Management Qualité et Traçabilité

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Ce document explore le management qualité et la traçabilité. Il détaille la réglementation, la législation, les normes (ISO, HACCP, IFS, BRC) et les objectifs de la démarche qualité. Il aborde également l'analyse des dangers, l'évaluation des risques et la mise en œuvre des Points Critiques de Contrôle (CCP) dans le contexte spécifique de la production de champignons de Paris.

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Pregunta
Que stipule le Code de la consommation français ?
Respuesta
Il impose la mise sur le marché de produits sûrs, sous la responsabilité de celui qui les commercialise (articles L212.1 et L221.1).
Pregunta
Quel est l'objectif principal d'un qualiticien ?
Respuesta
Mettre en œuvre les mesures pour la conformité, choisir la norme, assurer l'audit pour une certification et suivre la démarche Qualité.
Pregunta
Qu'est-ce que la traçabilité ?
Respuesta
C'est la capacité de suivre un produit à toutes les étapes de sa production, transformation et distribution pour remonter à son origine.
Pregunta
Selon l'AFNOR, qu'est-ce que la qualité d'un produit ?
Respuesta
L'ensemble des propriétés lui conférant l'aptitude à satisfaire l'utilisateur en toute sécurité.
Pregunta
Quel est le principe de précaution ?
Respuesta
L'adoption de mesures pour prévenir un risque de dommages graves, même en l'absence de certitudes scientifiques.
Pregunta
Que signifient "supply chain" et "logistic" ?
Respuesta
Il s'agit du suivi du produit qui impose une méthode pour contrôler le flux de production, de la matière première au produit fini.
Pregunta
Qui a été le premier à mettre en place l'HACCP ?
Respuesta
La NASA en collaboration avec la Pillsbury Company et l'armée US pour la nourriture des cosmonautes dans les années 60.
Pregunta
L'HACCP est-il une norme ?
Respuesta
Non, l'HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) est une démarche, une méthode d'analyse des dangers, mais elle est reprise dans toutes les normes.
Pregunta
Combien de principes compte la méthode HACCP ?
Respuesta
La méthode HACCP est basée sur 7 principes fondamentaux pour la maîtrise des dangers.
Pregunta
Quelle est la norme de référence pour le management de la qualité ?
Respuesta
La norme ISO 9000 (version 2015) est le référentiel principal pour les systèmes de management de la qualité.
Pregunta
À quoi sert la norme ISO 14000 ?
Respuesta
Elle est le modèle de certification d'un système de management environnemental.
Pregunta
Que sont les référentiels IFS Food et BRC Food ?
Respuesta
Des référentiels d'audits privés créés par la grande distribution pour évaluer les fournisseurs de produits alimentaires et garantir la sécurité.
Pregunta
Quelle est la première étape pour lancer un plan HACCP ?
Respuesta
La première étape consiste à structurer l'équipe HACCP et à définir le champ de l'étude.
Pregunta
Qu'est-ce qu'un danger au sens de l'HACCP ?
Respuesta
Un agent biologique, chimique ou physique ayant potentiellement un effet nocif pour la santé du consommateur.
Pregunta
Comment est évalué un risque dans la méthode HACCP ?
Respuesta
Le risque est la pondération d'un danger par sa gravité (sévérité) et sa probabilité d'apparition (fréquence).
Pregunta
Qu'est-ce qu'un CCP (Point Critique de Contrôle) ?
Respuesta
Une étape où une mesure de maîtrise est essentielle pour prévenir, éliminer ou réduire un risque à un niveau acceptable.
Pregunta
Quel outil aide à déterminer les CCP ?
Respuesta
Un arbre de décision est utilisé pour identifier de manière rigoureuse les points critiques de contrôle (CCP).
Pregunta
Qu'est-ce qu'une limite critique (Principe 3 de l'HACCP) ?
Respuesta
La valeur maximale ou minimale d'un paramètre (physique, biologique, chimique) à maîtriser pour assurer la sécurité du produit.
Pregunta
Que faire si une limite critique n'est pas respectée ?
Respuesta
Il faut appliquer des mesures correctives (Principe 5 de l'HACCP) pour corriger l'écart et éviter sa récurrence.
Pregunta
Que sont les BPH et BPF ?
Respuesta
Ce sont les Bonnes Pratiques d'Hygiène et les Bonnes Pratiques de Fabrication, des prérequis à la démarche HACCP.
Pregunta
Quelle est l'importance du diagramme de fabrication dans l'HACCP ?
Respuesta
Il est crucial pour lister toutes les étapes, les intrants et les flux afin d'analyser les dangers potentiels à chaque phase.
Pregunta
Quel est le rôle de la veille législative pour un qualiticien ?
Respuesta
Prendre connaissance des lois et règles en vigueur pour assurer la conformité des produits et des processus de l'entreprise.
Pregunta
Qu'est-ce que la "reverse logistic" ?
Respuesta
Méthode de suivi fonctionnant en 'retour', permettant de remonter la filière depuis le produit fini vers la matière première.
Pregunta
Citez les 3 types de propriétés définissant la qualité d'un produit.
Respuesta
Les propriétés nutritionnelles, organoleptiques (goût, odeur) et de sécurité pour la consommation.
Pregunta
Que signifie ISO ?
Respuesta
International Standard Organization, une fédération mondiale d'organismes de normalisation.
Pregunta
Qu'exige la norme ISO 9001 en plus ?
Respuesta
Elle ajoute des exigences sur la responsabilité de la Direction et une véritable politique de Recherche & Développement (R&D).
Pregunta
Quelle est la norme française pour le management de la qualité agricole ?
Respuesta
La norme AgriConfiance, référencée sous le code NF V01-005.
Pregunta
Que signifie PrPO ?
Respuesta
Programme de prérequis opérationnels, un ensemble de mesures de maîtrise systématiques complétant les bonnes pratiques d'hygiène.
Pregunta
Dans l'exemple des champignons, qu'est-ce que le "gobetage" ?
Respuesta
L'action de recouvrir le substrat d'un sable lourd pour provoquer un stress de fructification et la pousse des champignons.
Pregunta
Quel est le 2ème principe de l'HACCP ?
Respuesta
La détermination des points critiques pour la maîtrise (CCP), étapes essentielles à la sécurité du produit.
Pregunta
Quel est le 1er principe de l'HACCP ?
Respuesta
L'analyse des dangers, consistant à lister tous les dangers potentiels et à évaluer les risques associés.
Pregunta
Qu'est-ce qu'un risque majeur selon la matrice de criticité ?
Respuesta
Un risque avec un score (gravité x fréquence) ≥ 15, nécessitant une analyse pour un CCP potentiel.
Pregunta
Qu'est-ce qu'un risque acceptable dans l'analyse HACCP ?
Respuesta
Un risque dont le score est entre 1 et 4. Les Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH) et de Fabrication (BPF) suffisent à le maîtriser.
Pregunta
Quel est le 7ème principe de l'HACCP ?
Respuesta
L'établissement d'une procédure de vérification pour confirmer l'efficacité du système HACCP mis en place.
Pregunta
Quel est le 6ème principe de l'HACCP ?
