Epithelial Tissues: Classification and Types
40 KartenClassification and description of various epithelial tissues, including covering epithelia (simple, stratified, pseudostratified) and glandular epithelia (endocrine, exocrine) with their subtypes and functions.
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Voici une note détaillée et exhaustive sur les épithéliums, conçue pour répondre aux objectifs pédagogiques spécifiés.
Définition et Caractéristiques Générales des Épithéliums
Un épithélium est un tissu fondamental de l'organisme composé de cellules cohésives et juxtaposées, organisées en une ou plusieurs couches, avec très peu de substance intercellulaire visible en microscopie optique. Ces tissus recouvrent les surfaces du corps, bordent les cavités internes et forment les glandes.
Caractéristiques Fondamentales des Cellules Épithéliales
Cohésion Cellulaire : Les cellules épithéliales sont étroitement liées les unes aux autres par des jonctions cellulaires spécialisées. Ces jonctions assurent à la fois la cohésion mécanique et la communication intercellulaire. Bien que non visibles en microscopie optique, la microscopie électronique révèle trois types principaux :
Jonctions serrées (occludens) : Scellent l'espace intercellulaire près du pôle apical, contrôlant le passage des substances.
Jonctions d'ancrage (adhérentes) : Lient mécaniquement les cytosquelettes des cellules adjacentes (ex: desmosomes).
Jonctions communicantes (gap) : Permettent le passage direct de petites molécules et d'ions entre les cellules.
Présence de Kératine : Les cellules épithéliales contiennent des filaments intermédiaires de kératine (cytokératines), qui forment une partie essentielle de leur cytosquelette. La présence de ces protéines est un marqueur d'identification clé pour les cellules d'origine épithéliale.
Polarité Cellulaire : Les cellules épithéliales présentent une asymétrie structurale et fonctionnelle.
Le pôle apical est orienté vers la surface libre ou la lumière d'une cavité. Il peut présenter des spécialisations comme des microvillosités ou des cils.
Le pôle basal est en contact avec la membrane basale et le tissu conjonctif sous-jacent.
Repose sur une Membrane Basale : Tout épithélium est séparé du tissu conjonctif sous-jacent (appelé chorion) par une structure spécialisée appelée membrane basale (ou lame basale).
Rôles de la membrane basale :
Support flexible pour les cellules épithéliales.
Ancrage et cimentation de l'épithélium au tissu conjonctif.
Filtration sélective des molécules.
Sa composition varie mais inclut typiquement du collagène (types III, IV, V), de la laminine et des protéoglycanes.
Avascularisation : Les épithéliums ne contiennent pas de vaisseaux sanguins. Leur nutrition dépend de la diffusion des nutriments et de l'oxygène depuis les capillaires sanguins présents dans le chorion, à travers la membrane basale.
Innervation : Certains épithéliums, notamment ceux de protection comme l'épiderme, sont richement innervés par des terminaisons nerveuses sensitives qui traversent la lame basale.
Renouvellement Cellulaire : Les épithéliums sont des tissus à renouvellement constant grâce à la présence de cellules souches.
Épithéliums à renouvellement lent : Les cellules souches sont isolées et réparties le long de la lame basale.
Épithéliums à renouvellement rapide (ex: digestif) : Les cellules souches sont regroupées dans des zones germinatives spécifiques où elles se divisent activement avant de migrer.
Fonctions Principales des Épithéliums
Les épithéliums assurent des fonctions vitales et variées selon leur localisation et leur spécialisation.
