Neurologie: Examens et Syndromes
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Examen du Système Neurologique
Examen de la Sensibilité
La somesthésie désigne l'ensemble des sens qui informent l'organisme sur lui-même, incluant la sensibilité cutanée (toucher, température, douleur) et la sensibilité profonde (proprioception).
Types de Récepteurs de la Sensibilité
Corpuscules de Meissner et disques de Merkel: Toucher fin et pression.
Corpuscules de Pacini: Vibrations et pressions profondes.
Corpuscules de Ruffini: Étirement de la peau.
Terminaisons nerveuses libres: Douleur et température.
Voies de la Sensibilité
Voie lemniscale (faisceaux spinobulbothalamiques)
Voie extralemniscale (faisceaux spinothalamiques)
Voie spinocérébelleuse (proprioception inconsciente)
Description de la Voie Lemniscale (ou Voie des Cordons Postérieurs)
La voie lemniscale est responsable de la transmission de la sensibilité discriminative (toucher fin, pression, proprioception consciente, pallesthésie, graphognosie, stéréognosie) et des vibrations. Elle est caractérisée par :
Premier neurone: Corpuscule sensitif → Ganglion spinal → Cordon postérieur de la moelle épinière (faisceaux de Goll et Burdach) → Noyaux de Goll et Burdach dans le bulbe.
Deuxième neurone: Croisement de la ligne médiane au niveau du bulbe (décussation des lemnisques médiaux) → Thalamus (noyau ventro-postéro-latéral).
Troisième neurone: Thalamus → Cortex somatosensoriel primaire (circonvolution pariétale ascendante).
Description de la Voie Extralemniscale (ou Voie Spinothalamique Latérale)
La voie extralemniscale transmet la sensibilité protopathique (douleur, température) et le toucher grossier (non discriminatif).
Premier neurone: Récepteur cutané → Ganglion spinal → Corne postérieure de la moelle épinière.
Deuxième neurone: Croisement de la ligne médiane au niveau segmentaire de la moelle épinière (commissure grise antérieure) → Cordon antérolatéral contro-latéral → Thalamus (noyau ventro-postéro-latéral).
Troisième neurone: Thalamus → Cortex somatosensoriel primaire.
Sensibilités Superficielle et Profonde
Sensitivités superficielles:
Tactile (toucher léger)
Thermique (chaud, froid)
Douloureuse (piqûre)
Sensitivités profondes:
Proprioception consciente (sens de position des membres, arthrokinésie)
Pallesthésie (sens des vibrations)
Baresthésie (sens de la pression)
Kinesthésie (sens du mouvement passif)
Atteintes de la Sensibilité
Anesthésie (perte complète)
Hypoesthésie (diminution)
Hyperesthésie (augmentation)
Dysesthésie (sensation anormale désagréable)
Paresthésie (sensation anormale spontanée, comme des fourmillements)
Douleur neuropathique
Syndrome de Brown-Séquard
Le syndrome de Brown-Séquard résulte de l'hémisection (lésion unilatérale) de la moelle épinière.
Il se caractérise par :
Du côté de la lésion (homolatéral):
Paralysie spastique (atteinte de la voie pyramidale)
Troubles de la sensibilité profonde et discriminative (atteinte de la voie lemniscale)
Du côté opposé à la lésion (controlatéral):
Troubles de la sensibilité thermique et douloureuse (atteinte de la voie extralemniscale), généralement 1 à 2 segments sous le niveau de la lésion.
Syndrome de Wallenberg (ou Syndrome Latéral du Bulbe)
Le syndrome de Wallenberg est causé par une lésion du côté latéral du bulbe rachidien, souvent due à une occlusion de l'artère cérébelleuse postéro-inférieure (PICA).
Il se manifeste par:
Du côté de la lésion (homolatéral):
Ataxie cérébelleuse (pédoncule cérébelleux inférieur)
Syndrome de Claude Bernard-Horner (atteinte voies sympathiques)
Paralysie des nerfs crâniens IX, X (dysphagie, dysphonie, réflexe nauséeux aboli)
Anesthésie faciale (noyau sensitif du V)
Du côté opposé (controlatéral):
Hémihypoesthésie thermique et douloureuse du tronc et des membres (faisceau spinothalamique)
Syndrome Seringomyélique
La syringomyélie est une maladie neurologique caractérisée par la formation d'une cavité (syrinx) remplie de liquide céphalorachidien dans la moelle épinière, le plus souvent au niveau cervical.
Elle entraîne une lésion des fibres qui croisent la commissure grise antérieure, responsable de la transmission de la douleur et de la température. Les signes cliniques incluent :
Atteinte bilatérale et suspendue (limitée à certains dermatomes) de la sensibilité thermique et douloureuse.
Conservation de la sensibilité tactile et de la proprioception (voies lemniscales épargnées).
Peut s'y associer une amyotrophie et des troubles trophiques aux niveaux atteints.
Syndromes Sensitifs Encéphaliques
Syndrome thalamique: Hémianesthésie controlatérale sévère, souvent douloureuse (douleurs thalamiques).
Syndrome pariétal: Hémianesthésie controlatérale avec troubles discriminatifs (stéréognosie, graphie), parfois indifférence.
Définitions
Névralgie: Douleur intense, paroxystique, située sur le trajet d'un nerf.
Instinction sensitive (ou extinction sensitive): Incapacité à percevoir une stimulation sur un côté du corps lorsqu'une stimulation simultanée est appliquée sur les deux côtés, alors que chaque stimulation est perçue isolément. Traduit une atteinte corticale.
Paresthésie: Sensation anormale spontanée et non douloureuse (ex: fourmillements, engourdissements).
Dysesthésie: Sensation anormale désagréable ou douloureuse en réponse à un stimulus, ou spontanément.
Graphiesthésie (ou graphognosie): Capacité à identifier un chiffre ou une lettre tracée sur la peau sans l'aide de la vue.
Examen des Nerfs Crâniens
Paralysie Faciale Périphérique (PFP)
La PFP est une atteinte du nerf facial (VII) en aval du noyau, entraînant une paralysie de l'hémiface entière, homolatérale à la lésion. Cliniquement, elle se manifeste par :
Asymétrie faciale au repos et aggravée par la mimique.
Signe de Charles Bell: Lors de la tentative de fermeture de l'œil, le globe oculaire se dirige vers le haut et l'extérieur tandis que la paupière ne se ferme pas (lagophtalmie).
Effacement des rides du front et du sillon naso-génien.
Chute de la commissure labiale.
Impossibilité de siffler, de montrer les dents du côté atteint.
Parfois des troubles du goût (2/3 antérieurs de la langue) et une hyperacousie.
Fonctions du Nerf V (Trijumeau)
Le nerf trijumeau est un nerf mixte (sensitif et moteur) :
Sensibilité: Il assure la sensibilité de la face, des muqueuses nasales et buccales, des 2/3 antérieurs de la langue, des dents, des gencives et de la dure-mère. Il se divise en trois branches :
Nerf ophtalmique (V1)
Nerf maxillaire (V2)
Nerf mandibulaire (V3)
Motricité: Il innerve les muscles masticateurs (masséter, temporal, ptérygoïdiens).
Atteintes du Nerf I (Olfactif)
Anosmie: Perte complète de l'odorat.
Hyposmie: Diminution partielle de l'odorat.
