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Amibiase: Entamoeba histolytica Cycle

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Analyse biomédicale sur le cycle de l'Entamoeba histolytica et les formes pathogènes et non pathogènes.

Amoebose : Fiche Récapitulative

L'amibiase, ou amoebose, représente l'état où un organisme humain héberge le protozoaire Entamoeba histolytica, avec ou sans manifestations cliniques. Selon l'OMS (1997), c'est une condition importante en santé publique.

1. Classification Taxonomique de Entamoeba histolytica

  • Règne: Protista
  • Sous-règne: Protozoaire
  • Embranchement: Sarcomastigophora
  • Sous-embranchement: Sarcodina
  • Classe: Lobosea
  • Ordre: Amoebida
  • Famille: Endamoebidae
  • Genre: Entamoeba
  • Espèces clés: Entamoeba histolytica (pathogène), Entamoeba dispar (non pathogène)

2. Les Formes de Entamoeba histolytica

Seule Entamoeba histolytica est pathogène pour l'homme et existe sous trois formes distinctes:

  • Forme Kystique:
    • Forme de résistance et de dissémination.
    • Sphérique, 10 à 15 µm de diamètre.
    • Possède 4 noyaux à maturité, caryosome punctiforme et un/des cristalloïdes (inclusions sidérophiles).
    • Immobile, entouré d'une coque épaisse, résistante et réfringente.
    • Survie varie : quelques jours dans sol humide, 3 mois dans l'eau à 4 °C. Résiste à de faibles concentrations d'eau de Javel.
  • Formes Végétatives ou Trophozoïtes:
    • Trophozoïte non hématophage (Entamoeba histolytica minuta):
      • Non pathogène.
      • Taille de 18-20 µm (sur schéma).
      • Peut se transformer en kystes.
    • Trophozoïte hématophage (E. histolytica histolytica):
      • Pathogène, responsable des symptômes.
      • Taille : 20 à 40 µm.
      • Très mobile grâce aux pseudopodes. Ingère bactéries, particules alimentaires et surtout hématies (caractéristique distinctive).
      • Reproduction asexuée par scissiparité. Noyau unique, excentré, arrondi (5 µm).
      • Très fragile : rapidement détruit par la chaleur, la dessiccation ou l'HCl gastrique.

3. Entamoeba dispar: Le Commensal

  • Forme non hématophage et non pathogène.
  • Commensale de la lumière colique, trouvée dans les selles de sujets sains.
  • Mesure 10 à 15 µm.
  • Moins mobile que la forme invasive, capable de s'enkyster.
  • Noyau périphérique (3-4 µm) avec petit caryosome central punctiforme.
  • Endoplasme granuleux, nombreuses vacuoles, bactéries phagocytées mais jamais d'hématies.
  • Ectoplasme hyalin et transparent.

4. Cycle Parasitaire de Entamoeba histolytica

Le cycle est oro-fécal, avec l'homme comme unique réservoir de parasites.

  • Transmission:
    • Ingestion de kystes mûrs à 4 noyaux.
    • Directe: mains sales, rapports sexuels oro-anaux.
    • Indirecte: eau ou aliments contaminés.
  • Après ingestion des kystes:
    • La coque est lysée par les sucs digestifs.
    • Division nucléaire et cytoplasmique conduit à 8 amoebules puis 8 amibes (formes minuta).
    • Les formes minuta sont non pathogènes.
    • Elles peuvent se retransformer en kystes à 2 puis 4 noyaux (kystes mûrs) éliminés dans les selles.
  • Transformation en forme pathogène (histolytica):
    • Due à diverses circonstances: variations du pH, flore intestinale, habitudes alimentaires, irritation muqueuse colique.
    • La forme minuta se transforme en forme histolytica.
    • Dans la paroi colique, E. histolytica se multiplie, formant des abcès en "bouton de chemise".
    • Cette forme est responsable du syndrome dysentérique (selles glairo-sanglantes, douleurs coliques).