Fonction | Description | Exemple de Spécialisation |
|---|---|---|
Protection / Barrière | Protéger les tissus sous-jacents contre les agressions mécaniques, chimiques, les pathogènes et la déshydratation. | Kératinisation (épiderme) |
Absorption | Faire passer des substances de la lumière d'un organe vers le tissu conjonctif. | Microvillosités (intestin grêle) |
Sécrétion | Produire et libérer des substances spécifiques (hormones, mucus, enzymes). | Cellules glandulaires |
Transport de surface | Déplacer du matériel (mucus, ovules) le long de la surface épithéliale. | Cils vibratiles (voies respiratoires, trompes utérines) |
Réception sensorielle | Détecter des stimuli grâce à des cellules spécialisées ou des terminaisons nerveuses. | Neuroépithéliums (papilles gustatives, rétine) |
Classification des Épithéliums
Les épithéliums sont classés en deux grandes catégories fonctionnelles, qui dérivent l'une de l'autre au cours du développement.
Épithéliums de Revêtement : Tissus qui recouvrent les surfaces externes (peau) et internes (cavités digestives, respiratoires, vasculaires) du corps.
Épithéliums Glandulaires : Tissus composés de cellules spécialisées dans la sécrétion. Ils se forment par invagination d'un épithélium de revêtement dans le chorion sous-jacent.
Les Épithéliums de Revêtement
Un épithélium de revêtement est une nappe cellulaire qui recouvre un organe ou borde une cavité, reposant sur une membrane basale qui le sépare du chorion.
Classification des Épithéliums de Revêtement
La nomenclature se base sur deux critères morphologiques observés en microscopie optique :
Le nombre de couches cellulaires :
Simple (ou unistratifié) : Une seule couche de cellules. Toutes les cellules reposent sur la membrane basale.
Stratifié (ou pluristratifié) : Plusieurs couches de cellules superposées. Seule la couche la plus profonde (basale) repose sur la membrane basale.
Pseudostratifié : Apparence stratifiée car les noyaux sont à des hauteurs différentes, mais toutes les cellules reposent sur la membrane basale. C'est donc une variante de l'épithélium simple.
La forme des cellules les plus superficielles (côté lumière) :
Pavimenteuses : Cellules aplaties, plus larges que hautes.
Cubiques : Cellules aussi hautes que larges.
Cylindriques (ou prismatiques) : Cellules plus hautes que larges.
Descriptions des Épithéliums Simples (Unistratifiés)
Épithélium pavimenteux simple :
Description : Une seule couche de cellules aplaties dont les noyaux, souvent ovoïdes, font saillie dans la lumière. Le cytoplasme est très fin.
Localisations :
Endothélium : Revêtement des vaisseaux sanguins et lymphatiques, et des cavités cardiaques.
Mésothélium : Revêtement des cavités séreuses (plèvre, péricarde, péritoine).
Certains segments des tubes rénaux; revêtement des follicules ovariens primordiaux.
Épithélium cubique simple :
Description : Une seule couche de cellules de forme cubique avec un noyau central et arrondi.
Localisations : Petits canaux excréteurs de glandes, petites bronches, certains tubes rénaux, follicules thyroïdiens, surface des ovaires (follicules primaires).
Épithélium cylindrique simple :
Description : Une seule couche de cellules hautes, rectangulaires, avec un noyau ovoïde généralement localisé dans le tiers basal ou moyen. On le sous-classe selon ses spécialisations apicales.
Types et Localisations :
Non spécialisé : Morphologie de base. Trouvé dans les canaux excréteurs de certaines glandes.
À pôle apical sécrétoire (muqueux) : Le pôle apical accumule des gouttelettes de mucigène. Trouvé dans l'estomac et l'endocol utérin.
À microvillosités : Le pôle apical présente des prolongements cytoplasmiques courts et réguliers qui augmentent la surface d'absorption.
Plateau strié : Dans l'intestin grêle et le côlon.
Bordure en brosse : Dans les tubes contournés proximaux du rein.
À cils vibratiles : Le pôle apical porte des cils, longs et mobiles, qui assurent un transport de surface. Trouvé dans les bronches (transport du mucus) et les trompes utérines (progression de l'ovule).
À stéréocils : Le pôle apical possède de longs prolongements immobiles, structurellement proches des microvillosités. Trouvé dans l'épididyme (canal génital masculin).
