Océans et espace : conquêtes, rivalités, coopérations

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Les océans et l'espace sont des nouveaux espaces de conquête, sources de rivalités et de coopérations entre les États.

Thème 3 : De nouveaux espaces de conquête

Ce thème explore les océans et l'espace comme de nouveaux territoires de rivalités et de coopérations internationales. Il est crucial de noter qu'en dissertation, il faut comparer ces deux espaces plutôt que de les traiter séparément.

I. Les Océans : un espace de connaissance, de maîtrise et de rivalités croissantes

Les océans sont de vastes étendues d'eau salée qui encerclent les continents. Ils couvrent environ 70 % de la surface terrestre, d'où le surnom de la Terre : la « planète bleue ».

A. Une connaissance et une maîtrise progressives

  • Il existe cinq océans principaux : l'Atlantique, le Pacifique, l'Indien, l'Arctique et l'Austral (ou Antarctique).
  • Début de la maîtrise (XVe siècle) : Les grandes explorations, d'abord chinoises puis européennes (ex. Christophe Colomb), sont rendues possibles par des innovations comme la boussole et le perfectionnement des navires (caravelle).
  • L'océanographie (XIXe siècle) : L'étude scientifique des océans révèle l'existence d'un relief sous-marin complexe (montagnes, fosses océaniques comme la fosse des Mariannes à près de –10 000 m).
  • Les abysses : Ce sont les zones les plus profondes (au-delà de 4 000 m), caractérisées par l'obscurité, des températures très basses et une pression extrême. Elles sont encore mal explorées mais font l'objet d'un intérêt croissant.

B. Territorialisation et enjeux géopolitiques

  • Territorialisation : Les États se sont progressivement approprié juridiquement et économiquement des parties des espaces maritimes, principalement au XXe siècle.
  • Rivalités historiques :
    • XVIIIe-XIXe siècles : Domination du Royaume-Uni.
    • XXe siècle : Déclin britannique au profit des États-Unis.
    • Aujourd'hui : La domination américaine est contestée, notamment par la Chine.
  • Ressources maritimes :
    • Hydrocarbures et métaux rares : Présents en abondance dans les fonds marins.
    • Câbles sous-marins : Essentiels aux communications mondiales (99 % des flux mondiaux d'informations).
    • Dispositifs de prévention : Capteurs permettant d'anticiper les risques naturels comme les tsunamis.
  • Maritimisation du monde : Augmentation des échanges économiques et stratégiques par la mer, avec environ 90 % des flux mondiaux de marchandises transitant par voie maritime.
  • Points de passage stratégiques : Détroit de Taïwan, détroit de Malacca, canal de Suez, canal de Panama sont des zones de tensions.
  • Exemple du détroit de Taïwan : Axe commercial majeur, il est l'objet de tensions entre la Chine et Taïwan, avec une présence navale américaine pour garantir la liberté de navigation.

C. La projection de force maritime : acteurs et moyens

La projection de force maritime est la capacité d'un État à déployer des forces navales au-delà de ses frontières pour défendre ses intérêts.

1. Acteurs et hiérarchie de puissance

  • Acteurs historiques :
    • États-Unis : Seule puissance maritime globale.
    • Royaume-Uni et France : Capacités de projection mondiale plus limitées.
    • Russie : Puissance maritime principalement régionale avec certaines capacités de projection lointaine.
  • Acteurs émergents :
    • Chine et Inde : Puissances maritimes mondiales cherchant à devenir globales.
  • Acteurs perturbateurs : Acteurs non étatiques (ex. pirates dans le détroit de Malacca) et certains États (Iran, Chine) qui contestent la liberté de navigation dans certaines zones stratégiques.