5. Diagnostic de l'Amibose Intestinale

A. Suspicion Clinique

  • Tableau digestif de diarrhée muco-sanglante.
  • Notion de séjour en zone d'endémie.
  • Contact avec un amibien connu ou homosexualité (pratiques oro-anales).

B. Biologie

  • VS: voire à la 1ère heure.
  • CRP: voire .
  • Hyperleucocytose à PNN: .

C. Examen des Selles

  • Préparation du patient: Régime à faibles résidus 3 jours avant (poisson, viande blanche, œuf, pâtes, riz).
  • Recueil: Selles émises au laboratoire ou apportées dans les 30 minutes pour éviter la lyse des formes végétatives.
  • Aspect macroscopique: Selles afécales, glaireuses, sanglantes, ou diarrhéiques molles, ou parfois pus chocolaté.

6. Techniques de Laboratoire pour la Mise en Évidence

Le diagnostic repose sur la mise en évidence du complexe Entamoeba histolytica / Entamoeba dispar.

A. Examen à l'état frais (fondamental)

  • Intérêt: Recherche des formes mobiles hématophages d'E. histolytica et des formes kystiques.
  • Identification par: grande taille, mouvement unidirectionnel, présence de globules rouges ingérés.
  • Signale la présence de leucocytes, hématies, cristaux intestinaux.
  • Apprécie la flore bactérienne et la qualité de la digestion.

B. Examen après Coloration

  • Intérêt: Meilleure appréciation de la morphologie (vacuole, caryosome, noyau) des formes végétatives et kystes. Différenciation avec les amibes non pathogènes.
  • Techniques: Utilisation de Lugol ou MIF (Merthiolate Iode Formol).

C. Examen après Concentration

  • Intérêt: Séparation des éléments parasitaires des autres constituants fécaux et concentration des parasites dans un faible volume.
  • Détruit les formes végétatives mais concentre les kystes.
  • Techniques: Bailenger, Ritchie modifiée.

7. Interprétation des Résultats

  • Présence de la forme histolytica dans les selles: signe l'amibiase intestinale.
  • Présence de la forme minuta ou kystique: Indique un porteur sain ou un ancien malade insuffisamment traité. Ces porteurs sont des agents de dissémination potentiels et doivent être traités.

8. Différenciation des Autres Amibes

Il est crucial de différencier Entamoeba histolytica des amibes non pathogènes de l'intestin humain, telles que:

  • Entamoeba coli
  • Entamoeba hartmanni
  • Endolimax nanus
  • Pseudolimax butschlii (anciennement Iodamoeba bütschlii)
Les amibes non pathogènes ne doivent pas être considérées comme responsables des troubles digestifs.

Amoebose : Guide Essentiel

L'amoebose (ou amibiase) est définie par l'OMS comme l'état où un organisme humain héberge, avec ou sans manifestations cliniques, le protozoaire Entamoeba histolytica.

1. Classification Taxonomique d'Entamoeba histolytica

Règne : Protista
Sous-règne : Protozoaire
Embranchement : Sarcomastigophora
Sous-embranchement : Sarcodina
Classe : Lobosea
Ordre : Amoebida
Famille : Endamoebidae
Genre : Entamoeba
Espèces principales : Entamoeba histolytica, Entamoeba dispar

2. Les Formes d'Entamoeba histolytica et Entamoeba dispar

Seule Entamoeba histolytica est pathogène pour l'homme et existe sous 3 formes : * Forme kystique : * Forme de résistance et de dissémination. * Sphérique, 10 à 15 de diamètre. * Kyste mûr à 4 noyaux (avec caryosome punctiforme et chromidiums/cristalloïdes). * Immobile, entouré d'une coque épaisse et résistante. * Survie : 10 jours dans sol humide à 18°C, 3 mois dans l'eau à 4°C. Résiste à de faibles concentrations d'eau de Javel. * Formes végétatives (trophozoïtes) : * Trophozoïte non hématophage (Entamoeba histolytica minuta ou Entamoeba dispar) : * Non pathogène, commensale de la lumière colique. * Taille : 10 à 15 . * Moins mobile, capable de s'enkyster. * Noyau périphérique avec petit caryosome central punctiforme. * Endoplasme granuleux avec vacuoles et bactéries phagocytées (jamais d'hématies). * Trophozoïte hématophage (Entamoeba histolytica histolytica) : * Forme pathogène, responsable des symptômes. * Taille : 20 à 40 . * Très mobile via pseudopodes, ingère bactéries, particules alimentaires et hématies. * Reproduction asexuée par scissiparité (noyau unique, excentré, arrondi de 5 ). * Fragile, détruit rapidement par chaleur, dessiccation ou HCl gastrique.

