Génèse des Roches Sédimentaires
Aucune carteProcessus de formation, altération, érosion, transport, sédimentation et diagenèse des roches sédimentaires, avec leur classification.
BCGS 126: Géodynamique Externe - Phénomènes Externes
Ce document synthétise les processus géodynamiques externes, de lagenèse des roches sédimentaires à leurs classifications, en passant par l'altération, l'érosion, le transport et la diagenèse.
I. Genèse des Roches Sédimentaires
1.ents d'altération: vent, eau, glaces, biotope (faune/flore/microorganismes), action anthropique.
Résultent de l'accumulation en couches et du compactage de débris minéraux (dégradation de roches) et organiques (restes végétaux/animaux) ou de précipitationchimique.
Caractéristiques : souvent en couches parallèles (strates) d'épaisseur et de composition variables, souvent fossilifères.
2. Catégories de Roches
Roches résiduelles: formées sur place par altération superficielle de roches préexistantes.
Roches sédimentaires : dérivent de roches mères altérées et érodées; matériaux transportés, déposés et transformés.
3. Types de Roches Sédimentaires
Roches détritiques :
Terrigènes ou silico-clastiques
Roches chimiques
Roches biochimiques
4. Cycle desRoches Sédimentaires
Altération : processus physiques, chimiques, biologiques dégradant les roches.
Érosion : détachement de particules.
Transport : par gravité, eau, vent, glaciers.
Dépôt (sédimentation) : dans des bassins sédimentaires.
Transformation diagénétique : différentes phases conduisant aux roches sédimentaires consolidées.
Facteurs du processus sédimentaire (Dercourt Paquet, 1995).
II. Altération des Roches Préexistantes
Ensemble des processus physiques, chimiques et biologiques qui dégradent les roches à la surface de la Terre, formant des produits d'altération.
1. Altération Physique (ou Mécanique)
Fragmentation de la roche sans modification de composition minéralogique ou chimique.
Discontinuités favorisant l'altération:
Diaclases : cassures dues à des déformations profondes.
Failles : cassures avec déplacement.
Joints : discontinuités entre strates.
Porosité : espaces entre les minéraux/particules.
Types:
Gélifraction (cryoclastie) : alternance gel/degèl de l'eau porale, dilatations et rétractions.
Thermoclastie : éclatement par variations brutales de température (déserts, hautes montagnes).
Abrasion : frottement pareau, vent, glace transportant des particules.
Haloclastie : pression par cristallisation de sels dans les pores.
Action des êtres vivants : développement des racines, organismes.
Action de l'homme : activités anthropiques.
Autres facteurs : prismation des coulées de laves, décompression, impact de gouttes de pluie, foudre, météorites.
2. Altération Chimique et Biochimique
Modification de la composition chimique et minéralogiquede la roche mère.
Agent principal : l'eau météorique (propriétés dipôlaires, acide faible par ions H+).
Forme de nouveaux minéraux, en décompose d'autres.
Éléments solubles lessivés, insolubles restent ou sont transportés.
Recombinaison d'éléments pour former des minéraux de néoformation (argiles).
Réactions en climat humide : hydrolyse, dissolution, oxydations/réductions, hydratation.
a. Hydrolyse
Destruction/modification des minéraux due au pouvoir de dissociation de l'eau ().
Ions et sesubstituent à certains ions des minéraux.
Minéral primaire + eau Minéral secondaire + solution de lessivage.
Dépend de : présence d'eau, température, solubilité des ions, résistance du minéral.
Résistanced'un minéral à l'altération : Dépend de l'énergie des liaisons ionic-oxygene.
Ex: Quartz () très résistant (liaisons fortes Si-O).
Ex: Olivine () moins résistant (cations Mg, Fe moins liés).
Altération différentielle selon minéraux :
Très altérables : halite, gypse, calcite, dolomite.
Altérables : olivine, pyroxènes, amphiboles, biotite, feldspaths.
Résistants : quartz, tourmaline, rutile, zircon.
Conséquences de l'hydrolyse des silicates :
Départ de cations basiques () et d'anions complexes ().
Précipitation de cations métalliques sous forme d'hydroxydes de fer (), d'aluminium ().
Exemple d'hydrolyse des feldspaths :
Modérée : Orthose Illite, Smectite + acide silicique + ions.
Forte : Orthose/Albite Kaolinite + acide silicique + ions.
Très forte (totale) : Orthose/Albite Gibbsite + acide silicique + ions.
Autres réactions d'hydrolyse :
Péridots Serpentines.
Pyroxène Amphibole fibreuse.
Feldspaths Minéraux argileux (illite, montmorillonite, kaolinite).
b. Solubilité des Ions (Diagramme de Goldschmidt)
Rayon et charge des ions influencent la solubilité.
e/r (potentiel ionique) :
(ions peu solubles et volumineux) : .
(ions solubles, forte affinité pour l'eau) : .
(ions précipitants, forment hydroxydes) : (ex: Goethite, Hématite, Gibbsite).
(oxyanions solubles) : (carbonates, silicates), phosphates, nitrates, sulfates.
c. Dissolution
Capacité de l'eau à dissoudre les minéraux en ions solubles (pouvoir de solvatation).
Molécule d'eau : dipôle ( à une extrémité, à l'autre), arrache des ions à la structure cristalline.
