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Dépression: Définition et Facteurs

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Dépression : définition, symptômes, types, et facteurs de risque

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Frage
Qu'est-ce qu'une phobie sociale ?
Antwort
La peur d'agir en public ou d'être exposé au regard des autres par crainte d'être jugé ou humilié.
Frage
Qu'est-ce que la dépression ?
Antwort
Un trouble de l'humeur caractérisé par la tristesse, le découragement, et un ralentissement psychomoteur.
Frage
Quelle est la durée minimale pour un diagnostic de dépression ?
Antwort
Les symptômes doivent être présents pendant une durée minimale de deux semaines.
Frage
Qu'est-ce que l'anhédonie ?
Antwort
La perte d'intérêt ou de plaisir pour des activités qui en procuraient auparavant.
Frage
Combien de symptômes sont nécessaires pour diagnostiquer une dépression ?
Antwort
Au moins l'anhédonie ou l'humeur dysphorique, plus au moins quatre autres symptômes.
Frage
Quelle est la différence entre une dépression unipolaire et bipolaire ?
Antwort
Unipolaire signifie un seul épisode, tandis que bipolaire implique une alternance avec des phases maniaques.
Frage
Quelle est la forme de dépression la plus grave ?
Antwort
La mélancolie (ou dépression psychotique), considérée comme une urgence psychiatrique.
Frage
Qu'est-ce qui caractérise la mélancolie stuporeuse ?
Antwort
Une inhibition motrice majeure, où le patient peut sembler catatonique ou figé.
Frage
Qu'est-ce qu'un trouble bipolaire ?
Antwort
Une alternance d'épisodes d'élévation de l'humeur (manie) et d'épisodes dépressifs.
Frage
Quelle est la cause principale de la dépression saisonnière ?
Antwort
Une diminution de l'exposition à la luminosité, généralement en hiver.
Frage
Quelle est la différence entre le baby-blues et la dépression post-partum ?
Antwort
Le baby-blues est transitoire et lié à une chute hormonale, tandis que la dépression post-partum est un trouble plus durable et intense.
Frage
Quels mécanismes d'action ont les antidépresseurs tricycliques ?
Antwort
Ils inhibent la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.
Frage
Quel traitement est la référence pour les troubles bipolaires ?
Antwort
Le lithium, un régulateur de l'humeur.
Frage
Comment se manifeste un trouble panique ?
Antwort
Par des crises d'anxiété récurrentes, imprévisibles et d'une grande intensité.
Frage
Qu'est-ce qui caractérise le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ?
Antwort
Un état d'anxiété survenant après un événement traumatisant, avec des reviviscences et un émoussement des affects.
Frage
Quels sont les deux symptômes principaux du TOC ?
Antwort
Les obsessions (pensées intrusives) et les compulsions (comportements répétitifs).
Frage
Qu'est-ce qu'un symptôme positif en schizophrénie ?
Antwort
Un symptôme qui ajoute une expérience, comme les hallucinations ou les délires.
Frage
Qu'est-ce qu'un symptôme négatif en schizophrénie ?
Antwort
Un symptôme qui traduit un manque, comme le retrait social, l'apathie ou la baisse d'activités.
Frage
Citez un type de délire paranoïaque.
Antwort
Le délire de persécution, de jalousie, érotomaniaque ou mégalomaniaque.
Frage
Qu'est-ce que le delirium tremens ?
Antwort
Un syndrome de sevrage alcoolique brutal avec confusion, hallucinations (zoopsies), et tremblements.
Frage
Quelle carence cause l'encéphalopathie de Gayet-Wernicke ?
Antwort
Un déficit en vitamine B1 (thiamine), souvent lié à l'alcoolisme chronique.
Frage
Quel neurotransmetteur est clé dans le circuit de la récompense et l'addiction ?
Antwort
La dopamine.
Frage
Classez l'alcool comme stimulant, dépresseur ou perturbateur.
Antwort
L'alcool est un dépresseur (psycholeptique) du système nerveux central.
Frage
Qu'est-ce que l'anorexie mentale ?
Antwort
Une restriction volontaire des apports menant à un poids très bas, avec une peur intense de grossir et une distorsion de l'image corporelle.
Frage
Quel est le critère d'IMC pour un diagnostic d'anorexie mentale ?
Antwort
Un Indice de Masse Corporel (IMC) inférieur à 17.5 kg/m².
Frage
Qu'est-ce que la boulimie nerveuse ?
Antwort
Des épisodes récurrents d'hyperphagie suivis par des comportements compensatoires pour éviter la prise de poids.
Frage
Qu'est-ce qu'une fugue dissociative ?
Antwort
Un départ soudain et inattendu, caractérisé par une amnésie biographique (incapacité à se souvenir de son passé).
Frage
Quelle est la différence fondamentale entre confusion et démence ?
Antwort
La confusion (ou délirium) est un trouble aigu et transitoire, tandis que la démence est chronique et progressive.
Frage
Qu'est-ce qu'une crise clastique ?
Antwort
Un état d'agitation où la violence est dirigée vers des objets.
Frage
Qu'est ce que le syndrome de Russel ?
Antwort
Une abrasion sur le dos de la main, causée par la provocation répétée de vomissements en stimulant le réflexe nauséeux.
Frage
Quelle est la différence entre anxiété et angoisse ?
Antwort
L'anxiété est une tension psychologique, tandis que l'angoisse y ajoute des symptômes physiques comme des palpitations ou des vertiges.
Frage
Qu'est-ce que l'agoraphobie ?
Antwort
La peur de se retrouver dans des lieux publics, par crainte de ne pas pouvoir être secouru en cas de malaise.
Frage
Qu'est-ce qu'une crise de panique ?
Antwort
Une période d'anxiété intense et soudaine, durant de 10 à 30 minutes, avec au moins quatre symptômes physiques ou cognitifs.
Frage
Par quoi se caractérise la schizophrénie hébéphrénique ?
Antwort
Par une forte désorganisation de la pensée et du comportement, avec des affects inappropriés et un retrait social marqué.
Frage
Qu'est-ce qu'un délire érotomaniaque ?
Antwort
La conviction délirante et inébranlable d'être aimé par quelqu'un, souvent une personne célèbre ou d'un statut social élevé.
Frage
Quelle est la particularité des antidépresseurs IMAO ?
Antwort
Ils nécessitent un régime alimentaire strict sans tyrosine (fromage, etc.) pour éviter une crise hypertensive potentiellement létale.
Frage
Qu'est-ce que la logorrhée, symptôme d'un état maniaque ?
Antwort
Un flux de paroles incessant et rapide, où le sujet passe sans cesse d'une idée à l'autre (coq-à-l'âne).
Frage
Qu'est-ce que le PICA ?
Antwort
Un trouble alimentaire caractérisé par l'ingestion répétée de substances non nutritives et non comestibles.
Frage
Qu'est-ce que la narco-analyse ?
Antwort
Une technique utilisant des barbituriques pour faciliter l'évocation de souvenirs refoulés et soulager l'anxiété.
Frage
Comment agissent les antidépresseurs ISRS ?
Antwort
Ils inhibent spécifiquement la recapture de la sérotonine, augmentant sa disponibilité dans la fente synaptique.
Frage
Qu’est-ce que la dysthymie ?
Antwort
Une forme de dépression chronique d'intensité modérée, mais qui dure depuis au moins deux ans.
Frage
Qu’est-ce que le burn out ?
Antwort
Un syndrome d'épuisement professionnel menant à une fatigue intense, une dévalorisation et un stress excessif.
Frage
Qu’est-ce qu’une amnésie dissociative ?
Antwort
Une incapacité à se rappeler des événements personnels importants, souvent après une expérience traumatisante.
Frage
En quoi consiste la photothérapie ?
Antwort
Un traitement, notamment pour la dépression saisonnière, exposant le patient à une lumière intense (10 000 lux) quotidiennement.
Frage
Quel est le rôle du cortex préfrontal dans la dépression ?
Antwort
Cette région, qui aide à réguler les émotions et à planifier, montre une activité affaiblie ou déséquilibrée.
Frage
Qu'est-ce que la trichotillomanie ?
Antwort
Un trouble caractérisé par l’arrachage compulsif et répétitif de ses propres cheveux ou poils, soulageant une tension.
Frage
Qu'est-ce que la schizophrénie paranoïde ?
Antwort
Le type le plus fréquent, caractérisé par des idées délirantes de persécution et/ou des hallucinations auditives.
Frage
Comment agissent les antipsychotiques atypiques ?
Antwort
Ils agissent principalement sur la dopamine et la sérotonine, avec généralement moins d'effets secondaires moteurs.
Frage
Qu'est-ce que la ludomanie ?
Antwort
Le jeu pathologique : une pulsion incontrôlable de miser de l'argent malgré les conséquences négatives.
Frage
Qu'est-ce qu'un déni de grossesse ?
Antwort
Une pathologie où une femme occulte le fait d’être enceinte, sans en avoir conscience jusqu'à l'accouchement.

