Psychologie du développement de l'enfant
Aucune carteProcessus psychiques liés au développement cognitif, perceptivo-moteur et affectif de l'enfant et sa socialisation, rôle des soins infirmiers.
Psychologie du Développement
La psychologie du développement est l'étude des processus psychiques spécifiques liés au développement cognitif, perceptivo-moteur et affectif de l'enfant, ainsi qu'à sa socialisation. Elle tend à comprendre comment l'individu évolue et interagit avec son environnement tout au long de sa vie.
Introduction : Pourquoi la Psychologie du Développement de l'Enfant ?
Le terme "développement" vient du latin, signifiant "accroissement", "action de déployer", "extension". Il désigne un processus continu tout au long de la vie. Le concept d'enfance a beaucoup évolué culturellement et historiquement, l'enfant étant initialement perçu comme un "infans", celui qui ne parle pas.
Principaux Thèmes Abordés et Étudiés
- Développement sensorimoteur
- Développement cognitif (apprentissage, langage, humour, etc.)
- Développement psychoaffectif
- Développement des relations sociales
Quiz : Idées Reçues sur le Développement de l'Enfant
Les bébéspeuvent reconnaître leurs parents à la naissance.
VRAI : Principalement par l'odeur et la voix.Le développement psychomoteur suit toujours le même rythme chez tous les enfants.
FAUX : Il existe de grandes variations normalesinfluencées par la neuroplasticité, l'environnement et la santé.Les bébés ne comprennent pas ce qu'on leur dit.
FAUX-VRAI : Cela dépend de l'âge, avec une nuance entre compréhension sémantique (verbale) et psychoaffective.L'instinct maternel existe.
Plutôt FAUX : La maternité est un apprentissage et une expérience. Cependant, des réorganisations cérébrales et hormonales (ocytocine) favorisent l'attachement et la réaction aux besoins du nourrisson.Un bébé de quelques semaines est capable d'imiter certaines mimiques faciales comme tirer la langue.
VRAI : L'imitation est l'un des premiers moyens d'apprentissage social.Les enfants de 1 an peuvent faire des caprices.
FAUX : Le cerveau ne permet pas encore de gérer la frustration, agissant sur un mode "on/off".Un enfant de 3 anspossède entre 400 et 900 mots de vocabulaire.
VRAI : Il comprend plus de mots qu'il n'en dit initialement.Les émotions négatives comme la peur ou la colère n'ont aucun rôle dans ledéveloppement.
FAUX : Elles sont adaptatives si elles sont accompagnées (aident à alerter, se protéger, apprendre à réguler).Les émotions d'un enfant doivent être rapidement calmées ou réprimées pour éviter de le perturber.
VRAI : Elles doivent être reconnues et accompagnées (co-régulation).L'infirmier(e) a un rôle clé pour repérer les signes précoces de maltraitance ou de souffrance psychique.
VRAI : L'observation clinique fait partie des missions de soins.
I. La Vie Intra-utérine
La vie intra-utérine représente les prémices de l'ensemble du développement du bébé et de l'enfant.
Développement des Sens Pendant la Grossesse
Le fœtus développe ses sens progressivement, préparant ainsi la perception du monde après la naissance. Par exemple, la vision du nourrisson, initialement floue pour les objets éloignés, se perfectionne pour les visages rapprochés et les contrastes.
II. Le Développement Sensorimoteur
Évolution des Modèles
Modèles Classiques (jusqu'au XXe siècle)
- L'enfant était perçu comme passif, avec un développement linéaire et universel.
- Vision en stadesfixes, par paliers.
- L'accent était mis sur la maturation neurologique.
Approche Actuelle
- Neuroplasticité : Le cerveau se reconfigure selon les expériences, montrant une forte sensibilité du bébé/enfant aux stimulations.
- Motricité et cognition liées : Bouger favorise l'apprentissage (ex. marcher stimule la mémoire spatiale, manipuler développe la logique).
- Variabilité individuelle : Il existe différentes trajectoires de développement.
- Facteurs de vulnérabilité :Prématurité, troubles neurologiques, pauvreté en stimulations.
Les Réflexes Archaïques du Nourrisson
Ces réflexes sont des réponses motrices involontaires présentes dès la naissance, qui disparaissent progressivement pour laisser place à la motricitévolontaire.