Ex: Dissolution de la calcite pareau chargée de (), conduit à la karstification.
d. Hydratation
Absorption d'eau par minéraux peu hydratés.
Cause le gonflement de la roche, la rendant plus friable et soluble.
Ex: Anhydrite () + eau Gypse ().
e. Oxydation/Réduction
Oxydation : action de (air, eau) sur certains minéraux.
Le fer se combine à l'oxygène, formant des oxydes de fer.
Rubéfaction des roches (surface oxydée devient rouge).
Ex: Pyrite () Hématite () + Acide sulfurique.
Ex: Olivine () + Oxyde ferrique () + Silice ().
Réduction : intervient dans les milieux hydromorphes, transformant le fer ferrique en fer ferreux soluble.
f. Activité Biologique
Bactéries, plantes, champignons :
Déplacement d'équilibres, prélèvements de sels minéraux (évite saturation).
Relargage de protons () par les racines (acidification, dopage de l'hydrolyse).
Apport de , matière organique (substat pour les organismes, production d'acides organiques, dopage de l'altération biochimique).
3. Facteurs Favorisant l'Action de l'Eau
Température : augmente le pouvoir de dissociation de l'eau (hydrolyse, dissolution).
Acidité () : favorise l'hydrolyse.
Potentiel redox() : capacité à oxyder/réduire.
Teneur en dioxyde de carbone () : agit comme un acide faible, favorise dissolution des carbonates et hydrolyse des silicates.
Lessivage (lixiviation) : évacuation continue des particules et éléments solubles par infiltration d'eau. Empêche la saturation, favorise l'accès à la roche saine et la poursuite de l'altération.
4. Facteurs Contrôlant l'Altération
Nature de la roche (porosité, perméabilité, couleur).
Climat (température, humidité, saisonnalité, lessivage).
Relief (surface exposée, pente).
5. Produits d'Altération
Produits solides (débris/détritus) :
Résiduels (d'héritage) : minéraux résistants (quartz, zircon, magnétite), fragments de roches (lithoclastes).
Transformés : minéraux secondaires (argiles comme illite, kaolinite, smectite, chlorite).
Néoformés : nouveaux minéraux parprécipitation (hématite, goethite, gibbsite, opale, calcédoine).
Produits solubilisés (solution ionique) : .
6. Exemples d'Altération
Altération du granite (climattempéré) : l'arénisation
Majoritairement mécanique.
Formation puis agrandissement de diaclases.
Altération chimique faible à modérée : lessivage de , Si. Al, Fe, oxydes, quartz restent sur place.
Resultat : granite altéré (pourri), arène granitique, chaos granitiques.
Altération du granite (climattropical) : latérisation
Formation de diaclases affectant tout le massif.
Formation d'altérites (latérites, sols latéritiques ou ferralitiques) de plusieurs mètres d'épaisseur.
Les éléments plus résistants sontattaqués : muscovite en illite, quartz corrodé + précipitation d'hydroxydes de Fe et Al.
7. Altération et Zonation Climatique
Climat froid (cryoclastie) : altération faible.
Climat tempéré : altération modérée, surtout mécanique.
Climat désertique (chaud et sec) : altération très faible (thermoclastie).
Climat tropical équatorial : températures élevées et humidité favorisent les réactions chimiques, épaisseur d'altération maximale.
III. Érosion et Transport
1. Érosion
Arrachage ou mise en solution des produits d'altération de leur lieu de production par une force physique (agent de transport).
Mécanismes :
Détachement de particules solides.
Mise en solution d'éléments ioniques (solubles) par les eaux de drainage.
2. Transport
Déplacement des produits d'altération par un agent de transport vers le milieu de sédimentation.
Dépend de la capacité de transport de l'agent et des caractéristiques des particules (taille, densité, cohésion).
a. Principaux Agents de Transport
Gravité (transport gravitaire) :
Action du poids des particules sur une pente.
de temps variables (avalanches à glissements lents).
Ex: Éboulements (mouvementsde masse sans tri), glissements (le long d'une pente avec niveau plastique), chute de pierre (reliefs escarpés, séisme), courants de turbidité (talus continental).
Vent (transport éolien) :
Principal agent en milieu désertique.
Modes : suspension, roulement, saltation.
Phénomènes associés: déflation (érosion par enlèvement de particules fines), corrasion (érosion par percussion des particules transportées).
Glace (transport glaciaire) :
Très efficace pour modeler les surfaces.
Inlandsis et glaciers charrientd'énormes quantités de matériel.
L'altération, l'érosion et le transport sont souvent concomitants.
Eau (transport hydrique) :
Agent d'érosion le plus commun.
Transporteproduits d'altération (particulaires, dissous).
Ruissellement : dénudation, ravinement (eau non chenalisée).
Transport fluvial : l'eau se déplace dans des chenaux (rivières, fleuves).
Conséquence: ségrégation des particules (tri granulométrique, granoclassement horizontal), ségrégation minéralogique (minéraux plus altérables partent en premier), ségrégation chimique, usure des particules.
IV. Sédimentation et Diagenèse
1. Sédimentation
Mise en place d'un sédiment par dépôt et accumulation de particules, ou par précipitation d'éléments en solution, dans un bassin sédimentaire.
Composition d'un sédiment(3 phases) : fluide, minérale (matériaux détritiques/débris biologiques), organique (matériaux in situ).
