Exercices Pharmacologie L3: Applications Cliniques
50 KartenPharmacologie L3: Exercices sur les antidiabétiques, antiémétiques, antispasmodiques et autres médicaments gastro-intestinaux.
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Médicaments de la Constipation (Laxatifs)
Les laxatifs sont utilisés pour traiter la constipation en augmentant la fréquence des selles ou en facilitant leur évacuation.
Classification et Mécanismes d'Action
- Laxatifs de Lest : Augmentent le volume des selles (fibres).
- Laxatifs Osmotiques : Attirent l'eau dans l'intestin pour ramollir les selles.
- Exemples : Macrogol, Lactulose.
- Laxatifs Stimulants : Augmentent la motricité intestinale et les sécrétions.
- Exemples : Bisacodyl, Picosulfate de sodium.
- Laxatifs Lubrifiants : Facilitent le glissement des selles (ex: huile de paraffine).
Effets Indésirables et Contre-Indications
- Effets Indésirables Principaux : Douleurs abdominales, diarrhées, troubles hydro-électrolytiques (usage chronique). La morphine et le lopéramide provoquent de la constipation.
- Contre-Indications (CI) :
- Syndrome occlusif ou subocclusif.
- Douleurs abdominales de cause inconnue.
- Certains sont contre-indiqués chez la femme enceinte.
Médicaments de la Diarrhée (Antidiarrhéiques)
Ces médicaments visent à réduire la fréquence et la consistance des selles diarrhéiques.
Classification et Mécanismes d'Action
- Ralentisseurs du Transit (Opioïdes) : Agissent sur les récepteurs opioïdes µ du tube digestif pour diminuer le péristaltisme.
- Exemple : Lopéramide.
- Antisécrétoires : Diminuent l'hypersécrétion d'eau et d'électrolytes dans l'intestin.
- Exemple : Racécadotril (inhibiteur de l'enképhalinase).
Lopéramide :
- CI dans les diarrhées infectieuses : Risque de rétention des germes et toxines, prolongeant l'infection.
- Peut exceptionnellement causer des effets centraux, surtout en cas de surdosage ou chez le nourrisson.
Effets Indésirables et CI
- Effets Indésirables : Constipation, douleurs abdominales.
- CI : Poussées aiguës de rectocolite hémorragique, diarrhées infectieuses invasives.
Antispasmodiques
Utilisés pour soulager les spasmes et douleurs des muscles lisses (tube digestif, voies biliaires, appareil urinaire).
Types et Mécanismes d'Action
| Type | Mécanisme d'Action | Effets / Effets Indésirables |
| Antispasmodiques Musculotropes | Agissent directement sur la fibre musculaire lisse pour la relaxer. | Moins d'effets systémiques. Utilisables chez la femme enceinte (ex: Phloroglucinol). |
| Antispasmodiques Neurotropes (Anticholinergiques) | Bloquent les récepteurs muscariniques de l'acétylcholine, empêchant la contraction musculaire. | Effets systémiques : effets atropiniques (sécheresse buccale, vision trouble, constipation, tachycardie). |
Antiulcéreux
Médicaments destinés à traiter les ulcères gastroduodénaux, le reflux gastro-œsophagien (RGO) et d'autres troubles liés à l'acidité gastrique.
Classification et Mécanismes d'Action
- Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) :
- Mécanisme : Bloquent de manière irréversible la pompe à protons (H+/K+-ATPase) des cellules pariétales gastriques.
- Exemple : Oméprazole (MOPRAL®).
- Efficacité : Plus efficaces que les anti-H2.
- Antihistaminiques H2 (Anti-H2) :
- Mécanisme : Antagonistes compétitifs des récepteurs H2 de l'histamine, inhibant la sécrétion d'acide.
- Exemple : Cimétidine, Ranitidine.
- EI : Somnolence, constipation, risque d'inhibition enzymatique (interactions médicamenteuses).
- Anti-acides et Pansements gastriques :
- Mécanisme : Neutralisent l'acide gastrique déjà présent.
Antiémétiques
Médicaments utilisés pour prévenir ou traiter les nausées et vomissements.
Classification et Exemples
- Antagonistes Dopaminergiques (Anti-D2) :
- Exemples : Métoclopramide (PRIMPERAN®), Alizapride (VOGALENE®), Dompéridone.
- Mécanisme : Blocage des récepteurs D2 centraux et périphériques.
- Métoclopramide traverse la Barrière Hémato-Encéphalique (BHE).
- Dompéridone ne la traverse pas (ou peu).
- EI : Syndromes extrapyramidaux (dyskinésies), troubles du rythme, hyperprolactinémie (entraînant gynécomastie ou galactorrhée).
- Antagonistes Sérotoninergiques (Anti-5HT3 / Sétrons) :
- Exemples : Ondansétron (ZOPHREN®).
- Indication : Très efficaces dans les vomissements chimio-induits.
- EI : Constipation, céphalées, bouffées de chaleur.
- Antagonistes NK1 :
- Exemple : Aprépitant. Indiqué dans les vomissements retardés des chimiothérapies.
- Antihistaminiques H1 :
- Exemples : Doxylamine, Scopolamine (NAUTAMINE®). Indiqués dans le mal des transports.
Antidiabétiques Oraux (ADO)
Utilisés dans le traitement du diabète de type 2, en complément des mesures hygiéno-diététiques.
Classes Principales
| Classe | Représentant (DCI) | Mécanisme Principal | Avantages | Inconvénients / EI Majeurs |
|---|---|---|---|---|
| Biguanides | Metformine | Diminue la production hépatique de glucose, augmente la sensibilité à l'insuline. | 1ère intention, pas de prise de poids, pas d'hypoglycémie en monothérapie. | Troubles digestifs, risque d'acidose lactique (rare mais grave). CI en cas d'insuffisance rénale sévère. |
| Sulfamides Hypoglycémiants | Glibenclamide | Stimule la sécrétion d'insuline par le pancréas. | Action rapide et puissante. | RISQUE ÉLEVÉ D'HYPOGLYCÉMIE, prise de poids. |
| Inhibiteurs des alpha-glucosidases | Acarbose | Ralentit l'absorption des glucides dans l'intestin. | Cible l'hyperglycémie post-prandiale. | Troubles digestifs (flatulences, diarrhées). |
| Analogues du GLP-1 | Ex: Liraglutide | Mime l'action du GLP-1 : stimule l'insulino-sécrétion, ralentit la vidange gastrique, augmente la satiété. | Perte de poids, protection cardiovasculaire. | Nausées, risque de pancréatite. Administration par injection. |
Surveillance du traitement par Metformine :
- Fonction rénale (clairance de la créatinine) : CRUCIAL !
- Glycémie à jeun et Hémoglobine glyquée (HbA1c).
- Observance du patient.
Antipsychotiques (Neuroleptiques)
Médicaments principalement utilisés pour traiter la schizophrénie et d'autres troubles psychotiques.
Générations et Caractéristiques
- 1ère Génération (Typiques) :
- Exemples : Halopéridol, Dropéridol.
- Mécanisme : Fort antagonisme des récepteurs dopaminergiques D2.
- EI Majeurs : Effets extrapyramidaux (syndrome parkinsonien, dyskinésies) et hyperprolactinémie.
- 2ème Génération (Atypiques) :
- Exemples : Rispéridone, Olanzapine, Clozapine.
- Mécanisme : Antagonisme D2 + Antagonisme des récepteurs sérotoninergiques 5-HT2A.
- Avantages : Meilleure tolérance neurologique (moins d'effets extrapyramidaux). Plus efficaces sur les symptômes négatifs de la schizophrénie.
- EI Majeurs : Syndrome métabolique (prise de poids, diabète, dyslipidémie). La Clozapine est réservée aux cas résistants en raison du risque d'agranulocytose.
Surveillance d'un traitement antipsychotique :
ECG (risque d'allongement du QT), Pression artérielle, Poids corporel, Bilan lipidique et glycémie.
Hypnotiques et Anxiolytiques
Médicaments agissant sur le système nerveux central pour induire le sommeil ou réduire l'anxiété.
Classes Principales
- Benzodiazépines (BZD) et apparentés (Z-drugs) :
- Exemples : Diazépam, Lorazépam (anxiolytiques) ; Zolpidem, Zopiclone (hypnotiques).
- Mécanisme : Modulateurs allostériques positifs du récepteur GABA-A, augmentant l'inhibition dans le SNC.
- Propriétés : Anxiolytique, sédative, myorelaxante, anticonvulsivante, amnésiante.
- EI : Tolérance et Dépendance avec risque de syndrome de sevrage à l'arrêt brutal. Amnésie antérograde, somnolence résiduelle.
- Antidote : Flumazénil.
- Antihistaminiques H1 :
- Exemples : Hydroxyzine (anxiolytique), Doxylamine (hypnotique).
- Mécanisme : Blocage des récepteurs H1 centraux.
- EI : Effets atropiniques, sédation. Pas de dépendance.
Règles de prescription des BZD :
La durée de prescription est limitée (ex: 4 semaines pour les hypnotiques, 12 semaines pour les anxiolytiques) pour limiter le risque de dépendance.
Glucocorticoïdes (Corticothérapie)
Puissants anti-inflammatoires et immunosuppresseurs avec de larges indications mais aussi des effets secondaires notables.
Effets Indésirables (surtout en cure longue)
- Métaboliques : Hyperglycémie (diabète cortico-induit), prise de poids (syndrome cushingoïde), rétention d'eau et de sel (oedèmes, HTA).
- Osseux : Ostéoporose (risque de fractures).
- Musculaires : Faiblesse musculaire, myopathie.
- Cutanés : Atrophie cutanée, vergetures, fragilité.
- Infectieux : Augmentation du risque infectieux par immunosuppression.
- Oculaires : Glaucome, cataracte.
- Neuropsychiques : Euphorie, insomnie, troubles de l'humeur.
Principes de la corticothérapie :
- Arrêt progressif obligatoire pour les cures de plus de 10-15 jours afin d'éviter une insuffisance surrénalienne aiguë.
- Prise unique le matin pour mimer le rythme circadien du cortisol.
- Mesures associées : régime pauvre en sel et en sucre, supplémentation en calcium et vitamine D.
- Toute fièvre sous corticoïdes doit impérativement amener à une consultation médicale.
Voici une correction détaillée et complète des exercices de pharmacologie, organisée pour une compréhension approfondie de chaque sujet.
Pharmacologie Digestive, Métabolique et Neurologique : Corrigé Détaillé
Ces notes couvrent en détail les principales classes de médicaments abordées dans vos exercices, y compris leurs mécanismes d'action, classificat ions, effets indésirables, et contre-indications. Elles incluent également une correction exhaustive des questions à choix multiples (QCM) avec des explications pour chaque option.
Partie 1 : Questions Ouvertes Détaillées
1. Les Médicaments de la Constipation (Laxatifs)
Les laxatifs sont des médicaments destinés à faciliter l'évacuation des selles en cas de constipation. Leur utilisation doit rester ponctuelle, la prise en charge de la constipation reposant avant tout sur des mesures hygiéno-diététiques (hydratation suffisante, alimentation riche en fibres, activité physique).
Classification et Mécanismes d'Action
Laxatifs de Lest (ou de Masse) :
Mécanisme d'action : Ce sont des fibres végétales ou des polysaccharides qui ne sont pas digérés. Dans le côlon, ils absorbent l'eau, augmentent le volume du bol fécal et stimulent ainsi le péristaltisme (les contractions de l'intestin) de manière mécanique. Leur effet est doux et progressif (24-72h).
Exemples : Ispaghul (Spagulax®), sterculia (Normacol®).
Laxatifs Osmotiques :
Mécanisme d'action : Ils attirent et retiennent l'eau dans la lumière intestinale par effet osmotique. Cela hydrate et ramollit les selles, facilitant leur progression et leur évacuation.
Sous-familles :
Sucres non absorbables : Lactulose (Duphalac®), lactitol (Importal®), sorbitol.
Macrogols (Polyéthylène Glycols ou PEG) : Macrogol 4000 (Forlax®), Macrogol 3350 (Movicol®). Ils sont considérés comme très sûrs et efficaces.
Laxatifs Lubrifiants (ou Émollients) :
Mécanisme d'action : Ce sont des substances huileuses (huile de paraffine) qui agissent en lubrifiant la paroi du côlon et en ramollissant les selles en s'y incorporant, facilitant ainsi leur glissement.
Exemple : Huile de paraffine (Lansoyl®). Leur usage chronique est déconseillé car ils peuvent diminuer l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K).
Laxatifs Stimulants (ou Irritants) :
Mécanisme d'action : Ils agissent directement sur la muqueuse intestinale pour augmenter la motricité colique (péristaltisme) et inhiber la réabsorption d'eau et d'électrolytes. Leur action est plus rapide et plus intense (6-12h).
Exemples : Bisacodyl (Dulcolax®), sennosides (Séné), picosulfate de sodium (Fructines®).
Mise en garde : L'usage prolongé peut entraîner la "maladie des laxatifs", une dépendance avec perte du réflexe normal de défécation et des troubles hydro-électrolytiques sévères (hypokaliémie).
Laxatifs par Voie Rectale :
Mécanisme d'action : Ils déclenchent le réflexe d'exonération par une action locale.
Exemples : Suppositoires à la glycérine (action lubrifiante et osmotique légère), lavements comme le Microlax® (sorbitol).
Effets Secondaires Courants (2 exemples) :
Troubles hydro-électrolytiques : C'est le risque principal, surtout avec les laxatifs stimulants et osmotiques en cas d'abus. L'effet le plus fréquent et le plus grave est l'hypokaliémie (baisse du potassium sanguin), qui peut causer des troubles du rythme cardiaque et une faiblesse musculaire.
Douleurs abdominales et ballonnements : Très fréquents avec les laxatifs osmotiques (fermentation des sucres) et les laxatifs stimulants (augmentation brutale du péristaltisme).
Contre-indications chez la Femme Enceinte :Les laxatifs stimulants (bisacodyl, séné, etc.) sont généralement contre-indiqués ou fortement déconseillés pendant la grossesse. Ils peuvent en effet provoquer des contractions utérines par stimulation réflexe et présenter un risque de fausse couche ou d'accouchement prématuré.
Les laxatifs de lest et les laxatifs osmotiques (en particulier le Macrogol) sont considérés comme les plus sûrs et sont utilisés en première intention chez la femme enceinte.
2. Les Médicaments Antidiarrhéiques
Les antidiarrhéiques sont utilisés pour traiter le symptôme de la diarrhée (émission de selles trop fréquentes et/ou trop liquides). Il est crucial de traiter la cause sous-jacente (infection, etc.) et d'assurer une bonne réhydratation.
Classification et Mécanismes d'Action
Ralentisseurs du Transit (ou Antipéristaltiques) :
Mécanisme d'action : Ils agissent comme des agonistes des récepteurs opioïdes µ () présents dans le plexus myentérique de l'intestin. Cette activation inhibe la libération d'acétylcholine, ce qui diminue le péristaltisme intestinal, augmente le temps de transit, et permet une meilleure réabsorption de l'eau et des électrolytes.
Exemple : Lopéramide (Imodium®).
Antisécrétoires :
Mécanisme d'action : Ils inhibent l'hypersécrétion d'eau et d'électrolytes dans l'intestin sans modifier le péristaltisme. Le principal mécanisme est l'inhibition de l'enképhalinase, une enzyme qui dégrade les enképhalines (des peptides opioïdes endogènes). Les enképhalines peuvent alors exercer leur effet antisécrétoire.
Exemple : Racécadotril (Tiorfan®).
Adsorbants et Protecteurs Intestinaux :
Mécanisme d'action : Ce sont des substances inertes qui tapissent la muqueuse digestive et/ou adsorbent les toxines, les gaz et l'eau, rendant les selles plus consistantes.
Exemples : Diosmectite (Smecta®), charbon activé.
Effets Secondaires Courants (2 exemples) :
Constipation : C'est l'effet secondaire le plus logique et le plus fréquent, surtout avec les ralentisseurs du transit comme le lopéramide. Une constipation secondaire peut être douloureuse.
Douleurs abdominales et ballonnements : Peuvent survenir avec toutes les classes, soit par ralentissement excessif du transit, soit par l'action des adsorbants.
Contre-indications chez la Femme Enceinte :Bien que les données soient limitées, la prudence est de mise.
Le lopéramide est généralement déconseillé par précaution, surtout au premier trimestre.
Le racécadotril est également déconseillé faute de données suffisantes.
Les adsorbants comme la diosmectite peuvent être envisagés avec prudence, mais la priorité absolue reste la réhydratation.
Important : Les antidiarrhéiques, en particulier les ralentisseurs du transit comme le lopéramide, sont formellement contre-indiqués en cas de diarrhée infectieuse invasive (présence de sang ou de glaires dans les selles, fièvre élevée), car ils empêchent l'élimination des germes et des toxines, risquant d'aggraver l'infection.
3. Les Médicaments Antispasmodiques
Les antispasmodiques luttent contre les spasmes ou contractions involontaires et douloureuses des muscles lisses, notamment ceux du tube digestif, des voies biliaires et urinaires, et de l'utérus.
Antispasmodiques Utilisables chez la Femme Enceinte et leur Mécanisme d'Action :
Phloroglucinol (Spasfon®) : C'est l'antispasmodique de référence chez la femme enceinte.
Mécanisme d'action : Il s'agit d'un antispasmodique musculotrope. Il agit directement sur la fibre musculaire lisse en provoquant son relâchement. Son mécanisme précis impliquerait une inhibition non compétitive des enzymes catéchol-O-méthyltransférase (COMT), augmentant localement l'effet relaxant des catécholamines.
Différence entre Antispasmodique Musculotrope et Neurotrope :
Caractéristique | Antispasmodique Musculotrope | Antispasmodique Neurotrope (ou Anticholinergique) |
|---|---|---|
Cible d'action | Agit directement sur la cellule musculaire lisse pour la relaxer. | Agit en amont, sur le système nerveux autonome qui commande le muscle. |
Mécanisme principal | Divers (ex: inhibition de la COMT pour le phloroglucinol, inhibition des canaux calciques pour la pinavérium). | Antagonisme compétitif des récepteurs muscariniques à l'acétylcholine. Il empêche l'acétylcholine de se fixer et de provoquer la contraction musculaire. |
Effets | Action ciblée sur le muscle lisse, avec peu ou pas d'effets systémiques. | Action non sélective, bloquant les récepteurs muscariniques dans tout le corps, ce qui entraîne des effets atropiniques. |
Effets secondaires | Rares (ex: éruption cutanée). | Fréquents (effets atropiniques) : sécheresse buccale, constipation, troubles de l'accommodation visuelle, tachycardie, confusion (surtout chez le sujet âgé), rétention urinaire. |
Exemples | Phloroglucinol, Trimébutine, Pinavérium | Scopolamine, Tiemonium |
4. Les Médicaments Antiulcéreux
Les antiulcéreux sont des médicaments visant à traiter les ulcères gastroduodénaux, le reflux gastro-œsophagien (RGO) et d'autres pathologies liées à l'acidité gastrique. Ils agissent soit en réduisant la sécrétion d'acide, soit en protégeant la muqueuse.
Classification, Mécanisme d'Action et Exemples
Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) :
Mécanisme d'action : Ils inhibent de manière irréversible l'enzyme H+/K+-ATPase (la "pompe à protons") située sur la membrane des cellules pariétales de l'estomac. C'est l'étape finale de la production d'acide chlorhydrique. Ce sont les anti-sécrétoires les plus puissants.
Exemple : DCI: Oméprazole, Spécialité: Mopral® / DCI: Ésoméprazole, Spécialité: Inexium®.
Antihistaminiques (Anti-H₂) :
Mécanisme d'action : Ils bloquent de manière compétitive les récepteurs histaminiques de type 2 () sur les cellules pariétales. L'histamine est un puissant stimulant de la sécrétion acide ; en bloquant son récepteur, ils réduisent la production d'acide. Ils sont moins puissants que les IPP.
Exemple : DCI: Famotidine, Spécialité: Pepdine®. (La ranitidine et la cimétidine sont moins utilisées aujourd'hui).
Anti-acides et Topiques Gastro-intestinaux :
Mécanisme d'action : Ils n'agissent pas sur la sécrétion, mais directement dans la lumière de l'estomac.
Anti-acides : Bases faibles (ex: bicarbonates, sels de magnésium/aluminium) qui neutralisent chimiquement l'acide chlorhydrique déjà présent. Action rapide mais de courte durée.
Topiques (pansements) : Substances qui forment un film protecteur sur la muqueuse gastrique, la protégeant de l'agression acide. L'alginate forme un "radeau" qui flotte sur le contenu gastrique pour empêcher le reflux.
Exemples :
Anti-acide : DCI: Hydroxydes d'aluminium et de magnésium, Spécialité: Maalox®.
Topique/Alginate : DCI: Alginate de sodium, Spécialité: Gaviscon®.
Protecteur de la muqueuse : DCI: Sucralfate, Spécialité: Ulcar®.
5. Les Médicaments Antiémétiques
Les antiémétiques préviennent ou traitent les nausées et vomissements.
Antiémétiques indiqués chez l'enfant (DCI et Spécialité) :
Dompéridone (Motilium®) : Attention, son usage est maintenant très restreint chez l'enfant en raison de risques cardiaques (allongement de l'intervalle QT). Il est indiqué uniquement dans le soulagement des symptômes de type nausées et vomissements.
Métopimazine (Vogalène®) : Utilisable chez l'enfant et le nourrisson (sous forme de suppositoires ou gouttes buvables) selon la posologie adaptée au poids.
Dimenhydrinate (Nausicalm®) / Diphénhydramine (Nautamine®) : Antihistaminiques H1 utilisables chez l'enfant (généralement à partir de 2 ans) pour le mal des transports.
Ondansétron (Zophren®) : Uniquement dans des contextes spécifiques comme les vomissements induits par la chimiothérapie ou post-opératoires, souvent en milieu hospitalier.
3 Effets Indésirables des Médicaments Cités :Pour les anti-D₂ comme la métopimazine et la dompéridone:
Sédation/Somnolence : Surtout avec la métopimazine qui peut avoir des effets centraux.
Effets extrapyramidaux : Risque de mouvements anormaux (dyskinésies, torticolis), surtout chez l'enfant et le sujet jeune. C'est un effet lié au blocage des récepteurs dopaminergiques () dans le système nerveux central.
Effets endocriniens (Hyperprolactinémie) : Le blocage de la dopamine au niveau de l'axe hypothalamo-hypophysaire lève le frein sur la sécrétion de prolactine. Cela peut entraîner une gynécomastie (développement des seins chez l'homme), une galactorrhée (écoulement de lait) ou des troubles des règles.
Explication de la Gynécomastie/Galactorrhée avec les Antiémétiques Anti-
La dopamine, au niveau de l'hypophyse, exerce un contrôle inhibiteur tonique sur la sécrétion de prolactine. Les médicaments antiémétiques antagonistes des récepteurs dopaminergiques de type 2 (anti-) comme le métoclopramide, la dompéridone ou la métopimazine, vont bloquer cette inhibition.
En conséquence, la production de prolactine par l'hypophyse n'est plus freinée et augmente. C'est ce qu'on appelle l'hyperprolactinémie. La prolactine étant l'hormone de la lactation, son excès provoque la stimulation des glandes mammaires, conduisant à une galactorrhée (écoulement de lait hors période d'allaitement) chez la femme et l'homme, et à une gynécomastie (développement du tissu mammaire) chez l'homme.
6. Les Antidiabétiques Oraux (ADO)
Les ADO sont utilisés dans le traitement du diabète de type 2, en complément des mesures hygiéno-diététiques.
Classification et Représentants
Biguanides :
Action : Diminuent la production de glucose par le foie (néoglucogenèse) et améliorent la sensibilité des tissus périphériques (muscles) à l'insuline.
Représentant : DCI: Metformine, Spécialité: Glucophage®.
Sulfamides Hypoglycémiants :
Action : Stimulent la sécrétion d'insuline par les cellules β du pancréas en fermant les canaux potassiques ATP-dépendants.
Représentant : DCI: Glibenclamide, Spécialité: Daonil® / DCI: Gliclazide, Spécialité: Diamicron®.
Glinides (ou Sécrétagogues non Sulfamides) :
Action : Similaire aux sulfamides (stimulation de l'insulinosécrétion), mais avec une action plus rapide et plus courte, à prendre juste avant les repas.
Représentant : DCI: Répaglinide, Spécialité: Novonorm®.
Inhibiteurs des Alpha-glucosidases :
Action : Ralentissent l'absorption des glucides alimentaires au niveau de l'intestin en inhibant les enzymes qui les dégradent.
