Époque moderne: économie et absolutisme
60 kartExploration des Temps Modernes, de la Renaissance à l'absolutisme, en passant par les découvertes, le mercantilisme et les crises, jusqu'à l'émergence des nations capitalistes.
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CHAPITRE 3 : LES TEMPS MODERNES
Introduction : L'époque moderne
La période des Temps Modernesest caractérisée par une transition majeure de l'économie féodale vers une société pré-industrielle, marquée par des bouleversements culturels, politiques, économiqueset sociaux.
Périodisation des Temps Modernes
La délimitation des Temps Modernes est relative et sesbornes sont fluctuantes :
- Débuts : Généralement situés en 1453 (prise de Constantinople) ou 1492 (découverte de l'Amérique).
- Fins : Marqué par des événements comme la Révolution Française (fin XVIIIe), la Révolution Industrielle en Angleterre (fin XVIIIe-début XIXe) ouencore la Révolution d'Octobre 1917 en Russie, bien que cette dernière soit plus éloignée du cadre traditionnel.
Certains historiens, comme Jacques Le Goff, évoquent la Thèse du long Moyen Âge, arguant que l'économie majoritairement rurale et agraire et la société encore hiérarchisée par la noblesse et le clergé subsistent jusqu'à la Révolution Industrielle, remettant en question l'idée d'une rupture nette.
1. Les bouleversements de la Renaissance (XVe-XVIe siècles)
Émergence d'un monde nouveau en construction
Construction de l'État moderne
Les grands souverains européens du XVIe siècle renforcent le pouvoir étatique :
- Charles Quint (Saint Empire Romain Germanique) : Sonempire, "sur lequel le soleil ne se couche jamais", s'étendait de l'Europe aux Amériques.
- François Ier (Roi de France) : Caractérisé par une politique de centralisation et des alliances stratégiques (ex: avec Soliman Ier).
Centralisation administrative et juridique en France
- Conseil du roi : Ébauche d'un gouvernement centralisé, appuyé par des intendants chargés d'appliquer la loi en province.
- Ordonnance de Villers-Cotterêts (1539): Impose le français comme langue exclusive des documents administratifs et juridiques, uniformisant le royaume et laïcisant la justice pour les affaires non religieuses.
Autres modèles de centralisation
- Centralisation indirecte en Espagne : Système des Consejos (Conseils) spécialisés (colonies, finances, militaire) sous l'autorité royale.
- Centralisation mixte en Angleterre : Combinaison d'autorité royale, de pouvoirs locaux (shérifs) et parlementaires. Exemple : l'Acte de Suprématie (1534), voté par le Parlement, qui fait du souverain le chef de l'Église d'Angleterre, supplantant l'autorité religieuse du pape.
Ascension des grands marchands-financiers
Le XVIe siècle marque le début d'une croissance économiquefragile :
- Reprise démographique : Fin de la Guerre de Cent Ans (1453) et recul de la peste, la population européenne passe de 60 à 90 millions.
- Économie instable : Dépendante de la culturedu blé (aliment essentiel), l'offre limitée par des techniques rudimentaires et inélastique (pas de marché intérieur intégré) entraîne des disettes fréquentes.
Essor du commerce et des pièces financières
De nouvelles puissances économiques émergent :
- Des villes comme Venise, Gênes, Florence deviennent des pôles commerciaux et culturels.
- Apparition de nouveaux métiers : financiers, armateurs, négociants, manufacturiers, agents de change. Le pouvoir des grandes familles de marchands et banquiers,italiens et flamands, croît considérablement.
- Exemples : Les Grimaldi (Gênes) financent l'armada, les Médicis (Florence) financent la Papauté.
- Influence : Jakob Fugger (Allemagne), "l'homme le plus riche d'Europe", finance l'élection impériale de Charles Quint en 1519.
- Création des bourses facilitant la circulation des capitaux :
- Anvers (1530) : Centre commercial et financier majeur d'Europe.
- Londres (1565) : Thomas Gresham développe des pratiques bancaires modernes (lettres de change) et formule sa loi : "La mauvaise monnaie chasse la bonne".
