Anthropologie du Corps

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Exploration des représentations corporelles et de leurs significations culturelles, incluant le corps et la personne, l'image du corps, les dissociations et constitutions de la personne, les objets-frontières, les valeurs, les greffes, les modifications, le corps communicant, le corps sexué, le corps handicapé et le corps mort.

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Quelle est la définition d'une allogreffe ?
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La greffe d'un organe ou d'un tissu provenant d'un donneur humain sur un receveur humain.
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En anthropologie, qu'est-ce que la proxémie ?
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L'étude de la perception et de l'usage de l'espace personnel comme une composante de la communication.
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Ethnocentrisme

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  • L'ethnocentrisme consiste à tenir sa propre société et ses propres normes sociales (construites puis acquises) pour supérieures aux autres.

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Racisme

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Le racisme consiste à ternir:

  • qu'il existe des races distinctes

  • que certaines races sont inférieures (moralement, intellectuellement, techniquement) aux autres

  • que cette infériorité est innée et biologiquement déterminée

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Ethnie

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L'ethnie se définit généralement comme une population (ethnos = peuple en grec) désignée par un nom (ethnonyme), se réclamant d'une même origine, possédant une tradition culturelle commune spécifiée par une conscience d'appartenance à un groupe dont l'unité s'appuie en général sur une langue, un territoire et une histoire identiques.

L'ethnie une notion à discuter

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Culture

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: Est considéré comme un moyen d’apprentissage et de transmission d’un héritage social. Elle s’oppose en cela à la notion d’héritage naturel.

Une culture n’est jamais figée, elle évolue au fil du temps en fonction des interactions avec le monde qui nous entoure. La culture est donc commune à un ensemble de personnes partageant des origines et un espace géographique. , la transmission se fait très tôt et de se fait sont rappelés de façon explicite ou implicite (façon de penser, d’être…) dans la vie quotidienne tout au long de l’existence.

 

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Enculturation

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  • processus de socialisation de l'individu qui, par l'éducation, l'instruction, les disciplines du groupe en général, transmettent à chacun des membres du groupe les modèles, les normes, les systèmes de valeurs caractérisant la culture

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Acculturation

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L'acculturation est un ensemble de phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entrainent des changements dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes

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Assimilation

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  • L'assimilation est une acculturation extrême poussée jusqu'à l'imitation du modèle.
    L'individu est absorbé par une autre culture. Cela demande du temps et un changement de génération.

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Socialisation

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  • Est un processus par lequel une personne intériorise progressivement grâce à l'expérience et à l'apprentissage certaines dispositions (normes règles habitudes) qui vont façonner ses manières d'agir, de penser, de sentir.

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Agent de socialisation primaire

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  • Les agents de socialisation primaire (famille, école, pairs, clubs, institutions culturelles). Elle se déroule pendant l'enfance et l’adolescence

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Agents de socialisation secondaire

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  • Les agents de socialisation secondaire (monde du travail, formation professionnelle, groupes d'amis, associations, institutions, clubs). Elle se déroule pendant l'âge adulte → individu déjà socialisé, a déjà construit les éléments fondateurs de son identité sociale, mais il y a adaptation à des milieux spécifiques.

  • Les processus de socialisation secondaires sont plus un remaniement qu'une construction.

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Stigmate (Goffman)

(Etymologiquement une marque durable sur la peau)

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  • Le stigmate n'est pas un attribut en soi : il se définit dans le regard d'autrui. Il renvoie à l'écart à la norme : toute personne qui ne correspond pas à ce qu'on attend d'une personne considérée comme « normale » est susceptible d'être stigmatisée.

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Habitus (Bourdieu)

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  • Système de goûts ou de dispositions acquis, commun à un ensemble d'agents, qui donne une même signification à l'ensemble de leurs pratiques.

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Hexis corporelle (Bourdieu)

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  • Liée à l'habitus, l'hexis corporelle est un ensemble de dispositions pratiques corporelles, manières de se tenir, de parler, de marcher...
    Ces manières, naturalisées dans la logique de l'habitus, deviennent des manières durables de sentir et de penser. L'hexis corporelle est dans cette perspective l'habitus fait corps.

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Representation du corps

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Les représentations du corps constituent un ensemble d'idées, d’images, de symboles , d’émotions et de jugements de valeurs qui dans toute société, dans toute culture servent non seulement à penser ce corps mais aussi à le contrôler et à l’identifier.

