Dépression: Définition et Facteurs
50 KartenDépression : définition, symptômes, types, et facteurs de risque
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La dépression est un trouble de l'humeur caractérisé par le découragement, la tristesse et un sentiment de dévalorisation. Voici un résumé détaillé avec un style de pense-bête pour une meilleure compréhension.
Définition de la Dépression
La dépression est un trouble de l'humeur, dont la gravité varie de légère à sévère. Elle se manifeste par le découragement, la tristesse, le sentiment de dévalorisation, un ralentissement psychomoteur et une incapacité variable à prendre soin de soi.
Symptômes Essentiels de la Dépression
Durée minimale de 2 semaines.
Deux symptômes principaux (obligatoires) :
Anhédonie : Perte d'intérêt ou de plaisir pour des activités auparavant appréciées.
Humeur dysphorique : Déprime, tristesse, perte d'espoir, irritabilité.
Quatre symptômes supplémentaires (au minimum) :
Modification de l'appétit.
Troubles du sommeil.
Baisse de libido.
Crises de larmes.
Perte d'énergie, fatigue.
Plaintes somatiques (céphalées, lombalgies, courbatures).
Modification de l'activité.
Ralentissement idéique (difficulté à penser).
Baisse de concentration, distraction.
Pessimisme par rapport à l'avenir.
Autodépréciation (particulièrement marquée dans la mélancolie).
Culpabilité.
Isolement social.
Types de Dépression
Majeure | Survient suite à un événement (échec, rupture). |
≠ Dysthymie | Dépression chronique, avec souvent une histoire familiale (génogramme). |
Unipolaire | Survient une seule fois (souvent liée à un stress actuel). |
≠ Bipolaire | Alternance d'épisodes dépressifs et maniaques (maniaco-dépressive). |
Névrotique | Forme atténuée ou mineure. |
≠ Psychotique | Contact avec la réalité sévèrement altéré, présence d'idées délirantes. |
Endogène | Liée à des facteurs biologiques (sans facteur psychologique clair). |
≠ Réactionnelle | En réaction à un événement extérieur. |
Primaire | Liée à une prédisposition génétique, déséquilibre psychologique, substances, ou condition médicale. |
≠ Secondaire | Liée à des situations vécues (divorce, décès, maladie, traumatisme). |
Formes Spécifiques de Dépression
Mélancolie ou dépression psychotique
La forme la plus grave de dépression. Urgence psychiatrique.
Symptômes poussés : aboulie (incapacité à décider et agir), sentiment d'incurabilité, volonté de mourir (avec risque de passage à l'acte), culpabilité intense, anorexie.
Considérée comme une psychose.
Types de mélancolie :
Mélancolie stuporeuse : Inhibition motrice (catatonique, figée), souvent mal interprétée par l'entourage comme de l'opposition.
Mélancolie anxieuse : Taux de suicide très élevé.
Mélancolie délirante : Basée sur des pensées délirantes (ex: désir de peine capitale pour soi).
Troubles bipolaires (maniaco-dépressifs)
Alternance d'épisodes :
Phase maniaque : Humeur élevée, idées délirantes, expression extrême des émotions, irritabilité.
Puis épisodes de dépression, suivis d'une humeur moyenne.
Dépression réactionnelle ou psychogène
Fréquente : due à l'accumulation de tensions psychiques.
Humeur morose, pleurs (accentuée le soir).
Demande d'aide indirecte (évocation de la mort, du suicide).
Dépression secondaire
Forme de dépression d'origine organique.
Dépression chez la personne âgée (PA)
Souvent liée à :
Isolement.
Sentiment de ne plus être utile.
Limitations physiques (transport).
Éloignement familial.
Résidence en maison de repos.
Résilience : Capacité à surmonter les traumatismes.
Dépression chez l'enfant et l'adolescent
Déclenchée par un élément perturbateur (déménagement, divorce, échec scolaire, deuil, harcèlement).
Manifestations originales :
Irritabilité, hyperactivité.
Changement de comportement habituel, retrait social.
Diminution des performances scolaires.
Amaigrissement, troubles du sommeil, maux d'estomac fréquents.
Adolescence : Période propice au malaise (changements, prise de conscience).
Dépression saisonnière
Liée à la diminution de la luminosité en hiver.
Va de la simple déprime (blues hivernal) au syndrome dépressif.
Si persiste au printemps : revoir le diagnostic.
Dépression post-partum
Survient après l'accouchement.
Baby-blues : dû à une chute hormonale brutale et la montée de lait. Plus à risque pour les primipares (plus de responsabilités).
Importance d'une évaluation rapide (séjour de 4-5 jours à l'hôpital).
Dépression masquée
Cachée par des symptômes physiques :
Troubles somatiques (vertiges, douleurs).
Tendance à consulter le généraliste, menant parfois à une errance médicale et une dépression chronique.
Préjugés (familiaux, personnels) face à la dépression prolongent la situation.
Burn out (épuisement professionnel)
Fatigue intense, dévalorisation professionnelle.
Résultat d'une surcharge de travail (stress++).
Peut être masqué par l'alcoolisme ou d'autres dépendances.
Facteurs Étiologiques de la Dépression
Facteurs biologiques
Hérédité : Troubles bipolaires (saut de génération), mélancolie (fréquent chez les jumeaux hétérozygotes).
Anomalies des neurotransmetteurs : Sérotonine, noradrénaline.
Anomalies du système limbique.
Anomalies endocriniennes : Hypercorticisme (femmes 20-40 ans), hypothyroïdie.
Anomalies du sommeil (myoclonies, apnées).
Médicaments : Réserpine, corticoïdes, benzodiazépines (dépendance).
Maladies : Cancer, tuberculose, démence.
Sevrage.
