DSM-
30 kartLes troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont caractérisés par des déficits persistants de la communication et des interactions sociales, ainsi que par des comportements restreints et répétitifs.
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Définition du Trouble Mental selon le DSM-5
Un trouble mental est un syndrome caractérisé par une perturbation cliniquement significative de la cognition d’un individu, de sa régulation émotionnelle ou de son comportement, et qui reflète l’existence d’un dysfonctionnement dans les processus psychologiques, biologiques ou développementaux sous-tendant le fonctionnement mental. Les troubles mentaux sont le plus souvent associés à une détresse ou une altération importante des activités sociales, professionnelles ou des autres domaines importants du fonctionnement.
Cela n’inclut PAS :
- Une réponse acceptable ou approuvée culturellement à un stress ou une perte.
- Un comportement socialement déviant (ex: politique, religieux ou sexuel) et des conflits principalement entre la société et l’individu, sauf si cela répond aux critères ci-dessus.
Troubles Neurodéveloppementaux
Ces troubles débutent généralement avant 12 ans et entraînent une altération du fonctionnement personnel, social, scolaire ou professionnel. Ils sont souvent associés (comorbidité) et les capacités sont en deçà de ce qui est attendu à ce stade de développement.
1.1 Handicap intellectuel (Troubles du développement intellectuel)
Caractérisé par une incapacité à trouver des solutions à des problèmes, associée à un faible QI, et un déficit général des capacités mentales et une altération du fonctionnement adaptatif.
1.2 Troubles de la communication
Ces troubles affectent la capacité à communiquer de diverses manières :
- Troubles du langage : Difficultés avec le vocabulaire, la grammaire, la syntaxe.
- Trouble de la phonation : Problèmes liés à la production des phonèmes.
- Trouble de la communication sociale (pragmatique) : Difficultés à utiliser la langue de manière appropriée en contexte social.
- Trouble de la fluidité verbale : Comprend le bégaiement.
1.3 Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA)
Le TSA se manifeste par des déficits persistants de la communication et des interactions sociales dans divers contextes, et un caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou des activités.
- Les personnes atteintes de TSA ont souvent des troubles pragmatiques du langage et peuvent présenter des rituels pour gérer une régulation émotionnelle difficile.
- Il n'est pas systématiquement associé à une intelligence basse (le mythe des "Asperger intelligents" généralisé n'est pas systématiquement vrai).
- Il est important de spécifier s'il y a altération du langage ou déficit cognitif.
1.4 Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité (TDAH)
Un mode persistant d’inattention et/ou d’hyperactivité-impulsivité qui interfère avec le fonctionnement ou le développement.
Exemples :
- Inattention : Incapacité à rester sur une tâche, impression que le sujet n’écoute pas, perte d’objets.
- Hyperactivité-impulsivité : Activité excessive, incapacité de rester assis, interruptions fréquentes.
Critères diagnostiques :
- Apparition des symptômes avant 12 ans.
- Présence dans au moins deux contextes (ex: maison et école).
Le TDAH est souvent lié à un manque de neurodopamine dans certaines parties du cerveau et les personnes atteintes cherchent une récompense immédiate. Le diagnostic chez la femme est souvent retardé en raison des normes sociales qui canalisent l'hyperactivité.
1.5 Troubles neurodéveloppementaux moteurs
Ces troubles incluent :
- Trouble développemental de la coordination : Mouvements lents et imprécis.
- Mouvements stéréotypés : Comportements moteurs répétitifs sans but.
- Tics : Mouvements ou vocalisations rapides, récurrents (ex: syndrome de Tourette).
1.6 Trouble spécifique des apprentissages
Déficits spécifiques dans la capacité d'une personne à percevoir ou à traiter des informations de manière efficace et exacte durant les années d'apprentissage scolaire structuré.
Il concerne la lecture, l'écriture et/ou les mathématiques (ex: dyslexie, dysorthographie, dyscalculie).
Performances attendues à un âge chronologique donné sont :
- Nettement en dessous de la moyenne pour une quantité de travail raisonnable.