Respuesta
L'établissement de documents et d'enregistrements pour prouver la maîtrise effective des dangers.
Pregunta
À quoi sert la pasteurisation du compost pour les champignons ?
Respuesta
Elle détruit les micro-organismes indésirables en chauffant le compost à 60°C, le préparant ainsi à être ensemencé.
Pregunta
Citez un exemple de danger de gravité "Catastrophique" (5).
Respuesta
La présence de bactéries comme Listeria monocytogenes ou Clostridium botulinum, pouvant causer un décès.
Pregunta
Citez un exemple de danger de gravité "Négligeable" (1).
Respuesta
Un danger théorique ou un défaut décelé avant consommation, comme la présence de moisissures visibles.
Pregunta
Pourquoi la vérification sur place du diagramme est-elle cruciale ?
Respuesta
Pour s'assurer que le diagramme de fabrication est le reflet exact de la réalité du processus de production.
Pregunta
Quel est l'objectif commun de la qualité et de la traçabilité ?
Respuesta
Fabriquer des produits sûrs et conformes aux attentes, ne portant pas atteinte à la santé du consommateur.
Pregunta
Quel est le rôle de la communication dans la réussite d'un processus HACCP ?
Respuesta
Elle est indispensable pour expliquer l'évaluation des risques et les procédures afin d'assurer l'adhésion et la compréhension de tous.
Pregunta
Quelle est la différence entre une norme et une loi ?
Respuesta
Une loi fixe les règles et obligations dans un pays, tandis qu'une norme est une démarche volontaire pour assurer une conformité commune.
Pregunta
Citez un danger biologique pour l'eau en agro-alimentaire.
Respuesta
La présence de coliformes fécaux comme E. coli, Salmonella ou de bactéries sporulantes comme Clostridium botulinum.
Pregunta
Citez un danger chimique pour le fumier et la paille.
Respuesta
La contamination par des produits chimiques de traitement, des pesticides ou des résidus de nettoyage.
Pregunta
Qu'est-ce que l'ingénierie managériale en gestion qualité ?
Respuesta
C'est la part stratégique qui fournit des outils pour la prise de décision, comme changer un procédé ou un matériel.
Pregunta
À quoi servent les BPL ?
Respuesta
Les Bonnes Pratiques de Laboratoire (BPL) assurent la qualité et la fiabilité des données d'essais et d'analyses en laboratoire.
Pregunta
Quel changement a introduit l'arrêté du 9 mai 1995 ?
Respuesta
Le passage d'un simple contrôle du produit fini à un suivi du process (température, durée) pour l'hygiène des aliments.
Pregunta
Quelle organisation détient la norme AgriConfiance ?
Respuesta
La Confédération Française de la Coopération Agricole (CFCA), qui en a cédé le contrôle à l'AFNOR.
Pregunta
Quel est le 4ème principe de l'HACCP ?
Respuesta
La mise en place de procédures de surveillance pour contrôler la maîtrise des CCP.
Pregunta
Quels sont les utilisateurs visés par le champignon de Paris de l'exemple ?
Respuesta
Les grossistes (70%) et les particuliers.
Pregunta
Dans l'HACCP, quelle est l'étape N°2 ?
Respuesta
L'étape 2 est la description du produit, incluant sa composition, sa conservation et son utilisation.
Pregunta
Pourquoi lister TOUS les intrants pour le diagramme de fabrication ?
Respuesta
Pour identifier tout ce qui peut entrer en contact avec le produit et potentiellement introduire un danger.
Pregunta
Quel est le rôle de l'étiquetage dans la traçabilité ?
Respuesta
Il identifie le produit à chaque étape du flux (supply chain) et permet de remonter la filière (reverse logistic).
Pregunta
Peut-on obtenir une certification HACCP ?
Respuesta
Oui, bien que ce ne soit pas une norme, une certification de la démarche HACCP est possible et reconnue.
Pregunta
Quelle reconnaissance ont les normes IFS et BRC ?
Respuesta
Elles sont reconnues par la GFSI (Global Food Safety Initiative), une initiative mondiale pour la sécurité alimentaire.
Pregunta
Quel est le risque d'une contamination par rongeurs (gravité 3, fréquence 3) ?
Respuesta
Le risque est de 9 (3 x 3), ce qui est considéré comme mineur.
Pregunta
Citez une action corrective pour le danger Hypomyces rosellus sur le fumier.
Respuesta
Application d'un textile humide et de sel, ou usage de fongicides comme le Bénomyl en cas d'infection grave.
Pregunta
Comment sont définis les niveaux de risque dans l'HACCP ?
Respuesta
Ils sont définis par le score `R = gravité × probabilité`. `R ≤ 4` est acceptable, `5 ≤ R ≤ 12` est mineur, `R ≥ 15` est majeur.
Pregunta
Qu'est-ce qu'une action corrective (Principe 5 de l'HACCP) ?
Respuesta
Toute action à entreprendre lorsque les résultats de la surveillance au niveau d'un CCP indiquent une perte de maîtrise.
Pregunta
En gestion qualité, qu'est-ce que l'audit ?
Respuesta
Un examen méthodique pour vérifier si les activités sont conformes aux dispositions préétablies, permettant d'obtenir une certification.
Pregunta
Que spécifie la norme ISO 9004 ?
Respuesta
Elle fournit des lignes directrices pour que l'organisme s'inscrive dans des performances durables, via un outil d'auto-évaluation.
Pregunta
Quel est le champ d'application de la norme ISO 15189 ?
Respuesta
Elle établit les exigences de qualité et de compétence spécifiques aux laboratoires de biologie médicale.
Pregunta
Quelle est la 3ème étape préliminaire du plan HACCP ?
Respuesta
C'est l'identification de l'utilisation attendue du produit par le consommateur final, comme la nécessité d'une cuisson.
Pregunta
Quelle est la 5ème étape du plan HACCP ?
Respuesta
La vérification sur place du diagramme de fabrication pour s'assurer qu'il reflète la réalité du processus de production.
Pregunta
Comment se calcule un risque (R) dans la méthode HACCP ?
Respuesta
Le risque est le produit de la gravité (G) du danger et de sa probabilité (P) d'apparition, selon la formule R = G x P.
Pregunta
Qu'est-ce qu'un risque mineur dans l'analyse HACCP ?
Respuesta
Un risque dont le score est compris entre 5 et 12. Les Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH) et de Fabrication (BPF) devraient suffire.
Pregunta
Citez un danger fongique spécifique au compost des champignonnières.
Respuesta
La moisissure Diehliomyces microsporus ou les moisissures vertes du genre Trichoderma, pouvant contaminer le substrat.
Pregunta
À l'origine, quel était le but de la logistique (logistic) ?
Respuesta
C'était un outil de gestion pour contrôler les flux de marchandises, notamment la gestion des stocks au sein des grandes firmes.
Pregunta
Qu'est-ce que la GFSI (Global Food Safety Initiative) ?
Respuesta
Une initiative privée mondiale pour l'amélioration continue des systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires.
Pregunta
Selon le Codex Alimentarius, qu'est-ce qu'un CCP ?
Respuesta
Une étape où une mesure de maîtrise est essentielle pour prévenir, éliminer ou réduire un danger à un niveau acceptable.