2. Moyens de projection de force

  • Réseau de bases navales :
    • États-Unis : Bases stratégiques dans tous les océans (ex. Diego Garcia, Midway).
    • Chine : Une seule base militaire maritime à l'étranger (Djibouti), restant encore une puissance régionale.
    • France : Capacités mondiales grâce aux territoires ultramarins (Antilles, Réunion, Polynésie) et bases à l'étranger (Djibouti, Émirats arabes unis).
  • Flottes nombreuses et avancées :
    • Porte-avions : USA (11), Chine (3), Inde (2), France (1), Russie (1).
    • Sous-marins : SNA (nucléaires d'attaque) et SNLE (nucléaires lanceurs d'engins) pour la dissuasion nucléaire.
  • Capacités opérationnelles : L'expérience des marines dans des interventions concrètes (ex. opérations américaines contre les trafics de drogue au Venezuela ou en mer de Chine).

D. La dissuasion nucléaire et les évolutions technologiques

  • Avantages stratégiques de la mer : Permet de frapper à longue distance, de manière permanente et contre n'importe quel adversaire, même si le territoire national est détruit.
  • Rôle des SNLE : Éléments clés de la dissuasion nucléaire (vingtaine de missiles, immersion longue, difficile à détecter, portée de 8 000 km).
    • Nombre de SNLE : USA (14), Chine (6), France (4).
    • Nombre d'ogives nucléaires : Russie (~4 000), USA (~3 700), Chine (~350), France (~300).
  • Débat sur l'extension de la dissuasion nucléaire française à l'UE (2025) :
    • Arguments pour : Dissuader la Russie, réduire la dépendance vis-à-vis des USA.
    • Arguments contre : Provocation pour la Russie, l'OTAN assure déjà la protection nucléaire.
  • Les drones : Nouvelle menace militaire majeure (aérienne et navale) qui modifie les rapports de force.
    • Exemple ukrainien : Drones navals ont affaibli la marine russe en mer Noire, montrant que la puissance navale ne repose plus uniquement sur les flottes traditionnelles.

E. Études de cas d'espaces maritimes

1. La Méditerranée : carrefour commercial, ressources et tensions

  • Espace commercial majeur : Carrefour entre Europe, Afrique et Asie.
    • Points de passage stratégiques : Canal de Suez, Détroit de Gibraltar.
    • Ports importants : Marseille.
  • Ressources importantes : Gaz naturel (Israël, Chypre, Égypte) et ressources halieutiques (menacées par la surpêche et le réchauffement climatique dû à son caractère semi-fermé).
  • Tensions et rivalités :
    • Conflits sur les frontières maritimes (Israël/Liban).
    • Désaccords sur la délimitation des zones maritimes (Grèce, Chypre, Turquie en mer Égée).
    • Militarisation croissante : Puissance navale turque, base russe à Tartous (Syrie), présence militaire américaine et française.
  • Coopérations : Initiatives environnementales (Union pour la Méditerranée).

2. L'Arctique : un espace en mutation

  • Milieu polaire : Températures extrêmes, glaces, conditions climatiques difficiles.
  • États riverains : USA (Alaska), Canada, Danemark (Groenland), Norvège, Islande, et surtout la Russie (plus longue façade arctique).
  • Ressources importantes : Gaz naturel (Russie), pétrole (Alaska), or, zinc, diamants (Canada), terres rares (Groenland).
    • Exploitation facilitée par la fonte des glaces, ouvrant aussi de nouvelles routes maritimes.
  • Rivalités géopolitiques :
    • Désaccords sur les ZEE et le contrôle des ressources.
    • Remilitarisation de la Russie, après une démilitarisation post-Guerre froide.
    • Intérêt des USA pour le Groenland (sécurité, accès militaire).

3. Le Golfe Persique : un pilier énergétique mondial

  • Mer fermée : Entre Moyen-Orient et Asie, bordé par des pays arabes et l'Iran. Source de tensions politiques et religieuses.
  • Centre énergétique majeur : Concentre un tiers de la production mondiale de pétrole, réserves importantes de gaz naturel (Qatar, Safaniyah en Arabie Saoudite).
  • Détroit d'Ormuz : Point de passage stratégique pour le commerce énergétique mondial, vulnérable aux blocages.
  • Tensions et rivalités :
    • Contestations des espaces maritimes, appropriation des ressources.
    • Risques de blocus du détroit d'Ormuz par l'Iran.
    • Rivalité Iran (chie) / Arabie Saoudite (sunnite) pour l'influence régionale et le contrôle des ressources.
  • Militarisation intense : Présence militaire américaine (5e flotte), patrouilles des alliés des USA (Royaume-Uni, France), surveillance des routes maritimes pour sécuriser les flux énergétiques.