- Amsterdam (1600) : Première bourse d'actions, finançant de grandes entreprises coloniales comme la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC).
Nouvelles méthodes commerciales et bancaires
- Crédit : À l'initiative des marchands prêteurs, le crédit se développe, offrant une position plus avantageuse à l'emprunteur par rapport à l'usure antique.
- Comptabilité plus rigoureuse : Utilisation de journaux et de la méthode de la double inscription (partie double), distinguant le capital de l'entreprise de celui du propriétaire.
Le développement de l'entreprise comme personne morale à la recherche du profit est au cœur de l'émergence du capitalisme (Werner Sombart).
Réforme protestante et évolution des mentalités
La Réforme, initiée par Martin Luther, critique l'Église catholique (notamment le trafic des indulgences) :
- Raison théologique : La foi en la prédestinationremet en question le pouvoir de l'Église de monnayer le pardon divin.
- Raison morale : Condamnation des violences du clergé, de ses excès et de sa corruption liée aux indulgences. Cela remet en cause le pape et le rôle d'intermédiaire du clergé.
La Réforme et un code moral adapté aux affaires
- Le prêt à intérêt est justifié s'il est productif, contrairement à l'interdiction médiévale.
- L'éthique protestante (Max Weber) : Une vie austère consacrée au travail et à l'épargne favorise l'enrichissement personnel, perçu comme un signe d'élection divine face à l'angoisse de la prédestination.
L'imprimerie au cœur de la diffusion de laRéforme
- La production de livres en série sur papier (remplaçant le parchemin) démocratise le savoir et permet une diffusion rapide des idées.
- L'accès direct aux Écritures : La traduction de la Bible en allemand par Luther permet aux fidèles d'accéder directement au texte sacré, sans l'intermédiaire du clergé.
2. Les conquêtes coloniales
Une volonté d'expansion
Commerce mondial dominé par l'Empire portugais
- Établissement de comptoirsle long des côtes africaines (début de la traite négrière).
- Exploration des Indes orientales par la mer (Vasco de Gama, 1498), puis installation à Goa et Macao, permettant des échanges commerciaux avec l'Inde et la Chine.
- "Virage atlantique" : Découverte du Brésil par Pedro Cabral (1500). L'empire portugais domine le commerce des épices et du poivre.
Espagne et la "découverte de l'Amérique" (lemythe de Colomb)
Des critiques peuvent être formulées contre le mythe de Christophe Colomb :
- Notion eurocentrée : Occulte la présence des autochtones (Amérindiens) et les expéditions des Vikings (XIe-XIIe siècles).
- Motivations économiques et impérialistes : La quête de nouvelles routes commerciales vers l'or et les épices conduit à l'exploitation (pillage, génocide) et à l'asservissement des populations.
- Le "Nouveau Monde" est identifié par Amerigo Vespucci, qui corrige l'erreur de Colomb.
Un partage du Nouveau Monde : Traité de Tordesillas (1494)
- Division des terres entre l'Espagne et le Portugal le long d'une ligne imaginaire.
- Cependant, cette ligne est contestée par d'autres puissances comme la France (Baie de Saint-Laurent), l'Angleterre (Virginie) et les Provinces-Unies (Nouvelle-Amsterdam, Australie).
Raisons de la multiplication des explorations (fin XVe)
- La route de la Chine est fermée après la prise de Constantinople (1453).
- Volonté de contourner le monopole commercial des cités italiennes (Venise, Gênes) pour les épices et la soie avec l'Orient.
- Pénurie d'or et d'argent en Europe.
- Fin des croisades et "quête du royaume du prêtre Jean".
L'Espagne et la conquête de l'Amérique (pillage colonial)
Les Conquistadores, malgréleur infériorité numérique, soumettent les grands empires amérindiens grâce à leur supériorité militaire et technologique :
- Hernán Cortés conquiert l'Empire Aztèque (Mexique).
- Francisco Pizarro conquiert l'Empire Inca (Pérou).
La Nouvelle-Espagne s'organise avec un commerce transatlantique et un Conseil des Indes (Madrid).
