Pneumothorax spontané : généralités
Keine KartenDéfinition, intérêt, rappels et physiopathologie du pneumothorax spontané.
Le Pneumothorax Spontané (PNO) pour l'examen
Le pneumothorax spontané est une urgence qui nécessite une bonne compréhension pour l'examen. Voici l'essentiel à retenir, clair et concis.
1. Définition du PNO Spontané
Qu'est-ce que c'est ?
C'est une irruption brutale d'air dans la cavité pleurale, sans traumatisme ni manœuvre instrumentale.Types de PNO spontané :
Primitif (PSP) ou Primaire : survient sur un poumon "sain" (idiopathique).
Secondaire (PSS) : survient sur un poumon pathologique (ex: tuberculose, BPCO/emphysème, tabac).
Cavité pleurale : C'est une cavité virtuelle, maintenue par une dépression intra-pleurale négative (). Le liquide pleural assure le glissement entre les feuillets.
Physiopathologie :
L'air entre dans la plèvre par :Communication alvéolo-pleurale (la plus fréquente).
Communication directe avec l'atmosphère (rare).
Production locale de gaz par des micro-organismes (rare).
2. Signes Cliniques (PSP non compliqué)
Le PSP non compliqué (sans signes de gravité) est souvent chez un homme jeune (≤ 40 ans), mince, longiligne, parfois fumeur.
Syndrome de Gaillard (Trépied de Gaillard)
Le trépied de Gaillard est la triade des signes cliniques classiques du pneumothorax :
Douleur thoracique :
Début brutal, "coup de poignard" latéro-thoracique ou postérieur.
Type pleural : accentuée par l'inspiration profonde, la toux et les mouvements.
Souvent passagère, puis remplacée par la dyspnée.
Dyspnée :
D'intensité variable, type polypnée superficielle.
Aggravée par la douleur et l'effort.
Soulagée par le repos et le décubitus latéral du côté opposé.
Toux :
Inconstante, sèche, douloureuse, pénible.
Déclenchée par les mouvements.
NB : Ces signes diminuent spontanément après quelques heures/jours dans les formes non compliquées.
Examen physique (Trépied de Gaillard à l'examen)
Du côté atteint :
Inspection : Distension de l'hémithorax, diminution/immobilité de l'ampliation thoracique.
Palpation : Diminution ou abolition des Vibrations Vocales (VV).
Percussion : Tympanisme du côté atteint.
Auscultation : Diminution ou abolition du Murmure Vésiculaire (MV).
Signes de gravité (à la recherche activement)
🚨 Ce sont des signes d'alerte indiquant un PNO grave :
Respiratoires : Dyspnée de repos avec polypnée , signes de lutte, cyanose, Saturation en O₂ (\text{SaO}_2 < 90\%" data-type="inline-math"></span>).
Neurologiques : Malaise, agitation, confusion, obnubilation, coma.
Cardio-vasculaires : Hypotension, tachycardie , bradycardie , marbrures, sueurs.
Autres signes de refoulement (TVJ, dysphagie, dysphonie), emphysème sous-cutané.
3. Diagnostic Positif
Clinique : Trépied de Gaillard (douleur, dyspnée, toux) et signes physiques (VV, MV abolis, tympanisme).
Radiographie thoracique de face (Rx thorax) : Confirme le PNO + apprécie son importance.
Hyperclarté avasculaire périphérique, délimitée par un fin liseré opaque (plèvre viscérale).
Ces 4 signes radiologiques du PNO complet : Elargissement des EIC, horizontalisation des côtes, nettétée anormale des côtes, abaissement de la coupole diaphragmatique, refoulement du médiastin.
TDM thoracique : Utile pour PNO minimes, diagnostic étiologique (blebs, emphysème), discussion chirurgicale.
Échographie thoracique : Diagnostic immédiat au lit du malade. Plus sensible que la Rx.
PNO : absence de glissement des feuillets pleuraux et aspect figé.
4. Diagnostic Différentiel
Ne pas confondre un PNO avec :
Douleur thoracique : Infarctus du myocarde, Embolie pulmonaire, Dissection aortique, Péricardite.
Dyspnée : Crise d'asthme, Exacerbation de BPCO, Œdème Aigu du Poumon (OAP).
Hyperclartés radiologiques : Grosses bulles d'emphysème, cavités pulmonaires (abcès, caverne).
5. Traitement
Buts du traitement
Évacuer l'air de l'espace pleural.
Traiter et prévenir les complications.
Éviter les récidives.
Traiter la cause éventuelle.
Moyens thérapeutiques
Mesures hygiéno-diététiques : Repos strict, éviter les efforts, arrêt du tabac +++.
Médicaments : Antitussifs, antalgiques, laxatifs (pour éviter les efforts de poussée).
Moyens instrumentaux :
Exsufflation à l'aiguille : Pour PNO de petit volume bien toléré.
Drainage pleural aspiratif ou sur valve de Heimlich : Le plus fréquent.
Moyens chirurgicaux :
Symphyse pleurale / Pleurodèse (talcage, chimique, abrasion) : Adhérisation des feuillets.
Pleurectomie partielle.
Indications spécifiques
Formes graves : Drainage thoracique d'urgence + mesures de réanimation.
PNO Spontané Primaire (PSP) non compliqué :
Volume < 20% et bien toléré : Surveillance, repos strict 48h. Si échec, exsufflation ou drainage.
Volume : Drainage thoracique d'emblée.
PNO Spontané Secondaire (PSS) : Quel que soit le volume, drainage thoracique d'emblée.
6. Prévention
Arrêt du tabac +++.
Prévention et traitement corrects des causes (pleurodèse, bullectomie, anti-TB).
Récidives fréquentes : (25% à 2 ans, 54% à 5 ans pour PSP) indication chirurgicale.
7. Conclusion
Diagnostic souvent aisé.
Problématique dans les pays à ressources limitées (plateau technique, patients démunis).
Dominé par les PSS dans ces régions, avec tuberculose et tabac comme étiologies principales.
La prévention passe par l'arrêt du tabac et la lutte contre la TB.
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