Épithélium pseudostratifié :
Description : Apparence faussement stratifiée car les cellules ont des hauteurs variables et leurs noyaux sont à différents niveaux. Cependant, toutes les cellules contactent la membrane basale. Souvent, les cellules les plus hautes sont ciliées et des cellules caliciformes (sécrétant du mucus) sont intercalées.
Localisation typique : Voies respiratoires supérieures (trachée, bronches).
Descriptions des Épithéliums Stratifiés (Pluristratifiés)
Épithélium pavimenteux stratifié kératinisé (épidermique) :
Description : Adapté à la protection contre les agressions et la déshydratation.
Couche basale (germinative) : Cellules cubiques actives en mitose.
Couches intermédiaires (corps de Malpighi) : Cellules polygonales (couche épineuse) qui s'aplatissent et se chargent en grains de kératohyaline (couche granuleuse).
Couche superficielle (cornée) : Cellules mortes, aplaties et anucléées, remplies de kératine dure.
Localisation : Épiderme (couche superficielle de la peau).
Épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé (épidermoïde ou malpighien) :
Description : Protège les surfaces humides. Les couches basale et intermédiaire sont similaires au type kératinisé, mais les cellules superficielles restent vivantes, nucléées et aplaties, sans formation de couche cornée. Elles contiennent souvent du glycogène.
Localisations : Bouche, œsophage, vagin, exocol utérin, conjonctive, cornée.
Épithélium cubique stratifié :
Description : Deux ou plusieurs couches de cellules, les plus superficielles étant cubiques. Relativement rare.
Localisation : Canaux excréteurs de certaines glandes (notamment les glandes sudoripares).
Épithélium cylindrique stratifié :
Description : Couches basales de cellules cubiques et une couche superficielle de cellules cylindriques. Encore plus rare.
Localisation : Larges canaux excréteurs de glandes (ex: salivaires), une partie de l'urètre masculin.
Épithélium stratifié urinaire (Urothélium ou épithélium transitionnel) :
Description : Spécialisé pour résister à l'étirement et à la toxicité de l'urine.
Couche basale : Cellules cubiques.
Couches intermédiaires : Cellules en forme de poire ou de raquette (piriformes).
Couche superficielle : Grandes cellules dites "parapluie", parfois binucléées, avec une membrane apicale épaissie (plaques membranaires) qui permet une grande distension.
Localisation : Exclusivement dans les voies urinaires (calices rénaux, uretères, vessie, urètre proximal).
Les Épithéliums Glandulaires
Un épithélium glandulaire est constitué de cellules spécialisées dans la synthèse et l'excrétion d'un produit spécifique.
Formation et Classification Générale
Les glandes se forment par prolifération et invagination d'un épithélium de revêtement dans le tissu conjonctif.
Glande exocrine : Le cordon cellulaire conserve une connexion avec la surface par un canal excréteur. Le produit de sécrétion est déversé dans le milieu extérieur (surface du corps ou lumière d'un organe).
Glande endocrine : Le cordon cellulaire perd sa connexion avec la surface. Les cellules s'organisent autour de capillaires sanguins et déversent leur produit (hormones) directement dans la circulation sanguine.
Cas particulier de la thyroïde : Glande exocrine au cours de la phylogenèse, elle devient endocrine chez le mammifère adulte par oblitération du canal thyréoglosse et vascularisation.
Glandes Amphicrines : Certains organes, comme le pancréas, possèdent une double fonction, à la fois exocrine (enzymes digestives) et endocrine (insuline, glucagon).
Les Glandes Endocrines
Dépourvues de canal excréteur, elles libèrent des hormones qui agissent à distance. Les cellules sont généralement non polarisées, avec un cytoplasme granulaire (sécrétion protéique) ou vacuolaire (sécrétion lipidique).