- Ou performances moyennes obtenues au prix d’efforts extraordinaires.
- Ou, pour les surdoués, performances amoindries dans des circonstances spéciales.
Spectre de la Schizophrénie et autres Troubles Psychotiques
Organisés selon un gradient psychopathologique, ces troubles sont définis par des anomalies dans au moins un des cinq domaines suivants :
- Idées délirantes : Croyances figées, bizarres ou non, en dépit de preuves contraires.
- Hallucinations : Expériences perceptives sans stimulus externe.
- Pensée désorganisée : Déduite du discours.
- Comportement moteur : Grossièrement désorganisé ou anormal.
- Symptômes négatifs : Diminution ou perte de fonctions normales (ex: diminution de l'expression émotionnelle, aboulie).
Positif : ce qui vient en plus (ex: hallucinations). Négatif : ce qui vient en moins (ex: manque d’hygiène, moins d'émotions).
L'influence culturelle peut modifier la perception de ces manifestations, qui sont considérées comme des troubles en Occident mais peuvent être valorisées dans d'autres cultures.
2.1 Personnalité schizotypique
Voir plus loin (non développé dans ce contexte).
2.2 Trouble délirant
Uniquement si le domaine des "délires" est présent, pendant au moins 1 mois. Peut être déclenché par un stress intense ou la consommation de cannabis.
2.3 Catatonie
(Non détaillé).
2.4 Trouble psychotique bref
Au moins un des symptômes 1, 2 ou 3 (idées délirantes, hallucinations, discours désorganisé), durant au minimum 1 jour et résolu en 1 mois.
2.5 Trouble schizophréniforme
Ressemble à la schizophrénie, mais la durée des symptômes est entre 1 et 6 mois.
2.6 Schizophrénie
Présence de deux des cinq domaines cités précédemment, dont au moins un des trois premiers (idées délirantes, hallucinations ou discours désorganisé).
- Critère de longueur : au moins 6 mois.
- Critère de significativité : difficulté à bien fonctionner dans un domaine de la vie.
2.7 Trouble schizoaffectif
Ressemble aux critères de la schizophrénie, mais avec une proximité temporelle d'un épisode thymique. La spécification est trop complexe pour ce cours.
2.8 Trouble psychotique induit par une substance/un médicament
Diagnosticé si les symptômes apparaissent suite à la prise d'une substance capable de les produire.
2.9 Autre trouble du spectre de la schizophrénie ou autre trouble psychotique spécifié
Cette catégorie se retrouve à la fin de chaque regroupement. Elle est utilisée quand un trouble s’apparente fortement à un regroupement, mais que tous les critères ne sont pas remplis pour établir un diagnostic précis.
- "Autre spécifié" : Le clinicien précise la raison pour laquelle tous les critères ne sont pas remplis.
- "Non spécifié" : Le clinicien ne précise pas cette raison.
Troubles Bipolaires et Apparentés
Ce regroupement est nouveau dans le DSM-5 (anciennement "troubles de l'humeur"). Il est placé entre la dépression et le spectre de la schizophrénie en raison de sa proximité avec ces deux classes diagnostiques.
Autrefois appelé trouble maniaco-dépressif. Les épisodes dépressifs ne sont plus requis pour diagnostiquer un trouble bipolaire de type I.
3.1 Trouble bipolaire de type I
Caractérisé par au moins un épisode maniaque : une période nettement délimitée (presque tous les jours, minimum 1 semaine) avec :
- Humeur élevée, expansive ou irritable de façon anormale et persistante.
- Augmentation anormale et persistante de l’activité.
Ces manifestations sont suffisamment graves pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou social. Les symptômes peuvent inclure une estime de soi démesurée, un besoin de sommeil réduit, des dépenses inconsidérées ou des comportements sexuels inconséquents. Peut alterner avec des épisodes dépressifs.
3.2 Trouble bipolaire de type II
Remplit les critères pour un épisode hypomaniaque passé ou présent et ceux d’un épisode dépressif caractérisé passé ou présent.