0-3 Mois : Importance des Sens
Tableau comparatif des sens et de la tonicité à 0-3 mois
| Vision | Audition | Odorat | Goût | Toucher | Tonicité |
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- 0-2 mois : Réflexes archaïques.
- 3-4 mois : Sourire social, amélioration du maintien de la tête, commence à suivre du regard, début de la préhension volontaire.
- 5-6 mois : Se retourne du dos au ventre, commence à s'asseoir avec appui, attrape des objets et les porte à la bouche.
- 7-8 mois : S'assied sans aide, rampe, commence à se mettre debout avec appui, coordination œil-main plus fine.
- 9-12 mois : Marche avec appui, premiers pas sans appui, pince pouce-index, début de la communication par gestes.
Le Développement Psychomoteur par Tranches d'Âge
ans
- Marche autonome, commence à courir, grimpe, lance une balle.
- Amélioration de la coordination fine (tourne les pages d'un livre, empile des cubes).
- Exploration active, début dulangage simple, compréhension accrue.
- Apprentissage de l'autonomie dans certaines tâches : ex. manger seul.
2-3 ans
- Court, monte et descend les escaliers avec aide (alterne marches).
- Manipulationd'objets plus précise (colorie grossièrement, emboîte des formes).
- Développement du langage, expression des émotions, début du jeu symbolique.
- Apprentissage de l'autonomie dans certaines tâches : habillage, dents.
3-4 ans
- Sautille, court en changeant de direction.
- Utilise une paire de ciseaux, dessine des formes simples.
- Développement de la coordination bilatérale (lancer, attraper).
- Amélioration des compétences sociales, jeu symbolique élaboré.
- apprentissage autonomie dans certaines tâches : habillage, dents.
4-5 ans
- Maîtrise des escaliers sans aide, saute sur un pied.
- Dessin de formes plus complexes, découpage plus précis.
- Capacité à suivre des consignes, meilleure concentration.
- Langage fluide, développement de la pensée symbolique.
- Toujours en développement de l'autonomie.
5-6 ans
- Course rapide, coordination motrice fine améliorée (écriture grossière, manipulation d'objets).
- Toujours en développement de l'autonomie.
- Début de la maîtrise du graphisme (lettres, chiffres simples).
6-7 ans
- Écriture plus précise, découpage, collage, activités manuelles.
- Coordination motrice globale bien développée (sauter, courir, lancer).
- Développement cognitif (attention soutenue, résolution de problèmes simples).
7-9 ans
- Affinement des gestes précis (écriture fluide, dessin détaillé).
- Meilleure coordination motrice globale (sports, danse).
- Développement du raisonnement logique, autonomie sociale accrue.
9-12 ans
- Coordination motrice proche de l'adulte (sports plus complexes, activités artistiques).
- Maîtrise fine des gestes (écriture cursive, activités manuelles délicates).
- Développement de la pensée abstraite et planification.
III. Le Développement Cognitif
Le développement cognitif concerne l'acquisition de connaissances, la compréhension, lamémorisation, le raisonnement et la résolution de problèmes.
Les Parties du Cerveau Humain et Leurs Fonctions
Le cerveau est un organe complexe dont chaque partie contribue à des fonctions spécifiques cruciales pour le développement cognitif.
LobeFrontal
- Planification.
- Pensée critique.
- Prise de décision.
- Méditation.
- Conscience de soi.
- Mouvements volontaires.
- Centre de la parole.
- Raisonnement.
Lobe Pariétal
- Intégration des informations issues des différentes modalités sensorielles (vision, toucher, audition).
- Implication dans la perception de l'espace et dansl'attention.
- Contrôle visuo-moteur des mouvements.
Lobe Occipital
- Cortex visuel.
- Reconnaissance des orientations et des contours des images.
- Interprétation des couleurs, de la lumière et du mouvement.
Cervelet
- Équilibre.
- Activité motrice.
- Contrôle moteur.
- Coordination et synchronisation desgestes.
- Précision des mouvements.
Tronc Cérébral
- Relie la base du cerveau à la moelle épinière.
- Rythme cardiaque.
- Communication avec le reste du corps.
- Respiration.