HAV531V :Réglementation/Législation - Introduction au Management Qualité et Traçabilité

Ce document fournit une introduction générale aux concepts fondamentaux de la réglementation, de la qualité et de la traçabilité dans un contexte industriel, notamment agroalimentaire, en se basant sur la législation française et européenne. Il détaille les impératifs de sécurité des produits, les rôlesdu qualiticien, les outils de mise en œuvre comme l'HACCP et les normes ISO, ainsi que les étapes clés de l'analyse des dangers et des risques.

1. Introduction Générale

1.1. Généralités

Le Code de la Consommation Français, par ses articles L212.1 (conformité produit) et L221.1 (prévention/sécurité), impose la mise sur le marché de produits sûrs, c'est-à-dire sans risque pour le consommateur, en attribuant la responsabilité à la personne qui commercialise le produit. Le principe du libre-échange au sein de la Communauté Européenne renforcecette responsabilité.

  • Les lois, à valeur nationale ou européenne, fixent les règles, y compris les *valeurs minimales acceptées* dans tous les domaines (ex: valeurs limites de polluants, seuils OGM en agro-alimentaire).

  • Pourune entreprise, se conformer à ces règles implique :

    1. Prendre connaissance des exigences (veille législative).

    2. Mettre en œuvre les mesures nécessaires pour assurer la conformité, souvent guidées par des normes pour une démarche pragmatique etcommune.