- Épisode hypomaniaque : Similaire à l'épisode maniaque mais d'intensité plus modérée, permettant à la personne de fonctionner.
- Épisode dépressif caractérisé : Voir la section sur les troubles dépressifs.
3.3 Trouble cyclothymique
Présence de périodes hypomaniaques et dépressives sans jamais répondre aux critères complets d’un épisode maniaque, hypomaniaque ou dépressif caractérisé.
Troubles Dépressifs
Caractérisés par une humeur triste, vide ou irritable, accompagnée de modifications somatiques et cognitives qui perturbent significativement les capacités de fonctionnement.
Ces troubles se différencient par leur durée, leur chronologie et leurs étiologies présumées. Un individu ne ressent plus de plaisir ou d’émotions positives.
Critères généraux pour un épisode dépressif :
- Présence pendant au minimum 2 semaines de 5 des 9 symptômes suivants, dont au moins l'humeur dépressive ou la diminution de l'intérêt/plaisir :
- Humeur dépressive présente quasiment toute la journée.
- Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir.
- Perte ou gain de poids significatif sans régime, ou diminution/augmentation de l’appétit.
- Insomnie ou hypersomnie.
- Agitation ou ralentissement psychomoteur.
- Fatigue ou perte d’énergie.
- Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive.
- Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer, ou indécision.
- Pensées de mort récurrentes.
- Les symptômes sont présents presque tous les jours.
- Changement net par rapport au fonctionnement antérieur.
4.1 Trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle
- Irritabilité persistante et épisodes de perte de contrôle comportemental (disproportionnés et fréquents, minimum 3 fois par semaine).
- Premières manifestations entre 6 et 18 ans pour diagnostiquer.
- Évolue fréquemment vers des troubles dépressifs ou anxieux.
4.2 Trouble dépressif caractérisé
- Présence d’un épisode dépressif caractérisé.
- Aucun épisode maniaque ou hypomaniaque préalable.
- Possibilité de spécifier le degré (léger, moyen, grave), le caractère saisonnier ou le caractère péripartum.
4.3 Trouble dépressif persistant (Dysthymie)
- Auparavant appelé "trouble dépressif majeur chronique".
- Au moins 2 ans d’humeur dépressive avec des symptômes proches d’un épisode dépressif caractérisé.
- Peut inclure des périodes sans symptômes, mais jamais plus de 2 mois consécutifs.
4.4 Trouble dysphorique prémenstruel
Présence de minimum 5 symptômes ayant un impact marqué sur le fonctionnement, et se présentant de façon répétée lors de la semaine avant les règles, s'améliorant à leur arrivée.
Ce trouble a fait l'objet de débats mais est reconnu par le DSM-5 comme spécifique et sensible à certains traitements.
Note sur le Burnout
Le burnout n’est PAS un diagnostic reconnu dans le CIM-10 ni dans le DSM-5, même s’il est proche du trouble de l’adaptation et de la dépression.
Troubles Anxieux
Caractérisés par une peur ou une anxiété excessive et des perturbations comportementales.
- Peur : Réponse émotionnelle à une menace imminente, réelle ou perçue.
- Anxiété : Anticipation d’une menace future.
La peur et l'anxiété sont normales et évoluent avec le développement. Pour qu’il y ait trouble, cela doit entraîner une détresse ou une altération cliniquement significative du fonctionnement.
5.1 Anxiété de séparation
Anxiété concernant la séparation d’avec ses figures d’attachement à un degré inapproprié du point de vue développemental.
5.2 Mutisme sélectif
Incapacité régulière à parler dans des situations sociales spécifiques, bien que l’enfant parle dans d’autres contextes. Souvent accompagné d'anxiété sociale.
5.3 Phobie spécifique
Anxiété ou peur INTENSE et quasi toujours IMMEDIATE à propos d’objets ou de situations bien définis (ex: animaux, environnement naturel, sang, situations de transports) avec évitement ou vécu avec un haut niveau d'anxiété. La peur est disproportionnée par rapport au danger réel.