Classification selon le Tissu
Cellules endocrines isolées : Dispersées au sein d'un autre épithélium. Exemple : les cellules du système endocrinien diffus (SED) dans l'épithélium intestinal, qui sécrètent des hormones comme la sérotonine ou la somatostatine.
Amas glandulaires endocrines : Groupes de cellules au sein d'un autre organe.
Îlots de Langerhans (pancréas) : Amas à sécrétion protéique (insuline, glucagon).
Glande interstitielle de Leydig (testicule) : Amas à sécrétion lipidique (testostérone).
Organes glandulaires endocrines structurés :
Organisation en cordons : Cellules alignées parallèlement aux capillaires. Exemple : corticosurrénale (sécrétion stéroïdienne).
Organisation en îlots/grappes : Réseau anastomosé de cellules et de capillaires fenestrés. Exemple : médullosurrénale (sécrétion de catécholamines).
Organisation vésiculaire ou folliculaire : Uniquement la glande thyroïde. Les cellules forment des sphères (follicules) qui stockent le précurseur hormonal (colloïde) dans une cavité centrale.
Les Glandes Exocrines
Reliées à un épithélium de revêtement, elles possèdent des cellules polarisées dont le pôle apical contient le produit de sécrétion.
Classification selon la Nature de la Sécrétion
Sécrétion séreuse : Produit fluide, riche en protéines (enzymes). Cellules pyramidales, noyau rond et basal, pôle apical granulaire et éosinophile, pôle basal basophile (riche en RER). Exemple : pancréas exocrine, parotide.
Sécrétion muqueuse : Produit visqueux, le mucus (riche en glycoprotéines). Cellules claires, pôle apical rempli de mucigène peu colorable (sauf avec PAS ou Bleu Alcian), noyau aplati et refoulé à la base. Exemple : glandes salivaires sublinguales.
Sécrétion mixte (séro-muqueuse) : Les deux types de cellules coexistent. Souvent, les cellules séreuses forment un capuchon autour des acini muqueux, appelé croissant de Gianuzzi. Exemple : glande salivaire sous-maxillaire.
Classification Architecturale
Cellules glandulaires exocrines isolées : La cellule caliciforme, dispersée dans les épithéliums digestif et respiratoire, qui sécrète du mucus.
Feuillet glandulaire : Tout un épithélium de revêtement est sécrétoire. Exemple : épithélium de surface de l'estomac.
Glandes intra-épithéliales : Petites invaginations glandulaires entièrement contenues dans l'épaisseur d'un épithélium. Exemple : dans l'épithélium pseudostratifié des voies respiratoires.
Glandes tubuleuses : La partie sécrétrice a la forme d'un tube.
Simple : Glandes intestinales (de Lieberkühn).
Ramifiée : Glandes pyloriques de l'estomac.
Pelotonnée (ou contournée) : La partie sécrétrice est enroulée en un glomérule. Exemple : glande sudoripare.
Glandes acineuses (ou alvéolaires) : La partie sécrétrice est en forme de sac (acinus) avec une petite lumière.
Simple : Glande sébacée (souvent en grappe autour d'un poil).
Composée : Un système de canaux excréteurs ramifiés recueille la sécrétion de nombreux acini. Exemple : pancréas exocrine, glandes salivaires.
Classification selon le Mode de Sécrétion
Mérocrine : Le produit est libéré par exocytose sans perte de cytoplasme. C'est le mode le plus courant. Exemples : glandes salivaires, pancréas, glandes sudoripares.
Apocrine : Une partie du cytoplasme apical est expulsée avec le produit de sécrétion. Exemples : glande mammaire (pour la composante lipidique), certaines glandes sudoripares.
Holocrine : La cellule entière se désintègre pour libérer son contenu, puis elle est remplacée. Exemple : glande sébacée.
Clés de Synthèse et Applications
Définition : Un épithélium est un tissu avasculaire de cellules jointives et polarisées, reposant sur une membrane basale.