Facteurs psychosociaux
Psychodynamiques : Conflit intérieur, peur de l'échec.
Perte d'objet dans l'enfance, perte de libido, surmoi écrasant (frustration, colère contre soi).
Cognitivo-comportementaux : Image négative de soi.
Lié au stress, au deuil (décès, perte, séparation, isolement).
Dysphorie, auto-analyse négative, stress, sentiment de culpabilité.
Sociaux : Précarité, chômage, isolement.
Traitements de la Dépression
Traitements médicamenteux
Les neurotransmetteurs sérotonine et noradrénaline jouent un rôle clé dans la dépression.
Antidépresseurs :
Tricycliques (Anafranil, Tofranil) : Inhibent la recapture de la sérotonine et noradrénaline, augmentant leur concentration. Risque léthal en cas d'intoxication/surdosage.
IMAO (Aurorix) : Inhibiteur de monoamine oxydase. Moins prescrits, utilisés en cas d'hypersensibilité. Risque de réaction hypertensive avec d'autres médicaments et régime alimentaire strict (sans tyrosine, sans fromage).
ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de Sérotonine) : Inhibent la recapture de la sérotonine. Prescrits pour dépression, TOC, anxiété.
IRSNA (Inhibiteurs de la Recapture de Sérotonine et Noradrénaline) : Moins intenses que les tricycliques mais souvent mieux tolérés.
Thymorégulateurs (régulateurs de l'humeur) :
Lithium (Maniprex) : Traitement de référence pour les troubles bipolaires. Seuil toxique faible, nécessite une surveillance étroite. Effet très favorable (diminution des TS et hospitalisations). ES : hypothyroïdie, atteinte rénale.
Carbamazépine (Tegretol) : Anticonvulsivant.
Traitements associés :
Antipsychotiques.
Anxiolytiques (si anxiété).
Hypnotiques (pour réguler le sommeil).
Traitements physiologiques
Photothérapie (luminothérapie) : 10 000 lux pendant 20-30 min/jour.
Stimulation magnétique transcrânienne répétée : Impact sur l'activité corticale via un champ électrique.
Psychothérapie (soutien d'inspiration analytique).
Démarche en Soins Infirmiers face à la Dépression
Collecte et analyse des données
Évaluation du risque suicidaire :
Intensité et degré de dépression.
Antécédents (ATCD) suicidaires.
Idées de mort, suicide, scénario, moyens (directs ou cachés).
Maladie grave, handicap.
Mélancolie, schizophrénie, deuil.
Indices verbaux ou non-verbaux (aggravation ou amélioration brutale).
Automutilation (refus de soins, de contrat de non-suicide).
Mettre en ordre ses affaires (testament).
Évaluation des troubles affectifs :
Tristesse, désespoir, dévalorisation.
Anxiété, peur (vigilance si degré d'anxiété très élevé).
Anhédonie.
Impuissance, isolement social.
Évaluation des troubles cognitifs :
Concentration, attention, mémoire.
Confusion, désorientation.
Motivation, capacité d'adaptation et de résolution de problèmes.
Évaluation des troubles physiologiques :
Plaintes somatiques.
Baisse de l'activité.
Cycle de sommeil habituel/actuel.
Mode d'alimentation habituel/actuel, perte de poids.
Mode d'élimination.
Évaluation des interactions sociales :
Capacités sociales et de communication.
Caractéristiques des interactions, perception des relations.
Personnes ressources, participation aux activités de groupe.
Évaluation des facteurs étiologiques ou d'influence :
Perte d'un être cher, atteinte de l'estime de soi.
Changement socio-économique majeur.
Stress majeur, antécédents médicaux, maladies, psychostimulants.
Actions infirmières clés
Prévenir le risque de suicide :
Vérifier la prise du traitement.
Fixer des limites : contrat de non-suicide.
Surveillance jour/nuit.
Ôter les objets dangereux.
Apporter soutien, passer du temps avec la personne.
Assurer un mieux-être psychologique :
Administrer les traitements.
Développer une atmosphère empathique.
Favoriser la verbalisation et l'expression des sentiments.
Encourager le plaisir.
Rassurer.
Assurer un mieux-être physique :
Administrer les traitements, évaluer leur efficacité, surveiller les effets secondaires.
Aider aux soins, encourager l'activité physique.
Assurer les besoins de base.
Rehausser l'estime de soi :
Lister et valoriser les points positifs.
Encourager la prise de décisions, structurer les occasions de réussite.
Stimuler l'amélioration de l'apparence.
Respecter les rythmes du patient.
Favoriser les interactions sociales :
Créer une ambiance calme et détendue.
Faciliter les interactions sociales (commencer par de courtes périodes de solitude).
Aider à identifier les comportements menant à l'isolement.
Encourager la participation à des activités de groupe.
Donner un feedback positif.
Informer les proches.
Relation d'aide et entretien
Établir une relation thérapeutique de confiance.
Objectifs : Protection, évaluation du risque, recueil d'éléments, appréciation du risque de récidive.
Étapes de l'entretien : Accueil, mise en confiance, exploration de l'histoire, circons-tances de la tentative de suicide (TS), évaluation de l'état actuel et capacité à se projeter.
Pièges à éviter : Nier, banaliser, éviter le sujet, moraliser, s'identifier, se laisser manipuler.
Fonctions des tentatives de suicide
Auto-agressive.
Hétéro-agressive.
Appel.
Utilisation de l'autre.
Catastrophe/fuite.
Ordalique.
Anxiété et Troubles Anxieux
Stress, anxiété, angoisse, peur et panique activent le système sympathique.
Anxiété : État d'alerte, tension psychologique, peur/inquiétude désagréable.