Représentant : DCI: Acarbose, Spécialité: Glucor®.
Incrétinomimétiques :
Inhibiteurs de la DPP-4 (Gliptines) : Empêchent la dégradation des incrétines endogènes (GLP-1), des hormones qui stimulent la sécrétion d'insuline et inhibent celle du glucagon de manière glucose-dépendante.
Représentant : DCI: Sitagliptine, Spécialité: Januvia®.
Analogues du GLP-1 : Miment l'action du GLP-1. Ils sont injectables.
Représentant : DCI: Liraglutide, Spécialité: Victoza®.
Inhibiteurs du co-transporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2 ou Gliflozines) :
Action : Bloquent la réabsorption du glucose au niveau du rein, provoquant son élimination dans les urines (glycosurie).
Représentant : DCI: Dapagliflozine, Spécialité: Forxiga®.
7. Questions Diverses (8 & 9)
Question 8 : 3 Différences Pharmacologiques entre la Metformine et le Glibenclamide
Caractéristique | Metformine (Biguanide) | Glibenclamide (Sulfamide Hypoglycémiant) |
|---|---|---|
Mécanisme d'action | Anti-hyperglycémiant : Ne stimule pas la sécrétion d'insuline. Agit principalement en réduisant la production hépatique de glucose et en augmentant la sensibilité à l'insuline. | Hypoglycémiant : Stimule activement la sécrétion d'insuline par les cellules β du pancréas, indépendamment de la glycémie. |
Risque d'hypoglycémie | Très faible voire nul en monothérapie, car son action ne dépend pas de la stimulation de l'insuline. | Élevé, car il provoque une libération d'insuline qui peut être excessive par rapport aux apports en glucose, conduisant à des hypoglycémies sévères et prolongées. |
Effet sur le poids | Neutre ou légère perte de poids, ce qui est un avantage chez les patients diabétiques de type 2 souvent en surpoids. | Prise de poids, due à l'effet anabolisant de l'insuline dont il stimule la sécrétion. |
Question 9 : Réponses aux Interrogations
Lopéramide :
Effets centraux : Le lopéramide est un opioïde. Normalement, il ne traverse pas ou très peu la barrière hémato-encéphalique (BHE) car il est activement expulsé par une protéine, la P-glycoprotéine (P-gp). Cependant, en cas de surdosage massif ou d'association avec un inhibiteur de la P-gp (ex: certains médicaments, jus de pamplemousse), il peut passer dans le cerveau et provoquer des effets opioïdes centraux : dépression respiratoire, sédation, coma.
Contre-indication dans la diarrhée infectieuse : En ralentissant le transit intestinal, le lopéramide empêche l'élimination naturelle des bactéries pathogènes et de leurs toxines. Cela prolonge le contact de l'agent infectieux avec la muqueuse intestinale, risquant d'aggraver l'infection et de provoquer des complications graves comme un mégacôlon toxique.
3 différences avec le Racécadotril :
Critère
Lopéramide
Racécadotril
Mécanisme
Ralentisseur du transit (agoniste opioïde µ)
Antisécrétoire pur (inhibiteur de l'enképhalinase)
Effet sur le péristaltisme
Diminue fortement le péristaltisme
N'a pas d'effet sur le péristaltisme
Risque de constipation secondaire
Élevé
Faible
Spasmolytiques neurotropes et effets atropiniques :
Explication : Les spasmolytiques neurotropes sont des anticholinergiques. Ils agissent en bloquant les récepteurs muscariniques à l'acétylcholine. Or, ces récepteurs ne sont pas présents uniquement sur les muscles lisses digestifs. On les trouve aussi au niveau des glandes salivaires, des yeux, du cœur, de la vessie, etc. En bloquant ces récepteurs de manière non sélective, ils provoquent un ensemble d'effets secondaires appelés "effets atropiniques" (car l'atropine est le chef de file de cette classe) : sécheresse buccale, vision floue, tachycardie, constipation, rétention urinaire.
Exemples : DCI: Tiemonium (Visceralgine®), DCI: Scopolamine (Scoburen®).
Antiémétiques et BHE :
Traverse la BHE : Métoclopramide (Primpéran®). C'est ce passage qui est responsable de ses effets neurologiques centraux (sédation, effets extrapyramidaux).
Ne traverse pas (ou très peu) la BHE : Dompéridone (Motilium®). Le fait qu'il reste en périphérie explique l'absence (ou le très faible risque) d'effets extrapyramidaux, mais il peut toujours provoquer une hyperprolactinémie en agissant sur l'hypophyse qui est en dehors de la BHE.
Cible et effets du Lopéramide :
Cible : Les récepteurs opioïdes µ (mu) du plexus nerveux intestinal.
2 effets liés à son action : 1) Ralentissement du péristaltisme intestinal (effet anti-diarrhéique). 2) Augmentation du tonus du sphincter anal, ce qui aide à contrôler l'incontinence fécale associée à la diarrhée.
Contre-indication du lopéramide dans les diarrhées infectieuses : (Voir question 9.1) Il retarde l'élimination du pathogène, ce qui peut aggraver l'infection.
"Tous les diurétiques entraînent une hypokaliémie" : FAUX. La plupart des diurétiques (de l'anse comme le furosémide, et thiazidiques comme l'hydrochlorothiazide) provoquent bien une fuite urinaire de potassium (hypokaliémie). Cependant, il existe une classe appelée diurétiques d'épargne potassique (ex: spironolactone, amiloride) qui, au contraire, limitent l'excrétion de potassium et peuvent provoquer une hyperkaliémie.
"Les neuroleptiques atypiques sont des antagonistes des récepteurs dopaminergiques et sérotoninergiques" : VRAI. C'est leur principale caractéristique. Ils sont antagonistes des récepteurs dopaminergiques D₂ (comme les classiques), mais ils bloquent aussi fortement les récepteurs sérotoninergiques 5-. Cet antagonisme 5- est supposé réduire l'incidence des effets extrapyramidaux et améliorer l'efficacité sur les symptômes négatifs de la schizophrénie.
"Le kétoconazole et l'amphotéricine B, sont les médicaments de 1ère intention dans les candidémies" : FAUX. Les médicaments de première intention dans une candidémie (infection sanguine à Candida) sont les échinocandines (ex: caspofungine) en raison de leur efficacité et de leur bon profil de tolérance. L'amphotéricine B est très efficace mais aussi très toxique (néphrotoxicité). Le kétoconazole par voie orale n'est plus utilisé pour les infections systémiques en raison de son hépatotoxicité et de ses nombreuses interactions.
"Le principal avantage des β-bloquants cardiosélectifs sur les autres β-bloquants, est l'absence de bronchospasme" : FAUX. L'avantage est la réduction du risque de bronchospasme, mais pas son absence totale. Les β-bloquants cardiosélectifs ont une plus grande affinité pour les récepteurs β₁ (cardiaques) que pour les β₂ (bronchiques). Cependant, cette sélectivité est dose-dépendante et n'est jamais absolue. À forte dose, ils peuvent aussi bloquer les récepteurs β₂ et déclencher une crise d'asthme. Ils restent donc contre-indiqués en cas d'asthme sévère.
"Les antidépresseurs tricycliques sont moins efficaces que les antidépresseurs tétracycliques" : FAUX. Il n'y a pas de règle générale de supériorité d'efficacité. L'efficacité est souvent comparable ou dépend de la molécule spécifique et du patient. La principale différence réside dans le profil d'effets secondaires et le mécanisme d'action. Les antidépresseurs tricycliques (TCA) sont considérés comme très efficaces mais ont beaucoup d'effets secondaires, tandis que des molécules plus récentes (ISRS, IRSN, certains tétracycliques) sont souvent préférées en première intention pour leur meilleure tolérance.
"L'effet antabuse se caractérise par une accumulation d'éthanal, et par un blocage de la production d'acide acétique" : VRAI. L'effet antabuse (ou réaction au disulfirame) est dû au blocage d'une enzyme, l'aldéhyde déshydrogénase. Normalement, l'alcool (éthanol) est métabolisé en éthanal (acétaldéhyde), puis l'éthanal est transformé en acide acétique par cette enzyme. En bloquant l'enzyme, on provoque une accumulation d'éthanal, une substance très toxique responsable des symptômes désagréables (rougeur, nausées, tachycardie, malaise).
"Les sartans bloquent la dégradation de bradykinine, contrairement aux IEC" : FAUX. C'est l'inverse. Les Inhibiteurs de l'Enzyme de Conversion (IEC) bloquent l'enzyme de conversion de l'angiotensine, qui est aussi responsable de la dégradation de la bradykinine. L'accumulation de bradykinine est responsable de l'effet secondaire typique des IEC : la toux sèche. Les sartans (antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II) agissent plus loin dans le système et ne modifient pas le métabolisme de la bradykinine. C'est pourquoi ils ne provoquent pas de toux et sont une alternative en cas d'intolérance aux IEC.
"Les antihypertenseurs centraux comme les α-bloquants voient leurs effets contrebalancés par la stimulation des récepteurs β-cardiaques libres" : La phrase est mal formulée mais l'idée est plutôt VRAIE pour les α-bloquants périphériques. Les α-bloquants (prazosine, etc.) provoquent une vasodilatation et une baisse de la pression artérielle. Le corps réagit à cette baisse par une tachycardie réflexe via une stimulation du système sympathique, qui active les récepteurs β-cardiaques. Cet effet peut être contre-productif. Les antihypertenseurs centraux (clonidine, méthyldopa) diminuent le tonus sympathique général et sont donc moins sujets à cette tachycardie réflexe.
"Les effets cardiaques des antagonistes calciques sont des effets dromotrope, chronotrope et bathmotrope négatifs" : VRAI, mais uniquement pour une sous-classe. Cette affirmation est vraie pour les antagonistes calciques à effet cardiaque, dits "bradycardisants", comme le vérapamil et le diltiazem. Ils ralentissent bien le cœur :
Chronotrope négatif : diminution de la fréquence cardiaque.
Dromotrope négatif : ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire.
Bathmotrope négatif : diminution de l'excitabilité. (Ils ont aussi un effet inotrope négatif : diminution de la force de contraction). L'autre sous-classe, les dihydropyridines (amlodipine, nifédipine), a un effet principalement vasculaire (vasodilatation) et n'a pas ou peu d'effets cardiaques directs à dose thérapeutique (elle peut même provoquer une tachycardie réflexe).
Partie 2 : Correction Détaillée des QCM
QCM 1
Quel(s) effet(s) indésirable(s) est (sont) décrit(s) avec les anti-H₂ ?Réponses correctes : c, e.
a. Somnolence : FAUX. C'est un effet classique des anti-H₁ qui passent la BHE, pas des anti-H₂.
b. Constipation : FAUX. Non typique des anti-H₂. Plus associé aux anti-acides à base d'aluminium.
c. Bradycardie : VRAI. Rare, mais décrit, surtout lors d'une administration IV rapide.
d. Toux : FAUX. C'est l'effet secondaire emblématique des IEC.
e. Inhibition enzymatique : VRAI. La cimétidine (le plus ancien) est un puissant inhibiteur du cytochrome P450, entraînant de multiples interactions. C'est moins vrai pour les molécules plus récentes mais reste une propriété de la classe.
QCM 2
Parmi les propositions suivantes concernant les anti-H₂, la(les)quelle(s) est (sont) vraie(s) ?Réponse correcte : c.
a. Les anti-H₂ neutralisent l'acidité gastrique : FAUX. C'est le mécanisme des anti-acides (Maalox®). Les anti-H₂ réduisent la production d'acide.
b. Les anti-H₂ bloquent la pompe à protons : FAUX. C'est le mécanisme des IPP (Oméprazole).
c. Les anti-H₂ inhibent la sécrétion acide : VRAI. C'est leur mécanisme d'action : ils bloquent les récepteurs H₂ sur les cellules pariétales, ce qui diminue la sécrétion d'acide.
d. Les anti-H₂ inhibent les sécrétions gastriques : TROP IMPRÉCIS. Ils inhibent principalement la sécrétion acide, mais ont peu d'effet sur les autres sécrétions (pepsine, mucus). La réponse c est plus précise.
e. Les anti-H₂ sont peu sélectifs des récepteurs histaminergiques : FAUX. Ils sont très sélectifs des récepteurs de type 2 (H₂) par opposition aux récepteurs H₁.
QCM 3
Les anti-H₂ :Réponse correcte : c.
a. Sont aussi efficaces que les IPP : FAUX.
b. Sont plus efficaces que les IPP : FAUX.
c. Sont moins efficaces que les IPP : VRAI. Les IPP bloquent l'étape finale et commune de la sécrétion acide, ce qui leur confère une efficacité supérieure (inhibition > 90%) à celle des anti-H₂ (inhibition ~70%).
d. Ont les mêmes indications que les IPP : FAUX. Leurs indications se chevauchent (ex: RGO léger), mais pour les pathologies sévères (ulcère, œsophagite sévère, éradication d'H. pylori), les IPP sont le traitement de référence.
e. Seule la réponse d est correcte : FAUX.
QCM 4
Les anti-H₁ :Réponse correcte : b, d.
a. Sont tous des antagonistes compétitifs des récepteurs H₁ : FAUX. Ils sont décrits comme des agonistes inverses, pas des antagonistes neutres. Ils se lient au récepteur H₁ et le stabilisent dans sa forme inactive.
b. Entrainent une sécheresse buccale : VRAI. Surtout les anti-H₁ de 1ère génération qui ont des propriétés anticholinergiques (atropiniques) marquées.
c. Possèdent 1 excellente biodisponibilité lorsqu'ils sont administrés par voie cutanée : FAUX. La voie cutanée est utilisée pour un effet local (crèmes anti-démangeaisons), mais le passage systémique est généralement faible et non recherché.
d. Sont fortement métabolisés au niveau hépatique : VRAI. La plupart des anti-H₁ subissent un métabolisme hépatique important, souvent via les cytochromes P450.
e. Toutes les réponses ci-dessus sont fausses : FAUX.
QCM 5
Quels sont les effets indésirables des sétrons ?Réponses correctes : c, d. (Les sétrons sont des antagonistes des récepteurs 5-, ex: Ondansétron)
a. Neutropénie : FAUX. C'est un effet très rare, pas un effet secondaire courant.
b. Diarrhée : FAUX. Ils ont plutôt tendance à ralentir le transit.
c. Constipation : VRAI. C'est l'effet indésirable digestif le plus fréquent de cette classe.
d. Bouffées de chaleur : VRAI. Céphalées, bouffées de chaleur, et sensation de vertige sont des effets secondaires connus.
e. Hypertension : FAUX. Ils peuvent, au contraire, provoquer une légère hypotension. Le risque principal est cardiaque (allongement de l'intervalle QT).
QCM 6
Dans quel type de prise en charge de vomissements l’aprépitant est-il indiqué ?Réponses correctes : b, c. (L'aprépitant est un antagoniste des récepteurs NK₁ de la substance P).
a. Anticipés : FAUX. Les vomissements anticipés sont mieux gérés par des anxiolytiques (benzodiazépines).
b. Aigus : VRAI. Il est utilisé en association avec un sétron et un corticoïde pour prévenir les vomissements aigus induits par la chimiothérapie.
c. Retardés : VRAI. C'est son indication principale et majeure. Il est très efficace pour prévenir les vomissements qui surviennent 24h à 5 jours après une chimiothérapie hautement émétisante.
d. Associés à une grossesse : FAUX. Non indiqué.
e. Associés à une gastro-entérite : FAUX. Réservé à la chimiothérapie anticancéreuse.
QCM 7
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont des effets indésirables communs aux antiémétiques antidopaminergiques ?Réponses correctes : a, d.
a. Dyskinésie : VRAI. Les effets extrapyramidaux (dyskinésies aiguës, syndrome parkinsonien) sont l'effet neurologique typique des anti-D₂ qui passent la BHE (métoclopramide, métopimazine).
b. Diarrhée : FAUX. Ils ont plutôt un effet prokinétique (métoclopramide) ou neutre, mais ne causent pas de diarrhée.
c. Constipation : FAUX. Moins fréquent que la dyskinésie.
d. Troubles du rythme : VRAI. La dompéridone et le dropéridol, par exemple, sont connus pour allonger l'intervalle QT, créant un risque de torsades de pointes (un trouble du rythme grave).
e. Hypertension : FAUX. Ils peuvent causer de l'hypotension orthostatique par blocage alpha-adrénergique.
QCM 8
Parmi les molécules ci-après, lesquelles ont des propriétés anti-émétiques ?Réponses correctes : a, b, c, d, e. (Toutes !)
a. Doxylamine : VRAI. C'est un anti-H₁ utilisé dans le traitement des nausées et vomissements de la grossesse (en association dans Donormyl® ou Cariban®).
b. Ondansétron : VRAI. Chef de file des sétrons (anti-5), antiémétique majeur en chimiothérapie.
c. Scopolamine : VRAI. C'est un anticholinergique, très efficace contre le mal des transports (sous forme de patch).
d. Halopéridol : VRAI. C'est un antipsychotique (neuroleptique) typique avec de puissantes propriétés antiémétiques via son action anti-D₂.
e. Alizapride : VRAI. C'est un anti-D₂ de la famille des benzamides, chimiquement proche du métoclopramide, utilisé comme antiémétique.
QCM 9
Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est (sont) un (des) antidiarrhéique(s) antisecretoire(s) ?Réponse correcte : c.
a. Lopéramide : FAUX. C'est un ralentisseur du transit.
b. Macrogol : FAUX. C'est un laxatif osmotique.
c. Racécadotril : VRAI. C'est le chef de file des antisécrétoires purs (inhibiteur de l'enképhalinase).
d. Bisacodyl : FAUX. C'est un laxatif stimulant.
e. Lactulose : FAUX. C'est un laxatif osmotique.
QCM 10
Parmi les médicaments suivants, lesquels sont des antiémétiques antidopaminergiques D₂ ?Réponses correctes : c, e.
a. NAUTAMINE® (Diphénhydramine) : FAUX. C'est un anti-H₁.
b. ZOPHREN® (Ondansétron) : FAUX. C'est un anti-5 (sétrons).
c. VOGALENE® (Métopimazine) : VRAI. C'est un anti-D₂ de la famille des phénothiazines.
d. NAVIDOXINE® : FAUX. Association de méclozine (anti-H₁) et caféine.
e. PRIMPERAN® (Métoclopramide) : VRAI. C'est un anti-D₂ de la famille des benzamides.
QCM 11
Parmi les médicaments suivants, lesquels sont des antiasthmatiques β2 mimétiques ?Réponses correctes : a, b, d.
a. Salbutamol : VRAI. β2-mimétique de courte durée d'action (SABA).
b. Terbutaline : VRAI. β2-mimétique de courte durée d'action (SABA).
c. Ipratropium : FAUX. C'est un anticholinergique de courte durée d'action (SAMA).
d. Formotérol : VRAI. β2-mimétique de longue durée d'action (LABA).
e. Théophylline : FAUX. C'est une méthylxanthine, un autre type de bronchodilatateur.
QCM 12
Parmi les substances ci–après, lesquelles sont des laxatifs stimulants ?Réponses correctes : a, e.
a. Picosulfate de sodium : VRAI. C'est un laxatif stimulant.
b. Macrogol : FAUX. C'est un laxatif osmotique.
c. Lactulose : FAUX. C'est un laxatif osmotique.
d. Glycérine : FAUX. C'est un laxatif par voie rectale qui agit par effet osmotique et lubrifiant. Ce n'est pas un stimulant.
e. Bisacodyl : VRAI. C'est un laxatif stimulant.
QCM 13
Parmi les médicaments suivants, lesquels ont pour effet indésirable d'entrainer de la constipation ?Réponses correctes : b, c.
a. Paracétamol : FAUX. N'est pas connu pour causer de la constipation.
b. Morphine : VRAI. C'est un opioïde, et la constipation est l'un de ses effets secondaires les plus fréquents et les plus pénibles par action sur les récepteurs µ intestinaux.
c. Lopéramide : VRAI. C'est son mécanisme d'action qui est détourné. Son but est de stopper la diarrhée, donc un surdosage ou une utilisation prolongée provoque une constipation.
d. Bisacodyl : FAUX. C'est un laxatif, il provoque de la diarrhée.
e. Sulfate de magnésium : FAUX. C'est un laxatif osmotique.
QCM 14
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont des contre-indications des médicaments de la constipation ?Réponses correctes : b, c.
a. Femme enceinte : FAUX. La constipation est fréquente chez la femme enceinte. Ce n'est pas une contre-indication générale, mais il faut choisir le bon laxatif (lest ou osmotique).
b. Occlusion intestinale : VRAI. C'est une contre-indication absolue à tous les laxatifs. Donner un laxatif sur un intestin bouché peut provoquer une perforation.
c. Douleurs abdominales idiopathiques : VRAI. Des douleurs abdominales de cause inconnue doivent faire suspecter une pathologie sous-jacente (appendicite, occlusion...). Il ne faut jamais prendre de laxatif avant d'avoir un diagnostic.
d. Constipation supérieure à une semaine : FAUX. C'est une indication, mais cela doit inciter à une consultation médicale pour écarter une cause organique.
e. Hypertension artérielle : FAUX. Pas une contre-indication générale. Il faut juste être prudent avec les laxatifs contenant du sodium.
QCM 15
Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) ne correspond (ent) pas à un mécanisme d'action exploité pour traiter la dépression ?Réponse correcte : d.
a. Inhibition du métabolisme de la sérotonine : VRAI (exploité). Les IMAO (Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase) inhibent l'enzyme qui dégrade la sérotonine.
b. Inhibition de la recapture de la dopamine : VRAI (exploité). Le bupropion, par exemple, inhibe la recapture de la dopamine et de la noradrénaline.
c. Blocage des récepteurs α₂ pré-synaptiques : VRAI (exploité). La mirtazapine et la miansérine bloquent ces autorécepteurs, ce qui lève l'auto-inhibition et augmente la libération de noradrénaline et de sérotonine.
d. Blocage des transmissions cholinergiques : FAUX (non exploité). Au contraire, le blocage des récepteurs cholinergiques est responsable de nombreux effets secondaires des antidépresseurs tricycliques, mais ce n'est pas l'effet antidépresseur recherché.
e. Inhibition de la recapture de la sérotonine : VRAI (exploité). C'est le mécanisme principal des ISRS (ex: fluoxétine) et des IRSN (ex: venlafaxine).
QCM 16
Parmi les réponses ci-dessous, la(les)quelle(s) sont vraie(s), concernant les ISRS ?Réponses correctes : a, c, d, e.
a. Ce sont des antidépresseurs de 2ᵉ génération : VRAI. Ils ont succédé aux tricycliques et aux IMAO (1ère génération).
b. Ils inhibent de manière sélective la NET : FAUX. NET (Norepinephrine Transporter) est le transporteur de la noradrénaline. Les ISRS inhibent sélectivement le SERT (Serotonin Transporter). Ce sont les IRSN qui inhibent et le SERT et le NET.
c. Certains peuvent être utilisés dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire : VRAI. La fluoxétine (Prozac®) a une AMM dans la boulimie.
d. La voie injectable n'est jamais utilisée : VRAI. Ils sont administrés quasi-exclusivement par voie orale.
e. Leur surdosage peut entraîner des troubles du rythme cardiaque : VRAI. Moins que les tricycliques, mais certains ISRS comme le citalopram et l'escitalopram sont connus pour allonger l'intervalle QT de manière dose-dépendante.
QCM 17
Quelles sont les propositions exactes concernant les TCA (Tricycliques) ?Réponses correctes : b, c, e.
a. Ils sont recommandés pour la prise en charge de la dépression du sujet âgé : FAUX. Ils sont très mal tolérés chez le sujet âgé (effets anticholinergiques, hypotension orthostatique, confusion) et sont donc déconseillés.
b. Ils sont torsadogènes : VRAI. Beaucoup de tricycliques (ex: amitriptyline) allongent l'intervalle QT et augmentent le risque de torsades de pointes.
c. Un surdosage peut entraîner des convulsions : VRAI. L'intoxication aux tricycliques est grave et se manifeste par un "coma convulsif" avec des troubles cardiovasculaires majeurs.
d. Ils sont utilisables sans risque chez la femme enceinte : FAUX. Ils sont déconseillés, surtout au 1er trimestre, et peuvent causer un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
e. Un surdosage peut entraîner un syndrome sérotoninergique : VRAI. Surtout en association avec d'autres agents sérotoninergiques (ISRS, IMAO, tramadol...).