Classification : La classification est essentielle pour l'identification histologique. Elle repose sur le nombre de couches et la forme des cellules (pour les revêtements) ou sur l'organisation et la nature du produit (pour les glandes).
Identification en MO : L'analyse de la stratification, de la forme cellulaire (superficielle), de la polarité, et des spécialisations apicales (cils, microvillosités) sont les clés pour identifier un épithélium de revêtement. Pour les glandes, on recherche la présence d'un canal, l'aspect du cytoplasme (clair vs granulaire) et l'organisation des cellules (tubes, acini).
Applications / Rôles : Les épithéliums sont au cœur de la physiologie et de la pathologie. Leur fonction de barrière est la première ligne de défense de l'organisme. Leurs capacités d'absorption et de sécrétion sont cruciales pour la digestion, la nutrition et la régulation hormonale. En pathologie, la majorité des cancers (environ 90%) sont des carcinomes, c'est-à-dire des tumeurs malignes issues de cellules épithéliales. L'étude histologique des épithéliums (biopsie) est donc fondamentale pour le diagnostic médical.
Voici une fiche résumé sur les épithéliums, conçue pour une révision rapide et efficace.
I. Généralités sur les Épithéliums
Un épithélium est un tissu formé de cellules étroitement associées, reposant sur une membrane basale qui le sépare du tissu conjonctif sous-jacent (chorion). C'est l'un des cinq tissus fondamentaux de l'organisme.
Caractéristiques Clés
Cellules jointives : Les cellules sont très proches, unies par des jonctions cellulaires (serrées, ancrage, communicantes) visibles uniquement en microscopie électronique.
Polarité : Les cellules ont un pôle apical (vers la lumière/extérieur) et un pôle basal (vers la membrane basale).
Avascularisation : Les épithéliums ne sont pas vascularisés. La nutrition se fait par diffusion depuis les vaisseaux du tissu conjonctif. Ils peuvent être innervés.
Membrane Basale : Structure de soutien et de cimentation composée de collagènes et de laminine.
Cytosquelette : Présence de filaments de kératine, un marqueur d'identification des cellules épithéliales.
Renouvellement : Assuré par des cellules souches localisées près de la lame basale.
Fonctions Principales
Barrière / Protection : Contre les agressions et la déshydratation.
Absorption : (ex: intestin, rein).
Transport : De substances (ex: via les cils vibratiles).
Réception sensorielle : Si présence de terminaisons nerveuses.
Sécrétion : Fonction des épithéliums glandulaires.
II. Classification Générale
Les épithéliums sont classés en deux grands groupes :
Épithéliums de revêtement : Recouvrent la surface du corps et les cavités internes.
Épithéliums glandulaires : Spécialisés dans la sécrétion.
III. Épithéliums de Revêtement
Ils sont classés selon deux critères : le nombre de couches cellulaires et la forme des cellules superficielles.
Critère | Types |
Nombre de couches | - Simple (unistratifié) : une seule couche de cellules. |
Forme des cellules superficielles | - Pavimenteux : Cellules plates. |
A. Épithéliums Simples (Unistratifiés)
Pavimenteux simple :
Description : Couche unique de cellules aplaties, noyau saillant.
Localisation : Endothélium (vaisseaux sanguins/lymphatiques), mésothélium (cavités péricardique, pleurale, péritonéale), alvéoles pulmonaires.
Cubique simple :
Description : Couche unique de cellules cubiques, noyau central et rond.
Localisation : Canaux excréteurs de glandes, tubules rénaux, follicules thyroïdiens.
Cylindrique simple :
Description : Cellules plus hautes que larges, noyau ovoïde au tiers basal.
Spécialisations apicales :
Plateau strié / Bordure en brosse (microvillosités) : Rôle d'absorption. Localisation : Intestin, rein.
Cils vibratiles : Rôle de transport. Localisation : Trompe utérine, bronches.
Sécrétion (mucus) : Localisation : Estomac, endocol utérin.
