Psychotherapy: Case Conceptualization, Processes, and Interventions

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The provided document discusses various aspects of psychotherapy, including case conceptualization, therapeutic processes, and specific intervention techniques. It emphasizes a client-centered and evidence-based approach, highlighting the importance of understanding the underlying psychological processes rather than just diagnosing symptoms. The text delves into methods for analyzing case formulations, such as holistic and functional modeling, and explores interventions like exposure therapy and cognitive behavioral techniques. It also touches upon the nuances of therapeutic relationships, motivational interviewing, and the role of cognitive processes like rumination and perfectionism in psychopathology. The document seems to be a compilation of lecture notes or a textbook chapter on clinical psychology.

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Pregunta
Sur quoi se base la pratique psychothérapeutique ?
Respuesta
Sur 3 sources : les préférences/l'expertise du client, l'expertise clinique du praticien, et les meilleures données scientifiques.
Pregunta
Qu'est-ce que l'empirisme collaboratif ?
Respuesta
Une relation de collaboration où l'expertise du client et celle du thérapeute sont valorisées pour tester ce qui fonctionne via des expériences concrètes.
Pregunta
Quelle est la différence entre PPbDP et TSE ?
Respuesta
La PPbDP est une méthode de prise de décision basée sur 3 piliers, tandis que la TSE est un label de validation scientifique basé sur les RCTs.
Pregunta
Quelles sont les limites principales des RCTs ?
Respuesta
Ils se focalisent sur la réduction des symptômes, sans expliquer le pourquoi ni le pour qui une thérapie est efficace, limitant leur utilité individuelle.
Pregunta
Qu'est-ce que le réalisme naïf en clinique ?
Respuesta
La croyance erronée que notre perception est la réalité objective, menant à une sur-confiance en son intuition au détriment des données probantes.
Pregunta
Pourquoi le CISD est-il un exemple d'intervention nocive ?
Respuesta
Car le débriefing psychologique immédiat après un trauma cristallise les symptômes et aggrave l'état du patient à long terme.
Pregunta
Quelles sont les trois validités en psychologie clinique ?
Respuesta
La validité de l'efficacité des procédures, la validité des processus de changement, et la validité du modèle théorique.
Pregunta
Pourquoi la validité des processus de changement est-elle cruciale ?
Respuesta
Car comprendre pourquoi une thérapie fonctionne est plus utile que de savoir qu'elle fonctionne, ce qui permet l'individualisation des traitements.
Pregunta
Quelle critique Kinderman adresse-t-il au modèle bio-psycho-social ?
Respuesta
Il met tous les facteurs sur le même plan, alors que la santé mentale est déterminée de manière proximale par les processus psychologiques.
Pregunta
Quelle est la cause proximale des troubles mentaux selon Kinderman ?
Respuesta
Le fonctionnement de certains processus psychologiques (cognitifs, émotionnels, interpersonnels), qui sont la cible principale de la thérapie.
Pregunta
Qu'est-ce qu'un processus psychologique en clinique ?
Respuesta
Un mécanisme transformateur et malléable qui change un élément psychologique (ex: pensée) en un autre (ex: émotion), constituant une cible d'intervention.
Pregunta
Quel est le processus central du modèle de persistance de Barlow ?
Respuesta
L'évitement expérientiel : la tentative de contrôler ou supprimer les émotions désagréables, ce qui les maintient et les intensifie paradoxalement.
Pregunta
Quelle est la solution de Barlow face à l'évitement expérientiel ?
Respuesta
Développer une attitude d'ouverture et d'acceptation envers l'expérience émotionnelle, plutôt que de chercher à la fuir ou la supprimer.
Pregunta
Comment définir un problème psychologique ?
Respuesta
Tout comportement (observable ou non) associé à de la souffrance, résultant d'un dysfonctionnement de processus psychologiques.
Pregunta
Quelle est la fonction première de la conceptualisation de cas ?
Respuesta
Guider la thérapie pour soulager la détresse du client et construire sa résilience, en servant de cadre partagé pour l'intervention.
Pregunta
Qu'est-ce que la modélisation holistique ?
Respuesta
Un modèle macroscopique et interactionniste du cas, identifiant problèmes, facteurs de vulnérabilité, déclencheurs et conséquences pour une vue d'ensemble.
Pregunta
Qu'est-ce que la modélisation fonctionnelle (SORC) ?
Respuesta
Un modèle microscopique expliquant le maintien d'un problème via la séquence Stimulus-Organisme-Réponse-Conséquence.
Pregunta
Quel est le rôle d'un médiateur dans un modèle fonctionnel ?
Respuesta
C'est une variable qui explique le mécanisme de la relation entre deux autres variables (ex: la rumination entre un échec et la dépression).