La dépression est un trouble de l'humeur caractérisé par le découragement, la tristesse et un sentiment de dévalorisation. Voici un résumé détaillé avec un style de pense-bête pour une meilleure compréhension.

Définition de la Dépression

La dépression est un trouble de l'humeur, dont la gravité varie de légère à sévère. Elle se manifeste par le découragement, la tristesse, le sentiment de dévalorisation, un ralentissement psychomoteur et une incapacité variable à prendre soin de soi.

Symptômes Essentiels de la Dépression

Durée minimale de 2 semaines.

Deux symptômes principaux (obligatoires) :

  • Anhédonie : Perte d'intérêt ou de plaisir pour des activités auparavant appréciées.

  • Humeur dysphorique : Déprime, tristesse, perte d'espoir, irritabilité.

Quatre symptômes supplémentaires (au minimum) :

  • Modification de l'appétit.

  • Troubles du sommeil.

  • Baisse de libido.

  • Crises de larmes.

  • Perte d'énergie, fatigue.

  • Plaintes somatiques (céphalées, lombalgies, courbatures).

  • Modification de l'activité.

  • Ralentissement idéique (difficulté à penser).

  • Baisse de concentration, distraction.

  • Pessimisme par rapport à l'avenir.

  • Autodépréciation (particulièrement marquée dans la mélancolie).

  • Culpabilité.

  • Isolement social.

Types de Dépression

Majeure

Survient suite à un événement (échec, rupture).

Dysthymie

Dépression chronique, avec souvent une histoire familiale (génogramme).

Unipolaire

Survient une seule fois (souvent liée à un stress actuel).

Bipolaire

Alternance d'épisodes dépressifs et maniaques (maniaco-dépressive).

Névrotique

Forme atténuée ou mineure.

Psychotique

Contact avec la réalité sévèrement altéré, présence d'idées délirantes.

Endogène

Liée à des facteurs biologiques (sans facteur psychologique clair).

Réactionnelle

En réaction à un événement extérieur.

Primaire

Liée à une prédisposition génétique, déséquilibre psychologique, substances, ou condition médicale.

Secondaire

Liée à des situations vécues (divorce, décès, maladie, traumatisme).

Formes Spécifiques de Dépression

Mélancolie ou dépression psychotique

La forme la plus grave de dépression. Urgence psychiatrique.

  • Symptômes poussés : aboulie (incapacité à décider et agir), sentiment d'incurabilité, volonté de mourir (avec risque de passage à l'acte), culpabilité intense, anorexie.

  • Considérée comme une psychose.

Types de mélancolie :

  • Mélancolie stuporeuse : Inhibition motrice (catatonique, figée), souvent mal interprétée par l'entourage comme de l'opposition.

  • Mélancolie anxieuse : Taux de suicide très élevé.

  • Mélancolie délirante : Basée sur des pensées délirantes (ex: désir de peine capitale pour soi).

Troubles bipolaires (maniaco-dépressifs)

Alternance d'épisodes :

  1. Phase maniaque : Humeur élevée, idées délirantes, expression extrême des émotions, irritabilité.

  2. Puis épisodes de dépression, suivis d'une humeur moyenne.

Dépression réactionnelle ou psychogène

Fréquente : due à l'accumulation de tensions psychiques.

  • Humeur morose, pleurs (accentuée le soir).

  • Demande d'aide indirecte (évocation de la mort, du suicide).

Dépression secondaire

Forme de dépression d'origine organique.

Dépression chez la personne âgée (PA)

Souvent liée à :

  • Isolement.

  • Sentiment de ne plus être utile.

  • Limitations physiques (transport).

  • Éloignement familial.

  • Résidence en maison de repos.

  • Résilience : Capacité à surmonter les traumatismes.

Dépression chez l'enfant et l'adolescent

Déclenchée par un élément perturbateur (déménagement, divorce, échec scolaire, deuil, harcèlement).

  • Manifestations originales :

    • Irritabilité, hyperactivité.

    • Changement de comportement habituel, retrait social.

    • Diminution des performances scolaires.

    • Amaigrissement, troubles du sommeil, maux d'estomac fréquents.

  • Adolescence : Période propice au malaise (changements, prise de conscience).

Dépression saisonnière

Liée à la diminution de la luminosité en hiver.

  • Va de la simple déprime (blues hivernal) au syndrome dépressif.

  • Si persiste au printemps : revoir le diagnostic.

Dépression post-partum

Survient après l'accouchement.

  • Baby-blues : dû à une chute hormonale brutale et la montée de lait. Plus à risque pour les primipares (plus de responsabilités).

  • Importance d'une évaluation rapide (séjour de 4-5 jours à l'hôpital).

Dépression masquée

Cachée par des symptômes physiques :

  • Troubles somatiques (vertiges, douleurs).

  • Tendance à consulter le généraliste, menant parfois à une errance médicale et une dépression chronique.

  • Préjugés (familiaux, personnels) face à la dépression prolongent la situation.

Burn out (épuisement professionnel)

  • Fatigue intense, dévalorisation professionnelle.

  • Résultat d'une surcharge de travail (stress++).

  • Peut être masqué par l'alcoolisme ou d'autres dépendances.

Facteurs Étiologiques de la Dépression

Facteurs biologiques

  • Hérédité : Troubles bipolaires (saut de génération), mélancolie (fréquent chez les jumeaux hétérozygotes).

