenstruelles).
4. Acides aryl-alcanoïques
Plus puissants et spécifiques que salicylés/pyrazolés. Acides carboxyliques avec support aromatique.
Dérivés à noyau benzénique (acides phénylacétiques ou phénylpropioniques).
Substituants sur noyau benzénique, position méta maximise l'activité. Halogène renforce.
Ex: Ibuprofène (Antarène®, Advil®) – AI, analgésique, antipyrétique (analgésique à faibles doses).
Ex: Kétoprofène (Profemid®) – AI et analgésique à faible dose.
5. Oxicams
Dérivés à noyau benzo-thiazine.
Ex: Piroxicam (Roxam®). Fonction énolique acide.
AI, analgésique à action rapide et durable (une prise/jour).
EI: Gastro-intestinaux rares.
6. Inhibiteurs sélectifs de la COX-2
Structuralement des sulfamides.
Ex: Nimésulide (Aulin®) – sélectif mais non spécifique (plus ancien).
7. Pharmacovigilance AINS
Nombreux EI (ulcères, interactions). Molécules retirées. Nécessitent surveillance constante.
VIII. Médicaments des Troubles Métaboliques
A. Antidiabétiques
Traitement du diabète: régime, insulinothérapie, antidiabétiques de synthèse par voie orale. Trois groupes: Sulfamides hypoglycémiants, Biguanides, Nouveaux développements.
1. Sulfamides Hypoglycémiants (SH)
Classe la plus ancienne et nombreuse (1ère et 2ème génération).
Caractéristiques communes:
Activité par voie orale.
Mécanisme multidirectionnel: Stimulation cellules β des îlots de Langerhans (insuline), freinage cellules α (glucagon), potentialisation effets insuline.
Limites: Diabète gras. Inactifs sur diabète maigre (acidocétose insulinodépendant) et diabète du jeune.
Tolérance: Troubles digestifs, hépatiques, cutanés, hématologiques. Effet tératogène important.
Risque majeur: Hypoglycémie.
Forte liaison aux protéines plasmatiques → Interactions médicamenteuses.
Pas d'effets antibactériens.
SAR: Présence d'un H sur l'azote sulfonamide indispensable. Liaison au récepteur pancréatique.
a. Sulfonylurées de 1ère génération
Substituant R₁ simple, R₂ simple. Demi-vie longue.
Ex: Carbutamide (Glucidoral®) – chef de file. Une prise/jour.
b. Sulfonylurées de 2ème génération
Substituant R₁ complexe, volumineux. Demi-vie courte.
Plus actifs (liaison à un 2ème site B).
Ex: Glibenclamide (Daonil®). Trois prises/jour.
2. Biguanides Hypoglycémiants
Dérivés guanidiques. Le motif actif est le biguanide (condensation de deux guanidines).
Ex: Metformine (Glucophage®). Très utilisée seule ou en association.
Mécanisme: Diminution production hépatique de glucose, augmentation utilisation périphérique (muscles, tissu adipeux).
EI: Troubles digestifs.
CI: Grossesse, insuffisance rénale.
3. Nouveaux développements
Inhibiteurs de l'α-glucosidase: Inhibent les enzymes intestinales. Diminuent les hypoglycémies post-prandiales. Ex: Acarbose (Glucor®).
Glinides: Stimulent la sécrétion d'insuline (comme SH). Ex: Répaglinide (Novonorm®).
Glitazones: Diminuent l'insulinorésistance (comme biguanides). Ce sont des thiazolidinediones. Ex: Rosiglitazone (Avandia®).
B. Normolipémiants (Hypolipémiants)
Abaissent les lipides sanguins pour prévenir l'athérosclérose. Visent à normaliser les hyperlipoprotéinémies. Lipides sanguins: Cholestérol total, Triglycérides (TG), phospholipides, acides gras. Combinés aux protéines pour former des lipoprotéines.
1. Lipoprotéines principales
Chylomicrons: Transportent AG vers stockage/métabolisme.
VLDL (Very Low-Density Lipoproteins).