Étude par la stratigraphie (strates, paléogéographie).
Datations relativesou absolues.
a. Principes de la Stratigraphie
Actualisme (uniformitarisme) : les lois géologiques passées sont les mêmes qu'aujourd'hui.
Horizontalité et Superposition :
Les dépôts sédimentaires sont initialement horizontaux.
Toute couche est plus récente que celle qu'elle recouvre (la plus basse est la plus ancienne).
Continuité : une couche de même faciès a le même âge sur toute son étendue.
Identité paléontologique : deux couches avec des fossiles stratigraphiques identiques ont le même âge.
Recoupement : une figure/couche qui en recoupe une autre est plus récente.
Inclusion : des débris d'une roche plusancienne peuvent être inclus dans une roche plus récente (l'inverse est impossible).
b. Milieux de Sédimentation
Un bassin est défini par des facteurs physiques, chimiques, biologiques qui permettent un dépôt caractéristique (marin, lacustre, fluviatile, terrestre).
Les particules se déposent en couches superposées.
Diagramme de Hjulström : équilibre entre particules (taille) et vitesse du cours d'eau pour le transport.
2. Diagenèse
Ensemble des transformations physiques etchimiques transformant un sédiment meuble en roche consolidée (lithification), entre son dépôt et son entrée dans le métamorphisme ou l'altération météorique.
Processus variés et complexes :
Décomposition de lamatière organique (minéralisation du carbone organique en par oxydation et biodégradation).
Compaction : rapprochement des particules sous pression, réduction de porosité, augmentation de densité, expulsion d'eau, interimbrication des grains.
Dissolution.
Cimentation : précipitation minérale dans la porosité du sédiment, liant les particules. Peut être pré-compaction ou concomitante à la compaction.
Recristallisation : changement de forme/taille des cristaux sans changer la composition.
Remplacement : substitution partielle/totale d'une minéralogie par une autre (ex: dolomitisation, silicification).
V. Minéraux des Roches Sédimentaires
Calcite () : commun, origines diverses (chimique, biochimique, diagénétique).
Aragonite () : précipitation chimique/biochimique, métastable dans sédiments actuels.
Dolomite (() : essentiellement diagénétique.
Quartz terrigène () : terrigène ou diagénétique.
Calcédoine () : courant, souvent en remplacement du carbonate, essentiellement diagénétique.
Opale () : silice amorphe hydratée (tests de diatomées, radiolaires).
Feldspaths (K, Na, Ca) : alumino-silicates communs.
Micas : Biotite (noir), Muscovite (blanc).
Sulfates : anhydrite (), gypse ().
Phosphates : apatite (cristallin), collophane (amorphe).
Minéraux argileux (phyllosilicates) : illite, smectite, montmorillonite, kaolinite.
Chlorite, Glauconite.
Oxydes et Hydroxydes : Fe, Al (magnétite, hématite, goethite, gibbsite).
Sulfures : Fe (pyrite, marcassite), Pb (galène), Zn, Cu. Se forment en milieu réducteur.
VI. Structure, Texture et Faciès des Roches Sédimentaires
1. Structure
Architecture d'ensemble aux échelles de l'échantillon et de l'affleurement, caractères extérieurs macroscopiques.
Stratification : dispositions des couches (laminaire, granoclassée, lenticulaire, chaotique).
Structure lenticulaire.
Structure concrétionnée : accumulation de matière autour d'un noyau (silex, calcaires oolithiques).
Structure schistosée : orientation de fines particules lors de la compaction.
2. Texture
Ensemble des caractères concernant la taille, l'agencement et la forme des constituants (étude détaillée nécessaire).
3. Faciès Sédimentaire
Ensemble des caractères pétrographiques, sédimentologiques et paléontologiques d'une roche sédimentaire.
Lithofaciès : caractéristiques lithologiques (éléments figurés, phase de liaison, porosité).
Biofaciès : caractères paléontologiques (macro/microfossiles).
4. Formation Sédimentaire
Ensemble des dépôts sédimentairessuperposés/juxtaposés, défini par un ou une association de faciès. Extension locale/régionale, mise en place à une époque donnée.
VII. Classification des Roches Sédimentaires
Selon deux critères : mode de formation (genèse) et nature.
1. ClassificationSelon le Mode de Formation
a. Roches Détitiques Terrigènes
Constituants proviennent de l'altération de roches à la surface de la Terre.
Classification granulométrique:
Rudites (>2 mm): Blocs, Galets, Graviers. Consolidés : Conglomérats, Microconglomérats.
Arénites (0.063 - 2 mm): Grains de sable. Consolidés : Sable, Arénite ("Grès") (ex: Arkose, Quartzite, Grauwackes).
Lutites (<0.063 mm): Particules silteuses, Argiles. Consolidés : Siltite ("Pélite"), Argilite (ex: Loess, Schistes argileux/marneux/bitumineux).
b. Roches Organogènes ou Biologiques
Liées à l'activité des organismes (squelettes minéralisés formant bioclastes, ou organismes constructeurs comme les récifs coralliens).
2. Classification Selon leur Nature
Roches siliceuses : constituées principalement de silice () (ex: Grès, Silex).
Roches carbonatées : grande proportion de carbonate de calcium () (ex: Calcaire, Craie, Calcaires oolithiques/fossilifères/construits, Dolomie).