Organisation économique
La Casa de la Contratación, implantée à Séville, impose des droits de douane au départ et à l'arrivée des navires, faisant de Séville le seul port autorisé à commercer avec l'Amérique.
Une économie esclavagiste
Exploitation des ressources et esclavage (1ère phase)
- Mise en place de l'Encomienda : système d'exploitation des mines d'or et d'argent, des champs de sucre, cacao et coton, reposant sur le travail forcé des Amérindiens.
- Cela entraîne l'extermination des populations autochtones par massacres, épidémies et conditions de travail inhumaines (ex: population mexicaine passe de 25M à 1.5M).
- Destruction culturelle : Temples et codex sont détruits, les religions et langues locales sontinterdites, le christianisme est imposé par les missionnaires.
Tentatives de régulation
- Les Lois de Burgos (1513) : Interdisent l'esclavage et les châtiments corporels, précurseur du droit international.
- La Controverse de Valladolid (1550-1551) : Débat sur le statut des Amérindiens. Deux positions s'opposent :
- Juan Ginés de Sepúlveda : Défend l'idée d'"esclaves naturels", justifiant l'appropriation de leur main-d'œuvre.
- Bartolomé de Las Casas : Prône une colonisation pacifique et la reconnaissance de leurs cultures et de leur liberté.
La grande traite occidentale (ou atlantique) (2ème phase)
La main-d'œuvre africaine est utilisée pour l'économie de "plantation" :
- Traite en droiture : De l'Afrique vers l'Amérique (Espagne et Portugal).
- Commerce triangulaire (XVIIe siècle) :
- Biens manufacturés d'Europe (armes, tissus, alcools) vers l'Afrique.
- Esclaves d'Afrique vers l'Amérique.
- Matières premières d'Amérique (or, argent, denrées tropicales) vers l'Europe.
Ce système marque la première Division Internationale du Travail (DIT).
Institutionnalisation de la traite esclavagiste
- Le Code Noir (1685), sous Louis XIV, qualifie l'esclave de "bien meuble", sanctionnant de mort en cas de "marronnage" ou de vol.
- La traite, intense du XVIe au XIXe siècle, déporteplus de 100 000 individus par an.
Rébellions, révoltes et abolitions
- Des communautés autonomes d'esclaves ("marrons") se forment, comme les palanques (Caraïbes, Amérique duSud) ou les quilombos (Brésil).
- La Révolution haïtienne (1791-1804), sous la direction de Toussaint Louverture, aboutit à la première république d'esclaves indépendanteen 1804, après une guerre contre la France. Haïti est ensuite endettée lourdement par la France en guise d'indemnisation.
- L'abolition de l'esclavage est progressive et concrétisée à la fin du XIXe siècle.
Lourd bilan pour l'Afrique et l'Amérique Latine
- Pertes humaines : 15 à 30% des esclaves meurent lors des traversées. 25 à 30 millions d'individus sont déportés sur 4 siècles, créant une diaspora africaine.
- Conséquences pour l'Afrique : Morcellement politique des États africains et marginalisation économique.
- La loi Taubira du 21 mai 2001 reconnaît la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité.
- Pillage colonial de l'Amérique Latine (Eduardo Galeano, Les Veines ouvertes de l'Amérique latine) : Exploitation des ressources (or, argent, sucre, caoutchouc, banane).
- Cela crée une dépendance d'une économie mondiale avec des structures de domination et d'exploitation néocoloniales (firmes multinationales, dette, faible industrialisation locale).
Accumulation des fortunes et grande inflation (début de la traite, début des temps modernes XVIe s)
La constitution de la bourgeoisie marchande et financière s'opère par deux formes d'accumulation :
- Accumulation étatique (dépenses des puissants).
- Accumulation bourgeoise résultant du pillage et del'exploitation des Amériques.
Économie-monde du long XVIe siècle (Immanuel Wallerstein)
- Une économie-monde est un système intégré centré sur le commerce et la DIT inégale, distincte d'un empire-monde (union culturelle et politique).
- Importance de la position hégémonique (maître de l'équilibre instable).