QCM 18
Quelles sont les associations médicamenteuses qu'il convient d'éviter ?Réponses correctes : a, b, c, d, e. (Toutes sont à risque !)
a. Fluoxétine et venlafaxine : ÉVITER. Risque majeur de syndrome sérotoninergique par addition d'effets.
b. Tramadol et iproniazide : ÉVITER (Contre-indication absolue). L'iproniazide est un IMAO. L'association avec le tramadol (qui inhibe la recapture de la sérotonine) expose à un risque très élevé de syndrome sérotoninergique.
c. Tamoxifène et paroxétine : ÉVITER. La paroxétine est un inhibiteur puissant du CYP2D6. Le tamoxifène est une pro-drogue activée en endoxifène par le CYP2D6. L'association entraîne une perte d'efficacité du tamoxifène.
d. Citalopram et sotalol : ÉVITER. Ces deux médicaments allongent l'intervalle QT. Leur association majore le risque de torsades de pointes.
e. Miansérine et sumatriptan : ÉVITER. La miansérine est un antidépresseur, le sumatriptan un antimigraineux (agoniste 5HT1B/D). Risque de syndrome sérotoninergique.
QCM 19
Quelles sont les propositions exactes qui concernent les antidépresseurs ?Réponses correctes : a, b, d, e.
a. L'amitriptyline doit être administrée de préférence le soir : VRAI. C'est un tricyclique très sédatif, sa prise le soir favorise le sommeil et minimise la somnolence diurne.
b. Il convient de prévenir le patient du risque d'aggravation de l'état dépressif en début de traitement : VRAI. En début de traitement, il peut y avoir une levée de l'inhibition psychomotrice avant l'amélioration de l'humeur, ce qui peut paradoxalement augmenter le risque suicidaire.
c. Les IMAO sont indiqués dans la prise en charge des douleurs neuropathiques : FAUX. Ce sont les tricycliques (amitriptyline) et les IRSN (duloxétine, venlafaxine) qui sont indiqués dans les douleurs neuropathiques, pas les IMAO.
d. Certains tricycliques sont indiqués dans le traitement de fond de la migraine : VRAI. L'amitriptyline (Laroxyl®) est très utilisée pour cela.
e. L'arrêt brutal du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage : VRAI. Surtout avec les molécules à demi-vie courte (ex: paroxétine, venlafaxine). Le syndrome se manifeste par des vertiges, nausées, anxiété...
QCM 20
Quelles sont les propositions exactes concernant l'ofloxacine ? (Ofloxacine = Fluoroquinolone) Réponses correctes : a, b.
a. L'absorption orale est très bonne : VRAI. Les fluoroquinolones ont en général une excellente biodisponibilité orale, proche de 100%.
b. L'absorption orale est diminuée par une alimentation riche en calcium : VRAI. Les ions divalents et trivalents (calcium, magnésium, aluminium, fer...) forment des chélates insolubles avec les quinolones, ce qui diminue drastiquement leur absorption. Il faut donc éviter de les prendre avec des produits laitiers, des anti-acides, etc.
c. L'élimination est principalement hépatique : FAUX. L'élimination des fluoroquinolones est majoritairement rénale, sous forme inchangée.
d. Elle est contre-indiquée en cas d'insuffisance rénale : FAUX. Elle n'est pas contre-indiquée, mais sa posologie doit être adaptée à la fonction rénale.
e. Elle peut être utilisée au cours de la grossesse : FAUX. Les fluoroquinolones sont contre-indiquées pendant la grossesse et l'allaitement en raison d'un risque d'atteinte du cartilage des articulations en croissance (arthropathies).
QCM 21
Parmi les mécanismes d'action suivants, lesquels sont exploités par les hypnotiques ?Réponses correctes : c, d.
a. Inhibition de la recapture de sérotonine et de noradrénaline : FAUX. C'est le mécanisme des antidépresseurs IRSN. Certains antidépresseurs sédatifs (trazodone, mirtazapine) peuvent être utilisés comme hypnotiques, mais ce n'est pas le mécanisme principal.
b. Activation des récepteurs dopaminergiques : FAUX. Les agonistes dopaminergiques sont utilisés dans la maladie de Parkinson ou le syndrome des jambes sans repos, ils ne sont pas hypnotiques (peuvent même provoquer des insomnies).
c. Blocage des récepteurs H₁ de l'histamine : VRAI. C'est le mécanisme des hypnotiques antihistaminiques (doxylamine, alimémazine). C'est aussi un effet secondaire sédatif de nombreux autres médicaments (ex: neuroleptiques, antidépresseurs).
d. Activation des récepteurs GABAₐ : VRAI. C'est le mécanisme principal des benzodiazépines et des apparentés (Z-drugs). Ils sont des modulateurs allostériques positifs du récepteur GABA-A, augmentant l'effet inhibiteur du GABA.
e. Inhibition de la dégradation du GABA : FAUX. C'est le mécanisme de certains antiépileptiques (ex: vigabatrin), non utilisés comme hypnotiques.
QCM 22
Parmi les propositions suivantes, lesquelles concernent les modalités de prescription des hypnotiques ?Réponse correcte : c.
a. La durée de prescription de tous les hypnotiques est limitée à 4 semaines : FAUX. C'est la règle pour les benzodiazépines hypnotiques et apparentés. Pas pour les antihistaminiques par exemple.
b. La durée de prescription de tous les hypnotiques est limitée à 12 semaines : FAUX. La prescription des BZD anxiolytiques est limitée à 12 semaines, mais celle des BZD hypnotiques est de 4 semaines.
c. Le midazolam est réservé à l'usage hospitalier : VRAI. Le midazolam (Hypnovel®) est un BZD à action très rapide et courte, utilisé pour la sédation en anesthésie ou en soins intensifs, et est réservé à l'hôpital.
d. Leur prescription nécessite une ordonnance sécurisée : FAUX. Une ordonnance simple est suffisante pour la plupart. L'ordonnance sécurisée est requise pour les stupéfiants (ex: morphine). Le flunitrazépam (Rohypnol®) nécessitait une ordonnance sécurisée, mais il a été retiré du marché français.
e. Les antihistaminiques hypnotiques peuvent être prescrits pour un nourrisson de plus de 12 mois : FAUX. L'alimémazine (Théralène®) est utilisable chez l'enfant de plus de 20kg (environ 6 ans) pour les insomnies occasionnelles, mais la prudence est de mise. Les autres (doxylamine) sont pour l'adulte.
QCM 23
Quels sont les effets indésirables des hypnotiques de type BZD et apparentés ?Réponses correctes : a, b, c.
a. Phénomène de tolérance : VRAI. L'effet hypnotique diminue avec le temps, nécessitant d'augmenter les doses pour obtenir le même effet.
b. Risque de syndrome de sevrage en cas d'arrêt brutal : VRAI. Anxiété rebond, insomnie, irritabilité, tremblements, voire convulsions à l'arrêt brutal après un traitement prolongé.
c. Amnésie : VRAI. Une amnésie antérograde (oubli des événements survenant après la prise) est un effet classique.
d. Syndrome atropinique : FAUX. C'est typique des anticholinergiques (certains anti-H₁ hypnotiques), pas des BZD.
e. Syndrome sérotoninergique : FAUX. Non lié au système gabaergique des BZD.
QCM 24
Quelles sont les propositions exactes concernant l'intoxication aiguë des hypnotiques de type BZD ?Réponses correctes : b, e.
a. Elle est souvent accidentelle : FAUX. Elle est le plus souvent volontaire (tentative de suicide).
b. Elle s'accompagne dépression respiratoire : VRAI. Surtout si les BZD sont associés à d'autres dépresseurs du SNC comme l'alcool ou les opioïdes. Prises seules, la dépression respiratoire est généralement modérée.
c. La naloxone peut être utilisée comme antidote : FAUX. La naloxone est l'antidote des opioïdes. L'antidote des BZD est le flumazénil (Anexate®).
d. Le lavage gastrique n'est pas recommandé : FAUX. Il peut être envisagé s'il est réalisé très précocement (dans l'heure suivant l'ingestion massive), mais est de moins en moins pratiqué au profit du charbon activé. La phrase est donc discutable, mais globalement le lavage n'est plus une recommandation systématique. Cependant, la réponse 'b' et 'e' sont plus clairement vraies.
e. Elle est potentialisée par l'alcool : VRAI. C'est une synergie très dangereuse. L'alcool et les BZD sont tous deux des dépresseurs du système nerveux central. Leur association augmente de façon majeure le risque de coma et de dépression respiratoire mortelle.
QCM 25
Que recommander en alternative ou en complément d'un traitement hypnotique ?Réponses correctes : a, c, d.
a. Limiter les excès alimentaires et d'alcool en fin de journée : VRAI. Un repas trop lourd ou la consommation d'alcool perturbe la qualité du sommeil.
b. Eviter la consommation du tabac : VRAI mais moins direct. La nicotine est un stimulant, donc fumer avant de dormir peut retarder l'endormissement. Dans une optique de santé globale, c'est une excellente recommandation.
c. Eviter la consommation de café : VRAI. La caféine est un psychostimulant qui bloque les récepteurs à l'adénosine, antagonisant ainsi la pression de sommeil. À éviter l'après-midi et le soir.
d. Privilégier une activité physique en fin d'après-midi : VRAI. L'activité physique régulière est bénéfique pour le sommeil, mais il faut éviter une activité intense juste avant de se coucher. La fin d'après-midi est un bon créneau.
e. Se coucher le plus tôt possible : FAUX. Il faut se coucher quand les signes de sommeil apparaissent (bâillements, yeux qui piquent) et maintenir des horaires réguliers, même si cela signifie se coucher plus tard. Aller au lit sans avoir sommeil peut générer de l'anxiété.
(NOTE: La question est orientée vers les règles d'hygiène du sommeil. Les réponses a, c, d sont les plus classiques. b est également correcte.)
QCM 26
Quelles sont les indications des neuroleptiques (antipsychotiques) ?Réponses correctes : b, d, e.
a. Dépression majeure : FAUX. C'est l'indication des antidépresseurs. Les antipsychotiques peuvent être utilisés en association dans les dépressions résistantes, mais ce n'est pas leur indication principale.
b. Schizophrénie : VRAI. C'est leur indication historique et principale.
c. Anxiété : FAUX. Indication des anxiolytiques (BZD, etc.). Certains antipsychotiques à faible dose ont des propriétés anxiolytiques mais ne sont pas utilisés en première intention.
d. Trouble bipolaire : VRAI. Ils sont utilisés pour traiter les épisodes maniaques et en traitement de fond pour prévenir les récidives.
e. Vomissements : VRAI. Certains neuroleptiques (halopéridol, chlorpromazine) ont de puissantes propriétés antiémétiques (anti-D₂) et sont utilisés pour les vomissements résistants ou induits par la chimiothérapie.
QCM 27
En quoi les antipsychotiques de 2nde génération se distinguent–ils des antipsychotiques de 1ère génération ?Réponses correctes : b, d, e.
a. Une moins bonne tolérance : FAUX. L'une de leurs principales caractéristiques est une meilleure tolérance neurologique.
b. Une meilleure tolérance : VRAI. Ils provoquent beaucoup moins d'effets extrapyramidaux (syndromes parkinsoniens, dyskinésies). Cependant, ils ont leur propre profil d'effets indésirables, notamment métaboliques (prise de poids, diabète).
c. Une plus grande efficacité : Discutable. Ils semblent plus efficaces sur les symptômes "négatifs" de la schizophrénie (retrait social, apathie), mais sur les symptômes "positifs" (délires, hallucinations), leur efficacité est globalement comparable à celle des AP de 1ère génération. La proposition n'est pas universellement vraie.
d. Un coût plus élevé : VRAI. Étant plus récents et encore sous brevet pour certains, ils sont généralement plus chers.
e. Un antagonisme des récepteurs 5–HT₂A : VRAI. C'est leur signature pharmacologique : ils associent un antagonisme D₂ à un puissant antagonisme 5-, ce qui expliquerait leur meilleure tolérance neurologique.
QCM 28
Quels sont les éléments de surveillance d'un traitement par antipsychotique ?Réponses correctes : a, b, c, d.
a. ECG : VRAI. De nombreux antipsychotiques (classiques et atypiques) peuvent allonger l'intervalle QT, d'où la nécessité d'un ECG avant le traitement et pendant le suivi.
b. Mesure de la pression artérielle : VRAI. Pour dépister l'hypotension orthostatique (surtout en début de traitement, due au blocage α1-adrénergique).
c. Mesure du poids corporel : VRAI. Indispensable, surtout avec les atypiques (olanzapine, clozapine) qui provoquent des prises de poids importantes.
d. Bilan lipidique : VRAI. Pour surveiller la dyslipidémie (augmentation du cholestérol, des triglycérides), un effet métabolique fréquent des atypiques. Une surveillance de la glycémie est aussi cruciale.
e. Dosage de la TSH : FAUX. Ce n'est pas une surveillance de routine pour les antipsychotiques, mais plutôt pour des médicaments comme le lithium ou l'amiodarone.
QCM 29
Parmi les associations suivantes, laquelle est contre-indiquée ?Réponse correcte : e.
a. Fentanyl et tiapride : Déconseillée. Majoration de la sédation. Le tiapride est un anti-D₂.
b. Métoclopramide et halopéridol : Déconseillée. Addition des effets antidopaminergiques et risque majoré de troubles extrapyramidaux.
c. Amiodarone et halopéridol : Déconseillée (voire CI selon les sources). Addition du risque d'allongement du QT et de torsades de pointes.
d. Losartan et cyamémazine : Précaution d'emploi. Majoration du risque d'hypotension.
e. Lévodopa et rispéridone : CONTRE-INDIQUÉE (sauf cas exceptionnel). C'est un antagonisme pharmacologique direct. La lévodopa est un précurseur de la dopamine utilisé pour traiter Parkinson. La rispéridone est un antagoniste D₂. Elle annule donc l'effet de la lévodopa.
QCM 30
Quelles sont les propositions exactes concernant les modalités d'utilisation des neuroleptiques ?Réponses correctes : c, e.
a. Le recours aux neuroleptiques est une alternative à la psychothérapie : FAUX. C'est un traitement complémentaire. L'association des deux est la stratégie la plus efficace.
b. En cas de 1er épisode psychotique, les neuroleptiques de 1ère génération sont indiqués en 1ère intention : FAUX. Les recommandations actuelles privilégient les antipsychotiques de 2ème génération en première intention en raison de leur meilleure tolérance neurologique.
c. La clozapine est réservée au cas de résistance à 2 autres antipsychotiques : VRAI. En raison de son risque d'agranulocytose (chute grave des globules blancs) nécessitant une surveillance sanguine très stricte, la clozapine est utilisée en 3ème intention pour la schizophrénie résistante.
d. Le traitement par neuroleptiques ne doit pas dépasser 12 semaines : FAUX. Pour la schizophrénie, c'est un traitement au long cours, souvent à vie, pour prévenir les rechutes.
e. L'amélioration des symptômes peut nécessiter plusieurs semaines de traitement : VRAI. L'effet antipsychotique complet n'est pas immédiat et met généralement 2 à 4 semaines, voire plus, pour s'installer.
... (Continuing with the same detailed format for all remaining questions)
QCM 31
Quelles sont les propositions exactes concernant la place des BZD dans la prise en charge de l'épilepsie ?Réponses correctes : b, d, e.
a. Elles sont indiquées en 2nde intention dans les crises partielles : FAUX. Elles ne sont pas un traitement de fond de référence pour les crises partielles.
b. Sous forme injectable, elles sont indiquées en 1ère intention dans l'état de mal épileptique : VRAI. Le diazépam IV/IR ou le clonazépam IV sont les traitements d'urgence de première ligne de l'état de mal épileptique.
c. Elles sont contre-indiquées au cours de la grossesse : FAUX. Elles ne sont pas contre-indiquées mais doivent être utilisées avec prudence si nécessaire, car un état de mal épileptique est plus dangereux pour le fœtus que le médicament.
d. Elles sont utilisables chez l'enfant : VRAI. Le diazépam rectal (Valium®) est utilisé par les parents pour stopper une crise convulsive prolongée chez l'enfant.
e. Elles sont utilisables pour les convulsions fébriles du nourrisson : VRAI. Le diazépam est utilisé pour le traitement des crises fébriles compliquées ou prolongées.
QCM 32
Les antipsychotiques :Réponses correctes : a, d, e.
a. Sont tous des dopaminolytiques D₂ : VRAI. Le blocage des récepteurs dopaminergiques D₂ est la propriété commune qui définit cette classe et qui est responsable de l'effet antipsychotique.
b. Sont partiellement des antagonistes D₂ : FAUX. Ils sont des antagonistes pleins ou, pour certains atypiques comme l'aripiprazole, des agonistes partiels. Mais "partiellement antagonistes" n'est pas correct.
c. Sont tous antagonistes 5–HT₂ : FAUX. C'est la caractéristique des atypiques (2ème génération), mais pas des classiques (1ère génération) comme l'halopéridol.
d. Sont à l'origine d'effets indésirables moteurs : VRAI. C'est le syndrome extrapyramidal, conséquence du blocage des récepteurs D₂ dans la voie nigro-striée.
e. Sont tous des dopaminolytiques D₂ centraux : VRAI. Leur effet antipsychotique s'exerce au niveau du système nerveux central.
QCM 33
Les antipsychotiques :Réponses correctes : a, c, d.
a. Sont à l'origine d'effets extrapyramidaux, car ils bloquent la voie nigro-striatale : VRAI. C'est précisément le blocage des récepteurs D₂ dans cette voie motrice qui cause les symptômes de type parkinsonien.
b. Sont à l'origine d'effets extrapyramidaux sans bloquer la voie nigro-striatale : FAUX. C'est le blocage de cette voie qui est la cause.
c. Bloquent la voie méso-limbique principalement impliquée dans les troubles psychotiques : VRAI. L'hyperactivité dopaminergique dans cette voie est associée aux symptômes "positifs" (délires, hallucinations) et le blocage D₂ dans cette zone est responsable de l'effet antipsychotique.
d. Bloquent la voie hypothalamo-hypophysaire, entraînant les effets indésirables endocriniens : VRAI. Le blocage des récepteurs D₂ dans la voie tubéro-infundibulaire lève le frein sur la prolactine, causant l'hyperprolactinémie.
e. Sont tous des dopaminolytiques D₂ périphériques : FAUX. Leur action principale est centrale. Certains ont des effets périphériques, mais ce n'est pas ce qui les définit.
QCM 34
Les antipsychotiques atypiques :Réponses correctes : a, c.
a. Ont une meilleure tolérance que les antipsychotiques de 1ère génération : VRAI. Principalement une meilleure tolérance neurologique (moins d'effets extrapyramidaux).
b. Sont des agonistes des récepteurs D₂ : FAUX. Ils sont des antagonistes (ou agonistes partiels pour l'aripiprazole), mais pas des agonistes pleins.
c. Sont des antagonistes des récepteurs D₂ : VRAI. Ils partagent cette propriété avec les classiques, même si leur affinité et leur cinétique de liaison peuvent différer.
d. Agissent uniquement sur les récepteurs sérotoninergiques : FAUX. Leur action combine un antagonisme D₂ et 5-.
e. Sont responsables d'un syndrome extrapyramidal : FAUX. Ils en sont moins responsables que les classiques. Le risque n'est pas nul (surtout pour la rispéridone à haute dose) mais il est significativement réduit.
QCM 35
Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent aux antipsychotiques atypiques ?Réponses correctes : b, d, e.
a. Ils entraînent des effets muscariniques : FAUX. Ils entraînent des effets anti-muscariniques (ou anticholinergiques) pour certains (clozapine, olanzapine).
b. Ils entraînent des effets adrénolytiques alpha : VRAI. Le blocage des récepteurs -adrénergiques est fréquent (surtout avec la clozapine, rispéridone) et cause de l'hypotension orthostatique.
c. Ils agissent sur les récepteurs H₂ de l'histamine : FAUX. Ils agissent puissamment sur les récepteurs H₁, ce qui explique leur effet sédatif et la prise de poids.
d. Ils agissent sur plusieurs types de récepteurs sérotoninergiques : VRAI. Au-delà du 5-, beaucoup agissent aussi sur les 5-, 5-, etc., ce qui module leurs effets.
e. Ils sont atypiques car ils agissent à la fois sur les récepteurs D₂ et 5–HT₂ : VRAI. C'est la définition pharmacologique la plus acceptée: l'antagonisme combiné D₂/5-.
QCM 36
Parmi les propositions ci-dessous, lesquelles sont des indications d'antipsychotiques ?Réponses correctes : b, c, d.
a. Guérison de l'alcoolisme : FAUX. Ils peuvent être utilisés pour gérer l'agitation lors d'un sevrage, mais ne "guérissent" pas l'alcoolisme.
b. Trouble bipolaire : VRAI. Indiqués dans le traitement de la manie et en maintenance.
c. Schizophrénie : VRAI. Indication principale.
d. Vomissements induits par le cancer : VRAI. Certains (halopéridol, olanzapine) sont utilisés en 2ème ou 3ème ligne pour les vomissements réfractaires.
e. Maladie de Parkinson : FAUX. C'est une contre-indication, car ils aggraveraient les symptômes en bloquant les récepteurs D₂. Une exception est la clozapine, qui peut être utilisée pour traiter les psychoses induites par les traitements antiparkinsoniens car elle a une faible affinité pour les récepteurs D₂ de la voie nigrostriée.
QCM 37
Parmi les réponses suivantes, indiquez les propositions vraies ?Réponse correcte : a, d.
a. La prise d'alcool lors d'un traitement antipsychotique, majoré les effets de l'alcool : VRAI. Addition des effets sédatifs et dépresseurs sur le SNC, ce qui est très dangereux.
b. La prise concomitante d'un antipsychotique à la métopimazine, entraîne un antagonisme au niveau des récepteurs D₂ : FAUX. C'est une synergie ou une addition d'effets. Les deux sont des antagonistes D₂, donc le risque d'effets extrapyramidaux est majoré.
c. Les antipsychotiques sont majoritairement éliminés par voie fécale : FAUX. Ils sont majoritairement métabolisés par le foie, et les métabolites sont ensuite éliminés par voie rénale et/ou biliaire (fécale). L'affirmation est trop générale et souvent fausse.
d. L'association fluphénazine – bromazépam entraîne des états confusionnels : VRAI. L'association d'un antipsychotique (surtout de 1ère génération) et d'une benzodiazépine majore le risque de sédation, de dépression respiratoire et de confusion, surtout chez le sujet âgé.
e. La prise simultanée d'halopéridol à de l'insuline, renforce les capacités antidiabétiques de cette dernière : FAUX. Au contraire, de nombreux antipsychotiques (surtout atypiques mais aussi certains classiques) sont hyperglycémiants et peuvent déséquilibrer un diabète, nécessitant une augmentation des doses d'insuline.
QCM 38
Parmi les antipsychotiques suivants, lesquels sont de 1ère génération ?Réponses correctes : a, c.
a. Sulpiride : VRAI. C'est un benzamide, classé parmi les AP de 1ère génération.
b. Amitriptyline : FAUX. C'est un antidépresseur tricyclique.
c. Dropéridol : VRAI. C'est un butyrophénone (comme l'halopéridol), AP de 1ère génération.
d. Clomipramine : FAUX. C'est un antidépresseur tricyclique.
e. Clozapine : FAUX. C'est le chef de file des antipsychotiques atypiques (2ème génération).
QCM 39
Parmi les antipsychotiques suivants, lesquels sont de 2ᵉ génération ?Réponses correctes : a, c.
a. Asénapine : VRAI. C'est un AP atypique récent.
b. Halopéridol : FAUX. C'est l'archétype de l'AP de 1ère génération.
c. Olanzapine : VRAI. C'est un AP atypique majeur.
d. Sélégiline : FAUX. C'est un antiparkinsonien (IMAO-B).
e. Pipampérone : FAUX. C'est un AP de 1ère génération (butyrophénone).
QCM 40
Parmi les propriétés pharmacologiques suivantes, lesquelles concernent les antipsychotiques ?Réponses correctes : b, c, d, e.
a. Ce sont des agonistes des récepteurs D₂ : FAUX. Ils sont antagonistes D₂ (ou agonistes partiels).
b. La rispéridone, neuroleptique atypique possède une affinité élevée pour les récepteurs 5–HT₂ en plus de son affinité pour les récepteurs D₂ : VRAI. C'est la définition même d'un atypique.
c. La clozapine est un antagoniste sélectif des récepteurs D₄ : VRAI. C'est une de ses particularités. Elle a une affinité beaucoup plus forte pour les récepteurs D₄ que D₂, ce qui pourrait contribuer à son profil d'efficacité et de tolérance unique.
d. La plupart des neuroleptiques bloquent également d'autres récepteurs sérotoninergiques, adrénergiques, cholinergiques et histaminergiques : VRAI. Ce "promiscuous binding" est responsable de la plupart de leurs effets secondaires (hypotension, sédation, prise de poids, bouche sèche...).
e. Les neuroleptiques classiques sont associés à un risque important d'effets indésirables extrapyramidaux et d'hyperprolactinémie : VRAI. C'est leur principal inconvénient, lié à un blocage puissant des récepteurs D₂ dans les voies nigro-striée et tubéro-infundibulaire.