  • Anomalies des neurotransmetteurs : Sérotonine, noradrénaline.

  • Anomalies du système limbique.

  • Anomalies endocriniennes : Hypercorticisme (femmes 20-40 ans), hypothyroïdie.

  • Anomalies du sommeil (myoclonies, apnées).

  • Médicaments : Réserpine, corticoïdes, benzodiazépines (dépendance).

  • Maladies : Cancer, tuberculose, démence.

  • Sevrage.

Facteurs psychosociaux

  • Psychodynamiques : Conflit intérieur, peur de l'échec.

    • Perte d'objet dans l'enfance, perte de libido, surmoi écrasant (frustration, colère contre soi).

  • Cognitivo-comportementaux : Image négative de soi.

    • Lié au stress, au deuil (décès, perte, séparation, isolement).

    • Dysphorie, auto-analyse négative, stress, sentiment de culpabilité.

  • Sociaux : Précarité, chômage, isolement.

Traitements de la Dépression

Traitements médicamenteux

Les neurotransmetteurs sérotonine et noradrénaline jouent un rôle clé dans la dépression.

  • Antidépresseurs :

    • Tricycliques (Anafranil, Tofranil) : Inhibent la recapture de la sérotonine et noradrénaline, augmentant leur concentration. Risque léthal en cas d'intoxication/surdosage.

    • IMAO (Aurorix) : Inhibiteur de monoamine oxydase. Moins prescrits, utilisés en cas d'hypersensibilité. Risque de réaction hypertensive avec d'autres médicaments et régime alimentaire strict (sans tyrosine, sans fromage).

    • ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de Sérotonine) : Inhibent la recapture de la sérotonine. Prescrits pour dépression, TOC, anxiété.

    • IRSNA (Inhibiteurs de la Recapture de Sérotonine et Noradrénaline) : Moins intenses que les tricycliques mais souvent mieux tolérés.

  • Thymorégulateurs (régulateurs de l'humeur) :

    • Lithium (Maniprex) : Traitement de référence pour les troubles bipolaires. Seuil toxique faible, nécessite une surveillance étroite. Effet très favorable (diminution des TS et hospitalisations). ES : hypothyroïdie, atteinte rénale.

    • Carbamazépine (Tegretol) : Anticonvulsivant.

  • Traitements associés :

    • Antipsychotiques.

    • Anxiolytiques (si anxiété).

    • Hypnotiques (pour réguler le sommeil).

Traitements physiologiques

  • Photothérapie (luminothérapie) : 10 000 lux pendant 20-30 min/jour.

  • Stimulation magnétique transcrânienne répétée : Impact sur l'activité corticale via un champ électrique.

  • Psychothérapie (soutien d'inspiration analytique).

Démarche en Soins Infirmiers face à la Dépression

Collecte et analyse des données

Évaluation du risque suicidaire :

  • Intensité et degré de dépression.

  • Antécédents (ATCD) suicidaires.

  • Idées de mort, suicide, scénario, moyens (directs ou cachés).

  • Maladie grave, handicap.

  • Mélancolie, schizophrénie, deuil.

  • Indices verbaux ou non-verbaux (aggravation ou amélioration brutale).

  • Automutilation (refus de soins, de contrat de non-suicide).

  • Mettre en ordre ses affaires (testament).

Évaluation des troubles affectifs :

  • Tristesse, désespoir, dévalorisation.

  • Anxiété, peur (vigilance si degré d'anxiété très élevé).

  • Anhédonie.

  • Impuissance, isolement social.

Évaluation des troubles cognitifs :

  • Concentration, attention, mémoire.

  • Confusion, désorientation.

  • Motivation, capacité d'adaptation et de résolution de problèmes.

Évaluation des troubles physiologiques :

  • Plaintes somatiques.

  • Baisse de l'activité.

  • Cycle de sommeil habituel/actuel.

  • Mode d'alimentation habituel/actuel, perte de poids.

  • Mode d'élimination.

Évaluation des interactions sociales :

  • Capacités sociales et de communication.

  • Caractéristiques des interactions, perception des relations.

  • Personnes ressources, participation aux activités de groupe.

Évaluation des facteurs étiologiques ou d'influence :

  • Perte d'un être cher, atteinte de l'estime de soi.

  • Changement socio-économique majeur.

  • Stress majeur, antécédents médicaux, maladies, psychostimulants.

Actions infirmières clés

Prévenir le risque de suicide :

  • Vérifier la prise du traitement.

  • Fixer des limites : contrat de non-suicide.

  • Surveillance jour/nuit.

  • Ôter les objets dangereux.

  • Apporter soutien, passer du temps avec la personne.

Assurer un mieux-être psychologique :

  • Administrer les traitements.

  • Développer une atmosphère empathique.

  • Favoriser la verbalisation et l'expression des sentiments.

  • Encourager le plaisir.

  • Rassurer.

Assurer un mieux-être physique :

  • Administrer les traitements, évaluer leur efficacité, surveiller les effets secondaires.

  • Aider aux soins, encourager l'activité physique.

  • Assurer les besoins de base.

Rehausser l'estime de soi :

  • Lister et valoriser les points positifs.

  • Encourager la prise de décisions, structurer les occasions de réussite.

  • Stimuler l'amélioration de l'apparence.

  • Respecter les rythmes du patient.

Favoriser les interactions sociales :

  • Créer une ambiance calme et détendue.

  • Faciliter les interactions sociales (commencer par de courtes périodes de solitude).

  • Aider à identifier les comportements menant à l'isolement.

  • Encourager la participation à des activités de groupe.

  • Donner un feedback positif.

  • Informer les proches.

Relation d'aide et entretien

  • Établir une relation thérapeutique de confiance.

  • Objectifs : Protection, évaluation du risque, recueil d'éléments, appréciation du risque de récidive.

  • Étapes de l'entretien : Accueil, mise en confiance, exploration de l'histoire, circons-tances de la tentative de suicide (TS), évaluation de l'état actuel et capacité à se projeter.

  • Pièges à éviter : Nier, banaliser, éviter le sujet, moraliser, s'identifier, se laisser manipuler.

Fonctions des tentatives de suicide

  • Auto-agressive.

  • Hétéro-agressive.

  • Appel.

  • Utilisation de l'autre.

  • Catastrophe/fuite.

  • Ordalique.

Anxiété et Troubles Anxieux

Stress, anxiété, angoisse, peur et panique activent le système sympathique.

  • Anxiété : État d'alerte, tension psychologique, peur/inquiétude désagréable.

  • Angoisse : État d'anxiété avec prédominance de symptômes physiques (vertiges, nausées, palpitations, dyspnée, transpiration).

  • Trouble anxieux : État pathologique où l'individu ne maîtrise plus son anxiété.

Système sympathique (adrénaline et noradrénaline)

  • Dilatation des bronches.

  • Accélération cardiaque et respiratoire.

  • Dilatation des pupilles.

  • Augmentation de la TA, sécrétion de sueur, vigilance.

Types de troubles anxieux

Le stress peut être physique ou psychique, positif ou négatif. Il est omniprésent en psychiatrie et en médecine générale.