- Réseau économique mondial organisé sur un échange inégal entre un centre développé et une périphérie dépendante,où l'exploitation de la main-d'œuvre et le pillage (puis la colonisation) mènent à l'accumulation du capital en Occident et au sous-développement des périphéries.
Cependant, l'importance d'une économie esclavagiste et de colonisation doitêtre relativisée (Bairoch, New Economic History) :
- Le taux de profit du commerce triangulaire (10-20%) profite aux ports et marchands, mais le commerce international ne représente que 10% du PIB.
- La colonisation n'est pas lacause de la Révolution Industrielle, mais le contraire.
Révolution des prix (première grande inflation de l'époque moderne)
Au XVIe siècle, les prix sont multipliés par 4 (1.5%/an), constituant une inflation structurelle,distincte des augmentations temporaires dues aux crises de subsistance.
Causes principales :
- Arrivée massive de métaux précieux en Espagne (doublement du stock européen).
- Reprise de la croissance démographique, augmentant la demande de biens agricoles.
- Augmentation de la monétarisation de l'économie et développement du commerce international (lettre de change).
II. Essor de l'absolutisme et du mercantilisme
1. Réorganisation du monde et absolutisme
Le marasme économique du XVIIe siècle
Crise agricole
- Refroidissement climatique ("Petit Âge Glaciaire").
- Techniques stagnantes et faible productivité.
- Marchés fragmentés par les coûts de transport (infrastructures dégradées) et les rigiditésseigneuriales.
- Crises de subsistance et flambée des prix (disettes, malnutrition, mortalité).
Guerres récurrentes
- Révolte des Pays-Bas : Guerre de 80 ans pour l'indépendance religieuse et politique face à la monarchie espagnole.
- Guerre de Trente Ans (1618-1648) : Conflit catholique contre protestant, qui dévaste l'Allemagne (perte de 30% de sa population et de son économie).
- Guerres anglo-hollandaises : Perturbation du commerce maritime.
Poids de la fiscalité
- Augmentation des dépenses militaires.
- Impôts comme la capitation (touchant toutes les catégories, y compris lesnobles) réduisent la demande intérieure.
Crise démographique
- Sous-alimentation et famines récurrentes (ex: Grande Famine de 1693-1694, 1.5M de morts).
- Pauvreté croissante, vagabondage, épidémies (peste) et recul urbain.
Stagnation économique
- Le taux de croissance annuel moyen du PIB par habitant est quasi nul jusqu'à la Révolution Industrielle.
- Le piège malthusien : Les contraintes de l'agriculture préindustrielle empêchent la croissance. La population augmente plus vite que les ressources, entraînant surmortalité.
Cas particulier du déclin de l'Espagne
- Crise différenciée : Marasme profond (Espagne et Italie), conjoncture cyclique (France), résistance (Portugal et Angleterre).
- Le problème de la rente (Maladie Hollandaise) : L'Espagne importe des produits manufacturés sans développer son industrie locale, vivantdes richesses coloniales. Dépendance aux ressources coloniales et désindustrialisation.
- Un système improductif :
- Monopole du port de Séville.
- Latifundios : Concentration des terres (2% de la population possédait 90% des terres), agriculture extensive aux rendements faibles.
- Expulsion des Morisques (300 000 personnes, 5% de la population) : Vidé démographique (ex: Valence perd 50% de sa population), impact économique majeur.
Affirmation de l'absolutisme
La monarchie absolue de droit divin domine jusqu'à la Révolution Française :
- Pouvoir absolu : Sans partage etsans contre-pouvoirs.
- Pouvoir de droit divin : L'autorité est directement d'origine divine. Les rois sont considérés comme thaumaturges (ayant le pouvoir de guérir par le toucher).
Apogée (Grand Siècle)
- Henri IV : Met fin aux guerres de religion avec l'Édit de Nantes (1598), garantissant la liberté religieuse aux protestants français. Son assassinat (1610) et sa gloire posthumerenforcent l'absolutisme.
- Louis XIV : Son règne de 72 ans marque l'apogée de l'absolutisme.