3. Cycle Évolutif et Transmission

* Réservoir : L'homme est le seul réservoir. * Transmission : Orofécale par ingestion de kystes mûrs (4 noyaux). * Directe : mains sales, pratiques sexuelles oro-anales. * Indirecte : eau ou aliments contaminés. * Cycle parasitaire : 1. Ingestion des kystes mûrs à 4 noyaux. 2. Lyse de la coque kystique par les sucs digestifs. 3. Division nucléaire et cytoplasmique -> 8 amoebules puis 8 amibes (formes minuta non pathogènes). 4. Les formes minuta peuvent se ré-enkyster (kystes à 2 puis 4 noyaux) dans certaines conditions (ex: variation de pH) et sont éliminées. 5. Dans d'autres circonstances (flore intestinale, alimentation, irritation colique), la forme minuta se transforme en forme histolytica (pathogène). 6. La forme histolytica se multiplie dans la paroi colique, créant des abcès en "bouton de chemise", responsables du syndrome dysentérique (selles glairo-sanglantes, douleurs coliques).

4. Diagnostic Biologique de l'Amoebose Intestinale

* Suspicion clinique : Diarrhée muco-sanglante, séjour en zone d'endémie, contact avec cas connu, homosexualité. * Biologie sanguine : * VS > 50-100 mm à 1ère heure. * CRP > 150-300 mg/L. * Hyperleucocytose à PNN > 12 000/mm³. * Préparation des selles : Régime à faibles résidus 3 jours avant. Recueil des selles au laboratoire, examen immédiat (dans les 30 minutes) pour éviter la lyse des formes végétatives. * Aspect macroscopique des selles : Afécales, glaireuses, sanglantes, diarrhéiques, molles, ou pus chocolaté.

5. Examens Microscopiques des Selles

* Examen à l'état frais : * Intérêt : Recherche de formes mobiles hématophages d'E. histolytica, E. dispar et kystes. * Critères d'identification : Grande taille, mouvement en sens unique, présence de globules rouges (pour E. histolytica histolytica). * Signale leucocytes, hématies, cristaux, apprécie flore bactérienne et digestion. * Examen après coloration : * Intérêt : Meilleure appréciation de la morphologie (vacuole, caryosome, noyau) pour différencier E. histolytica des amibes non pathogènes. * Technique : Ajout de Lugol ou solution MIF à la préparation. * Examen après concentration : * Intérêt : Séparation et concentration des parasites dans un faible volume (détruit les formes végétatives). * Techniques : Bailenger, Ritchie modifiée.

6. Interprétation des Résultats

* Présence de forme histolytica : Signe une amoebose intestinale active. * Présence de forme minuta ou kystique : Peut indiquer un porteur sain ou un ancien malade sous-traité. * La présence d'autres amibes non pathogènes (Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Endolimax nanus, Pseudolimax butschlii) ne doit pas être considérée comme responsable des troubles digestifs.

7. Implications et Traitement

* L'amoebose intestinale est une pathologie résultant de l'infestation par Entamoeba histolytica. * Les sujets porteurs de formes non invasives sont considérés comme "infestés" et doivent être traités pour éviter la dissémination. * Le diagnostic de certitude repose sur la mise en évidence du complexe Entamoeba histolytica / Entamoeba dispar par examen direct, concentration ou culture, reconnaissable au microscope optique.