Angoisse : État d'anxiété avec prédominance de symptômes physiques (vertiges, nausées, palpitations, dyspnée, transpiration).
Trouble anxieux : État pathologique où l'individu ne maîtrise plus son anxiété.
Système sympathique (adrénaline et noradrénaline)
Dilatation des bronches.
Accélération cardiaque et respiratoire.
Dilatation des pupilles.
Augmentation de la TA, sécrétion de sueur, vigilance.
Types de troubles anxieux
Le stress peut être physique ou psychique, positif ou négatif. Il est omniprésent en psychiatrie et en médecine générale.
Troubles phobiques : Anxiété liée à une crainte irrationnelle déclenchée par un objet/situation.
Diagnostic : Peur irrationnelle persistante (évitement) pouvant provoquer une crise de panique.
Phobie sociale, agoraphobie, autres (sang, microbes, eau).
Traitements : Benzodiazépines, bêtabloquants, antidépresseurs (IMAO), hypnose, thérapie de soutien, EMDR, TCC.
Troubles paniques : Crises d'anxiété intenses, récurrentes et imprévisibles (10-30 min).
Au moins 4 symptômes : Irréalité, paresthésies, douleur/gène thoracique, étouffement, palpitations, dyspnée, vertiges, transpiration, bouffées, peur de mourir/devenir fou.
Traitements : Benzodiazépines (Temesta), neuroleptiques sédatifs (Dominal si échec des Benz.), antidépresseurs (tricycliques, IMAO, ISRS).
Syndrome de stress post-traumatique (ESPT) : Anxiété après un événement traumatique intense (guerre, agression).
Diagnostic : Stress patent, reviviscences, émoussement des affects, au moins 2 symptômes (hypervigilance, troubles du sommeil, évitement).
Traitements : Antidépresseurs, benzodiazépines, bêta-bloquants, anticonvulsivants, antipsychotiques, TCC, EMDR.
Trouble obsessionnel compulsif (TOC) : Obsessions (activités psychiques imposées) et compulsions (rituels pour soulager).
Diagnostic : Obsessions, compulsions, gêne considérable du fonctionnement social.
Traitements : Antidépresseurs (ISRS, IMAO), benzodiazépines (rare), TCC, neurochirurgie (implant d'électrodes).
Associé : Trichotillomanie (arrachage compulsif).
Syndrome d'anxiété généralisé (TAG) : État permanent d'anxiété avec épisodes paroxystiques.
Diagnostic : Au moins 3-5 symptômes pendant 1 mois (crainte, état d'alerte, troubles neurovégétatifs, tensions motrices, troubles du caractère).
Traitements : Anxiolytiques (benzodiazépines, azaspirone), antidépresseurs (tricycliques, ISRS), psychothérapies (psychanalyse), relaxation.
Facteurs étiologiques et favorisants de l'anxiété
Biologiques : Génétique (prédisposition familiale), neuro-anatomiques (système limbique, locus coeruleus), toxiques (infections Streptococciques chez l'enfant si TOC), neuro-physiologiques (dysfonctionnement des systèmes noradrénergique, sérotoninergique, GABAergique, dopaminergique).
Psychosociaux : Psychodynamiques (conflits inconscients, frustrations), cognitivo-comportementaux (apprentissage), socioculturels.
Niveaux d'anxiété
Légère : État d'alerte.
Moyenne : Capacité réduite de percevoir et communiquer.
Grave : Ne perçoit pas les relations entre les événements.
Panique : Incapacité de communiquer.
Mort psychogène : Suicide pour échapper à l'angoisse.
Interventions infirmières pour l'anxiété
Anxiété grave/panique : Ambiance calme, administration des traitements, présence constante, directives courtes et simples, diversion (activités simples), contrôle de la respiration.
Anxiété légère à modérée : Atmosphère empathique, présence, éviter les attitudes stressantes, encourager la verbalisation et l'expression des sentiments, administrer les traitements.
États d'Agitation et Violence
Agitation psychomotrice : Impatience, théâtralisme, attitudes menaçantes.
Agressivité verbale : Insultes, cris, menaces.
Violence : Coups (hétéro/auto-violence) → crise clastique.
Personne exprimant sa peur par l'agressivité, en réaction à une menace.
Types d'agitations
Agitations incompréhensibles | Agitations compréhensibles |
Rupture avec le normal, incohérence, rarement agressive (plutôt psychomotrice). Confusion mentale (pics, anxiété, désorientation, obnubilation, onirisme). | Compatibles avec un état normal mais exagérées. Stress psychosociaux (deuil, annonce maladie, crise de couple/adolescence). |
Symptômes des agitations incompréhensibles :
Désorientation, obnubilation, onirisme (rêve pour réalité = délire aigu).
Pyrexie (fièvre, souvent infection urinaire), altération de l'état général.
Mydriase, discours incohérent, troubles mnésiques.
Causes des agitations incompréhensibles :
Intoxication (médicamenteuse, professionnelle, accidentelle).
Infection urinaire chez la PA.
Troubles neurologiques, métaboliques.
Privation/surcharge sensorielle.
Sevrage.
États délirants
Troubles schizophréniques, troubles délirants.
Psychose réactionnelle brève (post-partum, antécédents psychiatriques).
Maniaco-dépressifs.
Vérifier hyperthermie ou déshydratation pouvant causer des délires.
États maniaques
Humeur exaltée, hyperactivité motrice, désinhibition totale, humeur versatile.
Augmentation de l'activité sociale/professionnelle/sexuelle.
Logorrhée (flux de paroles).
Urgence psychiatrique (troubles des émotions, pensées, comportements).
Crise d'angoisse
Hystérie : État névrotique compréhensible avec agitations importantes (cris) liées à l'anxiété. Crise de nerfs.
Théâtralisme, paralysie hystérique, conversion, hypochondrie.