II. L'Espace extra-atmosphérique : nouvelle frontière, rivalités et coopérations

L'espace commence au-delà de 100 km d'altitude, à la ligne de Kármán. C'est un milieu extraterrestre.

A. Connaissance et maîtrise de l'espace

  • Observation historique : De l'œil nu (Antiquité) à l'invention de la lunette astronomique par Galilée (XVIIe siècle).
  • Maîtrise moderne :
    • Débute pendant la Seconde Guerre mondiale (fusées allemandes).
    • Accélération durant la Guerre froide avec l'URSS et les États-Unis.
    • Aujourd'hui : La conquête repose principalement sur l'envoi de satellites (environ 13 000 en orbite), générant de nouveaux enjeux et rivalités (USA, Russie, Chine).
  • Objectifs de la conquête spatiale :
    • Prestige international.
    • Enjeux stratégiques (surveillance de la Terre).
    • Soutien à l'innovation technologique.
    • Exploitation future de ressources (métaux), notamment pour la Chine.

B. La Guerre Froide et l'accélération de la conquête spatiale

La Guerre froide (1947-1991) est une période de tensions indirectes entre les USA (capitalisme, libéralisme) et l'URSS (communisme). La conquête spatiale en devient un enjeu majeur.

1. Une rivalité intense

  • Supériorité idéologique : Chaque camp cherche à prouver la supériorité de son modèle (URSS : force du communisme ; USA : progrès, liberté).
  • Propagande : Affiches, timbres, discours officiels célèbrent les exploits spatiaux.
  • Courses aux exploits :
    • URSS : Lance le premier satellite (Spoutnik, 1957) et le premier homme dans l'espace (Youri Gagarine, 1961).
    • États-Unis : Dépassent l'URSS avec le programme Apollo (1961-1975) et le premier homme sur la Lune (Neil Armstrong, 1969). Le programme lunaire soviétique échoue ensuite.

2. Implications stratégiques

  • Progrès scientifiques et technologiques : Amélioration des communications, aide à la navigation, observation de la Terre, collecte d'informations militaires.
  • Maîtrise de l'information : Selon Kennedy, maîtriser l'espace, c'est maîtriser l'information et renforcer la puissance d'un État.

3. De la rivalité à la coopération

  • Détente (années 1970) : L'espace devient un outil de coopération.
  • Mission Apollo-Soyouz (1975) : Première mission spatiale conjointe.
  • Programme Shuttle-Mir : Coopération US-URSS, préparant l'ISS.