Peuvent être causées par des traumatismes crâniens, des rhinites, des tumeurs de la base du crâne.
Type d'Atteinte du Champ Visuel
Lésion | Type d'atteinte du champ visuel |
|---|---|
Nerf optique (pré-chiasmatique) | Cécité monoculaire |
Chiasma optique (lésion médiane) | Hémianopsie bitemporale (perte des champs visuels externes) |
Bandelette optique (rétro-chiasmatique) | Hémianopsie latérale homonyme controlatérale |
Radiations optiques (lobe temporal/pariétal) | Quadranopsie ou hémianopsie latérale homonyme controlatérale (parfois congruente) |
Signes d'une Atteinte Complète du Nerf III (Oculomoteur Commun)
Une atteinte complète du nerf III entraîne :
Ptosis palpébral (chute de la paupière supérieure) par paralysie du muscle releveur de la paupière.
Strabisme divergent (œil dévié vers l'extérieur et le bas) par paralysie des muscles droits médial, supérieur, inférieur et de l'oblique inférieur.
Diplopie (vision double).
Mydriase aréactive (pupille dilatée et ne réagissant pas à la lumière) par paralysie du sphincter irien.
Perte de l'accommodation et du réflexe photomoteur direct et consensuel.
Définitions
Ophtalmoplégie: Paralysie des muscles oculomoteurs, entraînant une limitation des mouvements de l'œil.
Ptose palpébrale: Chute de la paupière supérieure.
Fonctions du Nerf VII (Facial)
Le nerf facial a des fonctions multiples :
Motricité: Muscles de la mimique faciale.
Sensibilité: Zone de Ramsay-Hunt (conque de l'oreille, méat auditif externe).
Sensorialité: Goût des 2/3 antérieurs de la langue.
Végétatif: Glandes lacrymales, submandibulaires et sublinguales (salivation).
Dysphonie et Atteinte Nerveuse
Une dysphonie (difficulté ou altération de la voix) oriente vers l'atteinte des nerfs suivants :
Nerf vague (X): Plus spécifiquement le nerf laryngé récurrent, qui innerve la plupart des muscles du larynx.
Moins fréquemment, le nerf glossopharyngien (IX) par atteinte de structures adjacentes.
Items de l'Examen du Nerf II (Optique)
Acuité visuelle: Évaluée avec des échelles (ex: échelle de Monoyer ou Parinaud).
Champ visuel: Évalué par confrontation ou périmétrie (ex: périmétrie goldmann ou Humphrey).
Examen du fond d'œil: Pour visualiser la papille optique et la rétine.
Définitions
Réflexe pupillaire consensuel: La constriction de la pupille d'un œil qui n'est pas directement stimulé par la lumière, alors que l'autre œil l'est.
Amaurose: Perte complète de la vision d'un œil sans lésion apparente.
Syndrome de la Fente Sphénoïdale
Le syndrome de la fente sphénoïdale est dû à une lésion des structures passant par la fente sphénoïdale, située entre l'aile du sphénoïde et le corps du sphénoïde.
Il se caractérise par l'atteinte des nerfs suivants, provoquant :
Nerfs oculomoteurs (III, IV, VI): Ophtalmoplégie (diplopie, strabisme), ptosis.
Nerf trijumeau (V1): Anesthésie de la branche ophtalmique (front, paupière supérieure, œil).
Parfois proptose et œdème palpébral.
Fonctions du Nerf IX (Glossopharyngien)
Le nerf IX est un nerf mixte:
Moteur: Muscle stylopharyngien (déglutition).
Sensitif: Tiers postérieur de la langue, pharynx, tympan, trompe d'Eustache (réflexe nauséeux).
Sensoriel: Goût du tiers postérieur de la langue.
Végétatif: Glande parotide (salivation), chimio et barorécepteurs du sinus carotidien (régulation PA et respiration).
Expression Clinique d'une Atteinte du Nerf XI (Accessoire)
L'atteinte du nerf XI, qui innerve le muscle sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze, se manifeste par :
Difficulté à tourner la tête du côté opposé à la lésion et à hausser l'épaule du côté de la lésion.
Amyotrophie et faiblesse de ces deux muscles.
Chute de l'épaule.
Expression Clinique d'une Atteinte Bilatérale du Nerf XII (Hypoglosse)
Une atteinte bilatérale du nerf XII, innervant les muscles de la langue, entraîne :
Paralysie et amyotrophie sévère de la langue, qui apparaît petite, ridée et parcourue de fasciculations.
Dysarthrie majeure (difficulté à articuler) et dysphagie (difficulté à déglutir).
La langue reste immobile ou ne peut être protruse.
Hypertension Intracrânienne (HTIC)
Définition de l'HTIC
L'hypertension intracrânienne (HTIC) est une élévation anormale et soutenue de la pression à l'intérieur de la boîte crânienne, due à une augmentation du volume d'un des compartiments intracrâniens (cerveau, LCR, sang) et/ou à une diminution de la compliance.
Types d'Engagements Cérébraux
Un engagement cérébral est le déplacement pathologique d'une partie du cerveau à travers un orifice naturel ou acquis, entraînant une compression des structures cérébrales vitales.
Engagement temporal (ou uncal): Engagement de l'uncus et du lobe temporal dans le hiatus tentoriel.
Engagement amygdalien: Engagement des amygdales cérébelleuses dans le foramen magnum.
Engagement sous-falcoriel (ou sous-falcine): Engagement du gyrus cingulaire sous la faux du cerveau.
Engagement central (ou transtentoriel): Descente axiale des structures diencéphaliques et mésencéphaliques à travers le hiatus tentoriel.
Signes Cliniques de l'HTIC (Triade Classique)
Céphalées: Intenses, matinales, résistantes aux antalgiques.
Vomissements: En jet, sans effort, soulagés par les céphalées.
Œdème papillaire: Visible au fond d'œil.
Autres signes: Diplopie (atteinte du VI), bradycardie, HTA, troubles de la conscience.
Céphalées de l'HTIC
Les céphalées de l'HTIC sont typiquement :
Intenses, profondes, souvent décrites "en casque" ou de broiement.
Prédominance matinale ou vespérale.
Aggravées par la toux, le mouchage, l'effort et la position allongée.
Peu soulagées par les antalgiques usuels.
Ne sont pas calmées par les vomissements.
Vomissements de l'HTIC
Les vomissements sont caractéristiques :
En jet, sans effort préalable ni nausées.
Souvent matinaux.
Peuvent être soulagés par les céphalées (contrairement à la céphalée elle-même).
Sans rapport avec les repas.
Tableau Clinique de l'HTIC chez l'Enfant
Chez l'enfant, en particulier le nourrisson, le tableau de l'HTIC peut être différent en raison de la plasticité du crâne :
Augmentation du périmètre crânien et macrocéphalie progressive.
Bombement de la fontanelle antérieure, tendue.
Disjonction des sutures crâniennes (signe du "crâne fêlé" à la percussion de Macewen).
Veines du cuir chevelu dilatées.
Regard en "couché de soleil" (yeux déviés vers le bas).
Irritabilité, somnolence, troubles de l'alimentation.
Signes d'HTIC Recherchés au Fond d'Œil
Œdème papillaire: Bords de la papille flous, surélévation, couleur rouge.