L'importance des interactions précoces et variées est cruciale car elles favorisent le bon développement du cerveau. Parler, chanter, jouer, les câlins stimulent les connexions neuronales. À l'inverse, les hormonesde stress peuvent bloquer ces connexions.
Évolution des Modèles
Modèles Classiques (jusqu'au XXe siècle)
- Piaget : Théorie des stades sensorimoteur, préopératoire, des opérations concrètes, desopérations formelles. Intéressant mais les stades sont jugés un peu rigides et ne prennent pas en compte l'influence culturelle.
- Conception linéaire et universelle du développement.
Approche Actuelle
- Le développement est vu comme un processuscontinu, influencé par la culture et l'environnement (épigénétique).
- Les fonctions exécutives (inhibition, mémoire de travail, planification) sont en construction jusqu'à environ 25 ans.
- Vygotski (1934) : A mis en lumière le rôle du langage et des interactions sociales dans les apprentissages (Zone de Développement Proximal - ZDP).
- Concepts récents : théorie de l'esprit, apprentissage collaboratif, rôle du numérique.
Le Développement Cognitif par Tranche d'Âge
0-2 ans
- Exploration sensorielle.
- Interactions précoces = socialisation et développement du langage.
2-6 ans
- Pensée symbolique, imagination.
- Égocentrisme.
6-12 ans
- Pensée logique concrète.
- Place des fonctions exécutives ++.
+ 12 ans
- Pensée abstraite.
- Esprit critique.
Les Fonctions Exécutives
C'est un ensemble de processus cognitifs qui permet d'agir dans un butprécis avec contrôle et régulation. Elles se mettent en place dès les premières années et évoluent au cours du temps.
L'Attention
C'est la capacité à rester concentré, à écouter, suivre une consigne, remarquer les détails importantset ne pas se laisser distraire.
L'Inhibition
Capacité à freiner ses impulsions, à penser avant d'agir, à respecter les règles et à attendre son tour. Elle aide aussi à contrôler les émotions.
La Mémoire de Travail
Capacité à garder temporairement des informations en tête pour les utiliser, comme suivre une consigne ou faire un calcul mental.
La Planification
Capacité à organiser ses actions dans lebon ordre pour atteindre un objectif, incluant la prévision des étapes, la gestion du temps et l'ajustement.
La Flexibilité Cognitive
Capacité à s'adapter au changement, à trouver d'autres solutions quand une stratégie ne fonctionne paset à gérer les imprévus.
Jean Piaget (Culture Générale de la Psychologie du Développement)
Piaget, biologiste suisse du XXème siècle, s'est intéressé au développement de l'enfant en testant ses hypothèses avecses propres enfants. Précurseur, sa théorie fondamentale a été remise à jour par de récentes recherches. Pour Piaget, l'intelligence est une adaptation.
- Développement moteur.
- Langage.
- Opérations concrètes :classification, sériation, etc.
- Raisonnement.
Ses stades incluent :
- Stade sensori-moteur.
- Stade pré-opératoire.
- Stadedes opérations concrètes.
- Stade des opérations formelles.
Permanence de l'Objet selon Piaget
La permanence de l'objet est la compréhension qu'un objet continue d'exister même quand il n'est plus visible. Les neurosciences montrent aujourd'hui que cette capacité se développe plus tôt que ce que Piaget avait initialement suggéré.
Avant 8 mois
Pas de recherche de l'objet caché, sauf si partiellement visible.
Àpartir de 8 mois
« Erreur A non B » : le bébé cherche l'objet au premier endroit où il a été caché, même s'il a été déplacé sous ses yeux à un autre endroit. L'angoisse de séparation apparaît aussi à cet âge.
1 an
L'enfant peut retrouver l'objet s'il a été témoin de son déplacement.
1 an 1/2
L'enfant peut chercher l'objet qui n'apas été caché devant lui, impliquant une représentation mentale de l'objet.
IV. Le Développement Psycho-Affectif
Modèles Classiques
- Freud : S'intéresse aux stades psychosexuels.
- Bowlby : A développé la théorie de l'attachement, soulignant l'importance d'une "base sécurisante".
- Erikson : Propose des stades psychosociaux (confiance/méflance, autonomie/honte, identité/confusion).
