Pathologies du coureur
100 KartenCe document traite des pathologies courantes chez les coureurs, y compris les problèmes de dos, de hanche et de genou, ainsi que des stratégies de prévention et de traitement.
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Ce document explore les pathologies courantes chez les coureurs à pied, en se basant sur les concepts clés de quantification du stress mécanique (QSM), le minimalisme et le maximalisme, la foulée, et l'impact de la charge, de l'amplitude et de la répétition sur le corps. Il détaille ensuite les affections spécifiques touchant le bas du dos, la hanche et le genou, en fournissant des recommandations pour la prévention et le traitement.
1. Notions de base
1.1 Quantification du Stress Mécanique (QSM)
Le corps s'adapte dans la mesure où le stress appliqué n'est pas plus grand que sa capacité d'adaptation. Quantifier quotidiennement le stress mécanique appliqué sur le corps est la meilleure manière d'éviter les blessures.
Le QSM est un principe fondamental qui stipule que la charge ou le stress imposé au corps doit être proportionnel à sa capacité d'adaptation. Un déséquilibre peut conduire à des blessures. Une surveillance attentive des charges d'entraînement est cruciale.
1.2 Minimalisme
Le minimalisme dans la course fait référence à l'utilisation de chaussures conçues pour offrir le moins d'amorti et de soutien possible, afin de simuler la course pieds nus. L'objectif est d'encourager une foulée plus naturelle et un renforcement des muscles du pied.
Objectifs du minimalisme :
Établir une échelle normative validée pour quantifier le niveau de minimalisme des chaussures.
Déterminer l'effet des chaussures minimalistes sur la cinétique, la cinématique et le stress tissulaire.
Fournir des lignes directrices pour une transition sécuritaire entre différents types de chaussures.
Temps de transition :
Coureurs récréatifs : 1 mois par 10 à 20% d'Indice de Minimalisme (I.M.).
Coureurs expérimentés : Doubler ce temps de transition.
Règle du « 1 min de plus » : Lorsque des inconforts surviennent (pied, mollet), augmenter progressivement le temps d'entraînement.
Facteurs d'influence : Âge, santé générale, historique de chaussage, antécédents sportifs.
1.3 Maximalisme
Les chaussures maximalistes sont caractérisées par un amorti important. Elles peuvent influencer la répartition des charges sur le corps.
Les chaussures maximalistes augmentent la charge sur certaines structures.
Les chaussures maximalistes diminuent la charge sur d'autres structures.
1.4 La foulée
La foulée du coureur est un élément clé impactant la biomécanique et la distribution des forces. Elle peut varier en fonction du type de chaussure et de l'entraînement.
1.5 Charge/ Amplitude/ Répétition
Ces trois paramètres sont interdépendants et essentiels pour comprendre l'impact mécanique sur le corps du coureur. Un déséquilibre dans l'un de ces facteurs peut augmenter le risque de blessures.
2. La Lombalgie
2.1 L'impact de la course à pied sur le dos
Des études ont montré que les coureurs ont une meilleure hydratation discale et un contenu plus important en glycosaminoglycanes que les non-coureurs. Les coureurs réguliers (plus de 50km/sem) ont même des disques intervertébraux plus épais.
Ces résultats suggèrent une réponse adaptative, anabolique et hypertrophique des disques intervertébraux, notamment du nucleus, la partie centrale du disque impliquée dans les hernies discales.
2.2 Réduire l'extension lombaire
Pour réduire le stress sur la colonne lombaire, plusieurs ajustements peuvent être envisagés :
Augmentation de la cadence : Passer de 170 à 190 pas/minute.
Diminuer la vitesse : Réduire l'intensité de la course.
Diminuer les descentes : Moins de sollicitation en excentrique.
Réduire l'interférence : Courir de manière plus "silencieuse", avec une pose du pied à plat.
Il est important de noter que les pathologies liées à l'extension lombaire sont généralement plus fréquentes chez le coureur récréatif que chez l'athlète entraîné.
2.3 Nos recommandations
Contre-indications : S'abstenir de courir en cas de lumbago aigu ou de douleurs sciatiques.
Prévention : La course est un excellent choix pour réduire les douleurs dorsales liées à l'inactivité, à condition d'être progressif.
Technique adéquate : Une bonne technique de course est essentielle pour minimiser les contraintes sur le dos.
2.4 Conseils de base donnés à un coureur lombalgique
QSM : Appliquer les principes de la Quantification du Stress Mécanique.