Disparition de l'excavation physiologique de la papille.
Engorgement des veines rétiniennes, parfois pulsatiles.
Hémorragies péripapillaires ou rétiniennes.
Description de l'Engagement Temporal (ou Uncal)
L'engagement temporal est le passage du bord interne du lobe temporal (uncus) sous le bord libre de la tente du cervelet (hiatus tentoriel).
Il est souvent causé par une lésion temporale expansive. Cliniquement, il se manifeste par :
Mydriase homolatérale, puis bilatérale (compression du nerf III).
Hémiplégie controlatérale, puis bilatérale (compression du pédoncule cérébral).
Troubles de la conscience allant du coma profond à la décérébration.
Anomalies respiratoires (Cheyne-Stokes).
Description de l'Engagement Amygdalien
L'engagement amygdalien est la hernie des amygdales cérébelleuses à travers le foramen magnum, compressant le bulbe rachidien.
C'est une urgence vitale, causée par une HTIC sévère ou une lésion de la fosse postérieure. Les signes incluent :
Troubles bulbaires: Dyspnée de Cheyne-Stokes ou apnée, bradycardie, instabilité tensionnelle.
Atteinte des nerfs crâniens IX, X, XII.
Raideur de nuque intense.
Décérébration, coma et décès rapide.
Différenciation : Céphalées du Syndrome Méningé vs. HTIC
Caractéristique | Syndrome Méningé | HTIC |
|---|---|---|
Intensité | Variables, permanentes avec paroxysmes | Progressives, très intenses, parfois atroces |
Localisation | Diffuses, "en casque", parfois irradiant à la nuque | Diffuses, profondes, plus frontales ou temporales |
Facteurs aggravants | Mouvements de tête, lumière (photophobie), bruit (phonophobie) | Toux, efforts, défécation, position allongée (matinales) |
Calmées par | Antalgiques, repos strict | Peu calmées par antalgiques usuels |
Relation vomissements | Peuvent accompagner mais ne calment pas | Souvent calmées par les vomissements |
Différenciation : Vomissements du Syndrome Méningé vs. HTIC
Caractéristique | Syndrome Méningé | HTIC |
|---|---|---|
Type | Souvent nauséeux, peuvent être en jet | Typiquement en jet, sans effort ni nausées |
Fréquence | Variables | Souvent matinaux |
Aliments | Peuvent être liés aux repas | Sans rapport avec les repas |
Soulagement | Ne calment pas les céphalées | Souvent accompagnés d'un soulagement passager des céphalées |
Syndrome Méningé
Définition du Syndrome Méningé
Le syndrome méningé est un ensemble de signes cliniques et biologiques traduisant l'inflammation ou l'irritation des méninges (membranes entourant le cerveau et la moelle épinière).
Signes Cliniques du Syndrome Méningé (Triade Classique)
Céphalées: Diffuses, intenses, continues, augmentées par les mouvements et la lumière.
Vomissements: Souvent en jet, sans effort, sans rapport avec les repas.
Raideur de nuque: Douleur et limitation de la flexion du cou.
Autres signes: Photophobie, phonophobie, signes de Kernig et Brudzinski, hypersensibilité cutanée, parfois troubles de la conscience ou crises convulsives.
Céphalées du Syndrome Méningé
Les céphalées sont :
Intenses, continues, avec des paroxysmes.
Diffuses, "en casque", irradiant à la nuque et au rachis.
Augmentées par les mouvements de la tête, la lumière (photophobie) et le bruit (phonophobie).
Peu ou pas soulagées par les antalgiques usuels.
Vomissements du Syndrome Méningé
Les vomissements sont :
Souvent en jet, sans effort ni nausées préalables.
Sans rapport avec les repas.
Position en Chien de Fusil
La position en chien de fusil est une attitude antalgique spontanée de protection observée chez les patients atteints de syndrome méningé. Le patient est allongé sur le côté, les cuisses et les genoux fléchis sur l'abdomen, et la tête en hyperextension (nuque raidie). Cette position vise à réduire la tension sur les méninges.
Signe de Kernig et Signe de Brudzinski
Signe de Kernig: Le patient est en décubitus dorsal, cuisse fléchie à 90° sur le bassin. La tentative d'étendre la jambe sur la cuisse est douloureuse et limitée par une contracture réflexe des ischio-jambiers.
Signe de Brudzinski: La flexion forcée de la nuque entraîne une flexion réflexe des genoux et des hanches.
Réalisation de la Ponction Lombaire (PL)
La ponction lombaire est un geste médical qui consiste à prélever du liquide céphalorachidien (LCR) pour analyse. Elle se réalise généralement entre L3-L4 ou L4-L5, sous anesthésie locale, le patient étant en position latérale décubitus ou assise, en hyperextension du rachis.
Désinfection cutanée stricte.
Anesthésie locale.
Introduction d'une aiguille fine et stérile, perpendiculaire à la peau, entre deux apophyses épineuses, jusqu'à franchir les ligaments et la dure-mère (sensation de "claquement sec").
Recueil goutte à goutte du LCR dans des tubes stériles pour diverses analyses (cytobactériologique, biochimique, pression).
Retrait de l'aiguille et pose d'un pansement compressif.
Complications de la PL
Syndrome post-ponction lombaire: Céphalées posturales, nausées, vomissements, vertiges.
Infection (méningite post-PL).
Hématome au site de ponction (rachidien, sous-dural).
Hémorragie (si troubles de la coagulation).
Engagement cérébral (en cas d'HTIC préexistante).
Blessure neurologique (racine nerveuse, moelle épinière).
Contre-indications de la PL
HTIC avec risque d'engagement (œdème papillaire, déficit focal, troubles de la conscience). Un scanner cérébral est primordial avant toute PL en cas de suspicion d'HTIC.
Troubles de la coagulation ou traitement anticoagulant.
Infection cutanée au point de ponction.
Lésion expansive intrarachidienne.
Malformation rachidienne importante.
Résultats Macroscopiques de la PL
Aspect clair, eau de roche: LCR normal.
Aspect trouble, purulent: Méningite bactérienne (riche en cellules, protéines).
Aspect hémorragique: Hémorragie sous-arachnoïdienne (le LCR reste teinté dans les trois tubes), ou ponction traumatique (s'éclaircit progressivement).
Aspect xanthochromique (jaunâtre après centrifugation): Vieux sang, hémorragie sous-arachnoïdienne ancienne, ictère sévère.
Syndrome Cérébelleux
Définition du Syndrome Cérébelleux
Le syndrome cérébelleux est un ensemble de troubles de la coordination motrice, de l'équilibre et du tonus musculaire, résultant d'une atteinte du cervelet ou de ses voies afférentes/efférentes.
Atteintes Retrouvées dans le Syndrome Cérébelleux
Troubles de la marche et de la statique (ataxie).
Dysmétrie et asynergie.
Tremblement intentionnel.
Hypotonie.
Dysarthrie cérébelleuse (voix scandée).
Nystagmus.
Trouble de la Marche du Syndrome Cérébelleux
La marche est ataxique, décrite comme une marche ébrieuse ou titubante :
Élargissement du polygone de sustentation (le patient écarte les pieds).
Manque d'équilibre, tendance aux chutes, surtout vers le côté de la lésion.
Pas réguliers, irréguliers, en zigzag.