5.4 Anxiété sociale (Phobie sociale)
Anxiété, peur ou évitement des interactions sociales et des situations où l'on peut être observé, due à la peur d'être évalué négativement par autrui. Ce n'est pas de la timidité normale.
5.5 Trouble panique
Expérience d’attaques de panique récurrentes et inattendues, suivies de préoccupations persistantes d’avoir de nouvelles attaques ou d’une modification inadaptée du comportement.
Attaque de panique : Montées soudaines de peur intense ou de malaise intense avec symptômes physiques et/ou cognitifs (palpitations, transpiration, difficulté à respirer, déréalisation, peur de mourir).
5.6 Agoraphobie
Peur de plusieurs situations où l'on ne peut s'échapper ou trouver du secours (transports publics, espaces ouverts, lieux clos, foules, être seul hors de la maison). Souvent associée au trouble panique, mais pas systématiquement.
5.7 Trouble de l’anxiété généralisée (TAG)
Anxiété excessive et persistante ainsi qu’une inquiétude à propos de domaines variés, difficile à contrôler, durant au minimum 6 mois, accompagnée de symptômes physiques.
Troubles Obsessionnels-Compulsifs et Apparentés
Avant, ils étaient classés dans la catégorie "Anxiété". Les recherches ont montré des circuits neuronaux similaires et spécifiques. Caractérisés par :
- Obsessions : Pensées, pulsions ou images récurrentes et persistantes, ressenties comme intrusives et inappropriées.
- Compulsions : Comportements répétitifs ou actes mentaux accomplis pour neutraliser ou diminuer l’anxiété/détresse.
Les "manies" ne sont considérées comme un TOC que si elles sont exagérées, trop longues et diminuent les capacités d'adaptation.
6.1 Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)
Présence d’obsessions et/ou de compulsions causant une perte de temps, détresse ou altération du fonctionnement (ex: nettoyage, symétrie, pensées taboues).
6.2 Dysmorphie corporelle (obsession d'une)
Perception de défauts ou d’imperfections physiques non observables ou très légers pour autrui, avec des "compensations" comportementales ou cognitives.
6.3 Thésaurisation pathologique (Syllogomanie)
Besoin impérieux de conserver des objets (indépendamment de leur valeur), détresse liée à l'idée de s'en débarrasser, entraînant une accumulation délétère.
6.4 Trichotillomanie
Arrachage compulsif de ses propres cheveux jusqu'à la perte de cheveux, avec tentatives répétées d'arrêter.
6.5 Dermatillomanie
Trituration pathologique de la peau avec tentatives répétées d'arrêter.
Troubles Liés à des Traumatismes ou des Facteurs de Stress
Le trouble DOIT être lié à l’exposition (directe ou indirecte) à un événement traumatique ou stressant. Tous les événements stressants ne mènent pas nécessairement à un trouble.
7.1 Trouble réactionnel de l’attachement
(Non étudié).
7.2 Désinhibition du contact social
(Non étudié).
7.3 Trouble/syndrome de stress post-traumatique (TSPT ou PTSD)
Exposition (directe ou indirecte) à un événement grave, suivie de symptômes envahissants (souvenirs, rêves répétitifs, réactions dissociatives), efforts pour éviter les rappels, altération négative des cognitions et de l’humeur, et altération de l’éveil.
7.4 Trouble de stress aigu
Très proche du TSPT, mais les symptômes se résolvent dans le mois suivant l’événement.
7.5 Trouble de l’adaptation
Symptômes émotionnels ou comportementaux en réponse à un (ou plusieurs) facteurs de stress, survenant dans les 3 mois. La réaction est excessive par rapport aux attentes culturelles ou d'âge, et les symptômes disparaissent dans les 6 mois après l'arrêt du facteur de stress.
Troubles Dissociatifs
Perturbation et/ou discontinuité dans l’intégration normale des domaines du fonctionnement psychologique (conscience, mémoire, identité, émotions, perception, etc.).
8.1 Dépersonnalisation / Déréalisation
Expériences prolongées ou récurrentes de dépersonnalisation et/ou de déréalisation, alors que l’appréciation de la réalité reste intacte. Ces expériences sont fréquentes sous une forme brève et peu invasive.