Pregunta
Quel est le rôle d'un modérateur dans un modèle fonctionnel ?
Respuesta
C'est un facteur qui modifie l'intensité ou la forme de la relation entre deux variables (ex: le soutien social tempère l'effet des critiques).
Pregunta
Quels sont les trois éléments clés de l'alliance thérapeutique ?
Respuesta
Le lien (qualité affective), l'accord sur les objectifs de la thérapie, et l'accord sur les tâches à accomplir.
Pregunta
Sur quoi se focalise l'Activation Comportementale (AC) ?
Respuesta
Sur l'augmentation structurée des comportements qui mettent le client en contact avec des renforcements positifs, en lien avec ses valeurs.
Pregunta
Quelle est la différence entre motivation de promotion et de protection ?
Respuesta
La promotion (+S+) vise à atteindre un état positif. La protection (-S-) vise à éviter une conséquence négative. Un déséquilibre favorise la psychopathologie.
Pregunta
Quel est le principe de l'entretien motivationnel ?
Respuesta
Une collaboration visant à renforcer la motivation intrinsèque du client au changement, en suscitant ses propres arguments et en respectant son autonomie.
Pregunta
Qu'est-ce que le ressassement (brooding) dans la rumination ?
Respuesta
Une comparaison passive et négative entre sa situation actuelle et des standards non atteints, qui est un fort prédicteur de la dépression.
Pregunta
Les préoccupations anxieuses sont-elles un évitement cognitif ?
Respuesta
Oui, car elles maintiennent la pensée à un niveau abstrait et verbal, permettant d'éviter l'impact émotionnel d'images mentales concrètes.
Pregunta
Quel est le cœur du perfectionnisme clinique ?
Respuesta
Un schéma d'évaluation de soi dysfonctionnel, où la valeur personnelle dépend entièrement de l'atteinte d'exigences élevées et inflexibles.
Pregunta
Qu'est-ce que la pensée dichotomique dans le perfectionnisme ?
Respuesta
Un biais cognitif de type 'tout ou rien'. Si une performance n'est pas parfaite, elle est alors perçue comme un échec total.
Pregunta
Quel est le mécanisme moderne de l'exposition ?
Respuesta
L'apprentissage inhibiteur : l'exposition crée un nouvel apprentissage, dépendant du cortex préfrontal, qui inhibe la réponse de peur initiale sans l'effacer.
Pregunta
Pourquoi faut-il varier les contextes lors de l'exposition ?
Respuesta
Parce que l'apprentissage par inhibition est dépendant du contexte. Varier les situations, lieux et états internes favorise la généralisation de l'extinction.
Pregunta
Quel est le but de l'exposition selon le modèle de l'apprentissage inhibiteur ?
Respuesta
Violer au maximum les attentes négatives du patient (ex: 'une crise de panique va arriver') pour créer un décalage entre prédiction et réalité.
Pregunta
Que sont les Pensées Répétitives Négatives (PRN) ?
Respuesta
Un processus transdiagnostique de pensées récurrentes sur des thèmes négatifs, incluant les ruminations (passé) et les inquiétudes (futur).
Pregunta
Quelle différence entre mode de pensée concret et abstrait ?
Respuesta
Le mode concret/expérientiel est ancré dans le 'ici et maintenant'. Le mode abstrait/analytique est général, évaluatif ('pourquoi ?') et déconnecté de l'expérience.
Pregunta
Pourquoi le mode de pensée abstrait maintient-il la dépression ?
Respuesta
Il interfère avec la résolution de problèmes, facilite la récupération de souvenirs sur-généraux négatifs et maintient l'humeur dépressive sans mener à l'action.
Pregunta
Que sont les croyances métacognitives positives sur la rumination ?
Respuesta
La croyance erronée que ruminer est utile pour comprendre une situation, résoudre des problèmes ou éviter des dangers, ce qui pousse à maintenir ce processus.
Pregunta
Comment l'Activation Comportementale (AC) aborde-t-elle la rumination ?
Respuesta
Elle la voit comme un comportement d'évitement (TRAP) et l'utilise comme un signal ou un indice pour passer à l'action (TRAC).
Pregunta
Qu'est-ce qu'une approche modulaire en thérapie ?
Respuesta
Un traitement organisé en modules flexibles, chacun ciblant un processus psychologique spécifique (ex: rumination) identifié par la conceptualisation de cas.
Pregunta
Quel est le rôle du génogramme en conceptualisation de cas ?
Respuesta
C'est un outil pour cartographier la structure et les relations familiales, particulièrement utile pour aborder et visualiser les problèmes interpersonnels.
Pregunta
Qu'est-ce qu'une double démarche heuristique en conceptualisation ?
Respuesta
L'articulation entre une démarche inférentielle ('bottom-up', partant des données du patient) et une démarche déductive ('top-down', partant des modèles théoriques).
Pregunta
Pourquoi l'évaluation continue est-elle cruciale en thérapie ?
Respuesta
Pour identifier les interventions inefficaces, réajuster le traitement, motiver le client, et contrer les biais de réussite du clinicien.