Non aggravée par l'occlusion des yeux (contrairement à l'ataxie sensitive qui elle est aggravée par l'occlusion des yeux).
La "danse des mamelons" et les oscillations brusques et irrégulières sont caractéristiques.
Trouble de la Statique du Syndrome Cérébelleux
Le patient présente une incapacité à maintenir une posture stable :
Élargissement du polygone de sustentation en position debout.
Trémulations du tronc, oscillations constantes (vacillations axiales).
Manque d'équilibre, il ne peut pas se tenir en position tandem (pied devant l'autre).
Non aggravé par l'occlusion des yeux (Signe de Romberg négatif).
Trouble de la Coordination du Syndrome Cérébelleux
Les mouvements sont désordonnés (dysmétrie, asynergie) :
Dysmétrie: Incapacité à mesurer l'amplitude ou la distance requise pour un mouvement (dépassement du but lors de l'épreuve doigt-nez).
Adiadococinésie: Difficulté à exécuter rapidement des mouvements alternatifs successifs (ex: taper rapidement la main sur la cuisse en pronation et supination alternées).
Asynergie: Décomposition des mouvements complexes en gestes élémentaires dissociés.
Troubles du Tonus et des Réflexes du Syndrome Cérébelleux
Hypotonie: Diminution du tonus musculaire du côté de la lésion, donnant un aspect de "passivité" des membres affectés.
Réflexes ostéotendineux (ROT): Souvent pendulaires, "en pendule" ou "en ciseaux", lents à revenir à leur position initiale après percussion.
Troubles de Parole et de l'Écriture du Syndrome Cérébelleux
Dysarthrie cérébelleuse (voix scandée): Le langage est lent, laborieux, les mots sont segmentés ou "scandés", avec une variation anormale de l'intensité et du rythme.
Micrographie: L'écriture est de grande taille, irrégulière, avec un alignement difficile (écriture "titubante").
Manœuvre de Stewart Holmes (ou Rebond Cérébelleux)
Le patient fléchit l'avant-bras contre résistance, l'examinateur lâche brusquement. Chez un patient normal, l'avant-bras s'arrête rapidement. En cas de syndrome cérébelleux, l'avant-bras frappe le thorax ou l'épaule de l'examinateur par défaut d'amortissement du mouvement.
Troubles de l'Asynergie du Syndrome Cérébelleux
L'asynergie est la perte de la coordination entre les différents groupes musculaires lors d'un mouvement complexe. Concrètement, le mouvement n'est pas fluide, il est décomposé en plusieurs étapes dissociées et maladroites.
Exemple: Lors de l'épreuve talon-genou, le mouvement est imprécis, le talon ne reste pas sur la crête tibiale et il y a une désaxation.
Troubles du Tremblement du Syndrome Cérébelleux
Le tremblement cérébelleux est un tremblement intentionnel ou d'action :
Il apparaît ou s'intensifie lors du mouvement volontaire et dans la posture.
Il s'aggrave à l'approche du but (ex: lors de l'épreuve doigt-nez).
Il est absent au repos.
Différenciation : Syndrome Cérébelleux vs. Syndrome Parkinsonien
Caractéristique | Syndrome Cérébelleux | Syndrome Parkinsonien |
|---|---|---|
Tremblement | Intentionnel ou d'action, augmente à l'approche du but | De repos, disparaît à l'action ou au sommeil, s'aggrave par l'émotion ("en émiettement de pain") |
Tonus | Hypotonie | Hypertonie plastique ("rigidité en tuyau de plomb" ou "roue dentée") |
Mouvement | Dysmétrie, ataxie, asynergie, adiadococinésie | Bradykinésie (lenteur), akinésie (difficulté à initier le mvt), perte des syncinésies |
Marche | Ébrieuse, élargissement du polygone, titubante, non aggravée yeux fermés | Petit pas, piétinante, festination, absente des balancements des bras |
Voix | Scandée, lente, explosive | Monocorde, faible (dysarthrie hypokinétique) |
Écriture | Grande, irrégulière, désordonnée | Micrographie progressive ("écrit petit") |
Définition du Nystagmus
Le nystagmus est un mouvement oscillatoire involontaire et rythmique des yeux, composé d'une phase lente et d'une phase rapide.
Troubles en Cas d'Atteinte :
Vermis cérébelleux: Atteinte prédominante de l'équilibre et de la statique (ataxie axiale, troubles de la marche).
Hémisphères cérébelleux: Atteinte de la coordination des membres homolatéraux, dysmétrie, adiadococinésie, tremblement intentionnel, hypotonie.
Pédoncules cérébelleux supérieurs: Voies efférentes du cervelet, souvent impliqués dans le syndrome cérébelleux cinétique dominant.
Pédoncules cérébelleux moyens ou inférieurs: Ataxie plus sévère, vertiges, nystagmus (connexions avec TC et voies vestibulaires).
Fonctions du Cervelet
Le cervelet joue un rôle crucial dans le contrôle moteur :
Régulation du tonus musculaire.
Coordination des mouvements volontaires, assurant leur fluidité, précision et harmonie.
Maintien de l'équilibre et de la posture statique et dynamique.
Participation à la planification et à l'apprentissage moteur.
Synergie des muscles de l'œil et de la bouche (implication dans les mouvements oculaires et la parole).
Syndrome Vestibulaire
Définition du Syndrome Vestibulaire
Le syndrome vestibulaire est un ensemble de signes et symptômes résultant d'une anomalie du système vestibulaire, responsable du maintien de l'équilibre, de la posture et de la stabilisation du regard.
Atteintes Retrouvées dans le Syndrome Vestibulaire
Vertige (sensation de mouvement, giratoire ou linéaire).
Nystagmus (mouvements oculaires involontaires).
Troubles de l'équilibre et de la marche (déviations, ataxie).
Signes végétatifs (nausées, vomissements, pâleur, sueurs).
Définition du Vertige
Le vertige est une illusion de mouvement (le plus souvent rotatoire ou giratoire) de soi-même ou de l'environnement, témoignant d'un dysfonctionnement du système vestibulaire.
Trouble de la Marche du Syndrome Vestibulaire
La marche est caractérisée par une déviation latérale :
Le patient dévie systématiquement du côté de la lésion (en général du côté de l'oreille atteinte si périphérique), accentuée par l'obscurité ou l'occlusion des yeux.
Marche en étoile (test de "marche aveugle" ou de Babinski-Weil): le patient avance et recule les yeux fermés, décrivant une étoile.
Le polygone de sustentation peut être élargi.
Ataxie dans le Syndrome Vestibulaire
L'ataxie vestibulaire est un déséquilibre et une incoordination motrice dus à une atteinte du système vestibulaire. Elle se manifeste par une déviation posturale et à la marche, généralement unilatérale. Elle est aggravée par l'occlusion des yeux (Romberg positif déviant).
Définition du Nystagmus (rappel)
Le nystagmus est un mouvement oculaire involontaire et rythmique, composé d'une phase lente (déviante) et d'une phase rapide (de rappel). Sa direction est définie par la phase rapide.