Stéréocils : Longues microvillosités immobiles. Localisation : Épididyme.
Pseudostratifié :
Description : Apparence stratifiée car les noyaux sont à différentes hauteurs, mais toutes les cellules touchent la lame basale. Souvent cilié.
Localisation : Voies respiratoires (trachée, grosses bronches).
B. Épithéliums Stratifiés (Pluristratifiés)
Pavimenteux stratifié :
Kératinisé (Épidermique) : Les cellules superficielles sont mortes, anucléées et remplies de kératine (couche cornée). Rôle de protection. Localisation : Épiderme (peau).
Non kératinisé (Épidermoïde) : Les cellules superficielles restent vivantes et nucléées. Localisation : Cavités humides (bouche, œsophage, vagin, cornée).
Cubique stratifié :
Description : Deux ou plusieurs couches de cellules cubiques.
Localisation : Canaux excréteurs des glandes sudoripares.
Cylindrique stratifié :
Description : Rare, couche superficielle de cellules cylindriques.
Localisation : Grands canaux excréteurs de certaines glandes.
Urinaire (Urothélium / de Transition) :
Description : Spécialisé pour la distension. Aspect variable selon l'état de remplissage de l'organe. Cellules superficielles en dôme ("umbrella cells"), parfois binucléées.
Localisation : Uniquement dans les voies urinaires (calices, bassinet, uretère, vessie).
IV. Épithéliums Glandulaires
Tissu spécialisé dans la sécrétion. Naît d'un bourgeonnement d'un épithélium de revêtement.
A. Glandes Endocrines
Principe : Le produit (hormone) est déversé directement dans la circulation sanguine. Elles n'ont pas de canal excréteur. Les cellules sont généralement non polarisées.
Types de sécrétion :
Protéique : Cytoplasme granulaire (ex: insuline, glucagon).
Lipidique (stéroïde) : Cytoplasme vacuolaire (ex: hormones sexuelles, cortisol).
Architecture :
Cellules isolées : Dispersées dans un autre épithélium (ex: cellules endocrines du tube digestif).
Amas : Îlots de Langerhans (pancréas), cellules de Leydig (testicule).
Organes :
En cordons : Corticosurrénale.
En follicules : Thyroïde (cas particulier stockant le produit dans une cavité).
B. Glandes Exocrines
Principe : Le produit est déversé dans le milieu extérieur ou une cavité via un canal excréteur. Les cellules sont polarisées.
Types de sécrétion :
Séreuse : Produit fluide, riche en protéines (enzymes). Cellule avec un pôle apical granulaire et coloré, noyau basal rond.
Muqueuse : Produit visqueux (mucus). Cellule avec un pôle apical clair et vacuolaire, noyau aplati à la base.
Mixte : Contient les deux types de cellules. Aspect typique : croissant séreux de Gianuzzi coiffant un acinus muqueux.
Architecture :
Cellule isolée : Cellule caliciforme (dans les épithéliums respiratoire et digestif).
Feuillet glandulaire : Épithélium de revêtement où toutes les cellules sont sécrétrices (ex: revêtement de l'estomac).
Glandes tubuleuses : En forme de tube (simple, ramifiée, pelotonnée). Ex: glandes de Lieberkühn (intestin), glandes sudoripares (pelotonnées).
Glandes acineuses : Partie sécrétrice en forme de sac (acinus). Ex: pancréas exocrine (séreux), glandes salivaires.
Points Clés à Retenir
La kératine est le marqueur des cellules épithéliales.
Les épithéliums de revêtement sont classés par le nombre de couches et la forme des cellules superficielles.
Endocrine = pas de canal, sécrétion dans le sang (hormones).
Exocrine = canal excréteur, sécrétion vers l'extérieur/lumière.
L'urothélium est spécifique aux voies urinaires et est adapté à la distension.
La cellule caliciforme est une glande exocrine unicellulaire sécrétant du mucus.
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