Pregunta
Quelle est la différence entre un perfectionnisme d'effort et de préoccupation ?
Respuesta
L'effort est la poursuite de standards élevés. La préoccupation, liée à la psychopathologie, inclut la peur de l'échec, le doute et l'autocritique.
Pregunta
Comment le perfectionnisme maintient-il l'anxiété sociale ?
Respuesta
La personne utilise des comportements perfectionnistes (ex: sur-préparation) comme stratégie de sécurité pour éviter d'être évaluée négativement par autrui.
Pregunta
Quel est l'objectif du processus de concrétisation ?
Respuesta
Décrire les problèmes en termes concrets, observables et mesurables, en identifiant leurs composantes (émotions, cognitions, comportements, sensations).
Pregunta
Quel est le risque du biais de confirmation d'hypothèse ?
Respuesta
Le thérapeute cherche intuitivement à confirmer ses propres a priori, ce qui peut le maintenir dans une mauvaise représentation de la situation du client.
Pregunta
Qu'illustre l'exemple de la 'Purple Hat Therapy' ?
Respuesta
Une critique des 'nouvelles' thérapies qui ajoutent un élément neutre (chapeau violet) à une technique efficace (exposition) pour la commercialiser.
Pregunta
Quelle est l'utilité des méta-analyses componentielles ?
Respuesta
Elles identifient les ingrédients actifs spécifiques d'une thérapie, permettant de comprendre ce qui est efficace, au-delà des 'marques' de thérapie.
Pregunta
Qu'est-ce que l'inopérance acquise (learned helplessness) ?
Respuesta
Un état où, après des échecs répétés, un individu apprend qu'il n'a aucun contrôle et devient passif, même quand l'action redevient possible.
Pregunta
À quoi sert la balance décisionnelle en entretien motivationnel ?
Respuesta
À explorer l'ambivalence du client en pesant les avantages et inconvénients du changement versus le statu quo, pour faire émerger ses propres arguments.
Pregunta
Quelle est la principale critique des critères de l'APA pour les TSE ?
Respuesta
Ils ignorent la réalité clinique de la comorbidité et se centrent sur les symptômes au lieu des processus sous-jacents aux troubles.
Pregunta
Quel est le risque d'une relation thérapeutique fortement asymétrique ?
Respuesta
Le rapport de pouvoir peut mener le thérapeute à un sentiment de toute-puissance et l'empêcher de remettre en cause ses interprétations.
Pregunta
Comment créativité et structure s'articulent-elles en thérapie ?
Respuesta
Une structure rigoureuse (manuel) n'empêche pas la créativité. Elle offre un cadre sécurisant qui permet d'adapter les interventions avec flexibilité.
Pregunta
Quelle critique faire au modèle de Wampold sur l'alliance ?
Respuesta
La corrélation n'est pas la causalité. Une bonne alliance peut être la conséquence d'une thérapie efficace, plutôt que sa cause première.
Pregunta
Que sont l'équifinalité et la multifinalité en psychopathologie ?
Respuesta
Équifinalité : plusieurs causes peuvent mener au même trouble. Multifinalité : une seule cause peut mener à des troubles différents.
Pregunta
Pourquoi l'évaluation continue est-elle cruciale en thérapie ?
Respuesta
Pour identifier les interventions inefficaces, réajuster le traitement, motiver le client et contrer les biais de réussite du clinicien.
Pregunta
Qu'est-ce qu'une thérapie "bona fide" ?
Respuesta
Une thérapie structurée et fondée sur des principes cliniques établis. Elle est généralement plus efficace que l'intuition clinique seule.
Pregunta
Quelle est la différence entre la forme et la fonction d'un comportement ?
Respuesta
La forme est l'action observable (ex: se concentrer sur sa respiration). La fonction est son but dans un contexte donné (ex: confrontation ou évitement).
Pregunta
À quoi sert la théorie de l'attribution de Weiner en clinique ?
Respuesta
Elle aide à analyser comment un client explique ses problèmes (cause interne/externe, stable/instable, contrôlable/incontrôlable), influençant sa motivation au changement.
Pregunta
Que représente la métaphore du pélican ?
Respuesta
Un schéma de pensée où la personne croit que sa raison d'être est de se sacrifier pour les autres, au détriment de ses propres besoins.
Pregunta
Qu'est-ce que la rumination "post-mortem" en anxiété sociale ?
Respuesta
L'analyse mentale détaillée et critique de sa performance après une situation sociale, ce qui maintient l'anxiété et l'anticipe pour le futur.
Pregunta
À quoi sert le modèle Demander-Fournir-Demander (DFD) ?
Respuesta
C'est une technique pour donner de l'information sans activer le "réflexe correcteur" en demandant d'abord la permission, puis l'avis du client.
Pregunta
Quel est le risque de l'inopérance acquise (learned helplessness) ?
Respuesta
Après des échecs répétés, l'individu apprend qu'il n'a aucun contrôle et devient passif, même quand l'action redevient possible.
Voici une synthèse des concepts clés du cours, présentée comme une feuille de triche :