1.2. Rôle du Qualiticien

Le qualiticien est un professionnel spécialisé dont l'objectif est de :

  • Mettre en œuvre les mesures nécessaires, incluant le choix de la normeet la préparation à l'audit pour une certification.

  • Assurer la veille législative.

  • Réaliser le suivi de la norme.

  • Garantir l'avancement de la démarche Qualité au sein de l'entreprise.

Pour ce faire, le qualiticien doit définir l'ensemble des maillons de la chaîne de production.

Schéma d'une chaîne de production avec notion de flux et traçabilité
  • La notion de flux, accompagnée d'un étiquetage à chaque étape, représente un aspect pragmatique de la traçabilité, également connue sous le nom de logistique.

  • Une vision logistiqueà un « grain plus fin » inclut la traçabilité externe et la traçabilité interne.

Schéma des flux externes et internes de traçabilité

Le qualiticien assure le contrôle des propriétés et caractéristiques du produit :

  • Propriétés nutritionnelles.

  • Propriétés organoleptiques.

  • Sécurité pour la consommation.

Cette évaluation repose sur des tests, des détections et la traçabilité du produit sur l'ensemble de la filière de production. Exemples :

  • Assurer la provenance géographique d'un jus d'orange.

  • Assurer la provenance d'unanimal de boucherie.

  • Garantir l'absence d'OGM.

  • Garantir l'absence de pathogène(s) (souvent par analyse ADN).

1.3. La Traçabilité en Détail

La traçabilité est le suivi du produit sur toute la filière, des matières premières au produit fini, en mettant en place des outils permettant de remonter toute la chaîne.

La traçabilité correspond à la capacité de suivre les caractéristiques, les modifications et les déplacementsd'un aliment sur l'ensemble des stades de sa production, de sa transformation et de sa distribution, afin d'assurer le principe de précaution.

Le principe de précaution stipule que l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiqueset techniques du moment, doit permettre l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à un coût économiquement acceptable.

2. Schéma Général du Management Qualité

2.1. Étapes de Transformation et Contrôle

La traçabilité nécessite un contrôle continu tout au long du processus (« process ») et l'enregistrement systématique des données.La chaîne de production doit intégrer des identifiants à chaque étape, constituant la « supply chain ». Ce suivi est géré par la logistique.

  • Historiquement, la logistique s'est développée dans les années 1980 auxUSA pour la gestion des flux de marchandises (ex: Coca-Cola).

  • Elle comprend la gestion des intrants (stocks) et la gestion des flux internes de l'entreprise selon une « marche en avant » (matière première au produit fini), visant à éviter les erreurs, pertes de temps ouaccidents.

Le management qualité intègre l'ensemble de ces exigences.

Un exemple réglementaire est l'arrêté du 9 mai 1995, qui régit l'hygiène des aliments remis directement au consommateur. Avant cette date, les contrôles se concentraient majoritairement sur le produit fini ; après, ils incluent le suivi bactériologique, la température et la durée du processus.

La « supply chain » utilise un processus de « reverse logistic » (logistique inverse) permettant de remonter la chaîne, grâce à un étiquetage minutieux à chaque étape.

  • Matière première :

    Étiquetage matière première
  • Supply chain / logistic :

    Supply chain et logistic
  • Reverse logistic :

    Reverse logistic
  • La Traçabilité :

    La traçabilité
  • Produit fini : Le suivi par identification des produits garantit la sécurité du produit, avec un étiquetage détaillé.

La gestion qualité comporte une dimension « management » pour l'efficience économique de la chaîne de production. Elle implique des décisions stratégiques (restructuration, changement de matériel/procédé, etc.) pouroptimiser l'ingénierie managériale.

Exemple dans une filière de production de champignon de Paris :

Le processus de production du champignon de Paris, du substrat (terreau) au gobetage (recouvrir le substrat d'un sable lourd pour induire la fructification), implique des étapes clés de contrôle qualité (ex: contrôle granulométrique du sable).

Processus de production de champignon de Paris

La gestion qualité doit fournir des outils d'aide à la décision.

3. Objectifs de la Qualité et de la Traçabilité

Selon l'AFNOR, la qualité d'un produit est «l'ensemble des propriétés et caractéristiques du produit qui lui confère l'aptitude à satisfaire l'utilisateur en toute sécurité ».

  • Ces propriétés incluent les aspects nutritionnels, organoleptiques, et de sécurité pour la consommation.

  • L'évaluation se faitvia des tests de détection et de traçabilité.

L'objectif commun de la qualité et de la traçabilité est la fabrication de produits conformes aux attentes du consommateur, et surtout sûrs, sans risque pour la santé.

Uneautre définition de la traçabilité (norme ISO 2002) : « La traçabilité est le moyen de remonter à l'origine du produit afin de pouvoir déterminer les causes d'un dysfonctionnement dans le système de production. »

Ceci découle directement de la loi, qui impose le principe de précaution, un principe à portée européenne.

4. Les Normes de la Qualité

4.1. L'HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point)

  • L'HACCP n'est pas une norme, mais une démarche développée par la NASA, Pillsbury Company et l'armée US dans les années 60 pour la sécurité alimentaire des cosmonautes.

  • Elle est aujourd'hui intégrée dans la plupart des normes qualité.

4.2. Les Normes ISO (International Standard Organization)

L'ISO est une fédération mondiale d'organismes de normalisation (environ 130 pays), rattachée à l'OMC.