Réduire : Vitesse et descentes pour moins de contraintes.
Arrondir le dos : Effectuer des flexions lombaires fréquentes pendant les entraînements.
Augmenter la cadence : Viser 180 pas/minute.
Courir en faisant peu de bruit : Indicateur d'une foulée plus légère.
Chaussures : Préférer des chaussures minimalistes (si la transition est sécuritaire).
Assouplissement : Travailler l'extension de hanche.
Renforcement : Gainage, stabilité du tronc, du bassin et des hanches.
2.5 Exercices de renforcement lombaire et proprioception
Maîtrise du travail hypopressif.
Statique (avec ballon en option).
Dynamique.
Stabilisation simple, puis complexe, puis complexe et dynamique.
3. Pathologies de la hanche
3.1 Bursite trochantérienne
Une bursite trochantérienne est une inflammation de la bourse séreuse située au-dessus du grand trochanter de la hanche.
Symptômes et diagnostic :
Douleur latérale à la palpation.
Tuméfaction locale.
Test de compression manuelle positif.
Mécanisme et gestion :
Souvent due au frottement de la bandelette ilio-tibiale, accentué par un affaissement du bassin et un manque de soutien des fessiers.
Action: Éviter les mouvements douloureux et la compression latérale. Être prudent en descente et lors de l'étirement de la bandelette ilio-tibiale.
Soulagement: Utiliser des modalités antalgiques (taping, crème anti-inflammatoire).
Traitement: Renforcer les muscles fessiers (moyen fessier).
Dernier recours: Infiltration de cortisone.
3.2 Tendinopathie moyen fessier
L'inflammation ou la dégénérescence du tendon du moyen fessier.
Symptômes et diagnostic :
Douleur localisée le long de la crête iliaque ou en supra-trochantérien.
Test positif à l'abduction de hanche résistée en décubitus dorsal (0 et 45° de flexion de hanche).
3.3 Fasciapathie d'origine de la BIT (bandelette ilio-tibiale)
Aussi appelée syndrome de l'essuie-glace ou syndrome du coureur, c'est une inflammation de la bandelette ilio-tibiale due à des frottements répétés.
Symptômes et causes :
Douleur plus antériorisée, au niveau du tubercule iliaque.
Douleur sur le côté externe du genou, typique chez les coureurs et cyclistes.
Souvent causée par surentraînement, mauvaise préparation ou facteurs morphologiques.
3.4 Tendinopathie des fléchisseurs hanche
Concerne les muscles psoas, droit fémoral, droit interne et le fascia lata.
Symptômes et diagnostic :
Douleur lors de la mobilisation de la hanche, du mouvement.
Restriction de mobilité ou faiblesse.
Test positif à la flexion de hanche résistée en décubitus dorsal (90° de flexion de hanche et 0° avec rotation interne pour le fascia lata, rotation externe pour le droit interne).
Palpation douloureuse des structures antérieures (EIAS, EIAI, fascia).
Causes et traitement :
Mouvements répétitifs, effort intense, mauvaise posture, complications post-chirurgie.
Traitement combine repos, kinésithérapie, et parfois des anti-inflammatoires.
3.5 Tendinopathie proximale des Ischio-Jambiers
Lésion du tendon des ischio-jambiers, située à l'arrière de la cuisse, sous la fesse (sur la tubérosité ischiatique).
Causes et symptômes :
Surcharge mécanique et microtraumatismes répétés, typiquement chez les coureurs et athlètes.
Douleur dans le haut de la cuisse ou sous la fesse, aggravée par la position assise ou l'extension de la hanche.
Diagnostic et traitement :
Diagnostic par interrogatoire et tests cliniques. Imagerie si nécessaire.
Traitement : repos, modification de l'activité, physiothérapie (renforcement excentrique), ondes de choc.
Gestion des lésions de charge et d'amplitude :
Modification des entraînements : Diminuer l'intensité et les dénivelés.
Renforcement : Exercices excentriques.
Étirement : Réaliser des étirements des ischios sous le seuil de la douleur (1/3 proximal).
Principes généraux : QSM, 170/180 pas/minute, privilégier le minimalisme (si adapté).
3.6 Fracture de stress de hanche
Microfissure dans l'os causée par des charges répétées et excessives, et non un choc unique.
Symptômes et traitement :
Douleurs qui augmentent à l'effort, surtout à la rotation interne. Difficile à diagnostiquer.