Test de Halmagyi (Head Impulse Test)
Le test de Halmagyi évalue le réflexe vestibulo-oculaire (RVO). Le patient fixe un point et l'examinateur tourne rapidement sa tête d'environ 10-20° d'un côté puis de l'autre. En cas de lésion vestibulaire périphérique unilatérale, les yeux du patient ne peuvent pas rester fixés sur la cible du côté de la lésion et effectuent une saccade de rattrapage pour revenir au centre. Ce test est positif en cas de déficit vestibulaire unilatéral.
Manœuvre de Dix et Hall-Pike
Cette manœuvre est utilisée pour diagnostiquer le vertige positionnel paroxystique bénin (VPPB). Le patient est assis sur la table d'examen, puis rapidement basculé en décubitus dorsal, tête tournée à 45° d'un côté et en légère hyperextension. En cas de VPPB, cette manœuvre déclenche un vertige et un nystagmus (en général géotropique et rotatoire) après une courte latence, qui durent moins de 30 secondes et sont fatigables.
Test de Fukuda (Test de la Marche en Étoile)
Le test de Fukuda (ou Unterberger) est une épreuve de la marche aveugle. Le patient marche sur place, yeux fermés ou bandés, bras tendus devant lui, pendant 30 à 60 secondes. Une déviation significative du tronc et des bras et une rotation du corps de plus de 45° indique une lésion vestibulaire du côté de la déviation (souvent périphérique).
Différenciation : Syndrome Vertigineux Central vs. Périphérique
Caractéristique | Syndrome Vertigineux Périphérique | Syndrome Vertigineux Central |
|---|---|---|
Intensité vertige | Généralement très intense, rotatoire | Plus modéré, flou, déséquilibre |
Nystagmus | Horizontal ou horizonto-rotatoire, unidirectionnel, fatigable, inhibé par la fixation oculaire | Peut être vertical, multidirectionnel, non fatigable, non inhibé par la fixation oculaire, souvent sans vertige associé |
Troubles équilibre | Déviation franche, latéropulsion du côté lésionnel, Romberg déviant | Ataxie plus variable, direction du déséquilibre non toujours fixe, plus grave |
Signes associés | Signes cochléaires (surdité, acouphènes), signes végétatifs intenses (nausées, vomissements) | Pas de signes cochléaires, souvent signes neurologiques focaux (atteinte du tronc cérébral, cervelet) |
Latence/Durée | Souvent paroxystique, durée limitée (secondes à heures) | Peut être continu, dure plus longtemps |
Différenciation : Nystagmus Vestibulaire Central vs. Périphérique
Caractéristique | Nystagmus Périphérique | Nystagmus Central |
|---|---|---|
Direction | Unidirectionnel (bat toujours dans la même direction, souvent du côté opposé à la lésion), surtout horizontal ou horizontorotatoire | Peut changer de direction selon le regard, peut être vertical ou purement torsionnel |
Sens du vertige | Toujours dans le même sens que la phase rapide du nystagmus | Absence de concordance possible, le vertige étant moins intense |
Influence fixation | Inhibé par la fixation oculaire | Non inhibé par la fixation oculaire, parfois augmenté |
Fatigabilité | Fatigable et habituable (diminue à la répétition) | Non fatigable |
Signes associés | Vertige intense, signes végétatifs, surdité, acouphènes | Peu ou pas de vertige, absence de signes auditifs, présence de signes neurologiques centraux |
Exemples de Faux Vertiges
Lipothymie / Malaise vagal: Sensation de perte de connaissance imminente, faiblesse.
Crise d'angoisse / Attaque de panique: Sensation d'instabilité, de tête vide, dépersonnalisation.
Hypotension orthostatique: Étourdissements en passant à la position debout.
Certains troubles visuels ou médicamenteux.
Différenciation : Ataxie Cérébelleuse, Sensitive et Vestibulaire
Caractéristique | Ataxie Cérébelleuse | Ataxie Sensitive | Ataxie Vestibulaire |
|---|---|---|---|
Mécanisme | Lésion du cervelet / voies | Lésion des voies de la proprioception | Lésion du système vestibulaire |
Marche | Ébrieuse, large polygone, titubation, danse des mamelons | Talonnante, lancers de jambes, sensation de marcher sur du coton | Déviation systématique (latéropulsion), marche en étoile |
Romberg | Négatif (pas aggravée les yeux fermés) | Positif (aggravée si pas de contrôle visuel) | Positif (aggravée si pas de contrôle visuel, déviation) |
Autres signes | Dysmétrie, tremblement intentionnel, dysarthrie, nystagmus | Signes sensitifs profonds et discriminatifs | Vertige, nystagmus, nausées/vomissements |
Syndrome Neurogénique Périphérique (SNP)
Définition du Syndrome Neurogénique Périphérique
Le syndrome neurogénique périphérique désigne l'ensemble des manifestations cliniques et électrophysiologiques résultant d'une atteinte des nerfs périphériques, qu'il s'agisse des racines, des plexus ou des troncs nerveux (y compris la corne antérieure de la moelle épinière).
Signes Cliniques du SNP
Troubles moteurs (déficit, amyotrophie, fasciculations)
Troubles sensitifs (paresthésies, dysesthésies, anesthésie)
Abolition ou diminution des réflexes ostéotendineux (ROT)
Troubles trophiques et vasomoteurs (peau sèche, froide, œdème, troubles vasomoteurs)
Troubles Moteurs du SNP
Déficit moteur (paralysie ou parésie): Réduction de la force musculaire, souvent à prédominance distale.
Amyotrophie: Diminution du volume musculaire due à la dénervation musculaire, visible à l'inspection et à la palpation.
Fasciculations: Contractions spontanées et brèves de petits groupes de fibres musculaires, visibles sous la peau, sans mouvement articulaire. Elles témoignent d'une atteinte de la corne antérieure ou du nerf moteur.
Crampes: Contractions musculaires douloureuses involontaires.
Définition des Fasciculations
Les fasciculations sont des contractions spontanées, fugaces et désordonnées de petits groupes de fibres musculaires, visibles sous la peau, sans déplacement articulaire. Elles traduisent une excitabilité anormale des motoneurones de la corne antérieure ou des axones moteurs périphériques.
Troubles Trophiques du SNP
Les troubles trophiques dans le SNP sont la conséquence de la dénervation sensitive et végétative :
Peau sèche, squameuse, froide.
Troubles des phanères (ongles cassants, atrophie des poils).
Œdèmes, modification de la couleur de la peau.
Troubles de la cicatrisation.
Ostéoporose et arthropathies neurogènes à long terme.
Ataxie Proprioceptive
L'ataxie proprioceptive (ou sensitive) est une perturbation de la coordination motrice due à une altération de la sensibilité profonde (proprioception). Elle se manifeste par une marche talonnante, des lancers de jambes, et est aggravée par l'occlusion des yeux (Romberg positif).
Fonctions de l'Électroneuromyographie (ENMG) dans le SNP
L'ENMG est un examen clé pour le diagnostic et l'évaluation du SNP :
Confirmer une atteinte neurogène périphérique.
Localiser la lésion (corne antérieure, racine, plexus, tronc nerveux).
Caractériser le type de lésion (axonale ou démyélinisante).
Évaluer la sévérité de l'atteinte et son pronostic.
Suivre l'évolution de la maladie et l'efficacité du traitement.
Classification Selon le Déficit des SNP
Mononeuropathie: Atteinte d'un seul nerf périphérique (ex: syndrome du canal carpien).
Mononeuropathie multiple: Atteinte de plusieurs nerfs périphériques isolés.