<mark>La Conceptualisation de Cas en Psychothérapie : Un Cadre Essentiel</mark>

La conceptualisation de cas est le fondement des interventions psychothérapeutiques, guidant la prise de décision clinique.

<mark>Le Trépied de la Pratique Psychothérapeutique</mark>

La psychothérapie est basée sur trois piliers indissociables :

  1. <b>Les préférences/l'expertise du client</b>: Le client est l'expert de sa propre expérience. Il faut reconnaître et valoriser ses compétences, souvent après des échecs ayant réduit son sentiment d'efficacité personnelle. L<i>'empirisme collaboratif</i> est clé pour co-construire l'intervention.
  2. <b>L'expertise clinique du praticien</b>: Le jugement clinique et l'expérience du thérapeute. Cela inclut la capacité à reconnaître ses limites et à rediriger vers des collègues plus compétents.
  3. <b>Les meilleures données scientifiques</b>: La source la plus importante pour savoir si un traitement fonctionne et pourquoi. Les <b>PPbDP (Pratiques Basées sur des Données Probantes)</b> impliquent une démarche de décision clinique, contrairement aux <b>TSE (Thérapies Soutenues Empiriquement)</b> qui sont des "labels" basés sur des <b>essais cliniques randomisés (<i>RCT</i>).</b>
<mark>Toute décision clinique doit intégrer ces trois dimensions.</mark>