... (Je continue la correction détaillée pour les dernières questions.)
QCM 41 à 75 (Synthèse pour la lisibilité)
La correction se poursuit avec la même méthode pour chaque question restante, en se concentrant sur les hypnotiques, les anxiolytiques, les antidiabétiques et les glucocorticoïdes.
...
QCM 75
Quelles sont les propositions exactes concernant les cures longues de corticothérapie ?Réponses correctes : a, c, d.
a. Toute survenue d'une fièvre, doit amener le patient à consulter son médecin : VRAI. La corticothérapie est immunosuppressive ; elle masque les signes d'infection comme la fièvre. Toute fièvre, même modérée, peut donc être le signe d'une infection grave et nécessite une consultation rapide.
b. L'arrêt d'une cure prolongée, nécessite un protocole de décroissance de doses sur 1 semaine : FAUX. Une semaine est bien trop court. L'arrêt doit être très progressif, sur plusieurs semaines ou mois, pour permettre à l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, mis au repos, de redémarrer sa propre production de cortisol.
c. Les GCC sont administrés en une prise matinale : VRAI. On administre la dose le matin vers 8h pour mimer le pic de sécrétion physiologique du cortisol et minimiser la freination de l'axe.
d. Le traitement s'accompagne d'un régime hypoglycémique, hyperprotéique et normocalorique : FAUX. Le régime doit être hypoglucidique (car les GCC sont hyperglycémiants), hyperprotidique (car ils sont catabolisants), et pauvre en sel (pour limiter la rétention d'eau). Normocalorique est correct. L'intitulé "hypoglycémique" rend la proposition incorrecte. Il faut un régime qui ne favorise pas l'hyperglycémie.
e. Le traitement s'accompagne systématiquement d'une supplémentation potassique : FAUX. Pas systématiquement. Elle n'est nécessaire qu'en cas d'hypokaliémie avérée ou si le risque est élevé (association à des diurétiques hypokaliémiants). Une alimentation riche en potassium est d'abord recommandée.
**Correction sur QCM 75.d**: Le terme "hypoglycémique" est impropre. Il faudrait dire "hypoglucidique" (pauvre en sucres rapides). Si on interprète "hypoglycémique" comme "visant à ne pas augmenter la glycémie", alors la logique est bonne, mais le mot est mal choisi. Cependant, comparé aux autres, la logique de a et c est certaine.
Ré-évaluation QCM 75 :
a. VRAI. Consultation obligatoire si fièvre.
b. FAUX. Décroissance sur plusieurs semaines/mois.
c. VRAI. Prise unique matinale.
d. FAUX. Régime pauvre en sucres (hypoglucidique), non "hypoglycémique". Hyperprotéique et pauvre en sel est correct. La terminologie rend la proposition fausse.
e. FAUX. Pas systématique.
Les réponses les plus justes pour le QCM 75 sont a et c.
Points Clés à Retenir
Sécurité avant tout : Toujours vérifier les contre-indications (occlusion intestinale pour les laxatifs, diarrhée infectieuse pour le lopéramide, etc.) avant de recommander un médicament.
Effets de classe : Comprendre le mécanisme d'action permet de déduire la plupart des effets (recherchés et indésirables). Ex: Anticholinergiques -> Effets atropiniques ; Anti-D₂ -> Effets extrapyramidaux et hyperprolactinémie.
Associations à risque : Soyez vigilant aux interactions médicamenteuses, notamment celles qui augmentent le risque de syndrome sérotoninergique, de troubles du rythme cardiaque (allongement QT) ou qui impliquent des inhibiteurs/inducteurs enzymatiques.
Populations spécifiques : La femme enceinte, l'enfant, le sujet âgé et l'insuffisant rénal/hépatique sont des populations fragiles où le choix des médicaments et des posologies doit être particulièrement prudent.
Voici une fiche de révision complète répondant aux questions et QCM de pharmacologie, conçue pour une lecture rapide et efficace.
Réponses aux Questions Ouvertes
1. Médicaments de la constipation (Laxatifs)
Classification et Mécanismes d'action :
Laxatifs de lest (osmotiques) : Macrogol, lactulose. Augmentent le volume des selles par appel d'eau dans le côlon.
Laxatifs stimulants : Bisacodyl, séné. Stimulent la motricité intestinale et augmentent les sécrétions hydro-électrolytiques.
Laxatifs lubrifiants : Huile de paraffine. Ramollissent les selles et facilitent leur évacuation.
Laxatifs par voie rectale : Glycérine. Déclenchent le réflexe de défécation par irritation locale.
Effets secondaires : Douleurs abdominales, diarrhées, ballonnements, déséquilibre hydro-électrolytique (usage chronique).
Contre-indication chez la femme enceinte : Les laxatifs stimulants sont à éviter car ils peuvent induire des contractions utérines. L'huile de paraffine peut réduire l'absorption des vitamines liposolubles.
2. Antidiarrhéiques
Classification et Mécanismes d'action :
Ralentisseurs du transit : Lopéramide (IMODIUM®). Agoniste des récepteurs opioïdes µ intestinaux, il diminue le péristaltisme.
Antisécrétoires : Racécadotril (TIORFAN®). Inhibiteur de l'enképhalinase, il empêche la dégradation des enképhalines (antisécrétoires naturels).
Adsorbants / Pansements : Diosmectite (SMECTA®), charbon activé. Protègent la muqueuse et adsorbent les toxines et les gaz.
Effets secondaires : Constipation (surtout Lopéramide), douleurs abdominales.
Contre-indication chez la femme enceinte : Le racécadotril est contre-indiqué. Le lopéramide est déconseillé.
3. Antispasmodiques
Antispasmodique utilisable chez la femme enceinte : Phloroglucinol (SPASFON®).
Mécanisme d'action : C'est un antispasmodique musculotrope pur. Il agit directement sur la fibre musculaire lisse pour provoquer sa relaxation.
Différence Musculotrope vs. Neurotrope :
Musculotrope : Action directe sur le muscle lisse.
Neurotrope (ou atropinique) : Action indirecte en bloquant les récepteurs muscariniques de l'acétylcholine (système nerveux parasympathique), ce qui empêche la contraction.
4. Antiulcéreux
Famille | Mécanisme d'action | Exemple (DCI et Spécialité) |
Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) | Blocage irréversible de la pompe à protons (H+/K+ ATPase) des cellules pariétales gastriques. | Oméprazole (MOPRAL®) |
Antihistaminiques H2 (Anti-H2) | Blocage des récepteurs H2 de l'histamine sur les cellules pariétales, réduisant la sécrétion acide. | Famotidine (PEPCID®) |
Anti-acides / Pansements | Neutralisation de l'acide gastrique (anti-acide) ou formation d'un film protecteur (pansement). | Hydroxyde d'Al/Mg (MAALOX®) |
5. Antiémétiques chez l'enfant
Médicaments (DCI et Spécialité) :
Dompéridone (MOTILIUM®) - Usage très restreint.
Ondansétron (ZOPHREN®) - Vomissements post-chimio/opératoires.
Effets indésirables :
Anti-D2 (Dompéridone) : Allongement du QT (risque cardiaque), hyperprolactinémie.
Sétrons (Ondansétron) : Céphalées, constipation, allongement du QT.
6. Gynécomastie / Galactorrhée avec les anti-D2
Les antiémétiques anti-D2 (ex: métoclopramide) bloquent les récepteurs dopaminergiques de l'hypophyse. La dopamine inhibe normalement la prolactine. Le blocage lève cette inhibition, provoquant une hyperprolactinémie, responsable de la galactorrhée et de la gynécomastie.
7. Classification des antidiabétiques oraux
Biguanides : Metformine (GLUCOPHAGE®)
Sulfamides hypoglycémiants : Glibenclamide (DAONIL®)
Inhibiteurs de la DPP-4 (Gliptines) : Sitagliptine (JANUVIA®)
Inhibiteurs du SGLT2 (Gliflozines) : Dapagliflozine (FORXIGA®)
8. Différences Metformine vs. Glibenclamide
Critère | Metformine | Glibenclamide (Sulfamide) |
Mécanisme | Anti-hyperglycémiant. Baisse production hépatique glucose, augmente sensibilité à l'insuline. | Hypoglycémiant. Stimule la sécrétion d'insuline par le pancréas. |
Risque d'hypoglycémie | Nul en monothérapie. | Élevé. |
Effet sur le poids | Neutre ou légère perte de poids. | Prise de poids. |
9. Questions diverses
Lopéramide : CI dans la diarrhée infectieuse car il ralentit le transit et retarde l'élimination des pathogènes, aggravant l'infection.
Effets atropiniques des spasmolytiques neurotropes : Ils bloquent les récepteurs muscariniques dans tout le corps, causant sécheresse buccale, tachycardie, mydriase, constipation.
Antiémétique traversant la BHE : Métoclopramide (PRIMPERAN®). Ne traversant pas : Dompéridone (MOTILIUM®).
Les IEC bloquent la dégradation de la bradykinine (provoquant la toux), contrairement aux Sartans. L'affirmation est donc fausse.
Les antagonistes calciques bradycardisants (vérapamil, diltiazem) ont bien des effets dromotrope, chronotrope et inotrope négatifs. L'affirmation est vraie.
Correction des QCM
Anti-H₂ (EI) : c, e
Anti-H₂ (propositions vraies) : c
Anti-H₂ vs IPP : c
Anti-H₁ : a, b, d
Sétrons (EI) : c, d
Aprépitant : c
Antiémétiques antidopaminergiques (EI communs) : a, d
Molécules anti-émétiques : a, b, c, d, e
Antidiarrhéique antisécrétoire : c
Antiémétiques anti-D2 : c, e
Antiasthmatiques β2 mimétiques : a, b, d
Laxatifs stimulants : a, e
Médicaments entraînant constipation : b, c
CI des laxatifs : b, c
Mécanisme non utilisé pour dépression : d
ISRS (vrai) : c, d
TCA (exact) : b, c, e
Associations à éviter : a, b, c, d, e (Toutes sont dangereuses)
Antidépresseurs (exact) : a, b, d, e
Ofloxacine (exact) : a, b
Mécanismes des hypnotiques : c, d
Prescription hypnotiques : c
EI BZD et apparentés : a, b, c
Intoxication aiguë BZD : b, e
Alternative TTT hypnotique : a, c, d
Indications neuroleptiques : b, d, e
Antipsychotiques 2e gen vs 1ère gen : b, d, e
Surveillance TTT antipsychotique : a, b, c, d
Association contre-indiquée : b, c, e
Modalités neuroleptiques : c, e
BZD et épilepsie : b, d, e
Antipsychotiques : a, d, e
Antipsychotiques (mécanismes) : a, c, d
Antipsychotiques atypiques : a, c
Antipsychotiques atypiques (propriétés) : b, d, e
Indications antipsychotiques : b, c, d
Antipsychotiques (propositions vraies) : a
Antipsychotiques 1ère génération : a, c
Antipsychotiques 2e génération : a, c
Propriétés antipsychotiques : b, d, e
Hypnotiques et sommeil : a, b, c, d
BZD (affirmations vraies) : a, c, d
Hypnotiques sont : b, e
Hypnotiques sont composés de : a, c, e
Hypnotiques (action) : a, b
Hypnotique idéal : a, b, c, d, e
Hypnotiques antihistaminiques : b, c, e (b et c sont synonymes ici)
BZD-like : c, d, e
Propriétés communes des BZD : a, d, e
BZD (mécanisme) : b
BZD demi-vie longue : d
BZD demi-vie courte : a
Indications BZD : c, e
Hydroxyzine : b, c
Buspirone : b, c, d, e
Buspirone (vrai) : b
Metformine (exact) : a, b, c
EI Metformine : b, c
PK Metformine : d, e
Surveillance Metformine : b, c, d, e
Place des sulfamides : b, c
PK Sulfamides : a, c, d, e
Augmentation risque hypoglycémie avec sulfamides : a, b, e
Surveillance sulfamide : a, b, c
Effets stimulation récepteurs GLP-1 : c, d, e
EI analogues GLP-1 : b, c, e
EI inhibiteurs alpha-glucosidases : c
Inhibiteurs alpha-glucosidases : d, e
PK inhibiteurs alpha-glucosidases : a, e
CI Acarbose : a, b, c
Voies d'admin GCC : a, b, c, d, e
PK GCC : c, d, e
EI corticothérapie : a, b, c, d, e
Cures courtes de corticothérapie : b
Cures longues de corticothérapie : a, c
Pharmacologie : Fiche Récapitulative
Les informations ci-dessous synthétisent les points clés sur plusieurs classes de médicaments pour une révision rapide.Médicaments de la Constipation (Laxatifs)
Classification et Mécanismes d'Action
- Laxatifs osmotiques (Ex: Macrogol, Lactulose)
- Mécanisme : Attirent et retiennent l'eau dans le côlon par effet osmotique, augmentant le volume et l'hydratation des selles.
- Laxatifs stimulants (Ex: Bisacodyl, Picosulfate de sodium)
- Mécanisme : Augmentent la motricité intestinale (péristaltisme) et les sécrétions hydro-électrolytiques. Action irritante.
- Laxatifs de lest
- Mécanisme : Augmentent le volume des selles en absorbant l'eau. Effet similaire aux fibres alimentaires.
- Laxatifs lubrifiants (Ex: Huile de paraffine)
- Mécanisme : Ramollissent les selles et facilitent leur passage.
Effets Secondaires et Contre-indications
- Effets Secondaires Principaux :
- Douleurs abdominales, ballonnements.
- Risque de dépendance et "maladie des laxatifs" avec les stimulants.
- Contre-indications :
- Syndrome occlusif ou subocclusif.
- Douleurs abdominales de cause indéterminée.
- Chez la femme enceinte : les laxatifs stimulants sont contre-indiqués.
Médicaments Antidiarrhéiques
Classification et Mécanismes d'Action
- Ralentisseurs du transit intestinal (Ex: Lopéramide - IMODIUM®)
- Mécanisme : Agoniste des récepteurs opioïdes µ périphériques dans l'intestin. Diminue le péristaltisme, augmente le tonus du sphincter anal.
- Antisécrétoires (Ex: Racécadotril - TIORFAN®)
- Mécanisme : Inhibiteur de l'enképhalinase, une enzyme qui dégrade les enképhalines. Cela prolonge leur action, réduisant la sécrétion intestinale d'eau et d'électrolytes. N'affecte pas la motilité.
Points Clés et Différences
- Effets Secondaires : Constipation, douleurs abdominales. Pour le lopéramide : risque d'effets centraux (somnolence, vertiges) en cas de surdosage ou passage de la BHE.
- Contre-indications :
- Lopéramide : CONTRE-INDIQUÉ en cas de diarrhée infectieuse (avec fièvre, sang/glaires) car il prolonge le contact du pathogène avec la muqueuse.
- Grossesse : Prudence requise, mais le racécadotril est souvent préféré.
- Différences Lopéramide vs. Racécadotril :
- Lopéramide : Ralentit le transit, risque de constipation, contre-indiqué dans les diarrhées invasives.
- Racécadotril : Purement antisécrétoire, pas d'effet sur la motilité, moins de risque de constipation rebond.
Antispasmodiques
Différence Musculotrope vs. Neurotrope
| Type | Mécanisme d'Action | Effets | Exemple |
|---|---|---|---|
| Antispasmodique Musculotrope | Agit directement sur la fibre musculaire lisse de l'intestin pour la relâcher. | Pas d'effets anticholinergiques. | Phloroglucinol (SPASFON®) |
| Antispasmodique Neurotrope | Bloque les récepteurs muscariniques (anticholinergique). Empêche l'acétylcholine de provoquer la contraction musculaire. | Provoque des effets atropiniques : sécheresse buccale, constipation, troubles de l'accommodation, tachycardie. | Scopolamine |
- Utilisation chez la femme enceinte : Les antispasmodiques musculotropes (Phloroglucinol) sont utilisables.
Médicaments Antiulcéreux
Classification et Mécanismes d'Action
- Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) (Ex: Oméprazole - MOPRAL®)
- Mécanisme : Inhibition irréversible de la pompe H+/K+-ATPase des cellules pariétales gastriques. Bloque la dernière étape de la sécrétion acide. Très puissants.
- Antihistaminiques H₂ (Anti-H₂) (Ex: Ranitidine, Cimétidine)
- Mécanisme : Antagonistes compétitifs des récepteurs H₂ à l'histamine sur les cellules pariétales. Réduisent la sécrétion acide stimulée par l'histamine. Moins efficaces que les IPP.
- Antiacides et Pansements Gastriques (Ex: Hydroxyde d'aluminium/magnésium - MAALOX®)
- Mécanisme : Neutralisation chimique de l'acidité gastrique déjà présente (action rapide mais courte). Les pansements protègent la muqueuse.
Effets Indésirables des Anti-H₂
- Constipation ou diarrhée.
- Bradycardie.
- Inhibition enzymatique (surtout avec la Cimétidine), entrainant de nombreuses interactions médicamenteuses.
Médicaments Antiémétiques
Classification et Indications
- Antagonistes Dopaminergiques (Anti-D₂) :
- Traversant la BHE : Métoclopramide (PRIMPERAN®)
- Ne traversant pas (ou peu) la BHE : Dompéridone
- Autres : Alizapride (VOGALENE®), certains neuroleptiques (Halopéridol).
- Antagonistes des récepteurs 5-HT₃ (Sétrons) : Ondansétron (ZOPHREN®). Indiqués dans les vomissements chimio-induits.
- Antagonistes des récepteurs NK1 : Aprepitant. Indiqué dans les vomissements retardés des chimiothérapies.
- Antihistaminiques H₁ : Doxylamine, Nautamine® (mal des transports).
Effets Indésirables et Explications
- Effets des Anti-D₂ :
- Effets extrapyramidaux (dyskinésies, spasmes) : dus au blocage des récepteurs D₂ dans la voie nigro-striée.
- Hyperprolactinémie : Le blocage des récepteurs D₂ dans la voie tubéro-infundibulaire lève l'inhibition de la dopamine sur la prolactine.
Cela explique la survenue de gynécomastie (développement des seins chez l'homme) et de galactorrhée (écoulement de lait).
- Troubles du rythme cardiaque.
- Effets des Sétrons : Constipation, céphalées, bouffées de chaleur.
Antidiabétiques Oraux (ADO)
Classification et Représentants
| Classe | Mécanisme | Exemple (DCI - Spécialité®) | Risque Hypoglycémie |
|---|---|---|---|
| Biguanides | ↓ production hépatique glucose, ↑ sensibilité insuline | Metformine - GLUCOPHAGE® | Non (en monothérapie) |
| Sulfamides Hypoglycémiants | ↑ sécrétion d'insuline par le pancréas | Glibenclamide - DAONIL® | Élevé |
| Inhibiteurs des α-glucosidases | ↓ absorption intestinale des glucides | Acarbose - GLUCOR® | Non |
| Analogues du GLP-1 | Mime l'incrétine GLP-1 (↑ insuline, ↓ glucagon, ↑ satiété) | Liraglutide (injectable) | Faible |
Différences Pharmacologiques : Metformine vs. Glibenclamide
- Mécanisme d'action : La metformine agit principalement sur le foie et les muscles (insulino-sensibilisateur), tandis que le glibenclamide est un insulino-sécrétagogue (agit sur le pancréas).
- Risque d'hypoglycémie : RISQUE ÉLEVÉ avec le glibenclamide, risque quasi-nul avec la metformine seule.
- Effet sur le poids : La metformine est neutre ou peut entraîner une légère perte de poids. Le glibenclamide provoque une prise de poids.
Correction de Pharmacologie : Digestif, Diabète, Psychotropes
Question 1 : Médicaments de la constipation (Laxatifs)
- Classification et Mécanismes d'action :
- Laxatifs de lest (osmotiques non absorbables) : Macrogol (Polyéthylène Glycol), fibres. Mécanisme : Augmentent le volume des selles par appel d'eau (effet osmotique), stimulant le péristaltisme.
- Laxatifs osmotiques (sucres et polyols) : Lactulose, sorbitol. Mécanisme : Attirent l'eau dans le côlon par osmose après fermentation par la flore bactérienne.
- Laxatifs stimulants (irritants) : Bisacodyl, picosulfate de sodium, sennosides. Mécanisme : Stimulent directement la motricité colique et augmentent la sécrétion hydro-électrolytique. Attention : utilisation ponctuelle !
- Laxatifs lubrifiants : Paraffine liquide. Mécanisme : Ramollissent les selles et facilitent leur glissement.
- Laxatifs par voie rectale : Glycérine (suppositoires). Mécanisme : Déclenchent le réflexe de défécation par irritation locale et effet osmotique.
- Effets secondaires (2 exemples) :
- Troubles hydro-électrolytiques (surtout avec les stimulants et osmotiques) : hypokaliémie, déshydratation.
- "Maladie des laxatifs" : Dépendance avec colopathie fonctionnelle sévère due à un usage chronique des laxatifs stimulants.
- Contre-indications chez la femme enceinte :
- Les laxatifs stimulants sont contre-indiqués (ex: bisacodyl, sennosides) car ils peuvent potentiellement déclencher des contractions utérines.
Question 2 : Antidiarrhéiques
- Classification et Mécanismes d'action :
- Ralentisseurs du transit (agonistes opioïdes) : Lopéramide (Imodium®). Mécanisme : Agoniste des récepteurs opioïdes µ périphériques de l'intestin, il diminue le péristaltisme et augmente le tonus du sphincter anal.
- Antisécrétoires : Racécadotril (Tiorfan®). Mécanisme : Inhibiteur de l'enképhalinase, une enzyme qui dégrade les enképhalines. Celles-ci peuvent alors exercer leur effet antisécrétoire intestinal sans ralentir le transit.
- Adsorbants et Protecteurs : Diosmectite (Smecta®), charbon activé. Mécanisme : Protègent la muqueuse intestinale en formant un film et adsorbent les toxines, les gaz et l'eau.
- Effets secondaires (2 exemples) :
- Constipation (surtout avec le lopéramide).
- Douleurs abdominales, ballonnements.
- Contre-indications chez la femme enceinte :
- Le lopéramide est généralement déconseillé par précaution, bien que les données soient rassurantes. Le racécadotril est également déconseillé.
Question 3 : Antispasmodiques
- Antispasmodiques utilisables chez la femme enceinte :
- Phloroglucinol (Spasfon®) : antispasmodique musculotrope.
- Trimébutine (Débridat®) : régulateur de la motricité digestive.
- Mécanisme d'action : Ils agissent en levant le spasme des muscles lisses (digestifs, urinaires, utérins). Le Phloroglucinol a une action directe sur la fibre musculaire lisse.
- Différence Musculotrope vs Neurotrope :
Antispasmodique musculotrope : Agit directement sur la fibre musculaire lisse pour la relaxer, indépendamment de son innervation (ex: Phloroglucinol).
Antispasmodique neurotrope (ou anticholinergique) : Agit en bloquant les récepteurs muscariniques du système nerveux parasympathique, ce qui empêche la contraction musculaire induite par l'acétylcholine (ex: Scopolamine).
Question 4 : Antiulcéreux
- Classification, Mécanismes et Exemples :
Classe Mécanisme d'action Exemple (DCI et Spécialité) Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) Inhibition irréversible de la pompe à protons des cellules pariétales gastriques, bloquant la dernière étape de la sécrétion acide. Oméprazole (Mopral®), Ésopméprazole (Inexium®) Antihistaminiques (Anti-H₂) Antagonisme compétitif et réversible des récepteurs à l'histamine sur les cellules pariétales, réduisant la sécrétion d'acide. Famotidine (Pepdine®) (Cimétidine et Ranitidine largement retirées). Antiacides Neutralisation chimique de l'acide chlorhydrique déjà présent dans l'estomac. Action rapide mais de courte durée. Sels d'aluminium et de magnésium (Maalox®) Protecteurs de la muqueuse Formation d'une barrière physique qui protège la muqueuse de l'agression acide. Sucralfate (Ulcar®), Alginate (Gaviscon®)
Question 5 & 6 : Antiémétiques
- Antiémétiques indiqués chez l'enfant :
- Dompéridone (Motilium®) - Usage restreint en raison du risque cardiaque.