8.2 Amnésie dissociative
Incapacité à se rappeler des informations autobiographiques, souvent traumatiques.
8.3 Trouble dissociatif de l’identité
Présence d’au moins deux états de personnalité distincts (parfois décrits comme de la possession), avec des épisodes récurrents d’amnésie.
Troubles à Symptomatologie Somatique et Apparentés
Prédominance de symptômes somatiques associés à une détresse et un handicap significatif. Auparavant, le diagnostic insistait sur l’absence d’explication médicale. Aujourd'hui, ce n'est plus un critère nécessaire (sauf pour le trouble de conversion).
9.1 Trouble à symptomatologie somatique
Symptômes somatiques qui causent de la détresse ou une altération significative de la vie quotidienne, avec des pensées, sentiments ou comportements excessifs liés aux symptômes. Les symptômes ne sont pas feints.
9.2 Crainte excessive d’avoir une maladie (Hypocondrie)
Préoccupation très forte concernant le fait d’avoir ou de développer une maladie grave, sans symptômes significatifs.
9.3 Trouble de conversion
Symptôme d’altération de la motricité volontaire ou des fonctions sensorielles, avec une incompatibilité entre les symptômes et une affection neurologique ou médicale reconnue. Souvent, il y a un déplacement des symptômes.
9.4 Facteurs psychologiques influençant d’autres affections médicales
(Non étudié).
9.5 Trouble factice
Falsification de symptômes physiques ou psychologiques ou induction intentionnelle de blessures/maladies pour jouer le rôle de malade.
- Sur soi : Syndrome de Münchhausen.
- Sur autrui : Syndrome de Münchhausen par procuration (ou syndrome de Meadow).
Troubles des Conduites Alimentaires et de l’Ingestion d’Aliments
Caractérisés par des perturbations persistantes de l’alimentation ou du comportement alimentaire, entraînant un mode de consommation pathologique ou une absorption de nourriture délétère pour la santé physique ou le fonctionnement social.
10.1 Pica
Ingestion durable de substances non comestibles et non nutritives, inadaptée pour le niveau de développement et les normes culturelles.
10.2 Mérycisme
Régurgitation répétée de nourriture.
10.3 Trouble de l’alimentation avec restriction ou évitement
Incapacité persistante à atteindre les besoins nutritionnels et/ou énergétiques appropriés. Ce diagnostic n’est pas posé s'il s'agit d'un manque de nourriture, de pratiques culturelles ou d'une normalité pour le stade de développement.
Paradoxe avec l’orthorexie : Obsession de manger sainement, sans recherche de perte de poids, contrairement à l'anorexie mentale.
10.4 Anorexie mentale
Restriction des apports énergétiques par rapport aux besoins, poids significativement trop bas, peur intense de prendre du poids et altération de la perception de son corps.
10.5 Boulimie
Survenue récurrente d’accès hyperphagiques (ingestion de grandes quantités de nourriture avec sentiment de perte de contrôle) et comportements compensatoires inappropriés et récurrents (vomissements provoqués, etc.) pour prévenir la prise de poids.
10.6 Accès hyperphagiques
Similaire à la boulimie avec survenue récurrente d’accès hyperphagiques, mais sans comportements compensatoires.
Troubles du Contrôle Sphinctérien
Comprennent une élimination inappropriée de l’urine ou des matières fécales (volontaire ou involontaire), généralement diagnostiqués pendant l’enfance ou l’adolescence.
Énurésie
Émission involontaire d'urine, généralement après 4-5 ans (ou âge développemental équivalent).
- Primaire : L'enfant n'a jamais été propre.
- Secondaire : L'enfant a été propre puis recommence à avoir des émissions involontaires.
Encoprésie
Émission involontaire de matières fécales, pas avant 5 ans (ou âge développemental équivalent).
Troubles du Sommeil-Éveil
Ces troubles sont caractérisés par une détresse et une déficience ressenties durant la journée dues à des problèmes de sommeil.