C. Les acteurs de la conquête spatiale : coopérations et rivalités actuelles

1. Acteurs étatiques historiques

  • États-Unis : Première puissance spatiale.
    • NASA (créée en 1958) : Budget de 20 Md.</li><li>Objectifs:RetoursurlaLune(programmeArtemis),missionsversMars,nouvellestechnologies.</li></ul></li><li><b>Russie</b>:Heˊritieˋreduprogrammesovieˊtique.<ul><li>Roscosmos:Budgetde5Md.</li> <li>Objectifs : Retour sur la Lune (programme Artemis), missions vers Mars, nouvelles technologies.</li> </ul> </li> <li><b>Russie</b> : Héritière du programme soviétique. <ul> <li>Roscosmos : Budget de 5 Md.
    • Reste un acteur important (monopole d'envoi d'astronautes à l'ISS entre 2011 et 2020 via Soyouz).
  • Agence Spatiale Européenne (ESA) : Créée en 1975, budget de 8 Md.<ul><li>Ro^lemajeurdanslelancementdesatellites(fuseˊesAriane),observationdelaTerre,navigation(Galileo),teˊleˊcommunications.Pasdeprogrammesdevolshabiteˊsindeˊpendants.</li></ul></li></ul><h4>2.Puissanceseˊmergentes</h4><ul><li><b>Chine</b>:Acteurspatialmajeur.<ul><li>CNSA:Budgetestimeˊaˋ14Md. <ul> <li>Rôle majeur dans le lancement de satellites (fusées Ariane), observation de la Terre, navigation (Galileo), télécommunications. Pas de programmes de vols habités indépendants.</li> </ul> </li> </ul> <h4>2. Puissances émergentes</h4> <ul> <li><b>Chine</b> : Acteur spatial majeur. <ul> <li>CNSA : Budget estimé à 14 Md.
  • Station spatiale habitée (Tiangong), objectif d'envoyer des humains sur la Lune, ambition de dépasser les États-Unis.
  • Inde : Programme spatial (ISRO) axé sur les satellites de surveillance et l'affirmation technologique (atterrissage de sonde sur la Lune en 2023).
  • 3. Nouveaux acteurs privés (New Space)

    • Apparition depuis les années 2000, bouleversant le secteur spatial.
      • SpaceX (Elon Musk, 2002) : Lancement de satellites et astronautes, fusées réutilisables, services à la NASA et aux États.
      • Blue Origin (Jeff Bezos) : Développe lanceurs et vols spatiaux.
    • Conséquences : Accès à l'espace plus fréquent et moins coûteux, mais concurrence accrue.

    4. Militarisation de l'espace

    • Rôle stratégique des satellites : Communication, navigation, surveillance, renseignement.
    • Menace en cas de conflit : Destruction des satellites de l'adversaire.
    • Forces Spatiales : Création par les États-Unis et la Chine (missiles antisatellites).
    • Traités internationaux : Le Traité de l'espace de 1967 interdit les armes de destruction massive dans l'espace, mais les tensions persistent.

    D. Coopération internationale dans l'espace

    1. Cadres juridiques et initiatives

    • Traité de l'espace (1967) : Interdit la militarisation et l'appropriation de l'espace (bien commun de l'humanité), garantit la liberté de circulation.
    • Accords de l'ONU (1968) : Secours aux astronautes quelle que soit leur nationalité, survol des territoires par les satellites.
    • Traité de la Lune : Réaffirme l'appartenance de la Lune à l'humanité, mais non ratifié par les grandes puissances.

    2. Station Spatiale Internationale (ISS) : symbole de coopération

    • Coopération internationale : NASA, Roscosmos, ESA, JAXA, etc. Partage des coûts, technologies et résultats scientifiques.
    • Historique : L'échec du Skylab américain face au fonctionnement de la station Mir soviétique a poussé à une collaboration pour l'ISS (assemblage de 1998 à 2010).
    • Raisons de la coopération :
      • Financières : Coût très élevé (100 Md$, 75% financés par les USA).
      • Technologiques : Appui sur l'expérience russe.
      • Scientifiques : Nécessité d'un effort collectif pour la recherche.
      • Géopolitiques : Apaiser les rivalités, maintenir le dialogue.

    3. Tensions persistantes malgré la coopération

    • Poids inégal des États : Influence proportionnelle à l'investissement financier (NASA réalise ~50% des expériences, ~160 astronautes américains vs 13 européens).
    • Exclusion de la Chine : Les USA refusent sa participation, limitant le caractère universel de l'ISS.
    • Privatisation croissante : Le "New Space" (SpaceX) transforme l'espace en lieu de concurrence économique.
    • Débris spatiaux : Multiplication des satellites pose le problème des débris menaçant les missions futures.

    III. Océans et espace : des lieux de coopération internationale pour la gestion des biens communs

    Les océans et l'espace sont des « biens communs » de l'humanité, nécessitant une gestion concertée.