Polynévrite / Polyneuropathie: Atteinte diffuse et symétrique des nerfs périphériques, principalement distale et prédominant aux membres inférieurs.
Plexopathie: Atteinte d'un plexus nerveux (brachial, lombosacré).
Radiculopathie: Atteinte d'une ou plusieurs racines nerveuses.
Classification Selon la Physiopathologie des SNP
Atteinte axonale: Lésion de l'axone lui-même (ex: neuropathies toxiques, métaboliques). L'ENMG montre une diminution des amplitudes des potentiels d'action.
Atteinte démyélinisante: Lésion de la gaine de myéline autour de l'axone (ex: syndrome de Guillain-Barré). L'ENMG montre un ralentissement des vitesses de conduction nerveuse.
Atteinte mixte: Combinaison des deux.
Neuropathie à petites fibres: Atteinte préférentielle des fibres nerveuses de petit calibre (thermiques et douloureuses).
Classification des Mononeuropathies Focales
Les mononeuropathies focales sont des atteintes d'un nerf isolé, souvent par compression ou traumatisme (canalopathies).
Syndrome du canal carpien (nerf médian au poignet).
Paralysie du nerf ulnaire (cubital) au coude ou au poignet.
Paralysie du nerf radial au bras (paralysie de la "lune de miel").
Paralysie du nerf fibulaire commun (sciatique poplité externe-SPE) au col du péroné.
Méralgie paresthésique (nerf fémoro-cutané de la cuisse).
Topographie de la Douleur lors de l'Atteinte Radiculaire
C6: Douleur face externe du bras et de l'avant-bras, pouce, index.
C7: Douleur face postérieure du bras et de l'avant-bras, majeur.
L4: Douleur face antérieure de la cuisse, genou, face antéro-médiale de la jambe.
S1: Douleur face postérieure de la cuisse et de la jambe, talon, plante du pied, orteil externe.
Réflexes Ostéotendineux Correspondants aux Racines
C5: Réflexe bicipital (parfois C6)
C6: Réflexe styloradial (parfois C5)
C7: Réflexe tricipital
C8: Pas de réflexe spécifique majeur, parfois le cubito-pronateur
L4: Réflexe rotulien
S1: Réflexe achilléen
Syndrome d'Aran-Duchenne et Syndrome de Gowers
Syndrome d'Aran-Duchenne: Ce n'est pas un syndrome spécifique, mais plutôt une description de l'amyotrophie et du déficit moteur distal au niveau de la main (muscles de l'éminence thénar et hypothénar, interosseux) souvent observée dans les SLA ou les atteintes du plexus brachial inférieur.
Syndrome de Gowers: Décrit dans les myopathies. Ce n'est pas un syndrome neurogène périphérique. Signe de Gowers: le patient ne peut se lever du sol qu'en s'aidant de ses propres mains sur ses genoux/cuisses pour "escalader" ses jambes, en raison d'une faiblesse des muscles proximaux des membres inférieurs.
Description du Syndrome de la Queue de Cheval
Le syndrome de la queue de cheval résulte de la compression des racines nerveuses du sac dural sous le cône médullaire (L2 à S5). Il se caractérise par :
Douleur radiculaire de topographie variable, souvent bilatérale.
Déficit moteur flasque des membres inférieurs, souvent asymétrique.
Troubles sensitifs en "selle" (périnée, fesses, OGE, face postérieure des cuisses) et des membres inférieurs.
Atteinte sphinctérienne (rétention ou incontinence urinaire et fécale), impuissance.
Abolition des réflexes achilléens et/ou rotuliens.
Syndrome du Canal Carpien
Le syndrome du canal carpien est une mononeuropathie canalaire par compression du nerf médian au niveau du poignet. Il se manifeste par :
Signes sensitifs:
Paresthésies et dysesthésies (fourmillements, décharges électriques) dans les 3 premiers doigts (pouce, index, majeur) et la moitié radiale de l'annulaire, souvent nocturnes et aggravées par les activités manuelles.
Hypoesthésie dans le territoire du médian.
Signes moteurs:
Faiblesse et amyotrophie des muscles de l'éminence thénar (surtout l'abducteur et l'opposant du pouce), entraînant une difficulté à saisir les objets fins.
Clairement le nerf atteint est le nerf médian.
Syndrome Myogène
Définition du Syndrome Myogène
Le syndrome myogène est un ensemble de signes cliniques et paracliniques témoignant d'une atteinte primitive du muscle lui-même (myopathie), et non du système nerveux.
Définition de la Plaque Motrice
La plaque motrice est la jonction neuromusculaire, c'est-à-dire la synapse entre l'axone terminal d'un motoneurone alpha et la fibre musculaire qu'il innerve. C'est le lieu de la transmission de l'influx nerveux conduisant à la contraction musculaire.
Signes Fonctionnels du Syndrome Myogène
Fatigabilité musculaire (Asthénie) : Le patient ressent une faiblesse qui s'accentue à l'effort prolongé.
Faiblesse musculaire (Déficit moteur) : Difficulté à réaliser des mouvements (ex: lever les bras, monter les escaliers).
Signes Cliniques du Syndrome Myogène
Déficit moteur: Souvent proximal et bilatéral, touchant les ceintures.
Amyotrophie: Souvent bilatérale et symétrique, prédominant aux racines des membres.
Hypotonie: Diminution du tonus musculaire.
Absence de troubles sensitifs.
Réflexes ostéotendineux (ROT) diminués ou abolis.
Parfois pseudo-hypertrophie musculaire.
Atteinte Musculaire de la Ceinture Pelvienne du Syndrome Myogène
L'atteinte de la ceinture pelvienne se manifeste par :
Difficulté à monter les escaliers, à se relever d'une chaise, à s'accroupir ou à courir.
La présence du signe de Gowers pour se relever du sol.
Une marche dandinante ou en canard.
Marche du Syndrome Myogène
La marche est typiquement une marche dandinante ou en canard (bilatérale à cause de l'atteinte des muscles fessiers) :
Larges oscillation du tronc.
Le patient roule sur les hanches, le bassin bascule à chaque pas.
Difficulté à lever le pied du sol en raison de la faiblesse des muscles proximaux.
Faciès Myopathique
Le faciès myopathique est une expression faciale caractéristique due à l'atteinte des muscles de la face :
Visage inexpressif, figé (hypomimie).
Ptosis (chute des paupières) bilatéral.
Difficulté à fermer complètement les paupières (lagophtalmie).
Bouche entrouverte, lèvres épaisses.
Souvent un sourire transversal ("sourire myopathique").
Myopathie Oculaire
La myopathie oculaire est une forme de myopathie qui affecte spécifiquement les muscles oculomoteurs. Elle entraîne :
Ptosis bilatéral, souvent asymétrique.
Ophtalmoplégie progressive, limitant les mouvements oculaires dans toutes les directions.
Peut être isolée ou faire partie d'un tableau de myopathie plus généralisée (ex: dystrophie myotonique, myasthénie).
Modification du Volume Musculaire dans le Syndrome Myogène
Amyotrophie: Atrophie musculaire, le plus souvent symétrique et proximale.
Pseudo-hypertrophie: Augmentation du volume musculaire due au remplacement du tissu musculaire par du tissu adipeux et conjonctif (notamment les mollets dans la dystrophie de Duchenne), donnant l'illusion d'une force conservée.