Critères diagnostiques (ex: au moins 3 mois, minimum 3 nuits par semaine).
Les difficultés veille-sommeil peuvent être des signes prodromiques d'autres troubles, permettant une prise en charge précoce.
Dix troubles sont répertoriés, incluant l'insomnie, l'hypersomnolence, la narcolepsie, les troubles du sommeil liés à la respiration, les cauchemars, etc.
Dysphories de Genre
Se réfère à la détresse qui peut accompagner l’incompatibilité entre le genre vécu ou exprimé et le genre assigné. Ce n'est pas le fait d'être transgenre qui est un trouble, mais le mal-être ressenti.
- "Genre" : Rôle social/légalement reconnu.
- "Sexe" : Biologie.
- Étiologie biopsychosociale.
- Manifestations différentes chez l'enfant et l'adulte.
Troubles Disruptifs, du Contrôle des Impulsions et des Conduites
Regroupe des troubles impliquant des difficultés dans l’autocontrôle des émotions et des comportements, se traduisant par des comportements qui nuisent aux droits d’autrui ou exposent le sujet à des conflits avec les normes sociétales.
15.1 Trouble oppositionnel avec provocation (TOP)
Ensemble de comportements querelleurs/provocateurs, humeur colérique/irritable, ou esprit vindicatif, à un niveau différent des enfants du même âge développemental, et non exclusivement dirigé vers la fratrie.
15.2 Trouble explosif intermittent
Épisodes comportementaux explosifs récurrents témoignant d’une incapacité à résister à des impulsions agressives, non prémédités et disproportionnés par rapport à la provocation ou au facteur de stress.
15.3 Trouble des conduites
Ensemble de conduites répétitives et persistantes où sont bafoués les droits fondamentaux d’autrui ou les normes sociales (ex: agression, destruction de biens, vol, fugue). Peut débuter durant l’enfance, rarement diagnostiqué après 16 ans.
15.4 Personnalité antisociale
Voir le chapitre "Troubles de la personnalité" (non développé ici).
15.5 Pyromanie
Mettre plusieurs fois le feu de manière délibérée et réfléchie (non lié à un intérêt commercial ou de vengeance, mais à une sensation de tension puis plaisir ou soulagement).
15.6 Kleptomanie
Impossibilité répétée de résister à l’impulsion de voler des objets qui ne sont dérobés ni pour un usage personnel ni pour leur valeur commerciale (vol par impulsion).
Troubles Liés à une Substance et Troubles Addictifs
Regroupement justifié par le fait que ces troubles excitent fortement le système cérébral de récompense, entraînant le délaissement d'activités habituelles.
La catégorie des "troubles addictifs" ne comprend à ce jour que le jeu d’argent pathologique, mais pourrait inclure d'autres addictions comportementales à l'avenir.
16.1 Troubles liés à une substance
Concerne 10 substances (alcool, caféine, cannabis, hallucinogènes, substances inhalées, opiacés, sédatifs, stimulants, tabac, autres).
Deux sous-types :
- Troubles liés à l'utilisation : Continuer à consommer malgré les problèmes.
- Troubles induits : Intoxication, sevrage.
16.2 Troubles addictifs
Addiction au jeu : Pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu d’argent conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative.
Troubles Neurocognitifs
Anciennement "Démence, delirium, troubles amnésiques et autres troubles cognitifs" dans le DSM-IV. La caractéristique principale est un déficit cognitif.
Exemples d'atteintes : attention complexe, fonctions exécutives, apprentissage et mémoire, langage, activité perceptivo-motrice, cognition sociale.
17.1 État confusionnel
Perturbation cognitive sur un temps court (quelques heures à quelques jours).
17.2 Troubles neurocognitif majeur
Déclin cognitif significatif qui interfère avec l’autonomie dans les actes du quotidien. Spécification selon l’étiologie présumée (ex: Alzheimer, Parkinson, Démence à corps de Léwy).
17.3 Troubles neurocognitif léger
Déclin cognitif modeste qui n’interfère pas avec l’autonomie dans les actes du quotidien. Spécification selon l’étiologie présumée.
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