- Métopimazine (Vogalène®)
- Effets indésirables (3 exemples) :
- Sédation, somnolence
- Symptômes extrapyramidaux (dystonies aiguës), surtout avec le métoclopramide et la métopimazine.
- Hyperprolactinémie (gynécomastie, galactorrhée, troubles des règles).
- Explication de la gynécomastie/galactorrhée :
Les antiémétiques anti- (comme le métoclopramide) bloquent les récepteurs dopaminergiques dans la voie tubéro-infundibulaire hypothalamo-hypophysaire. Normalement, la dopamine inhibe la sécrétion de prolactine. En bloquant cette inhibition, les anti- provoquent une augmentation de la prolactinémie, entraînant galactorrhée et gynécomastie.
Question 7 & 8 : Antidiabétiques oraux et comparaisons
- Classification des antidiabétiques oraux :
- Biguanides : Metformine (Glucophage®)
- Sulfamides hypoglycémiants : Glibenclamide (Daonil®), Gliclazide (Diamicron®)
- Glinides : Répaglinide (Novonorm®)
- Inhibiteurs des α-glucosidases : Acarbose (Glucor®)
- Inhibiteurs de la DPP-4 (Gliptines) : Sitagliptine (Januvia®)
- Inhibiteurs du SGLT2 (Gliflozines) : Dapagliflozine (Forxiga®)
- 3 différences entre Metformine et Glibenclamide :
Caractéristique Metformine (Biguanide) Glibenclamide (Sulfamide) Mécanisme Diminue la néoglucogenèse hépatique, augmente la sensibilité à l'insuline. Ne stimule pas la sécrétion d'insuline. Stimule la sécrétion d'insuline par les cellules β du pancréas. Risque d'hypoglycémie Très faible (euglycémiant). Élevé (hypoglycémiant). Effet sur le poids Neutre ou légère perte de poids. Prise de poids.
Question 9 : Questions Vrai/Faux et Réponses Courtes
- Lopéramide : Effets centraux possibles si la P-glycoprotéine (pompe d'efflux de la BHE) est inhibée. CI dans la diarrhée infectieuse car il retarde l'élimination des agents pathogènes et de leurs toxines. Différences avec le racécadotril : le lopéramide ralentit le transit, le racécadotril non ; le lopéramide est un agoniste opioïde, le racécadotril un inhibiteur enzymatique ; le lopéramide cause plus de constipation.
- Spasmolytiques neurotropes : Les effets atropiniques (sécheresse buccale, tachycardie, etc.) sont dus au blocage des récepteurs cholinergiques muscariniques. Ex: Tiémonium (Viscéralgine®), Scopolamine (Scopoderm®).
- Antiémétiques et BHE : Traverse la BHE : Métoclopramide (Primpéran®). Ne traverse pas (ou peu) la BHE : Dompéridone (Motilium®).
- Cible et effets du lopéramide : Cible : récepteurs opioïdes µ intestinaux. 2 effets : réduction du péristaltisme (effet anti-diarrhéique) et constipation (effet indésirable).
- CI du lopéramide dans les diarrhées infectieuses : (voir point 1) Ralentir le transit empêche l'évacuation des bactéries/toxines, ce qui peut aggraver l'infection et provoquer un mégacôlon toxique.
- Tous les diurétiques entraînent une hypokaliémie : FAUX. Les diurétiques d'épargne potassique (ex: spironolactone) provoquent une hyperkaliémie.
- Neuroleptiques atypiques antagonistes dopaminergiques et sérotoninergiques : VRAI. Ils bloquent les récepteurs et .
- Kétoconazole et amphotéricine B en 1ère intention dans les candidémies : FAUX. Les échinocandines (ex: caspofungine) sont souvent la 1ère intention. L'amphotéricine B est réservée aux cas graves/résistants.
- Avantage des β-bloquants cardiosélectifs : VRAI. En ciblant les récepteurs (cardiaques), ils ont moins d'effets sur les récepteurs (bronchiques), donc moins de risque de bronchospasme.
- Antidépresseurs tricycliques vs tétracycliques : FAUX. L'efficacité est comparable ; la différence réside dans le profil de tolérance et le mécanisme.
- Effet antabuse : VRAI. C'est une accumulation d'acétaldéhyde (éthanal) due au blocage de l'aldéhyde déshydrogénase.
- Sartans et bradykinine : FAUX. Ce sont les IEC qui bloquent la dégradation de la bradykinine (provoquant la toux). Les sartans n'ont pas cet effet.
- Antihypertenseurs centraux et α-bloquants : VRAI. Leur effet vasodilatateur peut provoquer une tachycardie réflexe via la stimulation des récepteurs cardiaques.
- Effets cardiaques des antagonistes calciques : VRAI. Pour les non-dihydropyridines (vérapamil, diltiazem), ils ont des effets inotrope, chronotrope et dromotrope négatifs.
Correction du QCM
- Anti-H₂ (effets indésirables) : c, e. (Bradycardie (rare, IV), inhibition enzymatique surtout avec la cimétidine).
- Anti-H₂ (propositions vraies) : c, d. (Ils inhibent la sécrétion acide et par conséquent les sécrétions gastriques. Ils ne neutralisent pas directement l'acidité et ne bloquent pas la pompe à protons).
- Anti-H₂ : c, d. (Ils sont moins efficaces que les IPP mais ont globalement les mêmes indications).
- Anti-H₁ : b, d. (Entraînent une sécheresse buccale par effet anticholinergique et sont fortement métabolisés).
- Sétrons (effets indésirables) : c, d. (Constipation et céphalées/bouffées de chaleur sont les plus fréquents).
- Aprépitant (indication) : c. (Antagoniste NK1, indiqué dans la prévention des vomissements retardés chimio-induits).
- Antiémétiques antidopaminergiques (effets indésirables communs) : a, d. (Dyskinésies et troubles du rythme par allongement du QT).
- Molécules anti-émétiques : a, b, c, d, e. (Toutes ces molécules ont des propriétés anti-émétiques, via des mécanismes différents).
- Antidiarrhéique antisécrétoire : c. (Le racécadotril est le seul antisécrétoire pur de la liste).
- Antiémétiques antidopaminergiques : c, e. (VOGALENE®=métopimazine, PRIMPERAN®=métoclopramide).
- Antiasthmatiques mimétiques : a, b, d. (Salbutamol, Terbutaline, Formotérol).
- Laxatifs stimulants : a, e. (Picosulfate de sodium et Bisacodyl).
- Médicaments entraînant de la constipation : b, c. (La morphine et le lopéramide sont des opioïdes qui ralentissent massivement le transit).
- Contre-indications des laxatifs : b, c. (Syndrome occlusif et douleurs abdominales de cause inconnue sont des CI absolues).
- Mécanisme non exploité pour la dépression : d. (Le blocage cholinergique est un effet indésirable des tricycliques, pas le mécanisme thérapeutique).
- ISRS (propositions vraies) : a, c, d, e. (2ᵉ gén, utilisés dans les TCA, voie injectable non utilisée, surdosage peut donner un syndrome sérotoninergique et des troubles du rythme).
- TCA (propositions exactes) : b, c, e. (Torsadogènes (allongent QT), abaissent le seuil épileptogène, surdosage = syndrome sérotoninergique).
- Associations médicamenteuses à éviter : a, b, c, d, e. (Toutes ces associations présentent des risques importants d'interactions graves).
- Antidépresseurs (propositions exactes) : a, b, d, e. (Amitriptyline est sédatif, risque suicidaire en début de traitement, certains tricycliques en ttt de fond de la migraine, syndrome de sevrage à l'arrêt brutal).
- Ofloxacine (propositions exactes) : a, b. (Bonne absorption orale, mais diminuée par les cations divalents comme le calcium).
- Mécanismes des hypnotiques : c, d. (Blocage des récepteurs H1 et activation des récepteurs GABA-A).
- Prescription des hypnotiques : c. (Le midazolam est réservé à l'usage hospitalier. Les durées varient selon la molécule).
- Effets indésirables BZD et apparentés : a, b, c. (Tolérance, dépendance/sevrage, amnésie antérograde).
- Intoxication aiguë BZD : b, e. (Dépression respiratoire (surtout si associée), potentialisation par l'alcool. L'antidote est le flumazénil, pas la naloxone).
- Alternatives au traitement hypnotique : a, c, d. (Mesures d'hygiène de vie : éviter repas lourds, café et faire de l'exercice, mais pas juste avant de se coucher).
- Indications des neuroleptiques : b, d, e. (Schizophrénie, trouble bipolaire (phases maniaques), certains vomissements).
- Antipsychotiques 2nde vs 1ère génération : b, d, e. (Meilleure tolérance sur les symptômes extrapyramidaux, coût plus élevé, antagonisme 5-HT₂A).
- Surveillance traitement par antipsychotique : a, b, c, d. (ECG (QT), Pression artérielle (hypotension ortho), poids et bilan lipidique (syndrome métabolique)).
- Association contre-indiquée : b, c, e. (Risque accru de symptômes extrapyramidaux, de troubles du rythme, antagonisme d'effet).
- Modalités d'utilisation des neuroleptiques : c, e. (Clozapine en dernier recours, délai d'action de plusieurs semaines).
- Place des BZD dans l'épilepsie : b, d, e. (Injectable en 1ère intention dans l'état de mal, utilisables chez l'enfant et pour les convulsions fébriles).
- Antipsychotiques : a, d, e. (Tous sont des antagonistes D₂ centraux, ce qui cause les effets moteurs).
- Antipsychotiques (voies) : a, c, d. (Le blocage de la voie nigro-striatale cause les effets extrapyramidaux, le blocage de la voie méso-limbique est l'effet thérapeutique, le blocage de la voie tubéro-infundibulaire cause l'hyperprolactinémie).
- Antipsychotiques atypiques : a, c. (Meilleure tolérance extrapyramidale et antagonistes D₂).
- Antipsychotiques atypiques (propriétés) : a, b, d, e. (Ils ont de multiples affinités pour divers récepteurs, ce qui explique leur profil complexe).
- Indications des antipsychotiques : b, c, d. (Trouble bipolaire, schizophrénie, vomissements chimio-induits).
- Propositions vraies (antipsychotiques) : a. (La prise d'alcool majore la sédation).
- Antipsychotiques de 1ère génération : a, c. (Sulpiride, Dropéridol).
- Antipsychotiques de 2de génération : a, c. (Asénapine, Olanzapine).
- Propriétés pharmacologiques des antipsychotiques : b, c, d, e. (Tout est correct).
- Actions des hypnotiques sur le sommeil : a, b, c, d. (Ils modifient l'architecture du sommeil comme décrit).
- Affirmations vraies (BZD & GABA) : a, c, d. (Modulateurs allostériques positifs du GABA-A, provoquant un influx de Cl⁻ et nécessitant le GABA pour agir).
- Hypnotiques (classification) : b, e. (Ce sont des psycholeptiques nooleptiques et des dépresseurs de la vigilance).
- Composition des hypnotiques : a, c. (Lorazépam (BZD), Doxylamine (antihistaminique)).
- Mécanisme des hypnotiques : a, b. (Agissent sur les voies GABA et histamine).
- Qualités d'un hypnotique idéal : a, b, c, d, e. (Toutes ces qualités sont recherchées).
- Hypnotiques antihistaminiques : c, e. (Entraînent des effets atropiniques (anticholinergiques) et n'entraînent pas de dépendance pharmacologique comme les BZD).
- BZD-like (apparentés) : c, d, e. (Agissent vite, préservent l'architecture du sommeil et diminuent les réveils).
- Propriétés communes des BZD : a, d, e. (Sédatives, myorelaxantes, antiépileptiques/anticonvulsivantes).
- BZD (généralités) : b. (Se fixent sur un site allostérique du récepteur GABA-A).
- BZD avec la demi-vie la plus longue : a, d. (Le Diazépam et son métabolite actif, le Prazépam est une pro-drogue à T1/2 longue).
- BZD avec la demi-vie la plus courte : a. (Le Midazolam a une demi-vie ultra-courte, d'où son usage en anesthésie).
- Indications des BZD : c, e. (Phobies sociales, sevrage alcoolique agité).
- Hydroxyzine (Atarax®) : b, c. (Efficace dans le trouble d'anxiété généralisée (TAG) et n'entraîne pas d'accoutumance).
- Buspirone : b, c, d, e. (Anxiolytique pur, sans les autres effets des BZD).
- Buspirone (propositions vraies) : b. (C'est un agoniste partiel des récepteurs sérotoninergiques 5-HT₁A).
- Metformine (propositions exactes) : a, b, c. (Seul biguanide, 1ère intention dans le DT2 après échec des MHD).
- Effets indésirables de la metformine : b, c. (Troubles digestifs, notamment diarrhées et nausées/vomissements).
- Pharmacocinétique de la metformine : d, e. (Éliminée inchangée dans les urines par filtration et sécrétion tubulaire).
- Surveillance traitement par metformine : b, c, d, e. (Fonction rénale (clairance), glycémie, HbA1c et observance).
- Place des sulfamides hypoglycémiants : b, c. (Utilisables en association chez le DT2, mais pas en 1ère intention si la metformine est tolérée).
- Pharmacocinétique des sulfamides : a, c, d, e. (Bonne biodisponibilité, risque avec inhibiteurs enzymatiques, forte liaison aux protéines, élimination urinaire).
- Médicaments augmentant le risque d'hypoglycémie avec les sulfamides : a, b, c. (Par compétition sur la liaison aux protéines (warfarine) ou inhibition métabolique (miconazole), ou masquage des symptômes (bêta-bloquants)).
- Surveillance traitement par sulfamide : a, b, c. (Glycémie, HbA1c, créatinine).
- Effets attendus de la stimulation des récepteurs GLP-1 : c, d, e. (Augmentation de la satiété, prolifération des cellules β, captation du glucose).
- Effets indésirables des analogues du GLP-1 : a, b, c, e. (Risque d'hypoglycémie (surtout si associés), troubles digestifs, pancréatite).
- Effets indésirables des inhibiteurs des alpha-glucosidases : c. (Diarrhée, flatulences, douleurs abdominales par fermentation des sucres non digérés).
- Inhibiteurs des alpha-glucosidases (propositions exactes) : AUCUNE. (Ils ne sont pas hypoglycémiants en monothérapie, n'induisent pas de perte de poids significative, etc.).
- Pharmacocinétique des inhibiteurs des alpha-glucosidases : a, e. (Acarbose agit localement, Miglitol est absorbé et éliminé par voie urinaire).
- Contre-indications de l'acarbose : a, b, c. (Insuffisances hépatique et rénale sévères, maladies inflammatoires chroniques de l'intestin).
- Voies d'administration des glucocorticoïdes (GCC) : a, b, c, d, e. (Toutes ces voies sont utilisées).
- Pharmacocinétique des GCC : c, e. (Métabolisme hépatique, la demi-vie biologique (effet) est plus longue que la demi-vie plasmatique).
- Effets indésirables de la corticothérapie : a, b, c, d, e. (Toutes ces propositions sont des EI classiques au long cours).
- Cures courtes de corticothérapie : b, d. (Troubles neuropsychiques fréquents, indication dans les infections ORL sévères).
- Cures longues de corticothérapie : a, c, d. (Toute fièvre est une urgence, prise unique matinale, régime adapté).
Correction des Exercices de Pharmacologie
Cette note fournit une correction détaillée des questions et du QCM sur divers sujets de pharmacologie, incluant les traitements gastro-intestinaux, les antidiabétiques, les psychotropes et d'autres classes médicamenteuses.
Partie 1 : Questions Rédactionnelles
Médicaments de la Constipation (Laxatifs)
Les laxatifs sont des médicaments destinés à traiter la constipation en facilitant l'évacuation des selles. Leur utilisation doit rester ponctuelle et être accompagnée de mesures hygiéno-diététiques.
Classification et Mécanismes d'Action
Laxatifs de lest (ou mucilages) :
Mécanisme : Ce sont des fibres végétales (ex: psyllium, ispaghul) ou synthétiques qui ne sont ni digérées ni absorbées. Elles augmentent le volume des selles en retenant l'eau dans le côlon, ce qui stimule le péristaltisme intestinal.
Exemples : Ispaghul (Spagulax), Psyllium (Metamucil).
Laxatifs osmotiques :
Mécanisme : Ils attirent et retiennent l'eau dans la lumière intestinale par un effet osmotique. L'augmentation du volume d'eau hydrate les selles, les ramollit et augmente leur volume, stimulant ainsi le péristaltisme.
Sous-familles :
Sucres non absorbables : Lactulose (Duphalac), Lactitol (Importal).
Polyéthylène glycols (PEG) : Macrogol (Forlax, Movicol).
Laxatifs lubrifiants (ou émollients) :
Mécanisme : Ils agissent en ramollissant les selles et en lubrifiant la paroi du côlon pour faciliter leur passage. L'huile de paraffine est le principal représentant.
Inconvénient : Risque de suintement anal et de malabsorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K) en cas d'usage prolongé.
Exemple : Huile de paraffine (Lansoyl).
Laxatifs stimulants (ou irritants) :
Mécanisme : Ils stimulent directement la motricité colique et augmentent la sécrétion d'eau et d'électrolytes dans l'intestin. Leur action est plus rapide et plus intense.
Inconvénient : Risque de "maladie des laxatifs" avec dépendance et troubles hydro-électrolytiques sévères si l'usage est chronique.
Exemples : Bisacodyl (Dulcolax), Picosulfate de sodium (Fructines), dérivés anthracéniques (séné, bourdaine).
Laxatifs par voie rectale :
Mécanisme : Ils déclenchent le réflexe de défécation. Les suppositoires à la glycérine ont un effet osmotique et lubrifiant local. Les microlavements (ex: sorbitol) ont un effet osmotique rapide.
Effets Secondaires
Douleurs abdominales et ballonnements : Très fréquents avec les laxatifs osmotiques et stimulants.
Troubles hydro-électrolytiques : Surtout avec les laxatifs stimulants en usage chronique, pouvant causer une hypokaliémie.
Contre-indications chez la femme enceinte
Les laxatifs stimulants sont généralement contre-indiqués ou fortement déconseillés chez la femme enceinte car ils peuvent potentiellement déclencher des contractions utérines. L'huile de paraffine est également à éviter en raison du risque de malabsorption des vitamines liposolubles. Les laxatifs de lest et osmotiques (Macrogol, Lactulose) sont considérés comme les plus sûrs et sont utilisables avec prudence.
Médicaments Antidiarrhéiques
Les antidiarrhéiques visent à réduire la fréquence et la consistance des selles lors d'un épisode de diarrhée aiguë, le plus souvent en complément de la réhydratation qui reste la mesure essentielle.
Classification et Mécanismes d'Action
Ralentisseurs du transit (ou opiacés) :
Mécanisme : Ils agissent en se liant aux récepteurs opioïdes µ du plexus mésentérique, ce qui diminue le péristaltisme intestinal, augmente le temps de transit et favorise la réabsorption d'eau et d'électrolytes.
Exemple : Lopéramide (Imodium).
Antisécrétoires :
Mécanisme : Ils inhibent l'enképhalinase intestinale, une enzyme qui dégrade les enképhalines. Les enképhalines, en se liant à leurs récepteurs, réduisent l'hypersécrétion intestinale d'eau et d'électrolytes sans modifier la motilité.
Exemple : Racécadotril (Tiorfan).
Adsorbants et Protecteurs (Pansements intestinaux) :
Mécanisme : Ils agissent localement en tapissant la muqueuse intestinale, formant un film protecteur. Ils peuvent également adsorber (fixer à leur surface) les toxines, les gaz et les bactéries.
Exemples : Diosmectite (Smecta), charbon activé.
Effets Secondaires
Constipation secondaire : Principal effet secondaire des ralentisseurs du transit comme le lopéramide.
Ballonnements et flatulences : Peuvent survenir avec tous les types, notamment les adsorbants.
Contre-indications chez la femme enceinte
La plupart des antidiarrhéiques sont déconseillés ou contre-indiqués pendant la grossesse par précaution. Le lopéramide et le racécadotril ne sont pas recommandés faute de données suffisantes. Les pansements intestinaux (diosmectite) sont considérés comme ayant un risque faible car ils ne sont pas absorbés, mais un avis médical reste nécessaire.
Antispasmodiques
Les antispasmodiques sont des médicaments utilisés pour lutter contre les spasmes des muscles lisses, notamment au niveau digestif, urinaire ou utérin.
Antispasmodiques utilisables chez la femme enceinte
Le phloroglucinol (Spasfon) est l'antispasmodique le plus couramment utilisé et considéré comme sûr pendant la grossesse pour traiter les contractions douloureuses ou les douleurs abdominales.
Mécanisme d'action du phloroglucinol : C'est un antispasmodique musculotrope. Il agit directement sur les fibres musculaires lisses en inhibant l'enzyme catéchol-O-méthyltransférase (COMT), ce qui potentialise l'effet relaxant des catécholamines. Il a aussi une action sur les canaux calciques pour diminuer la contraction musculaire.
Différence entre Antispasmodique Musculotrope et Neurotrope
La distinction principale réside dans leur site d'action pour obtenir la relaxation du muscle lisse.
Caractéristique | Antispasmodique Musculotrope | Antispasmodique Neurotrope (ou Anticholinergique) |
|---|---|---|
Cible d'action | Directement sur la fibre musculaire lisse. | Les récepteurs muscariniques de l'acétylcholine sur le muscle. |
Mécanisme | Inhibition des voies de la contraction (ex: canaux calciques) au sein de la cellule musculaire. | Blocage compétitif de l'acétylcholine, empêchant son action contractile sur le muscle lisse. |
Spécificité | Agit sur tous les muscles lisses, quelle que soit la cause du spasme. | Efficace principalement contre les spasmes d'origine cholinergique. |
Effets secondaires | Rares et généralement mineurs (ex: éruption cutanée). | Effets atropiniques : sécheresse buccale, vision floue, tachycardie, constipation, rétention urinaire. |
Exemples | Phloroglucinol (Spasfon), Pinavérium (Dicetel). | Tiemonium (Visceralgine), Scopolamine (Scobutil). |
Antiulcéreux
Les antiulcéreux sont des médicaments visant à traiter les ulcères gastroduodénaux, le reflux gastro-œsophagien (RGO) et d'autres pathologies liées à l'acidité gastrique.
Classification, Mécanisme d'Action et Exemples
Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP)
Mécanisme d'action : Ils inhibent de manière irréversible l'enzyme H⁺/K⁺-ATPase (la "pompe à protons") située sur les cellules pariétales de l'estomac. C'est l'étape finale de la production d'acide chlorhydrique. C'est la classe la plus puissante.
Représentant :
DCI : Oméprazole
Spécialité : Mopral®, Zoltum®
Antagonistes des récepteurs H2 de l'histamine (Anti-H2)
Mécanisme d'action : Ils bloquent de façon compétitive les récepteurs H2 de l'histamine sur les cellules pariétales, réduisant ainsi la production d'acide gastrique stimulée par l'histamine.
Représentant :
DCI : Famotidine
Spécialité : Pepcidac®
Anti-acides et Pansements Gastriques
Mécanisme d'action :
Anti-acides : Bases faibles (ex: sels d'aluminium, de magnésium, de calcium) qui neutralisent chimiquement l'acide chlorhydrique déjà présent dans l'estomac. Action rapide mais de courte durée.
Pansements : Substances (ex: alginates, sucralfate) qui forment un gel visqueux protégeant la muqueuse gastrique de l'agression acide.
Représentant (Anti-acide) :
DCI : Hydroxydes d'aluminium et de magnésium
Spécialité : Maalox®
Analogues des Prostaglandines
Mécanisme d'action : Le misoprostol est un analogue de la PGE1. Il a une double action : il diminue la sécrétion acide et augmente les défenses de la muqueuse (stimulation de la production de mucus et de bicarbonate).
Représentant :
DCI : Misoprostol
Spécialité : Cytotec® (indication principale : prévention des ulcères induits par les AINS).
Antiémétiques
Les antiémétiques sont des médicaments qui préviennent ou traitent les nausées et les vomissements.
Antiémétiques indiqués chez l'enfant
Dompéridone
Spécialité : Motilium®
Note : Son utilisation est de plus en plus restreinte, surtout chez l'enfant, en raison du risque d'effets indésirables cardiaques (allongement de l'intervalle QT).
Métopimazine
Spécialité : Vogalène®
Dimenhydrinate
Spécialité : Nausicalm®
Indication principale : Mal des transports.
Effets indésirables des antiémétiques cités (antagonistes D2)
Troubles extrapyramidaux : Dyskinésies aiguës (spasmes musculaires du visage, du cou), surtout chez l'enfant et le sujet jeune.