Recherche du Réflexe Idiomusculaire
Le réflexe idiomusculaire (ou réponse fibrillaire) est une contraction localisée d'une seule fibre musculaire en réponse à une percussion directe du muscle. Il est recherché en percutant directement un muscle. Dans les myopathies, il est souvent absent ou diminué, c'est un signe utile pour différencier les atteintes musculaires des atteintes nerveuses.
Définition de la Myotonie
La myotonie est un relâchement lent et prolongé du muscle après une contraction volontaire ou une stimulation électrique/mécanique. Le patient a du mal à relâcher sa prise après une poignée de main, ou à ouvrir les yeux après les avoir fermés fortement. Elle est souvent associée à des maladies génétiques comme la dystrophie myotonique de Steinert.
Signe de Gowers et Signe du Releveur
Signe de Gowers: Décrit précédemment (aide des mains pour se relever du sol).
Signe du Releveur (ou Manœuvre du Releveur): Si le patient est allongé sur le dos, la main est glissée sous les lombaires et on demande au patient de décoller les talons. Si les lombaires se creusent (la main est libérée), les muscles abdominaux et ilio-psoas sont faibles, suggérant une atteinte myopathique. Ce test évalue la force des muscles fléchisseurs de la hanche.
Signes Négatifs du Syndrome Myogène
Pas de troubles sensitifs (douleur, paresthésies).
Pas de fasciculations (sauf cas très rares de myotonies).
Pas d'atteinte pupillaire.
Pas d'atteinte vésico-sphinctérienne.
Pas de signe de Babinski (qui est un signe pyramidal).
Modifications Biologiques du Syndrome Myogène
Élévation de la Créatine Phosphokinase (CPK): Signe de lyse musculaire, témoigne d'une souffrance musculaire.
Élévation des Lactate Déshydrogénases (LDH).
Élévation des ALAT (Alanine Transférases).
Hyperkaliémie (en cas de rhabdomyolyse aiguë).
Examen des Réflexes
Définition des Réflexes
Les réflexes sont des réponses motrices ou végétatives automatiques, involontaires et stéréotypées, déclenchées par un stimulus spécifique. Ils peuvent être classés en réflexes ostéotendineux (ROT), réflexes cutanés et réflexes archaïques.
Réflexes Ostéotendineux (ROT)
Les ROT mesurent l'intégrité de l'arc réflexe médullaire. On percute le tendon d'un muscle étiré, ce qui provoque sa contraction.
Réflexe | Manière de le rechercher | Niveau segmentaire |
|---|---|---|
Réflexe bicipital | Patient bras semi-fléchi, avant-bras en légère pronation. Percuter le tendon du biceps au pli du coude, pouce de l'examinateur dessus. Le muscle se contracte. | C5-C6 |
Réflexe achilléen | Patient assis, pieds pendants, ou genoux fléchis. Percuter le tendon d'Achille. Le pied s'étend (flexion plantaire). | S1 (parfois L5) |
Réflexe stylo-radial | Patient bras semi-fléchi, avant-bras en pronation. Percuter l'apophyse styloïde du radius. L'avant-bras se fléchit et se supine. | C5-C6 |
Réflexe cubito-pronateur | Patient bras semi-fléchi, avant-bras en pronation. Percuter l'apophyse styloïde de l'ulna (cubitus). L'avant-bras se pronne. | C8-D1 (T1) |
Réflexe tricipital | Patient bras semi-fléchi, avant-bras pendant. Percuter le tendon du triceps à 2-3 cm au-dessus de l'olécrâne. L'avant-bras s'étend. | C6-C7-C8 |
Réflexe rotulien (quadricipital) | Patient assis, jambes pendantes ou couché, genou fléchi à 90°. Percuter le tendon rotulien. La jambe s'étend. | L2-L3-L4 |
Réflexes Cutanés
Réflexe | Manière de le rechercher | Niveau segmentaire |
|---|---|---|
Réflexe cutané plantaire (RCP) | Stimuler la plante du pied avec une pointe mousse, de derrière en avant le long du bord externe, puis en crosse vers la base des orteils. Normalement, flexion des orteils. | S1-S2 |
Réflexes cutanés abdominaux (RCA) | Stimuler rapidement la peau de l'abdomen, de l'extérieur vers l'ombilic, en supra-ombilical, ombilical, sous-ombilical. Contraction des muscles abdominaux avec déviation de l'ombilic vers le stimulus. |
|
Réflexe crémastérien | Chez l'homme, stimuler la face interne de la cuisse. Élévation du testicule homolatéral. | L1-L2 |
Réflexe clitorido-anal | Chez la femme, stimulation du clitoris entraîne une contraction du sphincter anal externe. | S2-S3-S4 |
Réflexe bulbo-caverneux | Chez l'homme, pincer le gland ou percuter le fourreau de la verge. Contraction du sphincter anal externe et des muscles bulbo-caverneux. | S2-S3-S4 |
Réflexe nauséeux (pharyngé) | Stimuler la paroi postérieure du pharynx avec un abaisse-langue. Provoque une contraction pharyngée et parfois une nausée. | Nerfs IX et X |
Signe de Babinski et Équivalents
Le signe de Babinski est une réponse anormale du réflexe cutané plantaire, qui se manifeste par une extension lente et majestueuse du gros orteil (atteinte pyramidale). Il est pathologique chez l'adulte et signe une lésion du faisceau cortico-spinal (pyramidal).
Trois équivalents du Babinski :
Signe d'Oppenheim: Pression forte le long de la crête tibiale, de haut en bas.
Signe de Gordon: Compression du mollet.
Signe de Chaddock: Stimulation rétro-malléolaire externe.
Aspects Traduisant des ROT Exagérés (Hyperréflexie)
Ampleur et vitesse augmentées (vifs, polycinétiques).
Diffusion à d'autres groupes musculaires.
Zone réflexogène étendue (la percussion n'est plus limitée au tendon).
Clonus (à la cheville ou à la rotule).
Réflexes Pathologiques du Tronc Cérébral
Réflexe cornéen: L'absence de clignement à la stimulation de la cornée (atteinte du nerf V et VII ou du TC).
Réflexe oculo-céphalique (en "yeux de poupée"): Normalement, les yeux restent fixes quand on tourne la tête. S'ils bougent passivement (yeux de poupée), cela indique une altération des centres de contrôle supratentoriels mais l'intégrité du tronc cérébral. L'absence des mouvements des yeux dans toutes les directions signe une lésion du tronc cérébral.
Réflexes du Tronc Cérébral (Intégrité du Tronc)
Réflexe photomoteur: Constriction pupillaire à la lumière.
Réflexe cornéen (décrit ci-dessus).
Réflexe oculo-céphalique (décrits ci-dessus).
Réflexe oculo-vestibulaire (calorique).
Réflexe nauséeux et de toux.
Réflexes Archaïques
Les réflexes archaïques sont des réflexes présents chez le nourrisson et normalement disparaissent avec la maturation cérébrale. Leur persistance ou leur réapparition chez l'adulte indique une atteinte frontale ou une pathologie cérébrale diffuse.
Réflexe de grasping (agrippement): Le patient agrippe fortement un objet placé dans sa paume.