LDL (Low-Density Lipoproteins): Fixent le cholestérol aux tissus (athérogènes).
HDL (High-Density Lipoproteins): Éliminent le cholestérol des tissus (anti-athérogènes).
ApoB: Transportent cholestérol aux sites récepteurs paroi artérielle. Élévation = FDR cardiovasculaire.
ApoA: Assurent le retour du cholestérol au foie. Diminution = risque majoré.
Indice d'athérogénicité: Rapport ApoA/ApoB.
2. Adjuvants diététiques
Huiles de poissons (acides gras ).
3. Fibrates
Inhibiteurs de la biosynthèse du cholestérol. Réduisent VLDL et LDL.
Ex: Clofibrate (Lipavlon®). Diminue biosynthèse cholestérol et augmente élimination biliaire. Forte fixation aux protéines plasmatiques.
4. Acide nicotinique et dérivés
Inhibent la sécrétion des lipoprotéines par le foie. Baissent VLDL et LDL. Ex: Pyrazine.
5. Inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (Statines)
Inhibiteurs compétitifs de l'enzyme clé de la biosynthèse hépatique du cholestérol.
Prodrogues activées au niveau hépatique.
Abaissent cholestérol total, LDL-cholestérol, VLDL, TG. Augmentent modérément HDL-cholestérol.
6. Résines échangeuses d'anions
Ex: Cholestyramine (Questran®). Résine non absorbée.
Échange Cl⁻ contre acides biliaires → empêche cycle entérohépatique → élimination fécale → destruction accrue du cholestérol.
EI: Nombreux, interactions médicamenteuses importantes (empêche absorption d'autres médicaments).
IX. Médicaments du Système Digestif
A. Antiulcéreux (Régulateurs de la Sécrétion Gastrique)
Hyper sécrétion → ulcère gastrique. Les cellules pariétales sécrètent des protons sous l'influence de stimuli (acétylcholine, gastrine, histamine).
1. Anticholinergiques (Antagonistes muscariniques)
Atropiniques: Diminuent sécrétion gastrique parasympathique.
Actuellement dépassés (nombreux EI).
2. Antagonistes des récepteurs de la gastrine
Ex: Proglumide (Milide®).
3. Antagonistes des récepteurs H₂ de l'histamine
Bloquent sélectivement les récepteurs H₂ de l'histamine → réduisent la sécrétion gastrique (volume et acidité).
Ex: Cimétidine (chef de file).
B. Laxatifs
Médicaments provoquant l'exonération.
Laxatifs doux: Selles normales ou ramollies sans coliques/diarrhées.
Purgatifs: Exonération rapide et importante (usage limité).
1. Laxatifs de lest
Fibres alimentaires: Éléments végétaux non dégradés par enzymes digestives humaines. Augmentent volume des selles, diminuent temps de transit. EI: Douleurs abdominales, ballonnements.
Mucilages (polysaccharides): Retiennent l'eau pour former un gel visqueux, augmentant le volume des selles, stimulant le péristaltisme. EI: Ballonnements, obstructions digestives (si pas assez d'eau).
2. Laxatifs osmotiques
Salins (sels de Mg ou Na): Très peu absorbés, retiennent l'eau. Induisent débâcle archaïque. Ex: , . Limités pour la constipation chronique.
Sucrés:
Polyols (Sorbitol, Mannitol): Peu absorbés, drachée osmotique.
Lactulose (Duphalac®): Disaccharide de synthèse. Laxatif osmotique et stimulation péristaltisme colique. Effet hypoammoniémiant (encéphalopathie hépatique). EI: Flatulences, crampes.
Polyéthylène glycol (Macrogols): Non absorbé. Ex: Fortrans® (préparation avant examen).
3. Laxatifs lubrifiants
Huiles végétales (digestibles): Absorbées, agissent par cholérèse.
Huiles minérales (paraffine – Lansoyl®): Émollients et lubrifiants. Retardent la réabsorption d'eau. EI: Suintements anaux, risque de carence en vitamines liposolubles (long terme).