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Le rite

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Ensemble de gestes et de paroles en acte à un endroit donné et à un moment donné, avec un ensemble déterminé de personnes. L’organisation de ces rites se veulent répétitifs et immuables.

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Représentation de la maladie

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La maladie est un phénomène perçu spontanément à propos duquel on communique pour lui donner un sens qui va au-delà d’une simple lecture médicale, productrice de catégories de diagnostics.

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Image du corps

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Est la représentation que se fait le sujet de son corps. Elle s’organise autour d’une forme, un contenu, du savoir, et la valeur. Ces quatre composantes dépendent du contexte social, culturel, relationnel et personnel

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Autogreffe

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Utilise un greffon issu du patient lui-même : peau, mais aussi muscle, graisse ou segment osseux

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Xénogreffe

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Consiste à une greffe d’organe animal sur l’homme

ANTHROPOLOGIE DU CORPS - UE 1.1 S2, compétence6 (A. Dumond, Septembre 2025)

LES RAPPORTS ENTRE LE CORPS ET LA PERSONNE

  • La personne n'est pas uniquement identifiée àson corps.

  • Le corps représente une partie de la personne et s'incorpore à la société.

  • Les frontières dela personne dépassent celles du corps dans l'espace et le temps.

  • Parler du corps, c'est toujours parler de la personne.

L'IMAGE DU CORPS

La représentation que se fait le sujet de son propre corps, organisée autour de :

  • Forme: Limite précise dans l'espace.

  • Contenu: Un univers cohérent de sensations prévisibles.

  • Savoir: Connaissance de la vision sociétale du corps humain (biomédical).

  • Valeur: Jugement social sur les attributs physiques.

  • Ces composantes sont dépendentdu contexte social, culturel, relationnel et personnel.

LA REPRÉSENTATION DU CORPS COMME DISSOCIÉ DE LA PERSONNE

  • Le savoir biomédical développe l'anatomophysiologie : un corps humain purement biologique ("machine biochimique").

  • Le patient parle de "mon corps" (possession), dissociant son identité de l'organe malade.

  • Le vocabulaire anatomique strictement indépendant marque cette séparation.

La Leçon d'anatomie du professeur Tulp de Rembrandt illustre la vision du corps comme objet d'étude.

  • La médecine hospitalière a pu réduire le patient à son organe malade ("Le rein de la chambre 28").

  • Critique de la biomédecine qui "découpe" le corps en spécialités.

  • Le corps est une barrière qui délimite le sujet des autres.

  • Le corps est un objet à modeler (sport, esthétisme) pour révéler la personne.

LA REPRÉSENTATION DU CORPS COMME CONSTITUANT DE LA PERSONNE

  • Vision holistique, prenant en compte la personne dans sa globalité.

  • L'homme est un nœud de relations, non un individu isolé.

  • Pas de coupure entre intérieur/extérieur du corps.

  • "Je ne suis pas seul dans mon corps" : le corps noue unerelation avec "quelque chose qui n'est pas soi" (masculin/féminin, vivant/non-vivant, humain/non-humain...).

  • Le corps est objet de transcendance (dépassement).

Exemple de la Médecine Chinoise

  • Le "qi" (énergie vitale) maintient un équilibre tensif entre yang (chaud, masculin, mouvement) et yin (froid, féminin, passivité).

  • Le qi demande équilibre entre les passions et le détachement.

  • L'acupuncture utilise les points des méridiens pour rediriger le flux de qi et rétablir la santé.

Le lien du corps féminin etde l'environnement

  • Étude de Yvonne Verdier (1980) à Minot sur le comportement des femmes lors des règles.

  • Dans certaines cultures, le sang des règles peut entraver les processus de transformation.

  • Le tabou autour du sang des règles influence la prise en charge de maladies comme l'endométriose.

Nouvelles spiritualités et représentations du corps (New Age)

  • Pratiques telles que le yoga, l'acupuncture, le chamanisme, la sophrologie, la méditation, l'hypnose, la lithothérapie, l'ostéopathie crânienne, la naturopathie.

  • Ces pratiques instaurent de nouvelles relations au corps et modifient les représentations.

  • Quatre dimensions inter-reliées : spiritualité, développement personnel, santé naturelle et changement global.

  • Les représentations peuvent se juxtaposer (ex: barreurs de feu à l'hôpital).

LES OBJETS-FRONTIÈRES HUMAINS

  • Des matériaux transgressent les frontières du corps et remettent en question la catégorisation.