  • ISO 9000: Référentiel de management de la qualité, en évolution (actuellement version 2015).

    • ISO 9001 : Exigences supplémentaires sur la responsabilité de la direction et la politique de R&D (norme certifiable). Les versions 9002et 9003 ont été annulées.

    • ISO 9004 : Management de la qualité pour une performance durable (amélioration continue via auto-évaluation), apportant des lignes directrices pour la mise en œuvre des 9000 et 9001.

  • ISO 14000 (famille) : Modèle de certification pour un système de management environnemental.

  • D'autres normes ISO sont spécifiques à des secteurs (ex: ISO 15189 pour les laboratoires de biologie médicale, ISO 8859 pour le codage des alphabets).

4.3. Autres Référentiels

  • Des référentiels comme le BRC (British Retail Consortium), l'IFS (International Food Standard) et l'ISO22000 intègrent la méthode HACCP. Ils sont reconnus par la GFSI (Global Food Safety Initiative).

  • L'IFS Food et le BRC Food sont des référentiels d'audits privés créés par la grande distribution pour évaluer les fournisseurs deproduits alimentaires transformés et garantir la sécurité alimentaire.

  • La norme AgriConfiance (NF V01-005), qui régit le système de management de la qualité des activités agricoles, est la propriété de la CFCA et est désormais contrôlée par l'AFNOR.

4.4. Mise en Place du Management Qualité

La mise en place d'un système de management qualité au sein d'une entreprise suit plusieurs étapes :

  1. La direction et l'équipe de management structurent uncomité de pilotage.

  2. Définition de la méthode de travail :

    • Fixer des objectifs.

    • Établir le rythme des réunions, des fiches bilans.

    • Définir la communication d'entreprise.

    • Monter le projet qualité (veille législative, choix de la norme, aide AFNOR, cahier des charges).

  3. Établir un chiffrage et le présenter au chef d'entreprise pour signature.

Ce processus est souventaccompagné par l'AFNOR ou une société de certification, qui réalise les audits pour la certification.

Schéma du processus de certification AFNOR

5. Lancer un HACCP : Les 12 Étapes

L'acronyme HACCP signifie Hazard Analysis Critical Control Point (Analyse des Dangers – Points Critiques pourleur Maîtrise).

C'est une démarche logique en 12 étapes, dont 7 principes fondamentaux :

1. Structuralisation de l'équipe HACCP et définition du champ de l'étude

2. Description du produit

3. Identification de l'utilisation attendue

4. Diagramme de fabrication et flux de production

5. Vérification du diagramme et des flux sur place

Principe 1

6. Analyse des dangers

Principe2

7. Détermination des CCP (Critical Control Points)

Principe 3

8. Fixation des limites critiques

Principe 4

9. Mise en place de procédures de surveillance

Principe 5

10. Mise en place de mesures correctives

Principe 6

11. Établissement de documents et d'enregistrements

Principe 7

12. Vérification du système HACCP

5.1. Étapes 2 et 3 : Description du Produit et Utilisation Attendue

Ces étapes consistent à :

  • Décrire le(s) produit(s) fini(s) le plus précisément possible, en direction de la fiche client (étiquette produit).

  • Relever les paramètres liés à la sécurité du produit :

    • Composition générale (protéines, glucides, apports nutritifs).

    • Température de conservation.

    • pH, teneur en eau, teneur en sel ou additifs.

  • Identifier l'utilisation attendue (ex: cuisson avant consommation ?).

Exemple : Champignon de Paris (Agaricus bisporus)

Nom du produit

Champignon de Paris (Agaricus bisporus)

Description

Champignons cueillis à la main, triés selon leur taille, calibre, maturité (pieds coupés ou longs).

Provenance

Lorraine

Conditions de conservation

Avec un film protecteur en chambre froide.

Durée et température de conservation

8 jours maximum à

Utilisation prévue

Consommation directe.

Emballage

En cagettes ou paniers 100% bois.

Étiquetage

15 Kcal / champignon, riche en vitamines et protéines, pauvre en lipides. Rincer avant consommation.

Utilisateurs visés

Grossistes (70%), particuliers.

5.2. Étape 4 : Établissement du Diagramme de Fabrication et Flux de Production

Cette étape est cruciale et implique de :

  • Lister toutes les matières premières (intrants : eau, matériaux d'emballage, etc.) et tout ce qui peut entrer en contact avec le produit.

  • Lister toutes les opérations séquentielles (étapes unitaires numérotées), y compris le recyclage ou retourde produits et leurs traitements.

  • Lister les flux de production en superposant le plan de l'usine (circulation des matières premières, ingrédients, sous-produits, produit fini, personnel).

Le diagramme de fabrication doit être concis (ex: sur une page) etinclure les informations d'identification de l'entreprise (nom, date, responsable).

Exemple : Structure de production de champignon de Paris

Ce diagramme détaille les étapes du compostage, de la pasteurisation en masse, del'ensemencement, de l'incubation, du gobetage, et de la récolte, en intégrant les matières premières, les fluides, et les matériels utilisés à chaque phase, ainsi que les points de contrôle (BPF – Bonnes Pratiques de Fabrication).

5.2.1. Compostage et Fermentation

  • Compostage extérieur : Utilisation de fumier de cheval, paille, potasse/ammoniac.