Psychopathie
Trouble mental avec trouble du comportement (pas de déficit intellectuel).
Caractères antisociaux, impulsivité, revendicatif.
Sentiments pauvres ou nuls.
Toxicomanie et sevrage
Décompensation aiguë avec agitations (manque = fourmillements).
Sevrage responsable d'agitation.
Retard mental
Impulsivité, frustration, agitation avec agressivité.
Mélancolie
Agitation en cas de mélancolie anxieuse (désorientation, demande de châtiment).
Tristesse, risque suicidaire, idées délirantes possibles (ruine, culpabilité).
États démentiels
Agitation illustrant l'entrée dans un processus de démence (ex: Alzheimer).
Toucher la main pour rassurer et prévenir des actions.
Gestion des états d'anxiété et d'agitation
Communication non verbale adéquate (regard, voix apaisante, éviter les gestes intrusifs).
Médicaliser la relation (prises de constantes, questions).
Proposer une boisson, diversion.
Relation de collaboration (présence pour la guérison, apaiser les souffrances).
Prendre en compte ses propres émotions.
Fixer des limites claires.
Attitudes à adopter :
Calme, directives claires.
Attentif et adaptatif au langage et réactions.
Positif, encourageant.
Réactif, rassurant.
Imaginatif face aux problèmes du patient.
Troubles Dissociatifs
Apparition après un traumatisme, altération de la conscience, de la mémoire, de l'identité, de la personnalité.
Amnésie dissociative (psychogène) : Incapacité à se rappeler d'événements traumatiques.
Partielle ou généralisée (identité, histoire).
Début et fin soudains.
Symptômes associés : Impulsions agressives/suicidaires, troubles de conversion, troubles de l'humeur.
Fugue dissociative (psychogène) : Amnésie biographique avec départ soudain, inattendu (quelques heures à plusieurs mois).
Confusion, désorientation.
Trouble de la dépersonnalisation : Sentiment d'irréalité, d'étrangeté, détachement de soi-même (voir sa vie de l'extérieur).
Apparition en fin d'adolescence, lié à l'anxiété.
Trouble dissociatif de l'identité (personnalité multiple) : Personnalités distinctes.
Apparition à l'adolescence, se poursuit à l'âge adulte.
Des symptômes de dissociation peuvent apparaître dans d'autres pathologies : Diabète, épilepsie, traumatismes crâniens, intoxications, sevrages, troubles schizophréniques, etc.
Facteurs étiologiques et traitements des troubles dissociatifs
Biologique : Vérification de l'absence de dysfonctionnement frontal.
Psychologique : Mécanisme de défense face à un traumatisme (abus, guerre), carences affectives.
Traitements :
Psychothérapie (courte/soutien pour dépersonnalisation, longue/analytique pour trouble de l'identité).
Hypnose, narco-analyse barbiturique, EMDR.
Antidépresseurs, anxiolytiques.
Hospitalisation si agressivité.
Rôle infirmier dans les troubles dissociatifs
Instaurer une relation empathique de confiance et sécurité.
Aider à la verbalisation (symptômes, sentiments, difficultés).
Créer un environnement calme et sûr, mettre des limites, informer la famille.
Schizophrénie et Troubles Psychotiques
Troubles psycho-aigus (hallucinations, délires) suivis de symptômes chroniques (retrait social, baisse de concentration) qui constituent un handicap.
Délire
Thèmes délirants.
Mécanismes délirants (hallucinations, interprétation, intuition).
Structures délirantes (systématisé ou non).
Symptômes
Cognitifs : Baisse d'efficience intellectuelle, troubles de mémoire, concentration, pensée.
Affectifs : Angoisse de dépersonnalisation, sentiment d'étrangeté, repli sur soi (autisme), indifférence apparente, discordance, ambivalence.
Comportementaux : Maniérisme schizophrénique, négativisme, diminution des activités (jusqu'à l'apragmatisme), réactions inadaptées.
Deux catégories : Symptômes positifs (additions à la personne normale) et négatifs (pertes).
Types de schizophrénie
Paranoïde.
Désorganisée (hébéphrénique).
Catatonique.
Résiduelle.
Indifférenciée ou simple.
Facteurs étiologiques de la schizophrénie
Biologiques : Hérédité, infection (?), traumatisme (métabolique intra-utérin, perte neuronale, dilatation des ventricules cérébraux, atrophie limbique/corticale, anomalies des circuits neuronaux).
Psychologiques : Structure psychologique fragile, mécanismes de défense du moi peu fonctionnels.
Sociaux : Complications obstétricales, doubles messages, baisse du soutien social, événements stressants, alcool/drogues, pressions de performance.
Traitements de la schizophrénie
Antipsychotiques/Neuroleptiques :
Classiques (Haldol, Clopixol) : ES (rigidité, tremblements, mouvements involontaires).
Atypiques (Risperdal, Leponex, Seroquel) : Moins d'ES moteurs mais prise de poids, somnolence, dysfonction sexuelle.
Anticholinergiques (correcteurs d'ES), anxiolytiques, antidépresseurs.
Psychothérapies : De soutien, thérapie familiale, réadaptation psychosociale (habiletés sociales, psycho-éducation).
Troubles délirants
Délire de persécution : Chronique, tardive (50 ans), personnalité paranoïaque (surestimation, méfiance, jugement altéré).
Délire mégalomaniaque : Conviction de valeur, pouvoir, relations exagérées.
Délire de jalousie : Conviction d'être trompé.
Délire érotomaniaque : Conviction d'être aimé.
Délire somatique : Conviction d'être malade physiquement.
Les psychoses paranoïaques sont difficiles à traiter. Utilisation de neuroleptiques. En cas d'hospitalisation, adopter une attitude neutre.