4. Laxatifs stimulants
Augmentent motricité colique et sécrétion intestinale.
Dérivés du diphénylméthane: Ex: Phénolphtaléine (Mucinum®) – déconseillée (EI graves: allergies, hypokaliémie, diarrhées).
Anthraquinoniques: D'origine végétale (Séné, Aloès).
Autres: Huile de ricin, dioctyl-sulfosuccinates, sels biliaires.
5. Laxatifs par voie rectale
Provoquent le réflexe d'exonération. Ex: Oxycérine (Cristal® suppo).
C. Utilisation et Risques des Laxatifs
Automédication fréquente. Usage chronique risqué: accoutumance, troubles hydro-électrolytiques (hypokaliémie), carences, obstructions. Recommandation: Toujours commencer par conseils hygiéno-diététiques (activité physique, hydratation, fibres).
X. Médicaments du Système Respiratoire (Antihistaminiques)
A. Allergie
Réaction de l'organisme à une substance (allergène) après sensibilisation. Anaphylaxie: Augmentation sensibilité à un allergène. Cellules responsables: Mastocytes tissulaires, polynucléaires basophiles. Libèrent des médiateurs (dont l'histamine).
B. Antihistaminiques H₁
Indications principales:
Rhinites allergiques.
Dermatoses allergiques (urticaire, prurit).
Piqûres d'insectes.
Œdème de Quincke (formes bénignes).
Autres utilisations (basées sur EI):
Insomnies (produits fortement sédatifs).
Mal des transports (cinétose – action anticholinergique).
Effet antitussif.
Effet orexigène (action anti-sérotonine).
EI et CI:
Potentialisent les dépresseurs du SNC.
CI: Glaucome, hypertrophie de la prostate (effets anticholinergiques), insuffisance hépatique, femme enceinte (suspicion tératogène pour pipéraziniques).
C. Séries Chimiques
1. Série des éthylène diamines
Dérivés de la Benzylaniline: Ex: Antégan.
Dérivés de la pipérazine: Exemple chlorhydrate.
Dérivés de la phénothiazine: Ex: Prométhazine.
Aminocylation: Association avec amine sympathomimétique vasoconstrictrice (rhumes).
2. Série des éthanolamines
Modèle: Diphénhydramine. Fortement sédatif.
Utilisée comme antihistaminique, antitussif, anti-nauséeux (cinétose).
3. Série des propylamines
Modèle: Phéniramine. Carbone asymétrique, forme lévogyre la plus active.
4. Phénothiazines
Deux noyaux benzéniques autour d'un hétérocycle thiazine (non plan). Angele de plicature (): pour les phénothiazines (dépend l'activité). Chaîne en 10: constante (2 ou 3 carbones entre 2 azotes). Ramification → effet sédatif. Substituant en 2 varie l'activité.
Synthèse: Réaction de thionation (diphénylamine + soufre). Fixation de la chaîne en 10 avec un amino-alcool.
Prométhazine (Phénergan®) – chef de file.
Variations: Méquitazine (Primalan®) – noyau quinuclidine, antihistaminique pur sans effets sédatifs.
Analogues structuraux (isostérie): Cyproheptadine (Perinactil®) – orexigène.
XI. Médicaments du Système Nerveux Central
A. Neuroleptiques (Thymoleptiques/Antipsychotiques)
Diminuent l'activité mentale, réduisent tension émotionnelle, agressivité, agitation. Créent indifférence psychomotrice. Actifs dans les psychoses (schizophrénie). EI communs: Somnolence, dépression respiratoire, accoutumance, dépendance.
1. Classification des neuroleptiques
Tricycliques: Dérivés phénothiazine.
Butyrophénones: Cétones aromatiques fluorées.
Orthoanisamides/Orthobenzamides.
Pharmacophore: Motif phényl propyl amine (comme morphiniques). Types d'action:
Sélectifs: Phénothiazines à chaîne aliphatique.
Moyens: Phénothiazines pipéridiniques (contre l'anxiété).