    • Processus : Retournement et malaxage.

    • Durée : 4à 5 jours pour atteindre 70°C, puis baisse à 25°C après 6 à 8 jours.

    • Première retourne : Secouage et arrosage modéré, fermentation repart à 45°C.

  • BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) associées :

    • BPF1 (Température) : Thermomètre digital, saisie 3 fois/jour, test tous les 6 mois, planification sur calendrier.

    • BPF2 (Eau): Gestion de la distribution, débit, pression, qualité (prélèvements).

    • BPF3 (Sécurité) : Suivi des fusibles et tableaux électriques.

Compostage du fumierMachine d'alimentation électriqueChambre de pasteurisation

5.2.2. Pasteurisation en Masse et Ensemencement

  • Le compost est chauffé à 60°C dans des tunnels de pasteurisation pour détruire les micro-organismes, puis maintenu à 48°C pendant 6 jours.

  • Mise en sac : Prélude à l'ensemencement.

  • Mise en cave et ensemencement : Le mycélium est introduit dans le substrat (1 journée).

  • Incubation : 15 à 18 jours à 22-25°C.

Mise en sac du compostMise en caveEnsemencement

5.2.3. Gobetage et Récolte

  • Gobetage : Couverture du substrat avec du sable ("terre de gobetage") pour induire la fructification (1 journée). Un tamisage est obligatoire (BPF).

  • Récolte : Première récolte après 25 à 30 jours à 22-25°C.

    • La récolte dure environ 6 semaines.

    • Après la dernière récolte, la cave est nettoyée.

Tamisage obligatoireChaine de production champignons de Paris

5.3. Étape 5 : Vérification sur Place du Diagramme et des Flux

Le diagramme de fabrication doitrefléter la réalité spatio-temporelle de l'entreprise. Il faut vérifier in situ :

  • Réception et stockage des matières premières, ingrédients, additifs, matériaux de conditionnement.

  • Lieux de stockage.

  • Étapes unitaires.

  • Stockage des produits finis.

  • Transport et distributeurs.

5.4. Étape 6 : Principe 1 - Identification, Analyse des Dangers et des Risques

5.4.1. Définir le Danger ("Hazard")

Un danger est un agent ou facteur (biologique, biochimique, chimique ou physique) ou un état de l'aliment ayant potentiellement un effet nocif sur la santé du consommateur ou pouvant le blesser.

Cette étape implique de :

  • Établirune liste des dangers les plus significatifs, basée sur des données du domaine d'activité (ex: listes des services de contrôle).

  • Être précis (ex: « Listeria monocytogenes » plutôt que « contamination microbienne »).

  • Établir unou des tableaux pour caractériser les dangers par structure unitaire et vérifier sur site.

Intrants (à leur arrivée)

Dangers

Eau

Coliformes fécaux (E. coli, Salmonella Shigella ...)
Bactéries sporulantes (Clostridium botulinum)
Produits chimiques toxiques (pesticides)
Métaux lourds

Fumier et Paille

Coliformes fécaux
Bactéries sporulantes
Fongiques (Diehliomyces microsporus)
Moisissures blanches et vertes (Hypomyces roselluset Trichoderma spp respectivement),
Moisissures adventices (Chaetomium spp, Scopulariopsis fimicola, Papulaspora byssina, Sporendonema purpurascens)
Produits chimiques
Autres micro-organismes: Moisissures, Acariens...

Mycélium

Stérile selon contrôle fournisseur

Sable de Fontainebleau ou autre terre de gobetage

Stérile selon contrôle fournisseur

Étapes

Dangers

1) Stockage des intrants (excepté l'eau)

Fumier/paille : Contamination par descoliformes fécaux, champignons (Diehliomyces microsporus), moisissures (Hypomyces rosellus, Trichoderma spp, Chaetomium spp, Scopulariopsis fimicola, Papulaspora byssina, Sporendonema purpurascens), acariens, excréments de rongeurs, produits chimiques de nettoyage.
Paniers/cagettes : Dépôt de corps étrangers nocifs, produits toxiques de traitement du bois.
Sable de Fontainebleau ou autre terre de gobetage : Contamination par des micro-organismes (Mycogone perniciosa, Verticillium fungicola, Hypomyces rosellus, Diehliomyces microsporus, Acariens) ou excréments de rongeurs.

  • Constituer une base de données bibliographiques (Internet, agences de contrôle,autorités compétentes).

  • Utiliser le système RAS (Rapid Alert System) de l'UE.

  • Lister les normes concernant les traitements (ex: pesticides comme polluants).

  • Énumérer les corrections d'usage.

5.4.2. Définir les Risques à Partir des Dangers

Pour chaque danger, il faut :

  1. Évaluer la gravité des troubles.

  2. Évaluer la fréquence d'apparition.

Le risque est la pondération de l'importance du danger en fonction de la gravité des troubles (effets sur la santé) et de la probabilité potentielle d'apparition.

5.4.3. Principe 3 : Le Travail d'Indexage (Gravité/Sévérité et Probabilité/Fréquence)

L'indexation permet de quantifier un risque.

Gravité / Sévérité

Niveau

Description

Exemple

1 Négligeable

Danger théorique (sans preuve formelle de l'origine alimentaire) ou danger décelé avant consommation.