Traitement : repos prolongé, rééducation progressive et analyse des facteurs favorisants.
3.7 Conflit fémoro-acétabulaire (CFA)
Contact anormal entre le col du fémur et le rebord de l'acétabulum dû à une anomalie morphologique osseuse.
Symptômes, diagnostic et traitement :
Douleurs profondes et chroniques dans l'aine, raideur, perte de mobilité (surtout flexion et rotation).
Test de Fadir (Flexion/Adduction/Rotation Interne de hanche) positif.
Traitement conservateur (repos, physiothérapie), puis chirurgie si nécessaire.
3.8 Coxarthrose
Usure progressive du cartilage articulaire de la hanche.
Symptômes et traitement :
Douleurs, raideurs et perte de mobilité, aggravées par l'âge, l'obésité ou l'excès d'effort.
Diagnostic par radiographies.
Traitements : médicaments, mesures hygiéno-diététiques, chirurgie (prothèse de hanche) pour les cas avancés.
3.9 Douleur sacro-iliaque
Douleurs dans le bas du dos et les fesses, pouvant irradier vers la hanche, l'aine ou la cuisse.
Causes et symptômes :
Inflammation ou trouble mécanique de l'articulation sacro-iliaque.
S'aggravent avec la marche, la course, les dénivelés et la station debout prolongée.
Peuvent être liées à traumatismes, grossesses, mauvaise posture ou maladies inflammatoires.
Diagnostic et traitement :
Tests cliniques : Faber (Flexion/Abduction/Rotation Externe de hanche), compression, distraction, Thigh Thrust Test.
Traitements : kinésithérapie, anti-inflammatoires, infiltrations, chaleur.
4. Pathologies du genou antérieur et latéral
4.1 Bursite infra-patellaire (Hygroma)
Inflammation d'une bourse située sous la rotule, au niveau du tendon patellaire.
Causes et symptômes :
Traumatismes répétés (agenouillement prolongé, sports), entraînant douleur, gonflement, chaleur et rougeur.
Peut être post-traumatique (liquide séro-sanglant), microtraumatique (liquide exsudatif) ou infectieuse.
Traitement :
Repos, application de glace, anti-inflammatoires.
Peut nécessiter une aspiration de la bourse ou des antibiotiques en cas d'infection.
Récupération par kinésithérapie.
Clinique :
Douleur en flexion et à la palpation.
Infection en cas de rougeur importante.
Diagnostic différentiel avec un épanchement intra-articulaire.
4.2 Tendinopathie patellaire (Jumper's knee)
Douleur au tendon rotulien due à des microlésions et inflammations par surutilisation, surtout lors de sauts répétés.
Symptômes :
Douleur sous la rotule, raideur et gonflement du genou.
Pathogénie et biomécanique :
Sollicitations brutales répétées (impulsions, réceptions, décélérations).
Sollicitations excentriques.
Contrainte sur le tendon au début de flexion, sur la patella vers 60°, et sur le tendon quadricipital vers 90°.
Sites lésionnels :
Insertion patellaire (80%), fibres profondes, séquelles Sinding Larsen.
Corps tendineux.
Insertion tibiale sur la TTA (tubérosité tibiale antérieure), séquelles d'Osgood-Schlatter.
Anamnèse :
Douleur à la montée/descente des escaliers.
Apparition progressive, évoluant selon les stades de Blazina :
Douleur après le sport.
Douleur en début et à la fatigue, cédant après échauffement.
Douleur permanente entraînant une diminution de l'activité sportive.
Douleur imposant l'arrêt complet du sport.
Rupture du tendon.
Douleur localisée à la face antérieure du genou (pointe de la rotule, corps tendineux, TTA), sans irradiations.
Examen clinique :
Contraction isométrique : de 0 à 20° de flexion du genou (met en tension les fibres profondes).
Test isométrique en charge.
Étirement passif.
Palpation en extension complète du genou et en flexion (pour les fibres superficielles).
Traitement :
Initial : Repos sportif, cryothérapie, modification des facteurs déclencheurs.
Orthèses : Bande patellaire.
Médicaments : AINS (topiques/per os) pour le contrôle de la douleur aiguë.
Rééducation : Physiothérapie, mésothérapie, rééducation excentrique (traitement de choix pour les vraies tendinopathies, minimum 20 à 30 séances).
Thérapies : Ondes de choc, infiltration PRP (Plasma Riche en Plaquettes).