Polyvalents: Butyrophénones (sédatifs, antidélirants, anti-hallucinatoires).
Désinhibiteurs/Incisifs: Phénothiazines pipéraziniques (efficaces contre délires, mais EI importants).
2. Mécanisme d'action
Interfèrent avec la dopamine (antidopaminergiques). Peuvent aussi agir sur noradrénaline, acétylcholine, sérotonine.
Inhibition du stockage de la dopamine.
Blocage des récepteurs à la dopamine.
3. Indications
Schizophrénie.
États d'excitation maniaques.
Bouffées délirantes (agitation, hallucinations, anxiété).
4. Effets secondaires
Nombreux et variés, liés aux 3 effets principaux.
Neurologiques: Extrapryamidaux (Parkinsoniens – rigidité, tremblements).
Végétatifs: Anticholinergiques, adrénolytiques (hypotension, tachycardie, constipation).
Endocriniens: Dépression libido.
5. Voies d'administration
Comprimés (problèmes d'observance). Injectables: immédiats (solutions aqueuses), prolongés (solutions huileuses d'esters).
6. SAR des psychotropes tricycliques
Angle de Wilhelm et Kuhn:
Faible () chez neuroleptiques (phénothiazine, thioxanthène).
Plus important () chez antidépresseurs tricycliques.
Chaîne latérale: Horizontale chez neuroleptiques, répliée chez antidépresseurs. Ramification → composante sédative.
7. Neuroleptiques tricycliques (Phénothiazines)
À chaîne aliphatique (sédatifs): Ex: Chlorpromazine (Largactil®). Très sédatif, ganglioplégique, antiémétique, hypothermisant.
À chaîne pipéridinique (moyens): Ex: Propériciazine (Neoleptil®). Anxiolytique, légèrement désinhibiteur.
À chaîne pipérazinique (incisifs): Ex: Fluphénazine (Moditen®). Désinhibiteur, stimulants, incisifs. Nombreux EI extrapyramidaux.
8. Analogues structuraux
Thioxanthènes: Ex: Flupentixol (Emézil®).
9. Butyrophénones et analogues
Cétones aromatiques fluorées.
Ex: Halopéridol (Haldol®). Neuroleptique majeur, polyvalent, puissant.
10. Orthoanisamides (ou Orthobenzamides)
Ex: Sulpiride (Dogmatil®). Activité originale: désinhibiteur à faible dose, antipsychotique à doses plus fortes.
Ex: Métoclopramide (Primpéran®). Antiémétique majeur, modifie comportement digestif.
B. Antiépileptiques
L'épilepsie est une décharge neuronale. Antiépileptiques: Diminuent fréquence et intensité des crises. Pathogenèse: Déficit en GABA (acide -aminobutyrique). Stratégies thérapeutiques:
Apport de précurseurs GABA (acide L-glutamique).
Stimulation libération GABA.
Apport d'agonistes GABA.
Facilitation transmission GABAergique (Benzodiazépines).
Blocage recaptage GABA.
Inhibition dégradation enzymatique GABA (blocage GABA transaminase).
1. Dérivés cycliques de l'urée
Hydantoïnes (cycles pentagonaux): Principalement antiépileptiques. Le cycle hydantoïne résulte de la condensation urée + acide glycolique. Deux H mobiles en position 5.
Tératogènes supposés. Toxicité hépatique (inhibiteurs enzymatiques).
Interactions médicamenteuses: Inducteurs enzymatiques (diminuent efficacité d'autres TT), déplacent/sont déplacés des protéines plasmatiques (risque surdosage).
Ex: Phénytoïne (Dilantin®).
Barbituriques (cycles hexagonaux): Principalement hypnotiques. Résultent de condensation urée + acide malonique. Dérivés substitués en 5 sont actifs.
Dépresseurs du SNC (sédation au coma). Certains antiépileptiques (phénobarbital). Anesthésiques généraux.
Ex: Phénobarbital (Gardénal®). Antiépileptique, anticonvulsivant.
EI: Accoutumance rapide, dépendance, toxicomanie. Marge thérapeutique étroite → risque de mort par surdosage. Inducteurs enzymatiques.