  • Troubles phobiques : Anxiété liée à une crainte irrationnelle déclenchée par un objet/situation.

    • Diagnostic : Peur irrationnelle persistante (évitement) pouvant provoquer une crise de panique.

    • Phobie sociale, agoraphobie, autres (sang, microbes, eau).

    • Traitements : Benzodiazépines, bêtabloquants, antidépresseurs (IMAO), hypnose, thérapie de soutien, EMDR, TCC.

  • Troubles paniques : Crises d'anxiété intenses, récurrentes et imprévisibles (10-30 min).

    • Au moins 4 symptômes : Irréalité, paresthésies, douleur/gène thoracique, étouffement, palpitations, dyspnée, vertiges, transpiration, bouffées, peur de mourir/devenir fou.

    • Traitements : Benzodiazépines (Temesta), neuroleptiques sédatifs (Dominal si échec des Benz.), antidépresseurs (tricycliques, IMAO, ISRS).

  • Syndrome de stress post-traumatique (ESPT) : Anxiété après un événement traumatique intense (guerre, agression).

    • Diagnostic : Stress patent, reviviscences, émoussement des affects, au moins 2 symptômes (hypervigilance, troubles du sommeil, évitement).

    • Traitements : Antidépresseurs, benzodiazépines, bêta-bloquants, anticonvulsivants, antipsychotiques, TCC, EMDR.

  • Trouble obsessionnel compulsif (TOC) : Obsessions (activités psychiques imposées) et compulsions (rituels pour soulager).

    • Diagnostic : Obsessions, compulsions, gêne considérable du fonctionnement social.

    • Traitements : Antidépresseurs (ISRS, IMAO), benzodiazépines (rare), TCC, neurochirurgie (implant d'électrodes).

    • Associé : Trichotillomanie (arrachage compulsif).

  • Syndrome d'anxiété généralisé (TAG) : État permanent d'anxiété avec épisodes paroxystiques.

    • Diagnostic : Au moins 3-5 symptômes pendant 1 mois (crainte, état d'alerte, troubles neurovégétatifs, tensions motrices, troubles du caractère).

    • Traitements : Anxiolytiques (benzodiazépines, azaspirone), antidépresseurs (tricycliques, ISRS), psychothérapies (psychanalyse), relaxation.

Facteurs étiologiques et favorisants de l'anxiété

  • Biologiques : Génétique (prédisposition familiale), neuro-anatomiques (système limbique, locus coeruleus), toxiques (infections Streptococciques chez l'enfant si TOC), neuro-physiologiques (dysfonctionnement des systèmes noradrénergique, sérotoninergique, GABAergique, dopaminergique).

  • Psychosociaux : Psychodynamiques (conflits inconscients, frustrations), cognitivo-comportementaux (apprentissage), socioculturels.

Niveaux d'anxiété

  • Légère : État d'alerte.

  • Moyenne : Capacité réduite de percevoir et communiquer.

  • Grave : Ne perçoit pas les relations entre les événements.

  • Panique : Incapacité de communiquer.

Mort psychogène : Suicide pour échapper à l'angoisse.

Interventions infirmières pour l'anxiété

  • Anxiété grave/panique : Ambiance calme, administration des traitements, présence constante, directives courtes et simples, diversion (activités simples), contrôle de la respiration.

  • Anxiété légère à modérée : Atmosphère empathique, présence, éviter les attitudes stressantes, encourager la verbalisation et l'expression des sentiments, administrer les traitements.

États d'Agitation et Violence

  • Agitation psychomotrice : Impatience, théâtralisme, attitudes menaçantes.

  • Agressivité verbale : Insultes, cris, menaces.

  • Violence : Coups (hétéro/auto-violence) → crise clastique.

Personne exprimant sa peur par l'agressivité, en réaction à une menace.

Types d'agitations

Agitations incompréhensibles

Agitations compréhensibles

Rupture avec le normal, incohérence, rarement agressive (plutôt psychomotrice). Confusion mentale (pics, anxiété, désorientation, obnubilation, onirisme).

Compatibles avec un état normal mais exagérées. Stress psychosociaux (deuil, annonce maladie, crise de couple/adolescence).

Symptômes des agitations incompréhensibles :

  • Désorientation, obnubilation, onirisme (rêve pour réalité = délire aigu).

  • Pyrexie (fièvre, souvent infection urinaire), altération de l'état général.

  • Mydriase, discours incohérent, troubles mnésiques.

Causes des agitations incompréhensibles :

  • Intoxication (médicamenteuse, professionnelle, accidentelle).

  • Infection urinaire chez la PA.

  • Troubles neurologiques, métaboliques.

  • Privation/surcharge sensorielle.

  • Sevrage.

États délirants

  • Troubles schizophréniques, troubles délirants.

  • Psychose réactionnelle brève (post-partum, antécédents psychiatriques).

  • Maniaco-dépressifs.

  • Vérifier hyperthermie ou déshydratation pouvant causer des délires.

États maniaques

  • Humeur exaltée, hyperactivité motrice, désinhibition totale, humeur versatile.

  • Augmentation de l'activité sociale/professionnelle/sexuelle.

  • Logorrhée (flux de paroles).

  • Urgence psychiatrique (troubles des émotions, pensées, comportements).

Crise d'angoisse

  • Hystérie : État névrotique compréhensible avec agitations importantes (cris) liées à l'anxiété. Crise de nerfs.

  • Théâtralisme, paralysie hystérique, conversion, hypochondrie.

Psychopathie

  • Trouble mental avec trouble du comportement (pas de déficit intellectuel).

  • Caractères antisociaux, impulsivité, revendicatif.

  • Sentiments pauvres ou nuls.

Toxicomanie et sevrage

  • Décompensation aiguë avec agitations (manque = fourmillements).

  • Sevrage responsable d'agitation.

Retard mental

  • Impulsivité, frustration, agitation avec agressivité.

Mélancolie

  • Agitation en cas de mélancolie anxieuse (désorientation, demande de châtiment).

  • Tristesse, risque suicidaire, idées délirantes possibles (ruine, culpabilité).

États démentiels

  • Agitation illustrant l'entrée dans un processus de démence (ex: Alzheimer).

  • Toucher la main pour rassurer et prévenir des actions.

Gestion des états d'anxiété et d'agitation

  • Communication non verbale adéquate (regard, voix apaisante, éviter les gestes intrusifs).

  • Médicaliser la relation (prises de constantes, questions).

  • Proposer une boisson, diversion.

  • Relation de collaboration (présence pour la guérison, apaiser les souffrances).

  • Prendre en compte ses propres émotions.

  • Fixer des limites claires.

Attitudes à adopter :

  • Calme, directives claires.

  • Attentif et adaptatif au langage et réactions.

  • Positif, encourageant.

  • Réactif, rassurant.

  • Imaginatif face aux problèmes du patient.

Troubles Dissociatifs

Apparition après un traumatisme, altération de la conscience, de la mémoire, de l'identité, de la personnalité.

  • Amnésie dissociative (psychogène) : Incapacité à se rappeler d'événements traumatiques.