Modèles Actuels
- La théorie de l'attachement est confirmée par les neurosciences : elle favorise la régulation émotionnelle et la résilience.
- Le développement de la régulation émotionnelle se fait via la co-régulationadulte/enfant.
- Influence de l'environnement :
- Interactions, climat familial, trans-culturel...
- Précarité, écrans, traumatismes, climat...
Communication
mois
- Reconnaissance de sa langue maternelle, différenciation des langues étrangères (mélodie).
- Reconnaissance de la voix des parents (intérêt pour les voix humaines).
- Pleurs si gêne,faim, etc.
- Production de sons réflexes (langue, sons gutturaux).
mois
- Sourire-réponse.
- Production desons réflexes, début des gazouillis (vers 2-3 mois : "areuh").
4 mois
- Premiers rires.
- Vocalisation « Aaaaaa ».
- Premièresdifférenciations cris de colère/joie.
- Tourne la tête vers la personne qui lui parle.
5 mois-6 mois
- Rire aux éclats.
- Vocalisations (associées aux plaisirs,jeux).
- Début du babillage rudimentaire/canonique vers 6 mois ("BA").
7-8 mois
- Babillage.
- Réagit à son prénom.
- Attention conjointe/partagée : concept fondamental dans la mise en place des interactions précoces.
- Angoisse de séparation (environ 8 mois).
- Jeu type : coucou/caché.
9 mois
- Début de l'imitation ("au revoir", taper dans les mains).
- Pointage : prémices du langage.
- Babillage bi-syllabique : « BA BA BA » (interprété comme « papapa », « mamama» par les parents).
10-12 mois
- Pointage proto-déclaratif : pointe ce qu'il veut/ce qui lui plaît, communique. L'adulte l'interprète, met du sens,nomme.
- Comprend les mots, petites phrases de sa routine : biberon, dodo, papa, maman, doudou, etc.
- Premiers mots.
- Apparition du « non ».
- Comprend environ 50 mots.
12-18 mois
- Mots-phrases.
- Premiers verbes vers 16 mois : donne, tiens.
18-20 mois
- Explosion du vocabulaire.
- Amorce de phrases à 2-3 mots vers 20 mois.
20-24 mois
- Utilisation de « mots pivots » =mots qui prennent le sens du verbe (« encore gâteaux »).
- De plus en plus de verbes, prononciation s'améliore.
3 ans
- Connaît environ 1000 mots.
- Les phrases se complexifient, même si l'ordre n'est pas toujours correct : apparition progressive sujet, verbe, complément.
- Apparition du « je » (entre 2 et 3 ans).
- HParle essentiellement au présent.
3 à 5 ans
- L'utilisation du temps s'améliore : futur à 4 ans, imparfait à 5 ans.
- Phrases de plus en plus longues.
- Période du « pourquoi ? ».
5 ans - Adolescence (environ 16 ans)
- Compétences pragmatiques : comprendre le langage, ne se limite pas à la compréhension des mots, mais également du contexte (cf. abstraction).
- Liée aux compétences paralinguistiques : son de la voix, hauteur, débit, etc.
Le Développement Émotionnel par Tranche d'Âge
0-2 ans
- Besoin inné d'attachement.
- Émotions « primaires » : joie, colère, peur, tristesse et dégoût.
- Capacité limitée de régulation émotionnelle : l'enfant dépend de l'adulte pour s'apaiser.
- Début de conscience de soi (se séparer, distinction entre lesoi et l'autre), apparition du « je » vers 2 ans.
- Imitation ++.
2-6 ans
- Multiplication des émotions : honte, fierté, jalousie, curiosité ;commence à verbaliser les émotions primaires.
- Affirmation de soi et autonomie : veut faire seul(e), exploration.
- Peur liée à l'imaginaire (peur du noir, monstres, du loup).
- Début de l'empathie: reconnaître les émotions des autres.
6-9 ans
- Rôle croissant des pairs, de l'amitié ; importance de faire comme les autres et sensibilité aux normes sociales.
- Les émotions se complexifient :culpabilité, honte, comparaison sociale.
- Meilleure régulation émotionnelle (moins d'explosions), mais encore vulnérabilité, surtout en situation de stress ou de conflit.
- Début de la conscience morale : comprendre "ce qui est juste / injuste".