Psychose réactionnelle brève
1 mois max, délires, hallucinations, provoquée par un stress psychosocial.
Trouble schizophréniforme
1 à 6 mois, début/fin brusques, mêmes symptômes que la schizophrénie.
Trouble schizo-affectif
Mêle troubles de l'humeur et symptômes schizophréniques.
Rôle infirmier dans la schizophrénie
Patience pour établir une relation d'aide et être une personne de référence (progrès lents, objectifs réalistes).
Établir une relation de confiance (expliquer rôles, attentes, courtes rencontres au début).
Respecter une distance physique et affective (prévenir avant de toucher).
Atténuer l'anxiété et veiller à la sécurité en phase aiguë.
Aider à maîtriser les comportements inacceptables (limites, alternatives).
Enseigner les habiletés de vie (autonomie, responsabilisation).
Faire participer aux activités de groupe (progressif).
Souligner la réalité, reconnaître ce qui se passe (réponses honnêtes).
Maintenir le potentiel intellectuel.
Encourager la prise régulière de médication et prévenir les chutes.
Encourager à reconnaître les signaux d'alarme.
Délirium / État Confusionnel Aigu
Trouble mental organique transitoire, début soudain, confusion, désorientation, troubles cognitifs et sensoriels.
Causes
Fréquent en milieu hospitalier.
Intoxication médicamenteuse (antidépresseurs, corticoïdes), substances illicites, professionnelles.
Sevrage (alcool, benzodiazépines).
Stress psychosocial, états post-opératoires, fièvre.
Neurologiques (méningites, encéphalites, AVC), métaboliques (hypoglycémie, troubles électrolytiques).
Symptômes
Physiques : Altération de l'état général (température, TA, sueur), mydriase, dénutrition, déshydratation, oligurie, stupeur ou agitation, perturbation veille/sommeil.
Cognitifs : Confusion (mémoire, attention, jugement), désorientation (temps, espace, personnes), troubles sensoriels (illusions, délires, hallucinations visuelles++).
Affectifs : Anxiété (peur, perplexité), affects dépressifs, agressivité.
Intensité variable au cours de la journée.
Sociaux : Troubles relationnels, méfiance, isolement.
Traitements
Hospitalisation obligatoire.
Symptomatique : Surveillance infirmière constante, réhydratation, neuroleptiques (Haldol) si délire/agitation, vitaminothérapie B et C.
Étiologique : Traiter la cause sous-jacente.
Démence
Trouble mental organique chronique, début lent ou abrupt, souvent irréversible, caractérisé par des troubles du jugement, de la mémoire, baisse du QI. Peut s'accompagner de confusion, désorientation, troubles affectifs.
Processus organique : acquis, déficitaire, progressif, mortel.
Symptômes
Troubles du jugement, de la mémoire (récente++).
Baisse du QI.
Aphasie, agnosie, apraxie.
Aggravation du caractère de base.
Types de démences
Dégénératives (Alzheimer, Parkinson).
Artériopathiques (infarctus cérébraux multiples).
Infectieuses (VIH, Creutzfeldt-Jakob).
Toxiques (Syndrome de Korsakoff - alcoolique).
Réversibles (hydrocéphalie, dépression pseudo-démentielle).
Traitements
Étiologiques : Antibiotiques (syphilis), exérèse tumeurs, dérivation LCR, vitaminothérapie (Korsakoff), antidépresseurs.
Spécifiques : Exelon, Reminyl (en essai : vaccins, thérapie génique).
Symptomatologiques.
Évaluation
Examen clinique : MMSE.
Imagerie : PET scan, IRM.
Ponction lombaire.
Tests génétiques.
Diagnostics infirmiers
Altération des opérations de la pensée, risque d'accident, isolement social.
Déficit en soins personnels.
Objectifs et interventions (Démence)
Mieux-être physique et psychique.
Être orienté au mieux, distinguer réalité/imagination, rester en sécurité.
Interventions :
Diminuer la confusion (appeler par le nom, communication claire, diminuer stimuli).
Favoriser l'orientation (vérification régulière, corriger avec délicatesse, incorporer l'orientation dans la conversation).
Prévenir le risque d'accident (sécurité, aide, confort, surveillance, diversion).
Prévenir la dégradation de l'état général (alimentation, hydratation, assistance aux repas, surveillance).
Assurer un mieux-être physique (faciliter sommeil/repos, bonnes conditions de repos).
Dépendance (Addiction)
Consommation ou activité que le sujet ne peut interrompre sans souffrance. Comportement addictif, assuétude, "toxicomanie".
Toxicomanie
Désir irrépressible de consommer une substance, avec augmentation des doses (tolérance).
Dépendance psychologique et souvent physique, entraînant des conséquences nuisibles (émotionnelles, sociales, économiques).
Usage, abus et dépendance
Usage : Consommation sans complications ni troubles.
Abus : Consommation entraînant des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux.
Dépendance : Incapacité à s'en passer sans souffrance physique/psychique.
Dépendance physique : Réaction physiologique à l'absence du produit (manque, sevrage : douleurs, sueurs, tremblements).
Dépendance psychique : Réactions psychologiques à l'absence du produit (envie extrême de consommer).
Formes d'addiction
Alcool, tabac, drogues illicites, médicaments.
Troubles alimentaires, jeu pathologique (ludomanie).
Travail pathologique, addiction sexuelle, comportements violents/à risque.
Achat compulsif, sport intensif.
Causes et facteurs favorisants
Biologiques : Génétique, dépendance à la libération de neurotransmetteurs (dopamine, enképhalines).
Psychologiques : Apprentissage, personnalité dépendante, compensation d'insécurité, carences.