Amoebose : Fiche Récapitulative

L'amoebose (ou amibiase) est définie par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme l'état où l'organisme humain héberge le protozoaire Entamoeba histolytica, avec ou sans manifestations cliniques.

1. Classification Taxonomique d'Entamoeba histolytica

  • Règne : Protista
  • Sous-règne : Protozoaire
  • Embranchement : Sarcomastigophora
  • Sous-embranchement : Sarcodina
  • Classe : Lobosea
  • Ordre : Amoebida
  • Famille : Endamoebidae
  • Genre : Entamoeba
  • Espèces clés : Entamoeba histolytica (pathogène), Entamoeba dispar (non pathogène)

2. Formes d'Entamoeba histolytica

Une seule amibe est pathogène pour l'homme : Entamoeba histolytica, existant sous 3 formes :

  1. Forme kystique :
    • Forme de résistance et de dissémination.
    • Sphériques, 10 à 15 de diamètre.
    • Possède 4 noyaux à maturité avec un caryosome punctiforme et des cristalloïdes (corps sidérophiles).
    • Immobile, entouré d'une coque épaisse et résistante.
    • Survie varie : quelques jours dans sol humide, 3 mois dans l'eau à 4 °C. Résiste bien à l'eau de javel (faibles concentrations), mais détruite par la chaleur (50 °C) et la dessiccation.
  2. Formes végétatives (trophozoïtes) :
    • Trophozoïte non hématophage (Entamoeba histolytica minuta) : non pathogène.
    • Trophozoïte hématophage (E. histolytica histolytica) : pathogène.
      • Taille : 20 à 40 .
      • Très mobile (pseudopodes), ingère bactéries, particules alimentaires et hématies.
      • Reproduction asexuée (scissiparité), noyau unique excentré (5 ).
      • Fragile, rapidement détruit par chaleur, dessiccation, HCl gastrique.
      • Sa présence signe l'amibiase intestinale.
    • Trophozoïte non invasive (E. dispar) :
      • Non hématophage, non pathogène.
      • Commensale du côlon, présente chez les porteurs sains.
      • Taille : 10 à 15 .
      • Moins mobile, capable de s'enkyster.
      • Endoplasme granuleux avec de nombreuses vacuoles et bactéries phagocytées, mais jamais d'hématies.

3. Cycle Évolutif et Transmission

  • Réservoir : L'homme est le seul réservoir.
  • Transmission : Orofécale, par ingestion de kystes mûrs (4 noyaux).
    • Directe : mains sales, rapports oro-anaux.
    • Indirecte : eau ou aliments contaminés.
  • Cycle parasitaire : deux phases, non pathogène et pathogène.
    • Après ingestion : lyses des kystes par sucs digestifs → 8 amoebules → 8 amibes minuta (non pathogènes).
    • Les formes minuta peuvent se réenkyster (kystes à 2 puis 4 noyaux) et être éliminées dans les selles.
    • Dans certaines conditions (modification flore intestinale, régime, irritation muqueuse), la forme minuta peut se transformer en forme histolytica (pathogène).
    • La forme histolytica se multiplie par scissiparité dans la paroi colique, entraînant des abcès en "bouton de chemise" et un syndrome dysentérique (selles glairo-sanglantes, douleurs coliques).

4. Diagnostic Biologique de l'Amibiase (Amoebose intestinale)

4.1 Suspicion Clinique

  • Diarrhée muco-sanglante.
  • Notion de séjour en zone d'endémie, contact avec amibien connu, ou homosexualité (pratiques oro-anales).

4.2 Paramètres Biologiques

  • Vitesse de Sédimentation (VS) : voire à la 1ère heure.
  • CRP : voire .
  • Hyperleucocytose à polynucléaires : .

4.3 Pré-Analytique

  • Régime : Faibles résidus (poisson, viande blanche, œuf, pâtes, riz) 3 jours avant recueil des selles.
  • Recueil : Selles émises au laboratoire ou apportées dans les 30 minutes suivant le prélèvement pour éviter la lyse des formes végétatives.
  • Aspect des selles : Afécales, glaireuses, sanglantes, ou pus chocolaté.