Réflexe de succion: À la stimulation des lèvres, le patient effectue des mouvements de succion.
Réflexe de fouissement (Hocart): À la stimulation péri-buccale, le patient oriente sa bouche vers le stimulus.
Réflexe palmo-mentonnier (Marinescu-Radovici): La stimulation de l'éminence thénar entraîne une contraction du menton.
Manœuvre de Jendrassik
La manœuvre de Jendrassik est un artifice utilisé pour potentialiser (augmenter) la réponse d'un réflexe ostéotendineux difficile à obtenir. Elle consiste à demander au patient d'effectuer une contraction musculaire volontaire éloignée du siège du réflexe (ex: serrer les dents, tirer sur ses mains croisées). Cela détourne l'attention du patient et augmente le tonus musculaire général, facilitant l'obtention du réflexe.
QCM - Réponses et Précisions
Les Réflexes
Réflexe Ostéotendineux se recherche par percussion du muscle. (Faux, c'est le tendon)
Réflexe Ostéotendineux se recherche par percussion de l'os. (Faux, c'est le tendon)
Le signe de Babinski est une réponse anormale du réflexe cutané plantaire. (Vrai)
Le réflexe H du soléaire est un réflexe archaïque. (Faux, c'est le reflet de l'arc réflexe monosynaptique)
Le réflexe de triple retrait s'observe après une stimulation douloureuse. (Vrai)
Les Nerfs Oculomoteurs
Le nerf III innerve l'oblique supérieure. (Faux, c'est le nerf IV)
Le nerf IV innerve l'oblique supérieure. (Vrai)
Le nerf III innerve le muscle releveur supérieur de la paupière. (Vrai)
Le nerf III innerve le muscle ciliaire. (Vrai)
L'atteinte du nerf VI ou Abducens se manifeste par un strabisme convergent. (Vrai)
Les Nerfs Crâniens
Le nerf trijumeau se termine en trois branches. (Vrai)
Le nerf V est responsable de la sensibilité du 2/3 antérieur de la langue. (Faux, le V3 assure la sensibilité somatique, le VII la sensorialité gustative)
Le nerf VII est responsable de la sensibilité de méat acoustique externe et de la conque. (Vrai, zone de Ramsay-Hunt)
Le nerf IX participe à la régulation de la pression artérielle. (Vrai, via les barorécepteurs carotidiens)
Le nerf spinal participe à l'action cardio modératrice. (Faux, c'est le nerf vague X)
Le Syndrome Neurogénique Périphérique
L'amyotrophie dans le SNP est due à la dénervation musculaire. (Vrai)
Les fasciculations se voient dans l'atteinte de la corne antérieure et postérieure de la Moelle Épinière. (Faux, surtout la corne antérieure)
La cotation musculaire est globale sur un membre. (Faux, elle est analytique par muscle/groupe musculaire)
La démarche est talonnante dans l'atteinte sensitive. (Vrai, ataxie proprioceptive)
L'atteinte tronculaire c'est l'atteinte d'un groupe de nerfs formant un tronc. (Faux, l'atteinte tronculaire est l'atteinte d'un seul tronc nerveux. Un groupe de nerfs formant un tronc est un plexus)
Dans les Atteintes Tronculaires (Canalopathie)
La main en col de cygne concerne l'atteinte du nerf cubital. (Faux, cela concerne principalement l'atteinte du nerf radial)
La main en griffe concerne l'atteinte du nerf cubital. (Vrai)
Le syndrome du canal carpien concerne le nerf médian. (Vrai)
Le nerf pudendal peut être comprimé entre les ligaments sacro-tubéral et sacro-épineux. (Vrai)
Le nerf radial peut être comprimé au niveau du coude. (Vrai, ex: paralysie du nerf radial)
L'Examen de la Sensibilité
Le compas de Weber permet d'examiner la sensibilité protopathique. (Faux, il teste la sensibilité discriminative, tactile, la topognosie, la discrimination de deux points)
L'instinction sensitive se retrouve lors d'une stimulation double séparée. (Vrai)
Le diapason permet d'évaluer la pallesthésie. (Vrai)
La kinesthésie s'évalue avec un stylo. (Faux, la kinesthésie évalue le sens du mouvement articulaire passif)
La baresthésie nécessite un seul objet de poids moyen. (Faux, la baresthésie évalue la sensation de poids/pression)
L'Ataxie Cérébelleuse
Élargissement du polygone de sustentation. (Vrai)
Danse des mamelons. (Vrai)
Oscillation brusque irrégulière. (Vrai)
Aggravé par l'appui bipodale. (Aggravée par la station unipodale, mais la bipodale est déjà difficile).
Aggravé par l'occlusion des yeux. (Faux, c'est l'ataxie sensitive)
Céphalées de HTIC
D'emblée intense, atroces, en casque. (Vrai)
Sensation de broiement, pulsatile. (Vrai)
Aggravé au moindre effort. (Vrai)
Peu calmé par les antalgiques usuels. (Vrai)
Non calmé par les vomissements. (Faux, elles sont souvent soulagées par les vomissements, c'est une différence avec les céphalées méningées)
Les Fonctions du Cervelet
Régulation du tonus. (Vrai)
Motricité involontaire. (Faux, il module la motricité volontaire et réflexe, mais ne génère pas de mouvements involontaires)
Coordination des mouvements. (Vrai)
Synergie des muscles de l'œil et de la bouche. (Vrai)
Équilibre. (Vrai)
Les Céphalées du Syndrome Méningé
Sont accompagnées de grosso phobie. (Faux, photophobie et phonophobie)
Sont augmentées par les mouvements. (Vrai)
Sont calmées par les antalgiques usuels. (Faux, peu ou pas calmées)
Associées avec des vomissements sans rapport avec les repas. (Vrai, mais ne calment pas la céphalée)
Associées à une continue avec des paroxysmes. (Vrai)
La Ponction Lombaire
N'a pas de contre-indication. (Faux, plusieurs contre-indications, notamment l'HTIC avec risque d'engagement)
Nécessite des examens biologiques préliminaires. (Vrai, notamment un bilan de coagulation)
On introduit l'aiguille à 90° du point de repère. (Entre les apophyses épineuses, pas 90° du point de repère à proprement parler, mais plutôt légèrement inclinée céphaliquement ou caudalement selon la position pour suivre l'espace interépineux)
Ne nécessite pas de pansement. (Faux, un pansement est toujours mis)
Le syndrome post PL est une paralysie. (Faux, c'est surtout des céphalées posturales)
Le Syndrome Myogène
Faciès expressif. (Faux, faciès inexpressif ou myopathique)
Ptosis et difficulté à fermer les paupières. (Vrai)
Chute des omoplates. (Vrai, scapula alata en cas de faiblesse des fixateurs d'omoplate)
Voix nasonnée avec reflux alimentaire. (Vrai, si atteinte des muscles pharyngés/laryngés)
Trouble de la statique avec une cyphose et une scoliose. (C'est possible à long terme, mais pas le signe le plus précoce ou typique).
Paraclinique du Syndrome Myogène
Élévation de la créatine phosphokinase (CPK). (Vrai)
Élévation des ALAT+++. (Vrai, mais moins spécifique que la CPK)
Élévation de la glycémie. (Faux)
Élévation de LDH. (Vrai)
Élévation de phosphatase alcaline. (Faux)
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