Chirurgie : Rare, mais possible en cas d'échec des traitements conservateurs (excision de tissus pathologiques, peignage du tendon, résection pointe rotule). Reprise sportive en 6 à 12 mois.
AINS (Anti-inflammatoires non stéroïdiens) :
Rôle discuté (potentiellement néfaste sur la guérison).
Ne modifient pas la guérison à long terme, mais augmentent les contraintes précoce sur le tendon.
Risque d'effets secondaires (gastro, cardio-vasculaire, rénaux).
Option raisonnable pour contrôler les douleurs aiguës.
Infiltration de corticoïdes :
Réduction de l'inflammation et néovascularisation.
Altération de l'épaisseur des tendons et inhibition de la synthèse protéique.
Risque de rupture tendineuse.
Rééducation excentrique :
Objectifs : Augmenter la synthèse de collagène, améliorer l'alignement des fibres, prévenir les adhérences, stimuler la néovascularisation, allonger l'unité musculo-tendineuse.
Repose sur la mécano-transduction pour renforcer le tendon.
Ondes de choc :
Action mécanique : MTP (massage transversal profond) X1000, défibrosante, microlésions pour stimuler la cicatrisation.
Action biochimique : Libération de substances antalgiques, diminution de la Substance P.
Action antalgique : Théorie du gate-control.
Effets favorables à long terme, peu d'effets secondaires, nécessite un repos sportif relatif.
PRP (Platelet-Rich-Plasma) :
Libération de facteurs de croissance (PDGF, IGF-1, VEGF, bFGF, TGF-β1, EGF).
Prolifération cellulaire, synthèse de collagène, amélioration de l'organisation des fibres.
Meilleure cicatrisation tendineuse, temps de cicatrisation diminué.
Les AINS sont proscrits après une injection de PRP.
Entraînement :
Modification : Diminuer l'intensité, le volume, et arrêter les descentes.
Exercices : Renforcement excentrique du quadriceps (contrôle moteur), grand fessier.
Gestion de la douleur : Ne pas dépasser 3/10 max, douleur doit être résorbée en 60 minutes.
Principes généraux : QSM, 170-180 pas/minute, minimalisme.
4.3 Apophysite
Pathologie de croissance chez les jeunes sportifs, touchant une apophyse par tractions répétées du tendon.
Caractéristiques :
Douleurs, inflammation et irrégularités d'ossification sur les radios.
Survient pendant les phases de croissance rapide, lorsque les os croissent plus vite que les muscles.
Deux pathologies connues :
Sinding-Larsen-Johanson : Enfants de 9 à 12 ans, douleur à la pointe de la rotule.
Osgood-Schlatter : Enfants de 12 à 15 ans, douleur sur la TTA (tubérosité tibiale antérieure).
4.4 Tendinopathie quadricipitale
Douleur et inflammation du tendon qui relie le quadriceps à la partie supérieure de la rotule.
Causes et symptômes :
Sollicitation excessive (surcharge sportive, hyper-sollicitation du genou en flexion à plus de 80°).
Douleur au-dessus de la rotule, aggravée à l'effort, gonflement, difficultés à étendre le genou.
Souvent présente en haltérophilie, CrossFit, escrime.
Examen clinique :
À ne pas confondre avec une enthésopathie asymptomatique.
Douleur sur le bord supérieur de la rotule.
Douleur à la contraction isométrique (genou fléchi à plus de 70°).
Douleur à la palpation, mais peu sensible à l'étirement.
4.5 Paquet adipeux de Hoffa, Hoffite, pathologie du Hoffa
Inflammation du corps adipeux infrapatellaire situé à l'avant du genou.
Physiologie :
La graisse de Hoffa est déformable, permet l'expansion de la synoviale, facilite la distribution du liquide articulaire.
Véritable coussin supportant le tendon patellaire.
Examen clinique :
Douleurs antérieures sous-patellaires lors de la marche, course ou montée d'escaliers.
Sensation d'instabilité, blocage en fin d'extension.
Butée douloureuse en fin d'extension et petit flessum antalgique.
Palpation douloureuse de part et d'autre du tendon patellaire (épaississements, nodules, crépitements).
Douleur à la compression active ou passive par le tendon patellaire.
Douleur en fin d'extension passive forcée.
Signe de Hoffa :
Genou fléchi à 90°, pression latérale et médiale de part et d'autre du tendon rotulien.
Extension passive rapide du genou.
Douleurs sur les 10 derniers degrés d'extension.