4.4 Examen Microscopique

  • Examen à l'état frais :
    • Recherche de formes mobiles hématophages d'E. histolytica, d'E. dispar et des formes kystiques.
    • Identification par grande taille, mouvement (unidirectionnel), et présence de globules rouges (pour E. histolytica).
    • Signale leucocytes, hématies, cristaux ; apprécie flore bactérienne et digestion.
  • Examen après coloration :
    • Permet de mieux apprécier la morphologie, les vacuoles, le caryosome et le noyau des formes végétatives et kystes.
    • Techniques : Lugol ou MIF (Merthiolate Iode Formol).
  • Examen après concentration :
    • Sépare les éléments parasitaires des selles et les concentre. Détruit les formes végétatives.
    • Techniques : Bailenger, Ritchie modifiée.

5. Interprétation du Diagnostic

  • La présence de la forme histolytica (hématophage) signe l'amibiase intestinale.
  • La présence de la forme minuta ou kystique indique un porteur sain ou un ancien malade insuffisamment traité.
  • Les amibes non pathogènes (Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Endolimax nanus, Pseudolimax butschlii), si retrouvées, ne sont pas responsables des troubles digestifs dans la majorité des cas.
  • Le diagnostic repose sur la mise en évidence du complexe Entamoeba histolytica / Entamoeba dispar identifiable au microscope optique. Les porteurs de formes non invasives doivent être traités pour éviter la dissémination.

Amoebose : Fiche Récapitulative

L'amibiase, ou amoebose, est définie par l'OMS comme l'état où un organisme humain héberge le protozoaire Entamoeba histolytica, avec ou sans manifestations cliniques.

1. Classification Taxonomique de Entamoeba histolytica

  • Règne : Protista
  • Sous-règne : Protozoaire
  • Embranchement : Sarcomastigophora
  • Sous-embranchement : Sarcodina
  • Classe : Lobosea
  • Ordre : Amoebida
  • Famille : Endamoebidae
  • Genre : Entamoeba
  • Espèces : Entamoeba histolytica (pathogène) et Entamoeba dispar (non pathogène)

2. Les Formes de Entamoeba histolytica

Une seule amibe est pathogène pour l'homme : Entamoeba histolytica, existant sous 3 formes principales :

2.1. Forme Kystique

  • Forme de résistance et de dissémination.
  • Sphériques, de 10 à 15 µm de diamètre.
  • Possède 4 noyaux à maturité avec un caryosome punctiforme et des chromidiums (structures allongées en forme de cigare).
  • Immobile, entouré d'une coque épaisse et résistante.
  • Résistance : Survient une dizaine de jours dans le sol humide (18 °C), 3 mois dans l'eau (4 °C). Tué par la chaleur (50 °C) et la dessiccation, mais résiste à de faibles concentrations d'eau de Javel.

2.2. Formes Végétatives ou Trophozoïtes

2.2.1. Trophozoïte non hématophage (Entamoeba histolytica minuta)
  • Non pathogène.
  • Taille : 18-20 µm.
  • Peut se retransformer en kystes à 2 puis 4 noyaux.
2.2.2. Trophozoïte hématophage pathogène (E. histolytica histolytica)
  • Pathogène et invasive.
  • Taille : 20 à 40 µm.
  • Très mobile grâce aux pseudopodes.
  • Ingère des hématies (globules rouges), des bactéries et des particules alimentaires.
  • Reproduction asexuée (scissiparité).
  • Noyau unique, excentré, arrondi (5 µm de diamètre).
  • Très fragile : rapidement détruit par la chaleur, la dessiccation ou l'HCl gastrique.

2.3. Entamoeba dispar (Trophozoïte non invasive)

  • Non hématophage et non pathogène.
  • Commensale de la lumière colique.
  • Mesure 10 à 15 µm.
  • Moins mobile que la forme invasive, capable de s'enkyster.
  • Noyau périphérique (3 à 4 µm), avec un petit caryosome central punctiforme.
  • Endoplasme granuleux avec nombreuses vacuoles et bactéries phagocytées, mais jamais d'hématies.