Sociaux : Imitation, recherche de performance, carences/excès d'autorité, conflits familiaux.
Motifs de consommation : stress, "mode", évasion, problèmes.
Dépendance et dopamine
Toute substance ou comportement plaisant augmente la dopamine.
Circuit de la récompense : Signal (récompense) aire tegmentale ventrale dopamine dans le noyau accumbens, hypothalamus, amygdale, cortex préfrontal.
Ce circuit (faisceau de la récompense) active la répétition de l'action gratifiante.
Classification des substances
Types | Action | Exemples |
Stimulants (psychoanaleptiques) | Dynamisante sur le psychisme (vigilance, amélioration humeur, anxiété possible) | Cocaïne, crack, caféine, nicotine, amphétamines |
Dépresseurs (psycholeptiques) | Sédative, antidouleur (manifestations délirantes ou agressives) | Opium, héroïne, morphine, benzodiazépines, alcool |
Perturbateurs (psychodysleptiques) | Perturbations sensori-motrices, hallucinations, troubles de la personnalité | LSD, champignons, mescaline, kétamine, solvants |
Alcoolisme
Maladie chronique primaire, progressive et fatale (facteurs génétiques, psychosociaux, environnementaux). Faible contrôle, effets négatifs, distorsions de la pensée (dénégation).
L'alcool empêche la dégradation de la dopamine, formant de la tétrahydropapavéroline (THP), substance morphinique euphorisante.
Arrêt de la consommation arrêt de production de THP état de manque.
Intoxication alcoolique aiguë
Ivresse ordinaire :
Signes : Euphorie, désinhibition, logorrhée, agressivité, démarche instable, troubles végétatifs.
Traitement : Surveillance, recherche hypoglycémie.
Ivresse pathologique :
Signes : Comportement impulsif, violent, délire, hallucinations.
Traitement : Neuroleptiques sédatifs.
Coma éthylique :
Signes : Coma calme, hypotonique, dépression ventilatoire.
Diagnostics différentiels : hématome, hypoglycémie, méningite.
Traitement : Hospitalisation, surveillance, rééquilibration hydroélectrolytique, vitamines.
Syndrome de sevrage (Delirium tremens)
Dû à la suspension brutale.
Prédélirium : Instabilité, anxiété, tremblements, nausées.
Délirium : Agitation, confusion, hallucinations (zoopsies), tremblements, troubles du sommeil, signes neurovégétatifs, crises convulsives.
Traitement : Réhydratation parentérale (électrolytes), substitution (Valium), sédatifs, vitamines B.
Épilepsie alcoolique
Crises pendant le sevrage, intoxication aiguë, encéphalopathie.
Encéphalopathie de Wernicke
Déficit en vitamine B1.
Signes : Troubles psychiques (confusion, ralentissement, fabulations), troubles de la marche, nystagmus.
Traitement : Vitaminothérapie B1 par voie parentérale, polyvitaminothérapie.
Évolution : Régression rapide si traitement précoce, risque de mort subite si tardif, séquelles (Korsakoff).
Syndrome de Korsakoff
Lésions bilatérales du circuit hippocampo-mamillo-thalamique (carence en thiamine).
Signes : Amnésie antérograde sans démence, fabulations, fausses reconnaissances, anosognosie.
Cannabis (THC)
Formes
Haschisch (résine), Marijuana (herbe), Huile.
Effets
Dépend du dosage, condition physique, humeur, environnement.
Rapidité variable (fumé immédiat, ingéré retardé).
Stimule l'imagination, altère les sensations/perceptions.
Euphorie, tristesse, angoisse, insouciance, passivité.
Risques
Irritations, cancer des voies respiratoires.
Désintérêt pour le travail/études à long terme.
Flip : Crise d'angoisse/panique.
Dépendance et tolérance
Pas de dépendance physique ni syndrome de manque physique.
Dépendance psychologique possible.
Risque de rejet social, sanctions judiciaires.
Cocaïne et Crack
Formes
Cocaïne : Poudre blanche (sniffer, fumer, ingérer, injecter).
Crack : Petits cristaux blanchâtres (fumer).
Effets
Lucidité accrue, endurance, euphorie, confiance en soi, diminution appétit/soif.
ES : Tachycardie, agitation, anxiété, mégalomanie, paranoïa, hallucinations.
Risques généraux : Convulsions, dépression respiratoire, coma, arythmies, infarctus, AVC.
Risques spécifiques selon la forme
Sniff : Infections, saignements, perte d'odorat, hépatites B/C.
Fumé : Complications bronchiques, lésions buccales.
IV : Ischémie, abcès, SIDA, hépatites, nécrose vasculaire.
Grossesse
Risques : Hypotrophie, infarctus cérébraux, tachycardie, HTA, avortements.
Héroïne (Opioïde)
Provenance
Pavot Codéine Morphine Héroïne.
Formes
Poudre brune/blanche (injectée, prisée, fumée).
Effets
Court terme : Euphorie, chaleur, hypotonie, nausées/vomissements, myosis.
Moyen terme : Anorexie, troubles du sommeil, constipation, aménorrhée.
Long terme : Forte dépendance physique et psychique, affaiblissement général, infections opportunistes, troubles de l'humeur.
Évolution de la dépendance
Lune de miel : Consommation contrôlée.
Gestion du manque : Dépendance physique, consommation non contrôlée.
Galère : Manque omniprésent, perte de contrôle, recherche constante du produit.
Grossesse
Risques : Avortements spontanés, diabète, retard de croissance, sevrage intra-utérin.
Nouveau-né : Mortalité périnatale élevée, troubles respiratoires, syndrome de sevrage. Allaitement non contre-indiqué.
Traitements de la toxicomanie
Substitution : Remplacer un produit par un autre (méthadone). Haut seuil (abstinence totale), bas seuil (partielle).
