Maladies auto-immunes et thyroïdiennes
Keine KartenExploration détaillée de l'autoimmunité, des principales maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie, le syndrome de Gougerot-Sjögren, ainsi que les maladies auto-immunes thyroïdiennes.
La transplantation est l'acte de transférer des cellules, des tissus ou desorganes d'un site à un autre. C'est un traitement reconnu pour les insuffisancesorganiques terminales.
Transplantation d'organes
La transplantation est une opération chirurgicale par laquelle un organe malade est remplacé par unorgane sain prélevé sur un donneur (décédé ou vivant et sain). Le receveur est la personne transplantée, et le donneurest la personne d'où provient l'organe.
Types de transplantation
Les transplantations peuvent être classées selon l'origine du greffon :
Isogreffe : Le greffon provient du vraijumeau du receveur.
Allogreffe : Le donneur et le receveur appartiennent à la même espèce. C'est le cas le plus fréquent.
Xénogreffe : Le donneur est d'une espèce différente mais génétiquement proche du receveur. Ces greffes sont majoritairement expérimentales.
Autogreffe : Le greffon appartient au receveur lui-même. Il s'agit principalement detissus ou de cellules.
Historique des transplantations
L'histoire des transplantations est ancienne, avec des références mythologiques et légendaires.
1905 : Première greffe réussie de cornée par le Dr Eduard Zirm.
1952 : Première transplantation rénale à partir d'un donneur vivant à Paris, bien que le receveur n'ait survécu que 21 jours.
1957 : Première transplantation de foie par le Dr Martinez et première demoelle osseuse par Edward Donnall Thomas.
1967 : Première transplantation cardiaque par le Pr Christiaan Barnard en Afrique du Sud.
1968 : Première greffe de moelle osseuse réussie en Belgique et première transplantation pulmonaire.
1979 : Première greffe de trachée.
1998 : Première greffe de larynx réussie.
2000 : Première double transplantation de mains.
2003 :Première transplantation de langue à Vienne.
2005 : Première transplantation partielle de visage en France et première greffe à l'aide d'un segment d'aorte.
2006 : Première transplantation de pénis en Chine.
2008 : Première transplantation de deux bras entiers en Allemagne.
2009 : Première greffe simultanée du visage et des mains sur un homme gravement brûlé.
Organes et tissus transplantés
Les transplantations les plus fréquentes concernent le rein. D'autres organes couramment transplantés incluent le foie, le cœur, le poumon, le bloc cœur/poumon, le pancréas et plus rarement l'intestin.
Divers tissus sont également greffés : la cornée, l'os, les valves cardiaques, les vaisseaux sanguins et la moelle osseuse.
Certaines transplantations comme celles du rein, visent àaméliorer significativement la qualité de vie du receveur en évitant des traitements lourds comme la dialyse.
Complications post-transplantation
Greffe allogénique
Les complications comprennent :
Complications chirurgicales.
Récidive de la maladie initiale.
Effets secondaires des immunosuppresseurs.
Complications métaboliques.
Greffe syngénique (entre jumeaux homozygotes)
Malgré une compatibilité génétique totale, des complications chirurgicales etla récidive de la maladie initiale peuvent survenir.
Antigènes reconnus sur le greffon
La reconnaissance immunitaire des antigènes du greffon est cruciale et peut entraîner un rejet.
Antigènes du Complexe Majeur d'Histocompat
ibilité (CMH) : Ce sont les antigènes majeurs de transplantation.
Antigènes HLA de classe I (HLA-A, B, C) : Ubiquitaires.
Antigènes HLA de classe II (HLA-DR, DQ, DP) :Exprimés sur les cellules présentatrices d'antigènes (CPA) professionnelles (cellules dendritiques, lymphocytes B, monocytes/macrophages).
Ces antigènes sont très immunogènes et provoquent une forte réponse immunitaire cellulaire et humorale.
Antigènes mineurs : Antigènes protéiques avec polymorphismes alléliques, présentés sous forme de peptides par les molécules HLA du receveur. Moins immunogènes, mais leur effet cumulatif est significatif (ex. : antigène male H-Y sur le chromosome Y).
Antigènes de groupes sanguins :
Groupes sanguins érythrocytaires (A, B, O).
Les incompatibilités provoquent une forte réponse humorale.
Ces antigènes sont exprimés sur l'endothéliumvasculaire.