  • Exemples : ovules, sang, organes, greffons de peau, hormones, cellules, prothèses, stimulateurs cardiaques.

  • Ces objets fusionnent avec le corps pour suppléer des fonctions naturelles.

  • Les limites corporelles (ongles, cheveux) continuent à renfermer les principes vitaux de la personne (magie, sorcellerie).

  • Le cordon ombilical et le placenta ont une forte symbolique dans certaines cultures.

LES VALEURS DU CORPS

  • Un système de valeur divise les organes et fonctions selonles sociétés.

  • Les usages du corps sont pris dans des réseaux de significations symboliques.

La suprématie de la main droite

  • Robert Hertz (1909) : symbolique sociale attachée à la main droite (dextérité vs gaucherie).

  • Lien entre valeur symbolique et valeur morale.

Le visage et l'abdomen

  • Le visage a la valeur la plus élevée du corps humain (altération du visage = privation d'identité).

  • Au Japon, l'abdomen (hara) est le siège de la vie, du cœur et du cerveau.

LAGREFFE D'ORGANES

  • La médecine des greffes interroge le rapport de l'homme à son corps.

  • Le corps greffé est envisagé comme un objet ayant une valeur technique, voire marchande.

  • Types de greffes :

    • Autogreffe: Greffon issu du patient lui-même (peau, muscle, os).

    • Xénogreffe: Greffe d'organe animal sur l'homme.

    • Allogreffe: Greffe d'organe humain sur un autre humain.

  • La condition humaine est corporelle. Une blessure du corps est une blessure de l'image du corps.

La greffe des mains

  • Pose des problèmes spécifiques car visible, provient d'un cadavre et non fonctionnelle immédiatement.

  • "Cette greffe ne sauve pas la vie. Elle fait bien plus. Elle donne la vie." (patient)

  • Lapersonne greffée est un sujet hybride ("pas lui, pas l'autre").

  • La mémoire n'est pas seulement dans le cerveau, mais aussi dans le corps (question de la mémoire d'une main greffée).

MODIFICATIONS CORPORELLES

  • Actions individuelles sur le corps (épilation, maquillage, body-building).

  • Actions par un praticien non médical (piercing, tatouage, scarification).

  • Actions par un professionnel de la santé (chirurgie mammaire, gynoplastie).

  • Inclut aussi les démarches réparatrices (prothèse, greffe).

  • Les modifications corporelles créent des différences sociales sur les corps (cf. FAINZANG S.).

  • Agirsur la peau modifie la relation au monde et l'identité.

LE CORPS COMMUNICANT

Selon E. T. Hall, le corps intervient via :

  • Kinésique: Étude des gestes et mimiques.

  • Proxémie: Langage des relations spatiales.

  • Chronémique: Rythmes corporels et synchronie (ex: parents/enfants).

  • Le corps est l'espace apprécié par les autres, par lequel nous sommes nommés et identifiés socialement.

  • Le corps interprète une partition culturelle et sociétale.

  • Les modalités dynamiques du corps varient selon l'éducation (ex: position assise/accroupie).

  • Les capacités corporelles et sensorielles se développent dans des espaces culturels.

  • Les "enfants sauvages" peuvent prendre des caractéristiques animales (ex: Oxana Malaya).

LE CORPS SEXUÉ

  • La condition homme/femme est culturellement construite, non inscrite dans l'état corporel.

  • Nicole-Claude Mathieu (1989) : manières de penser les rapports sexe/genre.

Modes de perception sexe/genre :

  1. Le sexe anatomique impose le genre: Cisgenre (identité de genre conforme au sexe assigné à la naissance).

  2. Le genre primele sexe: (ex: Inuit) une personne déclarée femme jouera le rôle d'une femme, indépendamment de son anatomie.

  3. Le sexe anatomique est non pertinent: Seul compte le genre, socialement construit et déconstructible (théories queer, transidentité). L'Allemagne reconnaît le "troisième sexe".

Autres concepts liés

  • La culture du viol : normalisation ou encouragement du viol (apprentissage du consentement).

  • La sexualité despersonnes âgées : persiste malgré les tabous.

  • L'intimité affective comble le besoin de lien et renforce le narcissisme (E. Erickson).

  • Le regard de l'autre est majeur pour le maintien del'identité (Erving Goffman).

LA REPRÉSENTATION DU HANDICAP

  • Le corps valide est silencieusement fonctionnel (Le Breton, 1984).