Moisissures, gros corps étranger décelé avant consommation.

2 Marginal

Pathologies mineures avec rémissions complètes.

Entérotoxine de S. aureus, Bacillus cereus.

3 Grave

Pathologies graves mais avec rémissions complètes.

Clostridium perfringens, Salmonella, Norovirus.

4 Critique

Menace la survie, séquelles durables à moyen terme.

Corps étranger perforant, substances cancérigènes, métauxlourds, résidus d'hormones, Yersinia enterocolitica, hépatite A.

5 Catastrophique

Décès ou séquelles durables à long terme.

Listeria monocytogenes,Clostridium botulinum, E. Coli O157:H7, ESB, Salmonella Typhi, autres sérotypes invasifs.

Probabilité / Fréquence

Niveau

Fréquence

Description

1 Pratiquement impossible

1 X / 10 ans

Probabilité théorique et sûreté du processus.

2 Improbable

1 X / 3 ans

Mesures de maîtrise d'ordre général suffisantes pour contrôler le danger.

3 Rare

1 X / an

4 Occasionnel

1 X / semestre

Mesures de maîtrise non assurées danger présent de façon aléatoire.

5 Fréquent

1 X / mois

Le danger se produitde façon répétée.

6 Très fréquent

1 X / semaine

Mesures de maîtrise non assurées danger présent de façon systématique.

Le Risque (R) estcalculé comme le produit de la gravité (sévérité) par la probabilité (fréquence).

Gravité / Sévérité

1 Néglig.

2 Marginal

3 Grave

4 Critique

5 Catastr.

Probabilité / Fréquence

6 (Très fréquent)

6 Mineur

12 Mineur

18 Majeur

24 Majeur

30 Majeur

5 (Fréquent)

5Mineur

10 Mineur

15 Majeur

20 Majeur

25 Majeur

4 (Occasionnel)

4 Acceptable

8 Mineur

12 Mineur

16 Majeur

20 Majeur

3 (Rare)

3 Acceptable

6 Mineur

9 Mineur

12 Mineur

15 Majeur

2 (Improbable)

2 Acceptable

4 Acceptable

6 Mineur

8 Mineur

10 Mineur

1 (Prat. imposs.)

1 Acceptable

2 Acceptable

3 Acceptable

4 Acceptable

5 Mineur

5.4.4. Définir les Niveaux Acceptables

  • Si : Le risque est acceptable. Les Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH) et les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) sont suffisantes.

  • Si : Le risque est mineur. Les BPH et les BPF devraient être suffisantes.

  • Si : Le risque est majeur. Cela suggère potentiellement un CCP (Point Critique de Maîtrise), à confirmer avec l'arbre de décision.

Exemple de tableau d'évaluation des risques pour les champignons :

DANGER

GRAVITÉ

FRÉQUENCE

RISQUE

Métaux lourds

3

1

3

Échardes de bois

3

1

3

Contamination par les rongeurs

3

3

9

Bactéries sporulantes (Clostridium)

4

2

8

-E.coli E157H7
-Shigella
-Salmonella

4

3

12

Autres coliformes fécaux

2

3

6

Produits chimiques toxiques

2

3

6

Endommagement physique des champignons

1

4

4

Autres organismes nuisibles: moisissures, acariens, nématodes... insectes

3

3

9

Pour les risques jusqu'à 12, l'application des bonnes pratiques d'hygiène est généralement suffisante. On peut s'appuyer sur des guides de bonnes pratiques d'hygiène ou sur les textes de lois, avec l'aide d'agences comme l'AFSSA ou l'AESA.

Les Bonnes Pratiques (BPP - production, BPF - fabrication, BPH - hygiène, BPL - laboratoire) incluent une planification des tâches, une mise en œuvre, une surveillance et un enregistrement des données, reflétant une démarche qualité classique.

5.5. Étape 7 : Principe 2 - Détermination des Points Critiques de Contrôle (CCP)

Un CCP est défini par le Codex Alimentarius comme « une étape à laquelle une mesure de maîtrise peut être appliquée et qui est essentielle pour prévenir ou éliminer un risque ou le réduire à un niveau acceptable ».

  • Les CCP doivent être définis de manière pragmatique et rigoureuse, avec une certaine flexibilité selon l'opération.

  • Une veille technologique et scientifique constante est nécessaire, selon le principe de précaution.

  • Un CCP est une étape où l'on doit intervenir. L'arbre de décision (diagramme logique) est un outil clé pour identifier les CCP. Il permet d'éliminer certains risques considérés comme CCP potentiels.

Arbre de décision pour les CCP

Les Programmes de Prérequis Opérationnels (PrPO) sont des mesures de maîtrise "systématiques" qui complètent les bonnes pratiques générales d'hygiène.

5.5.1. Cas du Champignon de Paris : Actions Correctives et Préventives (BPP)

Dangers identifiés et actions de maîtrise :

Intrants (à leur arrivée)

Dangers

Eau

Coliformes fécaux (E. coli, Salmonella Shigella ...)
Bactéries sporulantes (Clostridium botulinum)
Produits chimiques toxiques.
Métaux lourds

1) Stockage des intrants

Fumier et Paille

Coliformes fécaux
Bactéries sporulantes
Produits chimiques
Autres micro-organismes: champignons (Diehliomyces microsporus) ; Moisissures blanches et vertes (Hypomyces rosellus et Trichoderma spp respectivement); Moisissures adventices (Chaetomium spp, Scopulariopsis fimicola, Papulaspora byssina, Sporendonema purpurascens) ; Acariens...

