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Charge et décharge d'un condensateur

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Analyse des circuits RC et RL avec équations différentielles et calculs de paramètres.

Les Condensateurs et les Circuits RC

Les condensateurs sont des composants électroniques clés, capables de stocker de l'énergie électrique pour une utilisation ultérieure. Cette propriété fondamentale les rend indispensables dans une multitude d'appareils, allant des filtres de puissance aux mémoires dans les systèmes électroniques.

Nous allons explorer leur comportement dans différents circuits, notamment lors de la charge et de la décharge, et analyser les grandeurs physiques associées.

Charge d'un Condensateur par un Générateur de Courant Constant

Un circuit est constitué des éléments suivants :

  • Un générateur idéal de courant délivrant une intensité constante I0=1 mAI_0 = 1 \text{ mA}.
  • Un condensateur de capacité CC, initialement déchargé.
  • Un conducteur ohmique de résistance RR.
  • Un interrupteur KK à deux positions (1 et 2).

À l'instant t=0t=0, l'interrupteur est basculé en position 1, connectant le condensateur au générateur de courant. La tension aux bornes du condensateur, ucu_c, est mesurée en fonction du temps.

Analyse de la Phase de Charge

  1. Détermination de l'armature négative :
    Lorsqu'un condensateur est chargé par un courant, l'armature par laquelle le courant entre (pôle positif du générateur) accumule des charges positives, et celle par laquelle le courant sort (pôle négatif du générateur) accumule des charges négatives. L'armature connectée au pôle négatif du générateur idéal de courant sera l'armature négative.
  2. Expression de la tension aux bornes du condensateur :
    L'intensité du courant I0I_0 est liée à la charge qq du condensateur par la relation I0=dqdtI_0 = \frac{dq}{dt}. Puisque I0I_0 est constant, q(t)=I0tq(t) = I_0 \cdot t. La tension aux bornes du condensateur est donnée par uc=qCu_c = \frac{q}{C}. En substituant l'expression de qq, nous obtenons uc=I0tCu_c = \frac{I_0 \cdot t}{C}.
  3. Vérification de la capacité C :
    À partir de la courbe uc(t)u_c(t), on peut déterminer la pente de la droite, qui est égale à I0C\frac{I_0}{C}. Si par exemple, uc=10 Vu_c = 10 \text{ V} pour t=15 st = 15 \text{ s} et I0=1 mA=1103 AI_0 = 1 \text{ mA} = 1 \cdot 10^{-3} \text{ A}, alors : C=I0tuc=11031510=1,5103 FC = \frac{I_0 \cdot t}{u_c} = \frac{1 \cdot 10^{-3} \cdot 15}{10} = 1,5 \cdot 10^{-3} \text{ F}.

Décharge d'un Condensateur dans une Résistance

Lorsque la tension aux bornes du condensateur atteint une valeur E=10 VE = 10 \text{ V}, l'interrupteur KK est basculé en position 2, connectant le condensateur au conducteur ohmique de résistance RR. Le condensateur se décharge alors à travers la résistance.

Nous considérons que uc(t=0)=E=10 Vu_c(t=0) = E = 10 \text{ V} pour cette phase.