Roches argileuses : minéraux spécifiques (silicates d'aluminium hydratés), structure feuilletée/fibreuse.
Roches carbonées :riches en matières organiques (charbon, pétrole, gaz naturel, tourbe, lignite, anthracite, bitume).
Roches phosphatées (phosphorites) : contiennent du phosphate.
Roches ferrifères : constituées principalement de fer.
Évaporites (roches salines) :
Précipitation directe de minéraux suite à évaporation intense.
Minéralogie diverse : Gypse, Anhydrite, NaCl.
Intérêt économique (plâtre, sel), marqueurs paléoclimatiques (climat sec).
Formées en milieu fermé. Séquence de bas en haut : Carbonate (dolomie), sulfates (gypse, anhydrite), chlorures (halite, sylvite).
3. Roches Mixtes
Calcaires et terrigènes.
4. Roches de Précipitation Chimique
Calcaires, dolomites à fossiles.
Lumachelliques.
VIII. Analyse et Interprétation
Paléogéographiedu milieu : continental, marin, lacustre, lagunaire, désertique.
Époques géologiques : datation relative (superposition, recoupement, inclusion, continuité, identité paléontologique) et absolue (radioactifs).
Paléoclimat :périodes humides/sèches, chaudes/froides.
Constituants Moléculaires de la Cellule Végétale
Ce document décrit la structure et les propriétés des molécules fondamentales de la cellule eucaryote végétale.
I. Généralités sur les Biomolécules
1. Définition
Atome : plus petite particule, noyau (protons, neutrons) et électrons.
Molécule : corps constitué d'atomes reliés par liaisons (ex: 24 atomes pour le glucose).
2. Liaisons Covalentes
Mise en commun d'une ou plusieurs paires d'électrons entre deux atomes.
3. Molécules Organiques vs. Inorganiques
a. Molécules Organiques
Élaborées par les êtres vivants.
Contiennent à la fois du carbone (C) et de l'hydrogène (H).
Possèdent une valeur énergétique.
Retrouvent aussi O, N, P, S.
b. Molécules Inorganiques (Minérales)
Ne contiennent pas à la fois C et H.
Pas une source d'énergie (ex: ).
Ions inorganiques (1% masse cellulaire) interviennent dans le métabolisme ().
4. Importance de l'Eau dans la Cellule
Représente au moins 70% de la masse cellulaire.
Propriété de polarité : forme des ponts H, interagit avec ions.
Rôle de solvant des substancespolaires (hydrophiles), facilitant leur transport.
Rôle de réactif dans les réactions d'hydrolyse et la formation de liaisons covalentes.
5. Grandes Classes de Molécules Organiques
Représentent 80à 90% de la masse sèche.
Glucides
Protides
Lipides
Acides nucléiques (ADN et ARN)
II. La Classe des Glucides
1. Généralités sur les Glucides
Molécules les plus abondantes sur Terre, proviennent majoritairement de la photosynthèse.
Principaux intermédiaires destockage et de consommation d'énergie.
Chez les végétaux : convertis en amidon pour le stockage.
Chez les animaux : source d'énergie dans le métabolisme.
a. Rôles Fondamentaux des Glucides
Réserve énergétique (ex: amidon chez végétaux).
Éléments de reconnaissance et de communication intercellulaire.
Composants structuraux de macromoléculesbiologiques (glycoprotéines, acides nucléiques).
Éléments de structures cellulaires (cellulose, principale molécule de la paroi végétale).
2. Les Oses (Monosaccharides)
a. Structure
Formulegénérale : avec .
Fonction aldéhyde (aldoses) ou cétone (cétoses).
Contiennent des alcools primaires etsecondaires.
Numérotation des C : C1 pour aldéhyde, C2 pour cétone.
Configurations D et L : déterminées par l'orientation du OH du carbone asymétrique le plus éloigné dela fonction carbonyle. D-série (OH à droite) est la plus fréquente chez les végétaux.
Isomères de fonction : même formule (), mais fonctions différentes (ex: D-glucose (aldose) etD-fructose (cétose)).
Filiation des aldoses : augmentation progressive du nombre de carbones.
b. Classification
Basée sur le nombre de C et la nature de la fonction réductrice.
Nombre d'atomes de CarboneFonction aldéhydeFonction cétone n=3AldotrioseCétotriose n=4AldotétroseCétotétrose n=5AldopentoseCétopentose n=6AldohexoseCétohexose n=7AldoheptoseCétoheptose
c. Représentation Cyclique (Haworth)
À partir de 5 C, les oses sont cycliques en solution aqueuse.
Le groupement carbonyle réagit avec un OH de la même molécule.
Formes : pyranose (6 côtés, ex: glucose) et furanose (5 côtés, ex: fructose).
Anomères et : Liaison cyclique crée un nouveau carbone asymétrique (carbone anomérique C1 ou C2).
Série D : OH de C1 en bas (-forme), OH de C1 en haut (-forme).
3. Les Osides (Oligosaccharides et Polysaccharides)
Polymères d'oses, liés par des liaisons osidiques.
a. Holosides
Exclusivement des polymères d'oses.
Liaison osidique/glycosidique : se fait par perte deH₂O entre le OH du carbone anomérique (au moins un) d'un ose et un OH d'un autre ose.