- Le Traité de Westphalie (1648) : Consacre la victoire de la Franceet l'affirmation de l'absolutisme face à la féodalité, instaurant les bases du droit international et des États souverains.
- Une cour fastueuse (Versailles) : Glorifie le roi, contrôle la noblesse et assure une administration efficace (intendants, ministres).
- Despotisme et volonté de contrôle : Naissance de la police (informateurs appelés "mouches"), recensement de la population (Colbert).
- Révocation de l'Édit de Nantes (1685) : Entraîne l'exil de 300 000 protestants, une perte de main-d'œuvre qualifiée (bourgeois, artisans, commerçants).
Théorie du pouvoir
- Indivisible et absolu (Jean Bodin) : Ledroit d'interner ("lettre de cachet") est établi, mais sans droit de mort. Le pouvoir est limité par les "lois fondamentales du royaume" pour éviter la tyrannie.
- Théories contractualistes :
- Thomas Hobbes : Légitime le pouvoir absolu dans une logique sécuritaire. Sans un pouvoir absolu, c'est la guerre de tous contre tous.
- John Locke : Rejette l'absolutisme au profit d'une logique libérale, défendant les droits naturels (propriété, liberté) quinécessitent un pouvoir parlementaire, non absolu.
- Déclin de l'absolutisme avec les révolutions anglaises (XVIIe) et la Révolution Française.
B) Essor du mercantilisme
La pensée mercantiliste
Le mercantilisme est un nationalisme économique, marqué par une économie de prédation (le concept de croissance est inconnu à l'époque) :
- Bullionisme (Espagne) : Accumulation de métaux précieux (or et argent) par l'exportation et une faible importation.
- Commercialisme (Angleterre et Provinces-Unies) : S'imposer par le commerce colonial et extérieur.
- Colbertisme (France) : L'État promeut le commerce et l'industrie.
La Hollande, "nation capitaliste par excellence"
Le siècle d'or néerlandais
- Agriculture moderne (produits laitiers, tulipes) générant des surplus, favorisant l'urbanisation (50% de la population urbaine,contre 10% en France).
- Développement des activités de transformation.
- Puissance commerciale : La flotte hollandaise est trois fois plus importante que la marine anglaise (ex: VOC, monopole commercial).
Une nation de libéralisme économique
- République de notables : Institutions favorables au marché et aux droits de propriété, avec une liberté de culte (accueil des huguenots et juifs), attirant de nombreux commerçants.
- Libre-échangiste : Ports libres, faiblesdouanes.
- Amsterdam, capitale financière de l'Europe : Bourse d'actions. La Tulipomanie est la première bulle spéculative financière.
- Le déclin des Provinces-Unies à la fin du XVIIe siècle est dû aux guerres etau problème de la rente.
Monarchie tempérée favorable à la croissance
Angleterre
- Première Révolution anglaise : Exécution du roi Charles Ier.
- Loi d'Habeas Corpus (1679) : Protectiondes droits individuels (reconnaissance du droit de ne pas être emprisonné sans preuves), précurseur par rapport aux lettres de cachet françaises.
- Deuxième Révolution anglaise : Établit une monarchie parlementaire dominée par la bourgeoisie marchande (Charte des Droitsde 1689).
Essor agricole et manufacturier
- Mouvement des enclosures : Privatisation et rationalisation des terres, libérant de la main-d'œuvre pour le secteur proto-industriel.
- Secteur du coton : Importation de produit brut et interdiction d'importer des produits finis, stimulant l'innovation et la mécanisation.
- Actes de Navigation : Lois favorisant les navires anglais pour tout le commerce (politique protectionniste).
- Pacteexclusif colonial : Double marché avec les colonies (exportation pour les débouchés, importation pour les matières premières).
Essor de la finance = capitalisme financier moderne
- Banque d'Angleterre (1654) : Développement des marchés d'actions et d'obligations d'État (marché de la dette), offrant des capitaux stables aux marchands.
- Ces conditions structurelles préparent le décollage industriel au XIXe siècle.
Le colbertisme, doctrine et pratique française
Le colbertisme est
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