Hyperprolactinémie : Peut entraîner une gynécomastie, une galactorrhée ou des troubles menstruels.
Somnolence : Effet sédatif, particulièrement avec la métopimazine.
Mécanisme de la Gynécomastie/Galactorrhée avec les Antiémétiques anti-D2
La sécrétion de prolactine par l'hypophyse antérieure est physiologiquement inhibée par la dopamine via son action sur les récepteurs dopaminergiques de type D2 (voie tubéro-infundibulaire).
Les antiémétiques comme le métoclopramide ou la dompéridone sont des antagonistes des récepteurs D2. En bloquant ces récepteurs au niveau de l'hypophyse, ils lèvent l'inhibition dopaminergique.
Il en résulte une augmentation de la sécrétion de prolactine, ou hyperprolactinémie. Cette hyperprolactinémie est responsable de :
Galactorrhée : écoulement de lait par le mamelon, en dehors de la grossesse et de l'allaitement.
Gynécomastie : développement anormal des glandes mammaires chez l'homme.
Autres effets : aménorrhée (absence de règles), troubles de la libido.
Antidiabétiques Oraux (ADO)
Les ADO sont utilisés dans le traitement du diabète de type 2, en complément des mesures hygiéno-diététiques.
Classification et Représentants
Biguanides :
DCI : Metformine, Spécialité : Glucophage®
Sulfamides hypoglycémiants :
DCI : Glibenclamide, Spécialité : Daonil®
Glinides :
DCI : Répaglinide, Spécialité : Novonorm®
Inhibiteurs des alpha-glucosidases :
DCI : Acarbose, Spécialité : Glucor®
Inhibiteurs de la DPP-4 (Gliptines) :
DCI : Sitagliptine, Spécialité : Januvia®
Inhibiteurs du SGLT-2 (Gliflozines) :
DCI : Dapagliflozine, Spécialité : Forxiga®
Différences Pharmacologiques entre Metformine et Glibenclamide
Caractéristique | Metformine (Biguanide) | Glibenclamide (Sulfamide) |
|---|---|---|
Mécanisme d'action | Anti-hyperglycémiant : Diminue la néoglucogenèse hépatique, augmente la sensibilité à l'insuline et l'utilisation périphérique du glucose. N'agit qu'en présence d'insuline. | Insulino-sécréteur : Stimule la libération d'insuline par les cellules β du pancréas en bloquant les canaux potassiques ATP-dépendants. |
Risque d'hypoglycémie | Nul (en monothérapie) car elle ne stimule pas la sécrétion d'insuline. | Élevé, car son action est indépendante de la glycémie. C'est son principal effet indésirable. |
Effet sur le poids | Effet neutre ou légère perte de poids. | Entraîne une prise de poids due à l'effet anabolisant de l'insuline. |
Analyse des Interrogations (Question 9)
Lopéramide :
Apparition d'effets centraux : Le lopéramide est un substrat de la P-glycoprotéine (P-gp), une pompe d'efflux au niveau de la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui l'empêche de passer dans le système nerveux central (SNC) aux doses thérapeutiques. Des effets centraux (sédation, dépression respiratoire) peuvent apparaître en cas de surdosage massif ou d'association avec un inhibiteur de la P-gp (ex: quinidine, vérapamil), qui augmente son passage dans le SNC.
Contre-indication en cas de diarrhée infectieuse : En ralentissant le transit intestinal, le lopéramide retarde l'élimination des bactéries pathogènes et de leurs toxines. Cela peut aggraver l'infection et prolonger la maladie, voire entraîner des complications graves comme un mégacôlon toxique.
3 différences avec le Racécadotril :
Mécanisme : Le lopéramide est un ralentisseur du transit (agoniste opioïde), tandis que le racécadotril est un antisécrétoire pur (inhibiteur de l'enképhalinase).
Effet sur le transit : Le lopéramide ralentit le péristaltisme, le racécadotril ne le modifie pas.
Effet indésirable principal : Le lopéramide cause une constipation secondaire fréquente, ce qui est rare avec le racécadotril.
Spasmolytiques neurotropes et effets atropiniques :
Explication : Ces médicaments sont des antagonistes des récepteurs muscariniques de l'acétylcholine. L'acétylcholine n'agit pas seulement sur les muscles lisses digestifs, mais aussi sur de nombreux autres organes. Le blocage de ses récepteurs dans tout l'organisme provoque les effets dits "atropiniques" ou anticholinergiques (sécheresse buccale, mydriase, tachycardie, constipation, etc.).
Exemples :
DCI : Tiemonium (méthylsulfate de), Spécialité : Visceralgine®
DCI : Scopolamine (bromhydrate de), Spécialité : Scobutil®
Antiémétiques et BHE :
Traverse la BHE : Métoclopramide (Primpéran®). C'est pourquoi il peut causer des effets centraux (somnolence, troubles extrapyramidaux).
Ne traverse pas (ou très peu) la BHE : Dompéridone (Motilium®). Il est substrat de la P-gp. C'est pourquoi il a moins d'effets extrapyramidaux que le métoclopramide.
Cible et effets du Lopéramide :
Cible : Les récepteurs opioïdes de type µ (mu) situés dans le plexus myentérique de la paroi intestinale.
2 effets liés :
Ralentissement du péristaltisme intestinal (effet anti-propulsif).
Effet antisécrétoire (augmentation de l'absorption d'eau et d'électrolytes).
Contre-indication du lopéramide dans les diarrhées infectieuses : (Répétition de la question 9.1) Il est contre-indiqué car en ralentissant le transit, il empêche l'élimination des agents pathogènes (bactéries, toxines) et peut ainsi prolonger et aggraver l'infection.
<li><i>"Tous les diurétiques entraînent une hypokaliémie"</i> : <b>FAUX.</b>
<br>Si les diurétiques de l'anse (furosémide) et les thiazidiques (hydrochlorothiazide) sont hypokaliémiants, les <b>diurétiques d'épargne potassique</b> (spironolactone, amiloride) ont l'effet inverse et peuvent provoquer une <b>hyperkaliémie</b>.</li>
<li><i>"Les neuroleptiques atypiques sont des antagonistes des récepteurs dopaminergiques et sérotoninergiques"</i> : <b>VRAI.</b>
<br>C'est leur définition pharmacologique. Ils sont antagonistes des récepteurs D<sub>2</sub> (comme les typiques) mais aussi des récepteurs sérotoninergiques 5-HT<sub>2A</sub>, ce qui explique leur meilleure tolérance sur le plan extrapyramidal.</li>
<li><i>"Le kétoconazole et l'amphotéricine B, sont les médicaments de 1ère intention dans les candidémies"</i> : <b>FAUX.</b>
<br>Le traitement de 1ère intention des candidémies est une <b>échinocandine</b> (ex: caspofungine). L'amphotéricine B est réservée aux cas graves ou résistants. Le kétoconazole n'est plus utilisé par voie systémique en raison de sa toxicité hépatique.</li>
<li><i>"Le principal avantage des β-bloquants cardiosélectifs sur les autres β-bloquants, est l'absence de bronchospasme"</i> : <b>VRAI.</b>
<br>Les β-bloquants cardiosélectifs (ou sélectifs β<sub>1</sub>) bloquent préférentiellement les récepteurs β<sub>1</sub> cardiaques et ont moins d'affinité pour les récepteurs β<sub>2</sub> bronchiques, réduisant ainsi <mark>considérablement le risque</mark> de bronchospasme chez les patients asthmatiques ou BPCO. L'absence n'est pas totale, mais le risque est bien moindre.</li>
<li><i>"Les antidépresseurs tricycliques sont moins efficaces que les antidépresseurs tétracycliques"</i> : <b>FAUX.</b>
<br>L'efficacité ne dépend pas de la structure (tri- ou tétracyclique) mais de la molécule elle-même et du patient. Les antidépresseurs tricycliques (ex: amitriptyline) sont considérés comme parmi les plus efficaces, notamment dans les dépressions sévères, mais avec plus d'effets secondaires.</li>
<li><i>"L'effet antabuse se caractérise par une accumulation d'éthanal, et par un blocage de la production d'acide acétique"</i> : <b>VRAI.</b>
<br>L'effet antabuse est dû à l'inhibition de l'<b>aldéhyde déshydrogénase</b>, l'enzyme qui transforme l'éthanal (ou acétaldéhyde, toxique) en acide acétique (non toxique). L'accumulation d'éthanal provoque les symptômes désagréables (rougeurs, nausées, tachycardie).</li>
<li><i>"Les sartans bloquent la dégradation de bradykinine, contrairement aux IEC"</i> : <b>FAUX.</b>
<br>C'est l'inverse. Les <b>Inhibiteurs de l'Enzyme de Conversion (IEC)</b> inhibent l'enzyme de conversion qui, en plus de son rôle dans le système rénine-angiotensine, dégrade la bradykinine. L'accumulation de bradykinine est responsable de la toux sèche, effet secondaire typique des IEC. Les sartans n'ont pas cet effet.</li>
<li><i>"Les antihypertenseurs centraux comme les α-bloquants voient leurs effets contrebalancés par la stimulation des récepteurs β-cardiaques libres"</i> : <b>VRAI (en partie).</b>
<br>Cette phrase est un peu confuse. Les <b>α-bloquants périphériques</b> (ex: prazosine) provoquent une vasodilatation qui peut entraîner une <b>tachycardie réflexe</b> par stimulation sympathique (stimulation des récepteurs β<sub>1</sub> cardiaques). Les antihypertenseurs centraux (ex: clonidine) diminuent le tonus sympathique général, donc cet effet est moins marqué.</li>
<li><i>"Les effets cardiaques des antagonistes calciques sont des effets dromotrope, chronotrope et bathmotrope négatifs"</i> : <b>VRAI.</b>
<br>Ceci est vrai pour les antagonistes calciques à tropisme cardiaque (non-dihydropyridines) comme le <b>vérapamil</b> et le <b>diltiazem</b>. Ils ralentissent la conduction (dromotrope négatif), la fréquence (chronotrope négatif) et l'excitabilité (bathmotrope négatif) du cœur. Les dihydropyridines (ex: amlodipine) ont surtout un effet vasodilatateur.</li>Partie 2 : Correction du QCM
Question 1
Quel(s) effet(s) indésirable(s) est (sont) décrit(s) avec les anti-H₂ ?
a. Somnolence. b. Constipation. c. Bradycardie. d. Toux. e. Inhibition enzymatique.
Réponse(s) correcte(s) : c, e.
a. Faux. La somnolence est typique des anti-H₁ de 1ère génération.
b. Faux. Ils peuvent parfois causer de la diarrhée.
c. Vrai. Une bradycardie peut survenir, surtout lors d'injection IV rapide.
d. Faux. La toux sèche est caractéristique des IEC.
e. Vrai. La cimétidine est un inhibiteur enzymatique puissant du cytochrome P450, entraînant de nombreuses interactions médicamenteuses.
Question 2
Parmi les propositions suivantes concernant les anti-H₂, la(les)quelle(s) est (sont) vraie(s) ?
a. Les anti-H₂ neutralisent l'acidité gastrique ; b. Les anti-H₂ bloquent la pompe à protons ; c. Les anti-H₂ inhibent la sécrétion acide ; d. Les anti-H₂ inhibent les sécrétions gastriques ; e. Les anti-H₂ sont peu sélectifs des récepteurs histaminergiques.
Réponse(s) correcte(s) : c.
a. Faux. Ce sont les anti-acides qui neutralisent l'acidité. Les anti-H₂ réduisent la production d'acide.
b. Faux. Ce sont les IPP qui bloquent la pompe à protons.
c. Vrai. C'est leur mécanisme d'action principal.
d. Faux. Ils inhibent principalement la sécrétion acide, mais pas les autres sécrétions gastriques (mucus, pepsine) de manière significative.
e. Faux. Ils sont sélectifs des récepteurs H₂, par opposition aux anti-H₁.
Question 3
Les anti-H₂ :
a. Sont aussi efficaces que les IPP ; b. Sont plus efficaces que les IPP ; c. Sont moins efficaces que les IPP ; d. Ont les mêmes indications que les IPP ; e. Seule la réponse d est correcte.
Réponse(s) correcte(s) : c.
a, b. Faux. Les IPP bloquent la voie finale de la sécrétion acide et sont donc plus puissants que les anti-H₂ qui ne bloquent qu'une des voies de stimulation.
c. Vrai. Leur efficacité sur la réduction de l'acidité est inférieure à celle des IPP.
d. Faux. Leurs indications se chevauchent mais les IPP sont préférés pour les pathologies sévères (ulcères, RGO sévère).
e. Faux.
Question 4
Les anti – H₁ :
a. Sont tous des antagonistes compétitifs des récepteurs H₁ ; b. Entrainent une sécheresse buccale ; c. Possèdent 1 excellente biodisponibilité lorsqu'ils sont administrés par voie cutanée ; d. Sont fortement métabolisés au niveau hépatique ; e. Toutes les réponses ci-dessus sont fausses.
Réponse(s) correcte(s) : b, d.
a. Faux. Ils sont des agonistes inverses, pas des antagonistes neutres.
b. Vrai. C'est un effet atropinique (anticholinergique) fréquent des anti-H₁ de 1ère génération.
c. Faux. L'absorption cutanée est variable et souvent faible, utilisée pour un effet local.
d. Vrai. La plupart subissent un important métabolisme hépatique.
e. Faux.
Question 5
Quels sont les effets indésirables des sétrons ?
a. Neutropie ; b. Diarrhée ; c. Constipation ; d. Bouffées de chaleur ; e. Hypertension.
Réponse(s) correcte(s) : c, d.
a. Faux.
b. Faux. La constipation est l'effet digestif le plus fréquent.
c. Vrai. Effet très courant par action sur les récepteurs 5-HT₃ intestinaux.
d. Vrai. Des céphalées et des bouffées de chaleur sont fréquemment rapportées.
e. Faux. Ils peuvent causer des troubles du rythme mais pas une hypertension typique.
Question 6
Dans quel type de prise en charge de vomissements l’aprépitant est-il indiqué ?
a. Anticipés ; b. Aigus ; c. Retardés ; d. Associés à une grossesse ; e. Associés à une gastro-entérite.
Réponse(s) correcte(s) : c. (Aussi b en association)
Contexte : L'aprépitant est un antagoniste des récepteurs NK1 de la substance P. Il est utilisé dans les vomissements chimio-induits.
a. Faux. Les BZD sont utilisées pour les vomissements anticipés.
b. Vrai, mais... Il est utilisé en association avec des sétrons et des corticoïdes pour la prévention des vomissements aigus (< 24h).
c. Vrai. C'est son indication principale : la prévention des vomissements retardés (> 24h après chimiothérapie), là où les sétrons sont moins efficaces.
d, e. Faux. Ce n'est pas son indication.
Question 7
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont des effets indésirables communs aux antiémétiques antidopaminergiques ?
a. Dyskinésie ; b. Diarrhée ; c. Constipation ; d. Troubles du rythme ; e. Hypertension.
Réponse(s) correcte(s) : a, d.
a. Vrai. Les dyskinésies aiguës (syndrome extrapyramidal) sont un effet de classe lié au blocage des récepteurs D₂ centraux.
b, c. Faux. Les effets digestifs sont variables et pas considérés comme un effet de classe majeur.
d. Vrai. Le blocage des récepteurs D₂ peut, pour certaines molécules (dompéridone, dropéridol), entraîner un allongement de l'intervalle QT et un risque de torsades de pointes.
e. Faux. On observe plutôt une hypotension orthostatique.
Question 8
Parmi les molécules ci-après, lesquelles ont des propriétés anti-émétiques ?
a. Doxylamine ; b. Ondansétron ; c. Scopolamine ; d. Halopéridol ; e. Alizapride.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d, e.
a. Vrai. Anti-H₁, utilisé notamment dans les nausées de la grossesse.
b. Vrai. Antagoniste 5-HT₃ (sétron).
c. Vrai. Anticholinergique, utilisé dans le mal des transports.
d. Vrai. Neuroleptique (antagoniste D₂), puissant antiémétique utilisé en soins palliatifs ou post-op.
e. Vrai. Antagoniste D₂ de la famille des benzamides.
Question 9
Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est (sont) un (des) antidiarrhéique(s) antisecretoire(s) ?
a. Lopéramide ; b. Macrogol ; c. Racécadotril ; d. Bisacoïdyl ; e. Lactulose.
Réponse(s) correcte(s) : c. (a a aussi une composante antisécrétoire)
a. Le lopéramide est principalement un ralentisseur du transit, bien qu'il ait un effet antisécrétoire secondaire.
b, e. Faux. Ce sont des laxatifs osmotiques.
c. Vrai. Le racécadotril est un antisécrétoire pur (inhibiteur de l'enképhalinase).
d. Faux. C'est un laxatif stimulant.
Question 10
Parmi les médicaments suivants, lesquels sont des antiémétiques antidopaminergiques D₂ ?
a. NAUTAMINE® ; b. ZOPHREN® ; c. VOGALENE® ; d. NAVIDOXINE® ; e. PRIMPERAN®.
Réponse(s) correcte(s) : c, e.
a. Nautamine® (Diphénhydramine) est un anti-H₁.
b. Zophren® (Ondansétron) est un antagoniste 5-HT₃.
c. Vogalene® (Métopimazine) est un antagoniste D₂.
d. Navidoxine® (Méclozine / Pyridoxine) est un anti-H₁.
e. Primperan® (Métoclopramide) est un antagoniste D₂.
Question 11
Parmi les médicaments suivants, lesquels sont des antiasthmatiques β2 mimétiques.
a. Salbutamol ; b. Terbutaline ; c. Ipatropium ; d. Formotérol ; e. Théophylline.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, d.
a. Vrai. β₂-mimétique de courte durée d'action (SABA).
b. Vrai. β₂-mimétique de courte durée d'action (SABA).
c. Faux. L'ipratropium est un anticholinergique bronchodilatateur.
d. Vrai. β₂-mimétique de longue durée d'action (LABA).
e. Faux. La théophylline est une méthylxanthine.
Question 12
Parmi les substances ci – après, lesquelles sont des laxatifs stimulants ?
a. Picosulfate de sodium ; b. Macrogol ; c. Lactulose ; d. Glycérine ; e. Bisacoïdyl.
Réponse(s) correcte(s) : a, e.
a. Vrai. C'est un laxatif stimulant.
b, c. Faux. Ce sont des laxatifs osmotiques.
d. Faux. La glycérine est un laxatif par voie rectale qui agit par effet osmotique et déclenchement du réflexe. Ce n'est pas un "stimulant" au sens classique.
e. Vrai. C'est un laxatif stimulant.
Question 13
Parmi les médicaments suivants, lesquels ont pour effet indésirable d'entrainer de la constipation ?
a. Paracétamol ; b. Morphine ; c. Lopéramide ; d. Bisacoïdyl ; e. Sulfate de magnésium.
Réponse(s) correcte(s) : b, c.
a. Faux.
b. Vrai. La constipation est l'effet indésirable le plus fréquent et constant des opiacés comme la morphine.
c. Vrai. Le lopéramide est un opiacé à action périphérique, son effet antidiarrhéique peut entraîner une constipation secondaire.
d. Faux. Le bisacodyl est un laxatif.
e. Faux. Le sulfate de magnésium est un laxatif osmotique.
Question 14
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont des contre-indications des médicaments de la constipation ?
a. Femme enceinte ; b. Occlusion intestinale ; c. Douleurs abdominales idiopathiques ; d. Constipation supérieure à une semaine ; e. Hypertension artérielle.
Réponse(s) correcte(s) : b, c.
a. Faux. Ce n'est pas une CI absolue, certains laxatifs (lest, osmotiques) sont utilisables.
b. Vrai. C'est une contre-indication absolue à tous les laxatifs (risque de perforation).
c. Vrai. Des douleurs abdominales de cause inconnue ("idiopathiques") imposent d'éliminer une pathologie organique (comme une occlusion ou appendicite) avant de donner un laxatif.
d. Faux. C'est une indication, mais qui nécessite un avis médical.
e. Faux. Pas une contre-indication.
Question 15
Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) ne correspond (ent) pas à un mécanisme d'action exploité pour traiter la dépression ?
a. Inhibition du métabolisme de la sérotonine ; b. Inhibition de la recapture de la dopamine ; c. Blocage des récepteurs α₂ pré-synaptiques ; d. Blocage des transmissions cholinergiques ; e. Inhibition de la recapture de la sérotonine.
Réponse(s) correcte(s) : d.
a. Vrai. C'est le mécanisme des IMAO.
b. Vrai. C'est un des mécanismes de certains antidépresseurs (ex: bupropion).
c. Vrai. Le blocage des autorécepteurs α₂ augmente la libération de noradrénaline (ex: mirtazapine, miansérine).
d. Faux. Le blocage cholinergique n'est pas un mécanisme antidépresseur. C'est au contraire une source d'effets indésirables des tricycliques.
e. Vrai. C'est le mécanisme des ISRS et des tricycliques.
Question 16
Parmi les réponses ci-dessous, la(les)quelle(s) sont vraie(s), concernant les ISRS ?
a. Ce sont des antidépresseurs de 2ᵉ génération ; b. Ils inhibent de manière sélective la NET ; c. Certains peuvent être utilisés dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire ; d. La voie injectable n'est jamais utilisée ; e. Leur surdosage peut entraîner des troubles du rythme cardiaque.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, d, e.
a. Vrai. Ils sont venus après les tricycliques et les IMAO (1ère génération).
b. Faux. NET (Norepinephrine Transporter) est le transporteur de la noradrénaline. Les ISRS inhibent le SERT (Serotonin Transporter).
c. Vrai. La fluoxétine a une AMM dans la boulimie.
d. Vrai. Ils sont administrés par voie orale.
e. Vrai. Le citalopram et l'escitalopram peuvent notamment provoquer un allongement dose-dépendant de l'intervalle QT.
Question 17
Quelles sont les propositions exactes concernant les TCA (Tricycliques) ?
a. Ils sont recommandés pour la prise en charge de la dépression du sujet âgé ; b. Ils sont torsadogènes ; c. Un surdosage peut entraîner des convulsions ; d. Ils sont utilisables sans risque chez la femme enceinte ; e. Un surdosage peut entraîner un syndrome sérotoninergique.
Réponse(s) correcte(s) : b, c, e.
a. Faux. Ils sont déconseillés chez le sujet âgé en raison de leurs nombreux effets indésirables (atropiniques, cardiovasculaires, hypotension orthostatique).
b. Vrai. Ils allongent l'intervalle QT et peuvent provoquer des torsades de pointes.
c. Vrai. L'intoxication aux tricycliques est grave et peut causer coma, convulsions et troubles cardiaques.
d. Faux. Ils sont déconseillés et potentiellement tératogènes.
e. Vrai. Comme ils inhibent la recapture de la sérotonine, un surdosage (surtout en association) peut provoquer un syndrome sérotoninergique.
Question 18
Quelles sont les associations médicamenteuses qu'il convient d'éviter ?
a. Fluoxétine et venlafaxine ; b. Tramadol et iproniazide ; c. Tamoxifène et paroxétine ; d. Citalopram et sotalol ; e. Miansérine et solmitriptan.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d, e. (Toutes sont problématiques)
a. Vrai. Risque majoré de syndrome sérotoninergique (ISRS + IRSN).
b. Vrai. Contre-indication absolue. Risque majeur de syndrome sérotoninergique (Tramadol est sérotoninergique, Iproniazide est un IMAO).
c. Vrai. La paroxétine est un inhibiteur puissant du CYP2D6, qui métabolise le tamoxifène en son métabolite actif. Association déconseillée car risque d'inefficacité du tamoxifène.
d. Vrai. Association déconseillée. Risque majoré de torsades de pointes (deux médicaments qui allongent l'intervalle QT).
e. Faux, mais déconseillé. La miansérine est un antagoniste 5-HT, le sumatriptan est un agoniste. Le risque principal serait un syndrome sérotoninergique, bien que le mécanisme de la miansérine soit complexe. Correction : La plupart des sources considèrent l'association d'antidépresseurs avec les triptans comme à risque de syndrome sérotoninergique. Donc VRAI.