9-12 ans
- Intensification des comparaisons sociales, l'enfant est sensible aux opinions des autres, peurs de rejet.
- Période de transition vers plus d'abstraction émotionnelle : idées morales, justice, équité.
- Préoccupation pour l'identité : "qui je suis", "valeurs", intérêts personnels.
- Plus grande responsabilité sociale : participations, devoirs, rôles dans la famille, école.
- Émotions plus nuancées, mélanges : fierté + honte, admiration + jalousie.
Interactions Précoces
- Interactions visuelles.
- Interactions vocales.
- Interactions tactiles, affectives : portage (hypo/hypertonique), câlin, bisous.
Interactions Précoces : Winnicott
« Un enfant tout seul ça n'existe pas »
D. Winnicott, pédiatre et psychanalyste du XXesiècle, un des précurseurs de la psychologie périnatale. Il a développé la notion d'objet transitionnel.
- Préoccupation maternelle primaire (aujourd'hui : parentale).
- Holding : portage physique et psychique.
- Accordage affectif (Stern).
- Attention conjointe (Scaife & Bruner).
- Fonction maternelle (parentale !).
- Concept de mère « suffisamment bonne ».
- Handling :les soins.
- Object presenting : désigne la façon dont le monde/l'extérieur est présenté à l'enfant.
La Théorie de l'Attachement
Théorisée par J. Bowlby, psychiatre, elle met en avantle besoin inné d'attachement, prouvé par des expériences comme celle de Harlow sur les singes. L'attachement est une recherche de proximité qui permet l'exploration tout en étant sécurisé. La qualité (≠ quantité !) et la stabilité sont essentielles.
Schéma de l'attachement et des relations futures
- Besoin : pleurs, cris, tend les bras…
- Disponibilité de ses figures d'attachement : répond à son/ses besoins.
- Sentiment de sécurité du bébé = lui permet d'explorer son environnement.
- Sécurité = exploration, peut s'éloigner et mettre en place de nouveaux liens d'attachement.
- Tendance à mettre en place (inconsciemment) les mêmes liens d'attachement avec ami(e)s puis relations amoureuses.
Il existe 3 styles d'attachement :
- Sécurisant
- Insécure évitant
- Insécure ambivalent/résistant
Tableau des styles d'attachement
| Mère | Type de Relation | Enfant |
Croit et espère qu'elle peut subvenir à ses besoins |
RELATION SÉCURISANTE |
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Ne peut pas l'aider à subvenir à ses besoins |
RELATION AMBIVALENTE |
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Croit, inconsciemment, qu'elle n'est peut-être pas capable de subvenir à ses besoins |
RELATION ÉVITANTE |
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RELATIONDÉSORGANISÉE |
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V. Quelle Place pour le Soin Infirmier ?
Rôle de l'Infirmier(e)
Le rôle de l'infirmier(e) en psychologie du développement est multifacette et essentiel pour le bien-être de l'enfant et de sa famille.
- Observer les trajectoires individuelles.
- Conseiller sur la motricité libre, le jeu, le langage, les interactions.
- Dépister les retards psychomoteurs, troubles neuromoteurs ou difficultésscolaires.
- Savoir repérer pour orienter vers les relais adaptés.
- Adapter les explications selon l'âge et le niveau cognitif.
- Utiliser des supports (jeu, dessins, objets, numérique).
- Créer un climat desécurité affective (empathie, écoute).
- Soutenir le lien parent-enfant (allaitement, peau à peau, guidance).
- Valoriser l'autonomie et les compétences de l'enfant.
- Repérer la souffrance psychique (anxiété, isolement, harcèlement, dépression).
Lieux d'Exercice
Les infirmier(e)s en psychologie du développement peuvent exercer dans divers environnements :
- Crèche
- PMI (Protection Maternelle et Infantile)
- Hôpital : maternité, pédiatrie, néonatologie, unité-mère, pédopsychiatrie
- Éducation nationale
- Lieux d'accueil parents-enfants
- Pouponnière
- Secteur handicap : IME (Institut Médico-Éducatif), fondations de suite de soin
- ASE (Aide Sociale à l'Enfance)
- Accompagnement et évaluation d'assistantes maternelles etfamiliales
- Adoption
Lancer un quiz
Teste tes connaissances avec des questions interactives