    • Partielle ou généralisée (identité, histoire).

    • Début et fin soudains.

    • Symptômes associés : Impulsions agressives/suicidaires, troubles de conversion, troubles de l'humeur.

  • Fugue dissociative (psychogène) : Amnésie biographique avec départ soudain, inattendu (quelques heures à plusieurs mois).

    • Confusion, désorientation.

  • Trouble de la dépersonnalisation : Sentiment d'irréalité, d'étrangeté, détachement de soi-même (voir sa vie de l'extérieur).

    • Apparition en fin d'adolescence, lié à l'anxiété.

  • Trouble dissociatif de l'identité (personnalité multiple) : Personnalités distinctes.

    • Apparition à l'adolescence, se poursuit à l'âge adulte.

Des symptômes de dissociation peuvent apparaître dans d'autres pathologies : Diabète, épilepsie, traumatismes crâniens, intoxications, sevrages, troubles schizophréniques, etc.

Facteurs étiologiques et traitements des troubles dissociatifs

  • Biologique : Vérification de l'absence de dysfonctionnement frontal.

  • Psychologique : Mécanisme de défense face à un traumatisme (abus, guerre), carences affectives.

  • Traitements :

    • Psychothérapie (courte/soutien pour dépersonnalisation, longue/analytique pour trouble de l'identité).

    • Hypnose, narco-analyse barbiturique, EMDR.

    • Antidépresseurs, anxiolytiques.

    • Hospitalisation si agressivité.

Rôle infirmier dans les troubles dissociatifs

  • Instaurer une relation empathique de confiance et sécurité.

  • Aider à la verbalisation (symptômes, sentiments, difficultés).

  • Créer un environnement calme et sûr, mettre des limites, informer la famille.

Schizophrénie et Troubles Psychotiques

Troubles psycho-aigus (hallucinations, délires) suivis de symptômes chroniques (retrait social, baisse de concentration) qui constituent un handicap.

Délire

  • Thèmes délirants.

  • Mécanismes délirants (hallucinations, interprétation, intuition).

  • Structures délirantes (systématisé ou non).

Symptômes

  • Cognitifs : Baisse d'efficience intellectuelle, troubles de mémoire, concentration, pensée.

  • Affectifs : Angoisse de dépersonnalisation, sentiment d'étrangeté, repli sur soi (autisme), indifférence apparente, discordance, ambivalence.

  • Comportementaux : Maniérisme schizophrénique, négativisme, diminution des activités (jusqu'à l'apragmatisme), réactions inadaptées.

Deux catégories : Symptômes positifs (additions à la personne normale) et négatifs (pertes).

Types de schizophrénie

  1. Paranoïde.

  2. Désorganisée (hébéphrénique).

  3. Catatonique.

  4. Résiduelle.

  5. Indifférenciée ou simple.

Facteurs étiologiques de la schizophrénie

  • Biologiques : Hérédité, infection (?), traumatisme (métabolique intra-utérin, perte neuronale, dilatation des ventricules cérébraux, atrophie limbique/corticale, anomalies des circuits neuronaux).

  • Psychologiques : Structure psychologique fragile, mécanismes de défense du moi peu fonctionnels.

  • Sociaux : Complications obstétricales, doubles messages, baisse du soutien social, événements stressants, alcool/drogues, pressions de performance.

Traitements de la schizophrénie

  • Antipsychotiques/Neuroleptiques :

    • Classiques (Haldol, Clopixol) : ES (rigidité, tremblements, mouvements involontaires).

    • Atypiques (Risperdal, Leponex, Seroquel) : Moins d'ES moteurs mais prise de poids, somnolence, dysfonction sexuelle.

  • Anticholinergiques (correcteurs d'ES), anxiolytiques, antidépresseurs.

  • Psychothérapies : De soutien, thérapie familiale, réadaptation psychosociale (habiletés sociales, psycho-éducation).

Troubles délirants

  • Délire de persécution : Chronique, tardive (50 ans), personnalité paranoïaque (surestimation, méfiance, jugement altéré).

  • Délire mégalomaniaque : Conviction de valeur, pouvoir, relations exagérées.

  • Délire de jalousie : Conviction d'être trompé.

  • Délire érotomaniaque : Conviction d'être aimé.

  • Délire somatique : Conviction d'être malade physiquement.

Les psychoses paranoïaques sont difficiles à traiter. Utilisation de neuroleptiques. En cas d'hospitalisation, adopter une attitude neutre.

Psychose réactionnelle brève

  • 1 mois max, délires, hallucinations, provoquée par un stress psychosocial.

Trouble schizophréniforme

  • 1 à 6 mois, début/fin brusques, mêmes symptômes que la schizophrénie.

Trouble schizo-affectif

  • Mêle troubles de l'humeur et symptômes schizophréniques.

Rôle infirmier dans la schizophrénie

  1. Patience pour établir une relation d'aide et être une personne de référence (progrès lents, objectifs réalistes).

  2. Établir une relation de confiance (expliquer rôles, attentes, courtes rencontres au début).

  3. Respecter une distance physique et affective (prévenir avant de toucher).

  4. Atténuer l'anxiété et veiller à la sécurité en phase aiguë.

  5. Aider à maîtriser les comportements inacceptables (limites, alternatives).

  6. Enseigner les habiletés de vie (autonomie, responsabilisation).

  7. Faire participer aux activités de groupe (progressif).

  8. Souligner la réalité, reconnaître ce qui se passe (réponses honnêtes).

  9. Maintenir le potentiel intellectuel.

  10. Encourager la prise régulière de médication et prévenir les chutes.

  11. Encourager à reconnaître les signaux d'alarme.

Délirium / État Confusionnel Aigu

Trouble mental organique transitoire, début soudain, confusion, désorientation, troubles cognitifs et sensoriels.

Causes

  • Fréquent en milieu hospitalier.

  • Intoxication médicamenteuse (antidépresseurs, corticoïdes), substances illicites, professionnelles.

  • Sevrage (alcool, benzodiazépines).

  • Stress psychosocial, états post-opératoires, fièvre.

  • Neurologiques (méningites, encéphalites, AVC), métaboliques (hypoglycémie, troubles électrolytiques).

Symptômes

  • Physiques : Altération de l'état général (température, TA, sueur), mydriase, dénutrition, déshydratation, oligurie, stupeur ou agitation, perturbation veille/sommeil.

  • Cognitifs : Confusion (mémoire, attention, jugement), désorientation (temps, espace, personnes), troubles sensoriels (illusions, délires, hallucinations visuelles++).

  • Affectifs : Anxiété (peur, perplexité), affects dépressifs, agressivité.

  • Intensité variable au cours de la journée.

  • Sociaux : Troubles relationnels, méfiance, isolement.

Traitements

  • Hospitalisation obligatoire.

  • Symptomatique : Surveillance infirmière constante, réhydratation, neuroleptiques (Haldol) si délire/agitation, vitaminothérapie B et C.

  • Étiologique : Traiter la cause sous-jacente.

Démence

Trouble mental organique chronique, début lent ou abrupt, souvent irréversible, caractérisé par des troubles du jugement, de la mémoire, baisse du QI. Peut s'accompagner de confusion, désorientation, troubles affectifs.