Sucres réducteurs : un OH de carbone anomérique libre (donneur d'électrons).
Sucres non réducteurs :pas de OH de carbone anomérique libre.
b. Glucides de Réserve
Fabriqués par photosynthèse ().
Végétaux : amidon (polymère de glucose, liaisons 1-4).
Composées : inuline (polymère de fructose).
c. Glucides de Constitution
Cellulose : polymère de glucose (liaisons 1-4). Forme des microfibrilles trèsrésistantes grâce aux liaisons H. Constituant principal de la paroi végétale.
d. Hétérosides
Polymères d'oses et de molécules non glucidiques (aglycones).
Ex:
Taïdes : chaîne de glucoses + composés phénoliques (réactions avec sels de fer, protéines, bichromate de potassium).
Glycoprotéines : chaîne d'oses + protéines.
Glycolipides : chaîne d'oses + lipides.
Acides nucléiques : chaîne d'oses + base + phosphate.
III. La Classe des Lipides
Composés peu solubles dans l'eau (hydrophobes), mais dissous dans solvants organiques.
1. Généralités sur les Lipides
Translucides sur papier. Colorés au rouge orangé par rouge Soudan III.
Lipides simples (homolipides) : C, O, H.
Lipides complexes (hétérolipides) : C, O, H, N, P, S.
a. Fonctions Principales
Réserve énergétique (triglycérides).
Partie intégrante de l'architecture des membranes biologiques.
Messagers transmetteurs de signaux.
2. Différentes Catégories de Lipides
a. Acides Gras
Lipides les plus simples : acides carboxyliques de formule R-COOH.
Longues chaînes hydrocarbonées (aliphatiques) non ramifiées (4 à 20 C, toujours pair).
Chaînes hydrophobes (liaisons C-H apolaires).
Saturés (pas de liaisons multiples) ou insaturés (au moins une double liaison C=C).
Doubles liaisons des insaturés sont séparées par groupes méthylènes ().
Trouvés en petite quantité à l'état libre, le plus souvent en liaisons esters.
b. Glycérolipides Simples (Glycérides)
Esters de glycérol (3 OH) et d'acides gras.
Mono-, di-, ou triglycérides (selon le nombre de OH estérifiés).
Triglycérides (80-90% des lipides) : formes de réserves lipidiques.
Glycérides saturés sontsolides (graisses), insaturés sont liquides (huiles).
Triglycérides sont non polaires (hydrophobes), forment gouttelettes lipidiques dans le cytoplasme.
c. Glycérolipides Complexes
Phospholipides :
Glycérides phosphatés au 3ème OH du glycérol par acide phosphorique ().
Appelés acides phosphatidyliques.
Constituantsfondamentaux des membranes cellulaires.
Nomenclature : Phosphatidyl- (sérine, choline, inositol).
Glycolipides :
Deux chaînes aliphatiques liées à un groupe polaire contenant un glucide.
Propriété commune (phospho- et glycolipides) : Amphipathiques (amphiphiles). Possèdent une région hydrophobe (2 chaînes hydrocarbonées) et une région hydrophile (phosphate ou ose). Causede la structure en bicouche des membranes biologiques.
d. Autres Lipides
Stérides : esters de stérols (cholestérol chez animaux, ergostérol chez végétaux).
Cérides :cires végétales.
Esters complexes d'acides gras à longues chaînes et d'alcools à longues chaînes (30-40 C).
Forme 4 cycles.
Lipides isoprènes : dérivés d'une unité isoprénique (5 C).
Terpènes : principe odoriférant des végétaux (condiments, parfums).
Squelette des principaux pigments végétaux (caroténoïdes, phytol).
Vitamines A, D, E, K (composés isopréniques liposolubles).
IV. La Classe des Protides
Constituants extrêmement importants (quantitatif et qualitatif) des cellules vivantes.
1. Caractères Généraux
Contiennent C, H, O, N (parfois P, S).
2. Classification
Acides aminés : monomères non hydrolysables.
Peptides : polymères hydrolysables.
Oligopeptides (n 10 acides aminés).
Polypeptides (n > 10 acides aminés), ex: Protéines.
3. Structuredes Acides Aminés (Aminoacides)
Contiennent : fonction acide carboxylique (-COOH), fonction amine primaire (-NH₂) (sauf proline), atome H et une chaîne latérale R (diversité: apolaires, polaires, acides, basiques).
Le tout porté par un carbone .
Acides aminés : -NH₂ et -COOH liés au même C. Rencontrés dans les protéines (20 types).
Caractère amphotère : -COOH et -NH₂ sont ionisables.
Milieu acide : gagne un proton ().
Milieu basique : perd un proton ().
Milieu neutre : ion dipolaire ( et ).
4. Les Protéines
Séquence d'acides aminés génétiquement programmée.
a. Rôles
Structure (cohésion cellulaire).
Réserve (grains d'aleurone).
Enzymatique (catalyse réactions).
Expression génétique (croissance, différenciation).
Transport (protéines porteuses membranaires).
Défense immunologique (anticorps).
Signalisation (récepteurs de signaux).
Mouvement (déplacement des chromosomes).
b. Liaisons Peptidiques
Acides aminés reliés covalemment (fonctions amides) par élimination d'une molécule d'eau.