Question 19
Quelles sont les propositions exactes qui concernent les antidépresseurs ?
a. L'amitriptyline doit être administrée de préférence le soir ; b. Il convient de prévenir le patient du risque d'aggravation de l'état dépressif en début de traitement ; c. Les IMAO sont indiqués dans la prise en charge des douleurs neuropathiques ; d. Certains tricycliques sont indiqués dans le traitement de fond de la migraine ; e. L'arrêt brutal du traitement peut entraîner un syndrome de sevrage.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, d, e.
a. Vrai. L'amitriptyline (un tricyclique) est très sédative, une prise le soir est donc recommandée.
b. Vrai. Il existe un risque de levée de l'inhibition psychomotrice avant l'amélioration de l'humeur, ce qui peut majorer le risque suicidaire en début de traitement.
c. Faux. Ce sont les tricycliques (amitriptyline) et les IRSN (duloxétine) qui sont indiqués, pas les IMAO.
d. Vrai. L'amitriptyline a une AMM dans le traitement de fond de la migraine.
e. Vrai. C'est le syndrome d'arrêt des antidépresseurs, surtout avec les molécules à demi-vie courte (ex: paroxétine).
Question 20
Quelles sont les propositions exactes concernant l'ofloxacine ?
a. L'absorption orale est très bonne ; b. L'absorption orale est diminuée par une alimentation riche en calcium ; c. L'élimination est principalement hépatique ; d. Elle est contre-indiquée en cas d'insuffisance rénale ; e. Elle peut être utilisée au cours de la grossesse.
Réponse(s) correcte(s) : a, b.
a. Vrai. L'ofloxacine, comme la plupart des fluoroquinolones, a une excellente biodisponibilité orale (~95%).
b. Vrai. Les cations divalents (calcium, magnésium, fer, aluminium) forment des chélates avec les quinolones et diminuent leur absorption intestinale.
c. Faux. L'élimination est principalement rénale, sous forme inchangée.
d. Faux. Elle n'est pas contre-indiquée, mais sa posologie doit être adaptée à la fonction rénale.
e. Faux. Les quinolones sont contre-indiquées pendant la grossesse et chez l'enfant en raison d'un risque d'atteintes articulaires.
Question 21
Parmi les mécanismes d'action suivants, lesquels sont exploités par les hypnotiques ?
a. Inhibition de la recapture de sérotonine et de noradrénaline ; b. Activation des récepteurs dopaminergiques ; c. Blocage des récepteurs H₁ de l'histamine ; d. Activation des récepteurs GABAₐ ; e. Inhibition de la dégradation du GABA.
Réponse(s) correcte(s) : c, d.
a. Faux. C'est le mécanisme des antidépresseurs IRSN. Certains antidépresseurs sédatifs (trazodone, mirtazapine) sont utilisés hors-AMM comme hypnotiques.
b. Faux. L'activation dopaminergique est plutôt éveillante.
c. Vrai. C'est le mécanisme des antihistaminiques hypnotiques (doxylamine, alimémazine).
d. Vrai. C'est le mécanisme des benzodiazépines et apparentés (zolpidem, zopiclone) qui sont des modulateurs allostériques positifs du récepteur GABAₐ.
e. Faux. C'est le mécanisme de certains antiépileptiques (ex: vigabatrin), non utilisés comme hypnotiques.
Question 22
Parmi les propositions suivantes, lesquelles concernent les modalités de prescription des hypnotiques ?
a. La durée de prescription de tous les hypnotiques est limitée à 4 semaines ; b. La durée de prescription de tous les hypnotiques est limitée à 12 semaines ; c. Le midazolam est réservé à l'usage hospitalier ; d. Leur prescription nécessite une ordonnance sécurisée ; e. Les antihistaminiques hypnotiques peuvent être prescrits pour un nourrisson de plus de 12 mois.
Réponse(s) correcte(s) : a, c.
a. Vrai. La prescription des benzodiazépines hypnotiques et apparentés est limitée à 4 semaines.
b. Faux. 12 semaines, c'est pour les anxiolytiques de type BZD.
c. Vrai. Le midazolam injectable (Hypnovel) est réservé à l'usage hospitalier pour la sédation.
d. Faux. Une ordonnance sécurisée est requise pour les stupéfiants (ex: morphine), pas pour les BZD (sauf cas particuliers comme le flunitrazépam).
e. Faux. Les antihistaminiques sédatifs sont contre-indiqués chez l'enfant de moins de 2 ans et fortement déconseillés avant.
Question 23
Quels sont les effets indésirables des hypnotiques de type BZD et apparentés ?
a. Phénomène de tolérance ; b. Risque de syndrome de sevrage en cas d'arrêt brutal ; c. Amnésie ; d. Syndrome atropinique ; e. Syndrome sérotoninergique.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c.
a. Vrai. La tolérance (ou accoutumance) à l'effet hypnotique apparaît rapidement.
b. Vrai. L'arrêt brutal après un usage prolongé peut provoquer un syndrome de sevrage (rebond d'insomnie, anxiété, convulsions...).
c. Vrai. Une amnésie antérograde est un effet classique, surtout avec les BZD à demi-vie courte.
d. Faux. C'est l'effet des antihistaminiques ou des tricycliques.
e. Faux.
Question 24
Quelles sont les propositions exactes concernant l'intoxication aiguë des hypnotiques de type BZD ?
a. Elle est souvent accidentelle ; b. Elle s'accompagne dépression respiratoire ; c. La naloxone peut être utilisée comme antidote ; d. Le lavage gastrique n'est pas recommandé ; e. Elle est potentialisée par l'alcool.
Réponse(s) correcte(s) : e. (b est vrai si d'autres dépresseurs sont co-ingérés)
a. Faux. Elle est souvent volontaire (tentative de suicide).
b. Faux/Vrai. Une dépression respiratoire sévère est rare avec les BZD seules, mais devient fréquente et grave en cas de co-ingestion avec d'autres dépresseurs du SNC (alcool, opiacés).
c. Faux. La naloxone est l'antidote des opiacés. L'antidote des BZD est le flumazénil (Anexate).
d. Faux. Le lavage gastrique peut être envisagé s'il est réalisé très précocement (< 1h), mais le charbon activé est plus souvent utilisé.
e. Vrai. L'alcool potentialise de manière très importante l'effet dépresseur des BZD sur le SNC.
Question 25
Que recommander en alternative ou en complément d'un traitement hypnotique ?
a. Limiter les excès alimentaires et d'alcool en fin de journée ; b. Eviter la consommation du tabac ; c. Eviter la consommation de café ; d. Privilégier une activité physique en fin d'après-midi ; e. Se coucher le plus tôt possible.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, d.
a. Vrai. Un repas lourd ou l'alcool perturbe la structure du sommeil.
b. Faux. Bien que bénéfique pour la santé, l'arrêt du tabac peut provoquer des troubles du sommeil transitoires. La nicotine est un stimulant. Il faut éviter de fumer juste avant de se coucher ou la nuit.
c. Vrai. Le café et autres excitants (thé, sodas) doivent être évités après 16h.
d. Vrai. Une activité physique régulière améliore le sommeil, mais il faut éviter les activités intenses juste avant le coucher.
e. Faux. Il faut se coucher quand les signes de sommeil apparaissent et garder des horaires réguliers. Se forcer à se coucher tôt est contre-productif.
Question 26
Quelles sont les indications des neuroleptiques ?
a. Dépression majeure ; b. Schizophrénie ; c. Anxiété ; d. Trouble bipolaire ; e. Vomissements.
Réponse(s) correcte(s) : b, d, e. (et a, c dans certains cas)
a. Vrai (en association). Certains neuroleptiques atypiques (ex: quétiapine, aripiprazole) ont une AMM en association avec un antidépresseur dans les dépressions résistantes.
b. Vrai. C'est leur indication principale.
c. Vrai (en 2ème intention). Certains neuroleptiques à faible dose (ex: cyamémazine) sont utilisés dans l'anxiété sévère, mais ce n'est pas la 1ère intention.
d. Vrai. Ils sont utilisés pour traiter les épisodes maniaques et en traitement de fond (régulateur de l'humeur).
e. Vrai. Certains neuroleptiques (halopéridol, alimémazine) ont de puissantes propriétés antiémétiques.
Question 27
En quoi les antipsychotiques de 2nde génération se distinguent – ils des antipsychotiques de 1ère génération ?
a. Une moins bonne tolérance ; b. Une meilleure tolérance ; c. Une plus grande efficacité ; d. Un coût plus élevé ; e. Un antagonisme des récepteurs 5 – HT₂A.
Réponse(s) correcte(s) : b, d, e.
a. Faux.
b. Vrai. Ils ont une meilleure tolérance neurologique (moins d'effets extrapyramidaux), mais une tolérance métabolique souvent moins bonne (prise de poids, diabète).
c. Faux/Vrai. Ils ont une meilleure efficacité sur les symptômes négatifs de la schizophrénie. Pour les symptômes positifs, l'efficacité est comparable, sauf pour la clozapine qui est plus efficace dans les cas résistants.
d. Vrai. Ils sont généralement plus chers.
e. Vrai. C'est leur principale caractéristique pharmacodynamique : antagonisme D₂ + 5-HT₂A.
Question 28
Quels sont les éléments de surveillance d'un traitement par antipsychotique ?
a. ECG ; b. Mesure de la pression artérielle ; c. Mesure du poids corporel ; d. Bilan lipidique ; e. Dosage de la TSH.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d.
a. Vrai. Pour surveiller l'intervalle QT (risque de torsades de pointes).
b. Vrai. Pour dépister une hypotension orthostatique.
c. Vrai. Pour surveiller la prise de poids, fréquente avec les atypiques.
d. Vrai. Pour surveiller la dyslipidémie, effet indésirable métabolique des atypiques.
e. Faux. Un dosage de la prolactine serait plus pertinent, mais la TSH n'est pas une surveillance de routine.
Question 29
Parmi les associations suivantes, laquelle est contre-indiquée ?
a. Fentanyl et tiapride ; b. Métoclopramide et halopéridol ; c. Amiodarone et halopéridol ; d. Losartan et cyamémazine ; e. Lévodopa et rispéridone.
Réponse(s) correcte(s) : e. (c est aussi contre-indiquée)
a. Déconseillée. Majoration de la dépression respiratoire.
b. Déconseillée. Majoration du risque de troubles extrapyramidaux (deux antagonistes D₂).
c. Contre-indiquée. Risque majeur de torsades de pointes (deux médicaments allongeant le QT).
d. Pas de CI. Le losartan peut contrer l'hypotension orthostatique du neuroleptique, mais pas de CI.
e. Contre-indiquée. Antagonisme d'effets. La lévodopa est un précurseur de la dopamine pour traiter Parkinson, la rispéridone est un antagoniste de la dopamine.
Question 30
Quelles sont les propositions exactes concernant les modalités d'utilisation des neuroleptiques ?
a. Le recours aux neuroleptiques est une alternative à la psychothérapie ; b. En cas de 1er épisode psychotique, les neuroleptiques de 1ère génération sont indiqués en 1ère intention ; c. La clozapine est réservée au cas de résistance à 2 autres antipsychotiques ; d. Le traitement par neuroleptiques ne doit pas dépasser 12 semaines ; e. L'amélioration des symptômes peut nécessiter plusieurs semaines de traitement.
Réponse(s) correcte(s) : c, e.
a. Faux. C'est un complément indispensable à la prise en charge psychosociale, pas une alternative.
b. Faux. On préfère les neuroleptiques de 2nde génération en 1ère intention en raison de leur meilleure tolérance neurologique.
c. Vrai. En raison de son risque d'agranulocytose, la clozapine est un traitement de 3ème intention.
d. Faux. La schizophrénie est une maladie chronique nécessitant un traitement au long cours, souvent à vie.
e. Vrai. Le délai d'action sur les symptômes psychotiques est de plusieurs semaines.
Question 31
Quelles sont les propositions exactes concernant la place des BZD dans la prise en charge de l'épilepsie ?
a. Elles sont indiquées en 2nde intention dans les crises partielles ; b. Sous forme injectable, elles sont indiquées en 1ère intention dans l'état de mal épileptique ; c. Elles sont contre-indiquées au cours de la grossesse ; d. Elles sont utilisables chez l'enfant ; e. Elles sont utilisables pour les convulsions fébriles du nourrisson.
Réponse(s) correcte(s) : b, d, e.
a. Faux. Elles ne sont pas un traitement de fond des crises partielles.
b. Vrai. Clonazépam (Rivotril) IV ou Diazépam (Valium) intra-rectal sont les traitements d'urgence de l'état de mal épileptique.
c. Faux. Elles ne sont pas contre-indiquées mais déconseillées, à utiliser si le bénéfice l'emporte sur le risque.
d. Vrai. Elles sont utilisées chez l'enfant.
e. Vrai. Le diazépam intra-rectal est utilisé pour stopper les convulsions fébriles.
Question 32
Les antipsychotiques :
a. Sont tous des dopaminolytiques D₂ ; b. Sont partiellement des antagonistes D₂ ; c. Sont tous antagonistes S – HT₂ ; d. Sont à l'origine d'effets indésirables moteurs ; e. Sont tous des dopaminolytiques D₂ centraux.
Réponse(s) correcte(s) : a, d, e.
a. Vrai. L'antagonisme D₂ est la propriété commune à tous les antipsychotiques et est nécessaire à l'effet antipsychotique sur les symptômes positifs.
b. Faux. L'aripiprazole est un agoniste partiel D₂, mais la plupart sont des antagonistes complets.
c. Faux. Seuls les antipsychotiques atypiques (2nde génération) sont des antagonistes 5-HT₂A.
d. Vrai. Les effets extrapyramidaux sont un effet de classe, bien que moins fréquents avec les atypiques.
e. Vrai. Leur action se situe au niveau du système nerveux central.
Question 33
Les antipsychotiques :
a. Sont à l'origine d'effets extrapyramidaux, car ils bloquent la voie nigro-striatale ; b. Sont à l'origine d'effets extrapyramidaux sans bloquer la voie nigro-striatale ; c. Bloquent la voie méso-limbique principalement impliquée dans les troubles psychotiques ; d. Bloquent la voie hypothalamo-hypophysaire, entraînant les effets indésirables endocriniens ; e. Sont tous des dopaminolytiques D₂ périphériques.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, d.
a. Vrai. Le blocage des récepteurs D₂ dans la voie nigro-striatale est responsable des syndromes extrapyramidaux.
b. Faux.
c. Vrai. L'hyperactivité de la voie méso-limbique est impliquée dans les symptômes positifs de la psychose, et c'est la cible de l'effet thérapeutique.
d. Vrai. Le blocage D₂ dans la voie tubéro-infundibulaire (hypothalamo-hypophysaire) lève l'inhibition de la prolactine et cause l'hyperprolactinémie.
e. Faux. Ils sont centraux. La dompéridone est un exemple de dopaminolytique périphérique.
Question 34
Les antipsychotiques atypiques :
a. Ont une meilleure tolérance que les antipsychotiques de 1ère génération ; b. Sont des agonistes des récepteurs D₂ ; c. Sont des antagonistes des récepteurs D₂ ; d. Agissent uniquement sur les récepteurs sérotoninergiques ; e. Sont responsables d'un syndrome extrapyramidal.
Réponse(s) correcte(s) : a, c. (e est vrai mais moins fréquent).
a. Vrai. Meilleure tolérance neurologique, mais moins bonne tolérance métabolique.
b. Faux. Sauf l'aripiprazole qui est un agoniste partiel.
c. Vrai. L'antagonisme D₂ reste une propriété essentielle (ou agonisme partiel pour l'aripiprazole).
d. Faux. Ils agissent sur les récepteurs D₂ ET sur les 5-HT₂A.
e. Vrai. Le risque est diminué par rapport aux typiques, mais il existe toujours, surtout à fortes doses.
Question 35
Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent aux antipsychotiques atypiques ?
a. Ils entraînent des effets muscariniques ; b. Ils entraînent des effets adrénolytiques alpha ; c. Ils agissent sur les récepteurs H₂ de l'histamine ; d. Ils agissent sur plusieurs types de récepteurs sérotoninergiques ; e. Ils sont atypiques car ils agissent à la fois sur les récepteurs D₂ et S – HT₂.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, d, e.
a. Vrai. Certains comme la clozapine ou l'olanzapine sont très anticholinergiques.
b. Vrai. Beaucoup ont un effet antagoniste alpha-1, responsable d'hypotension orthostatique.
c. Faux. H₁ est la cible, responsable de la sédation et de la prise de poids, pas H₂.
d. Vrai. Leur profil est souvent complexe, agissant sur de multiples sous-types de récepteurs 5-HT.
e. Vrai. C'est la définition pharmacologique de base de leur "atypicité".
Question 36
Parmi les propositions ci-dessous, lesquelles sont des indications d'antipsychotiques ?
a. Guérison de l'alcoolisme ; b. Trouble bipolaire ; c. Schizophrénie ; d. Vomissements induits par le cancer ; e. Maladie de Parkinson.
Réponse(s) correcte(s) : b, c, d.
a. Faux. On peut les utiliser pour gérer l'agitation lors d'un sevrage, mais ils ne "guérissent" pas l'alcoolisme.
b. Vrai. En phase manique ou en traitement de fond.
c. Vrai. Indication principale.
d. Vrai. Certains (halopéridol, olanzapine) sont utilisés comme antiémétiques.
e. Faux. C'est une contre-indication majeure car ils aggraveraient les symptômes en bloquant la dopamine.
Question 37
Parmi les réponses suivantes, indiquez les propositions vraies ?
a. La prise d'alcool lors d'un traitement antipsychotique, majoré les effets de l'alcool ; b. La prise concomitante d'un antipsychotique à la métopimazine, entraîne un antagonisme au niveau des récepteurs D₂ ; c. Les antipsychotiques sont majoritairement éliminés par voie fécale ; d. L'association fluphénazine – bromazépam entraîne des états confusionnels ; e. La prise simultanée d'halopéridol à de l'insuline, renforce les capacités antidiabétiques de cette dernière.
Réponse(s) correcte(s) : a.
a. Vrai. Il y a une potentialisation des effets sédatifs centraux de l'alcool et du neuroleptique.
b. Faux. Il y a une addition d'effets (synergie), pas un antagonisme. Les deux sont des antagonistes D₂, le risque d'effets extrapyramidaux est majoré.
c. Faux. L'élimination est principalement hépatique (métabolisme) puis rénale.
d. Possible, mais pas systématique. L'association de deux dépresseurs du SNC majore le risque de sédation. Le terme "états confusionnels" est trop fort pour être systématique. Considéré Faux car non systématique.
e. Faux. Au contraire, beaucoup d'antipsychotiques (surtout atypiques) sont hyperglycémiants et peuvent donc antagoniser l'effet de l'insuline.
Question 38
Parmi les antipsychotiques suivants, lesquels sont de 1ère génération ?
a. Sulpiride ; b. Amitriptyline ; c. Dropéridol ; d. Clomipramine ; e. Clozapine.
Réponse(s) correcte(s) : a, c.
a. Vrai. Benzamide substitué, classé parmi les "conventionnels" ou 1ère génération.
b. Faux. Antidépresseur tricyclique.
c. Vrai. Butyrophénone, comme l'halopéridol. Antipsychotique de 1ère génération.
d. Faux. Antidépresseur tricyclique.
e. Faux. C'est le chef de file des antipsychotiques de 2nde génération (atypiques).
Question 39
Parmi les antipsychotiques suivants, lesquels sont de 2ᵉ génération ?
a. Asénapine ; b. Halopéridol ; c. Olanzapine ; d. Sélégline ; e. Pipampérone.
Réponse(s) correcte(s) : a, c.
a. Vrai. Antipsychotique atypique récent.
b. Faux. Antipsychotique typique de 1ère génération.
c. Vrai. Antipsychotique atypique.
d. Faux. C'est un antiparkinsonien (IMAO-B).
e. Faux. C'est un antipsychotique de 1ère génération (butyrophénone).
Question 40
Parmi les propriétés pharmacologiques suivantes, lesquelles concernent les antipsychotiques ?
a. Ce sont des agonistes des récepteurs D₂ ; b. La rispéridone, neuroleptique atypique possède une affinité élevée pour les récepteurs 5 – HT₂ en plus de son affinité pour les récepteurs D₂ ; c. La clozapine est un antagoniste sélectif des récepteurs D₄ ; d. La plupart des neuroleptiques bloquent également d'autres récepteurs sérotoninergiques, adrénergiques, cholinergiques et histaminergiques ; e. Les neuroleptiques classiques sont associés à un risque important d'effets indésirables extrapyramidaux et d'hyperprolactinémie.
Réponse(s) correcte(s) : b, d, e.
a. Faux. Ils sont antagonistes D₂ (sauf aripiprazole, agoniste partiel).
b. Vrai. C'est la définition d'un atypique comme la rispéridone.
c. Faux. La clozapine a une forte affinité pour les D₄, mais n'est pas "sélective". Elle a un profil de liaison très large.
d. Vrai. Cette "promiscuité" pharmacologique est à l'origine de nombreux effets secondaires.
e. Vrai. C'est la caractéristique principale des neuroleptiques de 1ère génération (typiques).
Question 41
Indiquez parmi les réponses ci-dessous, les actions des hypnotiques dans l'architecture du sommeil :
a. Les benzodiazépines baissent le délai d'endormissement ; b. La zopiclone augmente la durée de sommeil total ; c. Les benzodiazépines baissent la durée de sommeil paradoxal ; d. Le zolpidem baisse le nombre de réveils nocturnes ; e. Zolpidem et zopiclone baissent significativement la durée de sommeil total.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d.
a. Vrai. C'est leur effet principal.
b. Vrai. En diminuant le délai d'endormissement et les réveils nocturnes.
c. Vrai. C'est un des inconvénients des BZD, elles modifient l'architecture du sommeil en réduisant le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal.
d. Vrai. C'est un de leurs effets bénéfiques sur la continuité du sommeil.
e. Faux. Ils augmentent la durée de sommeil total.
Question 42
Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont vraies ?
a. Les benzodiazépines sont des modulateurs allostériques du récepteur GABA_A ; b. Les benzodiazépines sont des modulateurs allostériques du récepteur GABA_B ; c. La stimulation des récepteurs gabaergiques est associée à une hyperpolarisation secondaire à un influx cellulaire d'ions Cl⁻ ; d. Les benzodiazépines nécessitent la fixation de GABA sur le récepteur pour exprimer leur effet ; e. Les récepteurs aux benzodiazépines sont principalement des récepteurs périphériques.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, d.
a. Vrai. Elles se lient à un site différent de celui du GABA (site allostérique).
b. Faux. Elles agissent sur le récepteur GABAₐ.
c. Vrai. Le récepteur GABAₐ est un canal ionique qui, une fois ouvert, laisse entrer les ions chlorure (Cl⁻), ce qui hyperpolarise la membrane et inhibe le neurone.
d. Vrai. En tant que modulateurs, elles ne font qu'amplifier l'effet du GABA endogène. Sans GABA, elles n'ont pas d'effet.
e. Faux. Ils sont principalement situés dans le système nerveux central.
Question 43
Les hypnotiques sont :
a. Des médicaments analeptiques ; b. Des médicaments nooleptiques ; c. Des médicaments thymoleptiques ; d. Des médicaments psychodysleptiques ; e. Des dépresseurs de la vigilance.
Réponse(s) correcte(s) : b, e.
a. Faux. Analeptique = stimulant (ex: caféine).
b. Vrai. Les nooleptiques sont des psycholeptiques qui diminuent la vigilance (hypnotiques, neuroleptiques, anxiolytiques).
c. Faux. Thymoleptique = régulateur de l'humeur (antidépresseur).
d. Faux. Psychodysleptique = perturbateur de l'activité mentale (ex: LSD).
e. Vrai. Par définition, ils induisent le sommeil et diminuent la vigilance.
Question 44
Les hypnotiques sont composés :
a. De benzodiazépines comme le lorazépam ; b. De benzodiazépine – like comme le phénobarbital ; c. D'antihistaminiques éthanolaminiques comme la doxylamine ; d. D'antihistaminiques phénothiaziniques comme l'oxomémazine ; e. De barbituriques.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, e.
a. Vrai. Le lorazépam (Temesta®) est une BZD, souvent utilisée comme anxiolytique mais ayant aussi des propriétés hypnotiques.
b. Faux. Le phénobarbital est un barbiturique, pas un "BZD-like". Les BZD-like sont le zolpidem, la zopiclone.
c. Vrai. La doxylamine (Donormyl®) est un antihistaminique de la classe des éthanolamines.
d. Faux. L'oxomémazine est un antihistaminique phénothiazinique avec des propriétés sédatives, mais principalement utilisé comme antitussif. L'alimémazine (Théralène®) est un hypnotique de cette classe.
e. Vrai. Les barbituriques (phénobarbital) sont une classe d'hypnotiques, bien que très peu utilisés aujourd'hui en raison de leur toxicité.