    A. Coopération pour la gestion des océans

    1. Cadre juridique : la Convention de Montego Bay (1982)

    • Établit différentes zones maritimes (eaux territoriales, ZEE, haute mer) pour concilier souveraineté nationale, liberté de circulation et exploitation des ressources.
    • Permet de judiciariser les conflits (ex. Slovénie/Croatie pour la baie de Piran, Mer Caspienne pour le partage des ressources).
    • La France possède le second territoire maritime mondial grâce à ses DOM-TOM, lui conférant une immense ZEE.

    2. Causes des rivalités maritimes

    • Ressources halieutiques (pêche) : Rivalités pour l'accès aux zones de pêche (Chine, Indonésie, USA), accentuées par les migrations de poissons dues au réchauffement climatique (ex. maquereaux îles Féroé).
    • Hydrocarbures : Un tiers du pétrole et du gaz mondial provient du fond marin. Ex. : ilots des Spratleys et Paracels en Mer de Chine méridionale, disputés car permettant de revendiquer une ZEE riche.
    • Ressources minières sous-marines : Nodules polymétalliques (métaux rares indispensables aux batteries). L'accès et l'exploitation sont facilités par la possession d'îles (ex. île de Clipperton pour la France).

    3. Coopération pour préserver mers et océans

    • Coopération militaire pour sécuriser les routes maritimes : Lutte contre la piraterie (Golfe de Guinée, Corne de l'Afrique, Détroit de Malacca). Opération Atalanta (UE) dans la Corne de l'Afrique.
    • Coopération environnementale :
      • Conseil de l'Arctique : Observation de la faune/flore, lutte contre la pollution.
      • Initiatives internationales pour la haute mer : Autorité internationale des fonds marins (régulation exploitation minière), traité sur la biodiversité en haute mer (BBNJ, protection des écosystèmes marins, création d'aires marines protégées).

    B. Tableau récapitulatif : Coopération et rivalités face aux enjeux maritimes

    À l'échelle mondiale À l'échelle régionale À l'échelle locale
    Outils juridiques Conférences internationales (Montego Bay), BBNJ (objectifs COP 15 : 30% d'océans protégés, études d'impact, partage des recherches) Zones de protection saisonnières (ex. mammifères marins Canada/Caraïbes) Parcs naturels marins (mer d'Iroise, Tasmanie)
    Acteurs ONU + États membres Coopération interétatique (France, Canada, USA), riverains des espèces États + acteurs locaux (riverains, associations, mairies)
    Buts de la coopération Protéger la haute mer, atteindre les objectifs de COP 15, partage équitable des recherches scientifiques et des bénéfices, créer des règles de droit pour la haute mer Maintien des espèces animales qui ne connaissent pas les frontières Préserver l'environnement et maintenir l'activité économique (tourisme, pêche)
    Rivalités freinant la mise en œuvre Opposition de certains pays (ex. Russie) à la coopération internationale (Non spécifié) Entre pêcheurs/entreprises (économiques) vs États (protection), difficulté à faire respecter les règles

    Conclusion générale

    Les espaces maritimes et l'espace extra-atmosphérique sont des vecteurs de puissance et des lieux de rivalités intenses en raison de leurs ressources (énergétiques, halieutiques, minières, orbitales), des enjeux de prestige, et des désaccords sur les frontières. Cette compétition conduit à une militarisation croissante de ces espaces stratégiques.

    Cependant, face aux coûts, aux défis technologiques et environnementaux, la coopération internationale est devenue indispensable. Des cadres juridiques (Traité de l'espace, Montego Bay) et des projets emblématiques (ISS) montrent une capacité des États à collaborer, bien que des tensions persistent, notamment face à l'émergence de nouveaux acteurs étatiques et privés et aux enjeux de la militarisation de l'espace et des mers.

    Les océans et l'espace sont donc à la fois des théâtres d'affrontements pour l'affirmation de puissances et des laboratoires de la gouvernance mondiale pour les biens communs de l'humanité.

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