Entre le -COOH d'un acide aminé et le d'un autre.
Polypeptide : molécule non ramifiée avec un résidu N-terminal etC-terminal.
c. Structures des Protéines
Primaire : séquence linéaire des acides aminés unis par liaisons peptidiques. Dictée par l'information génétique. Inclut les pontsdisulfures (-S-S-) entre cystéines.
Secondaire : Interactions faibles (ioniques, hydrophobes, Van der Waals, H) entre chaînes latérales. Confère 2 configurations stables : hélice et feuillet .
Hélice : maintenue par liaisons H entre O d'un AA et H du groupement amine d'un autre.
Feuillet : alignement en zigzag des atomes, stabilisé par liaisons H entre chaînes contiguës.
Tertiaire : repliement de l'hélice pour une structure globulaire tridimensionnelle. Interactions entre différentes régions. Forme biologiquementactive (enzymes). Perte de conformation (dénaturation) = perte de fonction.
Quaternaire : combinaison (liaisons non covalentes, ponts disulfures) de plusieurs chaînes polypeptidiques (sous-unités) en uneseule molécule fonctionnelle (ex: hémoglobine, ribosomes).
Fonctions des Principales Structures Cellulaires
I. Les Membranes Biologiques
1. Généralités sur les Membranes Biologiques
Frontière entre l'intérieuret l'extérieur de la cellule.
Cloisons séparant des compartiments (organites).
Constituées principalement de lipides et de protéines.
Possèdent une perméabilité sélective.
Permettentle maintien d'un milieu interne distinct et la communication intercellulaire.
2. Ultrastructure de la Membrane
Observées au microscope électronique : deux feuillets sombres (pôles hydrophiles) séparés par un espace clair (pôle hydrophobe).
Le caractère amphiphile des lipides conduit à une disposition en bicouche.
3. Le Modèle de la Mosaïque Fluide(Singer et Nicholson, 1970)
Les molécules de phospholipides ne sont pas fixes, elles se déplacent (flip-flop).
Cette mobilité confère la fluidité à la membrane.
Lafluidité permet réparation, variation de taille.
4. Propriétés Communes aux Membranes Biologiques
Perméabilité sélective : Laisse passer librement des molécules d'une certaine taille et liposolubles (lipophiles). Imperméable aux hydrosolubles et ions.
Transport :
Passage par des protéines transmembranaires (porteuses/perméases, canaux protéiques) pour molécules hydrosolubles et ions.
Transport passif : sens d'un gradient électrochimique, sans dépense d'énergie (ATP).
Diffusion simple : molécules lipophiles, gaz.
Diffusion facilitée : molécules polaires non chargées, grosses molécules polaires non chargées (glucose, saccharose), acides aminés,protéines (via canaux ou perméases).
Osmose : mouvement d'eau à travers une membrane semi-perméable pour équilibrer les concentrations en solutés.
Transport actif : sens inverse du gradient, nécessite dépense d'énergie (ATP).
Primaire (pompe) : consommation directe d'ATP.
Secondaire (co-transport) : utilise l'énergie d'un gradient déjà établi par un transport actif primaire.
Typesde transport couplé :
Uniport : une substance dans une direction.
Symport : deux substances dans la même direction.
Antiport : deux substances dans des directions opposées.
5. Propriétés Spécifiques des Membranes Biologiques
Membranes (interne et externe) de l'enveloppe plastidiale : Rôle de transport (pas de photosynthèse).
Membrane externe de la mitochondrie : Rôle de transport (pas de chaînerespiratoire).
II. Le Chloroplaste et la Mitochondrie
1. Séquence II - 1. Le Chloroplaste et la Photosynthèse
a. Rôle du Chloroplaste
Assure la photosynthèse : utilisation de l'énergie solaire pour synthétiser des substances organiques.
Réaction globale : .
b. Deux Grandes Catégories d'Étapes
Phase lumineuse (photochimique ou claire) :
Dépend directement de la lumière, se déroule dans les membranes des thylakoïdes.
Capture énergie lumineuse, transférée à une chaîne d'accepteurs d'électrons.
Formation d'ATP et .
Phase obscure :
Pasbesoin de lumière, se déroule dans le stroma.
Utilisation de l'ATP et pour convertir le en carbone organique (incorporation).
c. Organisation des Membranes desThylakoïdes
Contenu : pigments (chlorophylles, caroténoïdes) associés à complexes protéiques (photosystèmes PSI et PSII, ATP synthétase).
Impliqués dans les réactionsd'oxydo-réduction.
d. Description et Fonctionnement des Photosystèmes
Centres photorécepteurs de la membrane des thylakoïdes.
Composés : antenne collectrice (capte lumière via pigments) et centre réactionnel (paire de chlorophylle a, cède électrons).
L'énergie est transmise au centre réactionnel qui cède les électrons à l'accepteur primaire.
Chaîne d'accepteurs d'électrons : transfert des électrons dans le sens de l'augmentation du potentiel.
e. Notion de Couple Redox
NADP/ et sont des couples redox.
Réducteurs () sont donneurs d'électrons.
Oxydants (NADP, ) sont accepteurs d'électrons.
Réaction de Hill : ( est le donneur d'électrons, NADP l'accepteur final).
f. La Phototrophie Photosynthétique (Réactions Photochimiques)
Lumière du thylakoïde :
Énergie lumineuse absorbée par l'antenne, transmise à la chlorophylle (complexe P680).