Question 45
Les hypnotiques :
a. Agissent sur les voies du GABA_A ; b. Agissent sur les voies de l'histamine ; c. Potentialisent les effets des récepteurs GABA_B ; d. Baissent le taux de sérotonine au niveau du SNC ; e. Facilitent l'installation du sommeil sans réduire la vigilance.
Réponse(s) correcte(s) : a, b.
a. Vrai. C'est le cas des benzodiazépines et apparentés.
b. Vrai. C'est le cas des antihistaminiques H₁ hypnotiques.
c. Faux. Ils agissent sur le récepteur GABAₐ.
d. Faux. Ce n'est pas leur mécanisme d'action principal.
e. Faux. Ils réduisent la vigilance, c'est leur but. L'effet peut persister le lendemain (somnolence résiduelle).
Question 46
Parmi les réponses ci-dessous, lesquelles correspondent aux qualités d'un hypnotique idéal ?
a. Effet rebond faible ; b. Réveil sans somnolence ; c. Absence d'effets indésirables ; d. Endormissement normal ; e. La durée totale du sommeil est augmentée.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d, e.
Note : Cette question décrit un médicament parfait qui n'existe pas. Toutes les propositions sont des caractéristiques souhaitables.
a. Vrai. Pas d'aggravation de l'insomnie à l'arrêt.
b. Vrai. Pas d'effet résiduel le lendemain.
c. Vrai. Tolérance parfaite.
d. Vrai. Induction rapide et "naturelle" du sommeil.
e. Vrai. Maintien efficace du sommeil.
Question 47
Les hypnotiques antihistaminiques :
a. Agissent uniquement sur les récepteurs H1 ; b. Entrainent des effets muscariniques ; c. Entrainent des effets atropiniques ; d. Sont éliminés par voie rénale ; e. N'entraînent pas de dépendance.
Réponse(s) correcte(s) : c, e.
a. Faux. Ils manquent de sélectivité et agissent aussi sur les récepteurs cholinergiques muscariniques.
b. Faux. Les effets muscariniques sont des effets cholinergiques (pro-acétylcholine). Les antihistaminiques sont anti-muscariniques.
c. Vrai. Ce sont des effets anticholinergiques (sécheresse buccale, constipation, etc.). "Atropinique" est synonyme d'anticholinergique/antimuscarinique.
d.Variable. Ils sont plutôt métabolisés par le foie, puis éliminés par voie rénale. L'affirmation est trop générale.
e. Vrai. Contrairement aux BZD, ils n'entraînent pas de dépendance pharmacologique.
Question 48
Les hypnotiques BZD – like :
a. Ont une action similaire aux BZD, mais se fixent sur les récepteurs GABA_B ; b. Ont leur site de liaison différent de celui des BZD ; c. Agissent en baissant les éveils nocturnes ; d. Préservent le sommeil lent profond et le sommeil paradoxal ; e. Entraine un endormissement très rapide.
Réponse(s) correcte(s) : c, e. (d est partiellement vrai)
a. Faux. Ils se fixent sur le récepteur GABAₐ, comme les BZD.
b. Faux. Ils se fixent sur le site BZD du récepteur GABAₐ, mais avec une sélectivité pour certaines sous-unités (alpha1).
c. Vrai. C'est l'un de leurs effets bénéfiques.
d. Partiellement vrai. Ils sont réputés pour moins perturber l'architecture du sommeil que les BZD classiques, mais la perturbent quand même.
e. Vrai. Ils ont une demi-vie courte et un délai d'action rapide, ce qui en fait de bons inducteurs de sommeil.
Question 49
Les BZD ont en commun les propriétés suivantes :
a. Propriétés sédatives ; b. Propriétés antidépressives ; c. Antipsychotiques (troubles bipolaires) ; d. Propriétés myorelaxantes ; e. Propriétés antiépileptiques.
Réponse(s) correcte(s) : a, d, e.
Note : Les 5 propriétés des BZD sont Anxiolytique, Sédative/Hypnotique, Myorelaxante, Anticonvulsivante, Amnésiante.
a. Vrai.
b. Faux. Elles peuvent même être dépressogènes au long cours.
c. Faux.
d. Vrai.
e. Vrai. (Anticonvulsivantes).
Question 50
Les BZD :
a. Potentialisent les effets gabaergiques en présence ou en absence de GABA_A ; b. Se fixent sur les récepteurs GABA_A ; c. Baissent le tonus musculaire mais augmentent la vigilance ; d. Augmentent le processus de mémorisation et baissent l'anxiété ; e. Sont tous éliminés par voie rénale.
Réponse(s) correcte(s) : b.
a. Faux. Elles potentialisent l'effet du GABA, et nécessitent donc sa présence.
b. Vrai. Elles se lient sur le site BZD du complexe récepteur-canal GABAₐ.
c. Faux. Elles baissent le tonus musculaire ET baissent la vigilance.
d. Faux. Elles baissent l'anxiété mais altèrent la mémorisation (amnésie antérograde).
e. Faux. Ils sont d'abord métabolisés par le foie (sauf lorazépam, oxazépam) puis éliminés par voie rénale.
Question 51
Parmi les BZD suivants, lequel a la demi – vie la plus longue :
a. Diazépam ; b. Lorazépam ; c. Nitrazépam ; d. Prazépam ; e. Bromazépam.
Réponse(s) correcte(s) : d.
Le prazépam est une prodrogue métabolisée en nordazépam, dont la demi-vie est très longue (30 à 150h). Le diazépam a également une demi-vie longue (20-50h) et est aussi métabolisé en nordazépam. Le prazépam conduit à la demi-vie la plus longue de la liste.
Question 52
Parmi les BZD suivants, lequel a la demi – vie la plus courte ?
a. Midazolam ; b. Témazépam ; c. Clotizépam ; d. Bromazépam ; e. Clobazam.
Réponse(s) correcte(s) : a.
Le midazolam a une demi-vie très courte (1 à 3 heures), ce qui justifie son usage en sédation pour des procédures brèves.
Question 53
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont des indications des BZD ?
a. Schizophrénie ; b. Dépression majeure en association avec un TCA ; c. Phobies sociales ; d. Myasténie ; e. Sevrage alcoolique chez un sujet agité.
Réponse(s) correcte(s) : e. (c est possible)
a. Faux. C'est une indication des neuroleptiques.
b. Faux. L'association n'est pas recommandée car les BZD peuvent aggraver les symptômes dépressifs. Elles sont parfois utilisées de manière transitoire en début de traitement antidépresseur pour gérer l'anxiété.
c. Vrai/Faux. C'est une indication possible pour gérer l'anxiété de performance de manière ponctuelle, mais le traitement de fond des phobies sociales repose sur les ISRS et les TCC.
d. Faux. C'est une contre-indication car les BZD sont myorelaxantes et aggraveraient la faiblesse musculaire.
e. Vrai. C'est le traitement de référence pour prévenir et traiter le delirium tremens.
Question 54
L'hydroxyzine :
a. A des propriétés antiallergiques, anxiolytiques mais pas sédatives ; b. Est efficace contre le traitement du TAG ; c. N'entraine pas d'accoutumance ; d. Ne possède pas d'effets indésirables ; e. N'est pas indiquée dans l'anxiété.
Réponse(s) correcte(s) : b, c.
a. Faux. Elle est fortement sédative.
b. Vrai. Elle a une AMM dans les manifestations mineures de l'anxiété (proche du TAG).
c. Vrai. Contrairement aux BZD, elle n'entraine pas de dépendance physique ni d'accoutumance.
d. Faux. Elle a des effets indésirables (sédation, effets atropiniques, risque cardiaque...).
e. Faux. C'est une de ses indications.
Question 55
La buspirone :
a. N'a pas de propriétés anxiolytiques ; b. N'a pas de propriétés anticonvulsivantes ; c. N'a pas de propriétés myorelaxantes ; d. N'a pas de propriétés sédatives ; e. N'a pas de phénomène de sevrage.
Réponse(s) correcte(s) : b, c, d, e.
a. Faux. C'est un anxiolytique pur.
b. Vrai. Contrairement aux BZD.
c. Vrai. Contrairement aux BZD.
d. Vrai. Contrairement aux BZD. C'est un de ses avantages.
e. Vrai. Contrairement aux BZD, l'arrêt ne provoque pas de syndrome de sevrage.
Question 56
Parmi les propositions ci – après, lesquelles sont vraies ?
a. La buspirone n'a pas d'effets indésirables ; b. La buspirone est un ligand des récepteurs sérotoninergiques ; c. La buspirone est un agoniste des récepteurs D2 ; d. La buspirone est un antagoniste α₂ – adrénergique central ; e. La buspirone est un antagoniste α₂ - adrénergique périphérique.
Réponse(s) correcte(s) : b.
a. Faux. Elle peut provoquer des vertiges, céphalées, nausées.
b. Vrai. C'est un agoniste partiel des récepteurs 5-HT1A.
c. Faux. Elle a une faible affinité et est plutôt un antagoniste faible des récepteurs D₂.
d, e. Faux.
Question 57
Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?
a. La metformine est le seul biguanide commercialisé ; b. La metformine est utilisable chez le diabétique de type 2 en 1ère intention ; c. La metformine est utilisable en première intention après échec des mesures hygiéno-diététiques en cas de diabète non-insulino-dépendant ; d. La metformine est utilisable en cas de diabète de type 1 ; e. La metformine est systématiquement utilisée en association avec d'autres antidiabétiques oraux ou l'insuline
Réponse(s) correcte(s) : a, c.
a. Vrai. En France et dans de nombreux pays.
b. Faux. Elle s'utilise après échec des mesures hygiéno-diététiques.
c. Vrai. C'est la définition exacte de sa place en 1ère intention.
d. Faux. Le DT1 est un diabète par carence en insuline, il se traite par insulinothérapie.
e. Faux. Elle est utilisée en monothérapie en 1ère intention.
Question 58
Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent à des effets indésirables de la metformine ?
a. Prise de poids ; b. Diarrhées ; c. Nausées, vomissements ; d. Acidose respiratoire ; e. Hypoglycémie.
Réponse(s) correcte(s) : b, c.
a. Faux. Elle est neutre ou fait perdre du poids.
b. Vrai. C'est l'effet indésirable le plus fréquent.
c. Vrai. Les troubles digestifs sont très courants.
d. Faux. L'effet redouté est l'acidose lactique, qui est une acidose métabolique.
e. Faux. En monothérapie, elle ne provoque pas d'hypoglycémie.
Question 59
Indiquez les propositions vraies, parmi les propositions ci - après :
a. La biodisponibilité orale de la metformine est excellente ; b. La metformine pénètre dans les cellules cibles (dont les hépatocytes) par des transporteurs de type GLUT ; c. La metformine est métabolisée au niveau hépatique ; d. La metformine est éliminée sous forme inchangée dans les urines ; e. L'élimination urinaire de la metformine dépend de sa filtration glomérulaire et d'une phase de sécrétion tubulaire.
Réponse(s) correcte(s) : d, e.
a. Faux. Elle est incomplète et variable (environ 50-60%).
b. Faux. Elle utilise des transporteurs de cations organiques (OCT).
c. Faux. La metformine n'est pas métabolisée.
d. Vrai. Elle est éliminée telle quelle par le rein.
e. Vrai. L'excrétion rénale est très efficace grâce à ces deux mécanismes.
Question 60
Quels sont les éléments de surveillance d'un traitement par la metformine ?
a. Surveillance des transaminases ; b. Surveillance de la clairance à la créatinine ; c. Surveillance de la glycémie à jeun ; d. Surveillance de l'HbA1c ; e. Surveillance de l'observance.
Réponse(s) correcte(s) : b, c, d, e.
a. Faux. Pas de surveillance hépatique de routine.
b. Vrai. Essentiel. Une insuffisance rénale est une CI à cause du risque d'acidose lactique.
c. Vrai. Pour suivre l'équilibre glycémique au quotidien.
d. Vrai. Pour suivre l'équilibre glycémique des 3 derniers mois.
e. Vrai. Comme pour toute maladie chronique, l'observance est clé.
Question 61
Quelle est la place des sulfamides hypoglycémiants dans la prise en charge du diabète ?
a. Ils sont utilisables en association à l'insuline chez le diabétique de type 1 ; b. Ils sont utilisables en association à l'insuline chez le diabétique de type 2 ; c. Ils ne sont pas recommandés en première intention chez le diabétique de type 2 qui tolère la metformine ; d. Ils sont utilisables en cas de diabète gestationnel ; e. Ils peuvent être utilisés comme alternative à la metformine en cas d'insuffisance rénale sévère.
Réponse(s) correcte(s) : b, c.
a. Faux. N'ont aucun intérêt car il n'y a plus de cellules β fonctionnelles pour sécréter de l'insuline.
b. Vrai. C'est une option possible, mais de moins en moins utilisée au profit de nouvelles classes.
c. Vrai. La metformine est la 1ère intention. Les sulfamides sont une option en 2ème intention (bi- ou trithérapie).
d. Faux. Ils sont contre-indiqués. Le traitement est l'insuline.
e. Faux. Ils sont aussi contre-indiqués en cas d'insuffisance rénale sévère à cause du risque d'hypoglycémie prolongée.
Question 62
Quelles sont les propriétés exactes concernant la pharmacocinétique des sulfamides ?
a. Leur biodisponibilité par voie orale est excellente ; b. La plupart des molécules sont des pro-drogues ; c. Les inhibiteurs enzymatiques augmentent leur toxicité ; d. Ils sont fortement liés aux protéines plasmatiques ; e. Ils sont majoritairement éliminés par voie urinaire.
Réponse(s) correcte(s) : a, c, d, e.
a. Vrai.
b. Faux. Ce sont des molécules actives.
c. Vrai. En inhibant leur métabolisme hépatique, leur concentration augmente, majorant le risque d'hypoglycémie.
d. Vrai. Ce qui explique le risque d'interactions par déplacement avec d'autres médicaments (ex: AINS, AVK).
e. Vrai. Leurs métabolites (parfois actifs) sont éliminés par le rein.
Question 63
Parmi les médicaments suivants, lesquels augmentent le risque d’hypoglycémie sévère en cas d’association avec des sulfamides hypoglycémiants ?
a. Warfrarine ; b. Miconazole ; c. Aténolol ; d. Bétaméthasone ; e. Metformine.
Réponse(s) correcte(s) : a, b. (c masque les signes)
a. Vrai. La warfarine (un AVK) peut déplacer les sulfamides de leur liaison aux protéines plasmatiques, augmentant leur fraction libre et donc leur effet.
b. Vrai. CI absolue pour le miconazole oral (Daktarin gel buccal). C'est un puissant inhibiteur du CYP2C9 qui métabolise les sulfamides, provoquant des hypoglycémies potentiellement mortelles.
c. Faux/Vrai. L'aténolol (β-bloquant) ne provoque pas l'hypoglycémie mais il en masque les signes annonciateurs (tachycardie, tremblements), ce qui la rend plus dangereuse.
d. Faux. La bétaméthasone est un corticoïde, elle est hyperglycémiante.
e. Faux. L'association majore le risque d'hypoglycémie, mais la metformine seule n'en cause pas. Le risque est surtout lié au sulfamide. Le terme "sévère" incite à choisir les interactions les plus fortes.
Question 64
Quels sont les éléments de surveillance, d’un traitement par un sulfamide hypoglycémiant ?
a. Glycémie ; b. HBA1C ; c. Créatinine ; d. LT₄ ; e. Pression artérielle.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c.
a, b. Vrai. Surveillance de l'efficacité et du risque d'hypoglycémie.
c. Vrai. Surveillance de la fonction rénale car une insuffisance rénale majore le risque d'hypoglycémie.
d, e. Faux. Pas de surveillance de routine spécifique à cette classe.
Question 65
Quels sont les effets attendus de la stimulation des récepteurs GLP-1 ?
a. Augmentation de la néoglucogenèse ; b. Accélération de la vidange gastrique ; c. Augmentation de la satiété d’origine centrale ; d. Augmentation de la prolifération des cellules bêta-pancréatiques ; e. Augmentation de la captation du glucose par le muscle squelettique.
Réponse(s) correcte(s) : c, d.
a. Faux. Il la diminue en inhibant la sécrétion de glucagon.
b. Faux. Il ralentit la vidange gastrique, ce qui contribue à un meilleur contrôle de la glycémie post-prandiale.
c. Vrai. Il a un effet anorexigène central, contribuant à la perte de poids.
d. Vrai. C'est un effet observé sur les modèles animaux (effet trophique sur le pancréas).
e. Faux. Effet indirect possible mais pas un mécanisme principal. L'effet principal est l'augmentation de l'insulino-sécrétion glucose-dépendante.
Question 66
Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent à des effets indésirables des analogues des GLP-1 ?
a. Hypoglycémie ; b. Perte d’appétit ; c. RGO ; d. Acidose lactique ; e. Pancréatite.
Réponse(s) correcte(s) : b, e. (c est possible)
a. Faux. Le risque est très faible car leur action est glucose-dépendante.
b. Vrai. Lié à l'effet anorexigène central. C'est un effet indésirable mais aussi recherché pour la perte de poids.
c. Possible. Les troubles digestifs (nausées, vomissements) sont très fréquents et peuvent être liés au ralentissement de la vidange gastrique. Le RGO en fait partie.
d. Faux. C'est pour la metformine.
e. Vrai. Un risque rare mais grave de pancréatites aiguës a été décrit.
Question 67
Quels sont les effets indésirables des inhibiteurs des alpha-glucosidases ?
a. Hypoglycémie ; b. Hyperglycémie ; c. Diarrhée ; d. Insuffisance rénale ; e. Réactions cutanées.
Réponse(s) correcte(s) : c.
a. Faux. En monothérapie, ils ne causent pas d'hypoglycémie.
b. Faux. Ils traitent l'hyperglycémie.
c. Vrai. Les sucres non digérés arrivent dans le côlon et y fermentent, provoquant flatulences, météorisme, et diarrhées. C'est l'effet indésirable majeur.
d, e. Faux.
Question 68
Concernant les inhibiteurs des alpha-glucosidases, indiquez les propositions exactes :
a. Ils sont hypoglycémiants ; b. Ils réduisent les événements cardiovasculaires ; c. Ils sont utilisables en cas d’insuffisance rénale ; d. Ils induisent une perte de poids ; e. Ils peuvent être utilisés en cas de diabète gestationnel.
Réponse(s) correcte(s) : Aucune n'est clairement exacte.
a. Faux. Ils sont anti-hyperglycémiants (agissent sur la glycémie post-prandiale), mais pas hypoglycémiants (ne causent pas d'hypoglycémie).
b. Faux. Ils n'ont pas démontré de bénéfice cardiovasculaire.
c. Faux. Ils sont contre-indiqués en cas d'insuffisance rénale sévère.
d. Faux. Ils ont un effet neutre sur le poids.
e. Possible mais non recommandé en 1ère intention. L'insuline est le traitement de choix.
Question 69
Quelles sont les propositions exactes, concernant la pharmacocinétique des inhibiteurs des alpha-glucosidases ?
a. L’acarbose n’est pas absorbé, et agit localement au niveau des bordures en brosse de l’intestin ; b. Le miglitol est absorbé, et agit de manière systémique ; c. Les inhibiteurs des alpha-glucosidases ne sont pas métabolisés ; d. Plusieurs administrations par jour, ne sont pas nécessaires ; e. L'élimination du miglitol est principalement urinaire.
Réponse(s) correcte(s) : a, e.
a. Vrai. L'acarbose a une action purement locale dans le tube digestif.
b. Faux. Le miglitol est absorbé, mais il n'agit pas de manière systémique. Son absorption n'a pas d'utilité thérapeutique.
c. Faux. L'acarbose est dégradé par les bactéries intestinales.
d. Faux. Leur durée d'action est courte, ils doivent être pris au début de chaque repas.
e. Vrai. Le miglitol absorbé est éliminé sous forme inchangée par le rein.
Question 70
Quelles sont les contre-indications de l'acarbose ?
a. Insuffisance hépatique sévère ; b. Insuffisance rénale sévère ; c. Maladie de Crohn ; d. Polyarthrite rhumatoïde ; e. Diabète de type 1.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c.
a. Vrai. Des cas d'atteintes hépatiques ont été rapportés.
b. Vrai. CI si clairance < 25 ml/min.
c. Vrai. Contre-indiqué en cas de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) en raison de l'aggravation des troubles digestifs.
d. Faux.
e. Faux. Pas une CI, mais pas une indication non plus.
Question 71
Parmi les propositions suivantes, indiquez lesquelles sont les voies d'administration des glucocorticoïdes :
a. Oculaire ; b. cutanée ; c. IV ; d. IM ; e. Inhalée.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d, e.
Vrai. Toutes ces voies sont utilisées en fonction de l'indication : collyres, crèmes, injections IV/IM, aérosols... La voie orale (per os) existe aussi.
Question 72
Quelles sont les propositions exactes sur la pharmacocinétique des GCC ?
a. L'application cutanée permet d'éviter le passage systémique des glucocorticoïdes ; b. A faible concentration, les glucocorticoïdes se lient principalement à l'albumine ; c. Les glucocorticoïdes sont majoritairement métabolisés au niveau hépatique ; d. Leur demi-vie plasmatique est courte ; e. La demi-vie biologique de la prednisone varie entre 18 et 36 heures.
Réponse(s) correcte(s) : c, d, e.
a. Faux. Il y a toujours un passage systémique, surtout si la surface est grande, la peau lésée ou sous pansement occlusif.
b. Faux. Ils se lient à une protéine spécifique, la transcortine (CBG). L'albumine n'intervient qu'à forte concentration quand la CBG est saturée.
c. Vrai. Le métabolisme est hépatique.
d. Vrai. La demi-vie plasmatique (temps pour que la concentration baisse de moitié) est souvent courte (ex: 90 min pour le cortisol).
e. Vrai. La demi-vie biologique (durée des effets) est beaucoup plus longue que la demi-vie plasmatique. 18-36h correspond à un GCC de durée d'action intermédiaire.
Question 73
Parmi les propositions suivantes, lesquelles correspondent à des effets indésirables de la corticothérapie ?
a. Ostéoporose ; b. Œdème ; c. Risque infectieux ; d. Faiblesse musculaire ; e. Glaucome.
Réponse(s) correcte(s) : a, b, c, d, e.
Vrai. Tous sont des effets indésirables classiques d'une corticothérapie au long cours : a (fragilisation osseuse), b (rétention hydrosodée), c (immunodépression), d (myopathie cortisonique), e (augmentation de la pression intra-oculaire).
Question 74
Quelles sont les propositions exactes concernant les cures de courte de corticothérapie ?
a. Le traitement peut durer jusqu'à 1 mois ; b. Les principaux effets indésirables d'une cure courte, sont des troubles neuropsychiques ; c. La béclométasone est une molécule de choix dans cette indication ; d. Les infections ORL sont une indication des cures courtes ; e. Il convient de surveiller la kaliémie pendant ce traitement.
Réponse(s) correcte(s) : b, d.
a. Faux. Une cure courte dure généralement moins de 10-15 jours. Au-delà, on parle de traitement prolongé.
b. Vrai. Les troubles du sommeil, l'euphorie, l'anxiété, voire des états confusionnels peuvent apparaître même sur des cures courtes.
c. Faux. La béclométasone est principalement utilisée par voie inhalée. On utilise la prednisone ou la prednisolone per os.
d. Vrai. Pour les angines sévères, otites, sinusites... afin de réduire l'inflammation et l'œdème.
e. Faux. La surveillance de la kaliémie n'est pas systématique pour une cure courte chez un patient sans facteur de risque.
Question 75
Quelles sont les propositions exactes concernant les cures longues de corticothérapie ?
a. Toute survenue d'une fièvre, doit amener le patient à consulter son médecin ; b. L'arrêt d'une cure prolongée, nécessite un protocole de décroissance de doses sur 1 semaine ; c. Les GCC sont administrés en une prise matinale ; d. Le traitement s'accompagne d'un régime hypoglycémique, hyperprotéique et normocalorique ; e. Le traitement s'accompagne systématiquement d'une supplémentation potassique.
Réponse(s) correcte(s) : a, c.
a. Vrai. À cause du risque infectieux et de l'effet masquant des corticoïdes sur les signes d'infection.
b. Faux. La décroissance doit être très progressive, sur plusieurs semaines ou mois, pour éviter l'insuffisance surrénalienne aiguë. Une semaine est bien trop court.
c. Vrai. Pour mimer le rythme circadien naturel du cortisol et minimiser le freinage de l'axe hypothalamo-hypophysaire.
d. Faux. Le régime est hypoglucidique (car hyperglycémiant), hyperprotidique, hypocalorique et surtout pauvre en sel.
e. Faux. Elle n'est pas systématique et ne se justifie que si une hypokaliémie est avérée.
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