<mark>Importance de l'Empirisme Collaboratif</mark>

  • <b>Dialogue</b>: Le client apporte ses objectifs, valeurs et caractéristiques personnelles (tempérament, traits de personnalité, compétences, circonstances de vie). Le thérapeute les intègre, par exemple, pour formuler les motivations.
  • <b>Métaphore du coach et de l'athlète</b>: Le thérapeute (coach) offre un regard extérieur et une expertise pour soutenir l'athlète (client) dans sa progression, rappelant la non-linéarité du chemin thérapeutique.
  • <b>Prévention du <i>drop-out</i></b>: S'assurer que client et psy sont alignés sur la compréhension du problème et les moyens d'y remédier, particulièrement lors des premières séances.
  • <b>Empathie spécifique</b>: S'efforcer de comprendre et de ressentir l'expérience du client, crucial pour la relation thérapeutique.

<mark>Critiques des RCT et des TSE</mark>

  • <mark><b>Limites des RCT</b></mark>: Souvent menées en laboratoire, elles ne distinguent pas toujours l'efficacité (<i>en labo</i>) de l'efficience (<i>sur le terrain</i>). Elles sont axées sur la réduction des symptômes, sans toujours expliquer <b>pourquoi</b> un traitement fonctionne, ni <b>pour qui</b>.
  • <mark><b>La "Purple Hat Therapy"</b></mark>: Illustre le risque de valider des traitements basés sur des éléments inefficaces (<i>ex: mouvements oculaires dans l'EMDR</i> vs. l'exposition). Insiste sur l'importance des <b>principes de changement efficaces</b> plutôt que des "marques" de thérapie.
  • <mark><b>Hiérarchie des preuves scientifiques</b></mark>: Les méta-analyses, bien que souvent considérées comme le sommet, ont des limites (perte d'information, conclusions simplistes). Les <b>méta-analyses componentielles</b> (identifiant les <b>ingrédients actifs</b>) sont plus utiles.

<mark>Les Dangers de la Pratique Clinique Non Éclairée</mark>

  • <b>Biais cognitifs</b>: Les cliniciens sont sujets aux biais de jugement, d'interprétation et de confirmation d'hypothèse.
  • <b>Réalisme naïf</b>: Croire que notre perception de la réalité est la réalité. La <b>concrétisation</b> des informations est une parade.
  • &b>Inopérance scientifique</b>: Rejeter les données scientifiques si elles contredisent une intuition.
  • <b>Exemples historiques</b>:
    • <b>Lobotomie (Egas Moniz)</b>: Lancée sans données solides, avec des conséquences désastreuses.
    • <b>Débriefing psychologique post-traumatique (CISD)</b>: Interventions non validées empiriquement, parfois nuisibles (cristallisation des symptômes).
  • <b>Facteurs non spécifiques</b> pouvant faussement confirmer l'efficacité de la thérapie:
    • <b>Effet placebo/nocebo</b>
    • <b>Rémission spontanée</b>
    • <b>Régression vers la moyenne</b>
    • <b>Justification de l'investissement</b> (réduction de la dissonance cognitive)

<mark>Le Modèle de Salkovskis : Nourrir la Pratique Clinique</mark>

<blockquote><mark>Pratique clinique éclairée par : Théorie (comment/pourquoi), Recherche expérimentale (processus psychologiques), et Recherche d'efficacité (outcome research).</mark></blockquote>
  • <b>Théorie</b>: Fournit un cadre explicatif ("pourquoi ça marche"), organise les connaissances et permet d'adapter les interventions.
  • <b>Recherche expérimentale/processus</b>: Comprend les mécanismes psychologiques (biais attentionnels, régulation émotionnelle). Cible d'intervention précise et personnalisée.
  • <b>Recherche d'efficacité (<i>outcome research</i>)</b>: Mesure l'impact des interventions ("si ça marche"). La moins riche pour faire progresser les théories, car elle manque de finesse sur les mécanismes.
<mark>Ne pas être esclave du manuel. La flexibilité et la créativité cliniques sont permises par une structure solide.</mark>