Processus organique : acquis, déficitaire, progressif, mortel.

Symptômes

  • Troubles du jugement, de la mémoire (récente++).

  • Baisse du QI.

  • Aphasie, agnosie, apraxie.

  • Aggravation du caractère de base.

Types de démences

  • Dégénératives (Alzheimer, Parkinson).

  • Artériopathiques (infarctus cérébraux multiples).

  • Infectieuses (VIH, Creutzfeldt-Jakob).

  • Toxiques (Syndrome de Korsakoff - alcoolique).

  • Réversibles (hydrocéphalie, dépression pseudo-démentielle).

Traitements

  • Étiologiques : Antibiotiques (syphilis), exérèse tumeurs, dérivation LCR, vitaminothérapie (Korsakoff), antidépresseurs.

  • Spécifiques : Exelon, Reminyl (en essai : vaccins, thérapie génique).

  • Symptomatologiques.

Évaluation

  • Examen clinique : MMSE.

  • Imagerie : PET scan, IRM.

  • Ponction lombaire.

  • Tests génétiques.

Diagnostics infirmiers

  • Altération des opérations de la pensée, risque d'accident, isolement social.

  • Déficit en soins personnels.

Objectifs et interventions (Démence)

  • Mieux-être physique et psychique.

  • Être orienté au mieux, distinguer réalité/imagination, rester en sécurité.

Interventions :

  1. Diminuer la confusion (appeler par le nom, communication claire, diminuer stimuli).

  2. Favoriser l'orientation (vérification régulière, corriger avec délicatesse, incorporer l'orientation dans la conversation).

  3. Prévenir le risque d'accident (sécurité, aide, confort, surveillance, diversion).

  4. Prévenir la dégradation de l'état général (alimentation, hydratation, assistance aux repas, surveillance).

  5. Assurer un mieux-être physique (faciliter sommeil/repos, bonnes conditions de repos).

Dépendance (Addiction)

Consommation ou activité que le sujet ne peut interrompre sans souffrance. Comportement addictif, assuétude, "toxicomanie".

Toxicomanie

  • Désir irrépressible de consommer une substance, avec augmentation des doses (tolérance).

  • Dépendance psychologique et souvent physique, entraînant des conséquences nuisibles (émotionnelles, sociales, économiques).

Usage, abus et dépendance

  1. Usage : Consommation sans complications ni troubles.

  2. Abus : Consommation entraînant des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux.

  3. Dépendance : Incapacité à s'en passer sans souffrance physique/psychique.

  4. Dépendance physique : Réaction physiologique à l'absence du produit (manque, sevrage : douleurs, sueurs, tremblements).

  5. Dépendance psychique : Réactions psychologiques à l'absence du produit (envie extrême de consommer).

Formes d'addiction

  • Alcool, tabac, drogues illicites, médicaments.

  • Troubles alimentaires, jeu pathologique (ludomanie).

  • Travail pathologique, addiction sexuelle, comportements violents/à risque.

  • Achat compulsif, sport intensif.

Causes et facteurs favorisants

  • Biologiques : Génétique, dépendance à la libération de neurotransmetteurs (dopamine, enképhalines).

  • Psychologiques : Apprentissage, personnalité dépendante, compensation d'insécurité, carences.

  • Sociaux : Imitation, recherche de performance, carences/excès d'autorité, conflits familiaux.

  • Motifs de consommation : stress, "mode", évasion, problèmes.

Dépendance et dopamine

Toute substance ou comportement plaisant augmente la dopamine.

  • Circuit de la récompense : Signal (récompense) aire tegmentale ventrale dopamine dans le noyau accumbens, hypothalamus, amygdale, cortex préfrontal.

  • Ce circuit (faisceau de la récompense) active la répétition de l'action gratifiante.

Classification des substances

Types

Action

Exemples

Stimulants (psychoanaleptiques)

Dynamisante sur le psychisme (vigilance, amélioration humeur, anxiété possible)

Cocaïne, crack, caféine, nicotine, amphétamines

Dépresseurs (psycholeptiques)

Sédative, antidouleur (manifestations délirantes ou agressives)

Opium, héroïne, morphine, benzodiazépines, alcool

Perturbateurs (psychodysleptiques)

Perturbations sensori-motrices, hallucinations, troubles de la personnalité

LSD, champignons, mescaline, kétamine, solvants

Alcoolisme

Maladie chronique primaire, progressive et fatale (facteurs génétiques, psychosociaux, environnementaux). Faible contrôle, effets négatifs, distorsions de la pensée (dénégation).

  • L'alcool empêche la dégradation de la dopamine, formant de la tétrahydropapavéroline (THP), substance morphinique euphorisante.

  • Arrêt de la consommation arrêt de production de THP état de manque.

Intoxication alcoolique aiguë

  1. Ivresse ordinaire :

    • Signes : Euphorie, désinhibition, logorrhée, agressivité, démarche instable, troubles végétatifs.

    • Traitement : Surveillance, recherche hypoglycémie.

  2. Ivresse pathologique :

    • Signes : Comportement impulsif, violent, délire, hallucinations.

    • Traitement : Neuroleptiques sédatifs.

  3. Coma éthylique :

    • Signes : Coma calme, hypotonique, dépression ventilatoire.

    • Diagnostics différentiels : hématome, hypoglycémie, méningite.

    • Traitement : Hospitalisation, surveillance, rééquilibration hydroélectrolytique, vitamines.

Syndrome de sevrage (Delirium tremens)

  • Dû à la suspension brutale.

  • Prédélirium : Instabilité, anxiété, tremblements, nausées.

  • Délirium : Agitation, confusion, hallucinations (zoopsies), tremblements, troubles du sommeil, signes neurovégétatifs, crises convulsives.

  • Traitement : Réhydratation parentérale (électrolytes), substitution (Valium), sédatifs, vitamines B.

Épilepsie alcoolique

  • Crises pendant le sevrage, intoxication aiguë, encéphalopathie.

Encéphalopathie de Wernicke

  • Déficit en vitamine B1.

  • Signes : Troubles psychiques (confusion, ralentissement, fabulations), troubles de la marche, nystagmus.

  • Traitement : Vitaminothérapie B1 par voie parentérale, polyvitaminothérapie.

  • Évolution : Régression rapide si traitement précoce, risque de mort subite si tardif, séquelles (Korsakoff).

Syndrome de Korsakoff

  • Lésions bilatérales du circuit hippocampo-mamillo-thalamique (carence en thiamine).

  • Signes : Amnésie antérograde sans démence, fabulations, fausses reconnaissances, anosognosie.

Cannabis (THC)

Formes

  • Haschisch (résine), Marijuana (herbe), Huile.

Effets

  • Dépend du dosage, condition physique, humeur, environnement.

  • Rapidité variable (fumé immédiat, ingéré retardé).

  • Stimule l'imagination, altère les sensations/perceptions.

  • Euphorie, tristesse, angoisse, insouciance, passivité.

Risques

  • Irritations, cancer des voies respiratoires.

  • Désintérêt pour le travail/études à long terme.

  • Flip : Crise d'angoisse/panique.