Sites d'injection supervisés : Réduction des risques, premier contact pour les marginalisés.
Cure de désintoxication : Programmes variés, action volontaire, sevrage.
Post-cure : Hébergement thérapeutique, transition vers l'autonomie.
Injonction thérapeutique : Obligation de soins contre remise de peine.
Ecstasy (MDMA)
Effets
Court terme : Désinhibition, énergie, bien-être, euphorie, sens exacerbés.
Risques court terme : Bad trip, HTA, arythmies, bruxisme, mydriase, coup de chaleur.
Risques moyen terme : Manque de sérotonine, angoisse, dépression, fatigue.
Coup de chaleur
Symptômes : Fatigue, irritabilité, crampes, maux de tête, oligurie, hyperthermie, déshydratation coma, arrêt cardiaque.
ICE, Crystal Meth (Méthamphétamines)
Durée
8-24 heures.
Effets
Concentration accrue, hallucinations auditives, effets psychotiques.
Risque de passage à l'acte auto/hétéro-agressif.
Dépendance très forte.
Kétamine (Spécial K)
Origine
Anesthésiant dissociatif rapide.
Formes
Poudre blanche (sniffer), gélules, solution IM/IV.
Durée
30-60 min (jusqu'à 6h), état "normal" de 24-48h.
Effets
Désinhibiteur, anxiolytique, perturbations sensorielles (décorporation, hallucinations).
ES : Agitation, agressivité, dépression respiratoire, amnésie, rigidité musculaire.
Risques : Convulsions, coma, crise d'angoisse, psychose toxique.
GHB (Liquid XTC)
Caractéristiques
Substance endogène, hormone de croissance stimulée.
Indolore, inodore, salée.
Drogue du viol, surdoses possibles.
Effets
Dose modérée : Quiétude, euphorie, désinhibition.
Forte dose : Vertiges, incoordination motrice, incohérence verbale, coma.
Champignons Hallucinogènes (Psilocybe semilanceata)
Durée
5 à 8 heures.
Effets
Euphorie, relaxation, visions colorées, désorientation temporo-spatiale.
ES : Hypotension, troubles de l'équilibre, attaques de panique rares.
Produits Volatils (Éther, solvants, colles, essence)
Effets
Euphorie, détente, ivresse, excitation temporaire.
ES : Vertiges, difficultés d'élocution, démarche titubante, somnolence/insomnie.
Forte dose : Hallucinations, coma, asphyxie, convulsions, arythmie.
Long terme : Troubles de la coordination, dommages cérébraux, hépatiques, rénaux.
Poppers
Effets secondaires
Vertiges, maux de tête, irritations muqueuses, hyperthermie, vasodilatation, tachycardie, hypoTA.
Long terme : Dommages cloisons nasales, dermatose faciale, immunodépression.
Protoxyde d'Azote (Gaz hilarant)
Durée
2 à 3 minutes.
Effets
Euphorie, fous rires, désinhibition, flottement, distorsions visuelles/auditives.
ES : Nausées/vomissements, vertiges.
Long terme : Carence en vitamine B, anémie, atteintes MO, dépendance psychologique, asphyxie.
Jeu Pathologique (Ludomanie)
Pulsion incontrôlable à miser de l'argent. Touche 1 à 2% des adultes.
Facteurs étiologiques et favorisants
Psychologiques : Besoin de reconnaissance, expression de colère, libération émotive, fuite des émotions, combler un vide.
Biologiques : Dépendance physiologique à la libération de dopamine et endorphines.
Critères diagnostiques (au moins 5 symptômes)
Préoccupation constante par le jeu.
Besoin de jouer avec des sommes croissantes.
Efforts infructueux pour contrôler ou arrêter le jeu.
Agitation/irritabilité lors des tentatives d'arrêt.
Joue pour échapper aux difficultés.
Retourne jouer pour recouvrer les pertes.
Ment à dissimuler l'ampleur du jeu.
Actes illégaux commis pour jouer.
Met en danger des relations/emploi à cause du jeu.
Compte sur les autres pour obtenir de l'argent.
Peut survenir lors d'un épisode maniaque.
Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)
Conduites alimentaires anormales, retentissement négatif sur la santé physique et mentale, sans désordre somatique ni psychique initial.
Types de TCA
Anorexie nerveuse (restrictive ou hyperphagie).
Boulimie nerveuse.
Hyperphagie boulimique.
Alimentation sélective, PICA (ingestion de non-comestibles), Mérycisme.
IMC (Indice de Masse Corporelle)
Anorexie mentale : .
Sous-poids : .
Anorexie Mentale
Épidémiologie
Période d'apparition : souvent autour de 17 ans (pics à 13-14 et 18-20 ans).
9 filles/1 garçon. Prévalence : 1% en fin d'adolescence.
Mortalité : 5 à 10% (dénutrition, suicide).
Diagnostic
Restriction volontaire des apports alimentaires.
Peur intense de grossir.
Distorsion de l'image corporelle, déni de la maigreur.
Types : Restrictif ou avec crises de boulimie/purges (vomissements, laxatifs).
Gravité (selon IMC) :
Légère : .
Moyenne : .
Sévère : .
Extrême : .
Symptômes cliniques
Début : Régime restrictif, circonstances de séparation, mieux-être avec amaigrissement.
Signes fonctionnels : Lutte contre la faim, sélection qualitative, hyperactivité physique, isolement.
Signes physiques : Perte de poids importante, déni de la maigreur, altération de l'image corporelle.
Examen complémentaire
Examen somatique complet : IMC, œdèmes, escarres, bradycardie, hypoTA, hypothermie. Parotidomégalie, caries (si vomissements). Signes de dénutrition.