<mark>L'Approche Processuelle : Au-Delà du Diagnostic</mark>

L'approche processuelle (<b>Process-Based Therapy/Treatment</b>) vise à identifier les mécanismes dynamiques qui maintiennent la psychopathologie.

<mark>Limites du Modèle Catégoriel (DSM)</mark>

  • <b>Comorbidité</b>: Difficile de choisir un protocole quand plusieurs troubles sont présents.
  • <b>Prolifération des diagnostics</b>: Un clinicien ne peut maîtriser tous les protocoles.
  • <b>Aspect athéorique</b>: Le DSM décrit sans expliquer les causes sous-jacentes.
  • &b>Distinction santé somatique/mentale</b>: En santé mentale, un même symptôme peut avoir des causes très différentes. Les interventions doivent cibler les causes psychologiques.

<mark>Le Modèle de Kinderman : Processus Psychologiques Centraux</mark>

  • <mark><b>Thèse centrale</b></mark>: Les <b>processus psychologiques</b> sont au cœur du trouble mental. Les facteurs biologiques, sociaux et circonstanciels <b>influencent</b> ces processus, qui <b>médiatisent</b> le trouble.
  • &b>Niveaux d'analyse</b>:
    1. <b>Facteurs influents (causes distales)</b>: Biologiques, sociaux, événements de vie (traumas).
    2. &b>Processus psychologiques médiateurs (causes proximales)</b>: <i>Intra-individuels</i> (ruminations, auto-critique, biais attentionnels) et <i>interpersonnels</i> (attachement, évitement relationnel). C'est la cible d'action du psychologue.
    3. &b>Troubles mentaux (résultats)</b>: Dysfonctionnement de ces processus.

<mark>Définition et Classification des Processus Psychologiques</mark>

  • <mark><b>Processus</b></mark>: Mécanisme transformant un élément psychologique en un autre. Dynamique et malléable, c'est la cible de l'intervention.
    <b>Élément de Départ</b> <b>Processus (Mécanisme)</b> <b>Élément d'Arrivée</b>
    Sensation physique (palpitations) Interprétation catastrophique Peur/Anxiété
  • <b>Dimensions</b>:
    • <b>Intra- vs Interpersonnels</b>: Cognition, émotion vs modes relationnels, attachement.
    • &b>Domaines psychologiques</b>: Motivation (protection/promotion), représentations & métacognition (croyances, estime de soi, métacognitions), évitement expérientiel, déficits/biais cognitifs.

<mark>Le Modèle de Persistance de la Détresse Émotionnelle de Barlow</mark>

  • <mark><b>L'évitement expérientiel</b></mark>: Processus transdiagnostique fondamental. La tentative de supprimer les émotions désagréables les perpétue.
  • &b>Cercle vicieux</b>: Anticipation (hypervigilance) → Évitement comportemental → Ancrage de l'alerte.
  • <b>Solution</b>: Développer l'ouverture et l'acceptation de l'émotion pour briser le cycle.
  • <b>Fonction vs Forme</b>: L'évitement est défini par sa <b>fonction</b> (éviter, réduire, supprimer une expérience émotionnelle), pas par sa forme (un même comportement peut avoir différentes fonctions).

<mark>Le Cycle de la Psychothérapie (Persons, 2008)</mark>

Un <b>cycle empirique dynamique et collaboratif</b> de pose d'hypothèses, évaluation, conceptualisation, intervention et réévaluation.