Dépendance et tolérance

  • Pas de dépendance physique ni syndrome de manque physique.

  • Dépendance psychologique possible.

  • Risque de rejet social, sanctions judiciaires.

Cocaïne et Crack

Formes

  • Cocaïne : Poudre blanche (sniffer, fumer, ingérer, injecter).

  • Crack : Petits cristaux blanchâtres (fumer).

Effets

  • Lucidité accrue, endurance, euphorie, confiance en soi, diminution appétit/soif.

  • ES : Tachycardie, agitation, anxiété, mégalomanie, paranoïa, hallucinations.

  • Risques généraux : Convulsions, dépression respiratoire, coma, arythmies, infarctus, AVC.

Risques spécifiques selon la forme

  • Sniff : Infections, saignements, perte d'odorat, hépatites B/C.

  • Fumé : Complications bronchiques, lésions buccales.

  • IV : Ischémie, abcès, SIDA, hépatites, nécrose vasculaire.

Grossesse

  • Risques : Hypotrophie, infarctus cérébraux, tachycardie, HTA, avortements.

Héroïne (Opioïde)

Provenance

  • Pavot Codéine Morphine Héroïne.

Formes

  • Poudre brune/blanche (injectée, prisée, fumée).

Effets

  • Court terme : Euphorie, chaleur, hypotonie, nausées/vomissements, myosis.

  • Moyen terme : Anorexie, troubles du sommeil, constipation, aménorrhée.

  • Long terme : Forte dépendance physique et psychique, affaiblissement général, infections opportunistes, troubles de l'humeur.

Évolution de la dépendance

  • Lune de miel : Consommation contrôlée.

  • Gestion du manque : Dépendance physique, consommation non contrôlée.

  • Galère : Manque omniprésent, perte de contrôle, recherche constante du produit.

Grossesse

  • Risques : Avortements spontanés, diabète, retard de croissance, sevrage intra-utérin.

  • Nouveau-né : Mortalité périnatale élevée, troubles respiratoires, syndrome de sevrage. Allaitement non contre-indiqué.

Traitements de la toxicomanie

  • Substitution : Remplacer un produit par un autre (méthadone). Haut seuil (abstinence totale), bas seuil (partielle).

  • Sites d'injection supervisés : Réduction des risques, premier contact pour les marginalisés.

  • Cure de désintoxication : Programmes variés, action volontaire, sevrage.

  • Post-cure : Hébergement thérapeutique, transition vers l'autonomie.

  • Injonction thérapeutique : Obligation de soins contre remise de peine.

Ecstasy (MDMA)

Effets

  • Court terme : Désinhibition, énergie, bien-être, euphorie, sens exacerbés.

  • Risques court terme : Bad trip, HTA, arythmies, bruxisme, mydriase, coup de chaleur.

  • Risques moyen terme : Manque de sérotonine, angoisse, dépression, fatigue.

Coup de chaleur

  • Symptômes : Fatigue, irritabilité, crampes, maux de tête, oligurie, hyperthermie, déshydratation coma, arrêt cardiaque.

ICE, Crystal Meth (Méthamphétamines)

Durée

  • 8-24 heures.

Effets

  • Concentration accrue, hallucinations auditives, effets psychotiques.

  • Risque de passage à l'acte auto/hétéro-agressif.

Dépendance très forte.

Kétamine (Spécial K)

Origine

  • Anesthésiant dissociatif rapide.

Formes

  • Poudre blanche (sniffer), gélules, solution IM/IV.

Durée

  • 30-60 min (jusqu'à 6h), état "normal" de 24-48h.

Effets

  • Désinhibiteur, anxiolytique, perturbations sensorielles (décorporation, hallucinations).

  • ES : Agitation, agressivité, dépression respiratoire, amnésie, rigidité musculaire.

  • Risques : Convulsions, coma, crise d'angoisse, psychose toxique.

GHB (Liquid XTC)

Caractéristiques

  • Substance endogène, hormone de croissance stimulée.

  • Indolore, inodore, salée.

  • Drogue du viol, surdoses possibles.

Effets

  • Dose modérée : Quiétude, euphorie, désinhibition.

  • Forte dose : Vertiges, incoordination motrice, incohérence verbale, coma.

Champignons Hallucinogènes (Psilocybe semilanceata)

Durée

  • 5 à 8 heures.

Effets

  • Euphorie, relaxation, visions colorées, désorientation temporo-spatiale.

  • ES : Hypotension, troubles de l'équilibre, attaques de panique rares.

Produits Volatils (Éther, solvants, colles, essence)

Effets

  • Euphorie, détente, ivresse, excitation temporaire.

  • ES : Vertiges, difficultés d'élocution, démarche titubante, somnolence/insomnie.

  • Forte dose : Hallucinations, coma, asphyxie, convulsions, arythmie.

  • Long terme : Troubles de la coordination, dommages cérébraux, hépatiques, rénaux.

Poppers

Effets secondaires

  • Vertiges, maux de tête, irritations muqueuses, hyperthermie, vasodilatation, tachycardie, hypoTA.

  • Long terme : Dommages cloisons nasales, dermatose faciale, immunodépression.

Protoxyde d'Azote (Gaz hilarant)

Durée

  • 2 à 3 minutes.

Effets

  • Euphorie, fous rires, désinhibition, flottement, distorsions visuelles/auditives.

  • ES : Nausées/vomissements, vertiges.

  • Long terme : Carence en vitamine B, anémie, atteintes MO, dépendance psychologique, asphyxie.

Jeu Pathologique (Ludomanie)

Pulsion incontrôlable à miser de l'argent. Touche 1 à 2% des adultes.

Facteurs étiologiques et favorisants

  • Psychologiques : Besoin de reconnaissance, expression de colère, libération émotive, fuite des émotions, combler un vide.

  • Biologiques : Dépendance physiologique à la libération de dopamine et endorphines.

Critères diagnostiques (au moins 5 symptômes)

  1. Préoccupation constante par le jeu.

  2. Besoin de jouer avec des sommes croissantes.

  3. Efforts infructueux pour contrôler ou arrêter le jeu.

  4. Agitation/irritabilité lors des tentatives d'arrêt.

  5. Joue pour échapper aux difficultés.

  6. Retourne jouer pour recouvrer les pertes.

  7. Ment à dissimuler l'ampleur du jeu.

  8. Actes illégaux commis pour jouer.

  9. Met en danger des relations/emploi à cause du jeu.

  10. Compte sur les autres pour obtenir de l'argent.

Peut survenir lors d'un épisode maniaque.

Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

Conduites alimentaires anormales, retentissement négatif sur la santé physique et mentale, sans désordre somatique ni psychique initial.

Types de TCA

  • Anorexie nerveuse (restrictive ou hyperphagie).

  • Boulimie nerveuse.

  • Hyperphagie boulimique.

  • Alimentation sélective, PICA (ingestion de non-comestibles), Mérycisme.

IMC (Indice de Masse Corporelle)

  • Anorexie mentale : .

  • Sous-poids : .

Anorexie Mentale

Épidémiologie

  • Période d'apparition : souvent autour de 17 ans (pics à 13-14 et 18-20 ans).