Molécules du CMH
Les molécules du CMH sont des molécules présentatrices de peptides, essentielles à la reconnaissance immunitaire.
Classe I : Présentent des peptides intracellulaires.
ClasseII : Présentent des peptides extracellulaires.
Chaque molécule du CMH peut se lier à environ 1000 peptides différents.
Ce sont des ligands pour le TCR (récepteur des cellules T) et participent à la sélection thymique.
Les gènes du CMH sont les plus polymorphiques du génome.
Classe CMH | II | III | I | |||||
Région | DP | DQ | DR | C4, C2, BF | B | C | A | |
Produits géniques | DP | DQ | DR | Protéines C' | TNF- | HLA-B | HLA-C | HLA-A |
Alloantigènes
Les alloantigènes sont des molécules dont le polymorphisme interindividuel est responsable de réponsesimmunitaires allogéniques.
Réponse alloréactive : Réponse immunitaire dirigée contre les alloantigènes. Elle est principalement médiée par les lymphocytes T.
Cellules impliquées dans le rejet
Plusieurs types cellulaires sont impliqués dans lerejet de greffe :
Cellules présentatrices d'antigènes (CPA) : Cellules dendritiques, macrophages, lymphocytes B activés.
Lymphocytes B et anticorps :
Anticorps préformés.
Anticorps naturels.
Anticorps préformés suite à une sensibilisation antérieure.
Anticorps induits.
Lymphocytes T.
Autres cellules :Cellules Natural Killer (NK), monocytes/macrophages.
Types de rejet
Le rejet est classé en fonction de son moment de survenue après la greffe :
Rejet hyperaigu ( heures) : Causé par la présence d'anticorps préexistants avant la transplantation.
Rejet accéléré ( heures et jours) : Réponse humorale anamnestique.
Rejet aigu (après 5 jours) : Réponse cellulaire prédominante.
Rejet chronique ( jours, souvent plusieurs années) : Réponse immunitaire mixte (humorale et cellulaire) et facteurs non immunitaires.
Rejets hyperaigu et accéléré
Ces rejets sont liés à la présence d'anticorpssynthétisés avant la transplantation (hyperaigu) ou peu après (réponse anamnestique, accéléré).
Anticorps anti-HLA (classe I).
Anticorps anti-ABO.
Anticorps dirigéscontre d'autres alloantigènes non-HLA (ex. : anticorps anti-endothélium).
Ces anticorps préformés peuvent être produits suite à des transfusions sanguines, des grossesses (même non menées à terme) ou un rejet antérieur de greffe.
Le rejet hyperaigu se manifeste dans les heures suivant le rétablissement de la continuité vasculaire. Il est secondaire à la fixation d'anticorps préformés sur l'endothélium vasculaire du greffon. Ces anticorps activent le complément, ce qui endommage les cellules endothéliales,provoque l'extravasation de cellules et de plasma, et l'agrégation plaquettaire, conduisant à la thrombose des microvaisseaux et à l'arrêt de la circulation sanguine.
Mécanismes d'action des anticorps dans le rejet
Les anticorps induisent le rejet parplusieurs mécanismes :
ADCC (Antibody Dependent Cellular Cytotoxicity) : Cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps.
Activation de la voie classique du complément.
Anaphylatoxines : Recrutement de polynucléaires neutrophiles.
Complexe d'attaque membranaire : Lyse directe de la cellule.
Importance de la compatibilité ABO
Les antigènes ABO sont exprimés sur les hématies, les lymphocytes, les plaquettes, ainsi que sur les cellules épith
Points Clés à Retenir
La transplantation est une procédure vitale pour les insuffisances organiques terminales.
Il existe différents types de greffes (auto, iso, allo, xéno) et une histoire riche d'innovations.
Les rejets (hyperaigu, accéléré, aigu, chronique) sont des complications majeures, principalement dues à la reconnaissance des antigènes du CMH et des groupes sanguins.
Les alloantigènes et les lymphocytes T jouent un rôle central dans l'alloreconnaissance.
Les immunosuppresseurs sont indispensables pour la réussite de la transplantation en prévenant le rejet et la GVHD.
La GVHD est une complication spécifique où les lymphocytes T du greffon attaquent le receveur.
L'adaptation et la tolérance peuvent s'établir àlong terme, réduisant le risque de rejet.
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