Abandonnés au profit des benzodiazépines (rapport bénéfice/risque défavorable).
2. Benzodiazépines (BZD)
4 actions principales: Anxiolytique, hypnotique, myorelaxante, anticonvulsivante. Qualités: Peu d'accoutumance, peu de perturbation du sommeil, large marge thérapeutique. Défauts:
Potentialisation des dépresseurs du SNC.
Phénomène de sevrage (rebond anxiété/insomnie).
Effet amnésié.
CI: Myasthénie, insuffisance respiratoire majeure, grossesse/allaitement. Structure: La plupart sont benzodiazépine 1-4. Substituant électroattracteur en position 7 (NO₂ = hypnotique/antiépileptique; Halogène = anxiolytique).
Ex: Clonazépam (Klonopin®). Anticonvulsivant, antiépileptique.
XII. Médicaments du Système Hormonal
A. Contraception Chimique
Basée sur le fait que la progestérone bloque l'ovulation.
B. Œstrogènes
Hormones naturelles sécrétées par l'ovaire. Préparent muqueuse utérine à la phase lutéale. Dérivent du noyau de l'oestrone (18 carbones). Cycle A aromatique. Groupements fonctionnels en (OH phénolique) et (alcool estérifiable).
Ex: Œstriol (Œvestin®). Action œstrogénique réduite, action trophique sur sphère génitale externe (mucifiant vaginal).
Ex: Œstrone (folliculine).
Œstrogènes de synthèse: Modifications pour activité orale, augmentation/atténuation activité œstrogénique. Ex: ÉthinylŒstradiol (œstrogène des pilules contraceptives).
C. Progestatifs
Seule hormone naturelle: Progestérone. Dérive du prégnane en C21. Deux fonctions cétones (3, 20), double liaison 4-5.
Action progestative: Prépare l'utérus à la grossesse (formant l'utérus en dentelle de seille), préserve grossesse (prévention menaces d'avortement).
Action anti-ovulatoire: Bloque l'ovulation → utilisée comme anticonceptionnel.
Autres: Anti-androgène.
Progestatifs de synthèse:
Dérivés prégnaniques: Modifications (suppression/ isomérisation méthyle 19, substituant en 6, double liaison 6-7, substitution en 17 par OH).
Dérivés de l'androstane/oxostrane (dérivés testostérone): Testostérone alkylée en 17 (surtout éthyle). Puissants progestatifs oraux. Ex: Dérivés de la 19-Nortestostérone.
D. Méthodes d'Administration
1. Méthode combinée (associée)
Principe: Prise quotidienne d'une association œstroprogestative. Arrêt d'une semaine provoque règles moins abondantes.
Mécanismes:
Blocage libération gonadostimulines hypophysaires (FSH, LH) → blocage ovulation.
Blocage glaire cervicale (imperméable aux spermatozoïdes).
Atrophie de l'endomètre utérin.
Types de pilules (selon taux œstrogène): Macro/Normo/Minidosées (20-50 µg d'Œstradiol).
Types de pilules (selon progestérone): Monophasiques (doses constantes), Biphasiques, Triphasiques.
2. Méthode séquentielle
Œstrogène seul puis association œstroprogestative. Moins efficace.
3. Méthode microdosée (mini-pilule)
Très faibles doses de progestatifs, sans interruption. Effet contraceptif: Action sur l'endomètre et glaire cervicale. Avantages: Peu d'effets vasculaires (pas d'œstrogène). Inconvénient: Légèrement moins efficace.
E. Effets Indésirables et Contre-indications des Contraceptifs Hormonaux
EI:
Modifications équilibre hormonal (prise de poids, atrophie endomètre).
Modifications métaboliques (diabétogènes).
Troubles divers (cardiaques, angio).
CI:
Grossesse.
Antécédents thromboemboliques.
Hyperlipidémie.
Insuffisance hépatique.
HTA.
Diabète sucré.
Tumeurs ovariennes, cancers génitaux.
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