Mycélium

Stérile selon contrôle fournisseur

Sable de Fontainbleau ou autre terre de gobetage

Stérile selon contrôle fournisseur
- Contamination par des micro-organismes (Mycogone perniciosa, Verticillium fungicola,Hypomyces rosellus, Diehliomyces microsporus, Acariens) ou par des excréments de rongeurs

Paniers et Cagettes

Dépôt dans les champignons de corps étrangers nocifset dangereux pour le consommateur.
Produits chimiques toxiques (traitement du bois)

Étapes

Actions correctives et préventives

1) Stockage des intrants (excepté l'eau)

Fongicides + insecticides dans la zone de stockage => BPP (Prévenir et gérer le risque de résistance aux fongicides)

2) Fermentation du compost avec retournement

Pasteurisation à l'étape 3

4) Mise en sac plastique

Fongicides + insecticides. Lavage des mains et port de gants

5) Ensemencement - humidité

Lavage des mains et port de gants

6) Incubation & 7) Gobetage

Fongicides + insecticides. Lavage des mains et port de gants

Exemples d'actions spécifiques par contaminant :

  • Fumier et paille :

    • Hypomyces rosellus : Application de textile humide et de sel pour isoler/désinfecter, ou deformaline et fongicides (Bénomyl, Carbendazime, Prochloraze manganèse, Thiophanate-méthyl) en cas d'infection grave.

    • Trichoderma spp. : Pasteurisation adéquate du substrat et bonnes mesures sanitaires ; aucun fongicide spécifiquerecommandé.

  • Sable de Fontainebleau :

    • Verticillium fungicola : Pulvérisation de Chlorothalonil et Prochloraze manganèse.

    • Mycogone perniciosa : Pulvérisation de Carbendazime, Chlorothalonil (DJA=0,01 mg/kg/j), Prochloraze de manganèse.

Tableau récapitulatif des risques après actions correctives/préventives :

DANGER

GRAVITE

FREQUENCE

RISQUE

Métaux lourds

3

1

3

Échardes de bois

3

1

3

Contamination par les rongeurs

3

3

9

Bactéries sporulantes (Clostridium)

4

2

8

-E.coli E157H7
-Shigella
-Salmonella

4

3

12

Autres coliformes fécaux

2

3

6

Moisissures

2

3

6

Produits chimiques toxiques

2

3

6

Endommagement physique des champignons

1

4

4

Autres organismes nuisibles: moisissures, acariens, nématodes... insectes

1

3

3

5.5.2. Utilisation de l'Arbre de Décision pour lesCCP

L'arbre de décision est appliqué pour identifier si une étape est un CCP.

Exemple pour la décontamination en fin d'exploitation :

Arbre de décision,Question 2
  • Q1 : Existe-t-il une ou des mesures de maîtrise ? (Oui pour la décontamination en fin d'exploitation)

  • Q2 : L'étapeest-elle spécifiquement conçue pour éliminer ou réduire la probabilité d'apparition d'un danger à un niveau acceptable ? (Non)

Arbre de décision, Question 3 et 4
  • Q3 : La contamination amenant un danger identifié pourrait-elle survenir au-delà du niveau acceptable ou augmenter jusqu'à un niveau inacceptable ? (Si oui, aller à Q4).

  • Q4: Une étape ultérieure permet-elle d'éliminer le danger identifié ou réduire la probabilité d'apparition à un niveau acceptable ? (Si non, c'est un CCP).

Les actions correctives et préventives peuvent inclure :

  • Stérilisation de l'eau.

  • Stérilisation de toutes les surfaces (ex: vapeur à 70°C pendant 12h).

  • Traitements spécifiques (fongicides, insecticides, anti-rongeurs).

5.6.Principes 3, 4 et 5 de la Gestion des Risques

  • Principe 3 : Fixation des limites critiques : C'est la valeur maximale ou minimale qu'un danger physique, biologique ou chimique doit respecter pour être ramené à un « niveau de risque acceptable ».

  • Principe 4 : Mise en place de procédures de surveillance.

  • Principe 5 : Mise en place des actions correctives.

Les guides des BPH sont des recommandations sectorielles qui proposent des moyens, méthodes et procéduresadaptées pour maîtriser les exigences sanitaires (réglementaires ou non) lors de toutes les étapes de la vie du produit, de la préparation à la distribution.

5.7. Principes 6 et 7 : Suivi et Enregistrement

  • Principe 6 :Établissement de documents et d'enregistrements : Toutes les données de mesure, les actions correctives et l'évaluation de leur efficacité doivent être documentées (base de données informatisée).

  • Principe 7 : Vérification du système HACCP : Réitération systématique del'ensemble du processus de contrôle.

La communication sur les risques au sein de l'entreprise est indispensable pour la réussite d'un processus HACCP :

  1. Expliquer l'évaluation des risqueset l'indexage retenu.

  2. Expliquer la manière dont les rappels et les retraits du marché vont être gérés.

Cette démarche constitue la fin de la première partie de l'introduction au management qualité et traçabilité.

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