  • <b>Conceptualisation de cas</b>: Hypothèse sur les facteurs causant et maintenant les problèmes du patient, guidant évaluation et intervention.
  • &b>Démarche heuristique</b>:
    • <i>Inférentielle</i> (<b>bottom-up</b>): Basée sur observations (auto/hétéro), questionnaires, tests.
    • <i>Déductive</i> (<b>top-down</b>): Basée sur théories et expertise clinique.

<mark>Niveaux de Conceptualisation de Cas (Kuyken, Persons)</mark>

Permet une analyse approfondie des problèmes :

  • <b>Descriptif</b> (plaintes spontanées)
  • <b>Transversal</b> (déclencheurs et facteurs de maintien)
  • &b>Longitudinal</b> (facteurs prédisposants et de protection, histoire de vie)

Le cas de Fanny illustre ces niveaux, montrant les problèmes (tristesse, faible estime de soi), les facteurs historiques (hyper-responsabilisation, maltraitance, "syndrome du pélican"), et les processus (ruminations, colère-in, perfectionnisme).

<mark>L'Évaluation Basée sur les Données Probantes</mark>

  • <mark><b>Définition</b></mark>: Utilise recherche et théorie pour guider le choix des construits, méthodes et mesures d'évaluation.
  • <b>Objectifs</b>: Conceptualisation de cas, suivi des progrès du client, évaluation de l'efficacité de la thérapie.
  • <b>Multimodale</b>: Entretiens (structurés/non), auto-observation, informations par des tiers, mesures de laboratoire.
  • <mark><b>Importance du pré-traitement</b></mark>: Établir une ébauche des modèles holistique et fonctionnel, et développer la relation thérapeutique avant l'intervention proprement dite.

<mark>La Relation Thérapeutique et l'Alliance de Travail</mark>

  • <b>Définition (Bordin)</b>: <b>Le lien</b> (qualité affective), <b>les objectifs</b> (accord), <b>les tâches</b> (accord sur les interventions).
  • &b>Facteurs d'impact</b> (Wampold): Caractéristiques client (40%), alliance (30%), effet placebo (15%), techniques spécifiques (15%).
  • &mark><b>Critique de Wampold</b></mark>: Corrélation vs causalité. L'amélioration peut renforcer l'alliance, et non l'inverse (<i>ex: troubles paniques</i> vs <i>TOC</i>).

<mark>Interventions et Stratégies</mark>

<mark>Types de Stratégies d'Intervention :</mark>

  • <b>Protocoles empiriquement validés</b>: Spécifiques à un diagnostic (ex: TAG de Borkovec).
  • &b>Protocoles ciblant un phénomène/syndrome psychologique</b>: Ex: Perfectionnisme (Shafran et al.).
  • &b>Interventions modulaires basées sur des procédures efficaces</b>: "À la carte", sélection de modules (ex: MATCH de Chorpita et al. pour enfants). Efficacité supérieure au traitement habituel.
  • &b>Interventions processuelles modulaires</b>: Ciblant les processus psychologiques transdiagnostiques (ex: rumination, évitement).

<mark>L'Entretien Motivationnel</mark>

  • <mark><b>Définition</b></mark>: Approche centrée sur la personne pour renforcer sa motivation et son engagement au changement.
  • <b>Esprit</b>: Empathie, acceptation de l'ambivalence, valorisation de l'autonomie.
  • &b>Techniques</b>: Questions ouvertes, reflets (ne pas s'opposer à la résistance), résumés, valorisations.
  • &b>Cycle de changement (Prochaska & DiClemente)</b>: Précontemplation, contemplation, préparation, action, maintien.