  • Le handicap modifie le rapport au corps et fait de l'environnement une série d'obstacles.

  • Robert Murphy : le handicap conditionne les termes de l'échange et révèle la fragilité humaine.

  • Le handicapé est un homme à statutintermédiaire, dans l'entre-deux (principe de liminalité).

  • Le handicapé doit se conformer aux attentes d'invalidité, sous peine de malaise chez autrui.

  • Murphy a développé un sentiment de culpabilité et de honte, uneénigme pour l'anthropologue.

  • Le handicap se construit par rapport à une norme.

Exemple de l'albinisme

  • Aux îles Fidji : les albinos sont desesprits protecteurs, vénérés.

  • En Tanzanie : les albinos vivent terrés par peur de leurs prétendus pouvoirs magiques (fétichisme) et de la perception de leur maladie comme transmissible.

UNE CULTURECOMME UNE AUTRE : LA CULTURE SOURDE

  • La culture Sourde est l'ensemble des représentations, savoirs, pratiques, règles sociales et valeurs des Sourds utilisant une langue des signes.

  • Revendique le statut de communauté culturelle minoritaire. La surdité est une caractéristique biologique qui a mené à une culture spécifique.

  • L'argument culturel : une langue corporelle, une façon de penser et d'être au monde.

  • L'argument naturel : la surdité est une caractéristique innée, au même titre que la couleur de peau, qu'il ne faut pas chercher à "transformer".

LE VALIDOCENTRISME

  • Attitudecollective, non consciente, qui privilégie la compréhension du monde basée sur l'humain valide comme référence.

  • Rejette toute autre norme issue de la diversité des corps.

  • Le validisme (Charlotte Puiseux, 2020): système d'oppression vécu par les personnes handicapées du fait de leur non-correspondance aux normes médicales.

  • Le validisme dévalorise les corps non conformes et les considère inférieurs.

  • Il se manifeste par la destruction des corpsdifférents (eugénisme), l'assimilation (rééducation forcée) ou la discrimination.

  • La pairémulation : transmission d'expérience par les personnes handicapées autonomes pour renforcer la conscience deleurs possibilités et droits.

  • Le pair-accompagnement comprend le conseil, le soutien, l'accompagnement, l'éducation, la thérapie et la persuasion.

  • Le corps blessé est souvent perçu comme un "moins" par rapport au corps valide, ignorant son potentiel.

  • Les techniques de rééducation sont validonormées, visant à se rapprocher au maximum du fonctionnement du corps valide.

  • Le milieu sanitaire ne permet pas toujours l'apprentissage des stratégiespour naviguer le monde avec un handicap (ex: se positionner en fauteuil roulant dans un bus).

MÉDECINE 3.0 : HOMME RÉPARÉ VERSUS HOMME AUGMENTÉ

  • Interrogation sur l'asymétrie entre sportifs valides et handicapés (Maxcel Amo Manu).

  • La supériorité sportive est un privilège de naissance partiellement héréditaire.

  • La médecine d'amélioration pose la question duposthumain et de l'homme augmenté.

  • Exemples de détournements :

    • Agents médicamenteux à des fins non thérapeutiques (Ritalin®, Provigil®).

    • Exosquelettes biomécaniques militaires.

    • Dopage sportif.

  • Pratiques projectives : sélection génétique, lutte contre le vieillissement, chirurgie esthétique non réparatrice.

  • La naissance du posthumain sera nécessairement biomédicale.

LE CORPS MORT

  • La mort est devenue un sujet d'actualité et un problème de société majeur.

  • Invisibilisation des corps morts en putréfaction, pris en chargepar un personnel spécialisé.

  • La toilette mortuaire est un rite de passage accessible aux profanes.

CONCLUSION

  • Le traitement du corps n'est jamais purement utilitaire ou décoratif,thérapeutique ou esthétique.

  • Il est lié à la manière dont les groupes construisent l'individu en lui assignant une place ou un statut.

  • La lecture des corps est une clé pour comprendre une culture et son ordre ou désordre.

  • Aucune société ne fait du corps une "chose privée".

  • Le corps est un produit semi-fini qui doit être achevé par un "travail" ou une "fabrication".

  • Les représentations du corps sont sociales et personnelles.

CONCEPTS CLÉS

  • Représentation du corps

  • Proxémie

  • Culture

  • Communication

  • Identité

  • Norme

  • Valeur

  • Représentation du handicap

  • Validocentrisme

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