Analyse de la Phase de Décharge

  1. Équation différentielle vérifiée par ucu_c :
    D'après la loi des mailles, uc+uR=0u_c + u_R = 0, où uR=Riu_R = R \cdot i. L'intensité du courant est i=dqdt=d(Cuc)dt=Cducdti = \frac{dq}{dt} = \frac{d(C \cdot u_c)}{dt} = C \frac{du_c}{dt}. Substituting ii in uRu_R, on obtient uR=RCducdtu_R = RC \frac{du_c}{dt}. Donc, l'équation différentielle est uc+RCducdt=0u_c + RC \frac{du_c}{dt} = 0, ou ducdt+1RCuc=0\frac{du_c}{dt} + \frac{1}{RC} u_c = 0. On peut aussi l'écrire sous la forme τducdt+uc=0\tau \frac{du_c}{dt} + u_c = 0, où τ=RC\tau = RC.
  2. Vérification de la solution uc=Eet/τu_c = E \cdot e^{-t/\tau} :
    Si uc=Eet/τu_c = E \cdot e^{-t/\tau}, alors ducdt=Eτet/τ\frac{du_c}{dt} = -\frac{E}{\tau} e^{-t/\tau}. En substituant dans l'équation différentielle : Eτet/τ+1τ(Eet/τ)=0-\frac{E}{\tau} e^{-t/\tau} + \frac{1}{\tau} (E \cdot e^{-t/\tau}) = 0. Ceci vérifie l'équation différentielle. Et à t=0t=0, uc(0)=Ee0=Eu_c(0) = E \cdot e^0 = E, ce qui correspond à la condition initiale.
  3. Analyse dimensionnelle de τ\tau :
    τ=RC\tau = RC. La dimension de RR est [R]=[U]/[I][\text{R}] = [\text{U}]/[\text{I}]. La dimension de CC est [C]=[Q]/[U]=([I][T])/[U][\text{C}] = [\text{Q}]/[\text{U}] = ([\text{I}] \cdot [\text{T}])/[\text{U}]. Donc, [τ]=([U]/[I])([I][T])/[U]=[T][\tau] = ([\text{U}]/[\text{I}]) \cdot ([\text{I}] \cdot [\text{T}])/[\text{U}] = [\text{T}]. τ\tau a bien la dimension d'un temps.
  4. Détermination de τ\tau et RR :
    À partir de la courbe de décharge (figure 3), on peut déterminer τ\tau graphiquement. τ\tau est le temps pour lequel la tension ucu_c atteint Ee10,37EE \cdot e^{-1} \approx 0,37 E. Si par exemple pour E=10 VE = 10 \text{ V}, uc(τ)=3,7 Vu_c(\tau) = 3,7 \text{ V}. Alternativement, il correspond à l'intersection de la tangente à l'origine avec l'axe des temps. Si la valeur de τ\tau est, par exemple, 0,5 s0,5 \text{ s}. Alors R=τC=0,51,5103=333,33 ΩR = \frac{\tau}{C} = \frac{0,5}{1,5 \cdot 10^{-3}} = 333,33 \text{ } \Omega.
  5. Expression de l'intensité du courant ii :
    L'intensité du courant de décharge est i=dqdt=Cducdti = \frac{dq}{dt} = C \frac{du_c}{dt}. Nous avons uc=Eet/τu_c = E \cdot e^{-t/\tau}. Donc ducdt=Eτet/τ\frac{du_c}{dt} = -\frac{E}{\tau} e^{-t/\tau}. i=C(Eτet/τ)=CEτet/τi = C \left(-\frac{E}{\tau} e^{-t/\tau}\right) = -\frac{CE}{\tau} e^{-t/\tau}. Puisque τ=RC\tau = RC, i=CERCet/τ=ERet/τi = -\frac{CE}{RC} e^{-t/\tau} = -\frac{E}{R} e^{-t/\tau}. Avec E=10 VE = 10 \text{ V}, R=333,33 ΩR = 333,33 \text{ } \Omega (valeur calculée arbitrairement pour l'exemple) et τ=0,5 s\tau = 0,5 \text{ s}: i=10333,33et/0,50,03e2t Ai = -\frac{10}{333,33} e^{-t/0,5} \approx -0,03 \cdot e^{-2t} \text{ A}. (Ici, la valeur de -0.03 provenant de la question est cohérente avec E/R=10/333.330.03E/R = 10/333.33 \approx 0.03).
  6. Instant tt' où 70% de l'énergie maximale est dissipée :
    L'énergie stockée dans le condensateur est Wc=12Cuc2W_c = \frac{1}{2} C u_c^2. L'énergie maximale stockée est Wc,max=12CE2W_{c,\text{max}} = \frac{1}{2} C E^2. L'énergie dissipée par effet Joule est WJ=0tRi2dtW_J = \int_0^{t'} R i^2 dt. L'énergie dissipée est aussi WJ=Wc,maxWc(t)W_J = W_{c,\text{max}} - W_c(t'). On veut que WJ=0,70Wc,maxW_J = 0,70 \cdot W_{c,\text{max}}. Donc Wc(t)=Wc,max0,70Wc,max=0,30Wc,maxW_{c}(t') = W_{c,\text{max}} - 0,70 \cdot W_{c,\text{max}} = 0,30 \cdot W_{c,\text{max}}. 12Cuc(t)2=0,3012CE2\frac{1}{2} C u_c(t')^2 = 0,30 \cdot \frac{1}{2} C E^2. uc(t)2=0,30E2u_c(t')^2 = 0,30 \cdot E^2. uc(t)=0,30E0,5477Eu_c(t') = \sqrt{0,30} \cdot E \approx 0,5477 \cdot E. Puisque uc(t)=Eet/τu_c(t') = E \cdot e^{-t'/\tau}, nous avons Eet/τ=0,5477EE \cdot e^{-t'/\tau} = 0,5477 \cdot E. et/τ=0,5477e^{-t'/\tau} = 0,5477. t/τ=ln(0,5477)-t'/\tau = \ln(0,5477). t=τln(0,5477)0,604τt' = -\tau \ln(0,5477) \approx 0,604 \tau. Avec τ=0,5 s\tau = 0,5 \text{ s}, t0,604×0,5=0,302 st' \approx 0,604 \times 0,5 = 0,302 \text{ s}.

Circuit RL et Rôle de la Bobine

Un circuit RL série est composé de :

  • Un générateur de tension de f.e.m. E=5,5 VE = 5,5 \text{ V}.
  • Une bobine d'inductance LL et de résistance négligeable (r=0r=0).
  • Un conducteur ohmique de résistance R=100 ΩR = 100 \text{ } \Omega.
  • Un interrupteur KK.

À l'instant t=0t=0, l'interrupteur KK est ouvert (le circuit était fermé et en régime permanent avant t=0t=0). Ou, dans un autre scénario (ici, le texte dit "on ouvre" alors que l'image montre une fermeture), si l'on ferme l'interrupteur à t=0t=0, on visualise la tension aux bornes du conducteur ohmique uR=f(t)u_R = f(t).