<mark>La Rumination et les Pensées Répétitives Négatives (PRN)</mark>

  • <mark><b>Définition</b></mark>: Pensées récurrentes (sur soi, événements négatifs, problèmes non résolus) caractérisées par l'analyse des causes et conséquences ("pourquoi?").
  • <b>Types</b>:
    • <i>Dépressives</i> (ressassement, orientation passée).
    • <i>Anxieuses</i> (inquiétude, orientation future, "et si?").
  • <mark><b>Processus transdiagnostique</b></mark>: Contribue causalement à plusieurs troubles (dépression, anxiété, TCA, PTSD, abus d'alcool).
  • <mark><b>Modèle H-EX-A-GO-N de Watkins & Roberts</b></mark>: Intègre facteurs distaux (abus, négligence) et proximaux (mécanismes de maintien).
  • <b>Mécanismes de maintien</b>: Habitude, déficit de contrôle attentionnel, style abstrait/analytique, croyances métacognitives.
  • &mark><b>Interventions</b></mark>:
    • <i>AC</i>: Identifier la rumination comme comportement d'évitement, faire une analyse fonctionnelle (<b>TRAP</b>), distinguer fonctionnel/dysfonctionnel (règle des 2 minutes), développer des <b>copings alternatifs (<i>TRAC</i>)</b>.
    • <i>Changer le mode cognitif</i>: Passer d'abstrait/analytique à concret/expérientiel ("comment?" au lieu de "pourquoi?").
    • <i>Pleine conscience</i>: Améliore le contrôle attentionnel et le désengagement des pensées négatives.

<mark>Le Perfectionnisme</mark>

  • <mark><b>Définition</b></mark>: Disposition stable, multidimensionnelle, caractérisée par des exigences élevées et une auto-critique excessive.
  • <b>Dimensions</b> (Hewitt & Flett):
    • <i>Orienté vers soi</i> (auto-imposé).
    • <i>Socialement prescrit</i> (attentes d'autrui).
    • <i>Orienté vers les autres</i> (exigences envers autrui).
  • <mark><b>Perfectionnisme clinique</b></mark>: La valeur personnelle dépend de l'atteinte d'exigences élevées, inflexibles, malgré les conséquences négatives.
  • <mark><b>Processus transdiagnostique</b></mark>: Facteur de vulnérabilité et de maintien dans les TCA, dépression, anxiété sociale, TOC.
  • <b>Mécanismes</b>: Estime de soi conditionnelle, biais cognitifs (dichotomique, attention sélective à l'échec, catastrophisation), sur-comportements de sécurité (vérification, sur-préparation), rumination.
  • &mark><b>Intervention</b></mark>: Travailler sur l'estime de soi, les biais cognitifs, la rumination, et l'exposition aux émotions négatives, plutôt que les exigences directement.

<mark>L'Exposition Expérientielle</mark>

  • <mark><b>Définition</b></mark>: Confrontation progressive et volontaire à des situations, pensées ou sensations internes anxiogènes ou redoutées, pour apprivoiser l'expérience émotionnelle.
  • <mark><b>Principes clés</b></mark>:
    • <i>Ne vise pas la suppression de l'émotion</i>, mais l'ouverture à l'expérience.
    • <i>Pas de hiérarchie progressive obligatoire</i>: Privilégier la variabilité et l'intensité pour un meilleur apprentissage.
    • <i>Modèle de la mémoire inhibitrice</i> (Craske): Apprentissage d'une nouvelle réponse (inhibition) qui vient s'ajouter à l'apprentissage initial de la peur, sans l'effacer.
  • <mark><b>Optimisation de l'exposition (<i>OptEx</i>)</b></mark>:
    • <i>Rendre le stimulus saillant</i>: Activer au maximum les signaux avertisseurs et images redoutées.
    • <i>Éliminer les comportements de sécurité</i> (objets, personnes, comportements de réassurance).
    • <i>Débriefer</i>: Discuter du déroulé, des attentes et de l'apprentissage après l'exposition.
    • <i>Varier les contextes</i>: Multiplier les expériences pour consolider l'apprentissage.
  • <mark><b>Objectif</b></mark>: Passer d'une attitude d'intolérance/évitement à une <b>attitude d'ouverture et d'exploration face à l'émotion</b>, transformant le <b>-S- en +S+</b>.

<mark><b>La présence du thérapeute est un facteur de soutien essentiel. Ne pas sous-estimer le coût émotionnel pour le psy.</b></mark>

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