Biologie : Hypoglycémie (gravité), hypokaliémie (vomissements), anémie.
Diagnostics différentiels
Pathologies somatiques : Endocriniennes, digestives, infectieuses, néoplasies.
Pathologies psychiatriques : Dépression atypique, TOC, psychose (délire d'empoisonnement).
Boulimie Nerveuse
Épisodes récurrents d'hyperphagie (grandes quantités de nourriture en h) avec perte de contrôle, suivis de stratégies compensatoires (vomissements, jeûne, laxatifs) pour éviter la prise de poids.
Épidémiologie
15-20 ans. Prévalence : 5% filles, 0.2% garçons.
Mortalité : 15 à 75 fois plus importante (complications électrolytiques et digestives).
Diagnostic A-B-C
Accès boulimiques (fréquence et durée).
Prodromes (conflit, solitude, anxiété) Boulimie (ingestion rapide, cachée).
Résolution (douleur abdominale, honte, culpabilité) Stratégies de contrôle du poids.
Examen complémentaire
Examen somatique complet : IMC, Syndrome de Russel (lésions sur les mains dues aux vomissements), troubles du rythme cardiaque, parotidomégalie, ulcérations buccales.
Biologie : Hypokaliémie, hypochlorémie, alcalose métabolique (si vomissements).
Types de boulimie
Avec ou sans vomissements/purgatifs.
État de mal boulimique (urgence médicale).
Masculine (rare, comorbidités psychiatriques).
Diagnostics différentiels
Hyperphagie boulimique (sans stratégies compensatoires), Night eating disorder.
Troubles de l'humeur, psychose, addictions.
Facteurs favorisants des TCA
Génétiques, neurobiologiques (régulation sérotonine).
Psychologiques : Caractère perfectionniste, besoin de contrôle, faible estime de soi.
Traumatismes.
Prise en charge des TCA
Suivi médical : Surveillance poids, état physique, examens.
Suivi psychiatrique : Évaluation état psychique, troubles associés, reconnaissance du trouble.
Suivi nutritionnel : Programme de réalimentation progressif, contrat de soins avec la famille.
Prise en charge familiale : Soutien, écoute, évaluation des dysfonctionnements.
Psychothérapie (groupe, individuelle, analytique, TCC).
Hospitalisation
Si complications médicales/psychologiques, dénutrition sévère, échec ambulatoire, contexte familial difficile.
Contrat de soins (patient, équipe, parents).
Assistance nutritionnelle par sonde possible (cas extrêmes).
Réintroduction de l'alimentation naturelle avec surveillance.
Progression vers la vie normale par étapes, avec accompagnement prolongé en ambulatoire.
Troubles Psychiques Péripartum
Grossesse
Nausées et vomissements (fréquents, non pathologiques).
Troubles anxieux :
Manifestations normales : Peur de la grossesse, de l'accouchement, santé fœtale.
Cas extrêmes : Crises de panique, phobie d'impulsion, menace d'accouchement prématuré (MAP).
États dépressifs de la grossesse :
Syndrome dépressif mineur (10-20%) : Dysphorie, asthénie, ruminations, insomnie.
Syndrome dépressif majeur (5-10%) : Ralentissement psychomoteur, anorexie, culpabilité, idées suicidaires.
Risque de prolongation en post-partum.
Troubles psychotiques :
Rares pendant la grossesse.
Surveillance précise et coordination en cas de psychose chronique (risque de complications obstétricales).
Post-partum
Post-partum blues (syndrome du 3ème jour/baby blues) :
50-80% des cas, entre 2ème et 5ème jour.
Manifestations anxio-dépressives mineures transitoires : Asthénie, crises de larmes, humeur fragile, anxiété maternelle, plaintes somatiques, irritabilité, troubles du sommeil.
Évolution rapide (4 jours).
Facteurs : Chute d'œstrogènes, épuisement, sentiment de "vide narcissique", confrontation au "bébé réel".
Dépression du post-partum (DPP) :
10-20% des cas, après 2 à 8 semaines, dure 1 mois à 1 an.
Mêmes symptômes que le baby blues mais intensité et durée invalidantes.
Ambivalence ou désintérêt envers l'enfant, impact sur le lien mère/enfant.
Troubles délirants aigus :
Début brutal en 3 semaines, pic au 10ème jour.
Phase prodromique : Pleurs, hypochondrie, asthénie, insomnie, confusion.
Phase d'état : Explosion délirante (hallucinations visuelles/auditives), confusion.
Thèmes délirants centrés sur la mère/enfant ou le conjoint.
Angoisse+++, humeur fragile, agitation, stupeur.
Risque d'infanticide ou suicidaire++++.
Évolution favorable en quelques semaines/mois. Possible mode d'entrée dans la schizophrénie.
Prévention de la DPP
Primaire :
Connaître les facteurs de risques : Âge ( ans, primiparité après ans), ATCD psychiatriques, problèmes de couple, grossesse non désirée, stress.
Éducation prénatale, soutien familial et social, débriefing de l'accouchement.
Démystifier l'instinct maternel.
Secondaire et tertiaire :
Se reposer, parler des inquiétudes, pratiquer des activités, demander de l'aide, fréquenter d'autres mamans.
Déni de Grossesse
Pathologie impensable qui occulte la grossesse. Touche 3 femmes/1000.
Symptômes
Quasi-absence des symptômes de la grossesse.
Types :
Partiel : Reconnaissance avant l'accouchement.
Absolu : Aucune prise de conscience jusqu'à l'accouchement.
Causes
Mécanisme inconscient d'évitement d'un stress psychique.
Déni de grossesse et risque d'infanticide
Le déni total peut conduire à un état de sidération au moment de l'accouchement.
Le déni de grossesse mort du bébé.
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