Analyse du Circuit RL

  1. Rôle de la bobine lors de la fermeture du circuit :
    Lors de la fermeture du circuit, le courant ne peut pas s'établir instantanément à sa valeur maximale en raison de l'inductance de la bobine. La bobine s'oppose à la variation du courant qui la traverse. Elle agit comme un "amortisseur" ou un "régulateur" de courant, empêchant des changements brusques. Cela protège d'autres composants sensibles dans le circuit.
  2. Équation différentielle vérifiée par uRu_R :
    D'après la loi des mailles : E=uL+uRE = u_L + u_R. La tension aux bornes de la bobine (inductance pure) est uL=Ldidtu_L = L \frac{di}{dt}. La tension aux bornes de la résistance est uR=Riu_R = R \cdot i, donc i=uRRi = \frac{u_R}{R}. Alors didt=1RduRdt\frac{di}{dt} = \frac{1}{R} \frac{du_R}{dt}. Substituting: E=L1RduRdt+uRE = L \frac{1}{R} \frac{du_R}{dt} + u_R. En réarrangeant : LRduRdt+uR=E\frac{L}{R} \frac{du_R}{dt} + u_R = E. On peut écrire ceci sous la forme τduRdt+uR=A\tau \frac{du_R}{dt} + u_R = A. Comparez les formes : τ=LR\tau = \frac{L}{R} et A=EA = E.
  3. Détermination de UR,maxU_{R,\text{max}} :
    La solution de l'équation différentielle est uR(t)=UR,max(1et/τ)u_R(t) = U_{R,\text{max}} (1 - e^{-t/\tau}). Au régime permanent (tt \to \infty), l'exponentielle tend vers 0, donc uR(t)UR,maxu_R(t) \to U_{R,\text{max}}. Dans un circuit RL en régime permanent, la bobine agit comme un fil (sa résistance est supposée négligeable). Toute la tension du générateur EE se retrouve aux bornes de la résistance RR. Donc, UR,max=EU_{R,\text{max}} = E.
  4. Exploitation de la figure 2 pour déterminer UR,maxU_{R,\text{max}}, τ\tau, et vérifier LL :
    1. Tension UR,maxU_{R,\text{max}} au régime permanent :
      La courbe uR(t)u_R(t) atteint une valeur constante pour des temps longs. Cette valeur correspond à UR,maxU_{R,\text{max}}. À partir de la figure 2, si UR,maxU_{R,\text{max}} est lue comme 5,5 V5,5 \text{ V}. On vérifie que UR,max=EU_{R,\text{max}} = E.
    2. Constante de temps τ\tau :
      τ\tau est le temps pour lequel uR(t)u_R(t) atteint (1e1)UR,max0,63UR,max(1 - e^{-1}) \cdot U_{R,\text{max}} \approx 0,63 \cdot U_{R,\text{max}}. Par exemple, si UR,max=5,5 VU_{R,\text{max}} = 5,5 \text{ V}, alors 0,635,53,465 V0,63 \cdot 5,5 \approx 3,465 \text{ V}. En lisant sur le graphique la valeur de tt correspondant à uR=3,465 Vu_R = 3,465 \text{ V}, on obtient τ\tau. Si la valeur de τ\tau est, par exemple, 1 ms1 \text{ ms}.
    3. Vérification de LL :
      Nous avons τ=LR\tau = \frac{L}{R}. Donc L=τRL = \tau \cdot R. Avec τ=1 ms=1103 s\tau = 1 \text{ ms} = 1 \cdot 10^{-3} \text{ s} et R=100 ΩR = 100 \text{ } \Omega. L=(1103)100=0,1 HL = (1 \cdot 10^{-3}) \cdot 100 = 0,1 \text{ H}. (Cela vérifie la valeur donnée dans la question).
  5. Expression de la tension uLu_L aux bornes de la bobine :
    Nous savons que uL=EuRu_L = E - u_R. En substituant l'expression de uR(t)u_R(t): uR(t)=E(1et/τ)u_R(t) = E (1 - e^{-t/\tau}). uL(t)=EE(1et/τ)=EE+Eet/τu_L(t) = E - E (1 - e^{-t/\tau}) = E - E + E \cdot e^{-t/\tau}. uL(t)=Eet/τu_L(t) = E \cdot e^{-t/\tau}. Ceci montre que la tension aux bornes de la bobine diminue exponentiellement de EE jusqu'à 0, au fur et à mesure que le courant s'établit.

Résumé et Points Clés

  • Les condensateurs stockent l'énergie et leur charge et décharge sont régies par des équations différentielles spécifiques.
  • La constante de temps τ=RC\tau = RC caractérise la vitesse de charge et de décharge d'un condensateur.
  • Les bobines s'opposent aux variations de courant et leur comportement est décrit par une constante de temps τ=L/R\tau = L/R.
  • L'analyse dimensionnelle est un outil puissant pour vérifier la cohérence des formules physiques.
  • Les courbes de tension en fonction du temps sont essentielles pour déterminer expérimentalement les paramètres des composants (C, R, L, τ\tau).

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