3. Cycle Évolutif et Transmission

  • Réservoir : L'homme est le seul réservoir.
  • Transmission : Oro-fécale, par ingestion de kystes mûrs à 4 noyaux.
    • Directe : Mains sales, rapports sexuels oro-anaux.
    • Indirecte : Eau ou aliments contaminés.
  • Cycle : 2 parties – non pathogène et pathogène.
  • Après ingestion des kystes, les sucs digestifs lysent la coque. Le kyste libère 8 amoebules, puis 8 amibes (formes minuta non pathogènes).
  • Les formes minuta peuvent se transformer en formes histolytica (pathogènes) dans certaines conditions (flore intestinale, alimentation, irritation colique).
  • La forme histolytica se multiplie dans la paroi colique, entraînant des abcès en "bouton de chemise" responsables du syndrome dysentérique (selles glairo-sanglantes, douleurs coliques).

4. Diagnostic de l'Amoebose Intestinale

4.1. Suspicion Clinique

  • Diarrhée muco-sanglante.
  • Séjour en zone d'endémie.
  • Contact avec un cas connu ou homosexualité (pratiques oro-anales).

4.2. Biologie

  • VS (Vitesse de Sédimentation) : > 50 mm (voire 100 mm) à la 1ère heure.
  • CRP (Protéine C-Réactive) : > 150 mg/L (voire 300 mg/L).
  • Hyperleucocytose à polynucléaires : > 12 000/mm.

4.3. Examen Parasitologique des Selles (EPS)

  • Préparation : Régime à faibles résidus 3 jours avant (poisson, viande blanche, œuf, pâtes, riz).
  • Recueil : Selles émises au laboratoire ou apportées dans les 30 minutes suivant le prélèvement pour éviter la lyse des formes végétatives.
  • Aspect des selles : Afécales, glaireuses, sanglantes, parfois pus chocolaté (abcès).
4.3.1. Examen à l'état frais
  • Intérêt : Recherche des formes mobiles hématophages d'E. histolytica.
  • Reconnaissance : Grande taille, mouvement en sens unique, présence de globules rouges phagocytés.
  • Signale la présence de leucocytes, hématies et cristaux.
  • Apprécie la flore bactérienne et la qualité de la digestion.
4.3.2. Examen après coloration
  • Intérêt : Meilleure appréciation de la morphologie, de la vacuole, du caryosome et du noyau des formes végétatives et kystiques, permettant de différencier E. histolytica des amibes non pathogènes.
  • Technique : Utilisation de Lugol ou de la solution MIF (Merthiolate-Iode-Formol).
4.3.3. Examen après concentration
  • Intérêt : Séparation et concentration des éléments parasitaires.
  • Détruit les formes végétatives mais concentre les kystes.
  • Techniques : Bailenger, Ritchie modifiée.

5. Interprétation des Résultats

  • Forme histolytica (hématophage) : signe l'amibiase intestinale.
  • Forme minuta ou kystique : indique un porteur sain ou un ancien malade insuffisamment traité.

6. Distinction des Amibes Non Pathogènes

Les caractères morphologiques permettent de différencier E. histolytica d'autres amibes intestinales non pathogènes comme Entamoeba coli, Entamoeba hartmanni, Endolimax nanus, Pseudolimax butschlii. Leur présence ne doit pas être considérée comme responsable des troubles.

7. Conclusion sur l'Amoebose Intestinale

  • L'amoebose intestinale est une pathologie résultant de l'infestation par la forme pathogène de Entamoeba histolytica.
  • Les porteurs de formes non invasives (porteurs sains) sont des agents de dissémination et doivent être traités.
  • Le diagnostic repose sur la mise en évidence du complexe Entamoeba histolytica / Entamoeba dispar par examen direct, concentration et/ou culture, reconnaissable au microscope optique.

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