Chlorophylle passe à un état excité, libère électrons transportés par la chaîne (phéophytine plastoquinone complexe de cytochromes).
La lumière solaire photolyse l'eau (libère 2 électrons, , ). Électrons repris par la chlorophylle stable. L'eau est le donneur d'électrons.
Les électrons perdent de l'énergie dans le complexe des cytochromes, utilisée pour transporter des protons du stroma vers l'espace interthylakoïde (gradientde protons).
Le complexe P700 charge en énergie les électrons venant des cytochromes.
Électrons transportés à la ferredoxine, puis à la NADP réductase qui réduit NADP en .
Le gradient de H à travers l'ATP synthétase produit de l'ATP.
ATP et sont libérés dans le stroma pour le cycle de Calvin-Benson.
g. L'Autotrophie Photosynthétique (Cycle de Calvin-Benson)
Fixation du sur le ribulosebiphosphate (RuBP) par l'enzymeRubisco. Formation de 2 molécules de 3-phosphoglycérate (3-PGA).
Le 3-PGA est phosphorylé par ATP pour donner l'acide 1,3-biphospho-glycérique, puisréduit par pour former le 3-phosphoglycéraldéhyde (G3P), le premier sucre.
Destinations du G3P : une partie pour le métabolisme, l'autre pour régénérer le RuBP.
Bilan pour 1 molécule de G3P : consommés, 3 RuBP régénérés.
Bilan pour 1 molécule de glucose : consommés.
Résumé des réactions photochimiques :
Réalisées dans les membranes des thylakoïdes.
Convertissent l'énergie lumineuse en énergie chimique (ATP, ).
Scindent l'eau, libèrent .
Résumé des réactions du cycle de Calvin :
Se déroulent dans le stroma.
Utilisent ATP et pour convertir en G3P.
Renvoyant ADP, Pi, vers les réactions photochimiques.
2. Séquence II - 2. La Mitochondrie et la Respiration
a. Ultrastructure de la Mitochondrie
Membrane externe: double couche phospholipidique, relativement perméable.
Membrane interne : peu perméable, replis appelés crêtes mitochondriales. Renferme les complexes protéiques de la chaîne respiratoire.
b. La Respiration Cellulaire
Assure les étapes essentielles de la respiration.
Glycolyse (dans le cytoplasme).
Cycle de Krebs (dans la matrice mitochondriale).
Chaîne respiratoire (dans la membrane mitochondriale interne).
Sources énergétiques : Glucides, lipides, protides sont dégradés pour produire de l'ATP.
c. Glycolyse
Dégradation partielle du glucose en 2 pyruvates dans le cytoplasme.
Bilan : .
Poursuite selon conditions :
Milieu aérobie : régénère ATP avec comme accepteur final.
Milieu anaérobie : fermentation (lactique, alcoolique).
d. Cycle de Krebs (Cycle de l'Acide Citrique)
Le pyruvate entre dans la matrice mitochondriale.
Étape préparatoire : Pyruvate subit décarboxylation en acétyl-CoA et. Réduction de NAD en .
Bilan pour 1 pyruvate : .
L'acétyl-CoA(2C) s'associe à l'oxaloacétate (4C) pour donner l'acide citrique (6C).
Cycle continu (8 étapes) régénérant l'oxaloacétate.
Bilan faible en ATP (2 ATP) mais élevé en pouvoir réducteur ().
e. La Chaîne Respiratoire
Utilise le pouvoir réducteur des et pour produire de l'ATP.
Notion de couple redox :
NAD/, FAD/, .
Plus faible = réducteur fort ; plus fort = oxydant fort.
Le transfert d'électrons du au se fait via protéines transporteurs (chaîne respiratoire) pour éviter la dissipation d'énergie.
La membrane interne contient 4 complexes protéiques (I, II, III, IV) pour le transfert d'électrons, ainsi qu'ubiquinone et cytochrome C.
Fonctionnement :
Complexe I : oxydation du . Transfert de protons () vers l'espace intermembranaire.
Complexe II : transfère électrons du à l'ubiquinone. Pas de déplacement de protons.
Complexe III : l'ubiquinol transfère électrons au cytochrome C. Transfert de protons.
Complexe IV : reçoit électrons du cytochrome C, réduit en . Transfert de protons.
L'oxygène () estl'accepteur final d'électrons.
Complexes I, III, IV fonctionnent comme des pompes à protons, créant un gradient de concentration en H (force proton-motrice).
Le passage des H àtravers l'ATP synthase (située dans la membrane interne) produit l'ATP.
f. Bilan en ATP de la Respiration Cellulaire
Glycolyse : .
Conversion pyruvate acétyl-CoA : .
Cycle de Krebs (pour 2 pyruvates) : .
Total : .
Réoxydation d'1 .
Réoxydation d'1 .
Bilan net théorique : .
Bilan réel : 36 ATP (car de la glycolyse peut générer au lieu de 3 lors de son transfert vers la mitochondrie).
III. LeNoyau : Interface Noyau-Cytoplasme
1. A. L'ADN Support des Caractères Héréditaires
L'ADN porte l'information génétique qui doit être copiée et transmise de manière précise.