Étiologie :
Traumatique ou microtraumatique (choc direct, hyperextension répétée).
Lésion de cisaillement (entorse du genou, rupture du LCA, luxation de rotule).
Fibrose post-arthroscopique et post-chirurgicale.
4.6 Quadriceps fat pad impingement syndrome (bursite supra-patellaire)
Syndrome où le coussinet graisseux situé sous le tendon du quadriceps est irrité ou comprimé.
Symptômes :
Œdème, épaississement du coussin graisseux sous-quadricipital.
Douleurs et ressaut en début de flexion.
Douleur en flexion maximale.
La face profonde devient convexe.
4.7 Lésion méniscale antérieure
Lésion du ménisque latéral (le plus souvent), caractérisée par une fissure horizontale.
Clinique :
Douleurs antérieures exacerbées en extension.
Douleurs aux tests de la corne antérieure du ménisque latéral (faible degré de flexion) : McMurray, Grinding test d'Appley.
Douleurs à la palpation du segment antérieur du ménisque latéral.
4.8 Irritation radiculaire de L3 (cruralgie)
Douleur irradiant dans la partie antérieure de la cuisse, causée par la compression ou l'inflammation de la racine nerveuse L3.
Causes et symptômes :
Souvent provoquée par une hernie discale, arthrose facettaire, diminution du diamètre foraminal (L3-L4).
Peut s'accompagner de symptômes sensitifs et moteurs spécifiques.
Tests cliniques :
Palpation massive articulaire.
Contraction du psoas, retour du Lasègue.
Réflexe rotulien.
4.9 Irritation de la branche infrapatellaire du nerf saphène
Douleur, brûlure, picotements et engourdissements sur la face interne du genou.
Causes et traitement :
Souvent à la suite d'une chirurgie du genou ou de compressions.
Traitements : injections locales, kinésithérapie, (neurolyse ou neurectomie en cas d'échec).
4.10 Syndrome fémoro-patellaire (SFP)
Douleur autour de la rotule, causée par un mauvais alignement et un frottement excessif entre la rotule et le fémur.
Symptômes :
Douleur aggravée par les escaliers ou en position assise/accroupie.
Facteurs favorisants :
Augmentation des forces compressives, interval training, augmentation trop rapide de la charge d'entraînement.
Les facteurs anatomiques (angle Q, pieds plats, patella alta) sont de plus en plus remis en question.
Gestion des lésions de charge et de répétition :
Modification d'entraînement : Diminuer l'intensité, le volume, les descentes. Augmenter les sorties et diminuer le temps ou la distance.
Modification du patron de course.
Exercices : Renforcement excentrique des quadriceps, des hanches, des fessiers.
Gestion de la douleur : Max 2/10.
Principes généraux : QSM, 170-180 pas/minute, minimalisme.
Chaussures : Augmenter le pourcentage de minimalisme (si adapté).
Adjuvant : Taping.
4.11 Critères d'Ottawa pour les traumatismes du genou
Utilisés pour déterminer la nécessité d'une radiographie après un traumatisme du genou.
Âge supérieur à 55 ans.
Douleur isolée de la rotule.
Douleur à la tête du péroné.
Impossibilité de fléchir le genou à 90°.
Impossibilité de faire 4 pas en charge immédiatement après le trauma et aux urgences.
4. Genou latéral
Syndrome de la bandelette ilio-tibiale (B3)
Affection douloureuse caractérisée par le frottement du tissu conjonctif contre le fémur.
Causes et symptômes :
Le tissu conjonctif entre l'os du bassin et le tibia est trop tendu et frotte contre le fémur.
Les coureurs sont particulièrement à risque.
Le principal symptôme est une douleur entre les hanches et les genoux, qui s'aggrave lors de l'activité.
Traitement :
Kinésithérapie.
Parfois injections de corticostéroïdes.
Rarement, une intervention chirurgicale.
Gestion des lésions de répétition :
Douleur : Aiguë et chronique.
Modification d'entraînement : Diminuer le volume et les descentes. Augmenter l'intensité (vitesse courte), favoriser les surfaces régulières, fractionner avec des minutes de marche.
Exercices : Renforcement similaire au SFP (Syndrome Fémoro-Patellaire), plus renforcement des abducteurs, des fessiers, du gainage, travail du contrôle moteur (step down, contrôle du genou).
Gestion de la douleur : 0/10 max.
Principes généraux : QSM, 170-180 pas/minute, minimalisme.
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