  • 9 filles/1 garçon. Prévalence : 1% en fin d'adolescence.

  • Mortalité : 5 à 10% (dénutrition, suicide).

Diagnostic

  • Restriction volontaire des apports alimentaires.

  • Peur intense de grossir.

  • Distorsion de l'image corporelle, déni de la maigreur.

  • Types : Restrictif ou avec crises de boulimie/purges (vomissements, laxatifs).

Gravité (selon IMC) :

  • Légère : .

  • Moyenne : .

  • Sévère : .

  • Extrême : .

Symptômes cliniques

  • Début : Régime restrictif, circonstances de séparation, mieux-être avec amaigrissement.

  • Signes fonctionnels : Lutte contre la faim, sélection qualitative, hyperactivité physique, isolement.

  • Signes physiques : Perte de poids importante, déni de la maigreur, altération de l'image corporelle.

Examen complémentaire

  • Examen somatique complet : IMC, œdèmes, escarres, bradycardie, hypoTA, hypothermie. Parotidomégalie, caries (si vomissements). Signes de dénutrition.

  • Biologie : Hypoglycémie (gravité), hypokaliémie (vomissements), anémie.

Diagnostics différentiels

  • Pathologies somatiques : Endocriniennes, digestives, infectieuses, néoplasies.

  • Pathologies psychiatriques : Dépression atypique, TOC, psychose (délire d'empoisonnement).

Boulimie Nerveuse

Épisodes récurrents d'hyperphagie (grandes quantités de nourriture en h) avec perte de contrôle, suivis de stratégies compensatoires (vomissements, jeûne, laxatifs) pour éviter la prise de poids.

Épidémiologie

  • 15-20 ans. Prévalence : 5% filles, 0.2% garçons.

  • Mortalité : 15 à 75 fois plus importante (complications électrolytiques et digestives).

Diagnostic A-B-C

  • Accès boulimiques (fréquence et durée).

  • Prodromes (conflit, solitude, anxiété) Boulimie (ingestion rapide, cachée).

  • Résolution (douleur abdominale, honte, culpabilité) Stratégies de contrôle du poids.

Examen complémentaire

  • Examen somatique complet : IMC, Syndrome de Russel (lésions sur les mains dues aux vomissements), troubles du rythme cardiaque, parotidomégalie, ulcérations buccales.

  • Biologie : Hypokaliémie, hypochlorémie, alcalose métabolique (si vomissements).

Types de boulimie

  • Avec ou sans vomissements/purgatifs.

  • État de mal boulimique (urgence médicale).

  • Masculine (rare, comorbidités psychiatriques).

Diagnostics différentiels

  • Hyperphagie boulimique (sans stratégies compensatoires), Night eating disorder.

  • Troubles de l'humeur, psychose, addictions.

Facteurs favorisants des TCA

  • Génétiques, neurobiologiques (régulation sérotonine).

  • Psychologiques : Caractère perfectionniste, besoin de contrôle, faible estime de soi.

  • Traumatismes.

Prise en charge des TCA

  • Suivi médical : Surveillance poids, état physique, examens.

  • Suivi psychiatrique : Évaluation état psychique, troubles associés, reconnaissance du trouble.

  • Suivi nutritionnel : Programme de réalimentation progressif, contrat de soins avec la famille.

  • Prise en charge familiale : Soutien, écoute, évaluation des dysfonctionnements.

  • Psychothérapie (groupe, individuelle, analytique, TCC).

Hospitalisation

  • Si complications médicales/psychologiques, dénutrition sévère, échec ambulatoire, contexte familial difficile.

  • Contrat de soins (patient, équipe, parents).

  • Assistance nutritionnelle par sonde possible (cas extrêmes).

  • Réintroduction de l'alimentation naturelle avec surveillance.

  • Progression vers la vie normale par étapes, avec accompagnement prolongé en ambulatoire.

Troubles Psychiques Péripartum

Grossesse

  • Nausées et vomissements (fréquents, non pathologiques).

Troubles anxieux :

  • Manifestations normales : Peur de la grossesse, de l'accouchement, santé fœtale.

  • Cas extrêmes : Crises de panique, phobie d'impulsion, menace d'accouchement prématuré (MAP).

États dépressifs de la grossesse :

  • Syndrome dépressif mineur (10-20%) : Dysphorie, asthénie, ruminations, insomnie.

  • Syndrome dépressif majeur (5-10%) : Ralentissement psychomoteur, anorexie, culpabilité, idées suicidaires.

  • Risque de prolongation en post-partum.

Troubles psychotiques :

  • Rares pendant la grossesse.

  • Surveillance précise et coordination en cas de psychose chronique (risque de complications obstétricales).

Post-partum

  1. Post-partum blues (syndrome du 3ème jour/baby blues) :

    • 50-80% des cas, entre 2ème et 5ème jour.

    • Manifestations anxio-dépressives mineures transitoires : Asthénie, crises de larmes, humeur fragile, anxiété maternelle, plaintes somatiques, irritabilité, troubles du sommeil.

    • Évolution rapide (4 jours).

    • Facteurs : Chute d'œstrogènes, épuisement, sentiment de "vide narcissique", confrontation au "bébé réel".

  2. Dépression du post-partum (DPP) :

    • 10-20% des cas, après 2 à 8 semaines, dure 1 mois à 1 an.

    • Mêmes symptômes que le baby blues mais intensité et durée invalidantes.

    • Ambivalence ou désintérêt envers l'enfant, impact sur le lien mère/enfant.

  3. Troubles délirants aigus :

    • Début brutal en 3 semaines, pic au 10ème jour.

    • Phase prodromique : Pleurs, hypochondrie, asthénie, insomnie, confusion.

    • Phase d'état : Explosion délirante (hallucinations visuelles/auditives), confusion.

    • Thèmes délirants centrés sur la mère/enfant ou le conjoint.

    • Angoisse+++, humeur fragile, agitation, stupeur.

    • Risque d'infanticide ou suicidaire++++.

    • Évolution favorable en quelques semaines/mois. Possible mode d'entrée dans la schizophrénie.

Prévention de la DPP

Primaire :

  • Connaître les facteurs de risques : Âge ( ans, primiparité après 3030 ans), ATCD psychiatriques, problèmes de couple, grossesse non désirée, stress.

  • Éducation prénatale, soutien familial et social, débriefing de l'accouchement.

  • Démystifier l'instinct maternel.

Secondaire et tertiaire :

  • Se reposer, parler des inquiétudes, pratiquer des activités, demander de l'aide, fréquenter d'autres mamans.

Déni de Grossesse

Pathologie impensable qui occulte la grossesse. Touche 3 femmes/1000.

Symptômes

  • Quasi-absence des symptômes de la grossesse.

  • Types :

    • Partiel : Reconnaissance avant l'accouchement.

    • Absolu : Aucune prise de conscience jusqu'à l'accouchement.

Causes

  • Mécanisme inconscient d'évitement d'un stress psychique.

Déni de grossesse et risque d'infanticide

  • Le déni total peut conduire à un état de sidération au moment de l'accouchement.

  • Le déni de grossesse mort du bébé.

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