L'ADN viralinjecté (pas l'enveloppe protéique) dirige sa propre réplication et la synthèse des protéines virales.
2. B. Le Code Génétique
Ensemble de règles qui traduisent les informations du génome en protéines (correspondance génotype-phénotype).
L'ADN (4 bases: A, T, C, G) doit coder pour 20 acides aminés.
Les nucléotides sont combinés en triplets, formant des codons.
Un codon correspondà un acide aminé.
64 codons : 61 pour les 20 acides aminés, 3 sont des codons stop (signaux d'arrêt).
Dictionnaire de correspondance entre codons de l'ARNm etacides aminés.
3. C. Expression de l'Information Génétique
Chez les eucaryotes : ADN dans le noyau, synthèse des protéines dans le cytoplasme.
Transcription : synthèse de l'ARNm dans le noyau à partir del'ADN.
Traduction : ARNm migre dans le cytoplasme pour être traduit en protéines.
4. D. La Transcription
Nécessite : ADN matrice, nucléotides précurseurs,ARN polymérase.
Étapes :
Initiation : démarre au niveau d'un promoteur.
Élongation : ARN polymérase sépare les brins d'ADN, lit le brin transcrit, assure lasynthèse de l'ARN pré-messager (sens 5'P-3'OH).
Terminaison : l'ARN polymérase rencontre une séquence de terminaison.
L'ARN pré-messager subit une maturation :
Addition d'une coiffe en 5'.
Addition d'une queue polyAdénylation en 3'.
Épissage : élimination des introns, jonction des exons.
Seuls les exons sont conservés dans l'ARNm et traduits.
5. E. La Traduction
Nécessite : enzymes,ATP, nucléotides, ARNm, ARNt, ARNr.
ARNm : copie de l'ADN, traduite en protéine.
Ribosome : formé d'ARNr et protéines, en deux sous-unités.
Petite sous-unité : se lie à l'ARNm (codon) et à l'ARNt (anticodon).
Grande sous-unité : catalyse la formation de la liaison peptidique.
ARNt : apporte les acides aminés aux ribosomes.
Se lie à un codon de l'ARNm par son anticodon.
Fixe l'acide aminé correspondant à son extrémité 3'OH.
Le -COOH d'un acide aminé réagit avec le du suivant pour former une liaison peptidique.
IV. La Classe des Acides Nucléiques
L'information génétique est contenue dans ces molécules, qui codent pour la structure des protéines.
1. Structure des Acides Nucléiques
Composés de longues chaînes de nucléotides (polynucléotides).
Constitués de C, H, O, N, P.
2. Un Nucléotide
Plus complexe qu'un acide aminé ou ose. Composé de trois molécules simples :
Acide phosphorique (1 à 3 résidus).
Pentoses (ose à 5 C : ribose pour ARN, désoxyribose pour ADN).
Bases azotées (purine et pyrimidine).
a. Les Sucres Pentoses
Carbonesnumérotés de 1' à 5'.
Ribose (ARN) ; Désoxyribose (ADN).
b. Les Bases Azotées
Deux classes :
Puriques : Adénine (A), Guanine (G), 2 hétérocycles azotés.
Pyrimidiques : Cytosine (C), Thymine (T, dans ADN), Uracile (U, dans ARN), 1 hétérocycle azoté.
Les bases puriques s'apparient uniquement aux bases pyrimidiques.
c. L'Acide Phosphorique
Liaisons esters avec groupement hydroxyle (alcool) pour lapolymérisation des nucléotides.
Permet la solubilisation de l'ADN (charges négatives).
3. Structure des Nucléosides et des Nucléotides
Nucléoside : Sucre +Base azotée (liaison N-osidique entre C1' du sucre et N1 ou N9 de la base).
Nucléotide : Nucléoside + Phosphate (estérification entre C5' du sucre et une fonction acide du phosphate).
Ex: Adénosine Triphosphate (ATP) pour le transfert d'énergie.
4. Condensation des Nucléotides
Le sucre d'un nucléotide lié au groupement phosphate du nucléotide suivant par une liaison phosphodiester (covalente).
5. Orientation des Chaînes d'Acides Nucléiques
Les liaisons phosphodiesters définissent un sens : extrémité 5'-phospate terminale (début) et extrémité 3'-OH terminale (fin).
6. Appariement entre les Bases
Les molécules d'ADN sont double brin.
Les deux brins sont antiparallèles (5' 3' et 3' 5').
Appariements par liaisons hydrogènes :
Adénine (A) avec Thymine (T) dans ADN (ou Uracile (U) dans ARN).
Guanine (G) avec Cytosine (C).
Les bases sont complémentaires.
7. Structure du Nucléosome, de la Chromatine et du Chromosome
L'ADN est protégé par des protéines (histones)par enroulement (ADN polyanion autour d'histones cationiques).
L'ensemble forme un nucléosome (collier de perles).
L'ADN lié aux histones est protégé contre l'action des enzymes.
8. Structure et Classification des ARNs
Squelette de ribose (pas désoxyribose).
Uracile (U) remplace la thymine (T).
Simple brin, mais certaines régions peuvent être appariées sur de courtes distances.
Types :
ARN ribosomaux (ARNr) : Structure des ribosomes.
ARN messagers (ARNm) : Copies des gènes.
ARN de transfert (ARNt) : Apportent acides aminés aux ribosomes.
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